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Ce mercredi 4 novembre, Vincent Lequertier, responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave, et Étienne Gorgeon, responsable de la gestion obligataire chez Sanso Longchamp AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braille.
00:118h58 dans un instant l'ouverture des marchés européens, ensuite Good Morning Market jusqu'à 9h30.
00:16Bien sûr nous reviendrons sur les mid-terms, tous les détails, ça sera dans un instant dans le point d
00:22'Erwan Morris avec donc cette vague bleue aux Etats-Unis.
00:25On le verra dans l'émission, on a quand même eu un impact sur les marchés qui a vraiment été
00:29marginal, quelques réactions au milieu de la nuit, notamment sur le Nasdaq 100, sur le marché obligataire et puis un
00:34petit peu sur le dollar, mais tout est en train de rentrer dans l'ordre.
00:37Est-ce que ça change la donne en termes d'allocations ?
00:39Éléments de réponse avec Vincent Lecartier de WeSave et Etienne Gorgeau de Samson Asset Management qui nous accompagneront jusqu'à
00:469h30.
00:47Et puis ensuite il sera également en question des mid-terms bien sûr avec l'heure closée dans Les Experts.
00:50Absolument, bonjour à tous dans Les Experts, on va finir des souris à Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès de
00:55Aurel BGC.
00:56On sera avec Anguero Arta, stratégiste chez La Financière de Luchiquet, avec François Asselin, ancien président de la CPME.
01:02On parlera notamment avec lui du cumul emploi-retraite, parce que les décrets sont passés, parce que c'est un
01:06non-sens.
01:07Et puis évidemment c'est une émission spéciale mid-terms, c'est Mathieu Jolivet qui également sera de la partie.
01:13A tout à l'heure.
01:13Voilà le programme des Experts, 9h30, 10h30. En attendant il est pile 9h, toute l'information du jour avec Erwan
01:18Morris.
01:23Et les élections de mi-mandat aux Etats-Unis sonnent donc comme une débâcle pour Donald Trump.
01:28Les Républicains perdent la Chambre des représentants.
01:30Au moins 27 sièges ont basculé, idem au Sénat, avec 7 sièges qui passent côté démocrate.
01:36Les États conservateurs comme le Texas, l'Ohio, le Kansas notamment passent en bleu.
01:40Le président américain lui-même reconnaît la déroute de son camp.
01:43Les démocrates ont fait du bon boulot, dit-il.
01:45Il estime que la guerre en Iran est notamment responsable de cette défaite.
01:48Téhéran réagit aussi ce matin et estime qu'avec ces élections, les Américains ont dit non à la guerre.
01:54En France, dans son baromètre sur la fiscalité locale, le MEDEF alerte sur l'augmentation des impôts
01:59qui pèsent sur les entreprises 900 millions de plus sur un an, selon l'organisation patronale.
02:04Soit près de 40 milliards d'euros.
02:07En 2025, le patronat réclame aux autorités publiques un effort de maîtrise des prélèvements.
02:11A la veille de la journée de grève et de manifestations, syndicats et patronats démarrent des négociations sur l'emploi
02:17des jeunes.
02:18Une séance de cadrage a lieu ce matin.
02:20La CGT a déjà demandé à ce que le MEDEF supprime sa proposition d'un CDI pouvant être rompu plus
02:26facilement.
02:27Dans l'affaire des frigos piratés, la liste des victimes se rallonge.
02:30Le Royaume-Uni s'ajoute aux pays déjà touchés, une douzaine désormais.
02:33En France, l'établissement du sang confirme à BFM TV que certaines de ses chambres froides ont été touchées par
02:39ce piratage via son prestataire.
02:41Et puis les dirigeants de l'UE vont se réunir pour parler d'intelligence artificielle.
02:46Les chefs d'État et de gouvernement se retrouvent pour un sommet à Dublin vendredi prochain.
02:50Il y sera notamment en question d'opportunités de développement avec la présence d'Arthur Mensch,
02:56le patron de Mistral et le prix Nobel de physique Geoffrey Hinton, pionnier de l'IA, qui sont notamment attendus.
03:02Merci beaucoup Erwan, il est 9h01, le CAC 40 progresse ce matin à l'ouverture de 0,1%,
03:07toujours au-delà des 8000 points sur des plus hauts de fin septembre.
03:118036 points, Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole sont les trois plus fortes hausses ce matin à l'ouverture,
03:17alors que le 10 ans français se stabilise à 4,92, le bond d'État 3,32.
03:22Donc vous avez toujours un écart de taux de 160 points entre la France et l'Allemagne.
03:27Les valeurs à suivre ce matin, encore et toujours des publications d'entreprises,
03:30notamment du côté de Novo Nordisk, qui revoit à la hausse ses prévisions pour cette année.
03:35Grâce notamment à des ventes supérieures aux attentes au troisième trimestre sur le Wigovie,
03:39le titre s'envole ce matin de plus de 5% à 284 couronnes.
03:44Autre résultat ce matin à suivre du côté du secteur automobile, en Allemagne,
03:48avec BMW qui hier soir a annoncé un avertissement sur résultats,
03:52et qui ce matin donne un peu plus de détails en ce qui concerne ces résultats du deuxième trimestre.
03:58Et c'est un plongeant de quasiment 30% pour le résultat opérationnel de BMW,
04:03pénalisé notamment par des ventes en Chine toujours difficiles,
04:06où les volumes se sont effondrés de quasiment un quart.
04:09Au troisième trimestre, le marché difficile qui est chinois,
04:12des constructeurs automobiles chinois qui sont de plus en plus forts en Europe.
04:15Tout cela, bien sûr, fait dégringoler la marge,
04:17une marge qui devrait être comprise entre moins 0,5 et plus 0,5% cette année.
04:22En ce qui concerne la marge opérationnelle, du côté du SBF 120,
04:26M6 prend un peu plus de 6% après la publication de ses résultats.
04:30Une bonne nouvelle, après TF1 qui avait déçu la semaine dernière,
04:33M6 affiche des ventes supérieures aux attentes, 10,74€ pour ce titre.
04:38Le tout donc dans un marché en très légère hausse ce matin en Europe,
04:41plus 0,2% pour le CAC 40.
04:43Idem pour l'Eurostock 50.
04:45Très courte pause dans un instant, Vincent Lequartier,
04:47We Save, Etienne Gorjon sans son lanchant à cette management
04:49pour revenir donc sur les démocrates qui prennent la chambre des représentants
04:53mais également le Sénat aux Etats-Unis.
04:56Puis il sera bien sûr encore et toujours question de ces résultats d'entreprise
04:58qui surprennent positivement, que ce soit en Europe mais aussi aux Etats-Unis.
05:02Et puis tiens, il sera également question de la Chine
05:04alors que ce matin, on a eu un beau rebond,
05:05que ce soit du côté de Shanghai mais également du côté de Shenzhen
05:08après un mois d'octobre, particulièrement difficile.
05:11A tout de suite.
05:23C'est parti pour Good Morning Market avec en plateau ce matin
05:26Vincent Lequartier, responsable de l'allocation d'actifs de We Save.
05:29Bonjour Vincent.
05:29Bonjour Etienne.
05:30Merci de nous accompagner en compagnie d'Etienne Gorjon,
05:32responsable obligataire chez Sanson Lanchon Asset Management.
05:35Etienne, on l'a vu ce matin, des résultats quand même assez impressionnants
05:40pour les démocrates.
05:41En ce qui concerne la Chambre des représentants, 222 sièges.
05:44La majorité était à 218.
05:46Donc l'affaire est pliée alors que tous les bulletins n'ont pas été encore dépouillés.
05:50Idem du côté du Sénat, 53 sièges contre 42 pour les républicains.
05:54La majorité était à 51.
05:56Alors cette nuit, il y a eu une petite réaction,
05:58notamment sur les valeurs technologiques.
05:59On reparlera dans un instant du cas du Texas
06:01qui passe sous la houlette des démocrates.
06:03Comment vous regardez ces résultats qui étaient attendus
06:07même si le marché depuis plusieurs semaines faisait un focus sur l'IA.
06:10Bien sûr, la case mid-terms était notée sur l'agenda.
06:14Vincent Lecartier, ce n'était pas l'élément majeur qu'attendaient les marchés.
06:18Néanmoins, quand vous regardez ce qui se passe ce matin,
06:20vous dites oui, bon, ça y est, on peut passer à autre chose.
06:23Je pense que ça redonne de la visibilité sur le fait
06:27qu'il y aura une forme d'équilibre politique.
06:29Ça allège probablement le risque iranien.
06:33Ça ne veut pas dire qu'il disparaît dans les deux prochains mois.
06:35Je pense qu'il sera à présent.
06:37Mais une fois que les démocrates seront physiquement en place au Congrès,
06:41je pense que ça neutralisera une partie du risque iranien.
06:45Le risque fiscal, je pense qu'on va gagner en visibilité,
06:49au final, sur cette partie-là.
06:52Le risque de dérapage budgétaire, peut-être qu'il sera un peu moindre.
06:56Ce n'est pas certain, mais peut-être qu'il sera un peu moindre.
07:00sans pour autant dire que les démocrates vont lever le pied sur la dépense budgétaire.
07:04Ce n'est pas le genre de la maison.
07:06Je pense que le vrai sujet, c'était plus autour de l'IA, effectivement,
07:11avec le fait que les électeurs soient sensibles au coût de l'électricité,
07:17au coût de l'eau,
07:19n'avaient pas forcément envie d'avoir le data center juste à côté de chez eux.
07:23Donc c'est peut-être de ce côté-là, sur la partie régulation,
07:25qu'il peut y avoir encore un reste de risque.
07:28Mais j'ai l'impression que depuis un mois,
07:30quand je regarde la performance du S&P équipondéré
07:34par rapport aux deux autres indices,
07:37que sont le S&P 500 ou le Nasdaq, surtout,
07:41j'ai l'impression que la rotation a déjà commencé depuis un petit moment.
07:45Donc je ne serais pas surpris de voir les marchés ne pas faire grand-chose,
07:50voire même recommencer à être bien orientés.
07:53En tout cas, ce matin, les futurs américains sont légèrement dans le vert,
07:56plus 0,4% pour le Dow Jones sur le contrat futur,
07:59plus 0,1% pour le S&P 500,
08:01quand le Nasdaq 100 est parfaitement stable,
08:04le Nasdaq 100 qui perdait plus d'1,5% au cours de la nuit.
08:09Etienne Gorjon,
08:10oui, la tech, c'est peut-être le secteur à surveiller au milieu de ces élections,
08:14dans le sens où vous avez des interrogations en ce qui concerne les démocrates,
08:19comment aujourd'hui ils vont essayer de mettre leur poids sur un sujet,
08:23Vincent en parlait, où il y a des interrogations sur le prix de l'énergie,
08:26sur l'eau, sur également, bien sûr, le prix de tout cela
08:30et comment ça va changer le visage de l'économie américaine.
08:32C'est déjà le cas.
08:34Plein de bonnes questions.
08:35Je le séparais en deux séquences,
08:36la séquence à court terme et la séquence à plus ou moins long terme.
08:39La séquence à court terme des marchés,
08:41ce qui est intéressant, c'est que circuler, il n'y a rien à voir,
08:43ce qui vient de se passer au Congrès est très important,
08:46mais c'est un message politique très fort et je vais y revenir
08:48parce que pour moi, c'est plutôt une séquence de moyens long terme.
08:52D'un point de vue marché, il va y avoir deux séquences à surveiller qui sont importantes.
08:56Il y a Anthropik, puisque le roadshow commence le 10 novembre
08:59et ils veulent faire l'IPO qui est censée être une des plus grandes IPO de l'histoire.
09:05C'est censé se pricer le 26, juste avant Thanksgiving.
09:11Donc ça, c'est la première chose qui est vraiment extrêmement importante
09:13et c'est ce qui va probablement animer pas mal les marchés.
09:16L'autre facteur qui va animer les marchés, c'est que fait Trump au Moyen-Orient ?
09:21Est-ce qu'il attaque l'Iran ? Est-ce que le pétrole repasse au-dessus des 110 ou pas
09:24?
09:24Donc ça, je pense que ça va être les deux marqueurs des marchés.
09:27Ce qui s'est passé au Congrès offre de la visibilité,
09:29les marchés aiment la visibilité, donc ça, c'est la bonne nouvelle.
09:31Maintenant, ce qui se passe à moyen long terme est beaucoup plus intéressant, je trouve,
09:35parce que ça va probablement façonner les marchés de demain.
09:39Le point commun entre Biden, Kamala Harris et Trump,
09:41c'est qu'ils n'ont pas su lire une profonde évolution de ce qui se passe aux États-Unis.
09:50C'est qu'avant, on avait une économie qui était un peu trop forte,
09:56les taux remontaient, on passait en récession,
09:59il y avait un peu plus de chômage, mais les taux rebaissaient fortement
10:02et là, d'un seul coup, toute l'économie en profitait, des moins aisés aux plus aisés.
10:06Or, il n'y a pas de récession, les taux n'ont pas baissé
10:09et vous avez une confiance des consommateurs qui est au plus bas depuis X années
10:13et on s'aperçoit que la frange la plus basse, en fait,
10:16qui ne bénéficie plus des taux bas,
10:18qui ne bénéficie plus de ce mécanisme automatique
10:21qui faisait que la réserve fédérale, à un moment,
10:23leur donnait un tout petit peu plus de marge de manœuvre,
10:25ces gens-là, ils votent.
10:26Et ils n'ont pas voté pour les démocrates,
10:28ils ont voté contre Trump.
10:29Car les trois points en commun de ces Biden, Trump et Kamala Harris,
10:33c'est qu'ils se sont focalisés sur la croissance,
10:37ils ont oublié que l'enfer, quand vous êtes américain,
10:39c'est le pouvoir d'achat, c'est l'inflation.
10:41On est tous probablement...
10:42Enfin, moi, je vais assez régulièrement aux États-Unis,
10:45je gagne raisonnablement la vie, je suis pauvre là-bas.
10:47C'est un enfer de vivre aux États-Unis.
10:50Et on oublie...
10:52Peut-être qu'il y a un chiffre que j'aimerais laisser à vos auditeurs
10:56et qui, à mon avis, va être le sujet,
10:58la thématique de la politique américaine dans les prochaines années,
11:01c'est que, selon un sondage,
11:0371% des Américains les moins aisés
11:06n'ont pas la capacité d'assurer un des quatre besoins essentiels,
11:09transport, alimentation, santé,
11:14et puis j'oublie le dernier point.
11:15– Logement.
11:15– Et logement, merci.
11:16Donc, on en est là aux États-Unis.
11:18Les Américains ont voté contre l'inflation de la vie chère
11:21et c'est intéressant parce que personne n'avait vraiment compris ça,
11:25que ce soit Trump, Biden ou Kamala Harris.
11:27– Vincent Lequartier,
11:28aujourd'hui, Donald Trump paye un petit peu cette économie en cas,
11:31c'est ça le message ?
11:33– Au niveau électoral, oui.
11:34Je pense que pour les marchés financiers,
11:36ça ne pose pas vraiment de problème
11:39puisqu'en fait, beaucoup d'Américains sont quand même détenteurs d'actions.
11:43Globalement, je pense que même si les démocrates viennent,
11:46on va dire, freiner un petit peu,
11:48par des contraintes réglementaires,
11:50le développement de l'IA,
11:52je pense qu'il y a quand même consensus national
11:53sur le fait qu'il faut impérativement que ça se développe,
11:57alors peut-être de façon un peu plus maîtrisée,
11:59moins rapide,
12:01un peu mieux partagée
12:05avec l'ensemble des Américains.
12:07mais je pense que de toute façon,
12:10les Américains veulent que l'IA se développe
12:14et ils veulent en être le leader mondial.
12:16Donc je pense que, qu'on soit démocrate ou républicain,
12:20cette thématique va continuer de porter les marchés,
12:22va continuer de porter l'économie.
12:23Donc ensuite, qu'effectivement,
12:25la problématique derrière soit celle de la répartition de richesses,
12:29on est bien d'accord.
12:30Dans la mesure où les démocrates reprennent la main,
12:32peut-être que ça soulagera certaines problématiques
12:36sur la partie énergétique,
12:38sur la partie l'eau, la santé.
12:40Il y a un certain nombre de dépenses comme ça
12:42qui posaient de plus en plus problème
12:45à la partie la plus pauvre de la population
12:48qui peut-être seront un petit peu soulagées.
12:50Donc je pense que ça pourrait neutraliser un petit peu
12:54le stress de l'économie en cas
12:56et peut-être permettre d'avoir la consommation
13:00qui redevient, peut-être sur la deuxième partie du mandat,
13:03de nouveau une thématique en bourse.
13:05Dans un instant, nous évoquerons les résultats d'entreprise
13:08qui continuent d'être bons, encore hier soir,
13:09en ce qui concerne AMD ou encore Super Microcomputer.
13:12Mais justement, en ce qui concerne la tech,
13:15est-ce qu'aujourd'hui, il faut prendre en compte
13:17Étienne Gorjon, le fait qu'un État, le Texas,
13:21qui était sous la houlette des Républicains
13:24depuis 1995, donc depuis plus de 30 ans,
13:27passe désormais sous le camp des démocrates ?
13:32Je pense que c'est un message.
13:33Le message, c'est le débat, c'est la répartition des richesses.
13:38En termes d'investissement ?
13:39Est-ce qu'aujourd'hui, c'est une raison de plus de se dire
13:41qu'il faut être prudent sur la tech, sur les data centers,
13:44parce que demain, il y aura peut-être un moratoire ?
13:45Je pense qu'il va y avoir des actions,
13:48mais le Congrès n'a pas...
13:49À moins que les Républicains s'allient avec les démocrates
13:53au sein du Congrès et atteignent 75% dans les deux chambres
13:56pour avoir des vétos,
13:57je pense que localement, il va se passer...
13:59Il y aura quelques initiatives,
14:00mais d'un point de vue macroéconomique,
14:01d'un point de vue économique,
14:02je pense qu'on est toujours dans une situation
14:04où l'économie américaine est forte,
14:05portée par des investissements incroyables,
14:07et avec une croissance nominale,
14:10donc croissance réelle plus inflation,
14:12qui est autour de 6%, ça ne change pas.
14:15Ce que je trouve intéressant, moi,
14:17c'est Anthropik, c'est Résultats,
14:20c'est l'IPO, c'est le poids dans le S&P 500,
14:24c'est les résultats de Google,
14:25ce que le marché sanctionne,
14:27c'est toutes ces choses-là qui, à mon avis,
14:28continuent de dominer notre vie de gérant.
14:32Justement, Anthropik, vous en avez parlé,
14:34l'introduction en bourse qui devrait se dérouler
14:37la semaine du 16 novembre,
14:38d'après le Wall Street Journal.
14:40La valorisation de 2 000 milliards de dollars
14:42n'est plus d'actualité,
14:43notamment depuis que le groupe a publié
14:45ses résultats trimestriels en début de semaine,
14:47c'était lundi.
14:49Le groupe perd de l'argent,
14:50mais réduit ses pertes opérationnelles.
14:52La perte NERTE, elle est toujours, bien sûr,
14:55dans le rouge avec des éléments comptables.
14:57Ce qui fait peur,
14:58est-ce que ce n'est pas un petit peu les engagements ?
14:59Quand vous voyez ces fameux 900 milliards de contrats
15:02qui ont été signés et maintenant à exécuter,
15:04alors on est sur du très long terme,
15:05mais dans plusieurs notes d'analyste,
15:07aujourd'hui, vous avez des investisseurs
15:09qui se posent des questions sur ces fameux 900 milliards,
15:11aujourd'hui, comment les mettre en place ?
15:13En fait, moi, je pense que ces engagements,
15:17donc les engagements qu'on crée,
15:18c'est 265 milliards,
15:20et ces engagements d'anthropique,
15:22ce sont donc ses futurs revenus,
15:24et ils sont payés par les principaux actionnaires,
15:26notamment Alphabet, Google, Amazon.
15:30Ça, c'est le premier message.
15:31Ce qui est intéressant également,
15:33c'est que, donc là-dessus,
15:35moi, je ne vois pas de risque principal.
15:37Là où ça devient intéressant,
15:38c'est que les résultats du T1, du T2 et du T3
15:41sur Anthropique, et on en est à la monétisation de l'IA,
15:46c'est que progression de 144% entre le T1 et le T2,
15:50mais entre le T2 et le T3,
15:51progression de 44-45%.
15:53Et donc là, la question qui se pose,
15:55c'est est-ce que c'est juste un petit trou d'air,
15:56ou est-ce que ça va repartir ?
15:58À un moment où le marché s'interroge
16:03sur le fait qu'on regarde beaucoup moins les résultats,
16:06on regarde les free cash flow.
16:07Quand Alphabet fait moins 10,
16:09de free cash flow, c'est un problème.
16:11C'est-à-dire, c'est intéressant,
16:12Alphabet, on va prendre même...
16:15Oui, Alphabet, c'est le meilleur cloud
16:16avec 103% de croissance d'un trimestre à l'autre.
16:19C'est la pire performance, simplement,
16:21parce qu'ils ont fait 10 milliards de free cash flow négatifs.
16:25À un moment où, sur les résultats,
16:26les surprises sur les résultats sont plus si énormes.
16:29Donc, on sent quand même que la première vague
16:31qui a généré autant d'enthousiasme sur l'IA,
16:33c'est-à-dire la construction des data centers, l'infrastructure...
16:37Bon, ça commence à être vraiment dans les prix.
16:39Et les marchés, maintenant, ce qu'ils attendent,
16:40c'est d'être rassurés sur la monétisation de cette IA.
16:43Et je pense qu'Enthropique va nous donner pas mal de...
16:47Enfin, ça va être intéressant d'écouter
16:49ce qui se passe tout au long du roadshow.
16:51Passons au quartier, votre analyse en ce qui concerne Enthropique,
16:54parce que maintenant, c'est vraiment devenu
16:55le sujet de cette fin d'année sur les marchés.
16:58Il faut que ça se passe bien
16:59pour que, derrière, les banques d'affaires
17:01puissent organiser les introductions en bourse suivante.
17:04Donc, je pense que...
17:06Moi, je suis pas très inquiet sur le fait
17:08que celle-là se passe bien.
17:10Globalement, j'ai quand même le sentiment
17:12que l'arrivée des démocrates,
17:15pour essayer quand même de revenir
17:16un tout petit peu en arrière,
17:17que l'arrivée des démocrates,
17:18s'ils font de la régulation,
17:21ça peut, on va dire, rallonger les délais
17:25d'installation des data centers.
17:27Quand je vois la problématique aujourd'hui
17:29de pénurie de semi-conducteurs,
17:32de complexité à connecter le data center
17:35avec le réseau électrique,
17:37d'une certaine manière,
17:39si on devait avoir de la régulation
17:41et donc allonger un petit peu les délais,
17:43pour les donneurs d'ordre que sont les hyperscalers,
17:46ça serait pas forcément une mauvaise nouvelle
17:48de dire, on va lever le pied sur les investissements,
17:51puisque, de toute façon, le régulateur nous l'impose.
17:54Et d'une certaine manière,
17:55ça va permettre d'avoir un peu moins de stress,
17:57justement, sur les cash flows,
17:59les free cash flows,
17:59qui, aujourd'hui, ont tendance à tourmenter
18:03un petit peu le marché.
18:04Alors, ça n'enlève rien aux problématiques
18:06d'engagement, de bilan hors bilan,
18:09des sociétés de participation croisées,
18:12voilà, toute cette partie-là.
18:14D'instinct, j'ai tendance à dire
18:16que l'IA est trop importante pour le pays,
18:19quoi qu'il arrive, j'insiste bien,
18:21quoi qu'il arrive, il y aura le sauvetage
18:24des grands acteurs, s'ils devaient être malades.
18:26Et ce scénario d'un ralentissement des investissements
18:29serait une bonne nouvelle pour le marché obligataire.
18:31Ça permettrait de détendre un petit peu
18:33le disant américain.
18:34Alors, on est vraiment sur des si...
18:36Le but, c'est pas de faire boule de cristal,
18:37mais ce sont des scénarios qui ont été évoqués,
18:39d'ailleurs, je crois, par HSBC,
18:41qui étaient revenus plutôt notes sur la partie action
18:43et plutôt favorables sur la partie obligataire,
18:45en se disant, si demain, il y a un ralentissement sur l'IA,
18:47ça sera une bouffée d'air pour le disant américain.
18:49Je pense que s'il faut espérer,
18:51mais s'il faut mettre un si dans l'histoire,
18:53je préférais que ça soit un si sur le pétrole
18:56plutôt qu'un si sur les data centers.
18:58Parce que le si sur les data centers,
19:00il va falloir un peu de temps quand même
19:01pour que la régulation se mette en place
19:02et impacte, au final,
19:04les investissements des entreprises.
19:07Alors que le pétrole, pour moi,
19:09est un sujet beaucoup plus imminent.
19:11Et je pense qu'en plus,
19:13c'est quelque chose de mondial.
19:14Ce n'est pas juste localisé aux Etats-Unis.
19:18Il y a quelques entreprises.
19:19C'est quelque chose de beaucoup plus large.
19:21Donc je pense que c'est surtout celui-là de si
19:23qui serait important.
19:25Est-ce que l'équilibre politique,
19:27le rééquilibrage politique
19:29va jouer beaucoup sur le disant ?
19:31Je ne suis pas certain au niveau budgétaire,
19:33une fois encore.
19:34Je pense que c'est plutôt au niveau pétrolier
19:37et un petit peu les data centers,
19:39mais plus tard, que ça peut se jouer.
19:41En attendant, tous ces acteurs souhaitent
19:42encore et toujours lever de l'argent,
19:44y compris en euros.
19:45Vous l'avez vu, la levée de fonds
19:46d'Alphabet, Étienne Gorjon, lundi.
19:48Ils cherchaient 6 milliards.
19:50Il y avait 17 milliards dans le carnet.
19:52Vous avez des informations de Bloomberg également
19:53qui évoquent que Meta,
19:56donc la maison mère WhatsApp, Facebook, Instagram,
19:58cherchent 20 milliards sur la partie obligataire.
20:00Bon, à court terme,
20:01il y a encore et toujours besoin
20:02de financement pour ces capex.
20:04C'est ça, c'est vrai que Meta a compris
20:07qu'il ne fallait pas trop insister sur les capex,
20:09donc ils ont dit qu'ils allaient ralentir,
20:11mais en attendant, ils émettent énormément de dettes
20:14à des niveaux records.
20:15Meta a émis en fait cette nuit,
20:16donc ils ont émis 15 milliards,
20:18c'était 4 fois sur souscrit,
20:19et ils ont émis, et c'est là où c'est intéressant,
20:21un prix qui est extrêmement attractif.
20:23Ils ont émis 1,5% au-delà
20:25de ce qu'ils sont censés émettre
20:27dans leur catégorie.
20:29Donc en fait, le prix n'a pas d'importance,
20:31il faut émettre, il faut émettre
20:32parce qu'ils ont des engagements,
20:34ils ont des dépenses à assumer.
20:36Et ça, oui, dans une certaine mesure,
20:38ça va continuer à peser
20:39sur la partie longue de la courbe.
20:41Je pense que sur la partie taux,
20:43moi, ce que j'ai toujours dit
20:45sur votre antenne
20:45et ce qui a nous drivé
20:48notre positionnement sur les taux,
20:50c'est que ce qu'il faut regarder,
20:51c'est la croissance nominale.
20:52C'est la croissance nominale
20:53qui donne à peu près une indication
20:55pas trop mauvaise sur les taux longs.
20:56La croissance nominale aux Etats-Unis,
20:57elle est autour de 6.
20:58Nous, notre scénario,
20:59c'est que les taux, peu importe
21:01ce qu'émettent les META, les Google,
21:04les taux longs vont continuer
21:05à converger vers ceci.
21:07C'est probablement que la réserve fédérale
21:09fera un tout petit peu plus
21:10que ce qui est pricé en ce moment,
21:11c'est-à-dire à peu près
21:12deux hausses de taux.
21:13Moi, je ne serais pas surpris
21:14qu'il n'y en ait pas non plus des tonnes,
21:15mais au moins trois,
21:17parce que simplement,
21:18quand vous avez une croissance nominale
21:20si forte, vous devez avoir
21:21des taux qui convergent.
21:23Le point qui est intéressant,
21:24c'est que sur les hyperscalers,
21:26le prix n'a pas d'importance.
21:28C'est ça qui est assez incroyable.
21:31Google, il avait printé en plein mois d'août,
21:32début de semaine d'août.
21:33Normalement, il n'y a personne
21:34pour s'occuper de ses portefeuilles.
21:36Eux, ils arrivent avec des montants
21:38qui étaient assez importants.
21:39Hier, META, cette nuit,
21:40donc encore une fois,
21:41a des niveaux de prix assez importants.
21:42Ils arrivent donc à sursouscrire
21:44puisque tout le monde se dit
21:44que ce n'est pas cher, on va y aller.
21:46Et ça, c'est probablement un message
21:47qui reste fort.
21:48Donc là, le répit sous les 5%
21:50du disant américain,
21:51pour vous, il est temporaire ?
21:52Pour moi, il est temporaire.
21:53Il fallait qu'il y ait un répit
21:54parce que ça avait été franchement survendu.
21:57Simplement, il y a un moment
21:58où tout va...
21:59S'il n'y a pas de surprise particulière
22:03au niveau de Trump ou quoi que ce soit,
22:05il me semble que les taux sont orientés
22:06à la hausse et que la cible,
22:08c'est vers le 6% qui équilibre
22:10offre et demande.
22:10Venons-en aux résultats d'entreprise.
22:12On est vraiment sur, aujourd'hui,
22:14des résultats qui sont encore époustouflants,
22:16que ce soit en Europe
22:17mais aussi aux États-Unis.
22:18Alors certes, en Europe,
22:19c'est la composante énergie
22:21qui tire cette croissance.
22:22Néanmoins, hors énergie,
22:23on est quand même sur des bénéfices par action
22:25de l'ordre de 9% à 10% au troisième trimestre
22:27sur le stock ce 600.
22:28Vincent Lecartier, aux États-Unis,
22:30on est sur une progression
22:31des profits de l'ordre de 30%.
22:33Encore une fois,
22:34les résultats sont au-delà des attentes.
22:36Bon, par contre,
22:37la surprise moyenne,
22:37elle, elle est en baisse.
22:39Ça, c'est quand même nouveau.
22:40Oui.
22:41Il faut regarder quand même
22:42le niveau des marges des entreprises
22:45qui est à des niveaux records.
22:46Il faut regarder aussi
22:48la succession des records
22:50et des progressions
22:51qu'on a eues
22:52sur de très, très, très
22:53nombreux trimestres.
22:55Donc, à un moment
22:56qu'il y ait une phase d'inflexion
22:58et que le marché
22:59soit dans, on va dire,
23:01un peu dans l'euphorie des attentes
23:03et du coup, soit à la marge déçue,
23:06très bien.
23:07La réalité, c'est quand même
23:09qu'on est dans des circonstances
23:10de confort importantes
23:12sur la croissance,
23:14sur les discours de perspective
23:16qui sont donnés par les entreprises.
23:18On continue d'avoir
23:19un investissement très fort
23:21à la fois du côté privé
23:23et du côté public
23:24dans le monde entier.
23:25Donc, le risque de tassement
23:28de la croissance économique,
23:29il est quand même modéré.
23:32Donc, je pense qu'aujourd'hui,
23:34même si on peut
23:36couiner un petit peu
23:37à la marge
23:39sur certaines publications,
23:41globalement,
23:42c'est quand même
23:45d'excellentes publications
23:46et des perspectives
23:47qui restent encourageantes,
23:48il n'y a pas de raison
23:49de changer de classe d'actifs
23:51et de s'éloigner
23:52des actions pour autant.
23:53Justement, dans un instant,
23:54vous parlerez d'allocations.
23:55Juste avant,
23:56Étienne Gorgeon,
23:56justement, sur ces résultats.
23:57Ces résultats,
23:58ils sont très beaux,
23:59ils sont toujours très concentrés.
24:00Et moi, j'ai envie
24:01de regarder le verre
24:02à moitié plein en ce moment.
24:03Donc, je trouve qu'en Europe,
24:04il se passe quand même quelque chose.
24:0524 %, on est plus de deux fois
24:07sur la moyenne historique.
24:08La France,
24:10parce que ces entreprises
24:11sont très internationales,
24:13bénéficient
24:13de cet environnement
24:14emportés par cette croissance
24:16assez forte.
24:17C'est 30 % de croissance
24:19des bénéfices en France
24:20jusqu'à présent
24:20pour les boîtes françaises.
24:22Encore une fois,
24:23très internationales.
24:24Quand c'est négatif en Allemagne,
24:25il faut quand même le noter.
24:27Et c'est vrai
24:27qu'il y a une concentration
24:28de l'énergie,
24:28mais c'est vrai aussi
24:29qu'il y a une concentration
24:30incroyablement forte aux États-Unis.
24:31Vous l'avez dit, Étienne,
24:32il y a 30 % de croissance
24:33sur les bénéfices jusqu'à présent.
24:35Bon, si vous retirez
24:36les deux plus grosses boîtes
24:37que sont Micro et Nvidia,
24:38Micro et Nvidia,
24:40vous revenez à 20 % quand même.
24:41Donc, tout ça,
24:42c'est extrêmement intéressant.
24:44C'est porté,
24:45mais c'est toujours
24:46le même narratif
24:47qui est très fortement lié
24:49soit à l'énergie
24:50et aux banques en Europe,
24:51soit à l'IA
24:53et aux puces aux États-Unis.
24:57On en est toujours là,
24:58mais c'est des bonnes nouvelles.
24:58C'est des bonnes nouvelles
24:59et ça va continuer
25:00probablement à alimenter,
25:02je pense,
25:03un enthousiasme
25:04sur les marchés à risque.
25:06Nvidia qui n'a pas encore
25:07publié ses résultats.
25:08Ça sera le 17 novembre,
25:09dans quasiment 15 jours.
25:11En termes d'allocations,
25:12Vincent Lecartier,
25:13la dernière fois,
25:13vous êtes venu en plateau
25:14et vous avez dit
25:14il faut regarder le S&P 500
25:16et couilles pondérées.
25:17Bravo, c'était un bon choix
25:18en octobre.
25:18On fait quoi là maintenant
25:19et est-ce qu'il y aura
25:20un rallye de fin d'année ?
25:21En tout cas,
25:21comment vous y préparez
25:22à ce rallye ?
25:22Je pense qu'il y a deux manières
25:24de regarder le comportement
25:25de la surperformance
25:27du S&P et couilles pondérées.
25:28La première,
25:29c'est de dire
25:29c'est un mouvement défensif
25:33de la part des gestions
25:34qui allègent
25:35leur position sur la tech
25:37et qui élargissent
25:39ou reviennent
25:40sur des thématiques
25:42qui auraient sous-performé
25:44ou qui seraient sous-valorisées.
25:45Ça, c'est la première version.
25:46La deuxième version
25:47qui est la mienne,
25:48c'est que désormais,
25:49il faut jouer
25:50l'étape suivante
25:51sur l'IA.
25:52c'est le fait
25:52que les différentes
25:54sociétés américaines
25:55et les large cap
25:58en priorité
25:58et les différents secteurs
25:59vont s'approprier l'IA,
26:01vont gagner en compétitivité,
26:03en productivité
26:04et donc ça se retrouvera
26:06à leur niveau
26:06sur les bénéfices.
26:08Donc pour moi,
26:08il faut déjà commencer
26:09à rentrer sur la deuxième étape,
26:11pas juste la phase
26:12de construction de l'IA,
26:14mais bel et bien
26:14la deuxième phase,
26:15celle de l'appropriation
26:16de l'IA
26:17par l'ensemble des secteurs.
26:18Et je pense que
26:19c'est probablement
26:20le pari qu'il convient
26:23de jouer pour l'année prochaine.
26:25Et comment vous le jouez
26:26en termes
26:28d'allocations indicielles ?
26:29L'équipondéré,
26:31donc je substitue
26:32au fur et à mesure
26:32la partie traditionnelle
26:35Nasdaq ou S&P
26:36qui ont des biais techno
26:37très très très marqués
26:38vers le S&P équipondéré.
26:40La deuxième chose,
26:41c'est qu'il faut regarder
26:42aussi la devise,
26:43de temps en temps
26:43faire des paris dessus
26:44dans un sens ou dans l'autre.
26:46Troisième chose,
26:46il faut regarder aussi
26:49la diversification
26:50entre classes d'actifs,
26:52il faut être attentif
26:53au fait que le poids
26:54des technos
26:55est de plus en plus fort
26:56dans les indices
26:58obligataires,
27:00corporets.
27:01Donc se méfier,
27:02se méfier d'avoir
27:03l'impression de diversifier
27:04quand on a des positions
27:05actions et obligataires,
27:07alors qu'en fait
27:07on est un peu
27:08sur les mêmes biais.
27:09Donc se méfier de ça
27:10et même en Europe,
27:11CF,
27:12les émissions
27:13qui sont faites
27:13à l'heure actuelle,
27:15même dans les indices
27:16européens obligataires,
27:17il faut se méfier
27:18un petit peu
27:18de la montée en puissance
27:19de la techno américaine.
27:21Etienne Gorjon,
27:21vraiment très court,
27:22on est vraiment au bout.
27:23Non mais moi,
27:23je trouve qu'il y a toujours
27:25un enthousiasme
27:26qu'il faut aller capter
27:27sur les actions,
27:28mais de la même,
27:28pour paraphraser Vincent,
27:30la partie équipondérée,
27:32nous on la regarde
27:32en diversification,
27:33on aime bien le Japon,
27:34on aime bien l'Europe,
27:35il y a des diversifications
27:36qui sont vraiment intéressantes
27:37à aller chercher.
27:38Et puis sur l'obligataire,
27:39vous avez plein de choses
27:40à faire,
27:40désormais on n'est pas obligé
27:41d'aller encore
27:42sur du 10 ans américain
27:43ou allemand ou français,
27:44on peut très bien
27:45acheter du crédit
27:46à deux ans
27:46et faire des rendements
27:47de 6%.
27:48Et ça,
27:49c'est une nouveauté,
27:50on se demandait
27:51ce qu'on allait faire
27:51en début d'année,
27:52maintenant on se pose
27:53beaucoup moins de questions,
27:53il y a plein d'opportunités
27:54sur les deux marchés.
27:56Merci à tous les deux.
27:57Etienne Gorjon,
27:58donc responsable
27:58de la gestion obligataire
27:59de Sans Solanchon
28:00Asset Management
28:01et Vincent Lequartier,
28:02responsable de l'allocation
28:03d'actifs de WeSave.
28:04Dans une poignée de secondes,
28:05vous retrouvez leur closier,
28:06les experts.
28:06On se retrouve demain
28:07à 9h,
28:07très bonne journée.
28:09Good Morning Market
28:11sur BFM Business.