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  • il y a 11 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du lundi 5 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Première partie d'émission avec ce matin en plateau Christophe Herpé, bonjour.
00:15Merci de nous accompagner ce matin.
00:16Vous êtes directeur des gestions de Ofi Invest Asset Management
00:19et Arnaud Giraud, responsable de la stratégie de Kepler-Chevreux.
00:22Dans un instant, nous parlerons du marché obligataire.
00:25Le 10 ans français ce matin à 4,9% après avoir touché les 4,99 en séance.
00:31Juste avant, quand même priorité à l'ouverture avec vous Arnaud Giraud.
00:36Schneider Electric était suspendu, désormais ça y est, il y a un prix.
00:39Le titre dégringole de plus de 6%.
00:41Le CAC 40 est donc passé mécaniquement dans le rouge, moins 0,5% à 7 858 points.
00:46Schneider Electric qui est à 283 euros avec un groupe qui va s'offrir,
00:50un groupe américain, pour plus de 22 milliards.
00:53C'est quand même l'une des plus grosses acquisitions pour un groupe français.
00:56Il s'agit d'un groupe qui est coté au Nasdaq, PTC.
01:00Ils font de la modélisation 3D.
01:02Ils ont des logiciels qui sont concurrents, notamment de Dassault Systèmes.
01:06Oui, pour nous, c'est pour la réaction de notre analyste.
01:10À chaud comme ça, ils ont organisé un petit conférence call ce matin à 8 heures.
01:14C'était une bonne acquisition, dans le sens où ils se renforcent dans les softwares.
01:19Et ils sont en train de devenir, avec Siemens, leader mondial, finalement, dans le software industriel.
01:25Effectivement, comme vous le dites, du design jusqu'à l'implémentation de processus d'automatisation industrielle.
01:33On n'a pas beaucoup de software en Europe, donc il faut se féliciter de cette acquisition.
01:39Évidemment, la taille de l'opération est grosse.
01:41On va avoir une opération sur le capital pour le financement de cette opération.
01:45Donc, évidemment, tout ça pèse un petit peu sur le cours de bourse.
01:48Néanmoins, ils ont un track record exceptionnel.
01:50Et ce que je voudrais souligner aussi, c'est que là où le titre a été perçu beaucoup ces dernières
01:55années
01:55comme étant une des entreprises qui contribuent à la construction des data centers
02:00avec leur technologie sur le refroidissement des puces,
02:03cette acquisition va leur permettre aussi un peu de diluer un peu cet effet IA
02:09qui rentre pour moi dans une phase un peu plus compliquée
02:12parce que les attentes sont très élevées.
02:14Il va falloir financer tous ces data centers qu'il y a à construire l'année prochaine.
02:17Donc, pour moi, c'est plutôt une bonne chose qu'ils remettent un peu de l'avant leur partie software.
02:23Le titre, comme vous l'avez souligné, prend assez mal le fait qu'il y aura une émission d'action
02:27comprise entre 5 et 6 milliards d'euros
02:29et puis une émission de dette également à hauteur de 16 à 17 milliards.
02:34Le titre Schneider est donc ce matin de loin la plus forte baisse,
02:38moins 6,5%, 283 euros.
02:41Voilà donc pour ce titre Schneider Electric qu'il fallait aborder ce matin.
02:43Air Liquide de son côté, 3% jour d'investisseur
02:45avec donc une marge opérationnelle qui va progresser de 400 à 600 points de base d'ici à 2030.
02:52La semaine dernière, on a quand même eu un contraste une nouvelle fois sur les marchés.
02:57Christophe Herpé, vendredi, record sur le Nasdaq.
03:00Et puis, quand vous regardez le Dow Jones, clôture négative en données hebdomadaires.
03:04Le CAC 40 a perdu 2%, l'Eurostoxx, moins 1%.
03:07Bon, encore et toujours, on a un marché qui achète les valeurs IA
03:10et puis à l'inverse qui boude les autres.
03:13Le marché en fait valide cette thèse de la croissance,
03:18de la croissance nominale très forte.
03:21On a un repricing du coût du capital
03:26qui est conforté par cette croissance qu'on voit
03:28et on l'a vu dans les résultats au mois de juillet
03:31sur toutes les valeurs technologiques.
03:32On est toujours dans cette dynamique.
03:34Le pilier, que ce soit des marchés asiatiques, européens ou américains,
03:39reste sur la tech.
03:41Pour ce qui concerne l'Europe,
03:42on est dans une dynamique un peu plus particulière
03:45avec finalement toujours un pilier sur la tech,
03:48un pilier sur les financières qui commence
03:50et qui a été attaqué dès cet été
03:52et une dynamique sur la zone euro
03:55en dépit de données économiques plutôt favorables
04:00à savoir moins de création d'emplois,
04:03un chômage plutôt stable aux Etats-Unis,
04:06un niveau d'inflation regardé par la Fed en légère baisse.
04:11Les marchés actions ont acheté,
04:12d'où effectivement ces clôtures positives.
04:15Pour ce qui concerne l'Europe,
04:17là on est dans une dynamique
04:18où est en train de se nouer
04:21un revival, je dirais,
04:25du stress,
04:26de la fragmentation de la zone euro.
04:28Et ça, c'est une conséquence directe,
04:30on en a parlé ensemble,
04:32de ce qui s'est passé au Japon.
04:35Intervention,
04:36remontée des taux au Japon,
04:39inflation plus continuant aux Etats-Unis,
04:41remontée des taux de la Fed de la BCE
04:43et une dynamique
04:45de remontée de taux en Europe
04:47qui, en fait,
04:48a amené un déleveraging
04:51des positions des acteurs
04:53très lévergés,
04:54des hedge funds.
04:55Et c'est vraiment ça,
04:56j'insiste dessus.
04:57Le mouvement qu'on a vu,
04:59la séquence de ces derniers jours,
05:01c'est une séquence
05:02de réduction de position
05:05dans les acteurs très lévergés.
05:07Absolument pas les comptes finaux
05:09qui ont vendu l'OAT.
05:11Et effectivement,
05:12sur la partie equity,
05:14les financières ont continué.
05:16Donc on est dans une séquence
05:17où finalement,
05:18depuis cet été,
05:19les financières européennes
05:21ont perdu entre 15 et 20%.
05:23Donc on a réellement
05:25une prise en compte
05:27de ce stress
05:28au niveau de la France
05:29et probablement,
05:31avec ce qui s'est passé ce matin,
05:33le niveau très bas
05:35de l'euro-dollar,
05:36vente sur l'euro-yenne
05:39importante,
05:41je crains
05:42que les marchés
05:43n'engagent
05:44une situation
05:45un peu plus dramatique,
05:47même si,
05:48on pourra en parler,
05:50il commence à vraiment
05:51y avoir de la valeur
05:51sur la dette française.
05:52L'euro-dollar qui est sous
05:55les 1,12 ce matin,
05:561,11,90,
05:57d'autant plus qu'il y a
05:58de l'instabilité politique
05:59en France,
05:59mais aussi désormais
06:00en Espagne,
06:01puisque Pedro Sanchez
06:02annonce ce matin
06:03convoquer des élections
06:04anticipées
06:04le 29 novembre.
06:07Je vous demanderai
06:08dans un instant
06:08s'il faut toujours
06:09surperformer,
06:11enfin surpondérer
06:11ou encore pondérer
06:12la zone euro,
06:14mais quand on regarde
06:15aujourd'hui
06:16le marché obligataire,
06:19du côté de Wall Street,
06:20on est sur des plus hauts,
06:21comme en France,
06:22comme ailleurs,
06:23des plus hauts de 2002,
06:25Arnaud Giraud,
06:26et pourtant Wall Street
06:27sont de la commode,
06:27c'est quoi la différence ?
06:28C'est le fait de se dire
06:28qu'il y a de la croissance
06:29aux Etats-Unis,
06:30il n'y en a pas en zone euro,
06:31donc c'est plus problématique ?
06:32Alors déjà,
06:33il faut enlever cette idée
06:34que Wall Street
06:35sont de la commode,
06:36c'est pas vrai.
06:38Le marché américain
06:39et les indices américains
06:40n'ont jamais été aussi concentrés
06:43avec quelques valeurs
06:44qui font le marché
06:45et en fait,
06:46ce qu'on observe,
06:47c'est qu'en fait,
06:47la bourse,
06:48en termes de participation,
06:50ce qu'on appelle la participation
06:51dans notre jargon,
06:52en fait,
06:52est très mauvaise.
06:53Ça veut dire qu'en fait,
06:54il n'y a que quelques titres
06:55qui performent correctement,
06:57on a vu un gros rebond de Meta,
06:59on a vu un gros rebond d'Apple,
07:02on a vu un gros rebond de Microsoft
07:03dans le software,
07:04et à eux seuls,
07:06plus ou moins,
07:06ils ont tenu à bout de bras
07:08le S&P.
07:09En fait,
07:09les autres indices qu'on regarde
07:10qui sont eux,
07:12beaucoup plus larges
07:13et en fait,
07:15constitués différemment,
07:15on voit qu'en fait,
07:16l'Europe et les Etats-Unis
07:18font à peu près la même chose.
07:20Je vous invite à regarder
07:21l'indice SPW,
07:23S&P Equal Weighted,
07:24qui montre une vision
07:25très très différente.
07:26Donc ça,
07:27c'est déjà,
07:27en fait,
07:27la réalité,
07:28c'est qu'on a engagé
07:30avec Kevin Walsh
07:32un resserrement monétaire
07:33aux Etats-Unis.
07:34On a une Fed
07:35qui nous dit,
07:36maintenant,
07:36voilà,
07:37la musique doit se calmer
07:39un petit peu,
07:40il faut qu'on,
07:41on n'a pas atteint
07:42la cible de 2%
07:42depuis maintenant trop longtemps,
07:44donc il faut qu'on resserre
07:45la vis un petit peu.
07:45Et ça,
07:46c'est pas bon,
07:47c'est pas bon
07:48pour les valeurs cycliques
07:50de quelles qu'elles soient.
07:52Donc ça,
07:53ça,
07:53on l'a vu
07:54à Wall Street,
07:54mais ce que je trouve
07:56intéressant,
07:56en revanche,
07:58c'est qu'effectivement,
07:59d'un point de vue obligataire
08:01dont on parle,
08:02en fait,
08:02ce message de Kevin Walsh,
08:03en fait,
08:04sur le fond,
08:04il est très positif,
08:05en fait,
08:06parce qu'en reprenant en main
08:08l'inflation aux Etats-Unis,
08:09on a quelque part
08:10une prime de risque obligataire
08:12qui,
08:12elle,
08:13n'augmente plus.
08:14On a parlé beaucoup
08:15au mois d'août,
08:16vous vous souvenez,
08:16Scott Besant,
08:17qui a commencé
08:18à être sous pression,
08:19à nous dire,
08:20attendez,
08:20on va augmenter
08:20les buybacks et tout,
08:21et le marché obligataire
08:22lui a dit,
08:23non,
08:23non,
08:23mais mon vieux,
08:23t'as pas compris,
08:24ton problème à toi,
08:25c'est le fiscal,
08:27tu ne tiens pas tes comptes
08:29et le déficit est trop élevé.
08:31Or,
08:31en fait,
08:31on voit que la prime de risque
08:32obligataire aux Etats-Unis
08:33est plutôt stable.
08:35Donc ça,
08:35c'est une très bonne nouvelle.
08:36Et pourtant,
08:36depuis les chiffres de l'emploi
08:37vendredi,
08:38la probabilité
08:38d'une hausse de taux,
08:39ça sera le 28 octobre,
08:41est de plus en plus faible.
08:43On est désormais
08:43à seulement 18%.
08:45Donc c'est-à-dire que,
08:46oui,
08:47Kevin Warsh a un ton ferme
08:48et pourtant,
08:48les dernières statistiques
08:50font dire au marché
08:51que cette prochaine hausse de taux
08:53interviendra plus tard
08:54dans l'année,
08:55voire début 2027.
08:57Oui,
08:58en fait,
08:58le marché s'est vite emballé
08:59sur les attentes
09:00de remontée de la Fed.
09:01C'est pareil d'ailleurs
09:02pour la BCE.
09:03Je pense que le marché
09:04est trop gourmand,
09:06entre guillemets.
09:08Et donc nous,
09:08on a une hausse de moins
09:10que le marché
09:10sur la Fed
09:12sur les 12 prochains mois.
09:12Sur la BCE,
09:13on n'attend plus
09:14qu'une seule hausse de taux,
09:16probablement en décembre.
09:17Donc en fait,
09:19ça veut effectivement dire
09:20que les chiffres d'inflation
09:22qui vont arriver,
09:23le développement
09:23de la géopolitique
09:24vont tous les deux
09:26être très importants
09:27pour définir le cadre
09:29de ces hausses de taux.
09:31Or,
09:31nous,
09:31ce qu'on constate
09:32avec les chiffres de l'emploi,
09:33et ça fait dès un moment
09:34qu'on en parle,
09:35c'est que cette croissance américaine
09:36n'est pas riche
09:37en création d'emplois.
09:39Donc les risques inflationnistes
09:41de second tour
09:42que craignent les banques centrales
09:43sont probablement très limités.
09:44Du côté de
09:45Ofi Invest Asset Management,
09:47Christophe Herpet,
09:48vous êtes directeur des gestions.
09:49Comment aujourd'hui
09:50vous arbitrez un petit peu
09:51les portefeuilles
09:52dans un contexte
09:52où,
09:53vous l'avez souligné,
09:54l'euro glisse,
09:54on a des tensions obligataires,
09:56l'Europe sous-performe,
09:58la Chine
09:59est toujours en retard,
10:01par rapport aux grands indices mondiaux.
10:02Quand vous regardez
10:03les différentes performances
10:04depuis le début de l'année,
10:05la Chine est toujours
10:06en territoire négatif.
10:09Le continuum de risque,
10:10il est très particulier
10:13parce que
10:13cette séquence de volatilité,
10:16elle se matérialise
10:17là où, finalement,
10:19on n'est pas censé trouver du risque.
10:21On a une volatilité
10:22sur la partie obligataire
10:24que l'on n'a pas vue
10:26depuis très longtemps.
10:27et ça,
10:31cette réactualisation
10:32du coût de financement
10:33finit par peser.
10:35Il finit par peser
10:36sur les marchés equity.
10:38Donc,
10:38on est dans une séquence
10:40où
10:40on a toujours
10:41envie de profiter
10:43de cette dynamique
10:44qui est engagée
10:46par toute la dynamique
10:47de la tech,
10:48de l'industrie,
10:49le financement
10:50des infrastructures
10:51liées à la tech.
10:52en Europe,
10:54en Asie,
10:55tout comme aux Etats-Unis,
10:56ça reste un des gros moteurs.
10:58Et puis,
10:59quand on regarde
10:59les marchés actions,
11:00qu'est-ce qu'on se dit ?
11:01Les anticipations
11:02de bénéfices,
11:03elles sont à 19%.
11:06On est grosso modo
11:08autour de 9 à 10%.
11:09Le marché a déjà
11:10re-reté.
11:11Il a déjà absorbé
11:13ce choc de taux.
11:14Donc,
11:15on a envie,
11:15finalement,
11:17voilà,
11:17si ce stress
11:20sur la zone euro,
11:21la fragmentation
11:22de l'euro
11:22vient à continuer,
11:24on va quand même
11:26tester
11:26comment la Banque Centrale
11:28Européenne
11:29va s'exprimer.
11:30On a tous en tête
11:31les mécanismes
11:32qui permettent
11:33de stabiliser
11:34la dette
11:34au niveau
11:35de la zone euro.
11:36Et les marchés
11:36vont regarder,
11:38pour ce qui concerne
11:39le quantitative
11:41tightening
11:41et le fameux TPI,
11:43donc cet outil
11:44pour soutenir
11:45à 5% de taux,
11:47ça commence
11:47à avoir
11:48un gros problème.
11:49Et si les marchés
11:50se mettent à vendre
11:51la zone euro,
11:52ils vendront
11:53les actions.
11:54Ça,
11:55il faut le garder
11:55en tête.
11:55Et ils ont déjà
11:56commencé
11:56avant les actions
11:57françaises.
11:57Le CAC
11:58est à moins 4.
11:59Néanmoins,
12:00on estime,
12:00on reste toujours
12:01positif
12:02pour répondre
12:02directement
12:03à votre question.
12:04Donc,
12:04on a un biais
12:04légèrement positif
12:06pour acheter
12:07finalement
12:07un rebond.
12:08On l'a sur le CAC,
12:09on l'attend
12:10sur l'Eurostock,
12:11mais on reste
12:12grosso modo
12:13investi,
12:14tout comme on l'est
12:14et de façon plus marquée
12:16sur la Tech US.
12:18On a un biais
12:21négatif
12:21sur la duration.
12:24La séquence,
12:25et je reviens dessus,
12:27elle est quand même,
12:28c'est un moment
12:29à la liste
12:30poste.
12:31C'est 50 points
12:32de base
12:32de remontée
12:33des taux,
12:35mais pas pour
12:35des déclarations
12:36politiques
12:37ou budgétaires.
12:38On est devant
12:39la séquence budgétaire,
12:40elle est devant nous.
12:42Et néanmoins,
12:43je vous le disais
12:44au début,
12:45on a eu
12:45une concentration
12:47de vente
12:48de la part
12:49des hedge funds
12:50qui ont amené
12:51ce mouvement
12:53important
12:53sur la courbe
12:55française
12:55et italienne.
12:57Moins 4%
12:58pour le CAC 40
12:58depuis le début
12:59de l'année,
12:59bien sûr.
13:00Pas ce matin.
13:01Quand vous regardez
13:02les autres indices
13:02en Europe,
13:03l'Eurostock,
13:04c'est à plus 8.
13:05Du côté de Wall Street,
13:06plus 12 pour le S&P,
13:07plus 15 pour le Nasdaq,
13:08le Russell 2000,
13:09les petites et moyennes valeurs.
13:11Comment vous appréhendez
13:12la cote américaine ?
13:13Parce que là aussi,
13:13il y a des distorsions
13:15importantes.
13:15Alors,
13:16sur le Russell,
13:18effectivement,
13:18on a été
13:19dans un mouvement
13:20qui...
13:20Les actions ont réagi
13:22avant ce repricing
13:23des taux
13:24et le Russell a souffert.
13:26Est-ce à dire
13:26qu'on est sur un moment
13:27d'achat sur le Russell ?
13:29Je n'irai pas jusque-là.
13:30Du côté de Kepler-Chevreux,
13:32vous allez publier une note,
13:32voire vous l'avez publiée
13:33ce matin pour vos clients
13:34Arnaud Giraud.
13:35Quels sont les grands messages
13:36que vous envoyez
13:37dans cette période
13:37un petit peu de flou
13:38et surtout de volatilité
13:40importante,
13:40notamment sur le marché
13:41obligataire ?
13:42Je pense que notre message,
13:46je commence un petit peu
13:47à l'évoquer avec vous.
13:48C'est-à-dire que,
13:49effectivement,
13:49le marché obligataire
13:50commence à donner
13:51des points d'entrée,
13:53même sur la partie longue,
13:54en fait.
13:55On trouve rassurant
13:56le fait que ces primes
13:57de risque obligataires,
13:58finalement,
13:58sur la dette américaine,
14:00ne se soient pas écartées.
14:01Ce qui veut dire
14:02qu'on est vraiment...
14:03Le marché des banques centrales
14:06vont décider,
14:06et la Fed en particulier,
14:07va décider ce qui va se passer.
14:08Et les attentes nous semblent
14:10trop gourmandes.
14:11Donc, on a plutôt
14:12un point d'entrée.
14:13Je voudrais aussi souligner
14:14que ce qui se passe
14:15entre Xi Jinping et Trump,
14:17je trouve que les investisseurs,
14:19on ne parle pas beaucoup
14:20parce que ce n'est pas encore
14:21très concret,
14:21mais il faut insister.
14:23Je veux dire,
14:24quatre rencontres bilatérales
14:25dans la même année,
14:26c'est absolument historique.
14:28Pour nous,
14:29cette confrontation Chine-États-Unis,
14:31c'est ce qui drive
14:32depuis dix ans
14:33la bourse américaine.
14:34Pourquoi ?
14:35Parce que c'est cette confrontation
14:36qui, effectivement,
14:37explique une politique fiscale
14:40absolument favorable
14:41au capital
14:42qui pousse
14:42à l'investissement
14:43des entreprises.
14:45La technologie
14:46et la course
14:47à l'innovation,
14:48c'est cette confrontation
14:50Chine-U.S.
14:51Or, là,
14:51qu'est-ce qu'ils nous disent
14:52les deux, visiblement ?
14:53Ils nous disent
14:53qu'ils veulent, visiblement,
14:54plus de stabilité.
14:56Même sur le dossier iranien,
14:57ils ont l'air d'être
14:58assez alignés.
14:59Ce qui veut dire
15:00qu'en fait,
15:00la géopolitique
15:01d'ici à la fin de l'année,
15:03j'ai espoir,
15:05c'est toujours,
15:06permettez-moi l'expression,
15:07on casse-gueule,
15:08de parler de géopolitique
15:09sur les marchés,
15:10mais les prix de l'énergie,
15:12on le sait,
15:12ont des fondamentaux
15:13très baissiers.
15:14Pourquoi ?
15:14Parce qu'en fait,
15:15il n'a jamais été
15:16aussi rentable
15:17de produire du pétrole
15:19à des niveaux
15:20très très faibles,
15:21et qu'au prix à 60 dollars.
15:23Donc en fait,
15:23on pourrait avoir
15:24ce que dit Trump
15:24quand il dit
15:25quand la guerre va s'arrêter
15:26et les prix de l'énergie
15:26vont s'effondrer,
15:27il n'a probablement pas tort.
15:29Donc on a beaucoup,
15:31et je reviens
15:31sur mon point important
15:32sur les créations d'emplois,
15:34cette économie croît
15:35sans créer d'emplois.
15:36Pourquoi ?
15:37On a une tendance sous-jacente
15:38à l'intelligence artificielle.
15:40Tout ça est très baissier
15:41sur les taux longs,
15:42en fait,
15:42en réalité.
15:43C'est la théorie
15:44notamment de Kevin Warch.
15:45On en reparlera
15:46réellement.
15:46Effectivement,
15:47c'est ce qu'il a raconté
15:48au marché
15:49avant de devenir
15:49président de la Fed
15:50pendant un petit moment.
15:51Mais en attendant,
15:52on est pris par le temps.
15:53Merci en tout cas
15:54à tous les deux
15:54de nous avoir accompagnés
15:55ce matin.
15:56Arnaud Giraud,
15:57responsable de la stratégie
15:58de Kikler-Chevreux
15:59et Christophe Herpé,
16:00directeur de gestion
16:00de Offi Invest
16:01Asset Management.
16:02Le CAC 40
16:03perd désormais
16:03plus d'un pour cent.
16:04Schneider Electric
16:04cède 7,3%
16:06à 280 euros.
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