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  • il y a 15 heures
Ce lundi 6 juillet, Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, et Antoine Larigaudrie, journaliste BFM Business, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Eric Léouine pour Bourse Direct également, rebonsoir. Bonsoir Eric, ravi de vous retrouver.
00:08Bonsoir, bonsoir à tous.
00:10D'abord l'ambiance globale, on va rentrer dans le détail des valeurs dans un instant,
00:12mais l'ambiance globale là, en ce 7 juillet sur les marchés,
00:16on n'est pas encore dans la phase de publication des entreprises, ça va finir par arriver,
00:19mais on est dans une espèce d'entre-deux. Comment vous sentez l'état des marchés là Eric ?
00:22Bon écoutez, il faut vraiment attendre les publications,
00:25je vous rappelle qu'on attend notamment plus de 20% sur les BPA bénéfices par action
00:30du deuxième trimestre aux Etats-Unis, il n'y a vraiment pas grand chose à se mettre
00:35sous la danse, si c'est le secteur de la défense dont on va parler.
00:39Donc ce que j'ai envie de vous dire moi, c'est que bon, ça peut continuer tranquillement
00:42à consolider sans que ce soit très important.
00:45A noter demain quand même, il faut en parler, il y aura des publications
00:48des trimestriels de Samsung, le groupe sud-coréen qui gagne 165% en bourse
00:53depuis le début de l'année. Bon, ce qu'on peut dire, c'est qu'il pourrait annoncer
00:57une multiplication par 18 du résultat d'exploitation au titre du premier trimestre.
01:02On suivra ça dans la nuit, on attend un chiffre d'affaires en hausse de 127%,
01:05donc les attentes sont déjà tellement élevées qu'à la moindre petite déception,
01:08ça pourrait être compliqué, mais à part ça, franchement, il n'y a pas grand chose
01:11à se mettre sous la dent. Si c'était bien évidemment, j'ai oublié d'en parler,
01:14SKINIC, je ne sais pas si vous en avez parlé, numéro 2 du secteur coréen
01:18qui vient à Wall Street en fin de semaine, donc c'est les deux événements
01:21que je vais regarder cette semaine. Exactement, on connaîtra a priori jeudi
01:24le prix d'introduction sur le marché américain de SKINIC qui sera coté
01:28à Wall Street sous forme d'ADR. Antoine ?
01:30Ça va être amusant, on parlait de SpaceX comme l'éléphant balancé
01:33dans la piscine, là ça va être un diable de Tasmanie balancé
01:37dans les pattes des traders parce que c'est d'une extrême volatilité
01:41et encore une fois, il ne faut pas oublier que les fabricants de mémoire vive
01:45ont connu un cycle très très haussier au début des années 2000
01:48que tout s'était écroulé. Donc il risque d'y avoir un track record assez négatif
01:54et en tout cas de l'anticipation de volatilité, ça c'est sûr,
01:57et encore plus de concentration sur cet A10 Nasdaq 100 très orienté
02:01semi-conducteur avec tout ce qui est Nvidia, tout ce qui est Micron, etc.
02:06Le CAC 40, parce que c'est vrai que c'est une phase de marché assez faible
02:09Eric en ce moment, mais le CAC 40 était quand même ce matin
02:11à à peine 1% de son plus haut historique, c'est-à-dire qu'on n'est pas à
02:14l'abri
02:15là, cette semaine, de célébrer un plus haut.
02:17Ouais, mais à condition que ça soit bien du côté de Samsung.
02:20Je vais vous dire très honnêtement, qu'on fasse plus haut maintenant
02:22ou plus haut après, c'est pas très important.
02:26Ce qu'il faut essayer de voir, c'est quels pourraient être les catalyseurs à la hausse.
02:29Je ne suis pas sûr que les résultats des entreprises en Europe
02:31soient vraiment les catalyseurs.
02:33Moi, comme je vous l'ai dit, on en parlait la semaine dernière dans le club,
02:35je pense que ça va être les fusions acquisitions
02:37qui vont animer la tendance au cours du second semestre
02:41et il faudra faire vraiment du stock picking.
02:43C'est le mot clé pour moi dans les six mois qui viennent.
02:45Alors, on y va dans les fusions acquisitions
02:47parce que ça commence à sérieusement s'agiter.
02:49Safran, donc, out, c'est finalement Thalès qui va reprendre Excel
02:53en proposant 134 euros par action.
02:56Ce soir, Excel a progressé, mais sous les 134, sous l'offre de Thalès,
02:59les actionnaires achètent à moitié.
03:01Plus 2% Excel à seulement 125,10 euros.
03:04Comment vous interprétez ce signal-là ?
03:05Le fait qu'on n'atteigne pas l'offre à 134 de Thalès ?
03:08Écoutez, d'abord, ce qu'il faut lire quand vous lisez tous les communiqués,
03:11l'OPA aura lieu au plus tard début 2028.
03:15Donc, ça veut dire que, certes, la famille Gorgé va vendre sa participation à Thalès.
03:19Donc, ça, c'est 134 euros.
03:21Mais le temps que l'opération se mette en place,
03:23on peut mettre encore un an, un an et demi.
03:25Et donc, si vous voulez, c'est pour ça que le titre est autour de 125, 126 euros.
03:29Ça ne veut pas dire du tout que les investisseurs ne croient pas à cette opération.
03:32Mais c'est souvent le cas de figure quand il y a une OPA qui va être lancée dans 18
03:37mois.
03:37Parce qu'on a le sentiment que ce n'est pas parce qu'ils rachètent les Gorgés qu'ils vont
03:40lancer l'OPA demain.
03:41Sinon, sur l'opération en tant que telle, il y a un retournement de tendance fantastique.
03:44Je regardais le cours d'Excel Technologies.
03:46Il y a 15 jours, on était à 90,50 euros, tout simplement,
03:49parce qu'il y avait eu un désaccord avec le principal créancier du groupe,
03:52qui s'appelle ICG, sur un problème de valorisation.
03:55Ce qu'on peut dire sur cette opération, mon cher Guillaume,
03:58c'est que Thalès acquiert un actif.
03:59Pas bon marché quand même, parce que c'est une VS sur EBIT de 24 sur 2027.
04:04Mais eux disent, et des gens de chez Thalès, que l'effet sera relutif dès la première année.
04:08Il faut bien comprendre quand même que le marché mondial de la lutte sous-marine robotisée
04:12est un marché exponentiel.
04:13La taille pourrait être multipliée par 8 d'ici 2030 à 700 milliards d'euros.
04:18Et franchement, quand vous voyez Excel Technologies, c'est quand même une pépite,
04:21puisqu'en 2019, depuis 2019, le carnet de commande a été multiplié par 10 à plus d'un milliard d
04:28'euros.
04:28L'opération est logique et ça m'amène à dire que dans ce secteur de la défense,
04:32ça pourrait continuer dans les opérations financières.
04:35Oui, et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a une opération miroir de l'autre côté des
04:38Etats-Unis
04:39qui est à peu près équivalente, Antoine.
04:40Là, Thalès rachète Excel, spécialiste des drones sous-marins.
04:43Aux Etats-Unis, vous avez repéré un peu la même chose.
04:45En plus, avec un montant similaire, on est à 3,5 milliards de dollars.
04:49C'est Lockheed Martin qui rachète Ultra Maritime,
04:52qui est un groupe spécialisé dans les technologies de défense maritime,
04:56comme son nom l'indique.
04:57Et c'est un petit peu le même mouvement qu'on peut observer de temps en temps,
05:01cyclique, autour du secteur de la santé,
05:03avec la Big Pharma qui s'intéresse à des biothèques qui ont des produits intégrés,
05:07qui sont vraiment spécialisés sur un certain nombre de secteurs.
05:11Là, voilà, ils veulent des technologies éprouvées, quitte à payer cher.
05:15Et c'est un mouvement intéressant,
05:17et c'est un phénomène de concentration qui est intéressant,
05:20parce que pour les entreprises de plus petite taille,
05:22il va y avoir des grands groupes de défense diversifiés
05:25qui vont vouloir avoir accès, un accès direct à un certain nombre de technologies,
05:28vite fait, quitte à payer un petit peu cher.
05:31Et ça pourrait être le chénon manquant au dynamisme du secteur de la défense
05:34qu'on déplore un petit peu en ce moment.
05:35– C'est ça, exactement.
05:36Et vous disiez en préambule tout à l'heure, Eric,
05:38que vous croyez au rebond du secteur de la défense pour la suite ou pas ?
05:42– Évidemment, en fait, si vous voulez, on a eu trois années exceptionnelles,
05:45donc une croissance de l'ordre de 200%,
05:47mais les carnets de commandes débordent.
05:49Moi, je regardais Rheinmetall, ils ont huit années de carnets de commandes.
05:52Donc, OK, ça a un peu baissé cette année, même pas mal,
05:54parce qu'il y a eu l'Allemagne qui a refusé sur le fameux contrat de frégate.
05:58Mais enfin, attendez, c'est quand même pas catastrophique.
06:00Et puis, il y a le sommet de la haie, je vous rappelle, je crois qu'il y a un
06:02sommet de l'OTAN qui va démarrer.
06:04En juin 2025, les 32 alliés de l'OTAN avaient dit qu'ils voulaient atteindre 5% du PIB dans
06:08la défense en 2035 en termes de défense.
06:10Donc, pour moi, il y a une tendance de fond qui veut dire qu'on a besoin de plus en
06:14plus d'industries de défense.
06:15Alors, c'est sûr que depuis le début de l'année, quand on regarde les perfs,
06:18à part Safran qui fait plus 20, mais Safran, c'est pas complètement de la défense,
06:21Thalès fait plus 5,5, Dassault Aviation fait plus 13%.
06:24Mais moi, je pense qu'après cette vague de petites consolidations, ça reste vraiment un secteur à avoir en portefeuille,
06:32notamment en France.
06:33Pour une fois, on a quand même quelques petites pépites françaises.
06:37On avait Excel Technologies, il y en a d'autres.
06:39– Oui. Et alors, au-delà de ce secteur de la défense, on voit aussi dans l'aéronautique, dans l
06:42'aérien,
06:43pour être plus précis, un autre mouvement de concentration.
06:46EasyJet gagne 9% ce soir parce qu'EasyJet donne son accord de principe à une OPA améliorée de Castle
06:51Lake
06:51qui valoriserait EasyJet 6,4 milliards d'euros.
06:53C'est pas en euros, mais voilà, traduit et converti en euros, ça donne ça.
06:566,4 plus 9% ce soir, EasyJet.
06:58Est-ce que ça va continuer de monter, Eric ?
07:00– Écoutez, non. Alors là, je crois que c'est la cinquième offre de rachat de Castle Lake qui est
07:05un fonds.
07:06La valance, maintenant, on est 5,2 milliards de livres.
07:08C'est la cinquième proposition.
07:10A priori, cette dernière offre est acceptée par Stellos Agionu,
07:15qui est le fondateur d'EasyJet, qui a 15,3% du capital.
07:19Le groupe n'était pas quand même dans une forme éblouissante
07:21puisque sur le premier semestre, ils avaient perdu 436 millions d'euros.
07:25Mais ce qu'il faut dire quand même sur EasyJet, ce qui est intéressant,
07:27c'est la valeur comptable de la flotte de 361 avions, dont la moitié en propre,
07:32s'élève à 5 milliards de livres et donc c'est la capitalisation actuelle.
07:36Ce qu'on peut dire, c'est que EasyJet est un groupe qui réussit bien depuis 3 mois
07:41avec la spéculation de plus 72%, mais sur 10 ans, ce n'est pas Byzance avec moins 43%.
07:46On a le sentiment quand même que cette offre pourrait marcher.
07:50Maintenant, après, que va faire Castle Lake ?
07:52Est-ce qu'il n'y aura pas une vente par apportement ?
07:53On sait que c'est un fonds qui a l'habitude de vendre, de racheter.
07:57Je crois qu'ils étaient dans SAS avec Air France à un moment dont ils sont sortis.
08:00Donc attendons de voir, mais j'ai le sentiment que cette dernière offre est la bonne.
08:04Juste un mot, mon cher Guillaume, pour revenir un tout petit peu sur la défense.
08:08Je pense qu'on peut jouer encore la défense à Paris avec Exocense,
08:11qui certes vaut 30 fois les bénéfices, mais à un moment ou à un autre,
08:14il pourrait y avoir une opération parce qu'on a toujours HLD qui a 18% du capital
08:18et qui pourrait être amené à vendre.
08:20HLD, je vous rappelle que c'est un fonds.
08:21Et puis il y a Parrot, on peut jouer Parrot pour jouer le secteur de la défense.
08:24Pourquoi ?
08:25Alors Parrot, plus 45% depuis le début de l'année, parce qu'ils ont une activité micro-drones.
08:29Ce n'est pas des gros drones, mais c'est des micro-drones qui représentent 76% du chiffre à
08:32faire.
08:33Et qu'est-ce qu'on a vu depuis six mois ?
08:34L'armée finlandaise qui a acheté des micro-drones
08:36et puis l'agence de soutien et d'approvisionnement de l'OTAN.
08:40Donc vous voyez, il y a deux petites pépites encore.
08:41Ce n'est pas comme Excel Technologies,
08:43mais ces deux valeurs me paraissent quand même très intéressantes encore au cours actuel.
08:46Tout à l'heure dans Valeurs ajoutées, nos experts du jour,
08:48aux métiers de gestion, nous indiquaient être à l'achat sur Lumibird,
08:52un producteur, un fabricant de lasers,
08:55alors pas pour les lasers intergalactiques,
08:56non, des lasers du quotidien, très utiles.
08:58Ils nous ont expliqué le métier de Lumibird et son potentiel.
09:00C'était dans Valeurs ajoutées, séquences à retrouver en replay sur l'application BFM Business.
09:05On revient bien sur Terre avec Vinci,
09:07les grosses infrastructures.
09:08Vinci remporte trois contrats de long terme.
09:10Comment vous regardez cette valeur, Vinci ?
09:12On est vraiment dans le dur, c'est le cas de le dire.
09:14On en parle rarement.
09:15Est-ce que c'est une valeur que vous appréciez dans votre scope, Eric ?
09:18Ben écoutez, oui, alors ce qu'on peut dire sur les contrats,
09:21bon, il y a trois contrats via la filiale de Vinci Construction en Grande-Bretagne
09:25qui s'appelle FM Conway.
09:27C'est quand même des contrats tout petits
09:28puisque c'est 68 millions d'euros pour les trois contrats.
09:31Oui, écoutez, pour moi, Vinci, c'est quand même la valeur défensive par excellence.
09:37Alors, c'est sûr que le dernier chiffre n'était pas extraordinaire dans la publie
09:40parce qu'il y avait un trafic qui reculait dans les aéroports et les autoroutes.
09:44Mais enfin, c'est un dossier tranquille.
09:46Ça gagne 6,5% depuis le début de l'année.
09:47Ça vaut 13 fois les bénéfices.
09:49Il ne faut pas mettre 10% de son portefeuille sur Vinci.
09:51Mais on n'est jamais vraiment déçus sur cette entreprise.
09:56Il n'y a jamais non plus un bêta énorme.
09:57C'est-à-dire qu'elle ne fait jamais des performances.
09:59Mais si vous aviez acheté du Vinci il y a 5 ans,
10:01vous auriez eu 40% sur 5 ans.
10:03En annualisé, ça fait 8 à 10%.
10:05Donc, c'est mieux que du monétaire.
10:06C'est mieux que certaines obligations.
10:08C'est un dossier qu'il faut avoir en portefeuille.
10:10Voilà, qui ne déçoit strictement jamais,
10:13mais qui n'est pas parmi les plus sexys de la Côte parisienne.
10:15D'accord.
10:15Les plus sexys des dossiers en Europe, c'est quoi pour vous aujourd'hui ?
10:18Écoutez, si on veut jouer des trucs sexys,
10:20il faut jouer du Stellantis.
10:22Ah bon ?
10:22Non, il faut jouer de l'automobile dont personne ne croit.
10:25Si vous voulez vraiment faire de l'argent,
10:28il faut essayer de jouer des valeurs dont personne ne croit.
10:30Du luxe avec un Hermès à 1650,
10:32du Stellantis autour de 5 euros.
10:36Ma petite pépite, j'allais en parler,
10:37mais je vais devancer sur Rémi Cointreau.
10:39Non, non, non, oui.
10:40Il faut faire des valeurs comme ça.
10:42Non, mais si vous voulez faire des effets de levier intéressants,
10:45il faut faire des valeurs dont personne ne veut.
10:47D'accord.
10:48Vinci, tout le monde connaît.
10:50Dire, aujourd'hui, j'achète du Stellantis,
10:52ça paraît complètement fou dans la situation actuelle,
10:54parce que plus personne ne veut de l'automobile.
10:56Dire, je veux acheter du Renault, c'est la même chose.
10:58Donc, si vous voulez vraiment avoir un effet de levier,
11:00un risk reward, comme on dit dans les milieux anglo-saxons intéressants,
11:03il faut acheter du Stellantis.
11:04Je vous rappelle que Stellantis, ça vaut 5 euros,
11:06ça perd 47% depuis le début d'année,
11:0869% en 3 ans.
11:10Donc, s'il y a un retournement à faire,
11:11c'est sur ce genre de dossier.
11:13Oui, pourquoi pas.
11:14Et votre pépite, c'est Rémi Cointreau, alors ?
11:16Écoutez, oui, Rémi Cointreau, pourquoi ?
11:17Parce que Rémi Cointreau, moins 70% en 3 ans,
11:20ils sont, vous savez, numéro 2 mondial du Cognac.
11:22Bon, on sait que depuis 3 ans, c'est compliqué,
11:24on a une marge opérationnelle courante
11:25qui est passée de 28 à 18 en 3 ans.
11:28Le groupe, regarde quand même,
11:29départ de marché aux Etats-Unis et en Chine.
11:31Moi, ce qui m'intéresse, c'est que vous avez un stock
11:33qui représente 1,8 milliard,
11:35le stock de Cognac, notamment les Cognac Rémi Martin
11:37et Louis XIII, qui sont vraiment le premium.
11:391,8 milliard, c'est quasiment la capitalisation
11:42actuelle du groupe.
11:42Ça vient de reprendre quand même 5% en l'espace d'un mois
11:45et 15% en l'espace de 3 mois.
11:46Et puis, c'est pas cher.
11:48Moyen historique, on était à 34.
11:50Là, on est sur un PER de 20.
11:52Donc là, vous voyez, c'est typiquement la valeur.
11:53Si jamais, du côté de la Chine,
11:56ça va un petit peu mieux,
11:57un petit peu mieux en termes de consommation,
11:59s'il y a des mesures de relance budgétaire
12:01et si aux Etats-Unis, ça va également
12:03un tout petit peu mieux,
12:04l'effet de levier, là également, est extrêmement important.
12:07Et autour de 43-45 euros,
12:09on peut vraiment faire un soleil et gagner 30 à 40%.
12:11Donc si on veut des valeurs sur lesquelles
12:13il y a un effet de levier important,
12:14je place Rémi Cointeau qui reste quand même un dossier solide.
12:17Ça reste quand même 17% de rentabilité opérationnelle courante.
12:20On n'est pas des groupes en perte.
12:21C'est des groupes quand même extrêmement bien gérés.
12:23D'accord.
12:24On attend beaucoup des publications des entreprises.
12:26Vous êtes plutôt sur les small et mid-cap, en l'occurrence.
12:28Eric, on va bientôt rentrer dans cette phase de publication,
12:30toujours au cœur de l'été.
12:31C'est un peu ingrat pour beaucoup d'investisseurs
12:33ou d'actionnaires qui doivent rester mobilisés
12:35fin juillet, début août.
12:36Mais voilà, sur les small et mid,
12:37vous êtes plutôt de plus en plus optimiste.
12:39où vous vous dites attention quand même
12:40parce qu'on est à moins d'un an maintenant d'une présidentielle
12:42et généralement ce genre de période n'est pas favorable aux small et mid ?
12:45Alors la période n'est pas très favorable aux small et mid
12:49d'avoir une présidentielle.
12:51Sauf que l'indice ne fait pas grand chose depuis l'année.
12:53Depuis l'année, on gagne entre 2 et 4%.
12:55Et que dans le monde des small et mid,
12:57la chance qu'on peut avoir,
12:58c'est que vous avez beaucoup de patrons de boîtes
13:00qui sont en bourse depuis 15 ou 20 ans.
13:02Et donc là encore, comme on a vu avec Excel Technologies,
13:05il va y avoir des opérations financières.
13:07Donc moi, je ne fais jamais de prévision sur les small et mid
13:09parce que c'est compliqué de dire l'indice
13:10va gagner 10 ou 15%.
13:11Parce que vous savez que ce n'est pas un indice équipondéré.
13:14Par exemple, dans le monde, dans le small et mid,
13:17c'est OVH, la plus grosse capitalisation.
13:18Donc si OVH gagne 100% dans l'année,
13:20on peut avoir un CAC small et mid qui gagne 10%.
13:22Mais ça ne veut pas dire que tout le monde achète des small et mid.
13:25Moi, je suis plutôt dans une logique de concentration.
13:27Je pense que s'il y a deux secteurs à retenir,
13:29c'est les équipementiers automobiles
13:31où il devrait se passer quelque chose
13:32parce que le secteur a des difficultés
13:34et le secteur informatique qui a été survendu.
13:38Je pense notamment à une valeur comme Neurone
13:40qui doit valoir en termes de VLN d'entreprise
13:42rapporter aux états opérationnels courants 5 fois.
13:44Tout simplement parce que comme on a eu la SAS Apocalypse
13:47pour les éditeurs de logiciels,
13:48on a eu l'ESN Apocalypse
13:50comme si plus personne n'allait travailler avec des ESN.
13:53Alors que je ne cesse de le dire,
13:54pour moi, c'est un accélérateur de croissance l'IA.
13:57C'est-à-dire que les ESN qui mettent de l'IA,
14:00eh bien ça accompagne leur croissance
14:01et même ça les développe.
14:03Et je ne crois pas du tout
14:04quand ce sont des gros OSN à une cannibalisation.
14:06Eric Léouine, merci beaucoup.
14:07Stratégie de l'action pour Bourse Direct.
14:09Bonne fin de journée, Eric.
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