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  • il y a 2 heures
Ce lundi 26 octobre, Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, a débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Eric Léouine, Bourse Direct. Bonjour Eric.
00:06Bonjour mon cher Antoine.
00:08Ça va, on commence bien la semaine ?
00:09On commence au Faux-Brésil.
00:10Aïe, aïe, aïe, mais c'est incroyable cette histoire.
00:14Alors, pour m'amuser, j'ai regardé un petit peu la première élection de Lula,
00:18qui avait eu l'effet d'un choc géopolitique, oh là là, terrible, etc.
00:23Bon, Bovespa avait perdu 4% le lundi après le dimanche d'élection,
00:28et l'année n'avait pas été terrible, ils ont fait moins 8%.
00:31Bref, ça s'est largement redressé après,
00:34et on a vu que, généralement, dans beaucoup de pays développés,
00:38même dans des pays considérés comme émergents, comme le Brésil,
00:41la bourse ne se porte jamais mieux que quand c'est la gauche qui est au pouvoir.
00:45Bon, malgré tout, là, moins 16, 17, 19% pour le Bovespa.
00:49Qu'est-ce qui explique cet espèce de sentiment de contre-pied total qu'ont eu les Brésiliens ?
00:55Alors, indépendamment de l'effet de surprise,
00:57parce que tout le monde croyait, après le premier taux, il y a trois semaines,
00:59que Bolsonaro allait être élu,
01:00c'est que la situation économique au Brésil inquiète.
01:03Que se passe-t-il dans ce pays ?
01:04D'abord, vous avez des taux d'intérêt réels, mon cher Antoine,
01:07parmi les plus élevés au monde,
01:09puisque vous avez un taux directeur, 13,75% le taux directeur,
01:13et vous avez une inflation autour de 4,5% à 5%.
01:15Ça fait 8% de taux d'intérêt réels.
01:17Autre problématique importante, c'est que la situation budgétaire
01:20est, comme en France, extrêmement dégradée,
01:23dette publique représente 82% du PIB,
01:25déficit budgétaire 8% à 9% du PIB,
01:29et tout le monde se disait que Bolsonaro élu,
01:33il allait avoir, mon cher Antoine, une grande politique de privatisation,
01:36on allait réduire les dépenses publiques,
01:38on allait annuler certaines dépenses sociales,
01:41et on allait mettre en branle une machine brésilienne
01:44qui reste toujours sous une croissance entre 2 et 2,5%.
01:47Parce qu'il faut voir qu'avec Lula, la croissance économique s'est bien tenue,
01:50le chômage a baissé à 5,5%,
01:52donc ce n'est pas une situation catastrophique,
01:54mais cette situation budgétaire inquiète les investisseurs,
01:56parce qu'en plus il y a le réel.
01:58Donc la problématique de la Banque Centrale Brésilienne,
02:00c'est que si elle baisse trop les taux, il y aura une fuite de capitaux,
02:02mais d'un autre côté, avec les taux élevés comme ils sont,
02:06les ménages, il y a 82% des ménages qui ont des gros problèmes,
02:10l'investissement ne repart pas,
02:12donc qu'est-ce qui marche bien au Brésil ?
02:13C'est le secteur des services et c'est les matières premières.
02:15Donc ils sont un peu dans une enclume,
02:16dans une situation catastrophique d'un point de vue budgétaire.
02:19Et c'est ce qu'inclut les investisseurs en disant
02:20que Lula n'a pas une politique budgétaire proactive.
02:24Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui,
02:25on a un indice qui perd entre 16 et 17%,
02:27on a un réel qui se fait attaquer,
02:29et on a toutes les entreprises françaises présentes au Brésil
02:32qui essuient les plâtres,
02:34Pluxy, Eden Red,
02:36et notamment Carrefour.
02:37Il faut savoir que, j'ai un petit peu regardé cet après-midi,
02:39les deux sociétés les plus présentes au Brésil,
02:41c'est Carrefour qui fait quand même plus de 20% de son chiffre d'affaires,
02:44dans une division extrêmement rentable,
02:46puisque je crois que la rentabilité de Carrefour au Brésil,
02:48c'est autour de 4%.
02:48C'est la grosse marge.
02:49C'est la très grosse marge au Brésil,
02:50et puis Eden Red qui est présent.
02:52Donc c'est problématique,
02:53et puis il y avait la volonté peut-être de se dire
02:56que toute l'Amérique latine allait être trumpiste.
02:59Voilà.
03:00Ça n'arrive pas.
03:02On verra ce qui va se passer.
03:03De toute façon, Lula n'a pas tellement le choix,
03:05parce que sinon c'est encore une fois les marchés
03:06qui vont dicter à Lula
03:08la nécessité de faire une politique budgétaire
03:11un peu plus restrictive,
03:12parce qu'on ne peut plus continuer comme ça.
03:14Donc c'est pour ça finalement
03:15qu'on explique cette baisse du Brésil.
03:17Alors à l'époque où il avait été élu,
03:19on n'était pas dans la même configuration budgétaire,
03:21on n'était pas dans la même configuration économique.
03:22Là, il y a quand même de gros dangers
03:24sur le budget du Brésil.
03:26Il y a ça, et puis on rejoint la géopolitique
03:27dans le sens où, bon,
03:29Donald Trump va féliciter sans doute Lula
03:31pour sa victoire,
03:33pour ensuite se dire
03:34ah ben non, zut, il est de gauche,
03:35et dire
03:35ah ben je vais relever les droits de douane.
03:37Terres rares,
03:38bâtières premières agricoles, machin.
03:40Et puis surtout,
03:40la Chine qui est très présente au Brésil,
03:42tout ça, ça va rentrer un petit peu en...
03:44Et puis il y a aussi un problème
03:45que je n'ai pas évoqué,
03:46c'est que bon, déjà,
03:47Bolsonaro comptait ses élections,
03:48mais le Congrès est de droite.
03:51Oui.
03:51Donc on est en quasi-cohabitation.
03:54Et donc là,
03:55les marchés aiment bien la cohabitation
03:56quand il y avait à Paris à l'époque
03:59Mitterrand-Baladur notamment,
04:01un peu moins Mitterrand-Chirac,
04:03mais là, c'est quand même très complexe.
04:04Et donc ça effraie vraiment les investisseurs
04:06qui se disent attention à la situation budgétaire.
04:08Et puis,
04:10tous les indicateurs le disent,
04:11si les taux restent en l'état avec ce qui se passe,
04:13on peut glisser en récession l'an prochain au Brésil.
04:15Et c'est pour ça qu'on a ce vaste mouvement de défiance
04:19concernant tous les actifs brésiliens.
04:21Bon, on va revenir sur les considérations
04:23un peu plus globales de marché, Eric,
04:24mais c'est vrai qu'on est sur une...
04:26On fait le coup chaque lundi en disant,
04:28ah là là, c'est la semaine de fou,
04:30c'est la semaine de tous les dangers.
04:31Mais enfin là,
04:31il y a quand même deux, trois trucs à retenir.
04:33Le PIB américain,
04:34la décision de la Fed,
04:36il y a tout un tas de chiffres.
04:37BCE !
04:38Et...
04:38Pardon ?
04:39BCE !
04:39Oui, bien sûr !
04:40Oui, oui !
04:40BCE !
04:41Bon, Banque Centrale,
04:42il ne se passera pas grand-chose.
04:42Très honnêtement,
04:43je ne vois pas la Fed à une semaine des mid-termes
04:45faire quoi que ce soit.
04:47La BCE non plus,
04:48mais c'est sans doute pour la prochaine fois.
04:49Ce qui est intéressant de savoir,
04:50c'est que moi,
04:51je n'ai pas trouvé...
04:51Alors, je vous entendais avant,
04:52mon cher Antoine,
04:53sur les résultats des entreprises,
04:54pas mal aux US,
04:55mais moi,
04:56je n'ai pas trouvé qu'en France,
04:57les premiers chiffres d'affaires
04:58étaient très bons.
04:59Il y a eu de la casse la semaine dernière
05:00sur Carrefour,
05:01on s'en rappelle,
05:02sur Kering,
05:03monstrueux,
05:04sur Hermès,
05:05monstrueux,
05:06sur Safran,
05:07pas terrible,
05:08sur Accor,
05:08pas terrible.
05:09Quelles sont les seules boîtes
05:10qui sont bien sorties ?
05:11C'est SILOR et L'Oréal.
05:12Donc, en fait,
05:13je ne trouve pas que la publication
05:13soit très très bonne.
05:14Cette semaine,
05:15on a 16 publications.
05:16Moi, je regarderai très près,
05:18bien évidemment,
05:19Dassault Systèmes et Capgemini
05:20qui ont repris entre 15 et 20% quand même.
05:23Plus personne ne voulait de la tech.
05:25Avec SAP,
05:26qui encore une fois...
05:27Exactement.
05:29C'est une bonne nouvelle,
05:30ça aussi.
05:31Atos qui nous sort
05:32une suite de logiciels
05:33qui est dopée à l'IA,
05:36comme on dit
05:37dans toutes les bonnes pubs.
05:38c'est peut-être
05:39enfin le clou
05:40dans le cercueil
05:41de la
05:43saspocalypse.
05:43Oui,
05:44et puis attendez,
05:44Sightrade,
05:44la semaine dernière,
05:46éditeur de logiciels
05:47dans ce qu'on appelle
05:47l'Order to Cash,
05:48très belle publication.
05:50Juste un mot sur Atos,
05:51après je reviendrai
05:53aux publications de la semaine.
05:54Atos,
05:54ce qu'il faut dire,
05:55c'est que la publication
05:55du T3 a été plutôt bonne
05:57avec pour la première fois
05:58un free cash flow
06:00supérieur à zéro.
06:01Alors,
06:01on ne va pas faire
06:01une grande démonstration
06:02sur le free cash flow,
06:03mais disant que ça va
06:04plutôt dans le bon sens
06:05et la trajectoire
06:052027-2028
06:06va plutôt dans le bon sens
06:07avec une croissance organique
06:08attendue entre 5 et 7%,
06:10une marge opérationnelle
06:11autour de 10%.
06:12Alors,
06:13c'est sûr qu'aujourd'hui,
06:13le lancement d'Atos
06:14Genesis IA,
06:15c'est plutôt une bonne nouvelle
06:16pour les investisseurs,
06:17mais je crois qu'ils retiennent
06:18pour moi le fait
06:19que le titre perd quand même
06:1950% depuis le début de l'année,
06:21qu'il y a un redressement
06:22et qu'en termes de ratio,
06:24ça vaut trois fois.
06:25Ça vaut trois fois 2027,
06:27donc c'est un titre
06:28qui est vraiment décoté.
06:29Alors,
06:30pour revenir sinon...
06:31Il faut voir d'où ça revient aussi.
06:32Il faut voir d'où ça revient.
06:33Ça fait moins 99%
06:34en l'espace de 10 ans quand même.
06:35C'est totalement fou.
06:37Depuis l'époque,
06:38Thierry Breton,
06:39le titre s'était effondré,
06:40après ça a été recapitalisé.
06:41Mais il y a peut-être
06:42un coup à faire sur la valeur.
06:42Je ne serais pas étonné
06:43qu'on double dans l'année qui vienne.
06:45Je ne dis pas dans l'année 2026,
06:47mais sur un an,
06:47je ne serais pas étonné.
06:48Donc sur la publication,
06:49il faudra suivre les banques.
06:50Je vous rappelle que les banques
06:51ont fait entre moins 15 et moins 18
06:53en un mois,
06:53alors qu'en Europe,
06:54ça a un peu moins baissé.
06:56Tout simplement
06:56parce que les taux ont monté,
06:57ça veut dire que le livret
06:58est un peu monté.
06:59C'est moins bon pour les banques.
07:01Il y a un problème
07:01de défaillance d'entreprise.
07:03Je crois qu'on était
07:03à 36 000 le premier semestre
07:04et on a peur que ça continue
07:06à monter.
07:07Donc ce n'est pas très bon
07:07pour le secteur bancaire.
07:08Maintenant, c'est vrai
07:09que les ratios des banques,
07:10ce n'est pas très cher.
07:11En ce moment,
07:12on est entre 6 et 9 fois.
07:14Donc pour peu
07:15qu'il y ait une bonne surprise
07:15et pour peu que ça se détende
07:17sur le 10 ans français.
07:20Ça s'en ira dans le bon sens.
07:21Et puis, il y aura aussi
07:22cette semaine
07:23les fameux hyperscalers
07:26Microsoft, Alphabet
07:26ou encore Amazon.
07:28Alors que la semaine dernière,
07:29Meta, quand j'ai vu
07:30la publie mercredi,
07:32la première publie mercredi,
07:33je me suis dit
07:34c'est pas mal.
07:34Je crois qu'on a fait
07:35moins 7 après.
07:36Tout simplement
07:36parce que j'ai bien regardé
07:37le fric à chloé
07:38a été négatif de 2,1 milliards.
07:40C'est une première
07:40depuis l'IPO en 2012.
07:42C'est fou !
07:43Alors que ce n'est pas cher
07:44Meta, c'est 20 fois les bélèves.
07:46Donc en fait,
07:46les gens ont très peur
07:48des investissements démesurés.
07:49On se dit
07:49est-ce qu'un jour
07:51ça sera rentable ?
07:53Et donc, on sent
07:54que ça commence
07:55un petit peu à faiblir
07:56mais ça ne craque toujours pas.
07:57Mais Alexandre Baradez
07:59là dans le club
08:00BFM Bourse
08:00qui est en ligne
08:01en podcast et en replay
08:02nous le disait
08:03on arrive à une période
08:04sans doute de plafonnement
08:06et de légère décroissance
08:08du côté des CAPEX,
08:10des hyperscalers.
08:11Parce que premièrement
08:12l'essentiel a été fait.
08:13Deuxièmement,
08:14il faut délivrer.
08:14On voit qu'il y a
08:15énormément de data centers
08:16qui finalement sortent pas de terre
08:17pour tout un tas de raisons.
08:18Bien sûr.
08:19Environnementales, économiques,
08:21etc.
08:21et des partenariats
08:22qui se dénouent.
08:23Donc ouais,
08:23on est peut-être
08:24à un point super intéressant
08:26là justement.
08:26Bon, il y a Anthropie
08:27qui vient en bourse quand même.
08:28Je crois que ça a été annoncé
08:29cet après-midi.
08:30Extraordinaire.
08:31Après, il faudra voir
08:31combien de 2 000 milliards,
08:322 200 milliards.
08:33Enfin, c'est des chiffres
08:34qui dépassent tout le gigantisme.
08:35Mais c'est vrai
08:36qu'on peut être
08:37un petit peu plus inquiet.
08:38Mais moi, encore une fois
08:39on en a parlé.
08:40Ça fait trois mois
08:41que les gens se disent
08:41la bulle de l'IA
08:42va s'effondrer
08:43et on voit très bien
08:44qu'on connaît la bourse
08:45depuis 30 ans
08:45mon cher Antoine
08:47que quand tout le monde
08:47y pense,
08:48il ne se passe rien.
08:49Donc je ne suis pas sûr
08:49non plus que ce soit
08:50une semaine catastrophique
08:52sur les marchés.
08:53Je voulais juste dire
08:54une chose
08:55qui m'a un peu amusé.
08:56C'est sur le 10 ans français.
08:57Vous avez vu
08:58comment on est revenu
09:00à 4,90.
09:01Alors Moody's
09:02qui ne fait rien
09:03sur la note
09:03c'était déjà assez drôle
09:04parce qu'on se demande
09:06qu'est-ce qu'il faudrait
09:07pour qu'il abaisse la note.
09:08Mais d'un autre côté
09:08c'était tellement
09:10déjà en fait
09:10ce qu'il faut comprendre
09:11c'est que l'agence
09:12de notation n'a rien fait
09:12mais sur les marchés
09:13c'est comme si la note
09:14était abaissée
09:14quand on avait 170 points
09:15de spread vendredi soir.
09:16En gros oui.
09:17Et puis c'est marrant
09:18que cette caisse
09:20de fonds de pension australien
09:22qui achète
09:24de la dette française
09:25mais d'un autre côté...
09:26Il fait comme vous et moi
09:27quand il dit
09:28le monétaire
09:29c'est à 5% par an
09:30allez j'en mets
09:31un petit peu là.
09:32Franchement
09:33est-ce qu'on ne peut pas
09:34comprendre cette situation ?
09:36Quand vous voyez
09:36la capacité de la France
09:37à pouvoir collecter
09:40de l'impôt
09:40la situation commune
09:41de la France
09:41même si elle est compliquée
09:42vous dites franchement
09:43vous avez de l'argent
09:44et vous avez du temps
09:45devant vous
09:45est-ce que ce n'est pas
09:46un super placement
09:47d'avoir du 5% sur 10 ans ?
09:48On ne s'en plaindra jamais.
09:50Parce qu'il faut savoir
09:51que toutes ces caisses
09:52ou ces fonds de pension
09:53ou ces caisses de retraite
09:54restent jusqu'à la fin.
09:55Bien sûr.
09:55En fait la grande problématique
09:56sur les obliques
09:57c'est que vous achetez
09:57aujourd'hui des obliques à 5
09:58mais vous pouvez vendre
09:59dans 6 mois votre portefeuille
10:00et 6 mois après
10:01ça vaut 6%.
10:02Donc mécaniquement
10:03vous avez une moins-value
10:04en capital.
10:05Exactement.
10:05Mais dans le cas des Australiens
10:07il y a le problème
10:08de la monnaie
10:08qui peut avoir lieu
10:09mais ils ont dû
10:10faire leur calcul
10:11et donc c'est marrant
10:12que c'est un signal
10:12assez positif.
10:13On a eu le Japon
10:14qui sortait
10:15c'était Sumitomo
10:15il y a quelques semaines
10:17et maintenant
10:18c'est deux Australiens
10:19qui prennent le relais.
10:20Et à mon avis
10:20c'est plus ça
10:21que l'histoire de Moody's
10:22qui a permis
10:22à la dette
10:25de baisser
10:26enfin de baisser
10:26on est à 4,90 quand même.
10:28Oui c'est ça.
10:29Oh dites
10:30avant que j'oublie
10:31question d'assiduité.
10:32Vous savez
10:33c'est notre nouveau rendez-vous.
10:35Quelle est la performance
10:36de L'Oréal
10:37sur la semaine passée ?
10:39C'était la valeur vedette
10:40du portefeuille responsable.
10:41On en parlait à 16h20
10:42avec un de ses architectes
10:44Frédéric Rosier de Mirabeau.
10:46Bon pas super difficile
10:47si vous avez été attentif.
10:49Donc on poste ça
10:51sur nos réseaux.
10:52Quelle est la performance
10:53de L'Oréal
10:54sur la semaine passée ?
10:56Et évidemment
10:57rebelote
10:57demain toute la semaine
10:58on vous donnera
10:59le nom du vainqueur
11:00vendredi
11:00à la même heure
11:01juste après la clôture.
11:04Et la vainqueur
11:06du test d'assiduité
11:08de la semaine dernière
11:09c'était Émilie.
11:10Bravo.
11:11Elle décroche
11:11enfin la première place
11:13et dépasse Alexandre.
11:15Lucie a été
11:16très précis.
11:18Donc bravo Émilie.
11:20Jolie performance.
11:21Et on verra
11:22qui est le vainqueur
11:23cette semaine.
11:23Donc la question d'aujourd'hui
11:25quelle est la performance
11:25de L'Oréal
11:26sur la semaine passée ?
11:27Il nous reste 5 minutes
11:28mon cher.
11:29L'Oréal
11:29230 milliards de capi
11:31première capitalisation
11:32et de loin
11:32et de loin
11:33qui surpasse tout le monde
11:34et qui est deuxième
11:36totale énergie.
11:38Et troisième
11:38LVMH.
11:39C'est vrai.
11:39Mais attendez
11:40qui l'a cru ?
11:41En un an
11:43et je crois
11:44qu'Hermès est sixième.
11:46Donc ça veut dire
11:46que le luxe quand même
11:47on en a parlé
11:48on en parle toutes les semaines
11:49c'est pas le sujet
11:50mais c'est vrai
11:51qu'il y a vraiment
11:51une repondération
11:53au sein du CAC 40.
11:55Je crois que le luxe
11:55maintenant ça doit être
11:56entre 13 et 15%.
11:58Oui, un truc comme ça.
12:00Je pense que l'industrie
12:00ça doit être 30
12:01je crois que l'industrie
12:02c'est 30
12:03les banques ça va être quoi ?
12:04Ça va être du 16-18
12:05et le luxe maintenant
12:06on est à 15%
12:07donc le CAC 40
12:08n'est plus vraiment
12:09un indice luxe
12:10on n'en parle peut-être pas assez
12:11alors on en parle
12:12quand on parle
12:12des performances et des valeurs
12:13mais c'est vrai
12:13que moi j'ai vu
12:15je crois que c'est de peu
12:16Total Energy doit être
12:17à 191 milliards
12:18et le VMH à 190 milliards
12:19mais c'est quand même
12:20une sacrée nouveauté.
12:22Non mais excellent
12:23et puis ça prouve
12:23que ça bouge
12:24et à chaque fois
12:24on fait le reproche
12:25au conseil scientifique
12:26de René
12:26il y a trop de banques
12:27il y a trop d'énergie
12:28il y a trop de luxe
12:29bon ben finalement
12:30le marché fait
12:31le marché fait ses affaires
12:33très tranquillement
12:33et repondère l'indice
12:35comme il doit être
12:37représentatif
12:37de l'économie française.
12:39Tiens
12:39on regarde juste
12:40les deux nouvelles d'aujourd'hui
12:42GTT
12:43est-ce que le marché
12:44a été trop gourmand
12:45sur GTT
12:45parce que ça reste quand même
12:46une très belle valeur
12:47c'est un secteur
12:48sur lequel on se fait
12:50aucun mouron
12:51point de vue de perspective
12:51sur les 20 prochaines années
12:52et pourtant
12:53moins 11,6
12:54à 120 euros
12:55c'est un peu déceptif
12:57parce que le chiffre d'affaires
12:57sur 9 mois
12:58c'est de 4,9%
12:59c'était stable sur 6 mois
13:00vous savez on est
13:01dans les systèmes de confinement
13:02pour les membranes cryogéniques
13:03pour le transport maritime
13:05ou le transport de GNL
13:06alors est-ce qu'on a été
13:07trop difficile avec la valeur ?
13:09Oui
13:09mais en 5 ans
13:10elle doit gagner 150%
13:11vous savez qu'ils avaient
13:12NG au capital
13:12qui est quasiment sorti
13:13un flottant de 98%
13:15ça reste quand même
13:16une super boîte
13:17parce que cette année
13:18ils devraient faire
13:18entre 740 et 780 millions
13:20de chiffre d'affaires
13:20et BIDA
13:21entre 490 et 530
13:23je crois que la marge
13:24des BIDA
13:24est au-dessus des 60%
13:25j'ai pas fait le calcul
13:26je pourrais le faire de tête
13:27mais ça reste une boîte
13:29très rentable
13:29et maintenant ça revient
13:30à un peu à l'heure de 14
13:31donc moi je pense
13:32qu'autour de 180
13:33bon on peut revenir
13:35tranquillement sur la valeur
13:36c'est l'une des premières fois
13:38où je vois GTT
13:39être vraiment déceptif
13:41sur le marché
13:42mais on attendait
13:43on attendait
13:43on attendait
13:44tellement
13:45de cette société
13:47que bon
13:47cette gourmandise
13:48bon alors
13:48on nous annonce
13:50que c'est une baisse
13:50du nombre de métaniers
13:51en construction
13:52que ça reste un peu compliqué
13:54et puis je crois
13:55que le président
13:55du conseil d'administration
13:56a été changé
13:56donc ça a un peu
13:57inquiété les investisseurs
13:58mais pas d'inquiétude
13:59d'un point de vue structurel
13:59parce que
14:00quand vous faites
14:01plus de 60%
14:01de marge des BIDA
14:02ça reste quand même
14:03une sacrée cache-machine
14:04ok
14:05et bien on termine avec
14:06il nous reste deux minutes
14:07on termine avec Bolloré
14:09ça a commencé
14:10tambour battant
14:10finalement plus 0,38
14:123,68
14:12toujours autant de mal
14:14à lire ce que c'est
14:15que cette boîte
14:16on voit que la division énergie
14:17en tout cas se porte bien
14:18mais pour le reste
14:19c'est...
14:19alors vous avez donné
14:20un dividende exceptionnel
14:21il y a quelques semaines
14:22d'un euro 50 par action
14:24ce qu'on peut dire
14:25croissance organique
14:26de 21%
14:27mais le gros problème
14:28de Bolloré
14:29c'est que vous avez
14:29UMG
14:31qui représente
14:3270% de l'activité
14:33alors il y a Canal
14:34il y a Avas
14:35il y a Louis Hachette Group
14:36il y a Vivendi
14:37mais quand vous avez UMG
14:38qui est président de 70%
14:39et UMG qui est ultra concurrencée
14:41qui doit perdre
14:4225 à 30%
14:43depuis le début de l'année
14:44vous pouvez vous interroger
14:45parce que
14:46bon UMG c'est de la musique
14:47mais quand on voit
14:48je sais pas comment ça peut être
14:49j'ai pas envie de dire piraté
14:50mais il se passe tellement de choses
14:52dans ce monde de la musique
14:53c'est très compliqué
14:54c'est très compliqué
14:55quand on voit même
14:56les performances
14:57bon c'est un tout petit acteur
14:58mais de 10 heures en bourse
15:01qui a du mal
15:01alors qui arrive
15:02à redresser la barre
15:03qui a du mal
15:03vous dites
15:04est-ce que vous avez envie
15:05d'acheter du Bolloré
15:06le seul truc intéressant
15:06moi j'étais sûr
15:08que Vincent Bolloré
15:09allait fusionner
15:09la compagnie de l'Odé
15:10Bolloré
15:11qui allait y avoir
15:11des grosses primes
15:12en fait non
15:13ils donnent que du dividende
15:13donc les investisseurs
15:14sont déçus
15:15vous savez qu'il y a
15:16toutes les filiales de Bolloré
15:17la financière Moncet
15:18Cambodge
15:18l'Artois
15:19et donc on pensait
15:20qu'il y allait avoir
15:21avant 2027
15:22une réorganisation
15:23une recomposition
15:24comme la famille Arnaud
15:25a fait un petit peu
15:25là ces derniers temps
15:26ils ont fait avec bien
15:27mais là il ne se passe rien
15:28alors ils donnent tous les ans
15:28des dividendes
15:29alors c'est une valeur du dividende
15:30les actionnaires ont eu
15:311,50€ sur Bolloré
15:33mais il ne se passe rien
15:33regarde sur 2025
15:35rendement 31,5%
15:36parce que tu avais
15:37la mise en bourse
15:40estimation 2026
15:402,20
15:41c'est ça quoi
15:43c'est ça
15:44c'est ça
15:45c'est un peu déceptif
15:48moi franchement
15:49et puis moi je ne vois pas
15:49l'intérêt
15:50mais ça c'est une vraie
15:50question stratégique
15:51je ne vois pas l'intérêt
15:51d'avoir autant de filiales
15:53cotées
15:54sur l'Odé
15:55il ne doit plus rester
15:56tellement de flottants
15:56alors sur les autres
15:57Cambodge, Arthoua, Moncey
15:58il doit y avoir 2 à 3% de flottants
16:00je ne comprends pas la stratégie
16:01je pense que certains investisseurs
16:03se disent que c'est trop long
16:04et puis ils sortent du bateau
16:05ils sortent du bateau
16:06Bolloré
16:07d'où cette réaction en bourse
16:09finalement
16:10assez morose
16:10alors qu'on a quand même
16:11une croissance organique
16:12de 21% sur l'enfance
16:13ce qui est une très belle performance
16:14fondamentalement pas mal
16:15effectivement
16:15Eric Lewin
16:16Bourse Direct
16:17merci infiniment
16:17d'avoir clôturé
16:19cette séance
16:19et d'avoir refait la séance
16:21avec nous
16:21et d'avoir regardé cette vidéo
16:21– Sous-titrage FR 2021

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