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Ce mercredi 28 octobre, Christian Bito, professeur de finance à l'ESSEC, et Alain Du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11C'est parti pour Good Morning Market, nous sommes ensemble jusqu'à 9h30.
00:14Dans un instant, l'ouverture des marchés européens, énormément de résultats d'entreprises arbitraient ce matin,
00:19avec des résultats en Europe qui sont supérieurs aux attentes, notamment dans le secteur bancaire,
00:23ça se passe bien pour BNP, pour Deutsche Bank, mais également pour Santander.
00:27Nous verrons tout cela avec les équipes de Claresco Finance à 9h20, Alain Dubrulle,
00:32pour commenter les dernières publications d'entreprises.
00:34Revenir également sur le cas de Stellantis, qui annonce ce matin des ventes stables au troisième trimestre.
00:38Un résultat opérationnel qui confirme que oui, il y a un redressement en cours, mais l'année 2026 restera rude.
00:46Nous verrons cela dans cette émission.
00:48Et puis à partir de 9h30, vous retrouverez les experts avec en plateau Jean-Marc Daniel,
00:53éditorialiste bien sûr pour BFM Business, Thomas Grébin, économiste à Sciences Po,
00:58et Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos.
01:00Pour revenir notamment sur le budget 2027, Bercy qui tente de rassurer,
01:03notamment après avoir lâché du lest en début de semaine aux étudiants.
01:07Le moral des ménages qui est sur des plus bas de plus de 15 ans en Europe.
01:11Est-ce qu'il faut s'inquiéter ?
01:12Et puis nous reviendrons bien sûr sur la situation en Europe,
01:16alors que les cours du gaz continuent de progresser ce matin.
01:18Nous frôlons très clairement les 100 euros le mégawatt-heure, 97 euros ce matin pour le TTF.
01:25Voilà quelques points qui seront évoqués donc dans les experts.
01:28En attendant, il est quasiment 9h, toute l'information économique du jour.
01:30C'est avec Léo Dumas.
01:37Et pas de majorité ce matin en Israël, alors qu'une moitié des bulletins a été dépouillé.
01:43La coalition de Benyamin Netanyahou devance toutefois le bloc de l'opposition mené par Gadi Eisenkot.
01:49A ce stade, des résultats qui restent partiels, ils sont susceptibles de changer,
01:54mais les deux candidats se disent en tout cas déjà prêts à gouverner.
01:59Nous devons mettre en place un gouvernement national fort, de droite, c'est ce qu'il faut faire.
02:04Il est interdit, simplement interdit, de mettre Israël en danger
02:08en formant un gouvernement qui dépend de partis arabes anti-sionistes.
02:17Le peuple a choisi le changement.
02:21La coalition de l'échec a perdu la confiance du peuple.
02:23Le public israélien a voté contre la poursuite du mandat de Netanyahou en tant que Premier ministre d'Israël.
02:31Et à 9h sur BFM Business, c'est aussi la saison des résultats d'entreprise qui domine l'actualité.
02:36Carton plein ce matin pour BNP Paribas, la banque française qui dépasse les attentes
02:40avec 13,5% de hausse de son bénéfice net au troisième trimestre.
02:44Sur un an, 3,5 milliards d'euros tirés notamment par l'activité en banque d'investissement et de financement.
02:51Elle croît de presque 17% sur la période.
02:55Stellantis également, qui surprend positivement au troisième trimestre.
02:59Les ventes ont grimpé d'un pour cent.
03:01La marge opérationnelle progresse et la perte nette se réduit de 90%.
03:06Preuve que le plan de redressement est en bonne marche, nous dit le groupe ce matin.
03:11Et puis la publication de Danone avec plus de 5% de croissance au troisième trimestre,
03:16surtout grâce aux hausses de prix, un peu au volume.
03:18Pour atteindre plus de 7 milliards d'euros de ventes sur la période,
03:21c'est un peu mieux qu'attendu par les analystes là aussi.
03:24Malgré une déception toutefois du côté de l'Amérique du Nord,
03:27où les volumes sont en berne et où des mesures fortes sont nécessaires, dit le patron du groupe.
03:33Merci beaucoup Léo Dumas.
03:34Le CAC 40 progresse de 0,3% dans les premières secondes de cotation.
03:38Au-delà des 7 900 points, 7 915 points, Stellantis justement,
03:42c'est de loin ce matin la plus forte hausse à l'ouverture, plus 4,5%.
03:46Le titre est néanmoins toujours sur des plus bas historiques sous les 4 euros, 3,088 euros,
03:49alors que le résultat opérationnel est meilleur qu'attendu au troisième trimestre.
03:53Beaucoup de résultats arbitrés en Europe, mais aussi ce matin du côté de l'Asie,
03:59avec SKNX qui s'est quand même envolée de près de 11%
04:02du côté de la Corée du Sud, alors que le groupe a très largement dépassé
04:06les attentes au troisième trimestre.
04:09SKNX qui a annoncé cette nuit un chiffre d'affaires en hausse de 32% au troisième trimestre,
04:15non pas par rapport à l'an dernier, mais par rapport au deuxième trimestre.
04:18Si vous regardez d'un an à l'autre, les ventes sont en hausse de plus de 300%,
04:21le résultat opérationnel est en hausse de 630%, le net de plus de 200%.
04:25En équivalent euro, ça vous donne quand même un résultat net trimestriel de 26 milliards d'euros,
04:29un résultat opérationnel de 55 milliards.
04:32Le titre qui, souvenez-vous, a pris le bouillon cet été a donc très fortement rebondi ce matin.
04:36Idem pour son concurrent Samsung qui a progressé de plus de 8%.
04:40Avant bien sûr, les résultats très attendus ce soir de Microsoft,
04:43mais également de Alphabet après la clôture.
04:45Et puis demain soir, ça sera au tour d'Amazon.
04:48Même en dehors du segment technologique, les résultats sont très clairement au-delà des attentes,
04:53notamment aux États-Unis, que ce soit Coca-Cola qui publie des résultats au-delà des attentes,
04:56qui revoit là-haut ses perspectives.
04:58Idem pour UPS dans la logistique, Paypal et Visa qui ont publié des résultats ailleurs au-delà des attentes.
05:03Dans l'hôtellerie, Hilton est optimiste.
05:05Bref, le consensus pour une fois ne s'est pas trompé.
05:08On devrait bien quand même atterrir sur une croissance des profits de l'ordre de 30% au troisième trimestre
05:13par rapport à l'an dernier.
05:15Les valeurs à suivre ce matin à Paris.
05:17Rémi Cointreau qui perd 3,4% après la publication de son chiffre d'affaires.
05:21Léger mieux quand même pour le cognac, mais c'est toujours difficile aux États-Unis.
05:25Le titre est sous les 50 euros à 48,96 euros.
05:29Dans le CAC 40, vous avez Saint-Gobain qui perd 1,9% après avoir publié son chiffre d'affaires
05:34hier
05:34avec un chiffre d'affaires qui est en hausse grâce notamment aux hausses de prix,
05:38mais des volumes qui sont toujours en berne.
05:40Du côté des cours des matières premières, on est donc toujours sur des plus hauts annuels,
05:44que ce soit sur le gaz mais également le pétrole,
05:46avec un baril de Brent ce matin qui prend plus de 2% à 115 dollars.
05:51quand les cours du gaz en Europe sont toujours sur des plus hauts de 2022 à 97 euros le mégawatt
05:58-heure.
05:59Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec Christian Biteau,
06:02professeur de finances à l'ESSEC,
06:03pour revenir sur la confiance qui tient dans la zone euro,
06:06si on sort du cas français,
06:08et puis surtout sur cette save de résultats
06:10qui est donc encore et toujours au-delà des attentes au troisième trimestre.
06:25En quelques minutes, nous reviendrons sur les grands arbitrages,
06:28les grandes publications du jour avec Alain Dubreuil.
06:31Juste avant, c'est Christian Biteau qui vient de nous rejoindre en plateau,
06:33professeur de finances à l'ESSEC.
06:34Bonjour Christian.
06:35Bonjour.
06:36Merci de nous accompagner ce matin.
06:38Dans un instant, nous parlerons des prix de l'énergie.
06:40Mais juste avant, si on regarde un petit peu le tableau de bord des marchés,
06:43c'est vrai qu'il y aurait des raisons de s'inquiéter,
06:45avec ces prix des matières premières qui continuent de grimper.
06:48Donc, 115 dollars pour le Bren, 97 euros le mégawatt-heure de gaz,
06:53un marché obligataire qui se détend un petit peu,
06:55mais qui reste quand même sur ses plus hauts annuels.
06:57Et malgré cela, vous nous dites, la confiance, elle est là.
06:59Alors, c'est vrai que nous, en France,
07:00bon, il y a un climat qui est quand même assez difficile,
07:03mais si on sort de nos frontières,
07:04on a un climat des investisseurs qui est toujours très bon.
07:06Oui, le contraste est vraiment saisissant,
07:07parce qu'il n'y a pas que le problème politique interne à la France.
07:10Vous savez qu'il y a aussi des problèmes de climat social en Espagne,
07:14en Italie,
07:15des problèmes d'incertitude sur les élections aux États-Unis.
07:18En Israël, le résultat est encore inconnu ce matin.
07:20Et puis, les problèmes géopolitiques qui ne sont pas résolus.
07:23Et ce qui est assez surprenant,
07:24c'est de voir que les marchés ont l'air d'être vraiment, vraiment confiants,
07:28bien orientés.
07:28Je le mesure avec deux indicateurs.
07:30Il y en a plein.
07:31Premier indicateur, le VIX.
07:33C'est le prix des options de couverture sur le S&P 500.
07:37Donc, si vous voulez vous assurer à la baisse,
07:38vous achetez des options sur le S&P 500.
07:41Ce prix est bas.
07:42Alors qu'en période de tension,
07:44normalement, le prix des options est plus cher.
07:45On cherche à se couvrir.
07:46Il est à 17 pour les spécialistes, 17%.
07:49Le niveau d'alerte, c'est 20%.
07:51Donc, tout a l'air d'aller bien sur le S&P 500.
07:54Et puis, un autre indicateur pour la zone euro.
07:56Voilà, celle qui est particulièrement visée.
07:58Un nouvel indicateur,
07:59même s'il est calculé avec un long historique,
08:01qui est produit, calculé par la Banque Centrale Européenne.
08:04Le News of CISS.
08:06C'est un indicateur composite du stress
08:09sur les dettes souveraines,
08:11donc les dettes d'État en zone euro.
08:12précieux, puisque c'était l'actualité depuis quelques jours.
08:16Et quand on regarde cet indicateur,
08:17calculé tous les jours par la BCE,
08:19on constate bien entendu que l'indicateur
08:21sur la dette souveraine de la France s'est écarté.
08:23Il est beaucoup plus fort.
08:25Il est monté à 0,26.
08:26C'est entre 0 et 1, cet indicateur.
08:29Alors, 0,26, c'est élevé,
08:30parce que l'ensemble des dettes de la zone euro,
08:32des dettes d'État,
08:33ont un indicateur à 0,026,
08:37c'est-à-dire 10 fois plus bas.
08:38Donc, effectivement, la France dérive.
08:39Est-ce que c'est grave ?
08:41J'ai l'impression, dans les commentaires de la BCE,
08:43qu'elle considère que ce n'est pas encore trop grave,
08:46puisque cet indicateur, son niveau d'alerte,
08:48c'est 0,4.
08:50On est à 0,26.
08:520,4 parce que c'est le niveau qu'on avait atteint
08:54lors de la dernière crise,
08:56la première fragmentation.
08:57C'était le cas de l'Italie.
08:59Ça remonte à 2022,
09:01et on était monté à 0,40.
09:03Donc, on n'est pas encore au seuil d'alerte.
09:04D'ailleurs, ça s'est un tout petit peu calmé.
09:06Et vous le voyez, le spread est revenu vers 156 points de base,
09:09je crois, ce matin,
09:10entre les OAT et le BOUD.
09:12Donc, le marché est confiant.
09:14Le marché, il est confiant,
09:16grâce notamment aux résultats d'entreprises.
09:17On en parlera dans un instant.
09:18Mais quels sont les autres points
09:20qui font que, pour l'instant, ça tient ?
09:21Alors, je vous donne trois raisons.
09:23Rapidement, il y a certainement d'autres,
09:24mais trois raisons.
09:25Les nouvelles économiques,
09:26macroéconomiques,
09:27qui sortent tous les jours,
09:28sont excellentes.
09:29Je mets la France à part.
09:30Mais regardez, par exemple,
09:31sur les États-Unis,
09:32tout de même le gros,
09:33le moteur aujourd'hui,
09:34de la croissance économique mondiale.
09:35Hier, on a eu la croissance
09:37des commandes de biens durables
09:38à l'industrie,
09:39plus 1,8% sur un mois.
09:41Très fort chiffre.
09:42On a eu la confiance des consommateurs
09:44qui se redressent,
09:45bien au-delà des attentes
09:46des consommateurs américains,
09:47alors qu'on est à la veille
09:48d'élections éventuellement chahutées.
09:51Certaines, donc,
09:52tous les indicateurs économiques
09:53vont dans le sens
09:54d'une forte croissance économique.
09:56D'où les résultats.
09:57Vous les commenterez après
09:58des entreprises qui sont bons.
10:00Deuxième raison,
10:01le risque sur la hausse
10:02des taux d'intérêt.
10:02Mais mon pronostic personnel,
10:04c'est que d'abord,
10:05la Fed va agir soit,
10:07pas du tout,
10:08ça sera aujourd'hui,
10:09soit seulement de 0,25%,
10:11puisque la Fed est coincée,
10:14en quelque sorte,
10:14par le marché du travail américain.
10:16Les derniers chiffres ont montré
10:1729 000 créations d'emplois.
10:20C'est finalement peu.
10:21La moyenne mensuelle
10:22de création d'emplois
10:23aux États-Unis,
10:24c'est 120 000.
10:26Donc à 29 000,
10:27la Fed doit se préoccuper
10:28d'un marché du travail américain
10:30qui est assez faible.
10:31il n'est pas trop tendu,
10:32ce qui fait qu'elle n'est pas
10:34enclin à remonter trop
10:35ses taux d'intérêt.
10:36C'est peut-être une des conséquences
10:37de la mise en place
10:38de l'intelligence artificielle
10:40et des gains de productivité.
10:41Donc pour la Fed,
10:42hausse des taux 0,025%,
10:43en tout cas très modérée.
10:44La BCE,
10:45idem.
10:46Pour la BCE,
10:47il y aura peut-être 0,25%,
10:49je parlais plutôt pour le zéro,
10:50compte tenu du dernier rapport
10:51sur les conditions du crédit
10:52en zone euro.
10:53La BCE elle-même constate
10:55que le crédit,
10:56depuis un an,
10:57a été bon,
10:57plus 4,3%
10:58de progression globale
11:00en net des crédits
11:01en zone euro.
11:02Donc il y a assez de crédits,
11:03il n'y a pas d'assèchement.
11:04En revanche,
11:05les orientations
11:06pour les semaines à venir
11:07ne sont pas bonnes du tout.
11:09Les banques déclarent
11:10dans un sondage
11:11qu'elles ont resserré
11:12leurs conditions du crédit.
11:14Et puis surtout,
11:14si on regarde en fait
11:15les derniers chiffres,
11:16on constate qu'il y a
11:1727% de demandes
11:20de crédits en moins
11:21dans le domaine
11:21de l'immobilier
11:22en zone euro.
11:22Pour les crédits
11:24des entreprises,
11:25pour les crédits
11:25à la consommation,
11:26c'est 6% en moins.
11:28Donc dès maintenant
11:28en fait,
11:29les demandeurs de capitaux
11:31se restreignent
11:32d'eux-mêmes.
11:32Ce qui est génial,
11:33la BCE peut dire
11:34que le marché
11:34s'est auto-régulé.
11:36Pourquoi est-ce qu'il y a
11:36la moindre demande de crédit ?
11:38Tout simplement
11:38parce que les taux d'intérêt
11:39ont monté.
11:40Et donc on est moins
11:41enclin à emprunter
11:43à 4, 5, 6%
11:45pour acheter de l'immobilier,
11:47ce qui freine le marché,
11:48ce qui va freiner
11:49la consommation.
11:50Et c'est l'objectif
11:51de la BCE, contrôler
11:52l'inflation par moins
11:54de crédits,
11:55moins d'activités
11:56d'emprunt
11:57de façon à ralentir
11:59la demande
11:59et conserver une inflation
12:01qui est encore aujourd'hui
12:02à plus 3,8%.
12:04Avec aujourd'hui
12:05des doutes
12:06sur la dernière partie
12:08de l'année
12:08et surtout
12:09le premier trimestre
12:10de 2027
12:11avec des répercussions
12:13des hausses de prix.
12:13Vous le voyez,
12:14que ce soit
12:15dans la publication
12:15de Saint-Gobain,
12:17hier soir,
12:17dans la publication
12:18de Danone ce matin,
12:19les entreprises
12:20elles sont bien obligées
12:21de faire passer
12:21ces hausses de prix.
12:23Alors c'est la clé absolue,
12:24c'est-à-dire est-ce qu'on n'a pas
12:25parce que finalement
12:25le choc pétrolier
12:27il continue.
12:28Le dernier choc pétrolier
12:29qui remonte
12:30à 2022,
12:32que je ne fasse pas d'erreur,
12:33quand on est arrivé
12:34au mois de novembre,
12:35le prix du baril de Brent
12:36était déjà quasiment revenu
12:38à son point de départ.
12:39Aujourd'hui,
12:40non,
12:40puisqu'on est à 115,
12:41116 dollars,
12:42le prix du baril de Brent,
12:43c'est un choc
12:44qui perdure,
12:45qui est en train
12:46de transiter
12:46puisque les prix
12:47à la production industrielle
12:48que vous avez commenté,
12:50ils sont forts,
12:51ils sont élevés
12:51puisqu'on monte à 8%
12:52en zone euro,
12:53on monte à 6%,
12:546,3% aux Etats-Unis,
12:56il ne faudrait pas
12:57que ça continue
12:57en bout de chaîne.
12:59Ce qui pour le moment
13:00freine cette transmission,
13:02cet effet de second tour,
13:04c'est l'évolution
13:05des salaires
13:06qui semblent raisonnables,
13:08commentaire des banques centrales,
13:09puisqu'aux Etats-Unis,
13:10sur un an,
13:11le total des salaires américains
13:13a progressé
13:14de 4,17%.
13:16De mémoire,
13:17ce n'est pas énorme,
13:184% par rapport
13:19à 3,5% de l'inflation,
13:20ça va.
13:21En zone euro,
13:22c'est plus 3%.
13:23Là aussi,
13:24ça va.
13:24C'est cet indicateur-là
13:26que les banques centrales
13:27vont regarder de près
13:27parce que si on passe
13:28à la spirale salaire-prix,
13:30là,
13:30on est cuit comme en 2022,
13:32c'est-à-dire
13:32on se retrouve
13:32avec une inflation
13:33qui pourrait monter
13:33à 10%.
13:34Pour le moment,
13:35on a cette première étape,
13:36mais les industriels
13:37ne répercutent pas forcément
13:39tout dans leur prix final,
13:40dans leur prix à la consommation
13:42parce qu'il y a,
13:43peut-être un début
13:45de gain de productivité.
13:46En tout cas,
13:46aux États-Unis,
13:47il y en a un.
13:47C'est mesuré,
13:48la productivité s'est améliorée
13:49de 2,2% depuis un an.
13:51Ça permet de compenser
13:53la hausse des prix de l'énergie
13:55par des gains de productivité
13:56sans pour autant
13:57immédiatement changer
13:58les étiquettes
13:59pour les consommateurs.
14:00Et quand vous regardez
14:01le marché
14:02à 6 mois,
14:0312 mois,
14:04il n'anticipe pas
14:05une inflation
14:06hors de contrôle
14:07dans la BCE,
14:08en zone euro,
14:09pas du tout.
14:10Non,
14:11sur les indicateurs
14:12d'inflation anticipée,
14:13pour l'inflation anticipée,
14:14on regarde le marché
14:15des obligations indexées
14:16sur l'inflation.
14:17Ça donne une information précieuse.
14:19On en a en France,
14:20ce sont les OATI
14:21indexées sur l'inflation.
14:22Elles nous donnent
14:23aujourd'hui
14:24comme cotation
14:25que les investisseurs
14:26qui achètent
14:27ces obligations indexées
14:28sur l'inflation
14:29à ce prix-là
14:31anticipent
14:31une inflation
14:32dite point mort
14:33qui serait
14:34de 2,3%
14:35d'ici 4 à 5 ans.
14:37Donc,
14:38ça veut dire
14:38que les investisseurs
14:39anticipent.
14:39Bien sûr,
14:40on a aujourd'hui
14:40une inflation
14:41qui est à 3,8%,
14:43mais elle devrait,
14:43en France,
14:44à 3,1%,
14:45mais elle devrait
14:46revenir vers la normale.
14:48C'est-à-dire que le choc
14:48finira bien par passer.
14:50Les investisseurs
14:50sont assez optimistes
14:51sur la résolution
14:52des problèmes géopolitiques
14:54qui restent tout de même
14:55encore d'actualité.
14:55Et sur la partie action,
14:57aujourd'hui,
14:57beaucoup d'investisseurs
14:58sont prudents,
14:59beaucoup de banques
14:59sont passées à neutre
15:00sur la partie action
15:02après un très beau parcours
15:03depuis le début de l'année,
15:03notamment aux Etats-Unis
15:04où les indices gagnent
15:05plus de 10% en dollars
15:07et beaucoup plus en euros.
15:09Est-ce que le marché
15:10n'est pas complaisant
15:11face à ces risques ?
15:12On a parlé des matières premières,
15:14le stress obligataire.
15:15Aujourd'hui,
15:16est-ce qu'il y a encore
15:17des raisons
15:18d'acheter des actions
15:19à court terme
15:19ou non,
15:20il y a moins de potentiel ?
15:21Écoutez, non,
15:22il est bien pressé.
15:23Alors, la plupart
15:23des gestions
15:25et des maisons
15:26sont passées
15:26à ce qu'on appelle neutres.
15:27C'est-à-dire,
15:27ce n'est pas le moment
15:28de prendre des paris
15:29quand on est en saison
15:30de publication des résultats.
15:31Mais le début
15:32de ces publications
15:33de résultats
15:34sont excellentes.
15:35Et donc,
15:36on est en train
15:36de conforter
15:37un marché d'action
15:38qui tient
15:39parce qu'il y a
15:39de la croissance
15:40et des bénéfices.
15:41Et suffisamment
15:42de croissance
15:42et de bénéfices
15:43pour absorber
15:44le choc
15:44qu'on connaît
15:45sur les taux d'intérêt.
15:46Maintenant,
15:47si les taux d'intérêt
15:48reviennent vers
15:49le raisonnable,
15:49c'est-à-dire,
15:50si l'inflation
15:50ne va pas au-delà
15:52de ces 3-4%,
15:54si on reste
15:55dans ce cadre-là,
15:56on aura les taux
15:56qui vont rebaisser,
15:57une activité économique
15:58qui est,
15:59c'est une grosse surprise,
16:00beaucoup plus forte
16:01que prévue.
16:02Donc,
16:02il va falloir
16:03se repositionner
16:04très rapidement.
16:05Il y a les résultats
16:05d'entreprise.
16:06C'est vrai
16:07qu'il y avait
16:07une déception
16:08sur Microsoft,
16:09Amazon,
16:09vous allez en parler,
16:10ça sera pour ce soir.
16:11Mais enfin,
16:12quand on voit
16:12les résultats
16:12de SKNX,
16:14on se dit que
16:14ça y est,
16:15ça continue,
16:16il y a bien
16:16de la croissance.
16:17Et surtout,
16:17le marché a acheté
16:18cette publication,
16:19plus 10,
16:19alors qu'on a eu
16:20beaucoup de bonnes publications
16:21ces derniers jours
16:22qui n'ont pas été achetées,
16:23voire même parfois
16:23qui ont été vendues.
16:25Donc,
16:26les résultats d'entreprise,
16:27ça reste encore
16:27et toujours
16:28le point à surveiller.
16:29À surveiller
16:30et aussi le moteur.
16:31Sinon,
16:31on se dirait
16:32avec une telle
16:32hausse de taux,
16:33le marché devrait
16:33perdre 10 à 15 %.
16:34On l'a connu en 2022,
16:36maintenant,
16:36parce que les résultats
16:37sont au-dessus.
16:38Merci beaucoup,
16:39Christian Biteau,
16:40de nous avoir accompagné
16:40ce matin,
16:41professeur de finance
16:42à l'ESSEC.
16:42Justement,
16:43nous allons continuer
16:44de parler de ces résultats
16:45d'entreprise au cas par cas
16:46avec Alain Dubrulle
16:47depuis Claresco Finance.
16:53À 9h16,
16:55c'est le directeur général délégué
16:56de Claresco Finance
16:57Alain Dubrulle
16:57qui nous accompagne ce matin.
16:58Bonjour Alain,
16:59merci de nous accorder
17:00quelques minutes ce matin
17:01à l'ouverture.
17:02Énormément de résultats
17:03à suivre à Paris,
17:05mais pas que,
17:05avec notamment
17:06bon nombre de publications
17:07en Europe.
17:08Commençons peut-être
17:09par Stellantis,
17:10c'est la plus forte hausse
17:11du CAC 40 ce matin,
17:12plus 2,7 %,
17:133,81 €.
17:15Le groupe confirme
17:16que 2026 sera
17:17une année difficile.
17:18Mais à court terme,
17:19le résultat opérationnel
17:20au troisième trimestre
17:21est meilleur qu'attendu.
17:24Oui,
17:24bonjour Etienne.
17:26Alors Stellantis,
17:26effectivement,
17:27les résultats du troisième trimestre
17:28sont supérieurs aux attentes.
17:30On a un résultat opérationnel
17:31à 256 millions
17:32contre 211 attendus.
17:34Mais bon,
17:34en termes de pourcentage,
17:36ça fait une marge
17:36de 0,7 %
17:38là où le marché
17:39attendait 0,5.
17:40Donc ça reste quand même
17:40une fine marge,
17:42on pourrait dire,
17:43avec une perte nette
17:44quand même de 450 millions
17:45et surtout
17:46un cash flow industriel
17:47qui est très négatif
17:49à moins 4 milliards.
17:50Alors il y a bien sûr
17:50des effets saisonniers.
17:52Et donc le soulagement,
17:53en fait,
17:54c'est que la société
17:55confirme ses objectifs
17:56pour 2026
17:57avec une croissance
17:59des revenus
18:00qui progresseraient
18:01d'à peu près
18:02environ 5 %
18:03en organique
18:03et des petites marges.
18:06C'est toujours une bonne chose
18:07quand on voit
18:07que Mercedes,
18:08notamment ce matin,
18:09a fait un nouveau warning
18:10qui n'est pas d'ailleurs
18:11si sanctionné
18:12que ça en bourse.
18:13Rappelons que l'automobile
18:14est quand même
18:15un secteur
18:15qui reste très sinistré
18:17depuis pas mal de trimestres
18:18en raison de la concurrence
18:19chinoise notamment,
18:20mais aussi d'un marché
18:22en Europe
18:23qui reste très très mou,
18:25un peu meilleur
18:26aux États-Unis,
18:26mais c'est quand même compliqué.
18:28Donc sur Stellantis,
18:29là,
18:29on a un petit rebond
18:30ce matin,
18:31mais il y a toujours
18:32de vraies questions
18:34sur la visibilité
18:35en termes de croissance
18:36du chiffre d'affaires.
18:37Donc la société
18:38travaille sur ses coûts,
18:39mais rappelons
18:39qu'il y a pas mal d'usines
18:40qui sont actuellement
18:40au chômage partiel.
18:42Donc ça reste
18:43un secteur compliqué
18:44quand même.
18:44Avec notamment Mercedes
18:45qui a également annoncé
18:47ce matin
18:47une marge opérationnelle
18:48quand même historiquement basse
18:49en 2,5 %.
18:50Donc c'est vraiment
18:51aujourd'hui
18:52le secteur automobile
18:53qui est dans la tourmente.
18:54Ça sera intéressant
18:54de suivre d'ailleurs
18:55à ce sujet
18:55les résultats de Renault.
18:57Renault qui va publier
18:58ses ventes trimestrielles
19:00ce jeudi.
19:00Autre publication
19:01à suivre ce matin,
19:02BNP Paribas.
19:03Alors là,
19:04le résultat est également
19:05au-delà des attentes.
19:06Le groupe prévoit
19:071,3 milliard d'euros
19:08de rachat d'actions
19:09en novembre.
19:10Le titre était sous pression
19:11depuis cette été
19:12avec les inquiétudes françaises
19:13mais pas que.
19:14Malgré ça,
19:15le marché n'achète pas
19:16cette publication.
19:17Le titre BNP Paribas
19:18c'est 0,2 %.
19:20Le titre a ouvert en hausse
19:21mais effectivement
19:22il est en baisse maintenant.
19:23Alors c'est vrai
19:23que les résultats sont bons.
19:24On a un chiffre d'affaires
19:25qui est 2 %
19:25en-dessus des attentes.
19:27Des dépenses
19:27qui sont bien sous contrôle
19:29puisque le ratio
19:30coût-revenu,
19:30enfin cost income
19:31comme on dit en anglais
19:32est à 58,3 %
19:34en amélioration
19:35de 2,3 points
19:36et ça c'est bien
19:37meilleur qu'attendu.
19:38Tandis que le coût du risque
19:39comme dans toutes
19:40les banques européennes
19:41d'ailleurs
19:41reste très bas
19:42à 0,39 %
19:44et ce
19:45en dépit
19:46d'une légère augmentation
19:47des provisions
19:47pour crédit à risque.
19:49Alors du coup
19:49ça se traduit en bas
19:50par un résultat net
19:51qui est 7 %
19:52au-dessus des attentes
19:53et un ratio
19:54de fonds propres
19:54qui lui a 12,9 %
19:55et un petit peu
19:56en dessous
19:56des 13 % attendus
19:58mais la société
19:59a quand même
20:00annoncé un nouveau programme
20:01de rachat d'actions
20:02avec les 3 milliards d'euros
20:03donc il conforte
20:04sa bonne visibilité
20:06en termes de fonds propres.
20:07Il vit des fonds propres
20:08durs à 12 %
20:09fin 2026
20:1013 %
20:11fin 2028
20:12donc je dirais
20:13d'un point de vue
20:14opérationnel
20:15il n'y a pas l'ombre
20:16d'une inquiétude
20:17à ce stade
20:17en tout cas
20:18vu de la société.
20:19Bon maintenant
20:19le problème
20:20c'est quand même
20:20un problème
20:21de code postal
20:22BNP ainsi
20:23que Société Générale
20:24ont quand même
20:25beaucoup baissé
20:25depuis le début de l'été
20:27alors que
20:28d'un point de vue
20:29strictement opérationnel
20:30leurs résultats
20:31ne déméritent pas.
20:33Alors on a effectivement
20:34un petit rebond
20:35depuis ce week-end
20:36parce que la dette française
20:37n'a pas été dégradée
20:38par Moody's
20:39et puis parce que
20:40le week-end
20:40s'est relativement bien passé
20:42en termes d'émeute
20:43si on peut dire
20:43mais les débats budgétaires
20:45au Parlement
20:46et la visibilité politique
20:47restent limitées
20:48donc c'est probablement
20:50ce qui continue
20:51de peser sur BNP
20:52c'est pas vraiment
20:54ses performances
20:55strictes au sensu
20:56mais c'est son code postal France
20:57qui continue d'être
20:58un problème
20:59je pense pour encore
20:59pas mal de mois.
21:00Et puis Banco Santander
21:01également qui a publié
21:02ses résultats
21:02qui perd 4%
21:03ça doit jouer également
21:04dans les paniers de banques
21:05parce que c'est vrai
21:06qu'on a eu
21:06beaucoup de résultats
21:07d'entreprises ce matin
21:08dans ce secteur
21:08que ce soit
21:09Banco Santander en Espagne
21:10Deutsche Bank
21:11alors là par contre
21:12le marché achète
21:13plus 3,4%
21:14à Francfort
21:15et puis à Zurich
21:16UBS
21:17qui ce matin
21:19perd 1,5%
21:20vous aimez toujours
21:21aujourd'hui
21:21ce secteur bancaire
21:22Alain Dubois
21:23c'est quand même
21:23le secteur
21:23et on le verra demain
21:24avec Total Energy
21:25qui affiche encore
21:26une croissance solide
21:27en Europe
21:29disons que c'est un secteur
21:30qui profite
21:31d'abord de la hausse
21:32des taux d'intérêt
21:32puisque ça améliore
21:33en théorie
21:35les marges nettes
21:36entre ce que vous empruntez
21:37l'argent de vos déposants
21:39qui est peu rémunéré
21:40et des crédits
21:41qui sont de mieux
21:42en mieux rémunérés
21:45sachant que pour l'instant
21:46le coût du risque
21:46reste très limité
21:47alors si
21:49ces meilleures marges
21:50viennent
21:51d'une hausse
21:52des taux d'intérêt
21:52qui est moins liée
21:53à la hausse
21:54des prix du pétrole
21:54qu'à une activité
21:56économique mondiale
21:56qui est dynamique
21:57ça c'est bon
21:58pour les banques
21:59parce qu'ils ont
21:59de bonnes marges
22:00d'intérêt
22:00et en même temps
22:01pas de détérioration
22:03du coût du risque
22:03donc dans ce contexte
22:05les banques
22:05sont toujours pas très chères
22:07versent toujours
22:07de gros dividendes
22:09et sont intéressantes
22:10ce qui pèse dessus
22:11éventuellement
22:11c'est que
22:12c'est bien d'avoir
22:13des grosses marges
22:13d'intérêt
22:14mais si les taux d'intérêt
22:15sont trop élevés
22:16au bout d'un moment
22:16ça finit par freiner
22:18la machine
22:18et c'est un petit peu
22:19aux Etats-Unis
22:20la question qui se pose
22:21sur l'IA
22:21c'est-à-dire
22:22si les financements
22:23des entreprises d'IA
22:24sont trop coûteux
22:25et bien ça va ralentir
22:26un petit peu
22:27le boom de l'IA
22:28en tout cas
22:29c'est l'interrogation
22:29des marchés
22:30et en Europe
22:31si les taux sont trop élevés
22:33ça va finir quand même
22:34par peser sur l'activité
22:35et donc ça se traduirait
22:37par une hausse
22:38du coût du risque
22:38mais qu'on ne constate pas
22:40en ce moment
22:40parce que les banques
22:41depuis 2008
22:42sont devenues
22:43un, beaucoup plus capitalisées
22:44on le voit avec
22:45les fonds propres durs
22:46de BNP par exemple
22:46mais aussi
22:47beaucoup plus prudentes
22:48en termes de prise de risque
22:50donc il faudrait
22:51que l'économie
22:51se détériore vraiment
22:52pour que ça commence
22:54à se voir sur les banques
22:55donc aujourd'hui
22:55le marché hésite
22:57entre des valeurs
22:59qui sont toujours
22:59objectivement pas chères
23:01qui offrent des gros rendements
23:01et où opérationnellement
23:03tout va encore bien
23:03et peut-être une crainte
23:05malgré tout
23:06que ça se détériore
23:07donc je dirais
23:08que dès que
23:08si l'économie continue
23:11de marcher finalement
23:12assez bien
23:12le secteur bancaire
23:14reste un secteur intéressant
23:15Dans un instant
23:15nous parlerons
23:16d'Assosystem
23:17mais il est quand même
23:17frappant de voir
23:18que ce matin
23:18peu de publications
23:19d'entreprises
23:20sont achetées
23:21alors bon
23:21il y a certes
23:22Worldline qui gagne 15%
23:24Stellantis plus 2%
23:25Danone plus 2%
23:26mais on parle là
23:26de titres qui ont été
23:27massacrés ces derniers mois
23:29Stellantis qui est sur
23:30des plus bas historiques
23:31Danone qui est sur
23:32des plus bas de 2024
23:34qu'est-ce qui pourrait faire
23:35qu'à court terme
23:35on retrouve les records
23:36en Europe
23:37parce que c'est vrai
23:38que cette saison de résultats
23:39est bonne
23:40voire très très bonne
23:40et malgré cela
23:41le marché en veut plus
23:42on a eu beaucoup d'exemples
23:43ces derniers jours
23:44de publications
23:45qui n'ont pas été achetées
23:47malgré le fait
23:47que les entreprises
23:48soient confiantes
23:49pour les prochains exercices
23:52oui alors bon
23:52pour certains pays
23:53ça peut être aussi
23:54l'occasion d'avoir
23:54un peu plus de liquidités
23:55de réduire la voilure
23:57on peut dire quand même
23:58que derrière votre question
23:59il y a aussi la question
24:00du rallye de Noël
24:01entre guillemets
24:02donc on a bientôt
24:03les élections
24:03de mid-term
24:04aux Etats-Unis
24:05je pense que les marchés
24:06attendent quand même
24:07les banques centrales
24:08donc a priori
24:08il ne devrait pas se passer
24:09grand chose
24:09côté BCE et Fed
24:10cette fois-ci
24:11mais si le discours
24:13peut laisser penser
24:13qu'en décembre
24:14il n'y aura pas
24:15de hausse de taux
24:15ça pourrait être
24:16un élément qui aiderait
24:17et le deuxième point
24:18ce qui pourrait
24:20conforter le rallye
24:21ça serait évidemment
24:22un certain tassement
24:23des taux d'intérêt
24:25plutôt lié idéalement
24:26à une modération
24:27des prix d'énergie
24:28malheureusement
24:29c'est absolument pas le cas
24:30pour l'instant
24:30mais ça pourrait être
24:31des éléments
24:31qui pourraient aider le marché
24:32qui a quand même
24:33pas mal souffert
24:34sur les deux derniers mois
24:36Dernier mot de Dassault Systèmes
24:38moins 1,5% ce matin
24:39le groupe revoit
24:41très légèrement
24:42son objectif
24:43de chiffre d'affaires
24:43pour 2026
24:44grâce notamment
24:45à l'intégration
24:46de Harris Global
24:47là aussi
24:47on est sur un titre
24:48qui est sur des plus bas
24:49historiques
24:5024,29€
24:51le titre
24:52perd 1,6%
24:54Oui alors
24:55les résultats
24:55du troisième trimestre
24:56sont plutôt bien
24:57un peu au-dessus
24:58des attentes
24:58mais certains
24:59pourraient critiquer
25:00que ça vient
25:00surtout des ventes
25:01de licences
25:02et que
25:03effectivement
25:04des effets de périmètre
25:05aident l'amélioration
25:07de l'objectif
25:08pour l'ensemble
25:08de l'année
25:09c'est quand même
25:10une utilisation correcte
25:11rappelons que c'est un secteur
25:12où les titres
25:13ont beaucoup baissé
25:14et je dirais
25:15chez Dassault
25:16le fait déjà
25:16qu'il n'y ait pas de warning
25:17c'est quand même
25:18je trouve
25:18plutôt une bonne nouvelle
25:19la société va tenir
25:20un capital market
25:21d'elle le 17 novembre
25:22donc ça sera évidemment
25:24je pense un point
25:24à surveiller
25:25pour mieux comprendre
25:27les perspectives
25:28à moyen terme
25:28de cette société
25:29sur lesquelles
25:30évidemment
25:30depuis le
25:32espace crack
25:32lié à l'IA
25:33au début d'année
25:34des interrogations
25:35se posent
25:36sur l'avenir
25:37du métier
25:38est-ce qu'ils vont
25:38profiter de l'IA
25:39ou est-ce que l'IA
25:40va en partie
25:42amputer leur activité
25:43c'est encore une question
25:44évidemment
25:44des investisseurs
25:45qui n'est pas tranché
25:4624,91€ pour ce titre
25:48d'assaut système
25:49qui a perdu quasiment 60%
25:50depuis ses plus hauts
25:51de 2021
25:52l'intelligence artificielle
25:54oui il en sera question
25:55ce soir
25:55avec donc notamment
25:56les résultats
25:57de Microsoft
25:58mais également
25:59de Alphabet
25:59demain soir
26:00ça sera autour
26:00de Amazon
26:01ce matin
26:01on a eu SKINX
26:03qui a publié
26:03des résultats époustouflants
26:04le titre a clôturé
26:05sur une hausse
26:05de 10%
26:06et puis en Europe
26:08dans le secteur
26:08des semi-conducteurs
26:09après ASML
26:10il y a quelques jours
26:11c'est ASMI
26:12ce matin
26:12qui gagne près de 3%
26:14comment ne pas être absent
26:15de ce secteur de l'IA
26:16Alain Dubrul
26:17c'est vrai qu'on le voit
26:18depuis le début de la semaine
26:19c'est vraiment ce qui tire
26:20les indices
26:20encore hier
26:21le Nasdaq a gagné
26:21plus de 1,2%
26:23c'était deux fois mieux
26:24que le S&P 500
26:25oui, rappelons
26:26que ces secteurs-là
26:27ont beaucoup
26:27beaucoup souffert
26:28au cours des deux dernières semaines
26:29donc là
26:31il y a une sorte de répit
26:32répit qui vient aussi
26:33d'une certaine
26:34je ne dirais pas
26:35d'un soulagement
26:35mais d'une certaine modération
26:37sur les taux d'intérêt
26:37côté US
26:38et puis on a
26:39les publications
26:40des plus grosses entreprises
26:41qui vont arriver
26:42cette semaine
26:43et si elles confortent
26:44leurs objectifs
26:45d'investissement
26:46tout en rassurant le marché
26:48sur la capacité
26:49à les financer
26:49ça apporte
26:51des éléments de confort
26:52parce que
26:52rappelons que
26:53la baisse des valeurs
26:54liée à l'IA
26:55au cours des deux
26:56trois dernières semaines
26:57ne provient absolument pas
26:59de résultats mauvais
27:00tous les résultats publiés
27:01sont bons
27:02voire très bons
27:03comme a S&P hier soir
27:04donc la vraie question
27:06ce n'est pas
27:06que ça boume
27:07en ce moment
27:08ça boume
27:08c'est vrai
27:09est-ce que ce boum
27:10va continuer
27:11à être financé
27:12par les marchés
27:13par les marchés de dette
27:14et c'est là-dessus
27:15qu'il y avait eu
27:16quelques interrogations
27:17mais si les gros acteurs
27:18confirment
27:19qu'ils sont toujours
27:20aussi motivés
27:21qu'ils y voient
27:21vraiment une véritable croissance
27:24on a aussi eu l'annonce
27:25peut-être une confirmation
27:26de l'introduction en bourse
27:27d'Entropique
27:28dans les prochaines semaines
27:29le fait que ça ait lieu
27:31que ça se fasse
27:31ça confirme quand même
27:33un engouement réel
27:34des investisseurs
27:35pour le secteur
27:35et aujourd'hui
27:36c'est cette capacité
27:37à financer le secteur
27:38qui est entre guillemets
27:39interrogée
27:40donc si la demande est là
27:42ça peut repartir
27:43pas mal
27:43d'autant plus
27:44que le secteur
27:45a beaucoup baissé
27:45au cours des dernières semaines
27:47Merci beaucoup Alain Dubreuil
27:48nous a raccompagné
27:49ce matin
27:49directeur général délégué
27:51de Claresco Finance
27:51le CAC 40 est donc désormais stable
27:53l'euro stock 50
27:55perd 0,1%
27:56pénalisé notamment
27:57par ADN
27:58qui perd plus de 11%
27:59après la publication
28:00de ses résultats
28:00ou encore Banco Santander
28:02la première banque
28:03en termes de capitalisation
28:04de la zone euro
28:05qui perd plus de 3%
28:06après ses résultats
28:07trimestriel
28:08la séance
28:09ça sera bien sûr
28:10à suivre
28:10avec Antoine Larigaudry
28:11USA Today
28:12à 15h30
28:13même si l'ouverture
28:14à Wall Street
28:15depuis lundi jusqu'à vendredi inclus
28:17se déroule à 14h30
28:18avec le changement d'heure
28:19qui n'a pas encore été effectué
28:20aux Etats-Unis
28:21mais qui interviendra
28:22le week-end prochain
28:23on se retrouve
28:24dans un instant
28:25pour les experts
28:26avec Jean-Marc Daniel
28:27Thomas Gréjbine
28:28et Jean-Marc Vittori
28:29pour revenir
28:30sur les sujets
28:31qui occupent un petit peu
28:33en ce moment
28:33les investisseurs
28:35mais pas que
28:35que ce soit
28:36le moral des ménages
28:37en France
28:38la crise du pouvoir d'achat
28:39avec notamment
28:40le gouvernement
28:40qui semble
28:41prêt à anticiper
28:42une revalorisation
28:43du SMIC
28:43avant le mois de janvier
28:45ou encore Bercy
28:46qui tente de rassurer
28:47en ce qui concerne
28:47le budget 2027
28:48on se retrouve
28:49dans un instant
28:49à tout de suite
28:51Good Morning Market
28:53sur BFM Business
28:54BFM Business