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  • il y a 6 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du mercredi 4 novembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Braque.
00:08C'est parti pour Good Morning Market avec en plateau ce matin Vincent Lequartier,
00:11responsable de l'allocation d'actifs de WeSave.
00:13Bonjour Vincent.
00:13Bonjour Étienne.
00:14Merci de nous accompagner en compagnie d'Étienne Gorjon,
00:16responsable obligataire chez Sanson Lanchon Asset Management.
00:19Étienne, on l'a vu ce matin, des résultats quand même assez impressionnants
00:24pour les démocrates en ce qui concerne la Chambre des représentants,
00:27222 sièges, la majorité était à 218.
00:30Donc l'affaire est pliée alors que tous les bulletins n'ont pas été encore dépouillés.
00:34Idem du côté du Sénat, 53 sièges contre 42 pour les Républicains.
00:38La majorité était à 51.
00:40Alors cette nuit, il y a eu une petite réaction,
00:42notamment sur les valeurs technologiques.
00:43On reparlera dans un instant du cas du Texas qui passe sous la houlette des démocrates.
00:47Comment vous regardez ces résultats qui étaient attendus,
00:51même si le marché depuis plusieurs semaines faisait un focus sur l'IA.
00:54Bien sûr, la case midterms était notée sur l'agenda, Vincent Lecartier,
00:59mais ce n'était pas l'élément majeur qu'attendaient les marchés.
01:02Néanmoins, quand vous regardez ce qui se passe ce matin,
01:04vous dites « oui, bon, ça y est, on peut passer à autre chose ».
01:06Je pense que ça redonne de la visibilité sur le fait qu'il y aura une forme d'équilibre politique.
01:13Ça allège probablement le risque iranien.
01:17Ça ne veut pas dire qu'il disparaît dans les deux prochains mois, je pense qu'il sera présent.
01:20Mais une fois que les démocrates seront physiquement en place au Congrès,
01:25je pense que ça neutralisera une partie du risque iranien.
01:29Le risque fiscal, je pense qu'on va gagner en visibilité, au final, sur cette partie-là.
01:36Le risque de dérapage budgétaire, peut-être qu'il sera un peu moindre.
01:40Ce n'est pas certain, mais peut-être qu'il sera un peu moindre.
01:43sans pour autant dire que les démocrates vont lever le pied sur la dépendance budgétaire.
01:48Ce n'est pas le genre de la maison.
01:50Je pense que le vrai sujet, c'était plus autour de l'IA, effectivement,
01:55avec le fait que les électeurs soient sensibles au coût de l'électricité, au coût de l'eau.
02:03Ils n'avaient pas forcément envie d'avoir le data center juste à côté de chez eux.
02:06Donc c'est peut-être de ce côté-là, sur la partie régulation, qu'il peut y avoir encore un
02:11reste de risque.
02:12Mais j'ai l'impression que depuis un mois, quand je regarde la performance du S&P équipondéré
02:18par rapport aux deux autres indices que sont le S&P 500 ou le Nasdaq, surtout,
02:25j'ai l'impression que la rotation a déjà commencé depuis un petit moment.
02:29Donc je ne serais pas surpris de voir les marchés ne pas faire grand-chose,
02:33voire même recommencer à être bien orientés.
02:37En tout cas, ce matin, les futurs américains sont légèrement dans le vert.
02:40Plus 0,4% pour le Dow Jones sur le contrat futur.
02:43Plus 0,1% pour le S&P 500.
02:45Quand le Nasdaq 100 est parfaitement stable, le Nasdaq 100 qui perdait plus d'1,5% au cours de
02:52la nuit.
02:53Etienne Gorjon, oui, la tech, c'est peut-être le secteur à surveiller au milieu de ces élections,
02:58dans le sens où vous avez des interrogations en ce qui concerne les démocrates.
03:03Comment aujourd'hui, ils vont essayer de mettre leur poids sur un sujet,
03:07Vincent en parlait, où il y a des interrogations sur le prix de l'énergie, sur l'eau,
03:11sur également, bien sûr, le prix de tout cela,
03:14et comment ça va changer le visage de l'économie américaine ?
03:16C'est déjà le cas.
03:18C'est plein de bonnes questions.
03:19Je le séparais en deux séquences.
03:20La séquence à court terme et la séquence à plus ou moins long terme.
03:23La séquence à court terme des marchés, ce qui est intéressant, c'est que circuler,
03:26il n'y a rien à voir, ce qui vient de se passer au Congrès est très important,
03:30mais c'est un message politique très fort et je vais y revenir,
03:32parce que pour moi, c'est plutôt une séquence de moyens long terme.
03:36D'un point de vue marché, il va y avoir deux séquences à surveiller qui sont importantes.
03:39Il y a Anthropik, puisque le roadshow commence le 10 novembre
03:43et ils veulent faire l'IPO qui est censée être une des plus grandes IPO de l'histoire.
03:49C'est censé se pricer le 26, juste avant Thanksgiving.
03:54Donc ça, c'est la première chose qui est vraiment extrêmement importante
03:57et c'est ce qui va probablement animer pas mal les marchés.
04:00L'autre facteur qui va animer les marchés, c'est que fait Trump au Moyen-Orient ?
04:05Est-ce qu'il attaque l'Iran ? Est-ce que le pétrole repasse au-dessus des 110 ou pas
04:08?
04:08Donc ça, je pense que ça va être les deux marqueurs des marchés.
04:11Ce qui s'est passé au Congrès offre de la visibilité,
04:13les marchés aiment la visibilité, donc ça, c'est la bonne nouvelle.
04:15Maintenant, ce qui se passe à moyen long terme est beaucoup plus intéressant, je trouve,
04:19parce que ça va probablement façonner les marchés de demain.
04:22Le point commun entre Biden, Kamala Harris et Trump,
04:26c'est qu'ils n'ont pas su lire une profonde évolution de ce qui se passe aux États-Unis.
04:34C'est qu'avant, on avait une économie qui était un peu trop forte,
04:40les taux remontaient, on passait en récession,
04:43il y avait un peu plus de chômage, mais les taux rebaissaient fortement
04:46et là, d'un seul coup, toute l'économie en profitait, des moins aisés aux plus aisés.
04:50Or, il n'y a pas de récession, les taux n'ont pas baissé
04:53et vous avez une confiance des consommateurs qui est au plus bas depuis X années
04:57et on s'aperçoit que la frange la plus basse, en fait,
05:00qui ne bénéficie plus des taux bas,
05:02qui ne bénéficie plus de ce mécanisme automatique
05:05qui faisait que la réserve fédérale, à un moment,
05:07leur donnait un tout petit peu plus de marge de manœuvre,
05:09ces gens-là, ils votent.
05:10Et ils n'ont pas voté pour les démocrates, ils ont voté contre Trump.
05:13Car les trois points en commun de ces Biden, Trump et Kamala Harris,
05:17c'est qu'ils se sont focalisés sur la croissance,
05:21ils ont oublié que l'enfer, quand vous êtes américain,
05:23c'est le pouvoir d'achat, c'est l'inflation.
05:25On est tous probablement...
05:26Enfin, moi, je vais assez régulièrement aux États-Unis,
05:29je gagne raisonnablement la vie, je suis pauvre là-bas.
05:31C'est un enfer de vivre aux États-Unis.
05:33Et on oublie...
05:36Peut-être qu'il y a un chiffre que j'aimerais laisser à vos auditeurs
05:39et qui, à mon avis, va être le sujet, la thématique de la politique américaine
05:43dans les prochaines années, c'est que, selon un sondage,
05:4771% des Américains les moins aisés
05:50n'ont pas la capacité d'assurer un des quatre besoins essentiels,
05:53transport, alimentation, santé, et puis j'oublie le dernier pas.
05:59Logement.
05:59Et logement, merci.
06:00Donc, on en est là aux États-Unis.
06:02Les Américains ont voté contre l'inflation de la vie chère
06:05et c'est intéressant parce que personne n'avait vraiment compris ça,
06:09que ce soit Trump, Biden ou Kamala Harris.
06:11Vincent Lecartier.
06:12Aujourd'hui, Donald Trump paye un petit peu cette économie en cas.
06:15C'est ça le message ?
06:17Au niveau électoral, oui.
06:18Je pense que pour les marchés financiers, ça ne pose pas vraiment de problème
06:23puisqu'en fait, beaucoup d'Américains sont quand même détenteurs d'actions.
06:27Globalement, je pense que même si les démocrates viennent, on va dire,
06:31freiner un petit peu par des contraintes réglementaires,
06:34le développement de l'IA, je pense qu'il y a quand même consensus national
06:37sur le fait qu'il faut impérativement que ça se développe.
06:41Alors, peut-être de façon un peu plus maîtrisée, moins rapide,
06:45un peu mieux partagée avec l'ensemble des Américains.
06:51Mais je pense que de toute façon, les Américains veulent que l'IA se développe
06:57et ils veulent en être le leader mondial.
06:59Donc, je pense que, qu'on soit démocrate ou républicain,
07:04cette thématique va continuer de porter les marchés, va continuer de porter l'économie.
07:07Donc, ensuite, qu'effectivement, la problématique derrière soit celle
07:11de la répartition de richesses, on est bien d'accord.
07:14Dans la mesure où les démocrates reprennent la main,
07:16peut-être que ça soulagera certaines problématiques sur la partie énergétique,
07:22sur la partie l'eau, la santé.
07:24Il y a un certain nombre de dépenses comme ça qui posaient de plus en plus problèmes
07:29à la partie la plus pauvre de la population,
07:32qui peut-être seront un petit peu soulagées.
07:34Donc, je pense que ça pourrait neutraliser un petit peu le stress de l'économie en cas
07:40et peut-être permettre d'avoir la consommation qui redevient,
07:45peut-être sur la deuxième partie du mandat, de nouveau une thématique en bourse.
07:49Dans un instant, nous évoquerons les résultats d'entreprises,
07:52qui continuent d'être bons.
07:52Encore hier soir, en ce qui concerne AMD ou encore Supermicrocomputer,
07:56mais justement, en ce qui concerne la tech,
07:59est-ce qu'aujourd'hui, il faut prendre en compte, Étienne Gorjon,
08:03le fait qu'un État, le Texas, qui était sous la houlette des Républicains
08:08depuis 1995, donc depuis plus de 30 ans,
08:11passe désormais sous le camp des démocrates ?
08:15Je pense que c'est un message.
08:17Le message, c'est le débat, c'est la répartition des richesses.
08:21En termes d'investissement ?
08:23Est-ce qu'aujourd'hui, c'est une raison de plus de se dire,
08:24il faut être prudent sur la tech, sur les data centers,
08:28parce que demain, il y aura peut-être un moratoire ?
08:29Je pense qu'il va y avoir des actions, mais le Congrès n'a pas...
08:33À moins que les Républicains s'allient avec les démocrates au sein du Congrès
08:37et atteignent 75% dans les deux chambres pour avoir des vétos,
08:40je pense que localement, il y aura quelques initiatives,
08:44mais d'un point de vue macroéconomique et d'un point de vue économique,
08:46je pense qu'on est toujours dans une situation où l'économie américaine est forte,
08:49portée par des investissements incroyables,
08:51et avec une croissance nominale, donc croissance réelle plus inflation,
08:56qui est autour de 6%, ça ne change pas.
08:59Ce que je trouve intéressant, moi, c'est Anthropik, c'est Résultats,
09:03c'est l'IPO, c'est le poids dans le S&P 500, c'est les résultats de Google,
09:09ce que le marché sanctionne, c'est toutes ces choses-là qui, à mon avis,
09:12continuent de dominer notre vie de gérant.
09:16Justement, Anthropik, vous en avez parlé, l'introduction en bourse
09:19qui devrait se dérouler la semaine du 16 novembre, d'après le Wall Street Journal.
09:24La valorisation de 2 000 milliards de dollars n'est plus d'actualité,
09:27notamment depuis que le groupe a publié ses résultats trimestriels en début de semaine,
09:31c'était lundi. Le groupe perd de l'argent, mais réduit ses pertes opérationnelles.
09:36La perte NERTE, elle est toujours, bien sûr, dans le rouge avec des éléments comptables.
09:41Ce qui fait peur, est-ce que ce n'est pas un petit peu les engagements ?
09:43Quand vous voyez ces fameux 900 milliards de contrats qui ont été signés
09:46et maintenant à exécuter, alors on est sur du très long terme,
09:49mais dans plusieurs notes d'analyste, aujourd'hui, vous avez des investisseurs
09:53qui se posent des questions sur ces fameux 900 milliards,
09:55aujourd'hui, comment les mettre en place ?
09:57En fait, moi je pense que ces engagements concrets, c'est 265 milliards,
10:04et ces engagements d'anthropique, ce sont donc ces futurs revenus,
10:07et ils sont payés par les principaux actionnaires,
10:10notamment Alphabet, Google, Amazon.
10:14Ça, c'est le premier message.
10:15Ce qui est intéressant également, c'est que, là-dessus,
10:19moi je ne vois pas de risque principal.
10:21Là où ça devient intéressant, c'est que les résultats du T1, du T2 et du T3
10:25sur Anthropik, et on en est à la monétisation de l'IA,
10:30c'est que progression de 144% entre le T1 et le T2,
10:34mais entre le T2 et le T3, progression de 44-45%.
10:37Et donc là, la question qui se pose, c'est est-ce que c'est juste un petit trou d
10:40'air
10:40ou est-ce que ça va repartir ?
10:42À un moment où le marché s'interroge sur le fait qu'on regarde
10:48beaucoup moins les résultats, on regarde les free cash flow.
10:51Quand Alphabet fait moins 10, de free cash flow, c'est un problème.
10:55C'est-à-dire, c'est intéressant, Alphabet, c'est le meilleur cloud
11:00avec 103% de croissance d'un trimestre à l'autre.
11:02C'est la pire performance, simplement, parce qu'ils ont fait 10 milliards
11:06de free cash flow négatif.
11:09À un moment où, sur les résultats, les surprises sur les résultats
11:12ne sont plus si énormes.
11:13On sent quand même que la première vague qui a généré autant d'enthousiasme
11:17sur l'IA, c'est-à-dire la construction des data centers, l'infrastructure.
11:21Bon, ça commence à être vraiment dans les prix.
11:22Et les marchés, maintenant, ce qu'ils attendent, c'est d'être rassurés
11:26sur la monétisation de cette IA.
11:27Et je pense qu'Enthropique va nous donner pas mal de...
11:31Enfin, ça va être intéressant d'écouter ce qui se passe tout au long du roadshow.
11:35Passons le quartier, votre analyse en ce qui concerne Enthropique.
11:38Parce que maintenant, c'est vraiment devenu le sujet de cette fin d'année
11:40sur les marchés.
11:41Il faut que ça se passe bien pour que, derrière, les banques d'affaires
11:44puissent organiser les introductions en bourse suivantes.
11:48Donc, je pense que...
11:49Moi, je ne suis pas très inquiet sur le fait que celle-là se passe bien.
11:54Globalement, j'ai quand même le sentiment que l'arrivée des démocrates,
11:59pour essayer quand même de revenir un tout petit peu en arrière,
12:01que l'arrivée des démocrates, s'ils font de la régulation,
12:05ça peut, on va dire, rallonger les délais d'installation des data centers.
12:11Quand je vois la problématique aujourd'hui de pénurie de semi-conducteurs,
12:16de complexité à connecter le data center avec le réseau électrique,
12:21d'une certaine manière, si on devait avoir de la régulation
12:24et donc allonger un petit peu les délais,
12:27pour les donneurs d'ordre que sont les hyperscalers,
12:30ça ne serait pas forcément une mauvaise nouvelle de dire
12:32on va lever le pied sur les investissements,
12:35puisque de toute façon, le régulateur nous l'impose.
12:37Et d'une certaine manière, ça va permettre d'avoir un peu moins de stress,
12:41justement, sur les cash flows, les free cash flows,
12:43qui aujourd'hui ont tendance à tourmenter un petit peu le marché.
12:48Alors, ça n'enlève rien aux problématiques d'engagement,
12:51de bilan hors bilan, des sociétés de participation croisée,
12:56voilà, toute cette partie-là.
12:58D'instinct, j'ai tendance à dire que l'IA est trop importante pour le pays,
13:03quoi qu'il arrive, j'insiste bien, quoi qu'il arrive,
13:06il y aura le sauvetage des grands acteurs s'ils devaient être malades.
13:10Et ce scénario d'un ralentissement des investissements
13:13serait une bonne nouvelle pour le marché obligataire.
13:15Ça permettrait de détendre un petit peu le disant américain.
13:18Alors, on est vraiment sur des si...
13:20Le but, ce n'est pas de faire boule de cristal,
13:21mais ce sont des scénarios qui ont été évoqués, d'ailleurs, je crois,
13:24par HSBC, qui étaient revenus plutôt notes sur la partie action
13:27et plutôt favorables sur la partie obligataire.
13:29En se disant, si demain, il y a un ralentissement sur l'IA,
13:31ça sera une bouffée d'air pour le disant américain.
13:33Je pense que s'il faut espérer, mais s'il faut mettre un si dans l'histoire,
13:37je préférais que ça soit un si sur le pétrole
13:40plutôt qu'un si sur les data centers.
13:42Parce que le si sur les data centers,
13:43il va falloir un peu de temps quand même
13:45pour que la régulation se mette en place
13:46et impacte, au final, les investissements des entreprises.
13:51Alors que le pétrole, pour moi, est un sujet beaucoup plus imminent.
13:55Et je pense qu'en plus, c'est quelque chose de mondial.
13:58Ce n'est pas juste localisé aux Etats-Unis et à quelques entreprises.
14:03C'est quelque chose de beaucoup plus large.
14:05Donc je pense que c'est surtout celui-là de si qui serait important.
14:09Est-ce que l'équilibre politique, le rééquilibrage politique
14:12va jouer beaucoup sur le disant ?
14:15Je ne suis pas certain au niveau budgétaire, une fois encore.
14:18Je pense que c'est plutôt au niveau pétrolier
14:21et un petit peu les data centers,
14:22mais plus tard, que ça peut se jouer.
14:25En attendant, tous ces acteurs souhaitent encore et toujours lever de l'argent,
14:28y compris en euros.
14:29Vous l'avez vu, la levée de fonds d'Alphabet Etienne Gorjon lundi.
14:32Ils cherchaient 6 milliards, il y avait 17 milliards dans le carnet.
14:36Vous avez des informations de Bloomberg également
14:37qui évoquent que Meta, donc la maison mère et WhatsApp,
14:41Facebook, Instagram, cherchent 20 milliards sur la partie obligataire.
14:44Bon, à court terme, il y a encore et toujours besoin de financement pour ces capex.
14:48C'est ça, c'est vrai que Meta a compris qu'il ne fallait pas trop insister sur les capex,
14:53donc ils ont dit qu'ils allaient ralentir,
14:55mais en attendant, ils émettent énormément de dettes à des niveaux records.
14:59Meta a émis, en fait, cette nuit, donc ils ont émis 15 milliards,
15:02c'était 4 fois sur souscrit, et ils ont émis,
15:04et c'est là où c'est intéressant, un prix qui est extrêmement attractif.
15:07Ils ont émis 1,5% au-delà de ce qu'ils sont censés émettre dans leur catégorie.
15:12Donc, en fait, le prix n'a pas d'importance, il faut émettre.
15:16Il faut émettre, parce qu'ils ont des engagements, ils ont des dépenses à assumer.
15:20Et ça, oui, dans une certaine mesure, ça va continuer à peser sur la partie longue de la courbe.
15:25Je pense que sur la partie taux, moi, ce que j'ai toujours dit sur votre antenne
15:29et ce qui a nous drivé notre positionnement sur les taux,
15:34c'est que ce qu'il faut regarder, c'est la croissance nominale.
15:36C'est la croissance nominale qui donne à peu près une indication pas trop mauvaise sur les taux longs.
15:40La croissance nominale aux Etats-Unis, elle est autour de 6.
15:42Nous, notre scénario, c'est que les taux, peu importe ce qu'émettent les Meta, les Google,
15:48les taux longs vont continuer à converger vers ceci.
15:51C'est probablement que la réserve fédérale fera un tout petit peu plus que ce qui est pricé en ce
15:55moment,
15:55c'est-à-dire à peu près deux hausses de taux.
15:57Moi, je ne serais pas surpris qu'il n'y en ait pas non plus des tonnes, mais au moins
15:59trois.
16:00Au moins trois, parce que simplement, quand vous avez une croissance nominale si forte,
16:04vous devez avoir des taux qui convergent.
16:07Le point qui est intéressant, c'est que sur les Hyperscalers, le prix n'a pas d'importance.
16:12C'est ça qui est assez incroyable.
16:14Google, il avait printé en plein mois d'août, début de semaine d'août.
16:17Normalement, il n'y a personne pour s'occuper de ses portefeuilles.
16:20Eux, ils arrivent avec des montants qui étaient assez importants.
16:23Hier, Meta, cette nuit, encore une fois, a des niveaux de prix assez importants.
16:26Ils arrivent donc à sursouscrire, puisque tout le monde se dit que ce n'est pas cher, on va y
16:29aller.
16:30Et ça, c'est probablement un message qui reste fort.
16:32Donc là, le répit sous les 5% du disant américain, pour vous, il est temporaire ?
16:36Pour moi, il est temporaire.
16:37Il fallait qu'il y ait un répit, parce que ça avait été franchement survendu.
16:41Simplement, il y a un moment où tout va...
16:43S'il n'y a pas de surprise particulière au niveau de Trump ou quoi que ce soit,
16:49il me semble que les taux sont orientés à la hausse et que la cible,
16:52c'est vers le 6% qui équilibre offre et demande.
16:54Venons-en aux résultats d'entreprise.
16:56On est vraiment sur, aujourd'hui, des résultats qui sont encore époustouflants,
17:00que ce soit en Europe mais aussi aux États-Unis.
17:02Alors certes, en Europe, c'est la composante énergie qui tire cette croissance.
17:06Néanmoins, hors énergie, on est quand même sur des bénéfices par action
17:08de l'ordre de 9 à 10% au troisième trimestre sur le Stoxx 600.
17:12Vincent Lecartier, aux États-Unis, on est sur une progression des profits de l'ordre de 30%.
17:17Encore une fois, les résultats sont au-delà des attentes.
17:20Bon, par contre, la surprise moyenne, elle, elle est en baisse.
17:22Ça, c'est quand même nouveau.
17:24Il faut regarder quand même le niveau des marges des entreprises qui est à des niveaux records.
17:30Il faut regarder aussi la succession des records et des progressions qu'on a eues sur de très, très, très
17:37nombreux trimestres.
17:39Donc à un moment qui est une phase d'inflexion et que le marché soit dans, on va dire, un
17:45peu dans l'euphorie des attentes
17:47et du coup soit à la marge déçue, très bien, la réalité, c'est quand même qu'on est dans
17:53des circonstances
17:54de confort importante sur la croissance, sur les discours de perspective qui sont donnés par les entreprises.
18:02On continue d'avoir un investissement très fort à la fois du côté privé et du côté public dans le
18:08monde entier.
18:09Donc le risque de tassement de la croissance économique, il est quand même modéré.
18:16Donc je pense qu'aujourd'hui, même si on peut couiner un petit peu à la marge sur certaines publications,
18:26globalement, c'est quand même d'excellentes publications et des perspectives qui restent encourageantes.
18:32Il n'y a pas de raison de changer de classe d'actifs et de s'éloigner des actions pour
18:37autant.
18:37Justement, dans un instant, vous parlerez d'allocations.
18:39Juste avant, Étienne Gorgeon, justement, sur ces résultats.
18:41Ces résultats, ils sont très beaux, ils sont toujours très concentrés.
18:44Et moi, j'ai envie de regarder le verre à moitié plein en ce moment.
18:47Donc je trouve qu'en Europe, il se passe quand même quelque chose.
18:4924%, on est plus de deux fois sur la moyenne historique.
18:52La France, parce que ces entreprises sont très internationales,
18:57bénéficie de cet environnement porté par cette croissance assez forte.
19:01C'est 30% de croissance des bénéfices en France jusqu'à présent pour les boîtes françaises.
19:06Encore une fois, très international.
19:08Quand c'est négatif en Allemagne, il faut quand même le noter.
19:10Et c'est vrai qu'il y a une concentration de l'énergie,
19:12mais c'est vrai aussi qu'il y a une concentration incroyablement forte aux États-Unis.
19:15Vous l'avez dit, Étienne, il y a 30% de croissance sur les bénéfices jusqu'à présent.
19:19Bon, si vous retirez les deux plus grosses boîtes,
19:21ce que sont Micro et NVIDIA,
19:22Micro, pardon, et NVIDIA, vous revenez à 20% quand même.
19:25Donc tout ça, c'est extrêmement intéressant.
19:28C'est porté, mais c'est toujours le même narratif
19:30qui est très fortement lié soit à l'énergie et aux banques en Europe,
19:35soit à l'IA et aux puces aux États-Unis.
19:41On en est toujours là, mais c'est des bonnes nouvelles.
19:42C'est des bonnes nouvelles et ça va continuer probablement à alimenter,
19:46je pense, un enthousiasme sur les marchés à risque.
19:50NVIDIA qui n'a pas encore publié ses résultats,
19:51ça sera le 17 novembre, dans quasiment 15 jours.
19:55En termes d'allocations, Vincent Lecartier,
19:56la dernière fois, vous êtes venu en plateau,
19:58vous avez dit, il faut regarder le S&P 500 et Kouille-Pondéré.
20:00Bravo, c'était un bon choix en octobre.
20:02On fait quoi là maintenant ?
20:03Et est-ce qu'il y aura un rallye de fin d'année ?
20:05En tout cas, comment vous vous y préparez à ce rallye ?
20:06Je pense qu'il y a deux manières de regarder le comportement
20:09de la surperformance du S&P et Kouille-Pondéré.
20:12La première, c'est de dire que c'est un mouvement défensif
20:17de la part des gestions qui allègent leur position sur la tech
20:21et qui élargissent ou reviennent sur des thématiques
20:26qui auraient sous-performé ou qui seraient sous-valorisées.
20:29Ça, c'est la première version.
20:30La deuxième version, qui est la mienne,
20:32c'est que désormais, il faut jouer l'étape suivante sur l'IA.
20:36C'est le fait que les différentes sociétés américaines
20:39et les large cap en priorité et les différents secteurs
20:43vont s'approprier l'IA, vont gagner en compétitivité,
20:47en productivité.
20:48Et donc, ça se retrouvera à leur niveau sur les bénéfices.
20:52Donc, pour moi, il faut déjà commencer à rentrer sur la deuxième étape,
20:55pas juste la phase de construction de l'IA,
20:57mais bel et bien la deuxième phase, celle de l'appropriation de l'IA
21:01par l'ensemble des secteurs.
21:02Et je pense que c'est probablement le pari qu'il convient de jouer
21:07pour l'année prochaine.
21:08Et comment vous le jouez en termes d'allocations indicielles ?
21:13L'équipondéré.
21:15Donc, je substitue au fur et à mesure la partie traditionnelle
21:19Nasdaq ou S&P, qui ont des biais techno très, très, très marqués,
21:23vers le S&P équipondéré.
21:24La deuxième chose, c'est qu'il faut regarder aussi la devise,
21:26de temps en temps faire des paris dessus dans un sens ou dans l'autre.
21:29Troisième chose, il faut regarder aussi la diversification
21:34entre classes d'actifs.
21:36Il faut être attentif au fait que le poids des technos
21:39est de plus en plus fort dans les indices obligataires,
21:44corporets.
21:45Donc, se méfier d'avoir l'impression de diversifier
21:48quand on a des positions actions et obligataires,
21:51alors qu'en fait, on est un peu sur les mêmes biais.
21:53Donc, se méfier de ça, et même en Europe,
21:55CF, les émissions qui sont faites à l'heure actuelle,
21:59même dans les indices européens obligataires,
22:01il faut se méfier un petit peu de la montée en puissance
22:03de la techno américaine.
22:05Etienne Gorjon, vraiment très court, on est vraiment au bout.
22:07Non, mais moi, je trouve qu'il y a toujours un enthousiasme
22:10qu'il faut aller capter sur les actions,
22:11mais de la même, pour paraphraser Vincent,
22:14la partie équipondérée, nous, on la regarde en diversification.
22:17On aime bien le Japon, on aime bien l'Europe.
22:19Il y a des diversifications qui sont vraiment intéressantes
22:21à aller chercher.
22:22Et puis, sur l'obligataire, vous avez plein de choses à faire.
22:24Désormais, on n'est pas obligé d'aller encore
22:26sur du 10 ans américain ou allemand ou français.
22:28On peut très bien acheter du crédit à deux ans
22:30et faire des rendements de 6%.
22:32Et ça, c'est une nouveauté.
22:34On se demandait ce qu'on allait faire en début d'année.
22:36Maintenant, on se pose beaucoup moins de questions.
22:37Il y a plein d'opportunités sur les deux marchés.
22:40Merci à tous les deux.
22:41Etienne Gorjon, responsable de la gestion obligataire
22:43de Saint-Solanchant Asset Management.
22:45Et Vincent Lequartier, responsable de l'allocation d'actifs
22:47de Wysay.
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