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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Monsieur le maire de Marseille, bonsoir.
00:01Benoît Payan sera d'accord avec cette conclusion ?
00:04Bonsoir, monsieur le maire.
00:04Bien évidemment, être policier, c'est un engagement.
00:07C'est un engagement au service de la République.
00:09C'est avoir une certaine idée de ce qu'est la République.
00:12Merci encore, Frédéric Péchenard.
00:14Au revoir, à bientôt.
00:14Merci, on vous dit à bientôt.
00:15Monsieur le maire de Marseille, merci d'être avec nous, Benoît Payan.
00:19On a beaucoup de questions à vous poser.
00:21Et il est vrai tout à l'heure, quand on a appris,
00:23les premières décisions, on verra si elles peuvent perdurer.
00:27Puisqu'il y a évidemment des décisions qui doivent être actées.
00:30De la suspension des transports pour le samedi,
00:33du couvre-feu élargi,
00:35et de l'interdiction de manifester quel que soit le motif de cette manifestation.
00:40Comment, vous, le maire de Marseille, vous avez réagé ?
00:42Est-ce que vous êtes d'accord avec de telles décisions ?
00:43D'abord, je ne suis pas sûr que ça serve à grand-chose, pour tout vous dire.
00:46Je crois que le maintien de l'ordre, l'ordre républicain, l'État de droit,
00:50ne passe pas par la privation de liberté.
00:53Ramener l'ordre, et je crois qu'on a besoin de ça,
00:56est une chose qui passe par le respect des lois,
00:59par un nombre de policiers suffisant, formé, respecté,
01:04une mobilité, une doctrine.
01:06Je crois qu'on a beaucoup parlé sur vos plateaux
01:08de doctrine de maintien de l'ordre,
01:11qui doit être évidemment revue par rapport à ce qu'on a vécu.
01:15Priver une ville comme Marseille de transport,
01:18pas sûr et certain que ça fonctionne.
01:20Dire qu'on ne peut plus manifester, qui est un droit constitutionnel,
01:23je ne suis pas sûr non plus que ce soit exactement ce qui va empêcher des casseurs
01:27qui ne sont pas des manifestants.
01:29Un casseur, c'est un voyou.
01:32Un casseur qui détruit une mairie, qui s'en prend à des policiers,
01:36qui s'en prend à des pompiers, qui s'en prend à des biens publics,
01:39ce n'est pas un manifestant.
01:40Alors c'est de l'autoritarisme, de telle mesure ?
01:43Non, c'est quelque chose qui n'a pas de sens.
01:45Moi, je ne veux pas qualifier...
01:46Ça n'a pas de sens ?
01:48Disons que ça n'est pas efficace.
01:50Je crois que si on veut être efficace,
01:52il faut utiliser les moyens en notre possession
01:55pour pouvoir maintenir l'ordre.
01:57Monsieur Payen, c'est incroyable.
01:58Nous avons donc le préfet qui prend ses décisions, nous sommes d'accord.
02:02Le maire, ici sur le plateau, qui dit que de telles décisions,
02:05alors que véritablement, on va faire très attention
02:07à ce qui va se passer à Marseille samedi,
02:09et vous demandez des comptes,
02:11et vous le demandez sur un air grave et solennel.
02:13Vous dites que ça n'a pas de sens.
02:15Dans quelle situation nous allons être ?
02:17Est-ce que le tribunal administratif...
02:19Moi, je ne peux pas dire ce que va dire le tribunal administratif.
02:22Je ne sais même pas si les décisions du préfet,
02:24au moment où je vous parle, sont attaquées ou pas.
02:27On a vu, je crois, qu'à Paris,
02:28le tribunal administratif a fait donner tort
02:32à certaines décisions du préfet de police.
02:37Le tribunal administratif, il se base sur le droit français.
02:39Très bien, mais vos habitants, les Marseillais...
02:41Mes habitants, vous avez ce qu'ils veulent ?
02:42Suspension des transports.
02:43C'est bien ce que je vous dis.
02:44Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
02:45Depuis tout à l'heure, je suppose que vous devez avoir des messages inondés.
02:48Je suis assailli de messages,
02:49parce que les gens ne comprennent pas,
02:51les gens doivent travailler,
02:52les gens doivent se déplacer,
02:54les gens qui prennent des transports ne sont pas tous des casseurs,
02:57les gens qui prennent des transports ne sont pas tous des voyous.
03:00Donc, si le préfet l'a fait,
03:02c'est qu'il s'est dit,
03:02c'est pour éviter les mouvements de gens
03:04qui, prenant les transports en commun,
03:06seraient susceptibles d'aller casser.
03:08Vous savez, quand on est organisé,
03:10et qu'on est un casseur,
03:12ou quelqu'un qui veut dégrader le bien commun,
03:14il n'est pas obligé de prendre le métro,
03:16il n'est pas obligé de prendre le bus.
03:17Et donc, en effet,
03:19il y a quelque chose qui, à mon sens,
03:21n'est pas la réponse adéquate
03:23et n'est pas la réponse appropriée.
03:24J'entends, vous êtes en train de dire
03:25que c'est un principe de surprécaution
03:27qui n'a pas de sens.
03:29Vous pensez que priver 900 000 personnes
03:31de transports en commun
03:33est quelque chose qui peut empêcher la casse ?
03:35Donc, moi, je crois que...
03:36C'est assez inédit.
03:38Je crois que c'est la première fois
03:39que de telles décisions sont prises.
03:42Moi, ce que je souhaite, en fait,
03:43c'est que ma ville, elle soit protégée.
03:45Et je crois que le préfet le sait.
03:47Mais là, elle est confinée, votre ville,
03:48M. le maire.
03:49Et je pense qu'il l'a en tête.
03:51Je crois que ce qui s'est passé samedi
03:53a été un tel traumatisme
03:56qu'on a l'impression que c'est un peu
03:58ceinture et bretelles.
03:59Mon sujet, c'est pas que cette ville soit confinée.
04:04Et c'est la discussion que j'aurais avec le préfet
04:07parce que, d'abord, on a besoin de se parler.
04:09Ensuite, je sors d'un entretien
04:11avec le Premier ministre.
04:12Rassurez-moi, vous vous êtes parlé
04:13avant qu'il annonce de telles décisions ou pas ?
04:15Non.
04:17J'étais chez le Premier ministre
04:19quand je l'ai appris par la presse.
04:20Vous avez appris par la presse
04:21ce qui va devenir de votre ville samedi.
04:25Tout fonctionne bien, en réalité.
04:28Je ne veux pas faire de polémique.
04:30Je veux que les choses se passent bien samedi.
04:33Est-ce que vous avez l'assurance,
04:34maintenant parlons de la sécurité,
04:36que les choses se passeront bien ?
04:37J'ai eu le Premier ministre au téléphone,
04:39j'ai vu le Premier ministre
04:43et j'ai eu le ministre de l'Intérieur au téléphone
04:46juste avant d'entrer sur le plateau
04:48qui me garantit
04:50d'avoir un certain nombre d'effectifs.
04:51En plus, vous comprenez que je ne vais pas le dire
04:54à l'antenne parce que je ne veux pas non plus
04:56que celles et ceux qui sont là pour casser
04:57soient au courant du dispositif
04:59qu'on va mettre en place.
05:01Ce que je peux vous dire,
05:02c'est que le ministre de l'Intérieur,
05:03lui, en relation avec la police,
05:06en relation avec le préfet,
05:08va mettre les moyens
05:10pour que ce qui s'est produit samedi,
05:12qui était une honte absolue,
05:15vous imaginez quand on est
05:17citoyen, français, marseillais, maire,
05:20commerçant,
05:21voir sa ville comme ça,
05:23se dire, mais qu'est-ce qui s'est passé en fait ?
05:25Qu'est-ce qui vous a le plus choqué ?
05:27Il ne peut pas y avoir de hiérarchie,
05:29mais malgré tout,
05:29il ne peut pas y avoir de hiérarchie.
05:30C'est la mairie, c'est les commerçants, c'est...
05:32Moi, j'ai eu peur pour la vie des gens en fait.
05:35Ce qui me choque,
05:36c'est que dans ce pays,
05:38on voit qu'on a envie de faire
05:40des manifestants de la chair à canon,
05:42de la police de la chair à canon,
05:44que certains politiques,
05:46au moment où le pays vit une crise majeure,
05:48ont perdu le sens de la République,
05:50exacerbe les tensions,
05:52c'est-à-dire monter une société.
05:54À qui vous vous adressez ?
05:55Qui a perdu le sens de la République ?
05:56Beaucoup, à droite et à gauche.
05:58Et c'est tragique.
06:00C'est tragique dans un moment...
06:01À gauche dans votre camp ?
06:02À gauche dans mon camp.
06:03Vous pourriez les nommer ?
06:04Je ne m'amuse pas à ça.
06:06C'est important quand on dit
06:07qu'ils ont perdu le sens de la République ?
06:08Je pense que les Français
06:09sont aussi clairvoyants que moi.
06:11Vous visez la France insoumise ?
06:13Je ne m'abuse pas à faire ce genre de choses.
06:16Quand je dis perdre le sens des choses,
06:17c'est raconter que la police est due,
06:20raconter que les manifestants sont des voyous,
06:22raconter que les manifestants sont des voyous,
06:24raconter que les manifestants sont des casseurs.
06:27Est-ce que vous avez entendu une seule fois
06:28quelqu'un sur un plateau
06:30dire que les revendications des lycéens
06:32étaient illégitimes ?
06:33Moi, jamais.
06:34Est-ce que vous avez entendu dire
06:37que quand on est jeune,
06:38qu'on a 17 ans, 15 ans,
06:40qu'on n'a aucune perspective d'avenir ?
06:42On apprend à l'instant
06:42que le président de la République,
06:44pardonnez-moi,
06:45on va recevoir les organisations,
06:47justement,
06:49syndicales lycéennes,
06:50vendredi,
06:51donc dès demain.
06:53Mieux vaut...
06:54Mieux vaut tard que jamais.
06:56Mieux vaut tard que jamais.
06:57Restons quand même sur l'aspect sécuritaire.
06:59Il y a un point
07:01qui a besoin d'être éclairci,
07:02M. le maire,
07:04les casseurs et les pilleurs
07:05dans la cité phocéenne,
07:07dans votre ville de Marseille,
07:09le nombre,
07:10le chiffre a énormément varié.
07:12Certains ont parlé de 30 000,
07:1530 000 fauteurs de troubles,
07:16et puis c'est le chiffre de 1 800
07:18qui a circulé ce matin.
07:20Quand on m'a annoncé
07:22le chiffre de 30 000,
07:25j'ai utilisé le terme
07:27de farfelu
07:27parce que je n'ai pas voulu
07:31pointer du doigt
07:31ce qui avançait un chiffre
07:33aussi absurde que ça.
07:3530 000, c'est la moitié
07:36du stade Vélodrome
07:36ou 15 % de la population
07:37de 18 à 25 ans dans la ville.
07:40Ça ne veut rien dire,
07:41bien évidemment.
07:42C'est peut-être un chiffre
07:43qui a été avancé
07:43pour masquer les difficultés.
07:46Quand on dit qu'on est face
07:46à 30 000 casseurs,
07:49on justifie peut-être
07:50l'incapacité à répondre.
07:53Or, le procureur de la République
07:55a annoncé ce matin
07:561 800, je crois que c'est la réalité,
07:591 800, c'est beaucoup trop.
08:01On a dégringolé de 30 000 à 1 800,
08:03c'est vertigineux.
08:04C'est 15 fois moins.
08:07Mais 1 800 qui ont réussi
08:09à mettre à sac une ville.
08:10À mettre à sac une ville
08:12et qui pendant des heures
08:14et des heures sous mes yeux.
08:16Vous avez dû les visionner,
08:18ces images.
08:20J'ai, sous mes yeux,
08:22voir la police nationale,
08:23la police municipale,
08:24les pompiers pris pour cible,
08:26les magasins,
08:27les commerçants.
08:28Elle était là,
08:29la police municipale ?
08:30Dès le matin.
08:30Autour des bâtiments.
08:31Certains vous ont fait ce reproche.
08:33Pourquoi, M. le maire,
08:34n'a-t-il pas, justement,
08:35mobilisé la police nationale ?
08:36La police municipale ?
08:38On a tiré sur la police municipale.
08:41J'ai des policiers municipaux
08:42qui sont allés aux urgences.
08:45Certains seront opérés.
08:48J'ai une vingtaine de véhicules dégradés.
08:52Et je suis la ville en France
08:55qui avait le plus de policiers municipaux dehors.
08:57J'ai un peu honte
08:58pour ceux qui s'amusent
08:59à faire ce genre de polémique
09:00et puis pour ceux qui me connaissent.
09:02Moi qui suis passé
09:03de 350 policiers municipaux
09:05à 850 en un mandat.
09:07Je ne demande d'ailleurs pas
09:08à la police nationale
09:09de faire plus que moi.
09:10C'est-à-dire de doubler
09:11le nombre des effectifs
09:12de police municipale.
09:13Je trouve que s'amuser
09:15en moquant la police municipale,
09:17en essayant de faire passer
09:18la police municipale
09:20pour ce qu'elle n'est pas,
09:21en ce qui me concerne,
09:22ça ne me touche pas,
09:23ça glisse sur moi.
09:24Mais je pense aux policiers municipaux,
09:26à leurs familles,
09:27à ceux qui ont été blessés
09:28et j'ai honte.
09:30Honte pour ceux
09:30qui préfèrent ce genre de choses.
09:31Monsieur le maire,
09:32vous avez pu visionner des vidéos
09:33lors de votre présence
09:34au centre de supervision urbain
09:36dans votre ville.
09:37Et sur ces images,
09:39on voit certainement
09:40des pillages en cours
09:42alors que dans le même secteur
09:43concerné par ces vidéos,
09:45des CRS semblent statiques
09:48ou sont statiques.
09:50Les CRS,
09:51ils répondent aux ordres.
09:52Et donc,
09:53vous ne me verrez jamais
09:55les mettre en cause.
09:56Aux ordres de ne pas intervenir.
09:59À mon avis,
10:00à des ordres contradictoires.
10:01Je ne pense pas que quelqu'un...
10:03D'abord,
10:04je ne suis pas complotiste
10:05et je ne peux pas imaginer
10:06que quelqu'un
10:07édit à des CRS
10:08n'intervenait pas
10:09et laissait casser.
10:10Je pense que les CRS,
10:11ils ont dû recevoir
10:1310 ordres par demi-heure.
10:15Et donc,
10:15vous imaginez
10:15pour une compagnie de CRS,
10:17quand on te dit
10:18bouge,
10:18va à droite,
10:19va à gauche,
10:20arrête,
10:21reviens,
10:21remonte dans le camion,
10:23vous imaginez,
10:23j'ai vu des policiers
10:24qui avaient peur,
10:25j'ai vu des commerciants
10:25qui avaient peur,
10:26j'ai vu des manifestants
10:27qui avaient peur.
10:28Ce n'est pas ça,
10:28la République.
10:29La République,
10:31d'abord,
10:31je pense qu'il faut,
10:32on en reparlera,
10:32mais il faut un débouché politique
10:33parce que cette crise,
10:35ce n'est pas qu'une crise économique,
10:36ce n'est pas qu'une crise politique.
10:37Ces vidéos,
10:38vous allez les révéler un jour ?
10:40D'abord,
10:40je n'ai pas le droit
10:40de les révéler.
10:41Pourquoi ?
10:42Parce que c'est la loi.
10:43Et ensuite,
10:44si le parquet
10:46me les demande,
10:47je les lui fournirai.
10:48Si une commission d'enquête
10:49me les demande,
10:50je les lui fournirai.
10:51Voilà, c'est ma question.
10:51Très bien.
10:52Bien évidemment.
10:52Donc,
10:52elles pourraient être,
10:54évidemment...
10:54Elles sont...
10:55Moi,
10:55je suis à la disposition
10:56de la justice de mon pays
10:57et heureusement,
10:58d'ailleurs,
10:59je reste un républicain
11:00et je ne bougerai jamais de ça.
11:02Mais vous devez avoir eu,
11:03monsieur le maire,
11:04des réponses à vos questions.
11:06Vous êtes venu...
11:07Au moment où je vous parle,
11:08il y a eu une enquête.
11:09Je pense que le parquet...
11:10Enfin,
11:10ce n'est pas je pense.
11:11Le parquet a ouvert une enquête
11:13pour savoir ce qui s'était passé.
11:15Directement à la mairie de Marseille ?
11:16Pour savoir ce qui s'était passé.
11:17Ensuite,
11:18ce qu'il y a dans l'enquête,
11:18il appartient au parquet de le dire.
11:20Très bien.
11:20Je ne peux pas le dire.
11:21Mais est-ce que le ministre de l'Intérieur
11:22vous a fourni
11:22quelques éléments de réponse ?
11:24Il a été très clair.
11:25Ça vous a rassuré pour la suite ?
11:27Ça m'a rassuré
11:28parce que,
11:29y compris le Premier ministre,
11:34je crois qu'on peut parler d'échec.
11:36Et je pense que tout le monde l'a reconnu.
11:38Ce qui m'intéresse maintenant,
11:39c'est la suite.
11:40Est-ce que vous avez des garanties
11:41que samedi...
11:42Alors,
11:43des garanties...
11:43Ce n'est pas le match retour,
11:44pardonnez-moi cette expression,
11:45de ce qui s'est passé samedi dernier.
11:47Des garanties
11:48qu'il ne se passe rien,
11:49je ne peux pas en avoir.
11:50Par contre,
11:51ce que je veux,
11:51c'est qu'il y ait tous les moyens
11:52pour qu'il ne se passe rien.
11:54Le risque zéro,
11:55on sait qu'il n'existe pas.
11:56Mais quand on est un responsable,
11:59quand on a la gestion d'un pays,
12:01d'une ville,
12:02et notamment en ce qui concerne
12:04le maintien de l'ordre
12:04ou la sécurité d'un pays,
12:06on parle de la septième puissance du monde,
12:07Sonia Marocain,
12:08on a fait le tour du monde,
12:10on a été un peu
12:11la risée du monde entier.
12:12On est dans un pays
12:13où maintenant,
12:14manifester devient interdit,
12:16prendre les transports en commun
12:16devient interdit,
12:19maintenir l'ordre
12:19devient quelque chose d'impossible
12:21et où on a une classe politique
12:23qui s'amuse à tout.
12:24Tout le monde m'interroge
12:25sur Marseille.
12:27Également,
12:27vous n'êtes pas le seul
12:29à recevoir des messages
12:30de Marseillais
12:31qui me disent
12:31que c'est impossible.
12:32On ne peut pas être
12:33sans transport,
12:34on ne peut pas être interdit
12:36en réalité de circuler.
12:37C'est pour ça que
12:37quand je sortirai de ce plateau,
12:40j'aurai le préfet au téléphone
12:41parce que je pense
12:42qu'il faut qu'on s'entretienne
12:43des décisions qu'il a prises.
12:45Mais quand on a eu peur
12:46pour la vie des Marseillais,
12:48on pourrait comprendre aussi
12:49que si on a peur
12:49pour la vie des Marseillais,
12:50dans ce cas-là,
12:51on interdit les manifestations,
12:52on suspend les transports aussi.
12:54Monsieur le préfet
12:55pourrait vous dire
12:55« Monsieur le maire ».
12:56Non mais on ne va pas faire
12:57de sophisme.
13:01On se parle très correctement.
13:03Vous savez ce qu'on pourrait faire ?
13:04Ça ne peut pas éviter
13:05un drame ?
13:05Vous savez ce qu'on pourrait faire aussi ?
13:06Par exemple,
13:07si je pousse le sophisme
13:08jusqu'au bout,
13:09on pourrait dire
13:09« Écoutez, chacun reste
13:11chez soi,
13:12on ne sort plus,
13:12je vous laisse 15 jours
13:13confinés à la maison
13:14et on est sûr
13:15qu'il ne se passe rien. »
13:16Ce n'est pas comme ça
13:17quand j'ai un pays.
13:18On n'est pas un pays
13:19du tiers-monde.
13:19Donc en fait,
13:21on doit être...
13:22Ça s'est déjà vu
13:22sur un plan sanitaire.
13:23Ça pourrait être fait
13:24sur un plan sécuritaire.
13:25Oui d'accord.
13:26Et d'ailleurs,
13:27on en reparlera.
13:28On a même réussi
13:29à indemniser les commerçants.
13:32Il y a eu du quoi qu'il en coûte.
13:33Moi, je crois que la République,
13:34quoi qu'il en coûte,
13:35on doit la sauver.
13:36Et donc,
13:37ça n'est pas en confinant
13:40900 000 personnes
13:42qu'on va éviter la casse.
13:43Mais monsieur Bonaparte,
13:44je vais me faire l'avocat du diable.
13:45Et si par malheur,
13:46par malheur,
13:48et tout le monde veut l'éviter,
13:49il y a un drame,
13:49est-ce qu'il ne faut pas
13:50prendre les mesures
13:51les plus maximalistes,
13:52même si elles,
13:53c'est triste à dire,
13:54piétinent une forme de liberté ?
13:56Qu'est-ce qui prévaut aujourd'hui ?
13:57Ce n'est pas une question
13:57de liberté,
13:58c'est une question
13:59d'organisation,
14:00du maintien de l'ordre.
14:02Vous pensez que c'est seulement
14:03la crise du maintien de l'ordre
14:03ce qu'on a vu ?
14:05L'État en s'y a fait.
14:07Et donc,
14:07la réponse,
14:08c'est tout le monde
14:10est confiné chez soi.
14:11Je ne sais pas.
14:11Qu'est-ce que vous,
14:11vous auriez donné
14:12comme réponse ?
14:13Mais moi,
14:13je ne suis pas le préfet.
14:17Si vous voulez,
14:18je mets en cause les gens.
14:20Vous connaissez mon caractère,
14:21ça n'est pas celui-là.
14:23Je pense que le sujet,
14:25il faut une sortie politique.
14:26Il y a une crise politique,
14:28il y a une crise de sens.
14:29Je ne veux pas
14:30qu'on en vienne
14:31à une crise de régime.
14:33Or,
14:33on voit bien
14:34qu'il y a une forme de tentation.
14:35On voit bien
14:36qu'il n'y a pas
14:37de réponse politique.
14:38On a une classe politique
14:39qui, de droite et de gauche,
14:40s'invective.
14:41M. Mélenchon dit ce soir
14:42que votre ville
14:43a basculé
14:44dans un autre monde.
14:46Il regarde
14:47ce qui se passe.
14:49Vous connaissez
14:50mes rapports avec lui.
14:51Oui, mais peu importe.
14:52Est-ce que sur le fond,
14:54au-delà de la bataille politique...
14:55Mais sur le fond,
14:57je pense que la réponse
14:58ne peut pas être
14:58de mettre une ville sous cloche
15:00parce qu'en plus...
15:01C'est ça la réalité.
15:02Marseille va être sous cloche.
15:03Mais ça n'est pas vrai
15:04parce que les gens
15:04pourront sortir...
15:05Vous croyez qu'un casseur...
15:06Attendez, vous pensez
15:07qu'ils vont...
15:08Parce que vous pensez
15:08qu'un casseur,
15:09il attend son bus
15:10en se disant
15:10qu'il n'y a pas le bus,
15:12je ne vais pas casser aujourd'hui.
15:13Vous voyez bien
15:13que c'est ridicule.
15:15Le métro ne passe pas ?
15:16Je vais rester chez moi.
15:17Enfin, voyons.
15:19Il faut être sérieux,
15:20je pense, dans cette affaire-là.
15:21Je pense que...
15:23D'abord, les Marseillais
15:24méritent de la considération.
15:25Je pense que les Français
15:26méritent de l'écoute
15:27et de la considération.
15:28Et puis aussi,
15:29la question de...
15:31Quand on laisse
15:32une crise s'enquister,
15:35quand on laisse
15:37une certaine partie
15:39de la classe politique
15:40s'en prendre...
15:40Donc la faute au gouvernement.
15:41Pourrisse-t-il.
15:41Mais non, c'est trop facile, ça.
15:43Est-ce qu'il y a
15:43une situation de pourrisse-t-il ?
15:44Le gouvernement a cru,
15:46à tort,
15:47que ça allait passer.
15:49Que finalement,
15:49c'était un mouvement social
15:51comme un autre.
15:52Que c'était quelques lycéens
15:53qui disaient,
15:53bon, écoutez,
15:54on a envie que...
15:54Ça passerait avec les vacances.
15:55Ça passe, c'est les vacances.
15:57Ça ne passe pas.
15:58Parce que quand on vit
15:59une crise économique et sociale,
16:00quand on voit le monde
16:01anxiogène autour de nous
16:02et sur vos plateaux,
16:04avant qu'on ait cette crise,
16:05il y a eu suffisamment
16:06d'informations
16:07où vous vous rendez compte
16:08quelle inquiétude on a
16:09quand on est un homme,
16:11une femme,
16:11qu'on ait 15 ans
16:12ou 50 ans,
16:13qu'on ait 80 ans ou pas.
16:14Oui, le contexte social
16:16est exclusif.
16:16Eh bien, vous le connaissez,
16:17ce contexte social.
16:17Mais est-ce qu'en tant qu'élu,
16:18vous, vous avez eu
16:18des informations
16:19de renseignements terrestres ?
16:20Zéro.
16:20Rien.
16:21C'est-à-dire que vous étiez
16:22à Marseille.
16:22Je n'en ai toujours pas.
16:23Et vous avez vu
16:24votre mairie dégradée,
16:26les commerçants attaqués,
16:27les habitants avoir peur.
16:29Et j'ai fait
16:30ce que le code
16:32de la sécurité intérieure
16:33m'interdit quasiment.
16:35J'ai fait sortir
16:35la police municipale
16:37pour faire des interpellations.
16:38d'informations.
16:40Eh oui,
16:40mais je ne pouvais pas...
16:42Vous savez,
16:43je suis mère,
16:44mais je suis un homme aussi.
16:46Et je suis un citoyen français.
16:48Vous pensez que je pouvais
16:49rester les bras croisés
16:50en leur disant
16:51restez dans vos postes
16:52de police.
16:53Et puis, eux-mêmes,
16:55vous savez,
16:56les policiers,
16:56c'est une vocation aussi.
16:58Quand ils voient
16:59un commerce attaqué,
17:02quel que soit le commerce,
17:03que ce soit la boutique
17:04de luxe la plus chère
17:05ou le petit marchand
17:08du coin
17:09voir sa vitrine défoncée
17:11et qu'on est
17:11un policier municipal.
17:13Vous pensez qu'il a envie
17:15de rester dans son commissariat.
17:18C'est sa vocation.
17:19Votre expérience de maire
17:20nous est très utile ce soir
17:22pour qu'on comprenne
17:22ce qui se passe.
17:23Marseille.
17:24Et on sent véritablement
17:25votre position
17:26à ces mesures.
17:27On verra pour Paris.
17:28Je vous prends
17:28la ville d'Orléans.
17:29Il y a un congrès
17:30du Rassemblement national
17:31et là,
17:32il y a une véritable menace.
17:33Là, il y a un gros danger.
17:34Il y a un gros danger.
17:36Interdiction
17:36de rassemblement
17:37mais le maire
17:39Bali Bagayoko,
17:40Olivier Faure...
17:41Orléans ?
17:42Ah oui, pardon.
17:42Oui, pardonnez-moi.
17:43Vous avez dit qu'il était
17:43Orléans.
17:44Non, mais veulent y aller
17:45pour manifester
17:46leur opposition
17:48aux idées
17:48du Rassemblement national.
17:50Mais dans un tel contexte...
17:52Dans un tel contexte,
17:53on fait baisser la pression.
17:54Donc on n'y va pas.
17:55Non.
17:55Dans un tel contexte,
17:57on fait baisser la pression.
17:58Je pense que
17:59combattre le Rassemblement national,
18:01on le combat
18:01sur le terrain des idées.
18:03Voilà.
18:03Ce parti,
18:04pendant des années,
18:05beaucoup ont réclamé
18:06son interdiction.
18:07Il n'est pas interdit.
18:08Ces gens-là se présentent
18:09aux élections.
18:10Ils en gagnent.
18:11Ils en perdent.
18:11Il appartient
18:12aux responsables politiques
18:14qui veulent le combattre.
18:15Dont je fais partie
18:16de se battre sur le fond,
18:18d'essayer de montrer
18:18qu'une autre voie est possible.
18:20Donc M. Bagayoko,
18:21M. Faurent,
18:21ne font pas baisser la pression ?
18:23Il faut faire baisser la pression.
18:25Je crois que c'est
18:26un devoir républicain.
18:28Se battre contre
18:28le Rassemblement national,
18:29c'est dans les débats,
18:31c'est dans la bataille culturelle,
18:32c'est d'expliquer
18:34ce qu'est le Rassemblement national,
18:36c'est d'essayer
18:36de montrer leur forfaiture.
18:38Et le Rassemblement national
18:40fait la même chose,
18:40d'ailleurs.
18:42Finalement,
18:42le Rassemblement national,
18:43en ce moment,
18:43il n'a rien à faire.
18:44C'est un espèce
18:45de tapis de velours
18:46qui se déroule devant lui
18:47et il devrait être,
18:49si les élections étaient demain,
18:51Mme Le Pen serait élue
18:52présidente de la République.
18:54Comme c'est dans six mois,
18:55je ne suis pas,
18:55moi je ne suis pas Mme Hermain,
18:56donc je ne peux pas savoir
18:57ce qui va se passer
18:58dans six mois.
18:59Mais au regard
19:00du niveau de la classe politique,
19:02au regard de ce qui se passe
19:03dans le pays,
19:03elle n'a qu'à laisser faire.
19:04C'est ce qui se passe
19:04pour être élue.
19:06Mais alors,
19:07interrogeons cette partie de la gauche.
19:08Pour une partie,
19:09en tous les cas,
19:09quand il y a des slogans
19:10« La police tue ».
19:11Vous savez ce que j'en parle ?
19:14Oui, mais pendant des années,
19:17« La police tue »
19:18et aujourd'hui ?
19:19Vous savez,
19:20pendant des années,
19:21les gens ont expliqué,
19:22et je le pense profondément,
19:23que le Rassemblement National
19:25était un parti xénophobe,
19:27antisémite, raciste,
19:29je n'entendais d'ailleurs personne,
19:32répéter ad nauseum
19:34sur les plateaux
19:34ce genre de choses.
19:37C'est pareil pour celles et ceux
19:39qui répètent ce genre d'inapsie
19:40sur « La police tue ».
19:42Vous comprenez ce que je veux dire ?
19:43Je comprends.
19:43Et encore une fois,
19:44je ne veux pas,
19:46je n'entre pas.
19:47Je pense que le pays
19:48est dans une telle situation
19:49qu'il faut affirmer des idées,
19:52pas simplement pointer du doigt,
19:54pas simplement faire des tweets,
19:55pas simplement dire
19:56« Un tel me plaît,
19:57un tel ne me plaît pas ».
19:58Je me fais une autre idée
19:59de la République.
20:00Et en ce moment,
20:01je pense qu'elle est en danger.
20:02Je pense qu'elle est en danger grave.
20:04Je pense que les questions démocratiques,
20:06les questions...
20:07La campagne présidentielle
20:08est aujourd'hui menacée ?
20:11En tout cas,
20:11le niveau de la campagne présidentielle...
20:13Les conditions normales et démocratiques
20:15d'un congrès,
20:16quel qu'il soit RN ou peu importe.
20:18C'est très inquiétant,
20:18parce que demain,
20:19qu'est-ce que ça veut dire ?
20:20Demain,
20:21si la France Insoumise
20:22fait son congrès,
20:23vous aurez l'ultra-droite
20:24qui fera la même chose.
20:25C'est un peu plus rare
20:26quand il y a le congrès
20:27de LFI reconnaissé.
20:29J'ai rarement vu
20:30l'interdiction de manifester
20:31parce qu'il y a des gens
20:32qui interpellent la France Insoumise.
20:34On n'éteint pas le feu
20:36avec de l'huile.
20:37Si vous pensez
20:37que je vais vous raconter
20:38que le Rassemblement national
20:40est un parti plus respectable
20:41qu'à LFI,
20:41vous vous trompez.
20:42Je vous interroge,
20:43je vous dis,
20:43est-ce que vous avez vu
20:44une telle situation
20:45pour un congrès de la gauche
20:46avec une menace
20:47pour un congrès de LFI ?
20:47Je pense que justement,
20:49quand on s'amuse
20:50à mettre de l'huile sur le feu,
20:52c'est ce qui peut se passer
20:53en réalité.
20:54Et c'est pour ça
20:55qu'il faut faire baisser la pression.
20:57Je voudrais qu'on voit
20:58de nouveau,
20:58Monsieur le maire,
20:59les images.
21:00Les images qui ont beaucoup choqué
21:01de l'intrusion
21:02dans la mairie de Marseille.
21:05Vous avez dit
21:06qu'il y aura un effectif,
21:07en tout cas un dispositif
21:09sécuritaire renforcé,
21:09dont vous ne donnez pas
21:11pour les raisons évidentes
21:13le détail.
21:14Est-ce que vous avez
21:15davantage d'informations
21:18sur tout cela ?
21:19Est-ce qu'ils ont été interpellés ?
21:21Non.
21:21Est-ce qu'on connaît les profils ?
21:23Est-ce qu'ils feront
21:23de la prise en ferme ?
21:24Regardez.
21:26Et à ce moment-là,
21:27vous vous étiez d'ailleurs.
21:29J'étais...
21:30J'arrivais à la mairie,
21:31puisque je venais
21:31d'être prévenu.
21:33J'étais dans la ville.
21:34Je suis prévenu
21:36peut-être
21:38cinq minutes
21:38avant qu'ils arrivent.
21:40Donc, je fonce
21:41vers la mairie.
21:43Vous ne voulez pas
21:44que j'ai une colère froide
21:45quand je regarde ça ?
21:46C'est-à-dire que
21:47vos confrères,
21:48entre les films,
21:51ils sont sortis
21:52par la police,
21:53ils ne sont pas interpellés.
21:55De quoi on parle là ?
21:56De gens qui mettent
21:57une marianne à terre,
21:58de gens qui sont capables
21:58de sacrifier ce qu'on a
21:59de plus commun.
22:00Mais ces gens-là
22:02n'ont aucune revendication.
22:03Ces gens-là
22:04se prétendent militants.
22:05Mais militants de quoi ?
22:07J'ai bon espoir
22:08qu'ils soient interpellés.
22:09Mais je le veux.
22:10Qu'ils fassent
22:11de la prison.
22:11J'ai bon espoir.
22:12Mais attendez,
22:13ils sont filmés.
22:13Vous venez de montrer
22:14leur visage.
22:15On ne va pas les attraper.
22:17Mais ce n'est pas ça
22:18la République.
22:18On vous a fait
22:19une promesse
22:19ferme sur...
22:20Mais je crois
22:21en la justice.
22:22Je pense que
22:23le procureur
22:23de la République de Marseille
22:25qui est,
22:25croyez-moi,
22:26ferme sur ses principes
22:27ne lâchera rien.
22:28Vous demandez vous-même
22:29des...
22:30Il a ouvert une enquête.
22:33Des peines de prison ferme, oui.
22:35Donc on saura
22:36qui est entré,
22:37on saura
22:37qui a tagué,
22:38on saura
22:38qui a fait tomber
22:39la Marianne,
22:39on saura tout
22:39et on saura
22:40si c'était
22:40une opération préparée.
22:42Je pense qu'au regard
22:43de ce qui s'est passé,
22:47ça devait être
22:48probablement préparé.
22:49C'est la première fois
22:50que j'entends
22:50vous entend dire ça.
22:52Je les ai trouvées
22:53en regardant les images
22:54très organisées.
22:55Un peu comme
22:56la mairie de Limoges.
22:57Je ne sais pas
22:58s'il y a eu...
23:01Moi, ma mairie,
23:01elle est du XVIIe siècle.
23:03Elle aurait pris feu
23:04en une demi-heure.
23:08Ça aurait été irréparable.
23:11Vous avez l'air émis.
23:13Non, mais...
23:14Ça aurait été irréparable.
23:17Merci, M. le maire.
23:19Benoît Payan.
23:20On sent à la fois
23:21de l'émotion
23:21et de la détermination
23:23pour demander des comptes,
23:24avoir les réponses.
23:25Vous estimez
23:26que vous aurez
23:27toutes les réponses
23:28à vos questions légitimes
23:29quand on voit
23:30ce qui s'est passé ?
23:30J'aurai les réponses
23:33parce que d'abord,
23:33je ne lâche rien.
23:35Mon caractère,
23:35c'est d'être déterminé,
23:37vous l'avez vu,
23:38et que je continuerai
23:39parce que
23:41quand on dirige cette ville,
23:42on donne tout ce qu'on a pour elle.
23:43Et on va suivre
23:44ce qui va se passer à Marsa
23:45avec les décisions.
23:46Merci, Benoît Payan.
23:47Merci.
23:47Merci d'avoir été sur ce plateau
23:48avec nous.
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