- il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue sur le plateau de BFM TV. Bonsoir Olivier.
00:02Bonsoir Alain. Bonsoir à tous.
00:03Ce soir, au cours de ces deux ans d'informations, nous allons vous raconter l'histoire d'un gamin de
00:0614 ans.
00:07C'est devenu la vedette des réseaux sociaux parce qu'il joue les fortes têtes Canal Saint-Martin.
00:11C'est au nord de Paris. Il va même jusqu'à défier la police municipale, défier les rivains.
00:15Il met en place un péage. Bref, il fait ce qu'il veut. Il a même fait de la garde
00:18à vue.
00:19Il s'appelle Hamza. C'est un cas d'école d'une génération de mineurs difficiles à canaliser.
00:24On regardera ce qui se passe donc Canal Saint-Martin.
00:26On en parlera avec des éducateurs et des policiers. Ce sera aussi le thème du signé qu'on signe ce
00:31soir avec l'ancienne députée insoumise Raquel Garrido.
00:34Autorité, prévention, sanction. Où est la solution ?
00:37Vous entendrez dans un instant l'échange tendu à l'Assemblée nationale cet après-midi entre les écologistes et Sébastien
00:43Lecornu à propos de la gestion de la canicule.
00:46Le Premier ministre a contesté fermement le bilan de 10 000 morts avancées par les écologistes.
00:51C'est des écologistes qui veulent déposer une motion de censure alors que se confirme l'arrivée d'une nouvelle
00:56vague de chaleur à partir de ce week-end, en particulier dans la moitié sud.
01:00Ça pourrait durer 10 à 15 jours selon les derniers modèles.
01:03Et puis nous souvérons en direct la conférence de presse au tribunal de l'Anci s'est consacrée à l
01:06'accident d'avion à Tomblène le week-end dernier,
01:09au cours duquel 11 personnes avaient trouvé la mort. Elles participaient à un baptême de parachutisme.
01:13On devrait donc en savoir davantage sur les circonstances de cet accident dramatique. Voilà pour le sommaire.
01:30On savait que la canicule que l'on a vécue ces derniers jours avant qu'une autre ne revienne est
01:35une affaire ô combien politique.
01:36Et il suffit de voir ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale cet après-midi, Hugo Capelli, où
01:41la température est montée d'un cran entre le Premier ministre et les écologistes.
01:46C'est le moins qu'on puisse dire ambiance électrique cet après-midi à l'Assemblée nationale, avec une question
01:51qui a été posée par la présidente du groupe écologie,
01:54Cyrielle Châtelain, à Sébastien Lecornu, sur la gestion de la canicule.
01:57Et le Premier ministre, qui a répondu assez longuement en disant d'abord qu'il y avait eu de l
02:04'inaction climatique ces dernières années.
02:06C'était la responsabilité de tout le monde, y compris des écologistes qui ont été au gouvernement quand François Hollande
02:10était président de la République.
02:13Alors, les écologistes, cette réponse ne leur a pas plu. Ils hésitaient à déposer de motions de censure.
02:18C'est désormais l'objectif de ces prochaines heures.
02:21Je vous propose d'écouter les échanges entre les écologistes et Sébastien Lecornu. C'était cet après-midi à l
02:27'Assemblée.
02:28Tous, nous endurons la chaleur. Mais il y a ceux qui en souffrent et il y a ceux qui en
02:32meurent. Et cela encore, c'est votre responsabilité.
02:35C'est la première fois que je sors de mes gonds parce que d'où sortez-vous ce bilan de
02:4010 000 morts sur lesquels vous et les vôtres sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de
02:453 jours
02:46en établissant un bilan humain qui est faux. C'est scandaleux. C'est indigne. Un mort est un mort de
02:53trop.
02:53Mais de grâce, si votre formation politique, qui est un parti de gouvernement, ne fait pas confiance à Santé publique
02:59France, ne fait pas confiance à l'administration sanitaire du pays,
03:02comment voulez-vous qu'on s'en sorte ? Donc de grâce, Madame la Présidente, un peu de dignité et
03:07de responsabilité.
03:10Vous avez entendu le Premier ministre qui évoque ce bilan de 10 000 morts qui aurait été évoqué par des
03:16écologistes,
03:16notamment par le patron des écologistes au Sénat. Ce bilan n'a pas été repris par les députés ici à
03:22l'Assemblée nationale.
03:23Mais vous voyez, ça fait débat. Quoi qu'il arrive, les écologistes ici à l'Assemblée, il y a donc
03:28cette motion de censure qui est un projet.
03:29Mais il y a également une commission d'enquête qui va être lancée pour voir si cette gestion de la
03:33canicule par le gouvernement a été vraiment réussie.
03:36– Hugo Capelli à l'Assemblée nationale avec Marion Delpierre pour BFM TV.
03:42– Alors nous serons dans un instant avec une députée écologiste de Paris en direct de l'Assemblée nationale.
03:48Mais Philippe Ballard, député RN de l'Oise, est avec nous sur le plateau.
03:51– Bonjour.
03:52– Vous voterez cette motion de censure que les écologistes doivent déposer ?
03:55– Écoutez, il y a mille raisons de censurer ce gouvernement Lecornu.
04:00Est-ce que celle déposée par les écologistes mérite ?
04:03Écoutez, Marine Le Pen nous en parlera, nous donnera son point de vue.
04:07Elle en parlera bien sûr à Jordan Bardella et on annoncera ça mardi.
04:11Mais enfin, là, a priori, je ne vois pas bien les raisons qui pourraient nous pousser à voter cette motion
04:15de censure.
04:16– Ce chiffre de 10 000 morts que certains élus écologistes auraient avancé, c'est un chiffre que vous reprenez
04:20à votre compte ?
04:20– Non, je ne sais pas d'où il sort.
04:22Alors je ne sais pas, vous avez peut-être plus d'informations que nous.
04:25– Ce chiffre de 10 000 morts, on ne l'a pas non plus.
04:27– Non, mais bon, voilà.
04:29Non mais là, il y a une surenchère, alors à l'intérieur du groupe écologiste,
04:32on sait que Mme Rousseau n'est pas tendre avec Mme Tondelier et vice-versa, enfin bon, tout ça c
04:37'est…
04:37– Ah bon, pardon, c'est des querelles internes aux écologistes qui les poussent à faire la surenchère ?
04:41– Oui, on a l'impression que c'est un peu ça, mais enfin quand on voit, il y a
04:44des morts,
04:44enfin juste, il y a des morts quoi, il faut un peu que les écolos d'un go, là, ils
04:48redescendent sur terre
04:49et ils se mettent un petit peu à travailler.
04:52Nous, juste avant cette séquence, Jean-Philippe Tanguy, Thomas Ménager et Frédéric Falcon
04:57présentaient notre plan climatisation.
04:59Voilà, ça c'est utile, ça sauverait des vies s'il était mis en place le plus rapidement possible.
05:03– On va y revenir.
05:04– Alors justement, nous sommes en direct de l'Assemblée nationale avec Léa Ballage et le Mariqui
05:08qui est députée écologiste et sociale de Paris.
05:10Bonsoir Madame la députée, d'où vient ce chiffre ?
05:13Sur quelle base s'appuie-t-il de 10 000 morts à cause de la canicule ?
05:17– Écoutez, je ne sais pas, c'est pas le mien.
05:19Moi, je m'en tiens au chiffre de Santé publique France
05:22qui nous parle de 1 000 morts supplémentaires de surmortalité liées à la canicule,
05:28liées à l'impréparation du gouvernement, à l'impréparation du gouvernement
05:33en termes de soutien à l'hôpital public pour accueillir les personnes qui sont vulnérables
05:37mais l'impréparation aussi du gouvernement pour ce qui est simplement des bouilloires thermiques
05:43dans lesquelles les personnes ont suffoqué et parfois sont décédées.
05:46– Oui, mais Madame la députée, celui qui a avancé ce chiffre de 10 000 morts,
05:51c'est l'un des vôtres, c'est M. Gontard, qui est le président du groupe écologiste au Sénat.
05:56Est-ce que ce n'est quand même pas gravissime d'avancer un chiffre qui est contesté par tout le
06:02monde,
06:03qui n'a pas été confirmé par les autorités sanitaires, gravissime et peut-être même indécent ?
06:08– Je crois que ce qui est gravissime, c'est l'inaction du gouvernement
06:12parce que là où je rejoins, et c'est la seule phrase sur laquelle je suis d'accord avec Sébastien
06:16Lecornu,
06:16– Lecornu, mais j'ai pas eu l'occasion d'échanger avec Guillaume Gontard
06:22et de savoir quelle est la source de ce chiffre, je vous dis quels sont les miens,
06:26ceux que j'ai utilisés dans mes communications publiques,
06:29ceux qui ont été utilisés par la présidente Cyrielle Chatelain,
06:33et je vous dis ce qui est inadmissible, ce qui est gravissime,
06:35c'est la manière avec laquelle le gouvernement a géré cette crise.
06:38La seule réponse de Sébastien Lecornu, après plusieurs jours de silence et d'attermoiement,
06:43ça a été de décaler les soldes d'une semaine.
06:46– Enfin franchement, est-ce que c'était le genre de réponse qu'on attendait d'un Premier ministre
06:49quand il y a des personnes qui sont décédées, des personnes qui ont suffoqué,
06:52quand on voit des élevages qui sont décémés à cause de la canicule ?
06:55– Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ?
06:56– À sa place, qu'auriez-vous fait de plus ?
07:00– Typiquement, quand on a des crises sanitaires de cette ampleur,
07:05eh bien on met en place l'ensemble du dispositif de l'État,
07:08le plan sain a été déclaré beaucoup trop tard.
07:11Quand on a des canicules qui empêchent les écoles d'ouvrir,
07:16eh bien on protège aussi les parents et leur travail quand ils sont obligés
07:19de pouvoir s'occuper de leurs enfants.
07:22Les crèches, les écoles étaient fermées.
07:24Enfin bref, et puis surtout on anticipe.
07:26On anticipe parce que cette canicule, c'est pas la première de l'année.
07:29On en avait déjà une au mois de mai qui a pris le gouvernement par surprise.
07:32Bon, c'est pas grave, c'est la première.
07:34Allons-y, mais soyons de grâce prêts pour la seconde.
07:37Celle qui adviendra sûrement au mois de juillet, celle qui adviendra au mois d'août.
07:41Parce que vous savez, le stress qui est posé, le sas hydrique dans certains territoires
07:46qui sont également des territoires touristiques dans lesquels il va falloir choisir
07:49entre l'eau pour les touristes, l'eau pour les agriculteurs
07:52ou l'eau pour celles et ceux qui vivent et travaillent dans ces territoires,
07:55ça, ça va être un enjeu majeur de santé, un enjeu majeur sanitaire.
07:59Et c'est la raison pour laquelle nous déposons cette mention de censure
08:02parce que le gouvernement est inapte à nous protéger.
08:04C'est leur responsabilité. Si ce n'est pas leur faute, c'est la faute de qui, en fait ?
08:08Merci, madame la députée en direct de l'Assemblée nationale.
08:10Merci d'avoir été avec nous.
08:11Marie Chantret, cette motion de censure, a-t-elle été déposée, déjà ?
08:15Et a-t-elle une chance de passer ?
08:18Selon nos informations, pour le moment, elle ne l'est pas.
08:20Mais elle pourrait l'être dans la soirée ou demain.
08:23Ce qu'il voudrait dire, 48 heures, vous savez, entre le dépôt et l'examen.
08:28Donc, possiblement, dépêtu jeudi, vraisemblablement plus vendredi,
08:32donc de cette fin de semaine.
08:35En tout cas, c'est ce qu'attendent les services de matinée.
08:37Mais pour déposer une motion de censure, il faut combien ?
08:3858 députés.
08:40Ils les auront, les 58 députés ?
08:41Ce qui n'est pas le groupe écologiste.
08:43Mais on peut s'attendre au fait que les Insoumis se joignent, évidemment,
08:47à la signature, aux signatures, pour composer ces 58 députés
08:51à l'initiative d'une motion de censure nécessaire.
08:53Auquel passe, il faut que toute la gauche vote cette censure
08:55avec le Rassemblement national.
08:58Si on écoute M. Ballard, a priori, ce n'est pas acquis.
09:00Non, effectivement.
09:01Après, nous sommes, et on ne va pas refaire l'histoire,
09:04le gouvernement Lecornu a eu en affronté de nombreuses motions de censure.
09:07On est dans un gouvernement qui n'a pas de majorité, loin de là,
09:11en situation de fragilité.
09:14On sait ce qu'ont été les précédentes motions de censure examinées,
09:17à laquelle le Parti Socialiste ne s'est jamais joint,
09:20avec ce, vous savez, deal, ou cet accord, en tout cas,
09:24topé avec le Premier ministre.
09:25En l'État, en effet, et vu la réaction de Philippe Ballard,
09:28représentant du REN, même si on comprend que votre décision
09:30n'est pas prise et complètement actée,
09:32mais il semble aujourd'hui peu probable, soyons prudents,
09:34qu'une motion de censure passe en fin de semaine.
09:37Un mot, quand même, sur ces 10 000 morts.
09:39Ce n'est pas rien d'avancer à un tel chiffre,
09:40à 10 000 morts, parce que ça situerait cette canicule.
09:46On serait proche du bilan, un peu en dessous,
09:48mais proche du bilan quand même de celle de 2003.
09:51On voyait bien que la députée était gênée,
09:53elle ne reprend pas ce chiffre à son compte.
09:55Qu'est-ce qui s'est passé ?
09:57C'est un peu, je pense, l'effet boomerang
10:00de la communication et du gouvernement,
10:03mais également de l'Agence de santé publique France,
10:05qui, en fin de semaine, recensait, je les cite,
10:08environ 1 000 décès supplémentaires
10:11par rapport à la moyenne des derniers mois.
10:13C'est vrai que ces chiffres interrogent,
10:15ils sont importants, mais finalement,
10:17si on les met en comparaison,
10:19comparaison, mais pas raison,
10:20mais chaque année, ce sont 10 000 morts de la grippe,
10:23à chaque hiver, des grippes parfois très virulentes.
10:26Donc ce sont aussi des chiffres à mettre en comparaison.
10:28C'est un bilan dramatique, et peut-être, encore une fois,
10:31qu'il pourra exploser au fil des jours,
10:33mais qui ne repose, là, ces 10 000,
10:35sur aucun fait avéré, ni constaté par les agences de santé.
10:40D'où l'énervement de M. Leforgne.
10:41D'où l'énervement, en effet, du Premier ministre,
10:44qui, pour le coup, là, on peut comprendre,
10:46en effet, son agacement et sa colère très virilente
10:49dans l'hémicycle.
10:49Ce que l'on entend dans la bouche de Mme la députée Châtelain,
10:52c'est aussi, vous n'avez rien fait pour parer cette canicule,
10:55et vous ne faites rien pour parer la prochaine.
10:58On sera de nouveau marqués, effectivement,
11:00à partir de la fin de semaine.
11:02Alors, je ne sais pas, sur une canicule,
11:04sur une vague de chaleur, un dôme de chaleur,
11:07quelle est la bonne expression ?
11:09Déjà, la vague de chaleur n'est toujours pas terminée
11:11à l'échelle de la France.
11:11C'est vrai, notamment dans le sud.
11:12Il faut redescendre sous un certain seuil,
11:14ce qui ne semble, pour l'instant, pas le cas.
11:16Donc, cette vague de chaleur, elle se poursuit.
11:18Elle pourrait repartir de plus belle,
11:19ou on pourrait envisager, donc, une nouvelle vague de chaleur
11:21à partir de dimanche et de la semaine prochaine.
11:23Vague de chaleur, c'est quasiment certain.
11:26Et puis, surtout, canicule,
11:28parce que regardez les scénarios,
11:29tous les scénarios, le modèle américain,
11:31le modèle européen, le modèle britannique,
11:34tous tournent au rouge,
11:36virent au rouge à partir de la semaine prochaine,
11:38ce qui veut dire que les températures vont repasser
11:40au-dessus des normales de saison.
11:41Alors, pour rappel, sur la dernière canicule,
11:44on était, globalement, 15 à 18 degrés
11:46au-dessus des normales de saison.
11:48On avait des pointes à 42, 43, 44.
11:50Pour l'instant, mais on est encore très loin,
11:52on est à 6, 7 jours.
11:53Donc, plus on va progresser,
11:55plus on va avancer dans le temps,
11:56plus les prévisions vont s'affiner.
11:57On devrait se situer 5 à 10,
12:00voire 12 degrés au-dessus des normales de saison.
12:02Ce qui est certain, c'est que dès dimanche,
12:04il fera en moyenne 34 au nord, 35 dans le sud.
12:07Donc, on repasse à nouveau sur des températures
12:09qui sont quand même très élevées.
12:11Sur la moitié nord, au mois de juillet,
12:12la normale, c'est 26, 27.
12:14Donc, on repart, là, sur un épisode
12:16de chaleur intense,
12:17et qui semble, a priori, durable.
12:19Il pourrait durer une bonne partie
12:20de la semaine prochaine, au moins.
12:22Oui, il y a certains modèles
12:23qui disent ça 15 jours.
12:24Ah, mais là, de ce qu'on sait faire
12:26en termes de prévision,
12:27quand on regarde les grands modèles,
12:29le modèle américain, le GFS,
12:31le modèle européen, le CMWF,
12:33globalement, jusqu'au 13, 14 juillet,
12:35il n'y a pas de signal frais sur la France.
12:38Au contraire, ce que vous avez vu,
12:40ce dôme de chaleur qui nous a quittés,
12:42qui s'est décalé vers l'Europe centrale,
12:44pour l'instant, on a le sentiment
12:46de voir, à nouveau, une espèce de bulle d'air chaud
12:49qui va, alors...
12:50Qui vient d'Afrique, c'est toujours le même ?
12:52Alors, tout dépend de la position
12:54des centres d'action,
12:55mais c'est globalement de l'air chaud,
12:56en effet, qui va, à nouveau,
12:58être aspiré, donc, par le Sud,
13:01et qui va remonter sur la France,
13:02et puis qui va se retrouver, à nouveau,
13:04piégé sous l'encyclone.
13:05C'est surtout la façade ouest
13:08qui a été touchée par cette canicule de juin.
13:12Là, ça serait plutôt le Sud ?
13:14Oui, pour l'instant, dans l'état actuel des prévisions,
13:16c'est surtout la partie sud de la France
13:18qui sera, je le dis bien pour l'instant,
13:20qui sera touchée, avec des températures
13:22qui, dès dimanche, vont atteindre les 37-38.
13:25En fait, les modèles, lorsque vous êtes
13:26à 6-7 jours du début de l'événement,
13:28ils sont encore prudents.
13:29Mais lorsque vous voyez du 37-38-39,
13:32déjà dans les modèles du jour,
13:33ça veut clairement dire qu'il y aura,
13:35très localement, du 40 degrés,
13:37voire plus dans les régions du Sud.
13:39Donc, c'est en effet un événement
13:41qu'il va falloir surveiller.
13:42Une précision, parce que cela nous vient
13:45en direct du groupe des écologistes
13:47concernant, en effet, les propos
13:49que l'on interrogeait ensemble
13:50du sénateur Guillaume Gontard au Sénat.
13:53Sur les 10 000 morts.
13:54Sur les 10 000 morts.
13:55Voilà ce que ce soir précise
13:56le groupe écologiste au Sénat.
13:58Malgré ce que sous-entend le Premier ministre,
14:00Sébastien Lecornu,
14:02Guillaume Gontard n'a fait aucun bilan.
14:04Voilà ce qu'on nous explique ce soir.
14:05Mais c'est au contraire interrogé
14:07sur l'inaction du gouvernement,
14:08estimant qu'il ne fallait pas attendre
14:10qu'il y ait 10 000 morts
14:12pour agir comme en 2003.
14:14Voilà l'explication de texte.
14:15Ce soir, il me paraissait important
14:17de le préciser,
14:18parce que Guillaume Gontard
14:19n'a pas pu reprendre la parole ce soir.
14:21Voilà comment s'explique.
14:23Ne s'excuse pas le groupe écologiste
14:26face aux propos du Premier ministre.
14:28Il n'y a plus de climato-sceptique
14:29chez vous, là ?
14:30Là, ça y est, vous avez compris
14:32qu'il y avait un réchauffement climatique.
14:33Non, mais il n'y a jamais eu
14:34de climato-sceptique.
14:36Non, mais, enfin,
14:37on s'est exprimé sur les rapports
14:38du GIEC.
14:39On pourrait reprendre tous les propos
14:40des élus du RN ces dernières années
14:42sur le GIEC, etc.
14:44Vous étiez toujours en train de critiquer.
14:46Mais vous savez que le GIEC, en fait,
14:48compile différentes études
14:50de différents acteurs.
14:52Alors, il y en a qui sont peut-être
14:53un peu pessimistes,
14:54mais globalement, non.
14:56Enfin, moi, je fais partie,
14:57je ne suis plus tout jeune.
14:58Quand j'étais gamin,
14:59quand j'allais dans les Alpes,
15:00je voyais le glacier, là.
15:01Là, j'y suis retourné il y a deux ans.
15:03Le même glacier, maintenant,
15:04il est 300 mètres plus haut.
15:05Donc, voilà.
15:06Il y a un réchauffement climatique.
15:07Personne ne peut nier l'évidence.
15:10Il y a un changement climatique,
15:11en tout cas.
15:11Alors, pourquoi l'Assemblée nationale
15:12avait plutôt voté contre
15:14les lois ou les réformes
15:15qui tendaient à mener
15:18une transition écologique
15:19un peu plus rapide ?
15:20Ah ben, si à l'effet,
15:21si c'est de l'écologie punitive,
15:22alors, je ne sais pas,
15:23vous parlez des ZFE, par exemple,
15:25ce qu'on a appelé, nous,
15:26les zones à forte exclusion
15:27ou les ânes,
15:30zéro artificialisation nette ?
15:31Parce que ce sont des mesures
15:32qui vont dans le mauvais sens.
15:34Donc, oui, on ne vote pas
15:35quelque chose qui va dans le mauvais sens.
15:36C'est quoi votre plan écologique ?
15:37Ah ben, le plan, alors.
15:38Il y a le plan clim,
15:39j'aurais quand même...
15:40Mais il y a une vision globale.
15:42La France, c'est 0,9%
15:44des émissions de CO2.
15:45La Chine, 30%.
15:46Etats-Unis, 15%.
15:47Inde, 15%.
15:49Donc, déjà, E3, c'est 60%.
15:50Et nous, sur les 0,9,
15:51il y en a la moitié
15:52qui sont dues à nos importations.
15:53Donc, on va continuer
15:54à relocaliser,
15:56puisque vous savez
15:56qu'un super tanker
15:57qui va d'Asie en Europe
15:58pollue autant
15:59qu'un million de voitures
15:59en un an.
16:00Donc, on va relocaliser,
16:02on va réindustrialiser le pays
16:04pour éviter
16:05toutes ces importations.
16:06Circuit court,
16:07c'est très, très bon
16:08pour la nature.
16:08Et puis, on n'est pas contre
16:09la végétalisation et autres.
16:11Mais ça ne suffit pas.
16:12Là, on est dans l'urgence.
16:13Alors, l'urgence,
16:14c'est de climatiser.
16:15Vous voulez climatiser
16:16les écoles,
16:17vous voulez climatiser
16:18les hôpitaux à 100%,
16:19mais tout ça va coûter
16:20beaucoup d'argent.
16:21Alors, ça a été chiffré.
16:23Alors, c'est en trois temps.
16:25Premier temps,
16:25le premier quinquennat,
16:2610 milliards,
16:27c'est 2 milliards par an.
16:29Le jour de solidarité,
16:30vous savez,
16:30le fameux lundi de Pentecôte.
16:33C'est 3 milliards.
16:33Voilà, on est dans les clous.
16:35C'est le premier quinquennat,
16:36c'est ce que vous dites.
16:37C'est le premier quinquennat.
16:38Premier quinquennat,
16:39c'est tout ce qui est EHPAD,
16:41tout ce qui est crèche,
16:43tout ce qui est école.
16:45Deuxième quinquennat,
16:46ce sont les établissements
16:47qui accueillent du public.
16:49C'est osé comme prévision,
16:50quand même.
16:51C'est 2 milliards par an.
16:52Non, mais sur 2 quinquennat.
16:55Vous allez voir la suite.
16:56Vous projetez sur un champ très long.
16:58Gouvernez, c'est prévoir.
17:00Et puis, le temps 3,
17:01c'est...
17:01Alors, ma prime rénov',
17:02tout le monde a compris
17:03que c'était un désastre.
17:04Ça ne servait à rien.
17:05Ça changeait.
17:05Dans la prime rénov',
17:06il n'y avait pas de la clim.
17:07Et alors, justement,
17:08nous, on a le 100% rénov'.
17:10En cours,
17:1120 milliards d'euros maximum.
17:13C'est un prêt que les particuliers
17:15pourraient faire
17:16pour à la fois
17:18réhabiliter leur logement
17:19et pouvoir accéder à la clim
17:22avec un prêt à taux zéro,
17:24les intérêts étant payés par l'État.
17:26Facture,
17:27600 millions d'euros.
17:28Voilà,
17:28c'est chiffré,
17:29c'est cadré,
17:30ça s'étale effectivement
17:31pour tout ce qui est
17:32établissement public
17:34sur deux quinquennats
17:35et le 100% rénov',
17:37c'est un encore
17:38de 20 milliards d'euros.
17:39Donc là,
17:40ce sont les établissements financiers
17:41qui prêtent tout à fait.
17:41Mais vous continuez en revanche
17:42à parier sur le moteur thermique
17:44parce que j'ai vu que,
17:45notamment au Parlement européen,
17:47vous êtes contre l'électrification
17:49à marche forcée.
17:49Mais non, mais ça a été mal fait.
17:51À la limite,
17:52on va passer d'une dépendance
17:54au pétrole,
17:54puisqu'on vient de le voir
17:55avec les 2-3 d'Ormouz,
17:57à sans doute
17:58une dépendance aux terres rares
17:59parce qu'il faut faire des batteries
18:00quand même.
18:00Oui, mais on a le nucléaire français
18:01quand même.
18:04opposé...
18:04Il était rare,
18:05on n'en a pas.
18:05On est obligé d'en apporter
18:06notamment de Chine.
18:07On a maintenant une mine de lithium
18:09qui est importante dans l'Allier.
18:11Oui, mais il n'y a pas que du lithium
18:12dans les batteries
18:13voitures électriques.
18:14Mais on n'y est pas opposé.
18:15C'est que ça a été fait à l'âge.
18:15Aujourd'hui,
18:16vos voitures thermiques,
18:17elles ne sont pas fabriquées
18:18en France en plus.
18:20L'an passé,
18:21on a produit autant de voitures
18:21en France qu'en 1960.
18:22Ça donne un peu
18:23l'état de désindustrialisation
18:25du pays.
18:26Mais on n'est pas opposé
18:27pour être opposé
18:27à la voiture électrique.
18:28Ce qu'il y a,
18:28c'est que ça a été fait à l'âge.
18:29C'est le fameux Green Deal,
18:31si cher à Mme van der Leyen,
18:33qui a fait qu'on a mis
18:35un coup près,
18:362035,
18:36plus de vente
18:37de voitures thermiques.
18:38Demandez aux Allemands,
18:39tiens,
18:39ce qu'ils en pensent.
18:40C'est des centaines
18:41de milliers d'emplois
18:42qui sont supprimés.
18:43Alors nous,
18:43comme on n'avait plus d'industrie,
18:44si vous voulez,
18:45ça nous impacte un petit peu moins.
18:46Là, on va arriver bientôt
18:47sur les vacances parlementaires.
18:49Il y aura trois semaines
18:50en juillet,
18:50mais cette canicule
18:51qui s'invite
18:52pousse toutes les formations politiques
18:53à rivaliser maintenant
18:54de propositions,
18:55alors qu'il y a la campagne
18:57d'élections présidentielles
18:58qui va arriver.
18:58Donc ça va se retrouver
18:59au cœur des programmes.
19:01Sans nul doute, en effet.
19:02Et le gouvernement l'anticipe,
19:05les candidats aussi eux-mêmes.
19:06Et c'est vrai que c'est une fenêtre
19:08pour vous d'opportunités,
19:09de sujets politiques
19:11à mettre sur la table,
19:12que vous assumez d'ailleurs parfaitement.
19:13Après, on voit que les positions
19:16se crispent notamment à gauche
19:18quant à ce plan clim,
19:19considérant que ce n'est en rien
19:20la solution.
19:22Je pense qu'au fur et à mesure
19:25de ces canicules successives
19:26que nous annonce Marc,
19:28effectivement,
19:28le débat pourrait possiblement
19:30se tendre dans les prochaines semaines,
19:32voire les prochains mois.
19:33Après, il va falloir voir les chiffres
19:35et votre projection sur deux quinquennats
19:37est en effet intéressante
19:39parce que est-ce que c'est tenable
19:41dans la perspective de deux possibles ?
19:43C'est très hypothétique quand même.
19:45Et vous entendez quand même
19:46que ces projections
19:47et ces 20 milliards investis
19:50reposent sur...
19:51Un scénario,
19:52une projection politique ?
19:53Les deux quinquennats,
19:54vous avez compris que c'était pour...
19:56Ce n'étaient pas les particuliers
19:57puisque là,
19:58le 100% rénov',
19:58ça serait mis en place tout de suite.
20:00C'est pour, dans l'urgence,
20:01tout ce qui est EHPAD,
20:02tout ce qui est école,
20:03tout ce qui est hôpitaux.
20:04Bien sûr, ça, c'est la priorité.
20:06Voilà, c'est durant le premier quinquennat.
20:08Et ensuite,
20:08tous les établissements
20:09qui accueillent du public
20:10et puis les transports en commun également.
20:12On a des précisions quand même
20:14sur ce que nous disait
20:15Marie Chantret
20:16sur le patron du groupe écologiste.
20:17J'ai mis mes lunettes
20:18pour lire ce qu'on m'a envoyé.
20:20En fait, c'est Public Sénat
20:21qui retranscrit les propos
20:23de Guillaume Gontard,
20:24le président du groupe écologiste au Sénat,
20:26qui ont été tenus
20:27donc dans l'hémicycle.
20:29Voilà ce qu'il dit.
20:30On a voté l'actualisation
20:31de la loi de programmation militaire.
20:32Je ne suis pas contre
20:33qu'on renforce nos armées.
20:34Mais si on n'est pas en capacité
20:36de protéger nos populations,
20:37ça va être terrible.
20:38On va atteindre les 10 000 morts.
20:40C'est l'équivalent d'une guerre
20:41et pourtant, on ne réagit pas.
20:43Voilà ce qu'a dit M. Gontard.
20:44Voilà.
20:44Alors après, le ce soir,
20:46encore une fois,
20:47je vous répète
20:47ce que je vous ai dit tout à l'heure.
20:48Le groupe dit...
20:49Ils se mettent sur une projection.
20:51On va atteindre les 10 000 morts.
20:51On ne sait pas sur quoi ça repose.
20:53Si on ne fait rien,
20:53on atteindrait les 10 000 morts.
20:55Si on ne fait rien,
20:56comme en 2003,
20:57il y a maintenant 23 ans,
20:59sans doute,
21:00que les propos du sénateur
21:01ont besoin d'explications
21:02et de sous-textes.
21:03Ce qui explique
21:04le bon nombre de médecins
21:04qui sont venus sur le plateau de BFM TV,
21:06c'est qu'il va y avoir
21:07des décompensations.
21:08Si la nouvelle vague de chaleur arrive,
21:11c'est qu'on va voir
21:11les effets sur les organismes
21:13les plus fragiles
21:13au fil des semaines.
21:15On va avoir un bilan chiffré
21:16d'une canicule.
21:17Il faut attendre plusieurs mois
21:19pour avoir le vrai chiffre.
21:20La remontée de santé publique France,
21:21ça prend du temps.
21:22Contrairement à l'Espagne,
21:23qui pour le coup
21:24est beaucoup plus réactive
21:24sur le nombre de victimes.
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