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  • il y a 15 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va appeler Laurent Valdiguier qui va nous rejoindre sur ce plateau puisqu'on continue à parler.
00:03Bruno, je vous garde encore quelques instants, c'est important de parler.
00:07Eh bien oui, il faut parler de ce qui s'est passé ces dernières 24 heures.
00:10Évidemment, c'est cet attentat terroriste, raciste, attrape,
00:16qui a fait un mort, cinq ou laissés, dont une fillette de 12 ans,
00:19et qui évidemment, très rapidement, a pris une dimension politique dont on va parler aussi.
00:25Mais la dernière information, Laurent Valdiguier, c'est qu'il y a un livre,
00:29et pas n'importe lequel, qui a été trouvé au domicile de l'auteur présumé des faits.
00:33Oui, Mein Kampf, le livre d'Hitler.
00:36Donc c'est vrai que ça donne une coloration particulière.
00:40L'enquête est en cours.
00:42Il y a aussi une dimension psychiatrique éventuelle à creuser chez l'individu qui est en garde à vue pendant
00:4896 heures.
00:49Mais l'enquête est en cours, elle va devoir déterminer.
00:52Vous savez comme ils font, c'est l'antiterroriste qui fait ça.
00:54Ils vont dépiauter ses réseaux sociaux, son téléphone, à la recherche.
00:59Pour l'heure, il n'y a pas de contact, il n'y a pas d'autre interpellation.
01:02Il y a eu sa maman, mais pour des raisons familiales.
01:06Ils vont essayer de déterminer qui a pu le téléguider, l'influencer, éventuellement l'équiper.
01:13Parce qu'au-delà du rodéo meurtrier d'hier,
01:20son appartement était quand même piégé de façon assez sophistiquée,
01:23avec des bouteilles de gaz, un minuteur, etc.
01:25Donc ça, ça les inquiète.
01:26La grande question, c'est aussi de savoir s'il agit seul ou s'il a pu être entouré.
01:31Ça, c'est...
01:32Alors, au-delà de son audition à lui, c'est ses réseaux sociaux qui vont dire ça.
01:36Son téléphone, son ordinateur, ils savent...
01:39Dans le registre antiterroriste, ils savent faire parler l'ordinateur très bien.
01:45Sûrement, ça a joué un rôle dans la mobilisation d'aujourd'hui.
01:49Parce que c'est vrai que l'info de ce soir, même si j'ai l'impression que ce n
01:52'est pas du tout terminé à Marseille.
01:54On est peut-être allé un peu vite en besogne dans la suite...
01:59C'est-à-dire ?
02:00Dans la suite de Laurent Nunez, disant que tout s'était bien passé,
02:04à Marseille, ça reste très tendu ce soir.
02:07C'est vrai que ça s'est bien passé par rapport à la semaine dernière,
02:10qui avait été une journée chaotique, avec 450 commerces pillés à Paris.
02:15Donc, par rapport à la semaine dernière, la troisième mi-temps de la manifestation,
02:18c'est-à-dire les pillages, ça s'est bien passé, globalement.
02:22Mais enfin, quand même, si on compare, non pas à la semaine dernière,
02:25mais à une manifestation ordinaire, entre guillemets,
02:28il y a eu, le ministre a déploré deux, à Nice et à Montpellier,
02:33des attaques d'extrême droite.
02:34Il y en a eu au moins à Toulouse et à Lyon aussi.
02:37Il y a eu des attaques d'extrême droite à plusieurs endroits.
02:40Il y a eu une main arrachée à Clermont-Ferrand, une autre à Toulouse.
02:45Il y a deux mineurs en urgence relative qui ont été percutés par une voiture de police.
02:48Donc, en réalité, c'était une journée assez tendue, Alice.
02:51Il y a une prudence sur la suite des événements, en ce qui concerne Marseille notamment.
02:56Si on revient à Trappes, donc on a fait le point sur les dernières informations
02:59qui concernent la dimension judiciaire de cette affaire,
03:03qui a très vite pris aussi une tournure politique.
03:05Il y a eu beaucoup de réactions politiques.
03:06En voici quelques-unes, alors que je rappelle, le président de la République
03:09qui a pris la parole hier, qui a parlé d'un tournant,
03:11qui a appelé à la Concorde.
03:14Réaction de Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.
03:18Elle dit, nous travaillons sur une période où la violence gagne du terrain.
03:20Dans les actes comme dans les esprits, gardons-nous de nous y accoutumer.
03:26La fraternité n'est pas un 20 mots inscrit au fronton de nos mairies.
03:30Autre réaction politique, là aussi, qui est plutôt une réaction de condamnation,
03:36pure et simple, attaque commise à Trappes ce midi,
03:39pour laquelle le parti national, le parquet national,
03:43s'est saisi, nous laisse sans voix dans le climat de tension et de violence
03:45que nous nous connaissons dans le pays.
03:47Je vais y arriver.
03:48Je remercie les forces de l'ordre pour leur sang-froid.
03:51Alors que les services de police et de justice doivent faire la lumière sur ces faits.
03:54J'appelle à l'apaisement, la paix civile, sur lequel aucun dialogue n'est possible.
03:59Et puis, il y a ceux qui décident d'aller plus loin.
04:01Alors pas Gabrielle Attal, qui lui aussi condamne simplement.
04:05Marine Tondelier, elle qui était tout à l'heure avec nous sur l'antenne de BFM TV.
04:08On va l'écouter plutôt que de la lire.
04:10Elle, elle désigne des responsables.
04:12Qui est responsable selon elle ? Écoutez.
04:16La droite et l'extrême droite qui développent un discours raciste
04:19de plus en plus décomplexé d'ailleurs,
04:22de plus en plus banalisé du coup.
04:24Et on peut dire, c'est que des mots.
04:26Mais en fait, ce sont des mots qui précèdent des actes
04:30et des actes qui tuent, qui blessent
04:33et qui font peur à beaucoup de monde qui se dit
04:35mais attendez, l'extrême droite est en passe peut-être de gagner,
04:38menace de gagner, mais ils n'ont pas encore gagné
04:40que déjà certains de leur soutien
04:42ou certaines personnes qui sont fascinées par ce qu'ils racontent
04:45se permettent de passer à l'action.
04:47Et donc, moi, je connais énormément de Français et des Français,
04:49on a encore beaucoup discuté de ça dans le cortège,
04:51qui se disent, mais qu'est-ce que ça va être si Marine Le Pen gagne ?
04:55Il me semble qu'elle s'adresse à vous, donc, Guillaume Caraillon.
04:58Vous lui répondez quoi ?
04:59Que c'est une récupération politique qui est indigne,
05:02pas au niveau, qui est odieuse.
05:04Nous, on a été hyper clairs pour dire que c'est une attaque terroriste.
05:08Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire
05:10au bout de quelques heures,
05:11qu'il y a un mobile raciste qui est une circonstance aggravante.
05:15Ce raisonnement-là
05:17est tout à fait dangereux.
05:19Parce que si je le prends par l'absurde,
05:21par exemple, pour prendre l'exemple dont j'ai déjà parlé deux fois ce soir,
05:24Mme Le Pen, elle a détourné
05:263 millions d'euros.
05:27Non, mais là, on n'est pas là-dessus, pour le coup.
05:29C'est comme si je disais, laissez-moi juste amener mon raisonnement,
05:32qui sont dans la délinquance et la criminalité.
05:34Là, on dit, c'est la tendance.
05:37Je pense que c'est très important
05:39de montrer que quand l'extrême droite...
05:44Je vais lui passer la parole.
05:47Oui, pardonnez-moi.
05:48Pardonnez-moi, parce que c'est quelque chose, je pense,
05:50qui des fois saute aux yeux des hommes politiques,
05:53qui viennent et disent,
05:53mais c'est parce que ces habitants-là,
05:55le problème, c'est l'intégration,
05:56le problème, c'est l'immigration.
05:58Aucun rapport, en fait.
05:59Et ça, ça crée une colère qui est ciblée, ensuite.
06:04C'est-à-dire, les gens se disent,
06:04c'est vrai, ça, puisque ce sont des fils d'émigrés, etc.
06:07Alors, peut-être que c'est sur eux qu'il faut se venger.
06:09Peut-être que c'est leur religion qui est en cause.
06:11Et là, c'est une boucle.
06:12Voilà, c'est une boucle.
06:13Et la désestabilité implique que certains discours
06:15d'extrême droite soient proscrits.
06:16Laurent Joffrin.
06:17Je voudrais répondre à monsieur, parce que vous dites...
06:21À Guillaume Carayon.
06:22Oui, excusez-moi.
06:24Non, non, mais pour ceux qui nous écoutent,
06:26sans nous regarder.
06:27Donc, c'est pas madame.
06:29Vous dites, ce qu'on dit, nous, ça n'a rien à voir
06:32avec ce qui s'est passé, c'est pas du tout à cause de nous, etc.
06:35Bon, d'accord.
06:36Mais, quand vous dites, le discours de la France insoumise
06:40facilite les violences, c'est exactement le même raisonnement,
06:43je vous signale.
06:43Attendez, je termine.
06:44Et quand vous, vous dites, l'immigration est un fait majeur,
06:49est un danger pour la nation, c'est ce que vous dites.
06:51C'est un danger pour la nation, c'est une invasion,
06:55ça porte atteinte...
06:57L'immigration incontrôlée.
06:57L'identité du pays, à son âme, à son essence.
07:00Donc, c'est quelque chose de dangereux.
07:02Vous dites ça tout le temps.
07:06L'immigration incontrôlée.
07:07C'est vrai qu'il y a des immigrés délinquants, c'est l'évidence,
07:11mais il ne s'en suit pas que c'est parce qu'on est immigrés
07:15qu'on est délinquants.
07:17Garriado vient de le démontrer.
07:18Attendez, je n'ai pas fini.
07:19Et deuxièmement, vous oubliez toujours de dire
07:22que la plupart des immigrés n'ont pas du tout délinquants.
07:24C'est des gens tout à fait normaux qui veulent travailler
07:26et vivre en France.
07:27Mais ça, vous ne le dites jamais, ça.
07:28Vous mettez toujours en exergue l'origine des délinquants
07:33pour démontrer que la immigration est dangereuse.
07:35Quand vous faites ça, il y a forcément dans le pays
07:38des gens un peu dérangés, exaltés,
07:40qui sont totalement hors normes
07:43et qui prennent ça au pied de la lettre.
07:45Et après, qu'ils se disent,
07:47ils ont raison, finalement,
07:49c'est un danger majeur,
07:50il faut prendre les mesures nécessaires,
07:53quitte à sortir de la légalité,
07:56quitte à utiliser la violence.
07:57Même si je rappelle et je précise
07:59qu'en l'espèce, on ne peut pas faire le lien
08:01à ce stade entre ce qui s'est passé à Trappes,
08:03les motivations de cet homme
08:05et ce qui s'est passé la semaine dernière
08:06et ce qui a pu être dit sur les plateaux
08:08pour commenter le samedi du 17 octobre.
08:11Guillaume Carayon.
08:12Juste sur le lien entre l'immigration incontrôlée,
08:15l'immigration subie et la montée de la délinquance,
08:18il n'y a pas que le Rassemblement national
08:20ou l'UDR qui le disent.
08:22L'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Rutaillot,
08:24président des Républicains,
08:25qui était en coalition avec les macronistes,
08:26dit exactement la même chose.
08:27C'est ce que le reproche Marie-Antonier,
08:28et moi-même, c'est précisément le problème.
08:30Pourquoi il dit ça ?
08:32Et pourquoi nous disons ça ?
08:33Tout simplement parce qu'on considère
08:34qu'aujourd'hui, l'immigration
08:36telle qu'on l'a subie dans notre pays,
08:37à savoir quasiment 500 000 entrées légales chaque année,
08:41ça produit des conséquences sur l'insécurité,
08:43à savoir une augmentation de l'insécurité.
08:45Qu'est-ce qui me le fait dire ?
08:46Un chiffre, par exemple.
08:48Vous êtes en train de faire la démonstration
08:50de ce que j'ai dit.
08:50L'État de prison, vous avez 25% des prisonniers
08:52qui sont des étrangers.
08:53Or, la part des étrangers de la population
08:54est aux alentours de 7 à 8%.
08:56OK.
08:56M. Carayon, vous répétez, vous annonnez.
09:02Non, mais attendez, Raquel.
09:04Laissez-le finir sa démonstration.
09:07Très longuement, deux fois,
09:08j'aimerais bien juste répondre.
09:09Pourquoi nous, en disant,
09:11vous avez fait une caricature en disant
09:12qu'il y aurait un gène, celui de l'insécurité,
09:14qui serait...
09:15Non, personne ne réfléchit comme ça.
09:16Moi, je ne dis pas un étranger, par nature,
09:17est un délinquant.
09:18Il faudrait être débile pour penser ça.
09:19En revanche, je pense que
09:20c'est comme dans une maison.
09:21Quand vous avez la capacité d'accueillir 50 personnes
09:23et que vous accueillez, en fait,
09:25150 ou 200 personnes,
09:27parfois, ça produit des violences.
09:28Et c'est pour ça que, selon nous,
09:30l'immigration telle qu'on l'a subie aujourd'hui
09:31produit des conséquences sur l'insécurité.
09:33Et honnêtement, encore une fois,
09:34je ne suis pas le seul à le dire.
09:35Je pense qu'il y a...
09:35Bruno Jeudy est un spécialiste de l'opinion.
09:3770% des Français
09:38qui considèrent qu'aujourd'hui,
09:39il y a trop d'immigration en France,
09:41qu'il faut baisser les flux migratoires
09:42et que peut-être,
09:43ça ferait baisser un peu l'insécurité
09:45qui, quand même,
09:45prouve la vie des honnêtes gens.
09:47Mais Bruno Jeudy,
09:48attendez.
09:49Non, mais Raquel,
09:50je viens...
09:50Oui, je veux...
09:51Je pense qu'on est marginaux
09:52et que dire qu'il y a trop d'immigration en France,
09:53c'est un truc de façon.
09:54J'aimerais savoir ce que pense Bruno Jeudy.
09:58J'ai bien écouté les mots
09:59que vous avez employés.
10:00Vous commencez bien le mot raciste.
10:02J'ai regardé les réactions
10:03de plusieurs leaders
10:05du Rassemblement national,
10:06leader de Reconquête,
10:08même le leader de Nouvelle Énergie,
10:11M. Isna,
10:11il parle d'une terroriste.
10:14Il n'y a pas le mot raciste.
10:15Notre candidate Marine Le Pen
10:16a dit que c'était un mobile raciste.
10:17Oui, mais j'ai regardé
10:19que ce n'est pas forcément...
10:20Moi, je ne suis pas responsable
10:21de ce que disait LR aujourd'hui.
10:22Je ne le dis pas pour vous.
10:23J'ai bien écouté ce que vous avez dit.
10:25Oui, effectivement,
10:26qu'on le veuille ou non,
10:27Garido,
10:28dans l'opinion,
10:29les Français estiment aujourd'hui
10:30qu'on est en situation
10:32où on a du mal, justement,
10:34à absorber autant
10:35d'immigration par an.
10:38Et l'idée,
10:38sur les dernières compagnes,
10:40ce n'est pas nouveau.
10:40Ce n'est pas un truc de dégénérique
10:40que de penser à ça.
10:41L'idée de réguler l'immigration
10:43mieux qu'on ne le fait aujourd'hui
10:44par des quotas,
10:45ça existe aussi.
10:46C'est dans le débat.
10:47Et ce n'est pas pour autant
10:48que ceux qui le défendent,
10:49je pense que les derniers candidats
10:52qui ont représenté les Républicains
10:53l'ont dit,
10:54l'ont répété.
10:55Et c'est pour moi
10:55qu'on peut dire
10:58que M. Fignon était raciste,
11:00que Mme Pécresse était raciste,
11:02que M. Rotario...
11:04C'est raciste,
11:05et M. Sarkozy avant.
11:06M. Philippe ou M. Attal,
11:07même aujourd'hui.
11:08Bruno, je dis...
11:09M. Philippe ou M. Attal
11:10défendent l'idée des quotas
11:11d'une meilleure régulation
11:12de l'immigration.
11:13Alors, est-ce que je peux revenir
11:13à la température ?
11:15Raquel, si vous le piez,
11:16parce que moi,
11:16j'aimerais bien entendre Bruno là-dessus.
11:18Est-ce que pour autant,
11:19il faut forcément faire le lien
11:20entre ce que vous venez de dire
11:22et ce qui s'est passé à Trappes ?
11:24Et nous, on n'a jamais vu.
11:25Ce que je veux dire,
11:26c'est que qu'est-ce que dit aujourd'hui
11:28le débat politique
11:29qui a suivi cet attentat de Trappes ?
11:31Est-ce qu'il faut forcément
11:32désigner des responsables
11:33ou est-ce qu'il ne faudrait pas
11:34juste que les responsables politiques
11:37condamnent unanimement
11:38et fermement ?
11:38Il faut attendre l'enquête.
11:40Il faut bien regarder
11:41quels...
11:42On saura
11:43quelles sont les motivations,
11:45les enquêteurs...
11:45Mais on est d'accord...
11:46Le conflit de la politique
11:47ne tirons pas trop
11:48de l'économie.
11:48On est d'accord
11:49que ce n'est pas du tout
11:50ce qui se passe.
11:50Et ce n'est pas du tout
11:51ce qui se passe.
11:51Mais évidemment,
11:52on est à moins de six mois
11:53de la présidentielle à chaque fois.
11:54Il y a eu parfois,
11:55ce n'est pas la première fois
11:55que, contrairement à ce
11:56qu'a dit le président
11:57de la République
11:57l'arrivée de la République
11:58qu'il y a des crimes
11:59de ce type-là
12:00pendant les campagnes présidentielles.
12:01C'est arrivé en 2012
12:05pour l'affaire Mérat.
12:06C'est arrivé à d'autres moments.
12:08Donc, ce n'est pas la première fois.
12:10Et à chaque fois,
12:10il y a un emballement
12:11derrière ça.
12:12Il faut dire que
12:13là où on peut rejoindre
12:15un peu le maire de Trappes,
12:16c'est qu'on était partis
12:18pour un crime de masse
12:18quand même
12:19avec cet individu.
12:21Il était quand même parti
12:22pour tirer un rafale
12:23et peut-être que c'est la pluie,
12:25peut-être que c'est des éléments
12:26un peu extérieurs
12:27qui ont freiné
12:28dans sa sanglante...
12:29Et heureusement qu'il y avait
12:30la police en Rodeon.
12:31Heureusement qu'on n'avait pas
12:31de la discrétion policière
12:32à ce moment-là.
12:32Oui, mais alors pour le coup,
12:33le maire de Trappes,
12:34il parle de responsabilité collective
12:35et il pointe du doigt clairement
12:37l'extrême droite,
12:38le Rassemblement National.
12:39Il était dans le rassemblement
12:41anti-RN aujourd'hui.
12:43Le fait qu'il existe
12:44ne serait-ce qu'il n'existe
12:46que quelques nuances
12:47dans la condamnation,
12:48moi, ça me pose problème.
12:50C'est-à-dire qu'à un moment,
12:51on a tiré sur des balleureux
12:53qui n'avaient rien demandé,
12:57une petite gamine de 12 ans.
12:59Il a surtout tiré
13:00sur des personnes
13:01d'origine africaine.
13:01Parce qu'elles avaient
13:03des origines africaines.
13:06Et donc, le fait
13:08qu'il y ait une forme de nuance
13:10dans les condamnations,
13:12ça ne devrait pas exister.
13:13Moi, ce que je dis...
13:15Et le fait qu'on déçerte
13:15un désigne des responsables ?
13:17Mais attendez...
13:18Est-ce qu'il y en a ?
13:19D'abord, le premier responsable,
13:20c'est celui qui a fait ça.
13:22Je suis avocat de profession,
13:23moi aussi, ici.
13:24Il y a une personne.
13:25On va déterminer
13:26si elle est mentalement,
13:29psychologiquement responsable.
13:29C'est la justice
13:31qui va le dire.
13:31Et si elle l'est,
13:32elle sera traduite
13:33devant la justice,
13:34devant une cour d'assises
13:35et elle devra rendre compte.
13:36Et si elle a des complices,
13:37ils seront entendus
13:39et débusqués
13:40et la justice
13:41les condamnera aussi.
13:42Mais ce que je veux dire
13:43à travers cela,
13:44Bruno Jeudy le rappelait,
13:46nous allons dans une campagne électorale
13:48qui est déjà haute
13:49en intensité.
13:51Haute.
13:52Avec des débats
13:53qui me paraissent parfois
13:55très forts.
13:56Peut-être trop.
13:59Je suis inquiet.
14:00Je suis inquiet
14:01pour le débat présidentiel.
14:02Je le dis dès aujourd'hui.
14:03Il y a une polarisation
14:04dans le pays
14:04qui est très inquiétante.
14:05Les sondages le montrent.
14:07Les projections de second tour
14:08le montrent également.
14:09Je ne pense pas.
14:10Je ne pense pas
14:11que cela soit aussi
14:12de nature
14:13à faire en sorte
14:13qu'on ait moins
14:15de faits divers.
14:17Parce que le débat politique
14:18peut parfois
14:19également
14:20provoquer
14:20d'un côté
14:21comme de l'autre
14:22de la radicalité,
14:23d'un côté
14:24comme de l'autre
14:25des exactions,
14:26d'un côté
14:26comme de l'autre
14:27des drames.
14:28Donc vous vous dites
14:29plutôt
14:29calmons le jeu.
14:30Est-ce que vous êtes d'accord
14:31avec ça ?
14:32Moi je pense que
14:33chaque personne
14:33qui dispose
14:34de la parole publique
14:36et d'un minimum
14:37de pouvoir
14:38ne serait-ce que médiatique
14:39doit en être
14:40profondément pétri
14:41et savoir ce qu'il en fait.
14:42Donc vous n'iriez pas
14:43aussi loin que Marine
14:44Tondelier par exemple ?
14:45Non, ce n'est pas
14:46le problème,
14:46ce n'est pas Marine
14:46Tondelier.
14:49Je suis désolée,
14:50moi ça m'intéresse
14:51parce qu'en l'occurrence
14:52elle a réagi
14:52sur notre antenne
14:53et qu'elle
14:54elle dit les choses
14:55clairement
14:56sans délire.
14:57Elle ouvre un débat
14:58qui est très important
15:00et qui est crucial
15:01indépendamment
15:02des motivations
15:03de l'assassin
15:04de Trappes.
15:04D'une façon générale,
15:07quiconque continue
15:08de véhiculer
15:09l'idée selon laquelle
15:10un passage
15:11à l'acte délinquant
15:12ou criminel
15:13ou un emprisonnement
15:15par exemple
15:15aurait un lien
15:16de causalité,
15:17un lien de cause à effet
15:19avec la qualité
15:21d'immigré
15:22est en train
15:23de fabriquer
15:24une matrice
15:26d'opposition
15:28entre Français.
15:28Ce n'est pas vrai
15:29que quelqu'un
15:30qui passe à l'acte
15:31délinquant
15:31ou criminel
15:32le fait
15:34parce qu'il est
15:35immigré
15:36ou descendant
15:36d'immigré.
15:37D'ailleurs,
15:37cette erreur
15:38d'aiguillage
15:39sur l'explication
15:40de ce qui amène
15:41la criminalité
15:42est tellement forte
15:44dans le système judiciaire
15:46et policier français
15:47qu'on n'arrive pas
15:48par exemple
15:49à lutter correctement
15:50contre les violences
15:51faites aux femmes
15:51et aux enfants.
15:52L'affaire Liana
15:53elle montre quoi ?
15:54Pourquoi est-ce qu'il y a
15:55aujourd'hui
15:55une incapacité
15:56qu'on a en France
15:57à éradiquer
15:58les crimes
15:59contre les femmes
15:59et contre les enfants ?
16:00C'est aussi parce qu'en fait
16:02on est matricé
16:03et vous disiez
16:0470% des Français
16:05qui pensent
16:06et c'est lunaire
16:07c'est fou
16:07c'est fou
16:09si un policier
16:10ou la justice
16:11vous lui dites
16:12traquer les criminels
16:13et que cette justice
16:15ou cette police
16:16est persuadée
16:17que derrière
16:18l'acte criminel
16:19il y a un lien
16:20avec la qualité d'immigrés
16:21ou de musulmans
16:22ou de femmes voilées
16:23ou que sais-je
16:23c'est sûr qu'on n'éradiquera
16:25jamais la délinquance
16:26et la criminalité
16:27on est en train de créer
16:28l'impunité pour les délinquants
16:29et en plus
16:30on est en train de créer
16:31effectivement
16:31comme l'a dit Laurent Joffrin
16:32le possible passage
16:34à l'acte de personnes dérangées
16:36donc cessons
16:37en matière de terrorisme islamiste
16:40Gilles Kepel
16:41a inventé l'expression
16:42de djihadisme d'atmosphère
16:43vous savez
16:43c'est pour essayer
16:44d'expliquer
16:44pour près des types
16:45tout d'un coup
16:46se prennent un couteau
16:47et vont tuer des gens
16:48au nom du djihad
16:49sans avoir été téléguidés
16:50par personne
16:51c'est vrai que Trapp
16:52c'est peut-être
16:53l'enquête va le dire
16:54c'est peut-être
16:55le deuxième cas
16:55parce qu'il y en a eu
16:56il n'y a pas très longtemps
16:57d'un gars qui avait tué son voisin
16:58je pense qu'il était
17:00donc c'est vrai
17:01qu'il faut faire attention
17:03peut-être que
17:04on est au début
17:05peut-être
17:07espérons que non
17:07à une espèce
17:09de discours
17:10d'extrême droite
17:11d'atmosphère
17:13qui fait que
17:14tout d'un coup
17:15des types
17:15plus fragiles que les autres
17:17le gars qui prend un couteau
17:18il est toujours fragile aussi
17:19le type plus fragile
17:20que les autres
17:21ou autres
17:21va tout d'un coup
17:22se mettre à tuer
17:23des personnes
17:24sous prétexte
17:25qu'elles sont de couleur
17:26ou qu'elles sont
17:27dans une ville
17:28qu'il a identifiée
17:29comme une ville
17:31ennemie
17:31donc vous voyez
17:32c'est ça
17:32avec lequel
17:34il faut faire
17:36attention
17:37on va écouter
17:38le maire de Trapp
17:39qui était
17:40je le rappelle
17:41dans une manifestation
17:42anti-RN
17:43à Orléans
17:44aujourd'hui
17:45il était ici
17:45sur ce plateau
17:46pour évidemment
17:47commenter
17:47ce qui s'est passé
17:48dans sa ville
17:49il était sous le choc
17:50évidemment
17:50en colère
17:51aussi
17:52écoutez le Haïra B
17:54il y a des hommes
17:55et des femmes
17:55des syndicats
17:56des hommes politiques
17:57courageux
17:57qui combattent le RN
17:58au quotidien
17:59qui dénoncent
18:00leur discours
18:01raciste
18:02antisémite
18:03et ma présence
18:04elle était naturellement ici
18:05pour dire que
18:06Trapp
18:06n'est que
18:07si on laisse faire
18:08Trapp n'est que
18:09l'avant-poste
18:11de ceux qui subissent
18:12la haine de l'extrême droite
18:13la haine meurtrière
18:14est violente de l'extrême droite
18:15donc il est temps
18:17que toutes les consciences
18:17s'élèvent et se réveillent
18:19il y a le camp de la république
18:20il y a le camp des racistes
18:21il faut que chacun
18:22en son âme et conscience
18:23choisisse
18:24à quel camp il veut
18:25appartenir
18:26qu'est-ce que vous pensez
18:27de ces mots
18:28Laurent Joffrin
18:29et de ce message
18:30adressé par le maire de Trapp
18:31au Rassemblement National
18:33je pense que
18:34comme il dit un peu
18:34ce que je viens de dire
18:36je suis assez d'accord
18:37avec lui
18:38mais
18:39il ne dit pas exactement
18:40ce que vous venez de dire
18:42Laurent Joffrin
18:42non mais il va dans le même sens
18:43est-ce que ce procès
18:44qui est fait aujourd'hui
18:45au Rassemblement National
18:46est justifié
18:47il ne s'agit pas
18:48de désigner des personnes
18:50nommément
18:50en disant
18:51c'est eux qui ont armé
18:52le bras du criminel
18:53je ne dis pas ça
18:54que simplement
18:55à force de répéter
18:56que
18:58l'identité du pays
18:59est menacée
19:00que
19:01c'est un problème
19:02absolument majeur
19:03et que
19:05il n'y a pas
19:06on est
19:06on ne peut pas s'arranger
19:08avec ces gens-là
19:08qui ne veulent pas s'intégrer
19:09tout ce discours
19:10c'est un discours dangereux
19:11un discours dangereux
19:12parce que
19:13encore une fois
19:13il y a des gens
19:14qui vont prendre ça
19:16au pied de la lettre
19:16en disant
19:17c'est vrai
19:17si la nation est menacée
19:19après tout
19:19on a le droit
19:20de sortir
19:22des sentiers
19:23battus légaux
19:24et d'utiliser
19:25des moyens
19:26illégaux
19:27et violents
19:27donc c'est très dangereux
19:28comme
19:29c'est une atmosphère
19:30par exemple
19:30M. Jacobelli
19:31qui était tout à l'heure
19:32en plateau avec nous
19:33il y avait
19:33Carlos Martens-Bilongo
19:35de la France Insoumise
19:36qui était sur ce plateau
19:37M. Jacobelli à distance
19:38et M. Jacobelli
19:39lui opposait
19:40le fait que
19:41finalement
19:41de son côté à lui
19:43de son bord politique à lui
19:44en légitimant
19:46une certaine forme de violence
19:47il pouvait aussi
19:48participer
19:49à son échelle
19:50à ce climat
19:51donc elle est où la vérité ?
19:52Moi je pense que
19:53au début du mouvement
19:54après c'est différent
19:56mais au début du mouvement
19:57les gens de la France Insoumise
19:58ont effectivement
19:59tenu des propos
20:01irresponsables
20:01et qui ont probablement
20:03une part de responsabilité
20:05dans le développement
20:06ultérieur
20:07des violences
20:08ça je pense
20:09que
20:09quand le maire
20:10de Saint-Denis
20:11dit
20:13la violence est légitime
20:14dans certains cas
20:15c'est irresponsable
20:16de dire ça
20:17au moment où il y a une tension
20:18avec les lycéens
20:18c'est irresponsable
20:19de même qu'en Mélenchon
20:20on dit
20:21il n'y aura ni pardon
20:22ni oubli
20:22en parlant des policiers
20:23il est fou de dire ça
20:24Guillaume Carillon
20:25Moi vous savez
20:26pendant plusieurs années
20:27j'ai été dans le parti
20:29des républicains
20:29donc la droite traditionnelle
20:30j'ai été porte-parole
20:31de ce parti
20:31je présidais le mouvement
20:32de jeunesse
20:33la raison pour laquelle
20:34on a fait alliance
20:35avec Éric Ciotti
20:36il y a maintenant deux ans
20:38avec le Rassemblement National
20:39c'est parce qu'on considère
20:41qu'au RN
20:41il n'y a absolument
20:42aucune complaisance
20:43avec la violence
20:44et je crois que
20:45c'est la différence
20:47radicale
20:47qu'il y a avec LFI
20:50Tout à l'heure
20:51la représentante étudiante
20:53Léna Guerrier
20:53avait beaucoup de difficultés
20:55à répondre sur
20:56la question très ambigüe
20:57de la violence
20:58le rapport à la violence
20:59est-ce qu'on cautionne
21:00est-ce qu'on légitime
21:01certains actes violents
21:02à l'égard des forces de l'ordre
21:03leur réponse
21:04elle est hyper ambigüe
21:05nous on n'a aucune ambiguïté
21:06encore une fois
21:07Raquel Guerrier
21:08vous parliez
21:09de la façon
21:10dont on est capable
21:10à travers les mots
21:11peut-être d'armer
21:13moralement
21:14certaines personnes
21:14qui passent à l'acte
21:15et qui font des choses
21:16qui sont abominables
21:17nous nos mots
21:18ils sont extrêmement clairs
21:19oui bien sûr
21:20j'ai dit que vous faisiez
21:22le lien
21:22entre délinquance
21:23et immigration
21:24et vous avez confirmé
21:26sur ce plateau
21:26tout le monde a pu le voir
21:28et je veux même
21:28aller plus loin
21:29en parlant sur sécurité
21:31quand il est mal fixé
21:31il est mal fixé
21:32il est mal fixé
21:32il est mal fixé

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