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  • il y a 6 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Nous venons d'accueillir sur ce plateau Olivier Besancetot, bonjour.
00:02Bonjour.
00:03Membre du nouveau parti anticapitaliste, ancien candidat à la présidentielle
00:07et je précise qu'en vue de 2027, vous avez décidé de rallier la France insoumise.
00:12Votre parti ne présentera pas de candidat, on est bien d'accord ?
00:16On ne présentera pas de candidat et on discute avec la France insoumise.
00:18On n'est pas ralliés, ce n'est pas trop le genre de la maison.
00:20Non.
00:21On garde notre indépendance, notre autonomie.
00:24C'est-à-dire que les conditions du ralliement sont encore en train d'être négociées, c'est ça ?
00:27Non, ce n'est pas du ralliement.
00:28On ne court pas après les postes, moi je suis candidat à rien, on discute politique.
00:32Il y a des choses qui nous ont rassemblées ces dernières années avec la France insoumise
00:35mais il y a aussi des sujets de divergence.
00:37Et nous, ça se fait en toute transparence.
00:38Donc c'est le moraliment qui me dit, si je peux me permettre.
00:40Et c'est aussi pour ça que je voulais vous entendre ce soir
00:42parce que vous avez des divergences, notamment sur le plan international.
00:46J'imagine avec la France insoumise, on va continuer évidemment
00:49le prolongement de cette réunion de crise autour du président.
00:52Sombre tableau qui a quand même été dressé sur la menace hybride,
00:55les conséquences aussi sur les prix énergétiques, les prix du carburant.
01:01Plusieurs réactions politiques à la sortie, notamment celle de Manuel Bompard.
01:05Quand le président de la République dit
01:07les prix de l'essence, les prix du gaz, ça n'a rien à voir avec des décisions intérieures,
01:12c'est lié à des crises internationales.
01:14Voilà ce que répond Manuel Bompard.
01:16Cette situation internationale dégradée, elle est aussi la conséquence de choix,
01:21de décisions politiques qui ont été prises.
01:24Et je me permets de dire là, puisque beaucoup de gens viennent maintenant nous dire
01:27« Oh là là, la situation est catastrophique »,
01:30que toutes celles et ceux qui n'ont pas été capables au moment
01:33où les États-Unis et Israël ont décidé d'attaquer l'Iran,
01:36de dire qu'il fallait condamner cette agression
01:39et qu'il fallait que la France, elle porte au contraire un message
01:42qui est un message de paix immédiat,
01:44ils ont une responsabilité dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui.
01:48Est-ce que vous êtes d'accord avec lui
01:50ou vous entendez le discours du président qui consiste à dire
01:54« Restons unis face à cette situation »
01:58et pour le coup, ce qui se place sur le plan énergétique
02:00n'est pas lié à des décisions que moi j'ai prises ?
02:03Je pense que je ne vais pas vous surprendre,
02:04disons que je suis plus proche d'Emmanuel Bompard
02:05que d'Emmanuel Macron en la matière.
02:08Ceci étant, pour prendre quand même le début de la discussion
02:10et de ces prétendues rencontres, enfin elles ont existé ces rencontres,
02:13mais ce cycle de soi-disant discussions,
02:15tout part d'une crise sociale, d'une crise économique,
02:18d'une colère qui est en train de monter
02:19et qui est là pour le coup bien française,
02:21avec des journées d'action qui sont annoncées,
02:23avec une journée qui tourne sur le 17 octobre dans les réseaux sociaux
02:26et qui porte sur la vie chère, qui porte sur le prix du carburant.
02:29Oui mais là il y a quand même autre chose de la part d'Emmanuel Bompard.
02:31Il dit qu'on aurait dû s'opposer à cette guerre des Américains, des Israéliens
02:36pour aider la population iranienne.
02:38Même sur ça j'ai plus de points communs avec lui et Emmanuel Macron.
02:41Mais je vous rappelle que là pour moi, le sujet essentiel c'est les salaires,
02:45c'est la question de Total, qui est un groupe français,
02:48parce que j'entends toutes les discussions passionnantes par ailleurs,
02:50et qu'on leur parle d'intérêt, je suis un internationaliste,
02:52sur les questions géopolitiques internationales.
02:55Mais il y a aussi cette réalité d'un groupe français,
02:57et je vois qu'en fait dans ce bal politique et cette campagne électorale
03:01qui a commencé, on entend une multitude de mesures qui sont suggérées
03:04pour surtout ne pas toucher au profit de Total,
03:08qui se gave, qui est un groupe français,
03:10qui a une multitude de défenseurs en permanence pour nous expliquer
03:14qu'en réalité c'est plus compliqué que ça.
03:15La réalité c'est qu'ils ont explosé les scores,
03:17plus de 72% d'augmentation sur le premier trimestre,
03:21c'est-à-dire un groupe qui en effet a profité d'une crise
03:24qui pour le coup a des racines internationales,
03:26mais qu'on a vraiment profité,
03:27quand le Financial Times explique que par exemple,
03:30il y a quelques mois, Total a fait une opération de spéculation,
03:33c'est-à-dire a racheté massivement des stocks de pétrole
03:36dès le mois de mars, qui devait être prévu à l'achat au mois de mai,
03:39et a fait une opération d'un milliard.
03:42Je veux dire, on passe notre temps en France à discuter du fait
03:44qu'il faut faire des économies, qu'on est au bord de la banqueroute,
03:47qu'il faut que chacun fasse des efforts,
03:48et on a ces milliards qui volent au-dessus de nos têtes,
03:50et dans ces milliards, il y a ce qu'on trouve à la pompe.
03:53Comme Sandrine Rousseau, elle disait sur ce plateau juste avant vous
03:56qu'il faudrait nationaliser Total.
03:57Moi je pense qu'il faut la question de remettre en effet
04:00dans le giron public Total, qui est une création publique.
04:04Alors là c'est la ligne rouge pour Jean-Louis Chilensky,
04:07ancien président de l'Union française des industries pétrolières.
04:09Gardez-la, il y a encore de la marge.
04:12Vous voyez évidemment réagir,
04:14et on va parler des mesures mises en place.
04:16J'aurais voulu presque expliquer pourquoi je le proposais,
04:18mais on va dire que c'est ma position.
04:19Allez-y Jean-Louis Chilensky, pourquoi vous ?
04:21Non, d'abord, cette crise-là, elle est liée à la guerre en Iran.
04:27C'est clair et net.
04:28C'est à partir de la guerre en Iran que le détroit d'Hormuz a été fermé,
04:32et qu'aujourd'hui le détroit de Bab el-Mandeb est fermé.
04:35Et c'est ça les raisons pour lesquelles le prix du pétrole
04:39est passé de 70 à 105 dollars le baril au moment où je vous parle.
04:44Ça et uniquement ça ?
04:46Oui, c'est ça le sujet.
04:49Il y a une complication avec le diesel,
04:51parce qu'il y a une tension particulière sur le diesel,
04:56parce que la France importe beaucoup de diesel,
04:58et qu'il y a, non pas une pénurie, mais une tension d'approvisionnement.
05:02Mais c'est fondamentalement la guerre en Iran qui crée l'augmentation du prix du pétrole brut,
05:08et donc l'augmentation du prix des carburants à la pompe.
05:10Là-dessus, sur ce point, Olivier Besançon, je sais que vous n'êtes pas d'accord sur les solutions mises
05:15en place par ce gouvernement,
05:16mais est-ce que vous entendez Emmanuel Macron lorsqu'il dit qu'il ne faut pas que le débat public
05:19vienne se concentrer,
05:20comme si la flambée des prix n'était que le résultat de décisions intérieures nationales ?
05:25Ça n'est pas vrai ?
05:27Non, ça n'est pas vrai, bien sûr.
05:28Je vous dis que c'est la relation entre ce qui se passe ici et ce qui se passe à
05:30l'international.
05:32Les raisons, elles sont quand même plus profondes que ça.
05:33Tout ne date pas de ce qui vient de se passer avec la guerre que les États-Unis ont emmené
05:37en Iran.
05:38On a quand même une crise pétrolière qui remonte un petit peu plus longtemps que ça,
05:42qui est un problème général dans le cadre de la crise économique,
05:45qui s'est accéléré avec les événements.
05:47Maintenant, j'ai cru que Donald Trump, grand stratège, salué par certains, avait réouvert ce détroit.
05:51Donc, a priori, les choses devraient revenir à peu près à la normale.
05:55Donc, en réalité, on nous rend tributaires dans la situation française.
05:58On en est loin.
05:59On en est loin, j'ai bien compris, même ça, ça ne m'a pas échappé.
06:02Mais j'ai vraiment l'explication des pouvoirs.
06:03C'était de l'ironie.
06:05Oui, ça voulait l'ironie.
06:06C'était de l'accord.
06:07Peut-être que j'ai foiré mon effet.
06:08Mais ce que je veux dire, c'est que...
06:10On a un pouvoir...
06:10Merci de décrypter pour moi.
06:12Moi, je répète pour les téléspectateurs.
06:15Merci de parler en leur nom.
06:16Mais on a un pouvoir politique, en tous les cas en France,
06:18qui aime bien se dédouaner sur les autres, en permanence.
06:20Alors, c'est à cause de l'Iran, c'est à cause du virus.
06:22Moi, je vous parle de Total.
06:23Je vous parle de Total, j'aimerais qu'on en parle.
06:25Parce que j'entends la plupart des responsables politiques
06:27de trouver des feintes de balayeurs à chaque fois
06:29pour trouver baisse des taxes, aide de l'État,
06:32nouvelles subventions,
06:33jamais sur le fait qu'il faille prendre
06:35sur cette marge que le groupe a réalisée,
06:38notamment, y compris sur ce qui vient de se passer
06:40dans la guerre en Iran,
06:42puisque le groupe a engrangé des bénéfices...
06:44Sauf qu'on entend deux sons de cloche là-dessus.
06:46Il y a aussi ceux qui disent
06:47que les marges réalisées ne sont pas réalisées
06:49sur des profits qui sont faits en France.
06:51On est bien d'accord ?
06:52C'est évident.
06:54Les résultats de Total sont des résultats amants.
06:56Pour la plus grande part,
06:58c'est-à-dire les résultats qui résultent
06:59de la production de pétrole brut.
07:01En Suisse, par exemple.
07:02Donc, quand le pétrole brut augmente,
07:06les résultats de Total augmentent aussi.
07:08C'est absolument mécanique.
07:10Mais c'est vrai, pas seulement pour Total.
07:12C'est l'ensemble des producteurs de pétrole
07:14qui bénéficient de l'augmentation des prix du brut.
07:18Total n'est pas un cas particulier.
07:20C'est pas un ovni dans le monde du pétrole.
07:23Mais pour autant, est-ce que vous pensez que Total
07:23devrait contribuer davantage à l'effort aujourd'hui ?
07:26Ce qui, Total, revient toujours dans la conversation,
07:28c'est que ce n'est pas anodin quand même.
07:30Oui, bien sûr.
07:31Aujourd'hui, ils contribuent en plafonnant les prix.
07:33Oui.
07:341,99 pour le 100 plan 95 et 2,25 pour le gazole.
07:38Alors, on va dire, c'est pas suffisant,
07:40il faut ceci, cela.
07:41Mais si on taxe Total,
07:42parce que c'est ça que j'entends,
07:44sans avoir entendu jusqu'à présent,
07:46ça ne va pas changer un centime
07:51des prix à la consommation.
07:54Les consommateurs, les entreprises,
07:55ils n'ont pas bénéficié de la taxation de Total.
07:58Ça va rentrer dans le budget de l'État,
08:00c'est une énorme masse.
08:02Il faut effectivement inciter Total
08:03à poursuivre ce plafonnement
08:05et éventuellement, si possible,
08:07si possible, à l'amélioration.
08:08Est-ce que ce n'est pas ça la seule solution
08:11à très court terme
08:12pour répondre demain
08:14à l'urgence de la situation
08:15pour les Français ?
08:17Après, qu'il y ait une réflexion engagée
08:19sur Total, le statut de Total,
08:20mais là, à très court terme...
08:22C'est vous qui m'avez sollicité sur le statut de Total.
08:23Oui, oui, bien sûr,
08:24mais parce que j'ai écouté Sandrine Rousseau tout à l'heure.
08:27Je vous dis qu'il faut prendre
08:27sur les bénéfices de Total
08:29pour, en effet, faire en sorte que les prix baissent.
08:32J'entends l'idée...
08:32Les prix baissent pas ?
08:33Attendez, je vous ai laissé terminer.
08:34Par exemple, la baisse de la TVA.
08:36Les profits de Total,
08:36c'est pour ça que je me suis permis
08:37de vous poser la question sur la Suisse,
08:39se réalisent, soi-disant,
08:40c'est presque tentant comme explication.
08:43Total va réaliser ses bénéfices et ses profits.
08:46Là, on va extraire le pétrole.
08:47Je rappelle que 30% du bénéfice de Total
08:50est lié à son activité de négoce
08:52du gaz et du pétrole,
08:53avec deux filiales qui sont situées où ?
08:56En Suisse.
08:56C'est pour ça que je vous me permettez
08:57de poser la question.
08:58Est-ce qu'il y a du pétrole en Suisse ?
09:00Je ne crois pas.
09:01Total en France,
09:02c'est pas simplement du raffinage.
09:03C'est toute une activité
09:05qui comprend de la pétrochimie,
09:06de l'activité plastique,
09:07du transport,
09:08des énergies renouvelables.
09:09Un groupe qui, en 2019, 2020, 2021, 2023,
09:12a payé zéro impôt
09:14sur les bénéfices des sociétés.
09:16Touche de l'argent public.
09:18Je me permets,
09:19au-delà de la nécessité
09:20d'une réappropriation publique de Total,
09:22parce qu'en effet, c'est posé,
09:24c'est pas une création privée.
09:25La longue histoire de Total,
09:27c'est une pure création publique
09:29et étatique à la base,
09:30qui n'a été privatisée
09:31qu'au début des années 80.
09:32C'est pas vrai.
09:33Total a été détenu à 30%
09:35par l'État français,
09:37et c'est cette participation de 30%
09:40qui a été privatisée.
09:41Total n'était pas une entreprise publique.
09:44Maintenant, si vous voulez acheter Total,
09:46cher M. Besancenot,
09:47c'est pas compliqué.
09:48Il faut que vous alignez 200 milliards.
09:51Mais Total n'est pas à vendre.
09:52D'accord ?
09:53Et Total n'est pas à vendre.
09:54On est bien d'accord.
09:54C'est pas...
09:55On nationalise pas comme ça avec...
09:57Attendez,
09:58on nationalise pas comme ça
09:59avec de la poudre de perlimpinpin.
10:02Mais depuis quand on rachète le...
10:03Parce que là,
10:04vous me parlez du chiffre d'affaires,
10:05en réalité.
10:05Non,
10:05de la valorisation de Total.
10:07Oui,
10:07du chiffre d'affaires.
10:08C'est-à-dire la valeur
10:09qui est celle des actionnaires.
10:12Donc,
10:12vous spoliez
10:13les gens qui ont les actions
10:15totales.
10:15Vous me voyez venir,
10:16c'est-à-dire qu'en réalité,
10:17moi,
10:17je vous parle d'expropriation.
10:18Donc,
10:18c'est là où vous risquez
10:19de tomber votre chaise.
10:20C'est-à-dire que je suis en effet
10:21pour socialiser
10:22sans rachat,
10:23mais en dévité.
10:23Alors,
10:24si vous expropriez
10:27des actionnaires
10:28dans le contexte international
10:30que vous connaissez,
10:31toutes les sociétés françaises
10:32vont être pénalisées.
10:33Mais ça,
10:34on connaît l'histoire.
10:34Toutes les...
10:35C'est pas l'histoire.
10:35C'est la vérité.
10:36Les actionnaires
10:37ne voudront plus
10:38acheter d'actions françaises
10:40avec ce risque-là.
10:41Par conséquent,
10:42l'été,
10:42il y a une concentration
10:43extrême des actionnaires
10:44entre les mains
10:45des mêmes
10:46et que Total,
10:47par ailleurs,
10:47dans son fonctionnement,
10:48est un fonctionnement
10:49qui redonne
10:51toute la structure,
10:53toute la colonne vertébrale
10:54du fonctionnement économique
10:55de Total.
10:55C'est la part spéculative.
10:56Donc,
10:57vous seriez pour l'expropriation.
10:59Absolument.
10:59J'ai voulu dire.
11:00C'est pour ça que j'essaie
11:00de dire le sourire.
11:01Mais c'est important quand même.
11:01Oui,
11:02comme ça,
11:02ça règle le problème
11:03de la question
11:09quand 100 euros
11:10de valeur ajoutée
11:12sont créés
11:12dans le cadre
11:13de l'activité de Total,
11:14il y en a 35
11:15qui retournent
11:15pour les actionnaires
11:16et simplement 15
11:17pour les salariés.
11:18C'est une entité
11:19qui a purement été créée
11:20depuis le début
11:21du siècle passé
11:22publiquement
11:22et qu'on a décidé
11:24politiquement de privatiser.
11:25Je comprends que ça agace,
11:26mais un groupe
11:27qui a été pu juste
11:28pendant des décennies
11:28et des décennies
11:29sur les mesures
11:31qu'on pourrait mettre
11:32en place,
11:32les réactions
11:33à la sortie
11:34de la réunion
11:34avec le président
11:36de la République.
11:36Je voudrais qu'on écoute
11:37Marine Le Pen.
11:37Elle n'y était pas
11:38mais elle a réagi
11:39à distance
11:39sur ce qu'il faut faire
11:40et surtout,
11:41selon elle,
11:42ce que le président
11:43va finir par faire.
11:45Le risque que prend
11:46Emmanuel Macron
11:47en ne mettant pas
11:48en place cette solution,
11:50c'est le risque
11:51du blocage
11:51de l'économie
11:52mais c'est aussi
11:53le risque en réalité
11:54de la perte massive
11:55de recettes
11:56pour l'État
11:56parce qu'à partir
11:57d'un certain niveau
11:59de coût des carburants,
12:01les gens vont arrêter
12:02quand ils le peuvent
12:04de consommer du carburant
12:06et la baisse
12:06de consommation
12:07du carburant
12:08va entraîner
12:08des baisses
12:09massives
12:09de recettes
12:10pour l'État.
12:10Donc les économies
12:11qu'ils veulent en réalité
12:13faire en laissant souffrir
12:14les Français,
12:16eh bien,
12:16ils ne les feront pas
12:17et ils laisseront souffrir
12:19les Français.
12:20Qu'est-ce que vous pensez
12:21de la solution
12:21que prône Marine Le Pen,
12:23la baisse de la TVA
12:24et surtout le tableau
12:25qu'elle dresse là ?
12:27Baisser la TVA,
12:28c'est une fois de plus
12:28une manière de contourner
12:29la question que j'essayais
12:31d'évoquer,
12:31c'est-à-dire toucher
12:32à la question des profits,
12:33des dividendes,
12:34de la spéculation.
12:34C'est quand même extraordinaire
12:35qu'on soit aussi peu nombreux
12:37à le dire aujourd'hui.
12:37Je rappelle qu'il y a toute
12:38une partie de la classe politique
12:39il y a plusieurs années
12:40qui pointait du doigt
12:41la part spéculative,
12:43la part de la financiarisation
12:44de l'économie
12:45qui a quand même été
12:45à l'origine
12:46d'une grande crise financière,
12:47celle de 2008-2009.
12:49Je me rappelle même
12:49qu'un certain Nicolas Sarkozy
12:50qui n'est pas situé
12:51à ma gauche
12:52expliquer que plus jamais
12:53on irait dans cette orientation-là.
12:55Donc là, concrètement...
12:56J'entends ça, Olivier Besant,
12:57mais là,
12:58ce serait pour le coup
12:59une solution à très court terme
13:00dont on verrait les effets,
13:02j'imagine,
13:02en quelques jours
13:03si on baissait la TVA
13:04sur l'essence.
13:05Moi, c'est de ça
13:06dont je vous parle aussi.
13:07S'il y a eu cette réunion,
13:08c'est qu'il y a eu une urgence.
13:09Vous l'avez dit,
13:09il y a une colère,
13:10il y a une grogne qui monte.
13:11Il y a un besoin
13:12de répondre à ça.
13:13Le statu quo n'est plus possible,
13:14tout le monde s'accorde à le dire.
13:15Vous pouvez bloquer les prix,
13:16par exemple,
13:16si vous voulez des mesures.
13:16Alors, voilà, blocage les prix.
13:18Ça, ça s'est déjà fait dans l'histoire.
13:19Si vous parlez, en effet,
13:20il faut imaginer des solutions.
13:22Moi, je ne vous dis pas
13:22que tout se fait d'un claquement de doigts.
13:24Il y a des solutions immédiates,
13:25des solutions à court terme
13:26et des solutions au long cours.
13:27Mais quoi qu'il en soit,
13:29il y a la question de savoir
13:30qui on va faire payer.
13:32Une fois de plus,
13:33si vous avez des solutions
13:34qui ne sont tournées
13:34que sur la fiscalité,
13:36vous tournez vers quoi ?
13:37Vers les caisses de l'État.
13:38Si vous tournez vers les caisses de l'État,
13:39in fine, vous tournez vers qui ?
13:40Vers les contribuables.
13:41C'est-à-dire nous tous et nous toutes
13:43et vous laissez indemnes
13:44ceux qui spéculent sur cette situation.
13:46Enfin, je tourne autour du pot
13:47depuis le début,
13:48mais on en arrive toujours au même point.
13:49Voilà, donc, bien sûr,
13:50dans les mesures d'urgence,
13:52vous pouvez par exemple
13:53immédiatement bloquer les prix.
13:54Comme le prône la France insoumise.
13:55Deux questions,
13:56deux réponses courtes, s'il vous plaît.
13:58On est bien d'accord que les prix,
13:59vu ce qui a été décrit aujourd'hui
14:01par le Président de la République,
14:02les prix vont continuer à grimper ?
14:03Très probablement.
14:04Dans quelle mesure ?
14:06Ça, c'est une question difficile.
14:08Mais si la situation au Moyen-Orient continue,
14:10les prix du pétrole vont continuer à monter.
14:13Parce qu'aujourd'hui,
14:14il y a un déficit de production
14:16ou d'alimentation du pétrole
14:18par rapport à la demande.
14:20On manque environ de 10 à 15%
14:22de la production mondiale de pétrole,
14:24alors que la consommation mondiale de pétrole
14:26est à peu près stable.
14:27Donc, il y a un déficit
14:29qui va faire qu'à moyen terme,
14:32les prix, si ça continue,
14:33si ça s'arrange, c'est fini.
14:35Mais si ça continue,
14:36les prix vont continuer à monter.
14:37Jusqu'où ?
14:39Extrêmement difficile à dire.
14:40On est à 105,
14:41ça peut monter à 130,
14:43peut-être à 150,
14:44ce serait une situation extrême.
14:47Mais il y a une probabilité sérieuse
14:49pour que les prix du pétrole
14:51continuent à monter
14:52si la situation en Iran
14:55et de l'autre côté
14:56de la péninsule arabique
14:57n'est pas résolue.
14:58Est-ce qu'on va avoir du gaz cet hiver
15:00et est-ce que la souveraineté énergétique
15:01est une chimère aujourd'hui ?
15:04Il n'y a pas de souveraineté énergétique.
15:06La France importe 100% de son pétrole
15:08et 100% de son gaz.
15:10Donc, ce n'est pas une chimère,
15:12c'est totalement irréaliste.
15:13Aujourd'hui, on est totalement dépendants.
15:15On part de très, très loin.
15:17On part de zéro, en fait.
15:18Oui, on part de zéro.
15:19La France, depuis presque tout le temps,
15:21a importé son pétrole.
15:23Et d'ailleurs,
15:25le gouvernement Macron interdit
15:26l'exploitation et l'exploration
15:28de pétrole sur le territoire.
15:29Donc, c'est bouclé, terminé.
15:31C'est comme ça.
15:32Le problème, ce n'est pas tellement
15:33la souveraineté.
15:34Le problème, c'est de diversifier
15:36les approvisionnements.
15:37Et ça, la France le fait.
15:39Aujourd'hui, on importe du pétrole
15:41d'Amérique, des États-Unis,
15:43de Norvège, d'Algérie,
15:46de la côte occidentale de l'Afrique.
15:49Et donc, il y a une certaine sécurité
15:52d'approvisionnement.
15:53Même chose pour le gaz.
15:54Par contre, le prix, c'est le prix.
15:57Le prix du pétrole, ce n'est pas la France.
15:59Ce n'est pas l'Europe.
16:00C'est un prix mondial.
16:01Et donc, la France paye le prix mondial
16:03du pétrole et paye le prix
16:05presque mondial du gaz.
16:07Et ça, c'est inévitable.
16:10Sur la menace russe,
16:11je voudrais qu'on y revienne
16:12avec vous, Olivier Besancenot.
16:14La menace russe, la Russie
16:15qui fait monter la pression,
16:17cette guerre hybride
16:17qui est de plus en plus agressive
16:19à l'égard de l'Europe et la France,
16:21ça intervient évidemment
16:22dans un moment où,
16:23au sein de la classe politique,
16:25le soutien à l'Ukraine fait débat.
16:27Quelques réactions justement
16:28à la sortie de cette réunion
16:29et j'aimerais beaucoup
16:30vous entendre sur le sujet.
16:32Le président de la République
16:32a été très clair sur la nécessité
16:35de continuer à faire passer
16:37des messages à la Russie
16:38et de ne pas rentrer
16:38dans une belligérance
16:39avec la Russie,
16:40mais sa volonté
16:41de défendre les intérêts
16:44de la France.
16:44Et il a mille fois raison.
16:45J'espère que l'ensemble
16:46des forces politiques,
16:48y compris celles
16:49qui prônent en constance
16:51la soumission
16:52à Vladimir Poutine,
16:53ont compris à quel point
16:55l'aide apportée à l'Ukraine
16:57n'était pas simplement
16:57un acte de solidarité internationale,
16:59mais était un acte de défense
17:01des démocraties
17:02et des nations européennes.
17:03C'est quand même
17:04ce qu'ils recherchent
17:04à perturber notre débat démocratique
17:05et à perturber
17:06la solidité
17:08du soutien à l'Ukraine
17:09et ça c'est extrêmement important
17:10et j'ai pu expliquer
17:12aux partis
17:13qui sont parfois
17:14versatiles sur le sujet
17:14que ce n'est pas possible
17:16en fait de faire
17:16la cinquième colonne.
17:17C'est incroyable
17:18que l'Union européenne,
17:20la France
17:20ou une coalition
17:21de pays européens
17:22soient dans l'incapacité
17:23aujourd'hui
17:24d'avoir un dialogue
17:26avec les deux partis
17:27pour les mettre
17:28autour de la table.
17:29Et c'est ça
17:30qui est dramatique.
17:32La France,
17:32l'Union européenne
17:33est complètement passive,
17:35soumise
17:37dans ce conflit
17:38et nous en payons
17:39aujourd'hui
17:40les conséquences.
17:41Plein de choses
17:42intéressantes évidemment
17:43dans ces réactions politiques.
17:45Est-ce que
17:45pour le coup,
17:46contrairement à la France
17:47insoumise,
17:47vous considérez
17:48qu'il faut
17:49continuer
17:49à soutenir
17:50militairement l'Ukraine ?
17:52Moi je suis solidaire
17:53de la résistance ukrainienne
17:54bien que j'ai des désaccords
17:54avec la politique
17:55économique en particulier
17:57mais pas seulement
17:57de Zelensky.
17:58On a des camarades
17:59qui sont regroupés
18:00dans ces combats-là.
18:02Je pense qu'il y a
18:02beaucoup d'effets d'annonce
18:03là aussi dans la réfraction
18:04du débat politique français.
18:05C'est-à-dire ?
18:06On en fait des tonnes
18:07sur l'aide militaire
18:09à l'Ukraine.
18:09L'aide militaire à l'Ukraine
18:10qu'on voulait rapporter
18:11à la loi de programmation
18:12militaire
18:13qui est de plus
18:14de 400 milliards d'euros.
18:15En réalité,
18:16c'est pas grand-chose
18:17très concrètement.
18:18Et la France,
18:19comme deuxième puissance
18:20exportatrice d'armes,
18:21elle ne va pas d'abord
18:21à l'Ukraine.
18:22Elle va à toute une série
18:22de puissances économiques
18:24et politiques
18:24qui sont tout à fait
18:25infréquentables
18:26du point de vue
18:26des droits de l'homme,
18:27du point de vue
18:27des droits sociaux
18:28et des droits démocratiques.
18:29Donc, tenir bon là-dessus,
18:31bien sûr.
18:31Une partie de l'aide
18:32qui était promise
18:33d'ailleurs n'est pas arrivée
18:33de ce point de vue-là.
18:34Mais faire confiance
18:35aux droits
18:35à l'autodétermination
18:36des peuples...
18:36C'est oui,
18:37mais c'est pas totalement oui
18:38quand je vous entends.
18:39Non, non.
18:39Écoutez, je ne sais pas
18:40ou alors je ne m'écoute pas
18:42quand je parle.
18:43Je ne suis très très...
18:45Je ne suis pas ça.
18:47De la résistance ukrainienne.
18:48Vous dites qu'il faut
18:51tout en minimisant
18:52ce que représente
18:53ce soutien.
18:54Ah oui, non, je dis...
18:55C'est quand même
18:56ce qui permet aussi
18:57aux Ukrainiens de tenir.
18:57Dans les annonces qui sont faites,
18:58si vous voulez,
18:58il y a une partie de l'aide
18:59que les Ukrainiens
19:00attendent toujours, par exemple.
19:01Voilà, et que je remets ça
19:02en rapport
19:02et je vois dans l'utilisation
19:03du débat politique français.
19:05L'idée, en gros,
19:05on en donne trop aux Ukrainiens.
19:07Pourquoi ?
19:07C'est de l'argent
19:08qu'on devrait mettre
19:08pour le pouvoir d'achat en France
19:09puisqu'il y a une relation
19:10dans tout ça.
19:11Voilà.
19:11Et en réalité,
19:12moi, je suis en train de vous dire
19:12qu'on met beaucoup trop d'argent
19:14dans le budget militaire,
19:15dans la militarisation
19:16pour des voies expansionnistes,
19:17impérialistes.
19:18L'impérialisme,
19:19il n'est pas que russe.
19:20Il est, par exemple,
19:21aux Etats-Unis.
19:22Il est en Israël.
19:23Et puis, il y a un impérialisme français
19:24que je dénonce également.
19:25Voilà.
19:26Parce que c'est aussi une réalité.
19:27Voilà.
19:27Donc, j'ai aussi
19:28cette spécificité politique-là.
19:30Par ailleurs,
19:30si je puis me permettre
19:31une digression,
19:32c'est quand j'entends
19:33tous ces discours politiques
19:34à la sortie d'une réunion
19:35qui était prévue
19:36sur une situation de crise
19:37qui est celle de la vie chère.
19:38Mais là aussi,
19:39j'espère que je...
19:40Pas que !
19:40Ce n'était pas que
19:41qu'on s'adresse à ça ?
19:43Le fait est,
19:43vous avez parfaitement raison
19:44puisqu'on sort
19:45avec une discussion
19:46géopolitique quasiment
19:48stratosphérique
19:49là où il y a
19:50une crise sociale
19:50contre la vie chère
19:51qui monte.
19:52Et puisque cette mesure,
19:53vous ne me l'avez pas demandé,
19:54je vous la suggère également,
19:56même dans l'urgence,
19:56on pourrait,
19:57vous savez quoi ?
19:58Augmenter les salaires.
19:59Tout augmente dans ce pays
20:00sauf les salaires.
20:01Mais l'enjeu sécuritaire,
20:02il est important aussi
20:03quand même
20:03pour les Français.
20:04Je ne vous dis pas le contraire.
20:05Je vais me poser une question
20:06sur l'Ukraine.
20:07J'ai répondu en toute franchise.
20:08Oui, mais parce que vous dites
20:09qu'on est sortis
20:10avec des déclarations stratégiques.
20:11À gauche, c'est un peu compliqué
20:12d'avoir une discussion
20:12avec un point d'équilibre à trouver.
20:14Vous êtes tout de suite accusé
20:15soit d'être un agent du FSB,
20:16soit un agent de la CIA.
20:18Un peu compliqué
20:18d'exprimer un point de vue
20:20de solidarité internationaliste.
20:21Je suis un internationaliste,
20:23je vois les choses par le bas,
20:25c'est-à-dire l'intérêt des peuples.
20:26Je serai toujours du côté
20:27des opprimés et des exploités,
20:28pas du côté de ceux
20:29qui les oppriment.
20:30Voilà.
20:30Donc, raison pour laquelle
20:31j'ai, depuis le départ,
20:37russe, je ne peux pas vous dire
20:38autre chose
20:38avec les maigres moyens
20:39qui sont les nôtres.
20:40On est une toute petite organisation.
20:41Mais je me permets de vous dire
20:42que l'annonce qui a été faite,
20:44parce que je ne suis pas né
20:44de la dernière pluie,
20:45de cette réunion
20:46de convocation des partis,
20:47c'était de dire
20:47qu'il y a quelque chose
20:48qui est en train de monter en France.
20:49Je vais convoquer les partis
20:50et puis on va essayer
20:51d'unir toute la nation
20:53sur des solutions d'urgence.
20:55L'attente, pour ceux
20:55qui nous regardent,
20:57c'est de remplir le frigo
20:58et c'est de savoir
20:59si on va atteindre
20:59ou pas les 3 euros.
21:00Alors, il y en a en effet
21:01qui pensent que l'économie
21:02de marché,
21:03elle est absolument
21:05inéluctable.
21:05Je ne pense pas ça.
21:06Je pense qu'il y a
21:07d'autres options.
21:08Et je pense que de toute façon,
21:09qu'on le veuille ou non,
21:09réunion de délégation ou pas,
21:11cette question,
21:11elle va se réinviter
21:12dans la société française.
21:13Et elle pourrait même
21:13mettre un peu de piment
21:15dans cette année politique électorale
21:17qui commençait déjà,
21:19déjà par nous ennuyer
21:20alors qu'elle avait
21:20à peine commencé.
21:21Ah bon ?
21:22Oui, je trouve.
21:23Je trouve,
21:23parce que quand on commence
21:24avec des discussions électorales,
21:26bon, alors évidemment,
21:26c'était quand même
21:27un petit indicateur.
21:28ça commençait
21:29sur l'invitation du MEDEF
21:31et en gros,
21:31pour savoir
21:32quel cadre budgétaire
21:33un peu rigoureux
21:34vous allez mettre en place,
21:35c'est-à-dire
21:36comment vous allez demander
21:37à la majorité de la population
21:38que vous serrez la ceinture,
21:39on était mal barrés.
21:41Voilà.
21:41Donc là,
21:42je vais vous dire que peut-être
21:43ce serait une nouveauté en France
21:44parce qu'en général,
21:45les années électorales,
21:46elles ont tendance
21:46un peu à étouffer
21:48la question sociale
21:49et ce qui se passe dans la rue.
21:50Peut-être que ça sera différent
21:51et moi, je le souhaite.
21:52C'est très intéressant.
21:53Vous pensez qu'il y a
21:54une vraie déconnexion
21:55entre ce qui s'est passé
21:56aujourd'hui à l'Élysée
21:57et ce qui se passe au fond
21:59dans l'esprit des Français
22:00en ce moment ?
22:01Mais même moi,
22:01j'ai été chaud bouillant
22:02comme la Bresse
22:03pour venir vous voir
22:04en pensant que j'allais répondre
22:05sur les salaires,
22:06sur les prix,
22:06l'indexation des salaires.
22:07Et puis je me retrouve,
22:08là, ce n'est pas de votre fait,
22:09à commenter en effet
22:10les déclarations
22:10des différentes délégations
22:11des partis.
22:12Mais on est loin.
22:13Pas que.
22:13On parle aussi
22:14des prix de l'essence.
22:15On parle aussi...
22:16Mais pas que.
22:17Là, dans les extraits
22:18que vous m'avez sortis,
22:20je réponds à des situations
22:21qui sont vraiment...
22:22Comment dire ?
22:23Pour le coup,
22:24la grogne sociale aujourd'hui,
22:25elle focalise
22:26sur la crise énergétique,
22:27sur les prix de l'essence.
22:29On ne tombe pas
22:29autour du sujet.
22:30Non, mais je ne fais pas
22:31d'hémagogie là-dessus.
22:32Il y a une relation
22:33entre ce qui se passe là-bas
22:34et ce qui se passe ici.
22:34Ce n'est pas ce que
22:35je suis en train de vous dire.
22:36Mais quand vous l'amenez
22:36que comme ça,
22:37avec des positionnements
22:38qui sont tellement lointains
22:40par rapport à la colère,
22:41mais telle que je la ressens.
22:42Moi, je travaille au guichet,
22:43à la poste.
22:43Je peux vous dire
22:44que là où je suis,
22:44il y a des gens
22:45qui survivent.
22:46En ce moment,
22:46il y a des gens
22:46qui survivent.
22:47Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
22:49Ça ne dit plus grand-chose
22:50à part une espèce
22:50de colère froide,
22:52en fait.
22:54De colère froide.
22:54Et là, je ne vais pas
22:56parler en leur nom,
22:56par ailleurs,
22:57parce que je n'ai pas
22:57cette prétention-là.
22:58Mais il y a des gens
22:59qui survivent.
23:00Et ça touche
23:01beaucoup de gens.
23:02Pas que les plus précaires.
23:03Ceux qui se pensaient
23:03être dans les classes moyennes
23:04sont en train de se rendre compte
23:05qu'en réalité,
23:05ça devient très compliqué.
23:06Il y a des artisans,
23:07des commerçants,
23:08des chauffeurs de taxi
23:14parlent.
23:14Donc, quand vous me parlez
23:15d'urgence,
23:16je vous rejoins.
23:16Mais l'urgence sociale,
23:17c'est aussi ça.
23:18Augmenter les salaires.
23:19On était dans un pays
23:20où il y avait une indexation
23:20par le haut des salaires
23:22sur les prix.
23:22Par exemple,
23:23ça aussi, à l'époque,
23:24même l'économie de marché
23:26n'avait pas été remise en cause.
23:27Et pourtant,
23:28des mesures d'urgence
23:29avaient été prises
23:29pendant des années,
23:30des années.
23:31Merci.
23:32Merci, Olivier Brunstot.
23:33Et merci à vous,
23:34M. Chilanski,
23:35d'avoir été avec nous.
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