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00:00On va revenir sur l'horrible attentat de Trappes, parce qu'il y a eu des précisions, des choses très
00:05factuelles
00:05qui ont été évoquées par le procureur de la République antiterroriste.
00:09Je vous propose de l'écouter, puis ensuite on va résumer les choses et parler du débat politique qui a
00:13pris une tournure délétère.
00:16Il n'y a pas d'autre mot.
00:18Kevin T., s'il ne conteste pas la matérialité des faits, conteste le caractère raciste de ses crimes.
00:25Le Mise en cause est âgé de 39 ans et d'une autorité française.
00:30Il était interpellé à 10h20 par les effectifs de la BAC de Saint-Quentin-en-Yvelines,
00:33quelques minutes après les faits, alors qu'il circulait à bord de son véhicule Renault Clio.
00:38Il ne posait aucune résistance lors de son interpellation.
00:42Son cagé judiciaire porte mention de quatre condamnations de droit commun,
00:46toutes réhabilitées de plein droit du fait de la loi au regard de leur ancienneté.
00:51Cette réhabilitation m'interdit aujourd'hui d'en faire état de façon plus spécifique.
00:56La dernière date de 2012.
01:00Kevin T. était par ailleurs inconnu des services de renseignement.
01:04Les analystes toxicologiques réalisaient le concernant,
01:07mettant en évidence la présence de THC et de cocaïne dans son sang.
01:11Bien, on l'a dit, c'est important de le rappeler.
01:13Évidemment, les premières pensées vont aux familles des victimes qui attendaient beaucoup cette prise de parole.
01:18Déjà, parce qu'il y a eu beaucoup d'informations et de contre-informations, de rumeurs qui ont circulé,
01:23comme c'est souvent le cas dans ce genre d'enquête extrêmement sensible dans un climat politique délétère.
01:28Vous voyez ici même sur votre écran, et on va en parler avec Maxime,
01:32les branchsetteurs, notre journaliste police-justice,
01:36les principales informations de l'ordre de 3-4.
01:39Est-ce que vous pouvez nous résumer les faits tels qu'ils ont été énoncés par le procureur, Maxime ?
01:44Les faits de l'attentat ?
01:46Alors, ce qui est à noter, c'est que visiblement,
01:49le périple meurtrier s'est agrandi au fur et à mesure de l'enquête,
01:52parce que lorsqu'il nous parlait de 6 endroits où la personne avait tiré,
01:55on est maintenant sur un périple de 12 kilomètres,
01:57avec 8 lieux différents, où à chaque fois,
01:59l'auteur a tiré soit depuis sa voiture, soit directement.
02:04Il a tiré au total 128 cartouches de 9 mm, rendez-vous compte.
02:08Il a touché beaucoup de personnes.
02:12Il y a une personne qui est décédée, on le rappelle.
02:13Il y a une personne qui est toujours entre la vie et la mort au moment où on se parle.
02:17D'autres dans un état grave.
02:19On pense notamment à cette jeune fille de 11 ans,
02:22qui est sortie d'affaires, heureusement pour elle,
02:25mais qui est toujours dans un état grave
02:26et qui mettra sans doute énormément de temps à s'en remettre.
02:29D'autres personnes dans un état grave,
02:31trois autres personnes dans un état grave.
02:33Et il y a aussi des personnes, on l'a appris,
02:35c'est la nouveauté de cette conférence,
02:37des personnes qui n'ont pas été touchées,
02:39mais qui ont été ciblées.
02:40Une mère et sa fille de 11 ans dans une voiture,
02:43d'autres personnes dans une voiture,
02:44qui ont été ciblées par des tirs,
02:45mais qui n'ont pas été touchées,
02:47qui eux sont victimes au sens psychologique du terme.
02:50Et il y a ces faits-là,
02:52on a rappelé également ce qui a été dit,
02:54même si le caractère raciste est retenu par le procureur.
03:00Le suspect affirme lui-même que son crime n'est pas raciste.
03:04Et aucun tract politique n'a été retrouvé.
03:07Ça, c'est un fait qui est établi
03:08et qui est définitif dans sa voiture.
03:11Il est vrai, je le disais,
03:12qu'il y a un débat politique délétère,
03:15Prisca Thébneau, Julien Oudoul,
03:16autour de cela,
03:18que très très rapidement,
03:19une partie de la classe politique
03:20a demandé des comptes à une autre partie,
03:22lui imputant l'acte,
03:27c'est-à-dire la responsabilité et l'acte.
03:30Certains ont dit que directement,
03:32c'est la droite,
03:33le Rassemblement National,
03:34qui a reconquête,
03:35qui a armé idéologiquement cet individu.
03:38Jusqu'où on peut aller dans les responsabilités
03:40et échanger comme ça, selon vous ?
03:41Déjà, je pense que c'est peut-être ça le problème.
03:43C'est qu'on devrait se dire qu'on est unis
03:45face à un crime de haine,
03:47un crime raciste.
03:48Et on n'est pas obligés
03:50de se renvoyer la balle en permanence.
03:51Et chacun peut regarder midi à sa porte.
03:55Je suis désolée.
03:55On a un glissement sémantique
03:57dans notre débat politique et médiatique
03:59depuis maintenant un an,
04:00un an et demi, deux ans.
04:02Et on est en train de se demander
04:03est-ce que c'est un peu raciste,
04:04pas beaucoup raciste,
04:05un peu discriminant,
04:06pas beaucoup discriminant ?
04:07Non.
04:08C'est raciste, point.
04:09C'est discriminant, point.
04:10Et je pense qu'on n'a pas besoin
04:11de parler d'un certain nombre
04:12d'enjeux politiques
04:13qui vont être des enjeux
04:14de la campagne présidentielle
04:15ou peut-être des débats
04:16de la campagne présidentielle
04:17en venant assigner à résidence
04:19ou au faciès
04:20une bonne partie de la population.
04:21Et c'est ça aujourd'hui
04:22qu'on doit pouvoir dire.
04:23Et en permanence,
04:24quand on le dit,
04:24je suis désolée,
04:25je l'avais même dit sur ce plateau-là
04:26il y a un mois et demi, je crois,
04:28sur un autre phénomène
04:29malheureusement dramatique.
04:31Dès qu'on le dit,
04:31on me dit,
04:32non mais t'as pas compris,
04:33c'est un peu,
04:34quand même,
04:34t'abuses un peu,
04:35ou elle joue à la victime.
04:37Mais je suis désolée, en fait,
04:38il faut pouvoir appeler un chat
04:39un chat pour pouvoir réellement
04:41le combattre derrière
04:42et le combattre unanimement
04:44en tant que France
04:45et pas simplement
04:46en tant que famille politique
04:47d'un tel ou une telle.
04:48Donc attendez,
04:49si je comprends bien,
04:49vous appelez certains
04:50à modérer leurs propos,
04:51certains partis politiques.
04:52J'appelle pas à modérer leurs propos,
04:54j'appelle par exemple
04:54quand on dit
04:55que le grand remplacement
04:56est une théorie qui se débat,
04:58je dis non,
04:58on ne débat pas du grand remplacement
05:00comme on débattrait
05:01du réchauffement climatique.
05:02Je dois vous rappeler
05:03que c'est une ministre
05:04du gouvernement
05:05mais qui se défend
05:06de l'avoir dit ainsi,
05:07Aurore Berger.
05:07Oui, oui, très bien.
05:08J'ai aucun problème à le dire.
05:10Quand je combats
05:11des glissements sémantiques,
05:12je les combats partout,
05:14d'où qu'ils viennent.
05:16Alors déjà,
05:16il y a avant toute chose
05:18le temps du respect
05:19et de l'émotion.
05:21Et l'attente
05:22des faits,
05:23de l'enquête.
05:24Alors je sais que dans notre
05:25monde politico-médiatique,
05:27à l'heure des réseaux sociaux,
05:28pour certains,
05:29c'est impossible
05:29parce qu'il y a comme une frénésie.
05:31Il faut se saisir
05:32de chaque événement
05:32pour en faire un objet
05:34afin de détruire l'adversaire,
05:36pour faire des complicités,
05:38pour réécrire l'histoire.
05:40Tout ça, encore une fois,
05:41a été abject.
05:42Et les messages,
05:43les tweets qu'on a vus,
05:44notamment de membres
05:45de la France Insoumise,
05:46mais pas seulement socialistes,
05:48communistes,
05:49écologiques,
05:49ont porté une lourde responsabilité
05:52dans ce climat désastreux.
05:53Et ensuite,
05:54il y a surtout un impératif
05:56de ne pas dénaturer les faits.
05:58Parler d'immigration,
05:59c'est sain en démocratie,
06:01sur un sujet
06:02qui concerne
06:02l'immense majorité des faits.
06:04– Ce n'est pas ce que vous avez été dit.
06:05Là, elle parle d'une théorie
06:06du grand remplacement
06:07sur l'immigration.
06:08– Non, mais je ne répondais pas
06:10à Priscatevno,
06:10je dis en général.
06:11Je dis en général
06:12parce que le procès
06:14que nous font certains à gauche
06:15et surtout à l'extrême-gauche
06:16qu'un principe élémentaire
06:18comme celui de la priorité nationale
06:20qui consiste à réserver
06:22plus de droits
06:23aux nationaux
06:24qu'aux étrangers.
06:25principe que l'on retrouve
06:27partout dans le monde.
06:28Attendez, je vais terminer
06:29parce que c'est très important
06:30parce qu'on reçoit
06:32énormément de calomnies,
06:33énormément de violences
06:34alors qu'on aborde des sujets
06:36certes qui ne sont pas partagés
06:37par tous
06:37mais qui doivent en aucun cas
06:40servir de passerelle
06:42avec des drames abominables
06:43comme celui de Trappes.
06:44Je le redis,
06:45la priorité nationale,
06:47parler d'immigration,
06:48parler de l'islamisme,
06:49en démocratie,
06:51c'est non seulement autorisé
06:53mais c'est souhaitable.
06:54– Alors dans ce cas-là,
06:54dans ce cas-là,
06:55chacun doit balayer devant sa porte.
06:57Dans ce cas-là,
06:57quand il y a la casse
06:59et les violences
07:00dans un mouvement,
07:02est-ce qu'il faut les imputer
07:03à ce qu'aurait dit
07:04ou la manière dont l'a dit
07:06la France insoumise ?
07:07– Écoutez,
07:08moi je suis factuel.
07:10– Est-ce qu'on se dit
07:11qu'une parole
07:12n'a pas d'incidence
07:13comme celle de M. Bali Bagayoko
07:16qui avait dit
07:16que la violence
07:17peut être légitime
07:18dans certains cas
07:18mais qu'il vaut mieux l'éviter
07:19et que vous,
07:20vous avez dit d'autres,
07:21vous et d'autres,
07:21que dans ce cas-là,
07:22ça peut entraîner cela
07:23sur le terrain ?
07:24Est-ce qu'il faut couper
07:25complètement ce lien ?
07:26– Mais il n'est pas du tout.
07:27– Dans ce cas-là
07:28comme dans ce cas horrible à Trappes ?
07:29– Quand vous avez
07:30des phrases totalement explicites,
07:32excusez-moi,
07:33quand un responsable politique,
07:35quand un maire
07:36avec son écharpe tricolore
07:38dit
07:40il y a une légitime violence,
07:42vous avez évidemment
07:43des éléments
07:44qui vont prendre
07:45pour argent comptant
07:46cette parole
07:47et qui vont suivre
07:48ce responsable politique
07:49en disant
07:50mais effectivement
07:50il y a une légitime violence.
07:51quand vous avez
07:53un responsable politique
07:54candidat à la présidentielle
07:55et c'est Nervi
07:57qui vous disent
07:58que le mouvement terroriste
07:59du Hamas
08:00est un mouvement
08:00de résistance,
08:02ça veut dire quoi ?
08:03Ça veut dire
08:03qu'on peut agresser
08:04des compatriotes
08:05de confession juive,
08:06que ce n'est pas grave
08:07parce qu'on est finalement
08:07dans la résistance
08:08face à l'entité sioniste.
08:11Vous voyez ce que je veux dire ?
08:12Donc il y a évidemment
08:13un lien entre des paroles
08:14extrêmement dangereuses,
08:15extrêmement mortifères
08:16et des passages à l'acte.
08:18Mais certains font
08:18le même reproche
08:20de l'autre côté
08:20du spectre politique.
08:22Mais en quoi nous appelons
08:23à la violence ?
08:24Trouvez-moi une seule parole,
08:25une seule parole,
08:26déjà une seule parole,
08:27un seul fait,
08:28un seul acte,
08:29un seul mot
08:30où nous faisons
08:31une distinction
08:32entre les Français
08:33en fonction
08:34de la couleur de la peau.
08:35Non mais vous n'osez pas
08:35là, monsieur Oudoul.
08:36Si, en fonction,
08:37vous n'en trouverez pas
08:38d'un mot de tête d'eau,
08:38entre les Français
08:39selon la couleur de la peau,
08:41selon leur religion,
08:42leur origine
08:42ou leur orientation sexuelle.
08:43Ça n'existe pas
08:44au Rassemblement National.
08:45Monsieur Oudoul.
08:47Oui, madame Thévenot.
08:48On va quand même
08:49avoir un débat,
08:50oui, parce qu'on passe
08:51quand même beaucoup de temps
08:51à débattre ensemble.
08:52C'est vrai,
08:53on va s'interroger.
08:54On va s'interroger.
08:55Non, blague à part,
08:56vraiment le sujet est sérieux.
08:57Vous ne pouvez pas
08:58dénoncer comme vous le faites
08:59le récit de la France insoumise
09:01et ne pas vous interroger
09:02vous-même
09:02dans votre propre famille politique.
09:04Et sur ce que vous venez
09:04de dire sur la France insoumise,
09:05honnêtement,
09:07je rejoins.
09:08Je rejoins
09:09et je ne les défendrai pas
09:10sur ces enjeux-là.
09:11Mais regardez aussi
09:13et en même temps,
09:14désolé de dire comme ça,
09:16au lendemain de ce qui s'est passé
09:17et souvenez-vous
09:18de ce qu'a dit Kevin Thé
09:20quand il a été arrêté,
09:22au lendemain du 17 octobre,
09:23qu'a fait votre président
09:25de famille politique,
09:27fraîchement réélu,
09:28sur la description du 17 octobre ?
09:31Il nous a expliqué
09:31qu'il arrivait à décrypter
09:33simplement en regardant les gens
09:34qui venaient de l'immigration
09:36et que c'était toujours les mêmes.
09:38Et je vous le dis franchement,
09:39les mots chargent les armes.
09:42Le préfet des Alpes-Maritimes.
09:43Non mais parlons des faits.
09:45Le préfet des Alpes-Maritimes
09:47nous a dit
09:47qu'un tiers des personnes
09:49qui avaient été interpellées à Nice
09:51étaient étrangères.
09:53C'est un fait.
09:54Donc il y a un lien évident
09:55entre les émeutes,
09:56les pillages,
09:57les dévastations
09:57et non seulement des étrangers
10:00mais aussi une immigration
10:01qui n'est pas assimilée.
10:03Et tous les Français l'ont vu.
10:04Encore une fois,
10:04il suffit juste d'avoir des yeux.
10:06Mais oui, tous les Français l'ont vu.
10:07Parce que vous voyez...
10:08Tous les Français l'ont...
10:09Parce que vous voyez...
10:09Les racailles de banlieue
10:11dont parlait M. le Préfet,
10:14on sait très bien
10:14qu'elles ne sont pas d'origine
10:15de Bretonne ou de la Creuse.
10:17Mais qu'est-ce que vous avez...
10:18Excusez-moi.
10:19Elles sont françaises.
10:20Elles sont françaises.
10:20Regardez ce qu'on a en train de faire.
10:21Donc le totem.
10:22Elles sont françaises
10:23donc on ne dit rien.
10:24Pas du tout.
10:25C'est un drame.
10:27Oui, je suis en train de vous dire
10:29simplement
10:30ce que vous êtes en train
10:31de démontrer.
10:32Simplement en regardant quelqu'un,
10:33vous arrivez à décrire
10:34s'il est étranger,
10:36pas étranger,
10:37français,
10:37pas français.
10:38Moi, ce que je vous dis simplement,
10:39c'est attention à ces discours-là
10:41parce que ces discours-là
10:44chargent les armes.
10:45On ne parle pas de la réalité.
10:46Mais quoi la réalité ?
10:46La réalité, c'est que le problème
10:47c'est l'immigration d'un autre pays.
10:48Oui, c'est l'un des problèmes.
10:50C'est une certaine immigration.
10:51C'est simplement une personne
10:52en lui disant
10:52est-ce qu'elle est française ou pas ?
10:53Moi, je suis quoi M. Oudoul ?
10:54Vous me regardez.
10:55Non, mais attendez.
10:56Là, vous me regardez.
10:57Ou pardonnez-moi, Mme Mabrouk.
10:58Vous êtes une collègue.
10:59Vous êtes une élue de la République.
11:00Oui, mais vous ne pouvez pas juger
11:02si je suis française ou pas
11:03simplement en me regardant,
11:04M. Oudoul.
11:05Mme Thévenot, excusez-moi.
11:07Je pense que là,
11:08vous êtes hors sujet.
11:09Pas du tout.
11:10Je vous réponds.
11:11M. le Préfet,
11:12excusez-moi de vous mettre
11:13dans ce débat.
11:14Non, non, répondez-moi
11:15à moi directement.
11:16Je prends les faits.
11:17Les deux éléments perturbateurs
11:22des émeutes,
11:23des pillages,
11:23en marge des manifestations,
11:25les milices d'extrême-gauche,
11:26c'est un fait,
11:27c'est référencé,
11:28et les racailles de banlieue.
11:30Les racailles de banlieue,
11:31c'est un fait
11:32et c'est malheureux.
11:33Elles sont,
11:33pour l'immense majorité
11:34d'entre elles,
11:35françaises.
11:36Elles ont la carte d'identité
11:37française.
11:38sauf dans certains cas
11:39où un tiers,
11:39effectivement,
11:40était étrangère.
11:41Attendez,
11:41la porte-parole du gouvernement,
11:43ici même,
11:44a utilisé le même mot.
11:45La question,
11:47vous est posée à vous,
11:48moi je peux la poser
11:49à la porte-parole du gouvernement,
11:50elle l'a tenue ici même,
11:51elle a dit,
11:51c'est l'ultra-gauche
11:52et les racailles.
11:53La question n'est pas
11:54le diagnostic,
11:55c'est le débat politique.
11:57Mais la question,
11:58c'est les mots.
12:00Est-ce que la violence des mots
12:01précède la violence des actes ?
12:03Quel que soit le parti,
12:05est-ce qu'on peut avoir
12:05un diagnostic sur des faits
12:07avec des mots
12:08qui sont utilisés,
12:09qui ne sont pas un euphémisme
12:10et qui ne sont pas forcément
12:11blessants,
12:12qui ne sont pas à caractère,
12:14soit pour les uns,
12:16offensants ou d'autres ?
12:17Mais il n'y a aucun mot
12:17blessant.
12:18Vous savez,
12:1995% des Français
12:21savent pertinemment
12:22qui dans l'espace public
12:23constitue une menace.
12:25Les commerçants
12:25savent pertinemment
12:26qui sont ceux
12:27qui vont venir les piller,
12:29qui sont ceux
12:29qui vont venir violenter.
12:31Les forces de l'ordre,
12:32les forces de l'ordre,
12:33les forces de l'ordre
12:33savent pertinemment aussi
12:35quels individus
12:38quels individus
12:39constituent une...
12:39Mais attendez,
12:40mais Brice Catevenot,
12:41je ne comprends pas
12:42pourquoi la réalité
12:42vous effraie.
12:44Là, c'est le choix des mots.
12:46Il n'y a pas de lien
12:47entre l'immigration
12:47et l'insécurité ?
12:48Autant je récuse plutôt
12:50la comparaison
12:51consistant à dire
12:52que la responsabilité
12:53de la France insoumise
12:54qui, pour le coup,
12:54assume une brutalisation
12:56du débat public
12:56et assume de jouer
12:58avec la violence
12:58d'une certaine façon.
12:59Je récuse un petit peu
13:00la comparaison
13:00avec le Rassemblement national
13:01qui cherche,
13:02on peut les croire ou pas,
13:03mais qui cherche plutôt
13:04à prendre ses distances
13:05avec ce type de pratique
13:06qui exclut à chaque fois
13:07qu'il y a une brebis galeuse
13:08ou en tout cas
13:08qui assume de regarder
13:09ce sujet en face.
13:10Autant je m'étonne
13:11de vous entendre
13:12faire dévier le débat
13:13sur l'immigration
13:14alors qu'il partait
13:15initialement
13:16du drame de Trapp
13:17qui, à ma connaissance,
13:19ne met pas en cause
13:20des questions relatives
13:20relatives à l'immigration
13:21ou alors quelque chose
13:23m'a échappé dans cet attentat.
13:25Là où je voulais
13:27en revanche
13:28questionner un petit peu
13:29la précipitation
13:30du débat politique,
13:31je voudrais prendre
13:31un seul exemple
13:31pour illustrer
13:32cette précipitation
13:33que je dénonçais tout à l'heure.
13:34C'est Emmanuel Macron lui-même
13:35qui s'est rendu vendredi soir
13:36sur place,
13:36je pense qu'il a eu raison
13:37parce qu'il y a eu
13:37une émotion dans le pays.
13:38En revanche,
13:39il s'est précipité lui aussi,
13:40il fait partie
13:41de cette précipitation
13:41du dénoncé
13:42et il a parlé
13:42d'un tournant majeur
13:43où pour la première fois...
13:44Il a rectifié
13:45et c'est une mémoire sélective
13:47qui a beaucoup blessé et interrogé.
13:48Ce que je voulais dire
13:49c'est que cette précipitation
13:50du débat public
13:50elle est elle aussi délétère,
13:51on parle dans le bandeau
13:52d'un climat politique délétère,
13:54la précipitation...
13:54Vous pensez que le président
13:55de la République
13:56va sur place
13:57et se trompe
13:58en ne citant pas
13:59tous les actes
14:00que nous avons connus
14:01qui nous ont baissé
14:02en plus de la prochaine ?
14:02Il n'est pas là
14:03pour faire l'exégèse
14:03de plus.
14:04En revanche,
14:05c'est un tournant majeur
14:06parce que c'est une précipitation
14:08de sa part,
14:08je ne lui fais évidemment
14:10pas le procès
14:11de négliger
14:12l'antisémitisme
14:13ou le racisme
14:14anti-chrétien
14:15ou anti-blanc
14:15qu'il peut tuer en France.
14:16En revanche,
14:17c'est une précipitation
14:17et une faute.
14:19On a été plus acteurs
14:20pour le dire.
14:20Il y avait les mêmes précipitations
14:25après l'affaire Naël.
14:26Merci pour ce débat.
14:29Merci à vous.