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  • il y a 9 minutes
Manon Aubry, députée européenne "La France Insoumise", était l'invité de BFMTV ce mercredi 28 octobre. Elle est revenue notamment sur les taxes ciblant le prix des carburants.

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Transcription
00:00Bonsoir Manon Aubry. Merci d'être avec nous député européen insoumise. Des lycéens doivent-ils lâcher l'affaire ? Les
00:05manifs doivent-elles s'arrêter ?
00:06Je vous pose la question dans une seconde avec mes camarades Lisa Hadef, Yves Tréhard et Bruno Jeudy qui sont
00:12là avec moi pour vous interroger ce soir.
00:15Avant de vous poser la question sur les manifs, la déclaration de la soirée lunaire disait à l'instant Yves
00:19Tréhard.
00:19Le ministre de l'économie Roland Lescure qui répondait à des députés insoumis en l'occurrence à l'Assemblée tout
00:24à l'heure sur les taxes qui pèsent sur le carburant.
00:27En plus de 50% de taxes sur un litre d'essence, je le rappelle, aucun problème pour Roland Lescure.
00:33Total n'a pas répercuté les prix que vous avez demandé à la pompe, des 10 millions de barriques que
00:38vous avez pris, bilan, ils vont faire 100 millions de bénéfices rien que sur le fait de ça.
00:42Et vous dites encore merci. Et quant à dire, écoutez, on a la chance d'avoir une grande entreprise, mais
00:46on est dans un des pays d'Europe où le prix au carburant est le plus cher.
00:49Comment voulez-vous avoir un rapport de force si face à Pouyanné vous lui dites, vous explosez les bénéfices, vous
00:54explosez les prix à la pompe,
00:56mais on a de la chance de vous avoir, donc surtout on ne va rien vous demander. Enfin, tout ça
00:59est intolérable.
01:00C'est vrai, vous avez raison, les prix de l'essence sont plus élevés en France qu'ailleurs.
01:04D'aucuns nous n'en demandent de les baisser par la baisse des taxes.
01:06Je considère, moi, que la taxation du prix du pétrole, c'est une bonne manière.
01:09Mais quand vous dites que les prix du pétrole sont trop élevés en France,
01:13la raison essentielle pour laquelle les prix du pétrole en France sont plus élevés qu'ailleurs, c'est qu'on
01:17taxe plus qu'ailleurs.
01:19Moi, ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça n'empêche d'endormir
01:22d'autres.
01:23Mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures. C'est très bien.
01:29Les taxes sur l'essence ne m'empêchent pas de dormir. Comment vous réagissez à cette phrase du ministre de
01:32l'Économie ?
01:33C'est hallucinant. Je crois qu'on a la démonstration de à quel point nos ministres sont complètement déconnectés de
01:41la réalité.
01:41Je me demande quand est-ce que c'est la dernière fois que Roland Lescure a fait un plein, qu
01:46'il a payé de son propre portefeuille
01:49et qui implique un certain nombre de sacrifices. Parce que c'est ça la réalité aujourd'hui.
01:55Tous ceux qui prennent leur voiture pour aller au travail, ils doivent réfléchir à deux fois.
01:59et peut-être le week-end, ils vont renoncer à aller voir leurs proches, leur famille, parce que ça suppose
02:03de prendre la voiture et que ça coûte trop cher.
02:05Peut-être qu'ils vont renoncer à des loisirs aussi pour leurs enfants.
02:08Aujourd'hui, on a des gens qui dépensent l'équivalent de plus d'un mois de salaire par an en
02:14naissance.
02:14Qu'est-ce qui reste ensuite pour se loger, pour se nourrir, pour assurer la survie de sa famille ?
02:21Sauf que Manon Briche reprend le point de Roland Lescure à l'Assemblée.
02:23Il dit que les taxes ne sont pas là pour nous embêter. Elles servent à quelque chose. Elles servent à
02:27financer des services publics.
02:28et des services publics que vous défendez. Et qu'ils défendent d'une certaine manière avec vous.
02:33C'est assez fort de café quand même.
02:37C'est vous qui devriez dire ça, c'est pas lui d'ailleurs.
02:40C'est quand même assez fort de café. C'est le gouvernement qui a fait le plus de cadeaux fiscaux
02:44aux plus riches ces dernières années
02:46et aux grandes entreprises multinationales, notamment à des entreprises comme Total,
02:50dans le budget qui est étudié en ce moment à l'Assemblée nationale.
02:53Ils prévoient de supprimer la surtaxe sur l'impôt sur les sociétés qui rapporte plus de 2 milliards d'euros
02:58et qui est censée notamment être payée par les grandes entreprises qui font des surprofits.
03:02Et ce même gouvernement vient ensuite donner des leçons en disant
03:06« Oui, on a besoin de taxes, pardon. »
03:08Mais le problème de ce gouvernement, c'est quand il s'agit de taxer les Français
03:11qui n'ont pas la capacité de faire l'évasion fiscale,
03:14qui n'ont pas la capacité de choisir la manière dont ils organisent leurs revenus,
03:20pour eux, il n'y a pas de problème, on va les taxer et les prendre à la gorge.
03:23Mais en revanche, pour les plus riches, les grandes fortunes et les entreprises,
03:26alors eux, on leur fait des cadeaux.
03:28Vous êtes toujours sur la solution qui consiste à taxer davantage les marges,
03:32ou de taxer les marges de Total notamment.
03:35Mais si vous taxez celles de Total, vous taxez celles de toutes les compagnies pétrolières.
03:40C'est toujours votre axe de réduction du prix ?
03:43Alors, pour réduire le prix, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut bloquer le prix au niveau
03:48d'avant-crise,
03:49c'est-à-dire à 1,70 €.
03:50Quand vous bloquez le prix à 1,70 €, vous êtes sûr du résultat,
03:54parce que le problème de ce qu'a fait le gouvernement jusqu'à présent,
03:58d'une part, des chèques dont assez peu de Français en bénéficient,
04:02d'autre part, la réduction...
04:035,5 millions.
04:04Non, alors, 5,5 millions, c'est le nombre de personnes qui peuvent en bénéficier.
04:07Et vous savez, comme moi, que le non-recours est extrêmement élevé dans notre pays,
04:11et à l'heure où on se part, on est plutôt autour de 600, 700 000 personnes
04:14qui, en pratique, en ont bénéficié.
04:16Et on peut faire le test...
04:17Non, non, sur le premier chèque, on était à 1,5 millions.
04:19Tous ceux qui nous écoutent ce soir, je fais le test, écrivez à BFMTV,
04:22est-ce que vous avez bénéficié du chèque ou pas ?
04:25Et est-ce que ça a compensé le surcoût lié à l'augmentation du prix d'essence ?
04:29Sur le premier chèque qui avait été fait de 100 €,
04:31il y avait 3 millions de personnes qui pouvaient en bénéficier,
04:33il y en a 1,5 millions qui l'avaient réclamé.
04:35Sur le deuxième, là, on va voir, il y en aura au moins 1,5 millions,
04:38parce que ceux qui l'ont touché la première fois, on l'a touché automatiquement.
04:41Mais il y a autre chose, pardon, Mme Ombry, on ne peut pas dire,
04:44et pardon, on reviendra sur Total, on ne peut pas dire que le gouvernement ne fait rien.
04:47Là, le gouvernement qui libère 10 millions de barils de diesel
04:52à partir de ce week-end, à partir du 1er novembre,
04:55ça va faire baisser le prix, c'est ce qui est promis en tout cas aux Français.
04:58D'abord, vous n'avez pas d'assurance et de garantie de baisse du prix.
05:01Oui, le gouvernement nous dit que c'est entre 10, 12 centimes jusqu'à 18 centimes.
05:08Évidemment, on prend tout ce qu'il y a à prendre, mais d'une, c'est tardif,
05:11de deux, c'est éphémère.
05:12Une fois que vous avez relâché vos stocks en une fois,
05:15les stocks, on n'en a pas 15 milliards de barils.
05:20Et troisième chose, là, on parle des prix du gasoil,
05:26tout le monde sait que le prix de l'essence a aussi augmenté,
05:28pas dans les mêmes proportions que le gasoil,
05:30mais on voit qu'on est dans des espèces de trucs,
05:32de solutions, de bout de ficelle, bout de chandelle,
05:35et qu'on ne règle pas le fond du problème.
05:38Comment on fait ?
05:41On fixe le prix par un décret.
05:44C'est le cas dans certains territoires d'outre-mer,
05:45c'est le cas notamment à La Réunion,
05:47où vous avez un prix maximum qui est fixé.
05:49C'est le cas pour les prix de l'essence,
05:51mais c'est le cas aussi pour un certain nombre de produits de première nécessité
05:53dont je pense qu'il faudrait le faire.
05:54Vous fixez ce prix à 1,70€.
05:56Vous demandiez, à juste titre je trouve,
05:59qui fait l'effort ?
06:00En réalité, quand on fixe le prix à 1,70€ maximum,
06:03c'est à la fois les pétroliers qui font l'effort,
06:05et en particulier sur l'étape du raffinage,
06:07qui est l'étape sur laquelle se fait le gros des sur-profits,
06:11mais c'est aussi de l'État qui rabote sur une partie de ses taxes,
06:13puisque certaines taxes sont proportionnelles,
06:16et donc si vous changez le prix final,
06:18ce que l'État récupère...
06:20Total, c'est un bon exemple.
06:23Total, ils ont vendu le prix...
06:25Pas les autres compagnies patrouillaires d'ailleurs.
06:27Non, que Total.
06:27J'arrive à Total.
06:28Total, ils ont vendu à 1,99€.
06:30En vendant à 1,99€,
06:32combien ils ont fait de profit ces derniers mois ?
06:34Oui, je le sais.
06:35C'est colossal.
06:36Mais vous voulez les derniers chiffres ?
06:37Donnez-les, je vous en prie.
06:39Parce que l'annonce est attendue demain,
06:428,9 milliards d'euros entre juillet et septembre,
06:46fois 2 par rapport à l'année dernière.
06:48Alors Total devrait confirmer ces chiffres demain.
06:51Là, ce sont des analystes qui, à partir des données de Total,
06:54disent que ce sera 8,9 milliards,
06:55dont 3,5 milliards en 3 mois,
06:573,5 milliards sur le raffinage.
06:58Vous vous rendez compte ?
06:59C'est des chiffres inédits.
07:00Mais le raffinage qui est fait à l'étranger, précisément.
07:02Alors, il y a une partie qui est faite à l'étranger,
07:04il y en a, on a aussi du raffinage en France,
07:07mais on a un vrai sujet.
07:08On a aujourd'hui une entreprise qui spécule sur une crise,
07:12une crise géopolitique, une crise économique,
07:15pour se faire des profits historiques.
07:17Total est une entreprise très profitable,
07:19mais ce niveau de bénéfice-là n'a jamais été atteint par Total.
07:22Et donc, je reviens à ce que je disais.
07:23En vendant le prix au litre à 1,99 euros,
07:27ils font plus de 8 milliards d'euros de profits.
07:30En fait, vous bloquez les prix, quoi.
07:31Mais c'est exactement ce que je proposais,
07:33de bloquer les prix à 1,70 euros.
07:34Ça s'est fait dans un certain nombre de pays dans le monde.
07:36À ce que je sache, dans ces pays-là,
07:38ils ne roulent pas en calèche,
07:39ils ont encore de l'essence,
07:41il n'y a pas de pénurie.
07:42Je pense que...
07:42Non, mais ce qu'on vous explique,
07:43c'est que les pétroliers diront,
07:45bon, écoutez, c'est ça, moi, je vais le vendre ailleurs.
07:46Vous pensez vraiment que Total va se priver
07:48d'un marché économique de 60 millions de consommateurs,
07:53qui est le marché économique français à l'heure actuelle ?
07:56Si vous rentrez dans un bras de fer, peut-être ?
07:58Je vais vous donner un autre exemple.
07:59Partout là où ça s'est fait,
08:01est-ce qu'ils sont partis ?
08:02Est-ce que sur l'île de la Réunion,
08:04ils ont un problème pour être approvisionnés ?
08:07Mais c'est des petits marchés.
08:09Mais raison de plus,
08:10si c'est un petit marché,
08:11c'est facile de l'arrêter.
08:11Total, c'est les États-Unis.
08:12Total, c'est la Chine.
08:13Total, c'est le Japon.
08:15Je trouve qu'avec cet argument,
08:16vous me donnez raison,
08:17parce que si c'est un petit marché,
08:18du coup, ils n'en tirent pas beaucoup profit,
08:20ça ne coûte pas vraiment cher d'arrêter,
08:23et pourtant, ils n'ont pas arrêté.
08:24Oui, mais ils vous diront
08:25qu'ils font œuvre de service public,
08:27par exemple.
08:28Donc, ça ne les dérange pas
08:29de faire œuvre de service public
08:31sur le territoire de la Réunion,
08:32mais pas dans l'Hexagone.
08:33Et puis, par ailleurs,
08:34tous ceux qui vivent aujourd'hui...
08:36J'étais hier en Réunion publique
08:38dans une commune des Landes,
08:39pas très loin de la frontière espagnole.
08:41À Père-Horade.
08:42Exactement.
08:42On était 1 500 dans un village
08:44de 3 700 habitants,
08:45ce qui montre, je pense,
08:46la dynamique de notre campagne.
08:48Mais là, ce n'est pas le sujet.
08:49Je discutais avec beaucoup de gens
08:50qui se servent de leur voiture au quotidien
08:52et qui nous disaient
08:53« Nous, on va faire notre plein en Espagne »
08:55et beaucoup de frontaliers nous le disent.
08:56C'est le cas pour l'Espagne,
08:57c'est le cas pour l'Italie,
08:58c'est le cas pour l'Allemagne,
09:00c'est le cas pour la Belgique.
09:01Et comment ça se fait
09:02que dans ces pays-là,
09:03on arrive à avoir des prix de l'essence
09:05moins chers qu'en France ?
09:07Parce que les taxes, notamment,
09:09sont moins élevées.
09:09Mais donc, il s'agirait
09:11de fixer un prix maximum,
09:12ce qui demande l'effort,
09:14à la fois l'État d'un côté
09:15et le fait de l'autre.
09:15Mais je reviens, Manon Brie,
09:17à ce qu'a décidé le gouvernement
09:19en liaison avec un certain nombre
09:20d'autres pays industrialisés,
09:22en l'occurrence,
09:23il va libérer 10 millions de barils de pétrole
09:25progressivement pendant 3 mois.
09:26Tout à l'heure,
09:27Michel-Edouard Leclerc était sur ce plateau
09:28et lui dit, c'est simple,
09:31dès samedi, il y a baisse des prix à la pompe.
09:35Le plus terrible serait la récession,
09:37le plus terrible serait la panne de croissance.
09:40Donc, à un moment donné,
09:41la position du gouvernement est légitime,
09:44on arrête de filer du fric n'importe comment.
09:47On va prendre cette baisse.
09:48– Non mais quand ?
09:49Vous nous dites qu'on pourra…
09:52– Ce week-end.
09:53– D'accord.
09:53– Ah, ça sera répercuté ce week-end ?
09:54– Dès qu'on remplit la cuve.
09:56– Oui, très contrairement.
09:58– Alors, nous, on a des magasins,
09:59certains magasins qui sont fermés le dimanche,
10:00on va dire dès lundi,
10:03et pour la plupart,
10:04dès le dimanche, d'ailleurs, normalement.
10:06– C'est pas rien.
10:08Pour ceux dont on parlait tout à l'heure,
10:09qui ont du mal, effectivement,
10:11à faire leur plansement,
10:11c'est pas rien ce qui va se passer.
10:12– Non, mais moi, ce que je veux dire,
10:13tout est bon à prendre.
10:14Mais pensez que faire passer le prix
10:16du litre de gasoil
10:18de 2,50 euros à 2,40 euros,
10:21ça va permettre de soulager suffisamment
10:23des Françaises et des Français
10:24qui, aujourd'hui, sont en souffrance
10:26et se sacrifient au quotidien
10:28et sont dans le rouge
10:29dès le 5 du mois,
10:30c'est se fourvoyer.
10:32On n'y arrivera pas de cette manière-là.
10:34Et donc, ça veut dire
10:35qu'on laisse l'économie de marché
10:37continuer à fixer le prix.
10:39On a un tout petit peu agi dessus
10:40pour essayer de baisser à la marge
10:42les prix,
10:42mais ce ne sera pas suffisant
10:44et ça permettra encore
10:45à des entreprises pétrolières
10:46de faire beaucoup de bénéfices.
10:47– Si on va jusqu'au bout,
10:48pourquoi, plutôt que de tenter
10:50de bloquer les prix
10:51ou d'agir sur les prix,
10:52pourquoi vous n'agissez pas
10:54sur d'autres leviers
10:55qui permettraient
10:56de baisser les prix ?
10:58– Comme lesquels ?
10:58– Comme, je ne sais pas,
11:00la TVA, par exemple.
11:03Alors là, pour le coup,
11:04vous la baisseriez
11:04ou alors baisser les charges
11:06des entreprises.
11:07– Alors, on va prendre dans l'ordre.
11:08– Sur la TVA…
11:09– Des entreprises
11:09qui emploient des salariés.
11:11– Sur la TVA,
11:12c'est la proposition
11:14du Rassemblement National
11:15et en l'occurrence,
11:16si vous l'appliquez
11:17et vous appliquez
11:18un taux de TVA inférieur…
11:20– Ce qu'a fait l'Espagne.
11:21– Ce qu'a fait l'Espagne en partie.
11:23– Mais vous aurez à la fin
11:25un prix qui va baisser
11:26là aussi de quelques centimes.
11:28Moi, je préfère avoir
11:30la garantie du prix final.
11:31Sinon, on a un risque
11:32de quoi ?
11:33Qu'il se passe exactement
11:34la même chose
11:34qu'au moment où on a baissé
11:35la TVA sur la restauration.
11:37On se souvient tous,
11:37c'était il y a une dizaine d'années,
11:38quelque chose comme ça.
11:39– Près de 20 ans maintenant.
11:40– Pardon ?
11:41– Près de 20 ans.
11:41– Près de 20 ans.
11:42Vous voyez, le temps passe vite.
11:44On a baissé la TVA
11:45sur la restauration.
11:46On nous a dit
11:47que ça se traduirait
11:48par une énorme baisse
11:49des prix de vente
11:51quand on va au restaurant.
11:53On a pu voir à la marge
11:54une petite baisse,
11:55mais pas significative.
11:56Et donc, là aussi,
11:57c'est penser
11:58que l'économie de marché
11:59va réussir à réguler le prix
12:00pour fixer un prix
12:01qui reste abordable.
12:02Je ne crois pas
12:02que ça fonctionne.
12:03On en a eu la preuve vivante
12:05sur le secteur de la restauration.
12:06Je pense qu'il faut apprendre
12:07de nos efforts.
12:07– Les économies administrées,
12:08en général,
12:08s'organisent la plénière.
12:09– Tout de suite, les grands mots.
12:11– Il ne faut qu'on parle des manifs.
12:11– Je ne vous parle pas
12:12d'une économie administrée.
12:13– Il faut qu'on parle des manifs.
12:14– Je vous parle juste
12:15de permettre aux gens
12:16de survivre
12:16et de ne pas autoriser
12:18les entreprises
12:18à faire des gigas
12:20super profits
12:21comme c'est le cas de SOTA.
12:21– Il faut qu'on avance
12:22pour qu'on parle des manifestations
12:23de nouvelles joignes
12:23de mobilisation.
12:24– Il y a un lien.
12:25– Samedi, il y a évidemment un lien.
12:25– On manifeste aussi
12:26contre la vie chère.
12:27– Et il y aura des manifestations
12:28contre la vie chère
12:29le 5 novembre.
12:29Mais dans ce contexte-là,
12:31ça vient de tomber à l'instant
12:32à 22h44 sur BFM TV.
12:34Prise de parole
12:35d'Emmanuel Macron
12:35chez Hugo Décrypte.
12:37– Absolument.
12:37Et le président appelle ce soir
12:39à la reprise des cours
12:40dans le calme
12:41à la rentrée lundi.
12:43Il dit également ce soir
12:44le fait qu'on en soit arrivé là
12:45c'est un échec collectif.
12:46Il n'y a aucun lycéen
12:48qui a commencé
12:48à pousser ses revendications
12:49pour avoir ses conséquences
12:50terribles
12:50ni aucun policier.
12:52Je suis dans le soutien
12:53et la compassion à tous
12:54et il poursuit.
12:54Il y a des gens
12:55qui ont essayé
12:56de récupérer politiquement
12:57avec des projets très extrêmes
12:58qui sont venus chauffer les jeunes
13:00qui les ont emmenés
13:01à faire des actions
13:02aux abords des lycées
13:02ou en ville.
13:03Des actions très violentes.
13:04– J'ai l'impression
13:05que ça c'est pour vous Manon Bré.
13:06– Franchement,
13:07il persiste et il signe.
13:09Alors ça fait des semaines
13:11qu'on nous dit
13:12que la France Insoumise
13:12est responsable du mouvement
13:13mais absolument pas
13:14les classes les plus surchargées
13:16d'Europe,
13:16des lycées qui sont vétus,
13:18de la peur de l'avenir
13:19avec Parcoursup.
13:20Mais parce qu'on est les seuls
13:22à aller les écouter
13:22et moi j'ai invité
13:23tous les élus
13:24y compris ceux
13:24qui ne sont pas d'accord
13:25avec les jeunes
13:25à venir dialoguer avec eux.
13:27Et vous saurez que
13:27ce n'est pas...
13:28Alors je sais qu'on a
13:29beaucoup de force
13:30la France Insoumise
13:31mais vous pensez vraiment
13:32que d'un claquement de doigts
13:33sans tract,
13:34sans appel direct
13:35à la mobilisation
13:36parce que cette mobilisation
13:37elle est quand même
13:38partie d'un lycée
13:39dans le Val-de-Marne
13:42parce qu'il faisait face
13:44à la fois à des professeurs
13:45qui sont absents
13:45à la fois à des conditions
13:47d'études dans un lycée
13:48extrêmement vétuste.
13:49Franchement,
13:50tout ça n'est pas sérieux.
13:51Et on voit d'ailleurs
13:51que des mobilisations sociales
13:53il y en a qui naissent
13:54un peu partout en Europe
13:55en Italie,
13:57en Grèce,
13:58en Espagne,
13:59en Belgique.
14:00Bon,
14:00Jean-Luc Mélenchon
14:02je veux bien qu'il ait bon dos
14:03si c'est Jean-Luc Mélenchon
14:06en Italie,
14:07Juan Luc en Espagne,
14:09tout ça n'est pas sérieux.
14:10La vérité c'est que
14:11on a un président
14:13de la République
14:14qui est dans son bon cœur
14:16à l'Elysée
14:17et qui ne comprend pas
14:18ce qu'il se passe
14:19dans le pays.
14:19D'abord,
14:20il a mis un mois.
14:21Un mois.
14:22Mais pardon,
14:22au bout d'un mois,
14:23s'il les avait reçus
14:24dès le début
14:25de la mobilisation,
14:26ça aurait été...
14:27Vous auriez dit
14:27de quoi ils se mêlent ?
14:28Ah non.
14:29L'hyper-président,
14:30c'est quand même
14:31plutôt le boulot
14:32du Premier ministre
14:33ou du ministre de l'Éducation
14:34dans l'ordre ?
14:35C'était une demande
14:36qui a été formulée
14:37par les syndicats lycéens
14:38quand on est président
14:39de la République
14:40a fortiori le poids
14:42qu'il a dans la vie politique
14:43parce que
14:43quand j'étais moi
14:44à la réunion à Matignon,
14:46on en parlait hors antenne
14:46avant de venir jeudi dernier,
14:48j'ai été frappée
14:49à quel point Sébastien Lecornu
14:51avait l'air complètement déconnecté
14:52et aux antipodes
14:53quasiment de ce que faisait
14:55et disait Emmanuel Macron.
14:57C'est clairement lui
14:58qui est encore aujourd'hui
14:59au commande.
14:59Il s'agirait pour lui
15:00de se réveiller
15:01et de comprendre
15:02quand même la colère lycéenne.
15:03Est-ce que maintenant
15:03les lycéens doivent lâcher l'affaire ?
15:05Je rappelle ce que leur a
15:06je ne sais pas comment dire ça
15:08octroyé hier
15:09le Premier ministre
15:10Sébastien Lecornu.
15:12Les classes de seconde
15:13plafonnées à 28 élèves,
15:14500 postes de plus
15:15pour les profs,
15:16en plein du temps revu,
15:174 milliards de prêts
15:18pour les conseils régionaux
15:19pour refaire les bâtis
15:22et une réforme
15:23de parcours sub
15:24qui est à décider
15:25et qui sera effectivement
15:27progressivement mise en place.
15:28Il n'y a pas rien
15:29dans la besace.
15:30Est-ce que vous dites
15:31malgré tout lycéen
15:32non non allez-y continuez ?
15:33D'abord c'est eux
15:33qui vont le décider.
15:34Je pense qu'ils sont
15:36suffisamment grands
15:37pour décider
15:38et j'observe
15:39que les syndicats lycéens
15:40quand ils sont sortis
15:43du bureau
15:44du ministre
15:44de l'éducation
15:45et du Premier ministre
15:46au-delà de la méthode
15:48où d'abord
15:49des influenceurs
15:50ont été invités
15:51en premier
15:51je trouve ça un peu
15:52discutable
15:53d'un point de vue démocratique
15:54mais surtout
15:55les syndicats lycéens
15:56qu'est-ce qu'ils nous disent ?
15:57Ils disent
15:57mais en fait
15:58il n'a rien compris
16:00à nos demandes.
16:00Il y avait
16:01dix mesures
16:02qui étaient demandées
16:02par les lycéens
16:03il n'y en a aucune
16:04qui est mise en pratique.
16:05De facto
16:05on voit que
16:07J'y arrive
16:08c'est pour ça
16:08que je l'ai décrypté
16:09une à une.
16:10C'est l'art
16:10de la négociation.
16:11Moi ce que j'observe
16:12si vous voulez voir
16:13le verre à moitié plein
16:15ce que j'observe
16:16c'est que
16:17les lycéens
16:18sont parmi les premiers
16:20à se mobiliser
16:21à forcer le gouvernement
16:23à répondre
16:24et à essayer
16:25de mettre des choses
16:25sur la table.
16:26Le fait est que
16:27je pense qu'ils ne sont pas dupes
16:29et qu'ils voient
16:30qu'ils sont en train
16:31de se faire littéralement
16:32arnaquer
16:33par le gouvernement.
16:34Ah donc vous leur dites
16:35continuer ?
16:35Parcoursup
16:36c'est eux qui vont décider.
16:37dire à des jeunes
16:38de 15, 16, 17 ans
16:40allez-y continuez
16:41n'allez pas en cours.
16:41Je dis juste sur le fond
16:42est-ce que les demandes
16:43ont été satisfaites ?
16:44Parcoursup
16:45vous avez davantage
16:46de transparence
16:47mais à aucun moment
16:48vous avez la garantie
16:49d'avoir une place
16:49à l'université
16:50alors qu'il y a plus
16:50de 100 000 lycéens
16:52qui n'ont pas eu de place
16:52à l'université.
16:53Il faut créer une sélection
16:54quand même.
16:54Les places qui sont créées
16:55mais ça c'est le désaccord
16:56qu'ils ont avec le mouvement lycéen.
16:58Les 15 000 places
16:59elles sont créées où
16:59Bruno Jeudy ?
17:00Dans les BTS
17:02BTS, IUT et filière de censée.
17:06Là où il y a du boulot.
17:06Mais c'est des filières
17:08professionnalisantes.
17:08Là où il y a du boulot
17:09Madame Brie ?
17:09Aucune nouvelle place
17:10à l'université.
17:11Là où il y a du boulot
17:12Madame Brie ?
17:13Mais Maxime Switek
17:13vous savez
17:14moi je suis d'une génération
17:15juste avant Parcoursup.
17:17J'ai eu mon bac en 2007
17:18et à l'époque
17:19on avait un truc
17:20qui s'appelait
17:20admission post-bac
17:21APB
17:22et APB
17:23on indiquait des préférences
17:24mais on avait quand même
17:25le choix de choisir
17:26sa filière
17:27parce que qu'est-ce qui se passe
17:28si vous ne choisissez pas
17:29votre filière
17:31vous pensez que vous allez
17:32réussir vos études
17:32et enfin je termine
17:33sur le décryptage des mesures
17:35Attendez APB
17:36c'était pas open bar
17:37vous n'alliez pas où vous voulez
17:38Vous vouliez
17:38En termes d'université
17:41vous aviez un choix
17:42beaucoup plus large
17:43et vous avez la garantie
17:44d'avoir une place
17:44à l'université
17:45Vous n'aviez pas les situations
17:46qu'on connaît à l'heure actuelle
17:47c'est-à-dire plus de 125 000 lycéens
17:49qui n'ont pas de place
17:50à l'université
17:51Donc pensez qu'on va
17:53rendre plus transparent
17:54la manière dont on vous
17:56refuse à l'université
17:57le résultat sera le même
17:59et c'est pas en changeant
18:00et je vous le redis
18:01les lettres de part en sup
18:02qu'on va régler le problème
18:03C'est une sacrée responsabilité
18:05quand on est responsable politique
18:06comme vous
18:06de dire à des jeunes
18:07de 15, 16, 17 ans
18:09il faut poursuivre la mobilisation
18:10il faut continuer
18:11vous vous êtes en train
18:12de vous faire arnaquer
18:13c'est le mot que vous avez employé
18:14donc les manifs doivent se poursuivre
18:17alors qu'on a vu
18:18tous les risques
18:18qu'il pouvait y avoir autour
18:19alors qu'il y a quand même
18:20un début
18:21un début de quelque chose
18:22avec le gouvernement
18:23ce soir
18:24c'est une sacrée responsabilité
18:25vous vous rendez compte
18:26que dans notre pays
18:28on en est arrivé
18:28parce que
18:29quand on est un jeune lycéen
18:31on risque de perdre un oeil
18:32ou perdre une main
18:33en manifestation
18:35que la seule solution
18:36c'est d'arrêter de manifester
18:37et d'arrêter
18:38de faire un certain nombre
18:39de demandes sociales
18:40il n'y a pas que ça
18:41il n'y a pas que ça
18:42c'est hyper grave
18:43il y a aussi des profs
18:44qui ont été touchés
18:45des proviseurs
18:45qui ont été touchés
18:46dans les manifs
18:46et donc vous ne pensez pas
18:47que la meilleure solution
18:48c'est de faire en sorte
18:48qu'il n'y ait plus de violences policières
18:49non c'est simplement
18:50c'est simplement de dire
18:52donc la solution
18:52c'est qu'il n'y ait plus de manifestations
18:53peut-être qu'on se calme
18:55peut-être qu'on se calme
18:55vous inversez
18:56vous inversez la responsabilité
18:58vous parlez de violences policières
18:59je vous laisse finir
19:00et je répondrai
19:00en premier
19:01vous avez quand même
19:02d'abord il y a des manifestants
19:03moi ils manifestent
19:04tout à fait logique
19:05mais ils sont perturbés
19:08par des casseurs
19:08on va dire
19:09pour faire vite
19:10c'est eux qui commencent
19:11les violences
19:13c'est pas la police
19:14qui commence la violence
19:14vous savez très bien
19:15que la police est là
19:16pour encadrer les jeunes
19:17pour faire en sorte
19:18que justement
19:19il n'y ait pas de violences
19:20et donc c'est ce discours-là
19:23que les jeunes
19:24par exemple
19:24répètent
19:25en disant
19:26c'est les policiers
19:27qui nous cassent la figure
19:29alors que
19:29c'est pas comme ça
19:30que ça se passe du tout
19:31Juste pour ajouter
19:32et ensuite
19:32promis vous répondez
19:33Manon Aubry
19:34les mots à l'instant
19:35d'Emmanuel Macron là-dessus
19:36Sur les blessures
19:37notamment pendant les manifs
19:38et on en parle justement
19:39il dit
19:39le président
19:40rien ne justifie cela
19:41il faut revenir au calme
19:42l'or doit être rétabli
19:43on ne doit rien laisser
19:44aux casseurs
19:45pilleurs
19:45aux groupes d'ultra
19:46qui ont fait des choses terribles
19:47j'ai vu de très jeunes
19:48policiers blessés
19:49il faut revenir au calme
19:50des deux côtés
19:51et il conclut en disant
19:52on est à l'écoute
19:53de ces jeunes
19:53je suis triste
19:54préoccupé de ce qu'il s'est passé
19:55des deux côtés
19:56c'est important
19:56c'est vrai qu'il est
19:57vachement à l'écoute
19:58Emmanuel Macron
19:59il ne répond en rien
20:01aux revendications
20:02du mouvement lycéen
20:03je termine quand même là-dessus
20:05après promis
20:05on parle des violences policières
20:06mais parcours sup
20:08abrogation
20:08ils ne l'ont pas eu
20:09il demande
20:10la création
20:11de plusieurs milliers
20:12de postes d'enseignants
20:13le gouvernement
20:14ne revient même pas
20:15sur les 4000 suppressions
20:16de postes qui a été mise en place
20:17dans le dernier budget
20:19non le budget c'est 1400
20:20c'est 4000
20:21qui a été mise en place
20:22à la rentrée de septembre
20:23et 1400
20:24c'est pour la rentrée suivante
20:25c'est 1400
20:26ensuite
20:27pour le bâti scolaire
20:28il propose
20:29un simple prêt aux régions
20:30et aucun argent
20:31sonnant
20:32et trébuchant
20:33les 28 élèves par classe
20:34en seconde
20:35si vous n'avez pas
20:35davantage de professeurs
20:36alors on n'aura pas
20:37la garantie
20:38qu'en première
20:38et en terminale
20:39ça ne va pas être compensé
20:40qui ne vont pas se retrouver
20:41encore plus
20:42vous connaissez la démographie française
20:43le nombre d'élèves
20:45va drastiquement baisser
20:46dès 2027, 2028, 2028, 2030
20:47ce que je sais Bruno Jeudy
20:48c'est qu'aujourd'hui
20:49ce que je sais Bruno Jeudy
20:52c'est qu'aujourd'hui
20:52au lycée
20:53on a en moyenne
20:54plus de 30 élèves par classe
20:55et qu'on a une des moyennes
20:56les plus élevées de l'OCDE
20:57donc vous dites quoi
20:58aux élèves à l'heure actuelle
20:59vous dites quoi
21:00aux élèves à l'heure actuelle
21:01qui apprennent à plus de 30 élèves
21:02ah tant pis pour vous
21:03c'est très bien pour les prochains
21:05ceux qui manifestent
21:06c'est pour eux aussi
21:07ceux qui aujourd'hui savent bien
21:08que leur cas ça ne va pas changer
21:10d'ici la fin de l'année scolaire
21:11ah bah pour ceux
21:12qui ont des professeurs absents
21:13j'espère si
21:13bah si parce que ça
21:14il y a le plan de 3000
21:15on verra si ça marche
21:16sauf qu'ils n'en voient pas la couleur
21:17sauf qu'ils n'en voient pas la couleur
21:19je peux vous raconter
21:20plein d'anecdotes
21:21il a dit que c'était à la rentrée
21:22on va vérifier
21:22si c'est à la rentrée
21:23si les élus prennent la peine
21:24d'aller voir les lycéens
21:26moi je suis allé voir
21:26plein de lycéens
21:27dans plein de situations différentes
21:28et par exemple
21:29le lycée
21:30un lycée à Aubervilliers
21:31où je suis allé
21:32le lycée Berthelot
21:33j'ai rencontré des élèves
21:34qui sont en terminale de SES
21:35qui n'ont pas eu cours de SES
21:36depuis septembre
21:37comment on passe son bac
21:38comment on arrive
21:40de manière
21:41science économique et sociale
21:43pardon
21:43comment on arrive
21:44à passer son bac
21:45dans des conditions équitables
21:46vis-à-vis d'autres lycées
21:47et c'est toujours
21:48des lycées
21:49spécifiquement dans le 93
21:50dont on sait que le taux de remplacement
21:51est plus faible
21:52vous n'avez pas répondu
21:52sur les violences
21:53et j'en arrive
21:54j'ai aucun problème
21:54à répondre sur les violences
21:55je vous le dis
21:57en tant que députée européenne
21:58des mobilisations
21:59de jeunes
22:00de lycéens
22:00il y en a eu
22:01dans tous les pays d'Europe
22:03et il y en a en ce moment
22:04dans plein d'autres pays d'Europe
22:05il n'y a aucun autre pays d'Europe
22:07où ça se passe
22:08de cette manière là
22:08il n'y a aucun autre pays d'Europe
22:10où vous avez des jeunes
22:11qui ont été amputés
22:13qui ont perdu leur main
22:13qui ont perdu un oeil
22:15pour le simple fait
22:16d'être en manifestation
22:17ce qui est vrai aussi
22:18c'est qu'il y a 50 proviseurs
22:20qui ont été blessés
22:21il y a des tirants mortiers
22:23il y a un enjeu
22:24c'est inhabituel quand même
22:24il n'y a pas d'autres pays
22:25où on a tirants mortiers
22:26autour des lycées
22:27il y a un enjeu
22:28si je réponds à vos questions
22:29il y a un enjeu
22:30sur le type d'armes
22:32qui sont utilisées
22:33les grenades de descente
22:34en zerclement
22:35sont des grenades
22:36qui sont dangereuses
22:37dont le gouvernement
22:38a même suspendu l'usage
22:40de manière provisoire
22:41et maintenant
22:41ils sont revenus dessus
22:42alors que ce sont des armes de guerre
22:44elles sont classées
22:45je vous entends dire
22:46que ce n'est pas eux
22:47qui commencent
22:47ce n'est pas eux
22:48qui commencent les violences
22:49les violences
22:50elles sont commencées
22:51par des casseurs
22:52qui s'infiltrent
22:53dans les blocs
22:55qui s'infiltrent
22:56dans les manifestations
22:57vous connaissez que les lycéens
22:58ne sont pas responsables
22:59d'un certain nombre
23:00des violences
23:00je n'ai jamais dit
23:00que les lycéens
23:01très bien
23:01on avance dans le débat
23:02moi j'aimerais
23:04qu'on avance dans le débat
23:06pour le fait
23:06que vous me disiez
23:07que ce ne sont pas
23:08les policiers
23:09qui commencent
23:10la violence
23:10c'est impossible
23:12c'est impossible
23:13dans un pays
23:14comme la France
23:14monsieur Tréa
23:15vous êtes journaliste
23:15n'est-ce pas ?
23:16je crois
23:16est-ce que vous croyez
23:18vos confrères
23:19à défaut de me croire moi
23:20il y a vos confrères
23:21du journal Le Monde
23:23ce n'est pas une officine
23:24de la France Insoumise
23:25qui a fait une excellente enquête
23:26sur les manifestations
23:27qui se sont déroulées
23:28ce week-end
23:29dans plus de 14 villes
23:31en France
23:32les forces de l'ordre
23:33ont protégé
23:34des groupuscules
23:35néo-nazis
23:36d'extrême droite
23:37c'est une enquête
23:38qui est documentée
23:39avec des images
23:40vous pouvez ne pas croire
23:41vos confrères du monde
23:42et il y a d'ailleurs
23:43un certain nombre
23:43j'ai aussi
23:44les enquêtes
23:45qui sont faites
23:45par mon journal
23:46et je peux vous dire
23:47qu'il se passe ça
23:48et on a aussi
23:49la réponse du ministre
23:50de l'Intérieur
23:51Laurent Nunez
23:52qui était hier matin
23:53face à Apolline de Malherbe
23:54ou peut-être lundi matin
23:55d'ailleurs
23:55et qui était interrogée
23:57là-dessus précisément
23:58parce qu'il y a des images
23:58qui sont très troublantes
23:59je vous l'accorde
24:00dans l'enquête du Monde
24:02et on en a montré
24:03il y a des images
24:03qui sont très troublantes
24:06mais je ne tranche pas
24:07il y a des images
24:07qui sont très troublantes
24:08mais Laurent Nunez
24:09dit jamais de la vie
24:10jamais de la vie
24:12des forces de l'ordre
24:14ont protégé
24:15des groupuscules
24:15ultra-droites
24:16je vous donne
24:16la réponse du ministre
24:17j'entends
24:18et vous faites votre rôle
24:20vous répétez
24:20est-ce qu'on peut dire
24:21sur la fois de travaux
24:22qui ont été faits
24:23que les groupuscules
24:25d'extrême droite
24:26effectivement
24:26il y en avait
24:27mais qu'ils n'étaient pas là
24:29sur ordre
24:30ou pilotés par la police
24:31je n'ai pas dit
24:31qu'ils étaient là
24:32sur ordre
24:33ou pilotés par la police
24:34j'ai dit qu'ils étaient
24:34protégés par la police
24:35et ça c'est extrêmement grave
24:37vous croyez qu'ils ont besoin
24:38de la protégé
24:39excusez-moi
24:40j'invite tout le monde
24:41à aller voir les images
24:41elles sont en libre accès
24:43le monde les a publiées
24:44vous le voyez
24:45à Nice particulièrement
24:46c'est très flagrant
24:47à Clermont-Ferrand
24:48à Grenoble
24:49à Montpellier
24:50il y a vraiment
24:50à Montpellier
24:51singulièrement
24:51vous avez des hommes
24:52qui se mettent
24:53à taper des manifestants
24:55et la police
24:57qui charge
24:57et qui n'arrête
24:59absolument aucune
25:00des personnes de ce groupe
25:01la police
25:01en beaucoup de vies
25:02elle a plutôt été
25:03étonnamment passive
25:04devant l'action de ces groupes
25:05vous ne pouvez pas dire
25:06que la police
25:07les a encouragés
25:08elle les a pilotés
25:10est-ce que j'ai utilisé
25:11le mot encouragés
25:12ou pilotés ?
25:12non je ne dis pas ça
25:13c'est les mots dives
25:14voilà
25:14donc ne me faites pas dire
25:16ce que j'ai pas dit
25:17moi je vous dis
25:17c'est plutôt
25:19la passivité de la police
25:20devant l'action
25:20pour moi c'est plus que
25:22de la passivité
25:22c'est de la protection
25:23et en cela
25:24c'est problématique
25:25en matière de stratégie
25:26de maintien de l'ordre
25:26sauf que la police
25:27n'attaque pas non plus
25:28les casseurs de go
25:28enfin les plaques d'ordre
25:29mais la police
25:30son rôle c'est de maintenir
25:32l'ordre
25:32et je suis d'accord avec vous
25:33le 17 octobre
25:34ils ont failli
25:35et d'ailleurs même le gouvernement
25:36l'a reconnu
25:37mais ce n'est pas aux manifestants
25:39de payer le prix de cela
25:39parce que le droit à manifester
25:41est constitutionnel
25:42dans notre pays
25:42est arrivé dans une situation
25:44où le gouvernement
25:45soit interdit les manifestations
25:46soit choisit
25:47qui a le droit
25:48de déposer des manifestations
25:49soit nous envoie
25:50dans des parcours
25:51bientôt pour une manifestation
25:52à Paris
25:52on va manifester
25:53à 100 km de Paris
25:54c'est ça
25:56les libertés fondamentales
25:57dans notre pays
25:58c'est extrêmement grave
25:59vous étiez sur les maréchis
26:00oui mais pardon
26:01vous avez évité le périfé
26:03c'est pas
26:03c'est pas le parcours
26:05qui a été déposé
26:06par les organisations syndicales
26:08pire encore
26:08il avait été validé
26:09par la préfecture de Paris
26:11on peut considérer
26:12que c'est aussi pour protéger
26:13les commerces
26:13mais quand vous annoncez
26:15un parcours de manifestation
26:16à 17h la veille
26:17vous pensez que ce sont
26:18les meilleures conditions
26:19pour protéger le parcours
26:20ça n'a pas empêché
26:21la mobilisation
26:22en tous les cas
26:22parce que la manifestation
26:24de samedi avait pris
26:25une autre teneur
26:26c'était devenu
26:27une manifestation
26:27contre la bichière
26:28pour l'éducation
26:29mais aussi
26:30pour défendre
26:31nos libertés fondamentales
26:32et ce samedi
26:33et ce samedi
26:34je pense que
26:35ce sera l'acte 2
26:36de précisément
26:37la défense
26:37de nos libertés fondamentales
26:38du droit
26:39à manifester
26:40et j'appelle tout le monde
26:40à se joindre
26:41de manière pacifique
26:42partout là où on le pourra
26:44et j'espère dans un maximum
26:45de villes
26:45à faire la démonstration
26:47précisément
26:47à Emmanuel Macron
26:48qu'il y a un peuple
26:49dans notre pays
26:49qui a peut-être peur
26:51d'aller manifester
26:52mais qui le cœur gros
26:53va aller défendre
26:54ses droits fondamentaux
26:55merci Manon Aubry
26:56merci à vous
26:56merci d'avoir été en direct
26:57ce soir sur BFM TV
26:58merci à vous
26:58merci à vous
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