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Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Roy.
00:08Et il est 10h30 sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel de l
00:12'actualité du jour
00:13et à la une évidemment la défaite de Donald Trump aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
00:17Les Républicains perdent la chambre des représentants avec au moins 27 sièges qui ont basculé côté démocrate.
00:23Le parti de Donald Trump perd également le Sénat et des symboles importants avec des états conservateurs ravis par les
00:29démocrates.
00:30Comme le Texas, l'Ohio ou encore le Kansas, face à l'ampleur de sa défaite, le président américain dit
00:35accepter les résultats
00:36tout en se disant prêt à utiliser son droit de veto contre des lois qui seraient adoptées par la nouvelle
00:42majorité au Congrès.
00:43Donald Trump qui considère que la guerre en Iran est principalement responsable de la défaite de son camp.
00:49Réaction d'ailleurs ce matin côté iranien, le négociateur en chef assure qu'à travers ces élections,
00:54les Américains ont dit non à la guerre par conscience ou à cause du coup de la vie.
00:58Voilà ce qu'il écrit sur les réseaux sociaux précisant approuver ce message.
01:03Enfin en France, notez qu'à la veille de la journée de grève et de manifestation,
01:05syndicats et patronats démarrent des négociations sur l'emploi des jeunes.
01:09Une séance de cadrage à lui en ce moment même.
01:12La CGT a déjà demandé à ce que le MEDEF supprime sa proposition d'un CDI pouvant être rompu plus
01:17facilement.
01:18Allez, c'est l'heure des experts de Limon.
01:20Votre programme avec Bien Ici.
01:23On est bien ici.
01:24Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
01:29Les experts de Limon avec Opéra Énergie.
01:31Partenaires de la stratégie énergétique des PME aux grandes entreprises.
01:40BFM Business présente les experts de Limon.
01:43Marie Coeur de Roy.
01:45Et les experts de Limon, c'est tous les jours sur BFM Business.
01:48Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:51Et aujourd'hui, attention, on va démarrer par toujours cette séquence qui vous concerne,
01:55amis professionnels de ce secteur de Limon,
01:58mais par des projets de vie un peu particuliers.
02:00Aujourd'hui, on va trouver une solution de financement
02:02pour celles et ceux qui veulent se faire construire une maison un peu hors norme.
02:06En l'occurrence, on va parler d'une maison construite à base de conteneurs recyclés.
02:10Ce n'est pas simple quand on a des idées qui sortent de l'ordinaire pour trouver un financement.
02:13Et les professionnels de l'immobilier sont aussi là pour vous aider.
02:17Ensuite, le débat du jour.
02:19Évidemment, ça faisait longtemps qu'on ne les avait pas vus.
02:21Et forcément, débat budgétaire oblige.
02:23Notre duo de choc de la fiscalité est avec nous.
02:27On va parler LMNP, on va parler donations, on va parler Jean Brun.
02:30Bref, on va parler de la vie de nos investisseurs, de nos propriétaires futurs
02:35et de celles et ceux qui sont encore intéressés par ce débat budgétaire
02:38s'il aboutit sur quelque chose.
02:39Si on ne sait jamais, ça se trouve, on ne va parler pour rien du tout.
02:42Mais avant cela, c'est l'heure du Pro de Limon, donc.
02:45Les experts de Limon, le Pro de Limon.
02:49Et on est en ligne avec Alizé Lemestre.
02:51Bonjour Alizé.
02:53Bonjour.
02:54Alors, vous êtes directrice de l'agence L'Adresse au Havre.
02:57Et alors, justement, je le disais, vous allez nous raconter une histoire un peu hors norme.
03:01Parce qu'effectivement, j'imagine que ce n'est pas tous les jours qu'il y a des gens qui
03:04se disent
03:04« Tiens, je ferais bien construire une maison à base de conteneurs. »
03:08C'est ça, ce n'est pas commun.
03:09Mais en même temps, ça y est, les projets un petit peu différents arrivent aussi.
03:14Et pour le coup, effectivement, on est…
03:16Alors, sur le Havre, du coup, je suis sur la partie financement de ce projet.
03:21Sur le Havre, on a le port du Havre.
03:23Et ce port permet d'avoir des conteneurs de transport.
03:27Et c'est grâce à ces conteneurs, effectivement, que mes clients ont eu le projet de faire construire leur maison
03:32individuelle.
03:33Mais derrière ce projet hors du commun, effectivement, le financement aussi paraît hors du commun.
03:39Et pas commun, en tout cas, pour les banques.
03:40Alors, racontez-nous comment vous avez fait pour trouver un financement.
03:43Parce qu'effectivement, il y a Alban, notre réalisateur, qui très souvent intervient dans l'émission, évidemment,
03:47parce qu'il est passionné par ces sujets-là, il me dit, évidemment, un conteneur,
03:51j'imagine que ce n'est pas le conteneur qui est posé, basta cosy, il faut l'isoler, etc.
03:54Donc, j'imagine que la banque a peut-être quelques difficultés à apprécier la qualité aussi du bien
03:59qu'on est en train de se faire construire.
04:01C'est ça.
04:02En fait, effectivement, il y a deux subtilités sur ce type de projet.
04:06C'est les fondations, qui aussi vont être différentes d'une maison,
04:11via un constructeur de maisons individuelles,
04:13des fondations qui ne nécessitent pas une dalle complète avec un vide sanitaire complet.
04:18Et effectivement, là, il y a un regard un peu frileux de la part des partenaires bancaires.
04:22Et effectivement, c'est ces caisses de conteneurs qui viennent être utilisées, réaménagées.
04:28Alors, il y a plein d'avantages à cela sur la partie délai et amélioration énergétique et le côté écologique.
04:36Mais effectivement, pour les banques, c'est bien subtil parce que le fait qu'il n'y ait pas ces
04:40fondations,
04:41les banques, elles vont avoir un regard différent et un petit peu frileux, effectivement.
04:45D'où l'importance de vraiment bien présenter le dossier.
04:47En fin de compte, moi, mes clients, ils avaient tenté de se dépatouiller tout seuls
04:50pour pouvoir aller chercher leur financement.
04:52Et là, effectivement, ils ont commencé à enchaîner les refus
04:54parce que aussi la présentation bancaire a de l'importance
04:58de rassurer la banque sur la solvabilité du projet, sur la qualité de la construction.
05:03Ça a vraiment un poids, évidemment, pour pouvoir aller chercher l'accord de financement
05:07et de faire en sorte que cette maison puisse se construire, évidemment.
05:10Mais du coup, vous avez été obligée de devenir spécialiste de la construction en conteneurs
05:14pour pouvoir convaincre la banque, j'imagine ?
05:18Exactement.
05:19Et bien, en fin de compte, c'est un peu là aussi l'avantage.
05:21C'est que je me suis faite briefer par le constructeur.
05:23Ce constructeur, il est à vrai, il reçoit les clients tout proches de l'agence.
05:27Et effectivement, il est venu m'expliquer son projet
05:30et j'ai dû appréhender l'ensemble de sa façon de faire,
05:36comment ça se passe, quels sont les avantages, les inconvénients
05:40pour vraiment pouvoir mettre en avant le projet en banque.
05:43C'est-à-dire qu'il ne suffit pas de présenter un dossier juste avec les documents
05:46et de l'envoyer de cette façon-là auprès des partenaires bancaires.
05:48Il a vraiment fallu, effectivement, que je me renseigne
05:50et que je devienne presque commerciale de Maison Fontenaire.
05:54Il vous a convaincue, vous en avez fait construire une pour vous, du coup.
05:58Alors, c'est rapide, mais il faut quand même laisser mûrir le projet.
06:02Mais pour le coup, c'est un vrai, honnêtement, c'est vrai que, oui, convaincue.
06:06Alors, je n'irai pas peut-être là, c'est un moment où on peut construire une Maison Fontenaire,
06:10mais la rapidité, l'originalité et la possibilité, effectivement,
06:14d'avoir un projet qui prenne vie très rapidement.
06:16C'est vraiment un des gros plus de ce type de projet de construction.
06:21Et c'est super.
06:21Au final, vos clients, du coup, ils ont galéré pendant un an et demi, c'est ça ?
06:24Donc, ça y est, ils ont leur crédit IMO.
06:26Question, comment il est ce crédit ?
06:28Est-ce qu'on a le droit à un prêt à taux zéro, par exemple,
06:31pour se faire construire une maison conteneur ?
06:32Parce qu'à priori, c'est du neuf.
06:34C'est du neuf.
06:35C'est du neuf.
06:36Et effectivement, sur la partie financement,
06:37on a eu le droit au prêt à taux zéro,
06:39à un prêt également employeur, prêt patronal via Action Logement.
06:43Donc, effectivement, construction neuve,
06:45plus un prêt complémentaire immobilier classique.
06:49Mais on est vraiment typiquement sur, en plus,
06:51les avantages, du coup, de la construction neuve.
06:53Combien le taux ?
06:54Je vous pose la question, Alizé,
06:55parce que forcément, en ce moment, ça pique un peu.
06:58Alors, vendez-nous du rêve !
07:01Effectivement, je peux…
07:02Alors, c'est un dossier qui date, du coup, de la fin d'été.
07:05On est sur un taux à 3,35 sur 25 ans.
07:07Je vous parle d'un temps, parce que les choses ont bien bougé.
07:10Là, on a vu les dernières grises.
07:12On en parlait hier à l'antenne.
07:13Waouh !
07:14Là, vous n'auriez jamais pu dégoter ce taux-là.
07:16On est d'accord ?
07:18Dégoter ce taux-là, on aurait fait de notre nuit au moment voulu.
07:20C'est un peu toujours notre rôle en tant que courtier.
07:23C'est d'aller chercher le taux le plus bas au moment du projet.
07:26Mais effectivement, là, ça a très vite augmenté.
07:29Ça n'aurait pas rendu leur projet infaisable,
07:31et tant mieux, puisque leur endettement était maîtrisé.
07:33Donc, le projet n'aurait pas pu être mis en question par cette hausse de taux.
07:36Mais c'est vrai que c'est marrant pour personne, cette hausse de taux.
07:39Oui, bien sûr. Mais d'où l'intérêt aussi de passer par des professionnels
07:42pour essayer de pouvoir négocier à la marge.
07:44Parce que tous les cas sont différents.
07:45Parce qu'on parlait hier de gris, quand même, qui faisait assez peur.
07:48Je rappelle, notamment...
07:50Alors, je ne veux pas les stigmatiser,
07:51mais le Crédit Agricole Nord de France,
07:52qui affiche du plus bas à 4,38 de mémoire sur 20 ans,
07:55et du plus haut à 5,38.
07:58Voilà !
07:58Ça commence à piquer sérieusement.
08:00Mais derrière, il y a de la négociation qui est encore possible.
08:02Et c'est important de le rappeler.
08:05Honnêtement, entre ces grilles d'eau et la réalité du marché,
08:08nous, dans cette mise en concurrence,
08:10on arrive encore à tirer, moi, l'ensemble de mes dossiers
08:12sur 25 ans, sur la période d'octobre,
08:15on était tous en dessous de 4%.
08:16Donc, il faut rester positif.
08:18On croise les doigts, Alizé.
08:20Oui !
08:21Alizé Le Maître, directrice de l'agence, l'adresse du Havre.
08:24Alors, on n'était pas censé parler essentiellement des taux d'intérêt,
08:26mais quand même, le sujet s'y prêtait.
08:27Il faut le rappeler quotidiennement.
08:28Merci pour votre témoignage, Alizé.
08:30Si vous voulez faire construire une maison en conteneur du côté du Havre,
08:33n'hésitez pas à appeler à Alizé.
08:35Si, comme Alizé, vous avez un témoignage à nous apporter,
08:37n'hésitez pas surtout à nous écrire.
08:38On a une adresse mail.
08:40Les experts de limo, arrobas, bfmbusiness.fr.
08:43Allez, c'est l'heure du débat.
08:45Les experts de limo, le débat.
08:48Du débat budgétaire !
08:50Mais oui, c'est pour ça que vous êtes avec nous.
08:52Stéphane Descartes, TSD Conseil et Formation, bonjour !
08:55Bonjour Marie, bonjour à tous.
08:56Et Jean-Pascal Michaud, avocat, fiscaliste chez LMD Avocats.
08:59Bonjour Jean-Pascal.
09:00Bonjour Marie, bonjour tout le monde.
09:01Bon, alors, comme c'est de coutume, en cette période un peu flottante,
09:04on ne va pas se mentir,
09:05j'ai d'abord l'intention de vous demander comment ça va dans vos boulots respectifs.
09:10C'est quoi votre humeur de marché ?
09:11La dernière fois que vous êtes venu, il y a un petit peu plus d'un mois,
09:13je crois qu'on disait, c'est pas cool.
09:16Globalement, on commence à avoir une forme de frilosité,
09:18de gens qui veulent se retirer au sens large de la France
09:22et du marché immobilier français.
09:23Est-ce que là, il y a une forme d'attentisme,
09:26il y a des vrais départs qui se sont concrétisés, messieurs ?
09:30De mon côté, il y a toujours de l'attentisme,
09:33mais il y a aussi des départs qui se sont concrétisés.
09:36Les gens n'ont pas été spécialement rassurés,
09:38il faut dire qu'il n'y a pas de raison.
09:39C'est bizarre ça, Jean-Pascal, je ne comprends pas.
09:42On verra après les élections, mais pour l'instant,
09:45non, non, pour l'instant, ça ne s'arrange pas.
09:46Pour l'instant, on ne s'y fait pas, même chose, Stéphane ?
09:49Oui, c'est quand même assez angoissant,
09:52notamment pour les acheteurs.
09:53Les acheteurs de résidence principale, s'il y a un projet, etc.,
09:56les taux augmentent.
09:57On l'a vu venir, de toute façon.
10:00Mais s'il y a un vrai projet, les gens y vont quand même,
10:03mais sont anxieux quand même,
10:05parce qu'ils voient bien que les prix baissent.
10:06Et je pense qu'on a encore une fois aujourd'hui,
10:09comme en 2008, comme en 2013,
10:10comme il y a trois ans, une baisse cachée des prix immobiliers,
10:13parce qu'il n'y a que les produits parfaits qui se vendent aujourd'hui.
10:17Donc la moyenne est un peu faussée.
10:18Et les autres ne se vendent pas du tout.
10:20Donc je pense qu'on nous dit 1% de baisse de prix.
10:24Je pense que c'est plus important que ça, déjà,
10:26parce que la moyenne est faussée du fait que les produits,
10:29dès qu'il y a un petit défaut,
10:30il n'y a pas de visite, pas d'offres, pas de vente.
10:32C'est intéressant ce que vous dites, Stéphane.
10:34Ça, c'est quand même un petit peu...
10:36Et le petit conseil aux vendeurs, au passage,
10:38attention, vous auriez peut-être plus intérêt à baisser un peu vos prix tout de suite
10:42que massivement demain,
10:44que vous ne vous retrouviez pas.
10:45Quand les délais de vente s'allongent, ça devient compliqué.
10:47Ça sera de toute façon très compliqué jusqu'aux élections.
10:50Les taux vont continuer à augmenter.
10:51Donc les vendeurs doivent baisser leur prix tout de suite.
10:54Un petit peu maintenant, c'est mieux que beaucoup demain.
10:56Ou alors s'ils peuvent retirer leurs produits de la vente,
10:58en attendant que ça aille mieux.
10:59Mais bon, s'ils ont des échéances, des projets,
11:02ou si c'est une succession, divorce,
11:03ils n'ont pas le choix.
11:04Les ventes contraintes, ils n'ont pas le choix.
11:06Donc il faut baisser le prix maintenant.
11:07C'est les fameux 3D, la divorce, décès, déménagement.
11:11Déménagement, mutation, etc.
11:13Tout à fait.
11:15On va rentrer dedans, parce que je vous ai dit,
11:17il y a un débat budgétaire qui se joue.
11:18La dernière fois qu'on s'était vu,
11:20ça commençait à sentir très mauvais
11:21pour le statut du loueur meublé non professionnel.
11:24Messieurs, rien ne dit que cela reste dans l'État.
11:27Mais enfin, a priori, ça va mieux là.
11:28Finalement, le débat budgétaire a permis,
11:31disons, d'échapper au pire
11:34sur ce statut du loueur meublé non professionnel.
11:36Oui, enfin, échapper au pire.
11:39Alors, bon, effectivement, c'est ajourné.
11:41Mais est-ce que ça ne va pas finir par partir en 49.3 ?
11:44Auquel cas, on ne sait pas ce qu'il y aura,
11:46effectivement, si ça va revenir sur le texte initial.
11:50En tout cas, ce qui est quand même extrêmement compliqué
11:53à vie pour les investisseurs,
11:54c'est que le mal est fait.
11:55C'est-à-dire qu'effectivement,
11:56on se rend compte que, là,
11:58on nous proposait ni plus ni moins
12:00que de changer le passé,
12:01sans clause de grand-père,
12:03pour des gens qui ont investi depuis des années
12:07à crédit, avec des crédits long terme,
12:09on change le passé.
12:11C'est-à-dire que les amortissements
12:13que vous aviez stockés,
12:14dûment comptabilisés,
12:16on les remet en cause, etc.
12:17Et ça, c'est une rupture de confiance
12:19qui est vraiment très, très difficile à passer.
12:21Mais c'est légal !
12:22Je vous interromps, Stéphane,
12:24mais c'est légal, Jean-Pascal ?
12:25On a le droit de faire ça ?
12:26À mon avis, non.
12:27À mon avis, il y a un problème constitutionnel
12:29au-delà de la petite rétroactivité sur un an
12:32qui, elle, est légal et constitutionnel.
12:34Quand on va remettre comme ça
12:35des systèmes qui peuvent être lancés
12:37sur 15, 20 ans,
12:40moi, j'attaquerais si ça passait.
12:42Voilà.
12:42Avec son petit regard carnassier, quand même.
12:45Non, mais surtout, effectivement,
12:46on traite les bailleurs
12:47d'une façon invraisemblablement dure.
12:51Parce que dans n'importe quelle activité commerciale,
12:55imaginez que vous êtes...
12:56Vous parlez d'activité commerciale,
12:57mais son nom, c'est quand même
12:58le loueur meublé non-pourgé.
12:59Oui, mais enfin, c'est une activité commerciale.
13:01On paye la CFE.
13:02Enfin, on est enregistré au greffe
13:04du tribunal de commerce.
13:06C'est une activité commerciale.
13:07Et on ne peut pas imaginer, par exemple,
13:09qu'un transporteur routier
13:10qui achète à crédit des camions,
13:13qu'on lui dise du jour au lendemain,
13:14vos amortissements, ça va être la moitié.
13:16Puis ça va être limité
13:16à un camion par entreprise.
13:18Du jour au lendemain,
13:20la France serait bloquée.
13:21Les routes seraient bloquées, etc.
13:23Le fait est que, vu le climat anxiogène,
13:25là, c'était plutôt une bonne nouvelle
13:26qu'on devait partager.
13:27Puisqu'à priori, là,
13:28on est revenu sur cette idée.
13:31Enfin, en tout cas,
13:32on a amoindri la douloureuse
13:34qui était prévue dans le texte initial.
13:35Moi, j'ai peur que le mal soit fait
13:37en termes d'impact.
13:38Symboliquement, d'accord.
13:39Mais techniquement,
13:39on en est où, là, de ce truc ?
13:40Alors, c'est une question de fond,
13:43mais effectivement, juridique,
13:46qui rajoute au caractère anxiogène,
13:48on est dans l'incertitude.
13:49C'est-à-dire que,
13:50comme on n'a pas de majorité,
13:52normalement, le budget dont on discute
13:54va être rejeté.
13:55Et ça va finir, a priori, en 49-3.
13:58Et donc, sur le texte initial ?
13:59Eh bien, pas forcément.
14:00Parce que le gouvernement,
14:02sur ce 49-3,
14:03il peut rajouter des amendements,
14:04s'il veut,
14:05qui passent ou qui ne passent pas,
14:07en engageant la confiance du Parlement.
14:12Donc, on ne peut pas savoir
14:14si les amendements qui sont proposés,
14:16qu'ils aient d'ailleurs été validés ou rejetés,
14:19vont être remis en plus du texte initial
14:23par le gouvernement.
14:24Donc, tout ça,
14:25c'est des pistes sur ce qui pourrait se passer.
14:27Mais pour les investisseurs,
14:28on ne sait pas.
14:29Et c'est assez pénible à vivre.
14:32Et donc, le marché est bloqué.
14:33C'est ça aussi l'histoire.
14:34Mais donc, l'amélioration,
14:35parce que vous ne me le dites pas,
14:36ce qui a été voté,
14:37donc, qui prévoyait un truc,
14:38et puis finalement,
14:39les députés ont voté
14:40la suppression du plafonnement
14:41des amortissements.
14:42Oui, alors, ça, c'est...
14:44Le gouvernement avait prévu
14:45de plafonner les amortissements
14:47à 2,5% et à 7000 euros par an
14:49de manière rétroactive.
14:51Ce qui, disons-le,
14:52était une catastrophe.
14:54Et effectivement,
14:55les députés, eux,
14:57ont annulé tout ça.
14:59C'est-à-dire qu'eux n'y sont pas favorables.
15:00C'est ce qu'on peut comprendre.
15:01Et donc, on peut penser
15:03que, évidemment,
15:04si ça passe en l'État,
15:05c'est rejeté, c'est terminé.
15:07Il n'y aura pas ça.
15:07Et si jamais le gouvernement
15:09décide d'engager le 49-3,
15:11il y a quand même de bonnes chances
15:12qu'ils ne prennent pas le risque
15:13de retenter ça.
15:16Mais...
15:17On ne voit pas.
15:17Ouais, on ne sait pas.
15:18On ne sait pas.
15:18Et qu'en est-il de Airbnb ?
15:20Alors, je vous pose la question
15:21parce que Stéphane
15:22voulait lancer un cri du cœur
15:24en faveur de ceux qui investissent
15:26et qui font du Airbnb.
15:28Oui, parce que là aussi...
15:29C'était les moins bien traités
15:30au démarrage, quand même.
15:31Oui, tout à fait.
15:31On tape sur Airbnb.
15:33Enfin, Airbnb,
15:33il faut arrêter de dire ça aussi.
15:34Mais on tape sur la location
15:35courte durée, touristique,
15:38ce qui peut très bien se comprendre
15:39dans les zones tendues,
15:40notamment les métropoles,
15:41parce qu'on manque de logements.
15:42Mais le problème, c'est qu'on généralise
15:44effectivement la chasse au Airbnb
15:45et notamment le Airbnb
15:47dans les zones détendues.
15:49Et là...
15:50Mais est-ce qu'il y en a beaucoup
15:51du Airbnb dans les zones détendues ?
15:53Airbnb a fait une enquête justement.
15:5545% des locations
15:56se font dans les zones détendues.
15:59Dans, par exemple, le Jura,
16:01le Loire-HR, c'est plus 400%.
16:03Pourquoi ?
16:04Parce que ce n'est pas cher.
16:06C'est pour 150 euros,
16:07vous louez une petite maison
16:08avec deux chambres,
16:09un jardin, etc.
16:10pour un week-end.
16:11Donc, ce n'est pas cher.
16:12Les urbains viennent
16:13effectivement s'aérer.
16:15Ce ne sont pas des secteurs
16:16où on manque de logements.
16:18Donc, ça ne prend pas
16:18des logements pour la location à l'année.
16:19Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
16:20Il faut forcément que je vous dise
16:21qu'il y a des secteurs
16:22qui n'étaient pas particulièrement tendus
16:23et qui ont vu fleurir du Airbnb
16:25au point que les locaux,
16:26les habitants permanents,
16:28n'arrivaient plus à se loger
16:29parce que les prix augmentaient quand même.
16:30Oui, mais enfin,
16:31le Jura, le Loire-HR notamment,
16:33on a...
16:33La moyenne des vacances locatives
16:35en France, c'est 8%.
16:37Dans le Jura, c'est 11%.
16:38Et dans le Loire-HR,
16:39c'est un peu plus de 11% aussi
16:40de vacances locatives.
16:42Donc, on ne manque pas...
16:43Il y a de quoi se loger, là-bas.
16:44Il y a de quoi se loger.
16:45On ne manque pas de logements.
16:46Mais surtout, également,
16:47ce qui est quand même
16:47pour ces régions-là,
16:48pour ces zones détendues,
16:50c'est quand même un afflux de touristes
16:52qui font marcher le commerce,
16:53qui ramènent de la taxe de séjour,
16:55qui font marcher les restos.
16:57Et puis, ce sont des biens
16:58qui sont quand même rénovés
16:59pour pouvoir accueillir les touristes.
17:00Donc, ça fait marcher aussi
17:01les artisans locaux, etc.
17:04Donc, pour punir l'allocation
17:07courte durée dans les métropoles,
17:08on tape de façon aveugle,
17:11de la même façon,
17:12et on va vers le même traitement fiscal,
17:15y compris pour le Airbnb
17:17dans les zones détendues
17:18qui rapportent, effectivement,
17:20notamment aux commerçants
17:21de la taxe de séjour, etc.
17:22Donc, un peu de nuance
17:25serait quand même peut-être pas mal.
17:26Ce mot incroyable,
17:27quelle nuance !
17:28Ce serait quand même peut-être pas mal
17:30parce que c'est injuste.
17:31Et là, on va encore casser un business
17:34qui est tout à fait bénéfique
17:35pour les zones détendues.
17:37Donc, un petit peu de nuance,
17:39un petit peu de mesure
17:40et ne mettons pas, effectivement...
17:42Mais la loi d'Anaïe Glemer
17:43et Niaki et Tchanis sur Airbnb,
17:45laissait pas justement
17:46le soin aux élus locaux
17:48de décider un tout petit peu
17:49comment ça se passait
17:50vis-à-vis de l'allocation saisonnière.
17:51Est-ce que ça peut pas permettre
17:53d'exonérer, peut-être,
17:54des futures décisions fiscales ?
17:56Alors, moi, j'ai pas vu de projet
17:58avec un traitement fiscal différent.
17:59Alors, dans les zones détendues,
18:00on n'a pas de problème
18:01d'avoir un agrément
18:03pour louer en courte durée, etc.
18:04Bon, ça, ok, heureusement.
18:06Notamment parce qu'il y a
18:07des logements qui sont vides.
18:09Mais le traitement fiscal,
18:10j'ai jamais vu nulle part
18:11qui serait différent
18:12dans les zones détendues,
18:13dans les zones tendues.
18:14Bon, après, je sais pas
18:15quel était l'amortissement,
18:16mais comme on parle de valeurs
18:17qui sont quand même relativement faibles,
18:19les amortissements passés
18:20n'atteignaient peut-être
18:21pas le plafond non plus.
18:23Oui, enfin...
18:24Je sais pas, je pose une question.
18:26Oui, bien sûr.
18:27Oui, bien sûr.
18:27Mais, enfin, voilà,
18:29c'est encore un message...
18:30Symboliquement, le message...
18:31C'est encore un message
18:32qui n'est pas bon.
18:33Et certains vont peut-être,
18:35effectivement, hésiter à y aller
18:36ou alors arrêter
18:37au bout d'un logement.
18:38Ils vont pas faire
18:39le deuxième ou le troisième,
18:40effectivement,
18:41qui a l'air amener
18:41de la taxe de séjour,
18:42faire tourner les restos du coin,
18:45les commerces,
18:45les petites supérettes, etc.
18:47Dans les zones détendues
18:48qu'on a quand même
18:48vraiment besoin, quoi.
18:50Pour boucler la boucle
18:51sur cet investissement locatif,
18:52alors, on a parlé du saisonnier,
18:54on a parlé du meublé
18:55qui peut ne pas être
18:56que saisonnier, justement.
18:58Parlons du Jean Brun,
18:59là aussi, ça a bougé ou pas ?
19:01Dans notre débat budgétaire,
19:02il a évolué,
19:03notre dispositif Jean Brun,
19:04ou pas ?
19:04On a un amendement
19:06qui a été accepté,
19:07qui porte l'amortissement,
19:09que je ne me trompe pas,
19:10de 3,5 à 4%.
19:12Alors, ce que vous avez entendu,
19:14si vous ne nous regardez pas
19:14à l'écran,
19:15ce que vous avez entendu,
19:16c'est Stéphane qui se marre.
19:19Alors, il peut dire,
19:21le Jean Brun,
19:22ça partait d'une bonne intention,
19:24mais ce n'était pas rentable.
19:25L'enfer est pavé
19:26de bonnes intentions.
19:27Là, il nous l'a juste
19:28à la marge.
19:30Du coup,
19:31d'avoir quelques centaines
19:32de clients,
19:33ils en auront peut-être
19:33un peu plus,
19:34mais c'est trop peu.
19:35Ils en auront 112.
19:36Voilà, c'est trop peu.
19:38Ce qui est fou,
19:38c'est que,
19:38je ne sais pas si vous avez vu,
19:39mais le gouvernement
19:40fait de la publicité
19:42sur les réseaux sociaux
19:42pour le Jean Brun.
19:43On n'a pas le choix.
19:44Ça, je n'ai jamais vu ça.
19:45Oui, mais le gouvernement
19:47n'a jamais fait de publicité
19:49pour les anciens dispositifs.
19:50Ils n'avaient pas besoin,
19:51c'était simple de comprendre
19:52et c'était avantageux.
19:53Ça, c'est fou.
19:54Le gouvernement,
19:55avec notre argent,
19:57paye de la publicité
19:58pour faire décoller
19:59le Jean Brun.
19:59C'est quand même assez fou, quoi.
20:01Oui.
20:01Mais bon.
20:02Non, mais ça en dit long,
20:03je suis assez d'accord.
20:04Et on tape ça.
20:04Alors, Dieu sait que vous savez
20:05que je ne suis pas
20:06une grande supportrice
20:07du LMNP de base,
20:09mais taper sur un dispositif
20:10qui fonctionne
20:11pour que l'autre
20:12paraisse plus attractif,
20:13je ne suis pas certaine
20:14que ce soit
20:15la meilleure des techniques.
20:17Bref,
20:17il y a un gros sujet aussi
20:18dont on voulait parler
20:20particulièrement Jean-Pascal,
20:21celui de la donation.
20:22Parce que là, pour le coup,
20:23si vous avez quelques moyens
20:24financiers à transmettre,
20:26il va peut-être y avoir
20:27une sacrée bonne fenêtre
20:28de tir qui va s'ouvrir.
20:29Là encore,
20:30c'est dans le débat budgétaire,
20:31donc on prend
20:32d'infini précautions,
20:32mais enfin quand même.
20:34On a fait les calculs,
20:35alors c'est peut-être
20:362, 4, 600 000 euros
20:38qu'on va pouvoir transmettre
20:39avec quasiment aucune fiscalité.
20:41C'est quoi cette histoire ?
20:42Alors, on a un phénomène de fonds,
20:44qui est une transmission générationnelle
20:46qui est en train de se produire,
20:48avec quand même
20:49une partie de la population
20:51qui est relativement aisée
20:53et une partie de la population,
20:54les jeunes,
20:55qui en galèrent,
20:56c'est pour ça qu'ils sont dans la rue,
20:57et qui ne font pas d'enfants
20:58parce qu'ils n'ont pas de pièces,
21:01ils ont besoin d'agrandir
21:02et de se loger.
21:03Donc, il y a une nécessité.
21:05Ça commence à être un peu compris,
21:07je pense,
21:07par nos dirigeants.
21:09Il y a de plus en plus
21:09de mesures en cette faveur.
21:11Alors, on en a une
21:11qui est déjà en cours,
21:12c'est la possibilité
21:13d'apporter jusqu'à 300 000 euros,
21:15de donner jusqu'à 300 000 euros.
21:17Ça va se terminer
21:18à la fin de l'année
21:19pour acheter du neuf.
21:19J'ai envie de dire,
21:20là, c'est un peu fini, là.
21:21Pour acheter du neuf
21:21pour faire des travaux.
21:23Mais ce qui pourrait y succéder,
21:25c'est effectivement
21:26le gouvernement,
21:28dans son projet de loi initial,
21:31veut porter les donations
21:32de somme d'argent Sarkozy
21:33de 31 000 à 50 000 euros
21:37par parent et par enfant.
21:38Et il y a un amendement
21:41qui a été adopté
21:41qui veut porter ça
21:42non pas à 50 000,
21:44mais à 100 000 euros.
21:45Et là, on parle de cette enveloppe
21:47qui est aussi
21:48pour les grands-parents,
21:49pour les arrière-grands-parents.
21:51Oui, à 100 000 euros.
21:52Et le gouvernement voulait le faire
21:54sur une durée de six mois.
21:55Ils voulaient le faire
21:56sur une durée d'un an.
21:58Et on a un autre amendement
22:00qui se propose
22:02de permettre de donner
22:03encore 100 000 euros de plus
22:05avec un taux d'imposition
22:06de 6 % au lieu de 20.
22:08Et attendez,
22:09et ça,
22:09ça s'ajoute
22:10aux 100 000
22:11déjà défiscalisés,
22:13là pour le coup,
22:14en ligne directe,
22:14parents-enfants.
22:16Et donc,
22:16ça veut dire que
22:17si je cumule,
22:18je peux donner
22:19entre guillemets
22:19200 000 euros
22:21sans fiscalité
22:22à mes enfants
22:23par parent en plus,
22:24plus ces fameux 100 000
22:26à 6 %,
22:26donc on est quasiment
22:28sur 600 000
22:28si on a deux parents
22:30de donations
22:31quasi exonérées d'impôts.
22:32C'est ça.
22:33Alors évidemment,
22:33tout ça n'est pas encore validé,
22:35mais la musique de fond,
22:38c'est quand même
22:38qu'il y a une vraie volonté
22:39d'aider à la donation
22:40maintenant
22:41de sommes d'argent.
22:43Donc,
22:44par pitié,
22:45si vous êtes âgé
22:47et que vous avez
22:48de l'argent
22:49avec lequel vous allez
22:49probablement mourir
22:51et que vos enfants
22:52sont en galère
22:53pour se loger
22:53et vous font pas
22:54de petits-enfants
22:55parce qu'ils n'ont pas
22:56les moyens,
22:57préparez-vous
22:58à leur donner maintenant.
23:00D'autant que la fenêtre
23:00de tir,
23:01si c'était voté,
23:02encore une fois,
23:02on reprend les précautions
23:03d'usage,
23:04mais si c'est voté,
23:04la fenêtre de tir,
23:05c'est un an.
23:06Alors,
23:07ça se cumule,
23:07mais attention,
23:08la première ligne
23:08par enfant
23:09de 100 000 euros,
23:10c'est tous les 15 ans,
23:10je crois.
23:11Donc,
23:11si vous venez
23:11de donner à vos enfants,
23:13celle-là,
23:13on ne peut pas
23:13la multiplier.
23:15Mais comme les projets
23:16immobiliers et donations,
23:17ça prend du temps
23:18à mûrir et à réfléchir,
23:19il vaut mieux en parler
23:20maintenant.
23:21Et vous nous direz d'ailleurs,
23:22Jean-Pascal,
23:22si tel devait être le cas
23:23et donc que les mesures
23:24soient votées,
23:25si vous avez un afflux
23:26d'appels téléphoniques,
23:27on va en profiter
23:29et on va donner.
23:30Et c'est intéressant
23:31parce qu'effectivement,
23:32cette fameuse grande transmission
23:33qui s'engage,
23:34le risque,
23:35et c'est Guillaume Erard
23:35du Figaro,
23:36parce qu'un de ses confrères
23:37a fait un papier là-dessus
23:38qui est passionnant,
23:38je vous invite à le lire,
23:40sur les effets pris
23:41de cette grande transmission
23:42puisqu'une grosse partie,
23:44une grosse majorité
23:45des 9 000 milliards,
23:47je crois,
23:47qui doivent être transmis
23:48d'ici à 2040 en France.
23:49C'est du patrimoine immobilier
23:51et quand c'est bien,
23:52se retrouvons quasiment tous
23:53sur le marché à la vente
23:54puisqu'une majorité d'héritiers
23:56vendent les biens immobiliers
23:57dont ils héritent,
23:57ça peut provoquer
23:58une baisse de prix massive.
24:00Donc elle peut s'accumuler
24:01cette baisse de prix,
24:02c'est un vrai sujet
24:03dont on devra quand même
24:04un petit peu parler.
24:05Là-dessus,
24:06vraiment,
24:07vous sentez,
24:07vous Stéphane,
24:08que sur cet enjeu de donation,
24:10il se passe des choses
24:10en ce moment.
24:11Si je le cumule
24:12à ma baisse de prix,
24:12est-ce que ça ne peut pas
24:13donner des opportunités
24:14d'investissement aussi quelque part ?
24:16Oui, c'est bien
24:17parce qu'effectivement,
24:18aujourd'hui,
24:19on hérite, je crois,
24:20en France en moyenne
24:20à 58 ans.
24:22Donc bon,
24:22à 58 ans,
24:23on a fait sa vie,
24:24on est déjà la plupart du temps
24:25propriétaire, etc.
24:27Donc je pense qu'il faut
24:28surtout aller effectivement
24:29vers de la transmission
24:30grands-parents,
24:32petits-enfants.
24:34C'est 100 000,
24:34là,
24:34ils peuvent permettre de ça.
24:36Là, effectivement,
24:37il y a vraiment
24:37quelque chose à faire
24:38pour que les grands-parents
24:39puissent donner
24:41des sommes importantes,
24:42notamment à leurs petits-enfants
24:43qui ont 25 ou 26 ans
24:45pour pouvoir notamment
24:46acheter leur résidence principale,
24:48etc.
24:48Donc là-dessus,
24:50effectivement,
24:51là, je pense qu'il y a
24:51des efforts à faire
24:52et ça va dans le bon sens.
24:54Pour revenir sur ce que
24:55vous disiez tout à l'heure
24:56sur la baisse des prix
24:57avec la grande transmission,
24:59etc.
24:59Il y a un phénomène
25:00qu'on observe
25:01et qui est connu
25:01et qui s'amplifie,
25:03c'est la décohabitation,
25:05c'est le fait qu'on soit
25:06de moins en moins
25:07par logement.
25:08Dans les années 60,
25:09je crois qu'on était
25:09à 3 et quelques,
25:113,5 personnes
25:12par logement,
25:14actuellement,
25:14on est à peine
25:15à 2 personnes
25:16par logement
25:17et les projections
25:18pour les années à venir
25:20vont à 1,5 personnes
25:22par logement.
25:23Oui, alors après,
25:24il faut voir la taille
25:24des logements aussi,
25:25Stéphane,
25:25parce que ça,
25:26ça m'intéresse,
25:26parce qu'avant,
25:26on avait beaucoup plus
25:27d'appartements familiaux.
25:28Moi, je salue tous ceux
25:29qui ont fait de la récupération
25:30à la découpe
25:31pour surlouer
25:31et pour avoir
25:32une rentabilité exceptionnelle
25:33parce que, voilà,
25:35bref, je vous dis un mot
25:36parce qu'effectivement,
25:37on est moins nombreux
25:37par logement,
25:38mais on a moins de mètres carrés
25:39aussi.
25:39Oui, mais ça se découpe,
25:40effectivement,
25:41il y a plein de,
25:42on le voit,
25:43ça,
25:45proche des métropoles,
25:46etc.,
25:47il y a plein de maisons
25:47de 150 mètres carrés
25:48qui sont divisées
25:49en trois appartements
25:50qui deviennent
25:51des petites copros,
25:52etc.
25:52Ça, c'est un phénomène
25:54qui s'amplifie.
25:55Donc, le besoin de logements
25:57dans les zones tendues,
25:58même avec la grande transmission,
26:00du fait qu'on est de plus en plus,
26:02les étudiants font des études
26:03de plus en plus tard,
26:04donc restent de plus en plus tard
26:05seuls dans des logements
26:07et puis les personnes âgées
26:08qui vivent de plus en plus longtemps
26:09qui sont seules dans les logements
26:11font que le besoin,
26:13le nombre,
26:13même à périmètre
26:15de population égale,
26:16ne parlons pas des divorces
26:17un sur deux
26:18dans les métropoles.
26:20Vous voulez dire que ça ne suffira pas
26:21de toute façon, quoi ?
26:22Oui, parce qu'effectivement,
26:23les divorces un sur deux
26:23dans les métropoles,
26:24dans ce qu'ils disaient
26:25que le couple qui habitait
26:26dans un T4,
26:27les deux split sur deux T3.
26:30Donc, effectivement,
26:31c'est pour pouvoir accueillir
26:33les enfants avec les phénomènes
26:34de plus en plus courants
26:35aussi de gardes alternées.
26:37Donc, le besoin
26:39en nombre de logements,
26:40du fait notamment
26:41de la décohabitation,
26:43ne fera que la grande transmission.
26:45Je ne pense pas
26:45que ça jouera réellement
26:47sur les prix.
26:47N'aura tant d'effets
26:47finalement que ça ?
26:48Oui, je pense pas.
26:49On prend les paris
26:50puisque 2040, c'est demain.
26:51On n'aura pas le même âge,
26:52mais c'est demain.
26:54On sera encore là.
26:55J'aurai plus de cheveux blancs,
26:56c'est tout.
26:57Alors, on ne va pas parler
26:58du PTZ Famille
26:58parce qu'il est tout pourri,
26:59mais je voulais quand même
27:00d'un mot parce que ça,
27:01ça m'intéresse aussi.
27:02Attention, on a une autre
27:03bonne nouvelle
27:03parce que franchement,
27:04il y en a des bonnes nouvelles
27:05dans ce projet de loi de finances,
27:06en tout cas dans les amendements.
27:07allègement, allègement de la taxation
27:09sur les plus-values
27:09en cas de vente
27:10d'une résidence secondaire
27:12pour un usage
27:12de résidence principale.
27:14Alors, sur les plus-values immobilières,
27:16on a deux amendements
27:17qui sont intéressants.
27:18Un premier qui garantit
27:20qu'on conserve son exonération
27:22de cession de résidence principale
27:24si on met moins de trois ans
27:25pour vendre.
27:26Ça, c'est très bien
27:27parce que c'était un nid incontentieux
27:29de savoir combien de temps
27:29ça pouvait rester.
27:31Et un deuxième qui allège
27:33l'imposition de la plus-value
27:34d'une résidence secondaire
27:36si l'acquéreur s'engage
27:37à l'occuper à titre principal
27:39ou à le louer
27:39à titre de résidence principale.
27:41Alors là, c'est un petit peu
27:42le calcul de l'âge du capitaine
27:44mais en gros,
27:45on augmente les amortissements,
27:47les abattements
27:48sur la durée de détention
27:49ce qui fait que l'exonération
27:50au total passe de 22 à 17 ans.
27:52Youhou !
27:53Sur le principe, c'est très bien.
27:55Sur le calcul, c'est compliqué.
27:57Alors après, j'ai regardé,
27:58alors j'ai pas pu vérifier
27:59mais j'ai regardé justement
28:00quand vous m'avez interpellé
28:01sur le sujet hier.
28:02Oui, je sais, l'émission est terminée,
28:03le jingle est parti
28:04mais enfin quand même.
28:05Ils ont fait des petits tests
28:06sur le site de PAP
28:07et c'était assez intéressant
28:08parce que par exemple,
28:09ils estimaient que sur une plus-value
28:10de 110 000 euros
28:12et bien avec la nouvelle version,
28:15cet allègement finalement,
28:17on allait réduire sa taxation
28:18de 4 000 euros.
28:19Donc on passait de 24 à 19 000 à peu près,
28:21enfin à moyen nombre,
28:224-5 000 euros.
28:23Donc quelque part,
28:24il y avait quand même des petits gains.
28:25Bon, c'est pas fou mais...
28:26Au résultat, c'est pas mal
28:27mais c'est pas évident à anticiper
28:28parce que le calcul est complexe.
28:29Quoi ?
28:30La fiscalité est complexe ?
28:32Mais c'est incroyable !
28:32Ce sera le fameux de l'histoire.
28:34Merci Jean-Pascal,
28:35Jean-Pascal Michaud,
28:36avocat fiscaliste
28:37chez LMD Avocats
28:38et Stéphane Descartier,
28:39SD Conseil et Formation
28:40d'avoir été avec nous.
28:41Les experts de l'IMO
28:42reviennent demain
28:43sur BFM Business.
28:46Les experts de l'IMO
28:47sur BFM Business.
28:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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