- il y a 6 jours
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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur.
Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur.
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00:02Bonjour Maya, bonjour à tous, bienvenue dans lesquelles a été mon invité, donc Philippe Baptiste.
00:05Bonjour Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur de la Recherche, le ministre de Parcoursup, dont on parle tant,
00:10depuis quelques temps justement.
00:12Vous avez annoncé hier que Parcoursup va être modifié. Première chose, on va prendre les choses dans l'ordre.
00:16Parcoursup, la plateforme ouvrira bien en temps et en heure, notamment pour les vœux mi-janvier.
00:20Ah oui, bien sûr, bien sûr, la plateforme ouvre en fait dans un mois pour les formations, pour paramétrer Parcoursup.
00:25Et puis évidemment, elle ouvre, elle va évoluer profondément, elle va évoluer profondément dès cette année.
00:32Alors qu'est-ce qui va changer là en janvier ?
00:33Alors qu'est-ce qui va changer très concrètement ? Alors en janvier, les lycéens vont avoir une plateforme qui
00:37sera différente de celle de l'année passée, plus claire, plus simple.
00:41C'est-à-dire qu'il y a un travail qui est mené aujourd'hui avec les lycéens pour améliorer
00:44l'expérience utilisateur, l'expérience du lycéen.
00:46Mais après, au-delà, c'est la transparence qui va être une transparence plus forte encore que ce qu'il
00:51y avait précédemment sur la manière dont chaque jury identifie les lauréats,
00:57enfin les gens qui vont venir dans l'université ou dans la formation.
01:00Donc c'est les algorithmes locaux.
01:02C'est aussi quelque part le fait que quand vous êtes refusé, vous aurez une explication du refus.
01:07Clairement, Philippe Baptiste, ça se verra clairement là, dès cette année sur la plateforme.
01:11Ah oui, bien sûr, il y a plein de choses qui vont se voir directement.
01:13Après, on n'a pas parlé que de la plateforme.
01:16On a aussi parlé de 1 milliard d'euros qui vont arriver.
01:19On va y lire, mais juste une chose, il y a une chose.
01:20On a parlé de 15 000 places qui vont arriver, enfin plein de choses quoi.
01:23Bien sûr, mais on ne va pas le refaire, ça a été détaillé tout à l'heure dans le journal
01:25de 8h.
01:25Mais juste une chose, il y a une chose que les lycéens demandent beaucoup, c'est supprimer toute mention du
01:30lycée d'origine.
01:31Est-ce que ce sera le cas cette année ?
01:32Alors, cette année, probablement pas.
01:34Je suis un tout petit peu prudent parce que cette question est un tout petit peu technique.
01:38Simplement, si vous supprimez aujourd'hui le lycée d'origine,
01:40il faut être capable de savoir comment chaque lycée note.
01:43Tous les lycées ne notent pas de la même manière.
01:45Il y a des lycées qui notent de manière assez généreuse
01:47et d'autres qui sont au contraire très très durs.
01:49Et donc, on a besoin d'indicateurs.
01:51Donc, anonymiser les lycées d'origine, ce ne sera pas pour cette année.
01:53Non, mais par contre, on mettra tout en place pour que ça se fasse mécaniquement l'année suivante.
01:58Et puis après, au-delà, il y a des évolutions profondes de la plateforme
02:01qui dépassent tout ce que j'ai raconté là, tout ce que j'ai dit là.
02:04Et ces évolutions profondes, elles doivent être discutées politiquement.
02:07Et c'est des sujets de fond.
02:07Alors, juste une chose, ça veut dire quand même que tout lycéen aujourd'hui
02:11sera assuré l'année prochaine d'être inscrit dans une université ?
02:14Ah mais bien sûr, en fait, comme cette année...
02:16Parce qu'il y a toujours des laissés pour compte.
02:17Bien sûr, alors il y avait 60 laissés pour compte cette année,
02:1937 l'année précédente.
02:21Les ordres de grandeur, c'est ça.
02:22Ça veut dire qu'on a un million de candidats sur la plateforme.
02:25Voilà.
02:25Et à la fin, quelques dizaines qui ne trouvent pas une solution.
02:28Et évidemment, il faut continuer là-dessus.
02:30C'est pour ça, il faut faire évoluer Parcoursup.
02:31Mais moi, ma responsabilité première, c'est que tous les lycéens, cette année,
02:38trouvent une place dans le supérieur l'an prochain.
02:40Alors, vous disiez, encore récemment, il est hors de question de supprimer Parcoursup.
02:44Là, vous avez dû céder.
02:45Non, pas du tout.
02:46Si, vous avez cédé.
02:47Mais non, pas du tout.
02:47On a fait des propositions qui sont des propositions d'évolution majeure dès cette année.
02:51Et puis, on travaille sur le remplacement de la plateforme.
02:54Le remplacement de Parcoursupup l'année prochaine.
02:56Il faut arrêter de prendre les lycéens pour des imbéciles.
02:58Ce ne sera pas une suppression.
02:59Mais si, une transformation profonde de la plateforme.
03:02Mais quelle est la différence entre transformation et suppression ?
03:03Mais parce qu'en fait, il restera...
03:04Quand vous dites suppression, ça donne l'impression que derrière, il n'y aura pas de plateforme.
03:08Et il n'y aura pas de...
03:09Comment est-ce que vous allez faire pour affecter un million de jeunes dans 25 000 formations ?
03:13Ça ne va pas se faire d'un coup de baguette magique.
03:14Franchement, les gens qui disent ça, c'est les démagogues.
03:16Ils prennent les lycéens pour des imbéciles.
03:18Alors, juste une chose, Philippe Baptiste.
03:18Il faut la transformer profondément.
03:20Juste une chose.
03:21Et organiser son remplacement.
03:23Vous dites que c'est pour 2028.
03:24En 2028, vous ne serez peut-être pas ministre de l'enseignement supérieur.
03:28Ou probablement pas.
03:29Donc, ça veut dire que vous n'êtes pas obligé même d'imaginer ce qui va arriver,
03:32puisque c'est pour les suivants.
03:33Non, pas du tout.
03:34Parce qu'en fait, d'abord, il faut se rendre compte des temps.
03:36C'est-à-dire que quand vous faites une évolution sur une plateforme comme ça,
03:38ça prend presque un an de faire le travail.
03:42Donc, ça veut dire que là, on fait des changements tout de suite pour 2027.
03:44Et on prépare des changements qui seront en place en 2028.
03:47Alors, malgré ces annonces...
03:48Mais moi, je voudrais quand même parler aussi...
03:49Enfin, parce que, pardon, on a Parcoursup.
03:52On a l'immobilier.
03:53Mais ça, on va y venir.
03:53On a aussi des bourses d'enseignement supérieur qui sont gigantesques.
03:56Donc, c'est beaucoup de choses qu'on fait.
03:57Malgré ces annonces, en tout cas, les syndicats d'étudiants appellent à continuer le mouvement.
04:00Est-ce que ça veut dire que lundi, vous vous attendez à de nouveaux blocages dans les lycées ou les
04:04universités ?
04:05Moi, j'appelle déjà...
04:06Je rappelle qu'en fait, on a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d'accord.
04:10Évidemment, c'est absolument normal.
04:12Mais...
04:12Le droit au blocage n'existe pas, par contre.
04:15Et je pense qu'il y a aussi un droit à étudier.
04:17Donc, maintenant, il faut vraiment que tout le monde se...
04:19La table est toujours ouverte.
04:20Il y a des propositions...
04:21Pour la rentrée lundi, vous mettez en garde.
04:22Mais non, je ne mets pas en garde.
04:23Je dis simplement, moi, ce que je veux maintenant...
04:25C'est lundi, la rentrée.
04:26C'est qu'il faut que tout le monde se remette au travail.
04:28On a des lycéens qui sont arrivés à l'université il y a quelques mois.
04:32Ils ont eu quatre semaines de cours et tout s'est arrêté.
04:34Ce n'est pas possible.
04:35Donc, il faut maintenant reprendre le travail.
04:38Ça ne veut pas dire que les négociations s'arrêtent là.
04:39Le Premier ministre a posé sur la table un certain nombre de propositions
04:43sur Parcoursup, sur l'immobilier, sur les groupes.
04:44Mais vous demandez à ce que le travail reprenne dans les universités.
04:46Et ces propositions, en fait, elles servent de point de départ.
04:49Par exemple, les places qu'on a annoncées en plus.
04:51On a annoncé 15 000 places en plus.
04:53Mais je pense qu'il faut travailler de manière plus réanuelle.
04:56BTS, IUT.
04:57Mais il faut qu'on soit capable de travailler de manière plus réanuelle.
04:59C'est-à-dire peut-être qu'il faut construire une trajectoire sur plusieurs années.
05:02Mais votre message ce matin, c'est que le travail doit reprendre lundi.
05:04Bien sûr.
05:04Et que le travail doit reprendre lundi.
05:06Et que les discussions avec les organisations syndicales,
05:09avec les organisations représentatives des étudiants et des lycéens,
05:11doivent continuer.
05:13LFI, notamment, demande un vote à l'Assemblée nationale sur Parcoursup.
05:16Pour ou contre Parcoursup ?
05:17Parce qu'il va y avoir un débat à l'Assemblée nationale.
05:19Mais la question n'est pas là.
05:20Excusez-moi, parce que pour ou contre Parcoursup ?
05:23Mais on a dit qu'on était prêts à le remplacer.
05:25Donc la question n'est pas là.
05:25Donc c'est réglé pour vous ?
05:26Moi, la question que je vais poser, ce n'est pas ça à l'Assemblée nationale.
05:28La question que je vais poser, c'est qu'est-ce que vous voulez faire à la place ?
05:31Plus de sélection, moins de sélection.
05:32Qu'est-ce que vous attendez du débat de l'Assemblée ?
05:34Je veux comprendre, justement, quels sont les chemins qu'on va...
05:36Parce que vous savez, derrière Parcoursup, il y a une loi.
05:38C'est dans les programmes présidentiels.
05:40Non, ce n'est pas clair du tout.
05:41Donc moi, j'attends de voir avec impatience.
05:43Plus de sélection, moins de sélection.
05:45Est-ce qu'on veut plus de boursiers ?
05:47Parcoursup, vous savez, favorise énormément les boursiers.
05:49Donc plus de boursiers, moins de boursiers.
05:51Est-ce qu'on veut que toutes les universités soient identiques ?
05:54Ou est-ce qu'on veut différencier les universités ?
05:55C'est des questions de fond que j'attends.
05:57Parce que construire une nouvelle plateforme,
05:59s'il n'y a pas un accord politique préalable sur ce qu'on veut faire,
06:02ça n'a pas de sens.
06:02Peu de chance.
06:03Et donc c'est ça que j'attends.
06:03Peu de chance.
06:04Parce qu'il n'y a déjà pas d'accord sur le budget.
06:05Or, il y a un côté budgétaire quand même dans l'histoire.
06:07Moi, je crois à la responsabilité aussi de l'Assemblée
06:09et à la responsabilité du Parlement.
06:11Et je pense que le débat de demain,
06:12il doit éclairer justement les choix qu'on va préparer
06:15et qu'on passera au Parlement dans les mois qui viennent.
06:17Une dernière chose,
06:18avant de recevoir les représentants des lycéens hier,
06:20Sébastien Lecornu a invité des influenceurs
06:22qui, avant même que le gouvernement ne reçoive,
06:25et vous officiellement, les syndicats de lycéens et d'étudiants,
06:27savaient tout et ont tout mis sur la place publique.
06:29Est-ce que ça vous a surpris, cette méthode ?
06:31Alors d'abord, juste pour dire que moi,
06:32les syndicats d'étudiants, les syndicats de lycéens,
06:34je les reçois très régulièrement et à grande fréquence.
06:38Ces influenceurs reçus par Sébastien Lecornu,
06:39ça vous a surpris ?
06:40Je crois que l'idée, c'est que Sébastien Lecornu,
06:42il a aussi écouté beaucoup,
06:44à la fois les partis politiques, les organisations,
06:47et les influenceurs aussi,
06:48ils amènent aussi un point de...
06:50Enfin, un contact avec leurs followers,
06:53avec les gens qui les suivent.
06:54Donc c'est une bonne méthode.
06:56C'est aussi une méthode d'écoute, je pense, simplement.
06:58Et après, évidemment, le dialogue social doit se passer
07:00en premier lieu avec les organisations représentatives.
07:03Je crois que c'est essentiel.
07:04Les corps intermédiaires, c'est important dans nos sociétés.
07:06Et moi, j'y crois vraiment.
07:07Une toute dernière chose, rapidement,
07:08parce qu'à Nantes, à Rouen, à Rennes, à Paris 8,
07:10Saint-Denis, à sorte de bonne nouvelle,
07:11il y a eu des dégradations pendant les manifestations.
07:13Est-ce qu'elles pourront rouvrir, ces universités ?
07:15Alors, Dieu soit loué,
07:16à chaque fois, c'est un ou deux bâtiments
07:19qui ont été touchés et qui ont été dégradés.
07:22Donc l'ensemble des universités rouvrent sans difficulté.
07:24On a des difficultés ponctuelles,
07:26c'est-à-dire les étudiants dans tel bâtiment,
07:28comment on va les réaffecter ?
07:29Donc voilà, l'ensemble des dégradations,
07:32c'est inadmissible,
07:33mais elles sont relativement modestes
07:35à l'échelle nationale, bien sûr.
07:37C'est totalement inacceptable,
07:38et on va tout faire pour rouvrir tous les bâtiments
07:40le plus vite possible.
07:41Philippe Baptiste, merci d'être venu.
07:42Merci beaucoup.
07:42Le plateau des cas de vérité ce matin,
07:43où vous avez demandé très expressément
07:45à la reprise du travail dans les universités lundi,
07:47pendant que les négociations se poursuivent
07:48et les débats sur Parcoursup.
07:50A vous, Maya.