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  • il y a 15 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:0117h23, on va maintenant parler de cette semaine sociale qui s'annonce une fois de plus agitée avec cette journée
00:07de grève générale programmée jeudi.
00:09Mais avant ça quand même, la bonne nouvelle pour les automobiles, c'est la baisse du prix du diesel à
00:14la pompe avec l'injection des 10 millions de barils de gazole par l'État,
00:18les fameux stocks stratégiques donc libérés. Ça a débuté officiellement hier et peu à peu, les stations-services vont a
00:26priori répercuter cette baisse,
00:27notamment dans les stations Leclerc et Système-U qui ont décidé de baisser de 21 centimes à la pompe le
00:32prix du diesel.
00:33Total Energy, c'est une baisse de 10 centimes en plus du plafond qui ramène le gazole à 2,15
00:38euros.
00:39Et puis ça doit aussi concerner toutes les stations, même les petites stations en service indépendante.
00:43On va tout de suite vérifier sur place avec Antoine Forestier pour BFM TV.
00:47Oui, l'enseigne Leclerc a annoncé des baisses de prix dans ces 742 stations partout dans le pays avec 21
00:52centimes de moins pour le litre de gasoil.
00:54Dans cette station de Vitry-sur-Seine, on a même atteint 23 centimes de moins.
00:58On payait la semaine dernière ici le litre de gasoil à 2,37 euros.
01:02C'est désormais 2,14 euros.
01:03Ce qui veut dire que pour un plein de 50 litres, vous faites une économie de 11,50 euros par
01:07rapport à ce qu'on a pu connaître ces derniers mois.
01:10Malgré tout, les automobilistes sont quand même assez déçus parce qu'ils espéraient des baisses encore plus conséquentes.
01:15Je vous propose de les écouter. Ils sont interrogés au micro de Colin Hervé.
01:18C'est toujours trop cher, même si ça a baissé, c'est trop cher.
01:21Je suis en vrai, il ne faut pas que je dépasse les 30, sinon ça va être trop cher.
01:27Ça fait du bien et je pense que ça le voit au vu du nombre de voitures.
01:31Donc voilà, ça fait du bien et on est là pour mettre le plein aujourd'hui.
01:35Voilà, tout simplement.
01:36C'est énorme la différence, mais c'est pas assez.
01:39C'est pas assez, ils ont grave augmenté pour baisser un petit peu, pour nous faire croire qu'ils ont
01:44baissé.
01:45Mais en fait, non, c'est toujours trop en fait.
01:49Vous l'avez entendu, ces automobilistes ont de la mémoire.
01:51Ils se rappellent que dans cette station, avant le début de la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis,
01:55ont payé le plein de gasoil 1,56€.
01:58Ce qui veut dire que même après la baisse que l'on vient de connaître,
02:00le plein de gasoil est toujours 30€ plus cher qu'à cette époque.
02:04Alors c'est toujours trop, dit cet automobiliste.
02:06C'est vrai que ça reste au-dessus de 2€.
02:08Et puis ça ne concerne que le diesel, puisque l'essence n'est pas concernée.
02:10Gaëtan Mellard, néanmoins, ça fait quand même quelques euros en moins sur un plein.
02:15Oui, sur une semaine, c'est une économie de 10 à 15€ par plein.
02:19Donc effectivement, c'est assez notable à signaler.
02:22D'ailleurs, on le voit bien, les automobilistes qui, ces derniers temps,
02:26hésitaient avant de faire le plein et plutôt faisaient des demi-pleins pour justement faire des économies.
02:31Là, on le voit bien, les stations sont prises d'assaut,
02:34tout simplement parce que les automobilistes savent que cette baisse, elle est limitée dans le temps,
02:40qu'il y a un moment donné où, eh bien, on va retrouver les niveaux d'avant.
02:43Quand on aura utilisé tous les stocks libérés ?
02:45Dès qu'on aura utilisé.
02:46Et d'ailleurs, c'est le pari un peu risqué du gouvernement.
02:48C'est-à-dire que l'objectif, c'est que d'ici la fin de cette opération,
02:53la situation se soit améliorée au Moyen-Orient,
02:56que le prix du baril de pétrole et surtout le gazoil qui est à Rotterdam...
02:59Pardon, mais quand on entend Donald Trump nous dire
03:01« je veux envoyer une bombe nucléaire sur l'Iran », je ne sais pas pourquoi,
03:03mais on se dit « ça ne va pas se calmer tout de suite ».
03:06C'est pour cela que je vous dis que le pari est très risqué,
03:08parce que les automobilistes ont bien conscience que cette baisse,
03:12elle ne va pas durer dans le temps.
03:14Le gouvernement veut gagner du temps, en fait.
03:16Mais bien sûr, tout à fait.
03:17Et croiser les doigts, surtout, croiser les doigts pour espérer, encore une fois,
03:20que la situation s'arrange et que le prix du baril de pétrole repasse sous les 100 dollars.
03:25Mais pourquoi toutes les stations-service ne sont pas encore concernées ?
03:28Parce que j'entendais la semaine dernière Maud Bréjeon nous dire,
03:30pour parler du gouvernement, dès dimanche 1er novembre, vous verrez,
03:33et là, il y a quand même beaucoup de stations qui n'ont pas encore reçu ces stocks.
03:37C'est normal, ça dépend de l'approvisionnement.
03:39Vous savez, les stations-service ne sont pas approvisionnées de la même manière.
03:42La consommation n'est pas la même non plus dans une petite station en territoire rural
03:47qu'une station à Paris.
03:49Il faut vider les cuves.
03:50Il faut vider les cuves, il faut les remplir.
03:52Et ces stocks stratégiques, en fait, elles servent de complément.
03:55C'est-à-dire que vous achetez toujours du carburant au prix du marché,
03:59du diesel au prix du marché, et vous faites une moyenne.
04:02C'est pour cela qu'il y a autant de différences d'une station à une autre.
04:06Et puis après, il y a un choix stratégique de la part des distributeurs.
04:10Est-ce que vous utilisez l'intégralité des barils à bas prix que vous disposez,
04:17ce qui vous permet de faire une ristourne beaucoup plus importante,
04:20mais dans un temps beaucoup plus limité ?
04:21Ou bien, est-ce que vous étalez sur plusieurs semaines ?
04:25C'est-à-dire que la baisse sera moins importante,
04:27mais elle sera visible plus longtemps.
04:30En tout cas, une chose est certaine,
04:32aujourd'hui, toutes les stations-services doivent répercuter cette baisse.
04:37Il va y avoir des contrôles de la part de la DGCCRF,
04:39et il y aura, Bercy nous dit, des sanctions.
04:42C'est-à-dire que si les stations-services n'impliquent pas exactement cette baisse
04:47et essayent de se refaire leur marge,
04:49et bien là, effectivement, le coup prétombera.
04:52Est-ce que ça va calmer la colère sociale, cette baisse à la pompe ?
04:56Julie Ferrois, vous êtes secrétaire nationale de l'Union syndicale solidaire.
04:59Samedi, il y avait donc une nouvelle mobilisation contre la vie chère.
05:02Ça recommence jeudi.
05:04Est-ce quand même cette baisse des carburants,
05:05ça ne peut pas apaiser votre colère ?
05:09Alors, ce n'est pas que notre colère.
05:11C'est une colère de l'ensemble de la population,
05:15notamment des travailleurs et des travailleuses les plus précaires.
05:17Et cette baisse, ça a déjà été dit par votre collègue,
05:21elle ne concerne que les prix du diesel.
05:23Or, on sait qu'il n'y a pas que le diesel.
05:26Il y a aussi beaucoup de personnes...
05:28Mais en général, les gros rouleurs roulent au diesel.
05:31Oui.
05:31Et notamment le transport routier.
05:33Le transport routier, certes, mais ça ne concerne pas l'ensemble des salariés.
05:36Bien sûr, bien sûr.
05:37Et puis, ça ne concerne pas non plus le prix du chauffage.
05:40Il y a encore le chauffage, là, on arrive vers l'hiver.
05:43Le gaz va augmenter.
05:44Le gaz va augmenter, le fuel va augmenter.
05:46Comment est-ce que les gens vont se chauffer ?
05:47Nous, c'est ce qu'on entend vraiment sur nos lieux de travail,
05:49des personnes qui ne savent plus, dès le 10 du mois, le 15 du mois,
05:53comment est-ce qu'ils vont tenir jusqu'à la fin du mois.
05:55C'est-à-dire, ils doivent choisir entre manger, se chauffer, voire se loger, s'habiller.
05:59Tout ça rentre en ligne de compte.
06:01Donc, vous ne lâchez pas la pression ?
06:02C'est pour ça qu'il y a cette nouvelle journée, jeudi ?
06:04C'est quoi ? C'est un appel à la grève générale ?
06:07Ce jeudi, en tout cas, nous, ce qu'on voit,
06:09c'est qu'on a beaucoup de travailleurs et de travailleuses qui sont en colère,
06:12qui voient qu'il y a une injustice sociale dans ce pays,
06:15une injustice fiscale, avec des multinationales qui se font encore des milliards.
06:19Voilà, un total a fait encore 9 milliards d'euros de bénéfices.
06:24La SNCF a encore aussi fait des bénéfices.
06:26Et à côté de ça, il y a des personnes qui n'arrivent plus à terminer le mois.
06:29Donc, la colère, elle est là.
06:31La colère, elle est là.
06:32La grève, elle sera là.
06:33En tout cas, nous, ça faisait depuis les mobilisations contre la réforme des retraites
06:37qu'on n'avait pas vu autant de personnes qui nous ont appelées
06:39pour savoir comment faire grève, s'ils peuvent se mettre en grève.
06:42Donc, on le redit.
06:42Donc, ça veut dire les transports vont être tous très touchés ?
06:45Les transports, l'éducation, les finances publiques,
06:48tous les secteurs, la santé, tous les secteurs vont être touchés.
06:51Donc, vous annoncez une forte mobilisation jeudi ?
06:53Jeudi, la mobilisation sera très forte.
06:55Et puis, bien sûr, il y aura aussi à nos côtés les lycéens et lycéens.
06:58Attendez, on va s'arrêter un instant sur les lycéens,
07:00parce que j'ai l'impression quand même que la plupart d'entre eux
07:02ont écouté le conseil d'Emmanuel Macron,
07:05à savoir reprendre le chemin de la classe
07:07parce que ce matin, la très grande majorité des lycéens étaient en cours.
07:12Il y avait très peu de lycées bloqués.
07:14Selon les chiffres officiels du ministère de l'Education nationale,
07:17seulement 41 établissements étaient bloqués.
07:19Ça représente 1% des quelques 3 700 établissements contre la France.
07:23Le mouvement des lycéens s'essouffle, il ne faut pas dire, se termine ?
07:26Non, pas du tout.
07:28Moi, je ne partage pas ce point de vue-là.
07:29Et d'ailleurs, d'après les chiffres du gouvernement,
07:31sur ce plateau, je suis tout seul.
07:34Alors, vous savez, nous, on a dit qu'on était plus de 150.
07:37Ça s'est peaufiné.
07:38On a 169 lycées bloqués aujourd'hui.
07:41En sachant qu'il n'y a pas d'appel national aujourd'hui.
07:44Et on appelle demain la mobilisation générale
07:47à bloquer tous les lycées et les universités.
07:50Ça ne sera pas pire, ça sera mieux.
07:52Chacun son point de vue.
07:53Ça dépend.
07:53Celui qui veut étudier, ça sera pire.
07:55Non, mais sérieusement, il y a certains de vos collègues étudiants et lycéens,
07:58ils n'ont pas été en cours depuis un mois maintenant.
08:01Et même certains proviseurs s'inquiètent parce qu'il faut quand même aller en cours,
08:05avoir des notes, une évaluation.
08:07Oui, mais écoutez, ça fait un an et demi qu'on essaie dans les instances
08:12et les institutions adéquates de défendre ces propositions.
08:15Les élus académiques à la vie lycéenne ont travaillé pendant un an et demi
08:18sur Parcoursup, sur le temps scolaire, sur la santé mentale des jeunes.
08:22La première fois où je rencontre M. Geoffrey et je lui demande
08:24où sont ses conclusions de ses travaux, il me dit que je n'en ai même pas connaissance.
08:28Alors voilà, c'est pour vous dire qu'aujourd'hui, ça ne fonctionne plus
08:31et que la seule fois où les lycéens et lycéennes sont écoutés,
08:34où le gouvernement se daigne de les recevoir, c'est seulement quand on bloque.
08:37Mais il y a eu des concessions quand même qui ont été annoncées.
08:39Est-ce que ce n'est pas le temps de la négociation, la reprise des cours
08:43et puis de continuer à peaufiner ce qu'on vous a annoncé ?
08:46Mais écoutez, pour l'instant, c'est ce que je dis, moi c'est de l'enfumage
08:49et c'est bien que vous me posez la question, comme ça, ça pourra me permettre aussi
08:51de décrypter ce qui a été annoncé.
08:53Or notamment sur les 4 milliards pour le bâti, c'est un prêt fait par la Caisse des dépôts
08:58avec un taux d'intérêt à prix préférentiel.
09:00Oui, mais c'est de l'argent qui varie.
09:02Oui, entre maintenant et 2031.
09:04Alors si vous faites à l'année, ça ne fait pas beaucoup.
09:06Surtout avec le manque d'argent que les régions et les collectivités ont.
09:10On a eu un rendez-vous avec Mme Gattel et M. Geffray et des représentants de région
09:14et certains présidents et présidentes de région qui le disaient eux-mêmes.
09:16C'est leur jeter la patate chaude dessus et que beaucoup de ces régions
09:20seraient en incapacité de bénéficier de ce prêt parce qu'ils sont déjà pris jusqu'au coût.
09:24Or aujourd'hui, nous ne c'est pas ce qu'on a demandé.
09:26C'est les régions qui finançaient ça, il faut le rappeler.
09:27Oui, mais sauf qu'en fait, il y a un rapport sénatorial qui date d'il y a un an
09:31et demi
09:31présidé par Fabien Gué et le rapporteur était un sénateur LR
09:35où dedans, on cible entre 211 et 270 milliards d'euros de dotations en moins
09:41depuis 2012 aux collectivités dont aux régions et aux collèges.
09:44Et si vous me permettez juste de pouvoir finir, on nous parle de Parcoursup en 2028,
09:48que je sache que ce gouvernement ne sera plus là en 2028.
09:51Il pourrait au moins s'engager d'abroger la loi ORE qui est l'initiale de Parcoursup.
09:53Vous verriez que Sébastien Le Cordu reste plus longtemps ?
09:55Non, je n'ai pas dit ça et ce n'est pas mon rôle non plus.
09:59Alors pour moi, il devrait y avoir l'abrogation de la loi ORE avec une prise d'effet en septembre.
10:06Comme ça, ça laissera le temps au prochain gouvernement et ça laissera aussi aux organisations représentatives
10:11de pouvoir travailler sur une autre plateforme.
10:12Et pour conclure, sur les 28 élèves par classe, en classe de seconde, 500 enseignants, c'est bien.
10:18Mais pour tenir cette promesse sur tout le territoire, il en faut beaucoup plus.
10:21– Donc vous maintenez la pression en participant notamment demain à la journée noire d'un réflexe.
10:27– On se mettra des travailleurs et travailleuses le 5 novembre, bien évidemment.
10:29– Et les travailleurs et travailleuses à convergence des luttes, comme on dit.
10:31Pierre-Henri Dumont, comment on répond à un mouvement contre la vie chère ?
10:35Parce que la vie chère, ça c'est un constat, c'est factuel.
10:37On a vu que l'inflation était repartie à la hausse.
10:40Tous les Français le constatent, c'est de faire ses courses.
10:42C'est plus cher de manger, c'est plus cher pour se chauffer, c'est plus cher pour se loger,
10:46c'est plus cher pour tout.
10:47Bon, alors comment on répond à ça ?
10:49– Que ce soit plus cher, si les salaires augmentent à côté, c'est pas très grave.
10:52– Oui, bien sûr, c'est pas le cas.
10:53– Le problème, c'est que c'est plus cher et que les salaires n'augmentent pas.
10:55– Et la croissance est à tonne.
10:57– On a la pire croissance de l'Union Européenne.
10:59– Donc on produit moins de richesse.
11:00– Voilà, donc on est dans un continent qui va pas bien,
11:02et nous on est le pays qui va le plus mal dans un continent qui va pas bien.
11:05Donc forcément, ça pose un vrai sujet.
11:07Donc nous, ce qu'on propose avec Bruno Retailleau,
11:09c'est d'abord sur l'essence, qu'on parlait de l'essence pour commencer,
11:11c'est suspendre les certificats d'économie d'énergie, c'est 17 centimes.
11:15C'est pas une taxe, ça n'a pas été votée par le Parlement,
11:17ça n'a pas été pris par un décret du jour au lendemain.
11:19Ça ne pèse pas sur le budget, ça ne pèse pas sur le déficit.
11:21– Mais là, il y a eu les stades stratégiques libérés,
11:23donc ça revient la même chose.
11:24– On aurait 17 centimes de moins, ça fait 8,50 euros environ sur un plein,
11:28sur l'essence et sur le gazole.
11:28– Oui, mais c'est mauvais pour l'écologie, vous le savez pertinemment,
11:30vous dites que la croissance est à tonne.
11:32Pardonnez-moi, monsieur, aujourd'hui,
11:33ces certificats d'économie d'énergie financent le renouvelable,
11:37notamment les pompes à chaleur, les voitures électriques et tout ça.
11:39Si on suspend ces économies d'énergie,
11:41ça veut dire qu'on aura de l'investissement en moins pour l'écologie.
11:45Ce sont des choix politiques, il faut les faire,
11:47mais il faut dire la vérité aux Français.
11:49C'est-à-dire que supprimons les C2E, très bien,
11:51mais ça aura des conséquences sur l'écologie.
11:53– Alors, j'ai dit suspendre, je n'ai pas dit supprimer pour commencer,
11:55parce qu'il y a des temporalités.
11:57– Vous savez très bien quand on suspend une taxe, elle ne revient jamais.
11:58– C'est un décret, et ce n'est pas une taxe,
12:00ce n'est pas une taxe, c'est un décret qui dit,
12:03voilà, ça ne passe pas par le Parlement,
12:04et donc la suspension permet de redonner de l'air
12:06aux Françaises et aux Français, aux travailleurs qui vont aller travailler.
12:09On a demandé de dégeler également le barème qui...
12:11– Mais pas que, ça serait pour tout le monde,
12:12même ceux qui ont les moyens de faire le plan.
12:14– Oui, c'est une externalité négative.
12:16Il n'y a plus beaucoup de monde aujourd'hui en France
12:17qui a les moyens de faire un plan comme il faisait auparavant.
12:20Et donc ensuite, la question, c'est la question des salaires,
12:22et la question des salaires, on a une proposition qui, certes,
12:24n'arrive pas tout de suite, puisqu'on attend l'élection présidentielle.
12:27– Oui, mais c'est ça le problème, c'est que...
12:28– Oui, mais on n'est pas au pouvoir, les Républicains,
12:30ça ne vous a pas échappé, quand même dans l'opposition.
12:31– Vous savez bien que le pouvoir actuel ne peut pas faire grand-chose.
12:33– Et donc, c'est pour ça qu'on fait des propositions pour tout de suite,
12:35sur les C2E, les 17 centimes de moins par litre du jour au lendemain,
12:388,50 euros en moins, qui ne passent pas sur le budget.
12:41Et après, sur la question des salaires,
12:43l'augmentation des salaires, ce n'est pas une augmentation du SMIC,
12:45parce qu'en fait, l'augmentation du SMIC,
12:46il y a 10% à peu près des salariés, vous m'arrêtez si je me trompe,
12:49qui est au SMIC aujourd'hui.
12:51– Beaucoup plus, on est de l'ordre de 17% maintenant.
12:54– Bon, 17%.
12:55– Et où aujourd'hui, on voit bien qu'en fait,
12:58le salaire ne suffit plus pour payer les dépenses contraintes.
13:01Donc, on a fait une proposition qui est d'avoir,
13:04en travaillant 30 minutes de plus par jour,
13:06quasiment un quatorzième mois de salaire,
13:08treizième, quatorzième mois, ça veut dire que pour un salarié
13:10qui sera au salaire médian à 2100 euros net par mois,
13:13aurait 4000 euros de plus à la fin de l'année.
13:16Ça, c'est quelque chose d'extrêmement clair.
13:17Et après, là, le fait que les stocks aient été livrés sur l'essence
13:22et a fait baisser les prix,
13:23on découvre quelque chose qu'on avait tous oublié,
13:25probablement, c'est qu'il y a un équilibre entre l'offre et la demande
13:28et que plus il y a d'offres, plus les prix baissent.
13:31Et on parle dans les dépenses contraintes du logement en particulier,
13:33qui est une dépense aujourd'hui extrêmement contrainte.
13:35Et l'objectif, c'est de relâcher la pression sur le logement.
13:38Il faut qu'on puisse construire massivement.
13:39C'est tout le cœur des propositions.
13:41C'est supprimer l'encadrement des loyers qui est mis en place dans plusieurs villes
13:44qui, aujourd'hui, empêche des appartements d'être sur la place du marché.
13:48C'est supprimer l'interdiction de louer des appartements
13:51qui sont sur un DPE G ou F.
13:55Parce que je voulais vous dire quelque chose.
13:57Une personne qui dort dans sa voiture, elle préfère dormir dans un logement
14:00qui est en DPE F ou G que dormir dans sa voiture ou dormir d'or.
14:03C'est supprimer la ZAN, supprimer la SRU.
14:06Bref, faire une sorte de remettre de l'offre sur le logement.
14:07Ça, c'est si vous arrivez au pouvoir.
14:08Le problème, c'est que les syndicats et ceux qui sont dans la rue
14:10voudraient des réponses immédiates.
14:11Et c'est ça, le problème.
14:13Alors, on va y revenir.
14:14Parce que quelle réponse à cette colère ?
14:15Parce que sinon, on est parti pour des manifestations
14:17qui pourraient aller jusqu'au premier tour de la présidentielle.
14:19Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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