- il y a 26 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00Et bonsoir à tous, bienvenue dans BFM Grand Soir, une émission intégralement consacrée évidemment au résultat de cette primaire de
00:00:07la gauche,
00:00:07ses conséquences, les questions qui se posent ce soir. C'est donc un résultat incontestable.
00:00:13Raphaël Glucksmann est le grand vainqueur de cette primaire avec 66% des voix.
00:00:17Il devient donc le candidat de la gauche sociale-démocrate pour la présidentielle.
00:00:2250 points d'écart avec Olivier Faure qui arrive donc en deuxième position.
00:00:27Regardez cette image, c'est un passage obligé dans ces moments de scrutin.
00:00:33Alors les visages sont un peu crispés mais l'image existe, elle restera, on va en parler.
00:00:38Mais d'abord une première réaction, donc celle du grand vainqueur de cette soirée.
00:00:45La démocratie a parlé et le résultat est sans appel.
00:00:48Je suis donc ce soir le candidat de la gauche démocratique à l'élection présidentielle de 2027.
00:01:00Je serai donc dans cette campagne le candidat de la justice sociale et fiscale,
00:01:08de la révolution écologique et de la démocratie,
00:01:14le candidat de la rupture avec le macronisme,
00:01:17le candidat de la rupture avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française,
00:01:23le candidat qui pourra battre notre ennemi de toujours, l'extrême droite.
00:01:31Voilà donc pour cette première réaction de Raphaël Glucksmann.
00:01:34Pour m'accompagner ce soir, Serge Raffi, éditorialiste politique au Point Écrivain.
00:01:38Il est là. Bonsoir Serge Raffi.
00:01:41Nora Mahdi, journaliste et autrice, bonsoir à vous.
00:01:43Bonsoir à vous.
00:01:44Raquel Garrido, ancienne députée LFI et cofondatrice du mouvement L'Après.
00:01:47Bienvenue, Laurence Rossignol, sénatrice du Parti Socialiste du Val-de-Marne
00:01:51et soutien de Raphaël Glucksmann.
00:01:54Bienvenue sur ce plateau, Henri Guénaud, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
00:01:58Bonsoir à vous.
00:01:59Bonsoir.
00:02:00Et Emmanuel Morel, candidat donc à cette primaire socialiste.
00:02:04Vous étiez présenté comme l'outsider de ce scrutin.
00:02:07Vous êtes arrivé quatrième au lieu de cinquième.
00:02:11Petite satisfaction.
00:02:11Vous savez, dans le site de Corneille, on dit « nous partîmes 500 et par un prompt renfort, nous nous
00:02:18vîmes 3000 en arrivant au port ».
00:02:20Moi, c'est plus que 3000, c'est 7000.
00:02:22Donc, il y a une satisfaction personnelle incontestablement.
00:02:24J'aime cette manière de réagir.
00:02:27On va parler de la suite dans un instant.
00:02:28Une image tout d'abord à vous montrer.
00:02:30C'est du direct.
00:02:32C'est la voiture de Raphaël Glucksmann qui a quitté France Télévisions.
00:02:36Il s'est exprimé ce soir et qui se rend dans le 20e arrondissement.
00:02:42Là où l'attendent ses troupes et ses soutiens, on y sera.
00:02:46On va y aller d'ailleurs tout de suite puisque Yannick Jadot, il me semble, est connecté avec nous.
00:02:50L'idée, évidemment, avant de vous donner la parole sur ce plateau, c'est de recueillir un maximum aussi de
00:02:54réactions.
00:02:55Yannick Jadot, bonsoir.
00:02:56Merci d'être avec nous.
00:02:58Vous avez pris vos distances, vous, avec votre parti ou ancien parti, vous nous le direz,
00:03:03des écologistes pour soutenir la campagne de Raphaël Glucksmann.
00:03:07Vous êtes dans quel état d'esprit ce soir soulagé, heureux, surpris de ce résultat sans appel ?
00:03:17Très heureux, très heureux.
00:03:19Et ce soir, c'est effectivement un plaisir, un bonheur d'avoir passé cette première étape.
00:03:27Mais on sait que dès demain, la campagne officielle commence pour Raphaël.
00:03:32Maintenant, c'est la campagne présidentielle.
00:03:35Il est le candidat de la gauche démocratique, écologiste, de la gauche pro-européenne, de la gauche républicaine.
00:03:42Et moi, je suis absolument convaincu que va naître, autour de cette candidature, un rassemblement,
00:03:49va naître une envie des Françaises et des Français qui ne veulent pas d'un débat polarisé,
00:03:54qui veulent transformer le pays, qui veulent le réparer, mais qui veulent le faire de manière responsable et apaisée.
00:04:01Vous êtes d'accord avec moi, Yannick Jadot, que pour l'instant, ce soir, du moins, le rassemblement,
00:04:05ce rassemblement, il ne saute pas aux yeux, notamment quand on voit la réaction de Marine Tondelier
00:04:10ou encore celle de Ségolène Royal.
00:04:13Il y a quelques instants qui disaient que le stagiaire a gagné, malheureusement, je la cite.
00:04:18Le plus dur commence.
00:04:20Oui, c'était en réponse à une question de journaliste.
00:04:23Bien sûr, de toute façon, le plus dur commence.
00:04:25Mais elle le dit.
00:04:25Mais vous savez, je vais vous dire franchement, j'ai trouvé la réaction de Marine Tondelier plutôt médiocre.
00:04:33Je veux dire, en République, on commence toujours par féliciter les vainqueurs.
00:04:37Et puis, vous savez, si moi, j'ai rejoint Raphaël Glucksmann, j'ai quand même une histoire de l'écologie.
00:04:43J'ai participé à la fondation de ce mouvement.
00:04:46J'ai participé à ses plus grands succès.
00:04:49Et les valeurs de l'écologie politique, ce n'est pas le repli.
00:04:52Ce n'est pas de devenir l'écologie inutile.
00:04:54Les valeurs de l'écologie politique, c'est justement d'aspirer à la victoire,
00:04:58de vouloir participer de cette victoire, d'être viscéralement pro-européen, d'être internationaliste.
00:05:04Et puis, puisque j'en ai la responsabilité, mais que c'est la volonté de Raphaël Glucksmann,
00:05:10de porter la révolution écologique, enfin, pour transformer le pays.
00:05:14Vous aviez été suspendu temporairement pour avoir rejoint cette campagne de Raphaël Glucksmann.
00:05:20On est d'accord que ce qui se passe ce soir acte le fait que vous quittez le parti des
00:05:25écologistes.
00:05:28Écoutez, ça, c'est totalement anecdotique.
00:05:30Moi, j'appelle les écologistes sincères qui veulent transformer ce pays,
00:05:36qui ne se satisfont pas du déni climatique ou du déni sanitaire de ce gouvernement,
00:05:42qui veulent transformer ce pays à ne pas rester sur la touche,
00:05:45mais à participer à la bagarre.
00:05:47Et la bagarre sur la révolution écologique, puisque ce sont aussi nos valeurs,
00:05:52c'est cette gauche démocratique pro-européenne qu'incarne Raphaël Glucksmann.
00:05:56C'est comme ça qu'on va changer d'agriculture.
00:05:59C'est comme ça qu'on va sortir des énergies fossiles.
00:06:02Et en même temps, et ça, c'est essentiel, aider au pouvoir d'achat des Français
00:06:06et installer, créer des usines sur tous nos territoires.
00:06:10Merci Yannick Jadot. Je vais quand même lire cette réaction,
00:06:13la première et unique réaction de Marine Tondelier ce soir,
00:06:17parce qu'elle en dit long quand même sur la suite.
00:06:19Elle dit, en l'occurrence, nous prenons acte que le choix largement majoritaire
00:06:23des votantes et des votants s'est porté sur le candidat
00:06:26qui avait refusé une primaire populaire et ouverte.
00:06:28Nous constatons aussi que c'était également celui qui fait le choix du repli
00:06:32en refusant toute perspective d'alliance large de toute la gauche et des écologistes.
00:06:37On est d'accord, Emmanuel Morel, que ce n'est pas gagné quand même.
00:06:40Mais je ne vois pas bien pourquoi elle emploie cette expression, le repli.
00:06:45Parce qu'au contraire, la déclaration de Raphaël Glucksmann,
00:06:47c'était une candidature de rassemblement.
00:06:50Il s'est adressé à la gauche et à la France et à tous les Français.
00:06:53Donc c'est une expression que je ne comprends pas.
00:06:55Peut-être qu'elle fait référence au contour de cette primaire ?
00:06:57Oui, mais enfin attendez, là maintenant, on a passé une autre étape.
00:07:00La primaire, elle a eu lieu.
00:07:01Elle n'a peut-être pas digéré.
00:07:02Ça, c'est son problème.
00:07:03Mais le nôtre, en tout cas, maintenant, c'est quand même de faire en sorte,
00:07:06bien sûr, de continuer à s'adresser à toute la gauche, syndicale, associative, politique.
00:07:10Et puis au-delà, de convaincre les Français qu'il y a une alternative
00:07:13pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.
00:07:15On n'est pas condamné à ce que Mme Le Pen parvienne au pouvoir.
00:07:19Voilà, donc moi, j'ai trouvé que la déclaration de Glucksmann était assez dynamique
00:07:23et justement très ouverte, pas du tout de repli.
00:07:26Donc c'est une erreur de sa part, je crois.
00:07:29Qu'est-ce qui a fait la différence, selon vous, et qui explique ce score sans appel
00:07:35et qui a surpris beaucoup de monde ?
00:07:37Il n'a pas surpris beaucoup de monde.
00:07:39Raphaël Glucksmann était largement en tête dans les sondages d'opinion.
00:07:42Alors, personne n'a été surpris par ses 66% sur ce plateau ?
00:07:46L'ampleur peut-être, mais le fait qu'il arrive en tête, l'argument...
00:07:50C'est une erreur du score, c'est un plébiscite.
00:07:53On s'attendait à s'il y a un minimum un second tour.
00:07:56Non, mais ce n'est pas vrai, vous savez.
00:07:59C'est normal, vous faites partie de son équipe.
00:08:02Non, non, on fait partie de l'équipe, on est probablement les plus inquiets
00:08:06et les moins optimistes avant une élection.
00:08:10Et on pensait qu'on pouvait raisonnablement gagner au premier tour.
00:08:14C'est ce qui s'est passé.
00:08:15Alors après, est-ce que 66% ? Non, on n'avait pas fait ce score-là.
00:08:20Mais ça prouve quand même une chose, c'est qu'il y a un vote utile.
00:08:23Et c'est très intéressant pour la suite.
00:08:25Parce que dans cette primaire...
00:08:28Et motivée par quoi, selon vous, Laurence Rossignol ?
00:08:30Même question, qu'est-ce qui, selon vous, a fait la différence ?
00:08:34Je crois que les Français sont pour beaucoup en attente
00:08:37d'une perspective à gauche
00:08:39et d'une perspective qui permette à la gauche
00:08:42d'être celle qui va faire barrage à Marine Le Pen
00:08:46au deuxième tour de l'élection présidentielle.
00:08:48Tout le monde a intégré que le risque qu'elle soit au second tour
00:08:50est déjà largement possible.
00:08:53Et ensuite, la question, c'est qui est en face d'elle
00:08:55pour d'abord affirmer une orientation de gauche
00:08:58et un profond changement et une profonde transformation en France,
00:09:02mais qui puisse aussi rassembler.
00:09:04Et je pense que la candidature de Raphaël Luxman,
00:09:06elle rassemble dans la primaire
00:09:08et elle indique que c'est celui qui pourra rassembler encore dans la suite.
00:09:11Il ne cesse de le dire, là, depuis qu'il s'exprime à chaque fois
00:09:14avec moi, Marine Le Pen ne sera pas à l'Élysée,
00:09:17comme s'il en faisait une promesse.
00:09:19C'est dangereux quand même.
00:09:20C'est l'engagement qu'il a pris ce soir, effectivement.
00:09:22On est d'accord ?
00:09:23On est d'accord qu'il a pris cet engagement.
00:09:24C'est presque un engagement.
00:09:25C'est un engagement qu'il a pris devant les Français ce soir.
00:09:28Et je ne trouve pas ça dangereux,
00:09:29je trouve ça au contraire terriblement enthousiasmant.
00:09:31C'est dangereux s'il échoue, je veux dire.
00:09:33Écoutez, oui, quand on commence une élection,
00:09:35on imagine plutôt qu'on va la gagner plutôt que la perdre.
00:09:38Et on ne peut pas reprocher un candidat d'être candidat pour gagner.
00:09:42Je crains, effectivement, que l'esprit de défaite
00:09:43se soit déjà un peu installé à gauche,
00:09:46dans un certain nombre de pans de la gauche,
00:09:48et que, du coup, le pays se demande
00:09:50est-ce qu'on peut gagner ?
00:09:51Et qui peut gagner face à elle ?
00:09:53Et la candidature de Raphaël Guzman,
00:09:54ce qui s'est passé dans cette primaire aujourd'hui,
00:09:56c'est un encouragement aux Français
00:09:59qui attendent une solution politique.
00:10:00Il y a deux grands absents dont on a beaucoup parlé
00:10:02tout au long de ce scrutin Nora Hamadi.
00:10:04Ce sont Jean-Luc Mélenchon et François Hollande.
00:10:07Qu'est-ce que ça change pour l'un et l'autre,
00:10:09ce plébiscite de Raphaël Guzman ce soir ?
00:10:12Alors, je serais tentée de dire que pour Jean-Luc Mélenchon,
00:10:14ça ne change pas grand-chose,
00:10:16puisque, de fait, pour l'instant,
00:10:17la dynamique, elle est plutôt du côté de Jean-Luc Mélenchon.
00:10:20Là, ce que ça va changer, véritablement,
00:10:21c'est qu'effectivement, le plébiscite
00:10:24et donc le résultat de Raphaël Guzman ce soir
00:10:27enterrine presque, si je puis dire,
00:10:28cette idée des deux gauches irréconciliables.
00:10:30Donc, de fait, là, ce qui va être intéressant de voir,
00:10:32c'est dans quelle mesure il va être capable de rassembler
00:10:35et où va-t-il rassembler ?
00:10:36Parce que la capacité de rassemblement,
00:10:39elle n'est clairement pas plutôt sur la gauche.
00:10:41Donc, qu'est-ce qu'il va rester ?
00:10:43Et on voit bien que du côté du centre,
00:10:46voire du côté du camp macroniste,
00:10:48il y a déjà des messages.
00:10:49Je voyais tout à l'heure Marlène Schiappa
00:10:51qui envoyait des messages en disant
00:10:52faisons ensemble le rassemblement.
00:10:53Ça, ça va être assez intéressant.
00:10:55Gabriel Attal aussi ?
00:10:56Tout à fait.
00:10:57C'est pas parce que les macronistes sont perdus
00:10:59et cherchent une langue de salut
00:11:00que forcément, on va aller vers eux, vous savez.
00:11:02Mais Emmanuel Morel, après, la question,
00:11:04c'est qu'est-ce qui va rester ?
00:11:05Sachant qu'effectivement, pour l'instant,
00:11:07celui qui est en dynamique,
00:11:08et ça, c'est juste factuel,
00:11:10on est plutôt du côté de Jean-Luc Mélenchon.
00:11:12Et de fait, s'il y a un rassemblement possible,
00:11:18est-ce que c'est plutôt au centre-droit ?
00:11:20Est-ce que c'est plutôt au centre-gauche ?
00:11:22Clairement.
00:11:24Est-ce que M. Roussel et le PC
00:11:28penchent plutôt vers Jean-Luc Mélenchon ?
00:11:30Les Verts vont se fracturer sur cette question.
00:11:32Donc, qu'est-ce qu'il va rester en termes de dynamique ?
00:11:35Là, c'est ça l'écœil.
00:11:36Madame Amadine, on est à 7 ou 8 mois d'un scrutin.
00:11:40Oui, mais elle a raison de ce sont les questions
00:11:42qui se posent ce soir.
00:11:44La seule question qui se pose,
00:11:46c'est est-ce qu'on est capable
00:11:47d'incarner dans cette campagne
00:11:49une alternative rassembleuse ?
00:11:51Une alternative, parce qu'il faut rompre
00:11:53avec la politique de M. Macron.
00:11:54Mais ça, c'est une manière polie
00:11:55de parler de ce dont nous ramène et bien.
00:11:57C'est surtout une manière polie
00:11:58de dire à Mme Amadie,
00:11:59on n'est pas là pour aller se précipiter,
00:12:01pour chercher M. Attal ou M....
00:12:04Mais évidemment, il faut être tranquille.
00:12:05Mais c'est ça qui va être intéressant,
00:12:06Emmanuel Morel, dans 6 mois.
00:12:08Mais rassembleuse, à quel endroit ?
00:12:10Sachant qu'en l'État, qu'est-ce qu'il reste ?
00:12:13C'est ça qui est intéressant, Serge Rappas.
00:12:15C'est trop tôt, on n'a même pas discuté
00:12:18de les raisons pour lesquelles il a gagné.
00:12:19Alors pourquoi a-t-il gagné, selon vous ?
00:12:21La question qui a été posée, c'était
00:12:22pourquoi il a gagné ?
00:12:24Nous, on publie un article ce soir
00:12:26sur pourquoi Glucksmann a écrasé le match.
00:12:29Moi, je dis que c'est un miraculé.
00:12:32Ce type-là est un miraculé,
00:12:33parce qu'il a accepté d'aller
00:12:35dans un traquenard épouvantable
00:12:37et il s'en est sorti...
00:12:38C'est taillé pour lui, Serge Rappas.
00:12:39C'est moi, parce que j'ai le droit
00:12:40de finir de parler.
00:12:41Il a pris des risques insensés.
00:12:44Et donc, si vous voulez,
00:12:45ce traquenard qui a été vraiment monté
00:12:50par Olivier Faure et Ségolène Royal,
00:12:53on a eu des moments,
00:12:54Emmanuel Morel en est témoin,
00:12:55il a été d'ailleurs très digne
00:12:56pendant toute cette période-là.
00:12:58C'était terrible quand même.
00:13:00Tout d'un coup, on voyait cette gauche
00:13:01qui continue à se déchirer à ce point-là,
00:13:03qui raconte d'ailleurs toute l'histoire du PS
00:13:06depuis des ans.
00:13:07Donc, première chose,
00:13:08il échappe à un traquenard.
00:13:09Pourquoi ?
00:13:10Parce que c'est un peu
00:13:11le nouveau Michel Rocard,
00:13:13quelque part.
00:13:14Glucksmann, c'est l'homme qui parle vrai
00:13:16avec ses défauts,
00:13:17avec ses faiblesses,
00:13:18avec ses...
00:13:19Henri Guévo est pas convaincu.
00:13:20C'est pour lui ?
00:13:21Non, j'ai pas voté pour lui.
00:13:23Peu importe pour qui j'ai voté,
00:13:25c'est pas la question.
00:13:25Vous avez voté ?
00:13:26J'ai voté, bien sûr.
00:13:27Vous dites-nous pour qui ?
00:13:29Pourquoi je vous le dirais ?
00:13:30C'est intéressant.
00:13:31J'ai voté pour Jérôme Gage.
00:13:32J'en étais sûr.
00:13:33Je sais pas pourquoi,
00:13:33j'allais dire Jérôme Gage.
00:13:34Ah bon ?
00:13:35Comment vous l'avez pensé ?
00:13:36Mais bon, du coup,
00:13:37mauvaise nouvelle ce soir.
00:13:37Non, ce que je veux dire,
00:13:38c'est que ce qui se passe aujourd'hui,
00:13:40et c'est vrai,
00:13:40pour rebondir à la question,
00:13:42c'est quand même
00:13:44cette direction du Parti Socialiste
00:13:46qui a quand même monté ce traquenard,
00:13:49comment elle va se sortir
00:13:50de cette situation-là ?
00:13:51Est-ce qu'elle va rester en place
00:13:53ou est-ce qu'à un moment donné,
00:13:54il va bien falloir
00:13:55que des gens qui sont loyaux
00:13:58ou vainqueurs
00:13:59soient derrière lui
00:14:00et qu'on se retrouve pas encore une fois
00:14:01avec un candidat socialiste
00:14:03qui soit piégé
00:14:04par sa propre direction ?
00:14:06Donc là, il va falloir
00:14:06qu'il prenne des décisions
00:14:07très très vite.
00:14:09Très très vite,
00:14:10c'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:14:10cette direction ne doit pas
00:14:11rester en place.
00:14:13Il va falloir que ça se fasse.
00:14:15On ne peut pas penser,
00:14:16une seconde,
00:14:17qu'Olivier Faure
00:14:18va être le gentil lieutenant
00:14:19de Raphaël Guixman
00:14:21avec ce qu'on a vécu
00:14:22pendant ces trois débats télévisés,
00:14:24dont celui que vous avez mené
00:14:25sur BFM.
00:14:26Donc ce que vous dites,
00:14:27c'est que la question
00:14:28du poste de premier secrétaire
00:14:30du Parti Socialiste
00:14:31se pose.
00:14:32Et le débat sur la ligne politique,
00:14:34elle se posera,
00:14:34Emmanuel Morel,
00:14:36qui est un homme politique
00:14:37d'expérience,
00:14:38c'est très bien que la question
00:14:40des alliances
00:14:41ne va pas se poser aujourd'hui,
00:14:42c'est bien trop tôt.
00:14:43Sur ce sujet,
00:14:45Raphaël Guixman,
00:14:45qui était chez nos confrères
00:14:46de France 2 ce soir,
00:14:48dit, ça pour le coup,
00:14:49la question est réglée,
00:14:51ça faisait partie du marché,
00:14:53si je puis dire,
00:14:53de la charte.
00:14:54La question d'une alliance
00:14:55éventuelle avec la France insoumise,
00:14:58elle est réglée.
00:14:59Je vous entendrai là-dessus,
00:15:00mais je vois Henri Guéno
00:15:01qui trépigne.
00:15:02Vous n'étiez pas convaincu ?
00:15:03Qui s'y connaît
00:15:04en congrès du PS ?
00:15:05Non, mais je trouvais ça intéressant
00:15:06aussi d'avoir un homme de droite
00:15:08ce soir.
00:15:08Ah oui, bien sûr.
00:15:09Et pas n'importe lequel.
00:15:11Surtout, pas n'importe lequel,
00:15:12surtout qu'Henri Guéno
00:15:13a écouté attentivement
00:15:14le discours de Jean-Luc Mélenchon
00:15:16ce soir.
00:15:17Vous l'avez trouvé plutôt bon,
00:15:18d'ailleurs,
00:15:18c'est ce que vous m'avez dit
00:15:19lorsqu'on a préparé cette émission.
00:15:20Sans jugement de valeur
00:15:21sur le fond,
00:15:22c'était un formidable
00:15:23discours politique.
00:15:25Aujourd'hui,
00:15:26il n'y a aucun autre candidat
00:15:28qui est capable
00:15:28de faire un discours
00:15:30avec cette force,
00:15:32cette cohérence,
00:15:33même si on rejette
00:15:35totalement ce qu'il propose.
00:15:37Et est-ce que Raphaël Glucksmann
00:15:38a la stature, selon vous,
00:15:39et les moyens
00:15:40de rattraper le retard
00:15:41avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:15:42Je pense que ça va être
00:15:43très difficile.
00:15:44Pour l'instant, en tout cas,
00:15:46il y a du côté
00:15:46de la France insoumise
00:15:47et de Jean-Luc Mélenchon,
00:15:49ce n'est pas une élection
00:15:49de parti,
00:15:50il faut arrêter
00:15:51de se tromper d'élection.
00:15:52C'est une élection
00:15:53de personne.
00:15:55Je ne parle pas ici
00:15:56comme un homme de droite,
00:15:58comme quelqu'un
00:15:59qui défend un camp,
00:16:00je n'en défends aucun
00:16:01dans cette élection.
00:16:02Comme ça,
00:16:03les choses sont claires.
00:16:05Je voudrais plutôt
00:16:06parler en clinicien,
00:16:07c'est-à-dire faire
00:16:08l'analyse clinique
00:16:09de cette campagne
00:16:10et de ce qui vient
00:16:11de se passer.
00:16:12De ce qui vient de se passer,
00:16:13oui.
00:16:13Mais c'est ça le problème,
00:16:14c'est que j'ai peur
00:16:17que le clinicien
00:16:17soit effectivement
00:16:18un médecin légiste.
00:16:19Non, non, rassurez-vous.
00:16:20Mais pas que pour le Parti Socialiste.
00:16:23Je parle du paysage politique français
00:16:25et de la quasi-totalité
00:16:27des familles politiques.
00:16:29Alors, si vous voulez,
00:16:31d'abord, première chose,
00:16:32moi, ce qui me frappe,
00:16:33déjà dans le tour de table,
00:16:35on n'a parlé que des partis,
00:16:37que des histoires de partis,
00:16:38d'alliances, etc.
00:16:39Ce qui n'est pas d'actualité,
00:16:41peut-être le sera-t-il
00:16:42au second tour,
00:16:43si jamais la configuration
00:16:46appelle un barrage
00:16:47d'un côté ou de l'autre,
00:16:48il faudra savoir.
00:16:49Là, on verra ce que fait
00:16:50Raphaël Lucemin,
00:16:51ce que feront les socialistes
00:16:52s'ils ont à choisir
00:16:53entre M. Mélenchon
00:16:54et Mme Le Pen, par exemple.
00:16:56Bon, on verra.
00:16:57Qu'est-ce qui est important
00:16:58ce soir, alors ?
00:16:59Non, alors, premièrement,
00:17:00moi, je constate une chose,
00:17:01c'est que vraiment,
00:17:03la méthode des primaires,
00:17:04c'est la pire invention
00:17:06du régime des partis.
00:17:07C'est...
00:17:08Alors, et deuxièmement,
00:17:10je pense qu'il faut
00:17:11qu'on arrête
00:17:11de toujours parler en pourcentage,
00:17:14quel que ce soit
00:17:14pour les élections
00:17:15ou même pour les questions
00:17:17économiques,
00:17:19il y a eu 119 000
00:17:20et quelques votants.
00:17:23La primaire citoyenne
00:17:24de 2017,
00:17:26c'était 1,5 million ou 6.
00:17:28C'est une primaire ouverte,
00:17:29c'est pas pareil.
00:17:30Oui, mais ça fait rien.
00:17:31C'est une primaire ouverte.
00:17:31Ça fait rien.
00:17:32Non, mais ça,
00:17:32c'est vrai que ça revient,
00:17:33souvent.
00:17:33Quand on dit les Français,
00:17:35regardez le sacre,
00:17:37les Français,
00:17:37les Français,
00:17:38119 000.
00:17:38C'est pareil pour la primaire
00:17:40de LR,
00:17:41quand on a dit,
00:17:42regarde le score
00:17:42de Veneur-Ottawa,
00:17:44ben oui,
00:17:44c'est un score
00:17:45sur 100 000 personnes.
00:17:45Bon, la dernière,
00:17:47c'était 1,5 million,
00:17:48mais la fois d'avant
00:17:51pour Hollande,
00:17:52c'était 2,5 millions
00:17:54et pour Fillon,
00:17:55c'était 4 millions.
00:17:55C'était une primaire
00:17:56où il a gagné,
00:17:57d'ailleurs.
00:17:58donc les primaires
00:17:59ne sont pas des échecs.
00:18:00Donc, vous dites
00:18:01comme Alexis Corbière
00:18:02tout à l'heure
00:18:02sur ce plateau,
00:18:03il faut qu'il redescende
00:18:04d'un cran,
00:18:05Raphaël Glucksmann,
00:18:06on parle de 120 000 personnes
00:18:07qui ont voté,
00:18:08il faut relativiser en fait.
00:18:09Mais il faut relativiser
00:18:10toujours.
00:18:10Il vaut mieux qu'il y en ait
00:18:11qui votent que pas du tout.
00:18:12Non, mais moi,
00:18:13justement,
00:18:13on fait partie d'un camp
00:18:15et on peut s'en en enrégueillir
00:18:17où on demande l'avis
00:18:18aux militants,
00:18:19aux sympathisants.
00:18:19C'est pas le cas
00:18:20de tous les partis.
00:18:21Je voudrais faire juste
00:18:22une réponse.
00:18:24Allez-y.
00:18:24Non, parce qu'il dit
00:18:25pourtant, il a gagné
00:18:27Hollande.
00:18:28Oui, il a gagné
00:18:29mais dans de telles conditions
00:18:30qu'un an et demi après,
00:18:31il avait perdu la moitié
00:18:32de son parti.
00:18:33Ça, c'est vrai.
00:18:33Ça, c'est de sa faute.
00:18:35Non, mais c'est aussi
00:18:35sa faute.
00:18:36C'est de la faute.
00:18:36Mais donc, où voulez-vous
00:18:37en venir ?
00:18:37C'est que les primaires,
00:18:38ça divise les partis.
00:18:41Moi, j'ai regardé
00:18:42quelques-unes,
00:18:43enfin, un des trois débats,
00:18:45la deux des trois débats
00:18:46et franchement,
00:18:47ça m'a rappelé
00:18:48les mauvais souvenirs
00:18:49de la primaire de 2017
00:18:51pour la droite et le centre.
00:18:55C'est-à-dire que
00:18:56vous avez parlé
00:18:57ce qui était inévitable.
00:18:59Vous avez parlé entre vous
00:19:00sans parler aux gens.
00:19:01Écoutez ce que dit
00:19:02un homme de droite ce soir,
00:19:03David Lissnard.
00:19:04Bravo à la gauche
00:19:05qui a su rapidement
00:19:06organiser une primaire
00:19:07et félicitations aux vainqueurs.
00:19:09La droite devrait être capable
00:19:10de faire de même
00:19:11comme je le propose
00:19:12depuis des mois.
00:19:13Il y en a que ça fait rêver
00:19:14à droite.
00:19:14Ah mais oui,
00:19:15ça fait rêver un tas de gens.
00:19:16Le régime des partis,
00:19:18ça fait rêver un tas de gens.
00:19:18Les primaires,
00:19:19ça fait rêver un tas de gens.
00:19:20Quand on voit dans quel état
00:19:22on a mis le pays
00:19:23avec ce genre de raisonnement,
00:19:25moi je ne m'arrive pas
00:19:26à m'en satisfaire.
00:19:27Je précise juste
00:19:28sur les images
00:19:29qui nous parviennent
00:19:29en direct.
00:19:30C'est le convoi
00:19:31de Raphaël Glucksmann
00:19:32qui encore une fois
00:19:32a quitté France Télévisions
00:19:34pour rejoindre
00:19:34le 20ème arrondissement de Paris.
00:19:36Ce n'est pas à côté.
00:19:37J'habite dans le 20ème
00:19:38donc je sais qu'il y a
00:19:39une petite trotte d'ici
00:19:40donc il va retrouver ses troupes
00:19:41en fait.
00:19:42Ça va être la fête ce soir.
00:19:43Oui, ça va être
00:19:44un moment de joie partagée
00:19:46effectivement.
00:19:47C'est un moment d'amitié
00:19:48avec les militants
00:19:50et tous les gens
00:19:51qui ont soutenu
00:19:51la candidature
00:19:51de Raphaël Glucksmann.
00:19:52Moi je ne sais pas
00:19:53si on va passer la soirée
00:19:54à parler des primaires
00:19:55parce que d'un certain point de vue
00:19:56c'est un peu derrière nous
00:19:57là quand même.
00:19:58On vient d'en sortir.
00:19:59Les primaires...
00:20:00Ça laisse des traces.
00:20:01Oui mais enfin
00:20:02c'est le régime des partis.
00:20:04Vous dites que c'est
00:20:04le régime des partis
00:20:05les primaires.
00:20:06Le régime des partis
00:20:07c'est quand des partis
00:20:08désignent dans des conclaves
00:20:09fermés
00:20:10des candidats
00:20:11à l'élection présidentielle
00:20:12dont on ne sait pas
00:20:13s'il y en avait d'autres
00:20:14qui étaient possibles.
00:20:15Moi je trouve...
00:20:16Alors je ne sais pas
00:20:18si c'est mieux
00:20:19au RN,
00:20:20à LFI
00:20:21quand on nous dit
00:20:22voilà la candidate.
00:20:23Donc dans la mesure
00:20:24où les institutions
00:20:25de la Ve République
00:20:26ont évolué
00:20:27dans le rapport
00:20:27à la démocratie
00:20:28que les gens
00:20:29aient envie
00:20:30de désigner leur candidat
00:20:31dès lors qu'il y en a plusieurs
00:20:33je ne sais pas
00:20:33comment on peut faire autrement
00:20:34et je trouve que
00:20:35cette primaire-là
00:20:36elle est digne.
00:20:38Il y a eu des moments
00:20:38difficiles dans les débats
00:20:40il y a eu des moments
00:20:41magnifiques
00:20:42aussi dans ces débats.
00:20:43Moi je suis très heureuse
00:20:44qu'Emmanuel Morel,
00:20:45Jérôme Gage
00:20:46aient pu être entendus
00:20:47et pu connaître
00:20:48et pu faire valoir leurs idées
00:20:49parce qu'on a besoin d'eux.
00:20:50Voilà, on n'a pas besoin d'eux.
00:20:50Juste Laurence Rossignol
00:20:51donc l'équipe de Raphaël Glucksmann
00:20:53qui est en train d'arriver
00:20:55dans ce qu'on peut considérer
00:20:56comme son QG
00:20:57du 20e arrondissement
00:20:58là où ses fidèles,
00:21:00ses soutiens
00:21:00l'attendent ce soir.
00:21:02Il vient de prendre la parole
00:21:03Raphaël Glucksmann.
00:21:05Raquel Garrido
00:21:05on ne vous a pas encore entendu
00:21:06sur ces images
00:21:08qui est en train de se passer ce soir.
00:21:09Juste peut-être un commentaire
00:21:11quand même
00:21:11Laurence Rossignol
00:21:13sur le visage
00:21:14de Raphaël Glucksmann.
00:21:15Vous disiez tout à l'heure
00:21:16qu'on n'était pas vraiment surpris
00:21:18par cette victoire
00:21:18et pourtant
00:21:19quand on voit le résultat tomber
00:21:21il y a des images
00:21:22qui ont été données
00:21:22par son équipe
00:21:23au moment où le résultat tombe
00:21:24et il est entouré
00:21:25de ses plus proches collaborateurs.
00:21:26On sent quand même
00:21:28qu'il fait une petite chute
00:21:29de quelques étages
00:21:30et qu'il est un peu sidéré
00:21:32par ce score lui-même, non ?
00:21:34Oui, oui, c'est un très gros score.
00:21:35On n'avait pas imaginé
00:21:36un score aussi élevé.
00:21:38Tous ceux qui ont été candidats
00:21:40à des élections ici
00:21:41savent qu'elle est
00:21:42ces sentiments contradictoires
00:21:44qu'on a dans la journée
00:21:45avant les résultats.
00:21:46On a envie de penser ça.
00:21:47On l'écoute.
00:21:48Il parle.
00:21:49Il parle.
00:21:49Je vous le dirai.
00:21:56Qu'est-ce que vous dites
00:21:57ce soir à Ségolène Royal
00:21:58qui dit que le stagiaire
00:22:00a gagné ?
00:22:01Demain, il y a une matinale.
00:22:02On va réserver.
00:22:03Stop, stop, stop.
00:22:04Il y a des cartes.
00:22:06On va vous écarter.
00:22:09Il y a un perche.
00:22:10Mes cheveux, mes cheveux, mes cheveux.
00:22:14Oui, ça va.
00:22:15Bon.
00:22:22Non, non, non, non.
00:22:25Allez, voilà.
00:22:26C'est Lamia.
00:22:28Lamia, viens.
00:22:28C'est le recouvrage, il y a avec.
00:22:30Viens, David.
00:22:31Hé, laissez passer.
00:22:33Sérieusement, là.
00:22:34Oh, oh, oh.
00:22:38Lamia, viens.
00:22:42Lamia.
00:22:42Elle est là.
00:22:43Elle est là, elle est là.
00:22:44C'est lui qui va
00:22:45le premier poste, le score
00:22:46à 66%.
00:22:46RAPAEL !
00:22:50RAPAEL !
00:23:00RAPAEL !
00:23:04RAPAEL !
00:23:05RAPAEL !
00:23:06RAPAEL !
00:23:07RAPAEL !
00:23:07RAPAEL !
00:23:08Ma mère vous embrasse.
00:23:10Ma mère vous embrasse.
00:23:11Vous envoie sa bénédiction.
00:23:13Et on savait.
00:23:15Il y a des images qui nous parviennent en direct.
00:23:17On va les commenter, ces images.
00:23:19On va les commenter, ces images qui nous parviennent en direct.
00:23:22Serge RAPI, vous vouliez dire un mot.
00:23:24Je vois les personnalités qu'on a vues accueillir
00:23:26après le Glucksmann.
00:23:28On voit qu'il y a beaucoup d'élus de terrain,
00:23:31beaucoup d'élus des territoires français.
00:23:34Et cette victoire, elle est aussi liée
00:23:36au fait qu'il a été soutenu
00:23:39par des gens très, très importants dans le parti.
00:23:41On a vu Nicolas Maillard-Rossignol, le maire de Rouen.
00:23:45Il y a Michael Delafosse, le maire de Montpellier.
00:23:47Il y a Carole Delga, Laurence Rossignol
00:23:50qui était là il n'y a pas très longtemps,
00:23:51qui est une sénatrice très importante dans le Parti Socialiste.
00:23:54Donc les élus de terrain, des territoires
00:23:56ont joué un rôle beaucoup plus important qu'on ne croit
00:23:59dans ce score qui est quand même extraordinaire.
00:24:01Il ne faut pas le négliger.
00:24:02Mais c'est le signe quand même
00:24:03que ces élus de territoire, encore une fois,
00:24:07ce sont des gens qui s'étaient opposés
00:24:08à la direction actuelle du Parti Socialiste.
00:24:10Donc c'est une défaite,
00:24:12une gifle monumentale
00:24:13de la direction du Parti Socialiste aujourd'hui.
00:24:16François Ruffin dit ce soir,
00:24:18quelle surprise !
00:24:19Raphaël Glucksmann remporte la primaire
00:24:21de Raphaël Glucksmann.
00:24:23Ça vous fait rire, Raquel Garrido ?
00:24:25Oui, je ris un peu jaune.
00:24:27Qui était votre candidat ?
00:24:29Je sais que vous, vous avez voté à cette primaire.
00:24:31Moi, si vous voulez,
00:24:33j'ai fait trois campagnes présidentielles
00:24:35avec Jean-Luc Mélenchon
00:24:36qui étaient des très belles campagnes.
00:24:38Et à chaque fois, on a perdu.
00:24:40Parce qu'on n'a pas su suffisamment
00:24:43rassembler la gauche
00:24:44au fin d'être au second tour.
00:24:46Donc, depuis 2022,
00:24:48moment où la France Insoumise
00:24:50a changé de stratégie
00:24:51et a construit la NUPES
00:24:53avec le Parti Socialiste,
00:24:55finalement, a enterré la hache de guerre
00:24:56à ce moment-là avec le Parti Socialiste,
00:24:58un nouvel espoir s'était ouvert.
00:25:00Moi, j'ai été élue députée
00:25:01pour la première fois de ma vie en 2022.
00:25:03J'ai été députée NUPES
00:25:04comme 150 autres députés.
00:25:06Et pour moi, il y avait quand même
00:25:08un truc très simple à faire
00:25:09entre 2022 et 2027.
00:25:10C'était ça.
00:25:11La feuille de route,
00:25:12elle était simple, en fait.
00:25:13Il fallait continuer la NUPES,
00:25:15renforcer le programme,
00:25:16arbitrer des désaccords éventuels,
00:25:19élargir,
00:25:19et effectivement,
00:25:20trouver la modalité
00:25:21de trouver l'incarnation
00:25:22non seulement pour la présidentielle,
00:25:24mais aussi pour
00:25:24toutes les circonscriptions, en fait,
00:25:26et continuer cette croissance
00:25:27pour gouverner la France.
00:25:28Ça n'a pas fonctionné.
00:25:29Mais là, ce n'est pas une législative,
00:25:31c'est une présidentielle.
00:25:32Oui, mais peu importe.
00:25:33La stratégie de la NUPES,
00:25:34pour moi,
00:25:35elle devait être fonctionnelle
00:25:37au fait de gouverner ce pays.
00:25:39Pour gouverner,
00:25:40ce n'est pas seulement la présidentielle.
00:25:41D'ailleurs, tu l'as dit
00:25:42à juste titre dans cette campagne
00:25:43qu'il fallait sortir
00:25:45du présidentialisme monarchique,
00:25:47etc.
00:25:47Donc, la question de la législative...
00:25:49C'est le désaccord que j'ai
00:25:49avec M. Guénaud.
00:25:50Mais c'était qui,
00:25:50votre candidat, Raquel ?
00:25:52C'était Olivier Faure,
00:25:53votre candidat ?
00:25:54Alors, moi,
00:25:55je n'étais pas invitée
00:25:56à cette primaire-là.
00:25:58Je sais que vous avez voté.
00:25:59Puisque moi,
00:26:00je me suis battue
00:26:01pour qu'on arrive
00:26:03et on allait se parler
00:26:04le vainqueur.
00:26:05Qu'est-ce que vous allez leur dire ?
00:26:07Vous allez voir,
00:26:08je vais leur parler.
00:26:09Je vais avoir un peu de patience.
00:26:11C'est juste là,
00:26:12les roses,
00:26:12vous pouvez couler dans la mer,
00:26:13je sais dans le coin.
00:26:14L'avenir !
00:26:19Il ne sait pas,
00:26:20il n'est pas fini, là.
00:26:26Non, je suis convaincu
00:26:29que les images étaient belles.
00:26:35C'est lui qui choisit
00:26:36au moment où il parle,
00:26:38Raphaël Gluxban,
00:26:39Raquel Garrido.
00:26:40Vous le félicitiez tout de même,
00:26:41même si ça n'était pas
00:26:42votre candidat.
00:26:43Oui, mais bien évidemment,
00:26:44parce que c'est important,
00:26:46les soirées de démocratie.
00:26:48Moi, je crois beaucoup
00:26:49à la souveraineté du peuple.
00:26:50Je suis une vraie républicaine
00:26:51par rapport à ça.
00:26:52Je trouve ça beau
00:26:52quand les gens prennent possession
00:26:54de leur avenir,
00:26:55de leur vie.
00:26:55Et je suis ravie
00:26:57que 140 000,
00:26:59120 000 personnes
00:27:00aient décidé
00:27:01de s'organiser démocratiquement.
00:27:03Et ça ne purge pas
00:27:04le problème intérieur
00:27:05que je présentais
00:27:06qui est celui
00:27:07que la gauche des Unis
00:27:07n'arrive pas au second tour.
00:27:09Mais pour moi,
00:27:11on est dans la bonne voie.
00:27:13C'est-à-dire,
00:27:13pour moi,
00:27:13le modèle,
00:27:14c'est plutôt
00:27:15Mamdani, etc.
00:27:16C'est-à-dire,
00:27:16comment on fait
00:27:16quand la gauche est très diverse,
00:27:20comment on fait
00:27:20pour obtenir
00:27:21cette unicité
00:27:22des candidatures
00:27:23malgré la grande diversité ?
00:27:25Aux Etats-Unis,
00:27:26Mamdani,
00:27:27il est dans une primaire
00:27:28avec des gens
00:27:29qui sont très très éloignés
00:27:31de lui.
00:27:31Mais comme il gagne
00:27:32à la loyale la primaire,
00:27:35au final,
00:27:35il peut gagner New York.
00:27:36Et c'est ça qui a manqué
00:27:37finalement aujourd'hui
00:27:38à la gauche française.
00:27:39C'est que Jean-Luc Mélenchon
00:27:40n'a pas osé finalement
00:27:42aller dans une primaire
00:27:43avec le reste de la gauche.
00:27:46Raphaël Glucksmann
00:27:46n'a pas osé
00:27:48aller dans une primaire
00:27:48Si on se projette,
00:27:49Fraquel,
00:27:49parce que là,
00:27:50vous revenez beaucoup
00:27:50sur le passé,
00:27:51sur la nupelle,
00:27:53mais si on se projette,
00:27:54qu'est-ce que...
00:27:55Si on se projette,
00:27:56la gauche des Etats-Unis,
00:27:57elle n'arrive pas
00:27:57au second tour.
00:27:58Donc ce soir,
00:27:59ce n'est pas une bonne nouvelle.
00:28:00La désunion de la gauche,
00:28:01elle s'est jouée en deux actes.
00:28:01Mais est-ce qu'il peut
00:28:02la rassembler, cette gauche ?
00:28:03Ce soir,
00:28:04il y a le deuxième acte
00:28:04de la désunion de la gauche.
00:28:05Le premier acte,
00:28:06c'est la quatrième candidature
00:28:07de Mélenchon.
00:28:08Ça, c'est le premier acte.
00:28:09Le deuxième acte,
00:28:10c'est le choix
00:28:11de Raphaël Glucksmann
00:28:13dans une stratégie
00:28:13telle qu'il l'a lui-même énoncée,
00:28:15c'est-à-dire
00:28:15jamais d'alliance
00:28:16avec la France insoumise.
00:28:17Et d'ailleurs,
00:28:18sa base lui demande
00:28:19précisément ça,
00:28:20c'est-à-dire son score.
00:28:22L'intensité
00:28:22de cette radicalité
00:28:24anti-ELEFI
00:28:24qu'il porte,
00:28:25c'est précisément
00:28:26ce qui lui a été demandé.
00:28:27Et il est livré.
00:28:28Ils ne pourront pas
00:28:29se mettre d'accord sur ça ?
00:28:30Donc c'est une difficulté
00:28:31objective pour nous à gauche
00:28:32parce que si on a...
00:28:34En fait,
00:28:34le camp des diviseurs,
00:28:36les deux mâchoires
00:28:36des diviseurs,
00:28:38dans leur intensité,
00:28:39dans leur radicalité,
00:28:40ont mis 2 à 0
00:28:41au camp des unitaires.
00:28:43Or,
00:28:44avec la méthode
00:28:45des diviseurs,
00:28:46pour le moment,
00:28:47on a perdu...
00:28:47C'est extraordinaire
00:28:47comme discours.
00:28:49En même temps,
00:28:50c'est ce que Raquel Garrido
00:28:52a toujours pensé.
00:28:53Pour le coup,
00:28:54il y a une forme de constance.
00:28:55Aurore Laluc,
00:28:55vous qui faites partie
00:28:57des fidèles soutiens
00:28:58de Raphaël Guzman,
00:28:59vous l'avez accompagné
00:29:00tout au long de cette campagne,
00:29:02racontez-nous
00:29:02ce qu'on ne voit pas.
00:29:03Il est dans quel état d'esprit ?
00:29:05Comment...
00:29:06Il est déterminé.
00:29:07Il a toujours été déterminé.
00:29:09Comment il vit cette soirée ?
00:29:10Ça fait des mois
00:29:11qu'il est déterminé.
00:29:12Je pense qu'il l'a vu
00:29:14comme...
00:29:15à la fois comme
00:29:16un très grand honneur,
00:29:19beaucoup d'encouragement,
00:29:21parce que, je veux dire,
00:29:22quand on a autant de candidats
00:29:25avec un corps électoral
00:29:26qu'on ne connaît pas forcément,
00:29:27gagner en 2 tours,
00:29:29ce serait la logique,
00:29:30en réalité.
00:29:30Non seulement il gagne en 1 tour,
00:29:32mais il gagne au la main.
00:29:32Donc je crois qu'il n'y a pas
00:29:33de discussion, en réalité.
00:29:35C'est ce qu'ont voulu
00:29:35tous les gens
00:29:37qui ont participé
00:29:38à cette primaire.
00:29:39Et donc, attention
00:29:40à ne pas insulter
00:29:40les gens qui ont voté,
00:29:42qui ont demandé cette ligne,
00:29:43en fait.
00:29:44Pourquoi vous dites ça ?
00:29:45Pourquoi vous dites ça ?
00:29:47Il a beaucoup de force...
00:29:48Attention à ne pas insulter.
00:29:50Parce que je vois
00:29:50certaines réactions.
00:29:51Il a beaucoup de force
00:29:52derrière lui,
00:29:52beaucoup d'encouragement.
00:29:54Et maintenant,
00:29:55je crois que ça fait des mois
00:29:56qu'il a...
00:29:59On rejoute.
00:30:00en réalité.
00:30:01Et je crois que ça fait des mois
00:30:02qu'il y a toute une partie
00:30:02de la gauche
00:30:03qui a hâte aussi
00:30:03de se mettre en campagne.
00:30:05Vous, vous allez,
00:30:05Emmanuel Morel,
00:30:06pour le coup,
00:30:06vous avez fait partie
00:30:07de ceux qui très vite
00:30:08ont dit
00:30:08« Moi, je vais faire campagne
00:30:10pour lui,
00:30:11je respecte le résultat. »
00:30:12Est-ce que vous avez envie
00:30:13d'occuper un rôle particulier
00:30:15dans cette campagne ?
00:30:16Est-ce que...
00:30:16Non mais le rôle
00:30:18d'un militant
00:30:20est déterminé
00:30:21et loyal
00:30:22et exigeant,
00:30:23sur le fond,
00:30:24parce que
00:30:26les difficultés,
00:30:27comme disait Braque des Rousseaux,
00:30:28elles commencent maintenant.
00:30:29C'est-à-dire,
00:30:30pour Raphaël Gluckspahn,
00:30:31il s'agit,
00:30:32comme je le disais,
00:30:33de s'adresser à toute la gauche
00:30:34mais de s'adresser aussi
00:30:35aux Françaises et aux Français
00:30:36qui n'ont pas envie
00:30:37de ce scénario
00:30:38dont on parlait
00:30:38à un deuxième tour
00:30:39Le Pen-Mélenchon,
00:30:41qui sont
00:30:43pleins de contradictions.
00:30:44À la fois,
00:30:44ils sont en colère,
00:30:45ils sont inquiets
00:30:46et en même temps,
00:30:47il y a quand même,
00:30:48je crois,
00:30:48une aspiration
00:30:49au rassemblement,
00:30:50au fait de recréer du commun,
00:30:52de redresser le pays
00:30:53et dans la justice.
00:30:54Et ça,
00:30:54ça va être tout l'enjeu
00:30:55pour Raphaël Gluckspahn.
00:30:56Mais je voulais quand même
00:30:57rassurer Raquel,
00:30:58c'est une élection présidentielle
00:31:00donc évidemment,
00:31:00de toute façon,
00:31:01nous n'aurions pas tous été
00:31:02tous derrière
00:31:04Jean-Luc Mélenchon,
00:31:05le petit doigt
00:31:05sur la couture de pantalon.
00:31:06Mais je n'ai jamais proposé ça.
00:31:07Il y a une compétition.
00:31:08C'est même sûr que non.
00:31:09Précisément,
00:31:10la candidature de Jean-Luc Mélenchon
00:31:11était celle qui empêchait
00:31:12l'unité.
00:31:13C'est pour ça qu'il fallait
00:31:14accepter que peut-être
00:31:15ce ne fût pas lui le candidat.
00:31:16Et j'ai porté ce débat
00:31:17à la France Insoumise
00:31:18avec le tarif
00:31:19qu'on a vu,
00:31:20les conséquences qu'on a vues.
00:31:21Il ne faut pas être inquiet de ça.
00:31:21Je pense que ça,
00:31:22c'est naturel et sain
00:31:23qu'il y ait une concurrence
00:31:24à gauche à la présidentielle.
00:31:25Je voudrais par contre...
00:31:26Ça nous a effacé
00:31:26du second tour déjà deux fois,
00:31:28Emmanuel.
00:31:28Je voudrais par contre
00:31:29dire mon désaccord
00:31:30avec M. Guénaud,
00:31:32mais c'est normal,
00:31:32c'est un zélateur
00:31:33de la Ve République.
00:31:34Moi, il parle de régime
00:31:35des partis.
00:31:36Moi, je trouve ça très sain
00:31:37que des partis...
00:31:38Là, en l'occurrence,
00:31:39il y en avait trois.
00:31:40Et vous savez quoi ?
00:31:40Moi, j'aspire à une refondation
00:31:42bien plus profonde
00:31:43de la gauche.
00:31:44C'est ce à quoi...
00:31:45C'est finalement aussi
00:31:46quelque chose
00:31:46qui m'enthousiasme.
00:31:47Parce que là,
00:31:47il y a besoin d'un dépassement,
00:31:49il y a besoin de quelque chose
00:31:50de beaucoup plus large.
00:31:51Mais que des partis
00:31:53se mettent ensemble,
00:31:54choisissent un candidat
00:31:55à l'issue de débats
00:31:56qui certes ont été
00:31:57un peu rugueux,
00:31:58mais en même temps,
00:31:58il y avait aussi des convergences.
00:31:59C'était ça qui était bien.
00:32:00Ce n'était pas
00:32:00le congrès du PS.
00:32:01Je ne suis pas d'accord,
00:32:02moi, là-dessus.
00:32:03C'était des visions
00:32:04de la France
00:32:05qui s'opposaient,
00:32:05des visions des alliances
00:32:07qu'on a beaucoup
00:32:08surjouées là-dessus.
00:32:09Mais la vérité,
00:32:10quand même,
00:32:10c'est qu'on sort de là
00:32:11avec un candidat
00:32:12qui est bien élu
00:32:13et des propositions
00:32:14qui ont émergé
00:32:15dans le débat.
00:32:15C'est ça qui compte.
00:32:16Donc, une dynamique
00:32:17pour le porter.
00:32:17D'ailleurs, je précise
00:32:18que là,
00:32:19ce sont les images
00:32:20de la cantine de Belleville
00:32:21dans le 20e arrondissement
00:32:22où Raphaël Glucksmann
00:32:23est arrivé il y a
00:32:24quelques minutes.
00:32:25Tout le monde
00:32:25est en train
00:32:26de se mettre en place,
00:32:27notamment les journalistes,
00:32:28parce qu'il va
00:32:29s'exprimer.
00:32:30Nora Hamadi,
00:32:32ce score est d'autant
00:32:33plus surprenant,
00:32:3566%,
00:32:36un plébiscite
00:32:37parce qu'on ne peut pas
00:32:38dire qu'il ait fait
00:32:40une campagne,
00:32:41comment dire,
00:32:42où il s'est imposé,
00:32:44notamment au cours
00:32:45des trois débats.
00:32:46Il l'a parfois subi
00:32:47et notamment
00:32:48face à Ségolène Royal.
00:32:49Et pourtant,
00:32:50ce score ce soir.
00:32:51Oui, mais en fait,
00:32:52c'est ça qui est intéressant
00:32:53dans les réactions,
00:32:53notamment,
00:32:54vous citiez celle
00:32:55de François Ruffin
00:32:56tout à l'heure.
00:32:56C'est-à-dire que là,
00:32:57on entend cette petite musique
00:32:58qui est, finalement,
00:32:59on a construit
00:33:01un cadrage
00:33:02qui lui était finalement
00:33:03favorable.
00:33:03Maintenant,
00:33:04l'enjeu,
00:33:05et puis,
00:33:05il faut savoir
00:33:06à qui on s'adresse.
00:33:07C'est-à-dire que là,
00:33:07dans ce type de campagne,
00:33:09on s'adresse en fait
00:33:09à son camp de base.
00:33:11Donc,
00:33:11on fait des chicaillards,
00:33:12on essaye de créer
00:33:13des lignes de divergence.
00:33:15Maintenant,
00:33:15pardon,
00:33:16j'ai envie de dire,
00:33:16c'est maintenant
00:33:17que le match commence.
00:33:18Et ce match commence
00:33:19avec des difficultés énormes
00:33:21qui vont être
00:33:21qu'est-ce que cette gauche,
00:33:23incarnée désormais
00:33:24par Raphaël Glucksmann,
00:33:25a à dire aux Français ?
00:33:26En l'état,
00:33:27après trois débats,
00:33:28je ne sais pas
00:33:28ce qu'elle a à dire.
00:33:29Et c'est peut-être ça,
00:33:30en fait,
00:33:30l'enjeu.
00:33:32Emmanuel Morel
00:33:33disait à l'instant,
00:33:34comment est-ce qu'on passe
00:33:35cette logique de dépassement ?
00:33:36Comment on fait
00:33:37pour dépasser
00:33:37les logiques de parti ?
00:33:39Et on voit bien aujourd'hui
00:33:39que les partis,
00:33:40pardon,
00:33:41ce n'est pas vous faire offense,
00:33:42ne pèsent absolument plus rien
00:33:44et ce n'est pas nouveau.
00:33:45Nous avons un président
00:33:47de la République,
00:33:47Emmanuel Macron,
00:33:48qui a été élu
00:33:49en dehors même
00:33:49des logiques de parti.
00:33:50Et donc,
00:33:51tout le monde,
00:33:51permettez-moi de le dire,
00:33:53pense qu'un quart d'heure
00:33:53warolien est possible.
00:33:55Donc,
00:33:55on y va chacun
00:33:56de sa candidature
00:33:57en se disant
00:33:57pourquoi pas,
00:33:58moi aussi,
00:33:58je peux avoir rendez-vous
00:33:59avec le peuple.
00:34:00Dont acte.
00:34:01Mais pour proposer quoi ?
00:34:02Aujourd'hui,
00:34:03moi,
00:34:03je n'ai pas vu
00:34:04dans cette dynamique
00:34:06de primaire
00:34:06la possibilité même
00:34:08d'avoir quelque chose
00:34:09d'un allant programmatique
00:34:11qui parle véritablement
00:34:12de ce que les Français
00:34:13sont en train de traverser.
00:34:15avec peut-être
00:34:16Emmanuel Morel,
00:34:17vous,
00:34:17vous avez,
00:34:18justement,
00:34:19parce qu'on a entendu
00:34:19beaucoup de Chicaïa,
00:34:20alors ça,
00:34:20c'est ce que moi,
00:34:21j'avais autour de moi
00:34:22des gens.
00:34:22Pas que quand même.
00:34:23Pas que,
00:34:23mais beaucoup.
00:34:25Ou alors,
00:34:25c'est peut-être
00:34:26parce que les médias
00:34:26se sont un petit peu
00:34:29attardés
00:34:29sur ces dynamiques
00:34:31de divergence,
00:34:32peut-être.
00:34:33Mais maintenant,
00:34:33c'est qu'est-ce qu'on a à dire
00:34:34et puis alors à qui on parle ?
00:34:36Et c'est bien là le sujet.
00:34:37C'est-à-dire que
00:34:38qu'est-ce qu'aujourd'hui
00:34:39la gauche qui n'a jamais,
00:34:40pardon,
00:34:41été aussi rabougrie,
00:34:45face à ce que les Français traversent,
00:34:48c'est-à-dire des problématiques
00:34:50existentielles
00:34:51de pouvoir d'achat.
00:34:53On a des gosses
00:34:54qui sont dans la rue
00:34:55qui se font arracher les yeux,
00:34:57arracher des mains.
00:34:58On a effectivement
00:35:00des problématiques internationales
00:35:03qui sont centrales.
00:35:03Arracher les yeux,
00:35:04c'est un peu excessif.
00:35:05Mais, pardon ?
00:35:06Il n'y a pas eu d'arrachage de...
00:35:07Il y a eu un éborgnement.
00:35:09Il y a eu des blessures.
00:35:09Il y a eu des manifestants blessés.
00:35:10Il y a aussi 712 policiers
00:35:12qui ont été blessés.
00:35:13Il faut arrêter de...
00:35:15Voilà, vous voyez,
00:35:16Raphaël Glucksmann.
00:35:17On peut s'attendre...
00:35:19Et en prochain...
00:35:20On va arrêter de se dire
00:35:21que c'est normal
00:35:22d'avoir ce type
00:35:24de traitement des gosses.
00:35:26C'est pas un aspect...
00:35:28Il y a un nouveau rendez-vous,
00:35:29d'ailleurs,
00:35:29de cette contestation
00:35:31de cette manière
00:35:34est absolument scandaleux.
00:35:37Vous n'êtes pas d'accord
00:35:38sur ce sujet.
00:35:39C'est pas grave,
00:35:39vous savez,
00:35:40ce ne sera pas la prochaine...
00:35:40Mais c'est pas grave,
00:35:41vous n'êtes pas obligés
00:35:42d'être d'accord.
00:35:43Contre la violence,
00:35:44c'est ça.
00:35:45S'il vous plaît,
00:35:45alors pas tous en même temps,
00:35:47vraiment,
00:35:47pas du tout tous en même temps.
00:35:48Non, s'il vous plaît.
00:35:49Aujourd'hui,
00:35:50ne peut pas s'allier
00:35:51avec l'FI.
00:35:52Donc, avec qui elle va s'allier ?
00:35:53Ça va être ça.
00:35:54On écoute Priorité en direct.
00:35:55On écoute Raphaël Glucksmann.
00:36:01Je voulais vous dire merci.
00:36:02Président Raphaël !
00:36:04Président Raphaël !
00:36:06Président Raphaël !
00:36:08Président Raphaël !
00:36:10Président Raphaël !
00:36:12Président Raphaël !
00:36:14Président Raphaël !
00:36:16Je voulais vous remercier
00:36:18pour tout le travail
00:36:20que vous avez effectué
00:36:22ces dernières semaines.
00:36:23Je sais l'énergie dépensée,
00:36:25je sais le temps consacré,
00:36:27je sais tout ce que vous avez fait,
00:36:30y compris dans ces dernières heures,
00:36:32pour appeler les gens
00:36:34à aller voter
00:36:35et pour aider à résoudre
00:36:37les problèmes techniques
00:36:38qu'ils rencontraient.
00:36:39Je sais aussi
00:36:41que je dois vous remercier
00:36:44en avance
00:36:45pour toutes les heures,
00:36:47toutes les journées,
00:36:49toutes les nuits,
00:36:50toutes les semaines
00:36:51que vous allez consacrer
00:36:53à cette campagne.
00:37:01Je sais...
00:37:04Je sais que vous avez tous conscience
00:37:06de l'importance du moment historique
00:37:08qu'on traverse.
00:37:09Et je sais
00:37:11que vous ne vous épargnerez
00:37:13aucune peine,
00:37:14aucun effort,
00:37:16parce que vous savez
00:37:17que nous sommes
00:37:19la force politique
00:37:20qui empêchera
00:37:21la bascule de la France
00:37:23dans la xénophobie,
00:37:24la démagogie,
00:37:25le trumpisme
00:37:26et le poutinisme
00:37:27du Rassemblement National.
00:37:33Nous sommes la force
00:37:34de la rupture
00:37:36avec dix années
00:37:38d'injustice
00:37:39et d'impuissance.
00:37:40La force de la rupture
00:37:41avec le macronisme.
00:37:43Et nous sommes...
00:37:44Et nous sommes la force
00:37:46qui montrera
00:37:48à toutes et tous
00:37:49de manière évidente
00:37:50et nette
00:37:51que l'hégémonie
00:37:52de Jean-Luc Mélenchon
00:37:53sur la gauche française
00:37:54a pris fin.
00:37:59Et donc...
00:38:05Et donc,
00:38:06nous sommes la force
00:38:07qui barra la route
00:38:09à Mme Le Pen.
00:38:11Car là est
00:38:12notre combat fondamental.
00:38:15Nous ne laisserons pas
00:38:17la France
00:38:18de Blum
00:38:19et de De Gaulle.
00:38:21Nous ne laisserons pas
00:38:22la France
00:38:23tomber dans les mains
00:38:24des héritiers
00:38:25de la soumission,
00:38:27de la collaboration
00:38:28et de la honte.
00:38:30Nous sommes
00:38:31la force
00:38:32qui va
00:38:33réenchanter
00:38:35la démocratie,
00:38:37la République,
00:38:38les idéaux de justice
00:38:39qui ont fait
00:38:40la grandeur
00:38:41de notre nation.
00:38:43On n'est pas ici !
00:38:47On est...
00:38:48On est ensemble
00:38:49dans ce combat.
00:38:51Et je sais
00:38:53que le militantisme
00:38:55politique,
00:38:56c'est difficile.
00:38:58Je sais que parfois
00:38:59on se fait engueuler.
00:39:01Je sais que des fois
00:39:03on se demande
00:39:04pourquoi
00:39:04on sacrifie
00:39:06des heures
00:39:07de congés
00:39:07et de week-end
00:39:08à une cause
00:39:10qui est plus grande
00:39:11que nous.
00:39:11mais regardez,
00:39:13vous pouvez
00:39:14vous considérer
00:39:16comme les acteurs
00:39:18d'un moment
00:39:19historique.
00:39:20Vous n'assisterez pas
00:39:21passivement
00:39:22à la bascule
00:39:23de votre pays.
00:39:25Vous serez vous
00:39:26au cœur
00:39:27de l'histoire
00:39:27qui se fabrique.
00:39:29Et je sais
00:39:30que ça,
00:39:30ça retire
00:39:32l'angoisse
00:39:32qui vous tenaille
00:39:33les tripes
00:39:34et que ça procure
00:39:35une joie profonde.
00:39:37Donc je vous le dis,
00:39:38nous ferons
00:39:39une campagne
00:39:40heureuse,
00:39:41joyeuse,
00:39:42consciente
00:39:43de la gravité
00:39:43du moment.
00:39:44Mais nous irons
00:39:45voir les citoyennes
00:39:46et les citoyens
00:39:47partout dans le pays.
00:39:48Je veux que vous alliez
00:39:49partout.
00:39:50Il n'y aura pas
00:39:50un quartier,
00:39:51pas une rue
00:39:52qui doit vous échapper.
00:39:54Dans ce pays,
00:39:55le débat démocratique
00:39:56va avoir lieu
00:39:57partout.
00:39:59Et partout,
00:40:00je veux qu'on voit
00:40:01votre sourire,
00:40:02la flamme
00:40:03que vous avez
00:40:04dans les yeux,
00:40:04la confiance
00:40:05que vous avez
00:40:06dans nos idéaux.
00:40:07Et moi,
00:40:07je ne lâcherai rien.
00:40:09Rien.
00:40:10Je suis prêt.
00:40:12Je suis prêt
00:40:12à cette bataille.
00:40:14Et toute ma vie
00:40:15m'y a préparé
00:40:16à ce moment
00:40:17où la démocratie
00:40:18n'était plus acquise,
00:40:19à ce moment
00:40:20où la République
00:40:21redevenait un combat,
00:40:22à ce moment
00:40:23où la liberté
00:40:24ou la liberté
00:40:25du continent européen
00:40:27était menacée.
00:40:29Et donc,
00:40:29je vous le dis,
00:40:30je vous le dis,
00:40:31sur nos épaules
00:40:32repose une responsabilité
00:40:33immense.
00:40:34Mais je sais,
00:40:36je sais que nous serons
00:40:37collectivement
00:40:38à la hauteur du moment.
00:40:40Merci,
00:40:41merci,
00:40:42mille fois.
00:40:42et maintenant...
00:40:45Et maintenant...
00:40:51Raphaël Président !
00:41:00Raphaël Président !
00:41:02Raphaël Président !
00:41:12Raphaël Président !
00:41:14Raphaël Président !
00:41:16Raphaël Président !
00:41:17Raphaël Président !
00:41:18Le jour du roi est allé,
00:41:22contre nous de la tyrannie,
00:41:26aussi,
00:41:26j'ai un homme qui nous a laissé,
00:41:27et l'État de la vie.
00:41:28« Les tendats sont plantés de l'État,
00:41:36Rendez-vous dans nos campagnes,
00:41:42Fugir chez les féroces soldats,
00:41:48Enquête jusque dans nos bras,
00:41:52Évanger dans nos campagnes,
00:41:57Aux âmes citoyens,
00:42:01Enquête jusque dans nos bras,
00:42:08Marchons, marchons,
00:42:11Qu'un sang à plus,
00:42:16Aux âmes citoyens,
00:42:26Maintenant, une dernière chose,
00:42:31A partir de maintenant,
00:42:34Plus une seconde ne doit être perdue,
00:42:38Plus une seconde ne doit être perdue,
00:42:41Ce n'est pas une fin en soi,
00:42:43Ce que nous vivons ce soir,
00:42:44Ce n'est qu'un début,
00:42:46Et ce que je veux,
00:42:48C'est que vous ayez conscience,
00:42:50Que vous ayez conscience,
00:42:52Que vous êtes celles et ceux,
00:42:55Qui allez redonner de la force à la gauche,
00:42:59Et de la puissance,
00:43:02Et surtout,
00:43:04De la puissance à la France,
00:43:20Voilà la Marseilliennes,
00:43:22Qui a résonné à la cantine de Belleville,
00:43:24Dans le 20ème arrondissement,
00:43:26Où Raphaël Glucksmann,
00:43:27Grand vainqueur de cette primaire de la gauche,
00:43:30Savoure sa victoire,
00:43:31Je sais que nous serons collectivement à la hauteur du moment,
00:43:35Voilà ce qu'il a dit,
00:43:36A ceux qui l'ont soutenu,
00:43:38Accompagné,
00:43:38Qu'il a remercié bien sûr,
00:43:40Pendant toute cette campagne,
00:43:41Et puis il a très vite nommé ses adversaires,
00:43:44En parlant du poutinisme,
00:43:45Du rassemblement national,
00:43:46Il dit aussi,
00:43:47Nous serons la force de la rupture,
00:43:48Avec le macronisme,
00:43:50Puis il a parlé de l'hégémonie,
00:43:52De Jean-Luc Mélenchon,
00:43:53Qui prend fin,
00:43:54Ce soir,
00:43:55Un mot,
00:43:55Les uns les autres,
00:43:56Sur ce que l'on vient d'entendre,
00:43:57Tout d'abord Serge Raffi,
00:43:58Sur la forme,
00:43:59Est-ce que vous le trouvez meilleur,
00:44:00Depuis qu'il a gagné ?
00:44:02Il est toujours quand même,
00:44:03Il a un côté toujours un peu imprécateur,
00:44:05Assez efficace,
00:44:06Mais non,
00:44:07Je ne le trouve pas meilleur,
00:44:08Je le trouve toujours égal à lui-même,
00:44:09Moi ce qui m'a intéressé,
00:44:10C'est que...
00:44:11Je vous pose la question,
00:44:12Parce qu'on lui a souvent reproché,
00:44:14De ne pas assez fendre l'armure,
00:44:16Parfois de crier dans ses prises de parole,
00:44:18De ne pas être à l'aise,
00:44:20Aujourd'hui la campagne va être longue,
00:44:22Donc le stagiaire va beaucoup,
00:44:23Beaucoup progresser,
00:44:24Si je puis dire,
00:44:25Donc il va progresser,
00:44:26C'est inévitable d'abord,
00:44:27Parce qu'il va prendre des coups,
00:44:29C'est-à-dire que le début,
00:44:31C'est toujours comme ça,
00:44:32Il va prendre des coups,
00:44:33Il va être cherché en permanence,
00:44:34Vous allez voir,
00:44:35Jean-Luc Mélenchon va commencer,
00:44:36A lancer l'artillerie,
00:44:38C'est certain,
00:44:39Moi ce qui m'a intéressé,
00:44:40Dans son discours,
00:44:41C'est qu'il a utilisé plusieurs fois,
00:44:43Le mot force,
00:44:44Il a dit plusieurs fois le mot force,
00:44:47Et vous savez,
00:44:48Il y a une...
00:44:48C'est surtout pour la question des alliances,
00:44:51On ne peut fabriquer,
00:44:53De bonnes alliances,
00:44:53Que quand on est fort,
00:44:55Il faut avoir la force de son côté,
00:44:57C'est la fameuse phrase de François Hollande,
00:45:00Qui disait,
00:45:00Ce n'est pas l'union qui fait la force,
00:45:02Mais la force qui fait l'union,
00:45:03Et la gauche a toujours gagné,
00:45:05Quand le parti socialiste était puissant,
00:45:07Là en l'occurrence,
00:45:08Le parti socialiste,
00:45:09Il était à la ramasse,
00:45:11Et là il y a un type,
00:45:11Qui est en train d'essayer de le sauver,
00:45:12C'est un peu le redader,
00:45:14Du socialisme français,
00:45:15Mais justement,
00:45:16Rupture avec Marine Le Pen,
00:45:18Rupture avec Jean-Luc Mélenchon,
00:45:20Rupture avec le macronisme,
00:45:21Qu'est-ce que nous indiquent les mots ce soir,
00:45:25Raphaël Glucksmann,
00:45:25De l'espace politique qu'il va chercher là ?
00:45:29Il fait ce que presque tous les autres font,
00:45:32Sauf les extrêmes,
00:45:34C'est-à-dire qu'au fond,
00:45:36Ne se définissent plus que,
00:45:38Contre les extrêmes,
00:45:39Les deux,
00:45:40Vous pouvez partir de LR jusqu'aux écologistes,
00:45:44Ou en tout cas au parti socialiste,
00:45:47Et puis on rajoute,
00:45:49Alors les uns rajoutent,
00:45:50Contre la gauche socialiste,
00:45:52Les autres rajoutent,
00:45:53Contre le macronisme,
00:45:54Mais voilà,
00:45:55On a absolument,
00:45:57Où est le,
00:45:58Non pas le programme,
00:45:59Parce que,
00:46:00En fait,
00:46:00Personne n'a jamais été élu sur un programme,
00:46:02Ça n'est pas vrai,
00:46:03J'en reviens,
00:46:04J'y reviens,
00:46:05On peut détester la 5ème république,
00:46:07Mais la logique personnelle,
00:46:09Et la personnification,
00:46:11Du rôle du président de la république,
00:46:13Elle est,
00:46:13Elle est inscrite,
00:46:14Non seulement dans les institutions,
00:46:16Mais dans les imaginaires,
00:46:17Voilà,
00:46:18Donc,
00:46:18Faire ce qu'on veut,
00:46:19Dire,
00:46:20On va régler le problème,
00:46:21Avec des alliances de partis,
00:46:22Avec des,
00:46:23Soit dit en passant,
00:46:24Une remarque,
00:46:24Tout à l'heure,
00:46:25Madame Rossignol,
00:46:26Dit,
00:46:27Voilà,
00:46:27C'est mieux,
00:46:27C'est plus démocratique,
00:46:28De se réunir,
00:46:29Mais moi,
00:46:30J'ai appartenu à une famille politique,
00:46:31Quand elle existait encore,
00:46:33Qui s'appelait le gaullisme,
00:46:35Et,
00:46:35Le RPA,
00:46:36C'était un parti,
00:46:37Très bonapartiste,
00:46:38Très,
00:46:38Bon,
00:46:39Et,
00:46:39C'était très intéressant,
00:46:40Parce qu'en 1981,
00:46:42Chirac a été le candidat naturel,
00:46:43Ça n'a pas empêché Michel Debré d'être candidat,
00:46:45On n'a pas exclu Michel Debré,
00:46:47En 1995,
00:46:49On a eu,
00:46:49Édouard Balladur et Jacques Chirac,
00:46:51Ça n'a pas empêché,
00:46:52Jacques Chirac de gagner,
00:46:53Et on n'a pas exclu Édouard Balladur,
00:46:54Enfin,
00:46:54Je veux dire,
00:46:54C'est violent quand même,
00:46:55Ça a été très violent,
00:46:56Oui, mais ça fait rien,
00:46:57Mais la politique,
00:46:58Elle est violente,
00:46:58Surtout quand c'est un affrontement,
00:46:59Un affrontement de personne,
00:47:01Voilà,
00:47:02C'est un affrontement de personne,
00:47:03Et la question est de savoir,
00:47:04Ce que chacun peut incarner,
00:47:06Voilà,
00:47:06La question n'est pas ça,
00:47:07Et donc,
00:47:07Que peut-il incarner lui ?
00:47:08Mais il incarne la gauche,
00:47:09Justement,
00:47:10C'est la question qu'on se pose,
00:47:11Mais non,
00:47:12Au grand Lalluc,
00:47:13Pardon,
00:47:13Enfin moi,
00:47:14Il incarne la gauche,
00:47:15Je veux dire,
00:47:15C'est quelqu'un qui vient d'être là,
00:47:17Ce soir,
00:47:18Adoubé,
00:47:19De manière extrêmement claire,
00:47:24Il est rejoint par Boris Vallaud,
00:47:26Il est rejoint par Yannick Jadot,
00:47:28Il est rejoint par Laurence Rossignol,
00:47:30Il est rejoint par Carole Delga,
00:47:31Pardon,
00:47:32Mais c'est la gauche,
00:47:33C'est la gauche sociale,
00:47:33Une partie de la gauche,
00:47:35Une partie hors la lutte,
00:47:36C'est la gauche pro-européenne,
00:47:37Et c'est la gauche qui est très claire,
00:47:38Face à certaines choses,
00:47:39Notamment la question de l'antisémitisme,
00:47:41Mais vous dites la gauche,
00:47:42Mais quid de Marine Tondelier,
00:47:44Quid de Fabien Roussel,
00:47:45Et bien Marine Tondelier,
00:47:46Un moment,
00:47:47Elle dira ce qu'elle veut faire,
00:47:48Mais pardon,
00:47:49Enfin,
00:47:50On a quand même Yannick Jadot,
00:47:51Qui est avec nous,
00:47:52Enfin,
00:47:53Excusez-moi,
00:47:53Vous êtes sauvés alors,
00:47:54Alors là,
00:47:55Vous avez gagné d'avance,
00:47:56Non mais,
00:47:57Sur la question de la ligne des écologistes,
00:47:58Enfin,
00:47:59Si on me dit que Yannick n'est pas écolo,
00:48:01Enfin,
00:48:01Moi,
00:48:01Ça a été mon collègue au Parlement européen,
00:48:04Pendant cinq ans,
00:48:05Donc je sais parfaitement ce qu'il vote,
00:48:06Je sais parfaitement quels sont ses combats,
00:48:07Contre les traités de libre-échange,
00:48:10Mais vous pouvez considérer que c'est une belle prise,
00:48:12Mais est-ce qu'il est représentatif de tout,
00:48:14De ce que pensent tous les autres,
00:48:16Au sein du Parc des écologistes ?
00:48:17On verra,
00:48:17Moi,
00:48:21C'est une candidature de repli,
00:48:22Déjà,
00:48:23C'est ce que je faisais,
00:48:24C'était l'allusion que je faisais tout à l'heure,
00:48:25Quand je disais,
00:48:26Attention à ne pas insulter les gens qui ont voté,
00:48:29Attention à ne pas insulter les gens,
00:48:30Vous devriez être gentil avec Marine Tandelier,
00:48:32Mais moi,
00:48:33Je suis très heureux,
00:48:34Elle n'est pas très sympa non plus,
00:48:35Oui,
00:48:36C'est normal,
00:48:36J'ai strictement rien à dire,
00:48:38Marine Tandelier,
00:48:38Non mais pardon,
00:48:39Marine Tandelier,
00:48:40Qui s'est battue,
00:48:41Non mais Marine,
00:48:42Si je me permets,
00:48:42Si, si, si,
00:48:45Marine Tandelier,
00:48:46Elle s'est battue,
00:48:46Marine Tandelier,
00:48:48Marine Tandelier,
00:48:49Elle s'est battue pendant un an,
00:48:51Pour qu'il y ait une primaire large à la gauche,
00:48:53Et des écologistes,
00:48:54Et le parti socialiste,
00:48:55Par un vote interne,
00:48:57Dont je n'ai pas le caractère démocratique,
00:48:59Mais il est ce qu'il est,
00:49:00Il a produit autre chose,
00:49:02C'est une primaire dans laquelle,
00:49:04Les écologistes,
00:49:05Ou les insoumis unitaires,
00:49:08N'étaient pas conviés,
00:49:09Bon voilà,
00:49:10Alors maintenant,
00:49:11Raphaël Glucksmann a gagné cette primaire là,
00:49:13De façon incontestable,
00:49:15Incontestable,
00:49:16Et il a livré,
00:49:18Il a répondu à une demande,
00:49:19Qui est une demande de ce secteur là,
00:49:21De radicalité contre Mélenchon,
00:49:24Je veux dire,
00:49:24Et ça existe dans la société,
00:49:26Les gens qui disent,
00:49:27Je veux bien être de gauche,
00:49:28Mais je ne veux pas être avec Mélenchon,
00:49:30Et visiblement ça fonctionne,
00:49:31Et dans ces secteurs là,
00:49:33Ça a marché,
00:49:34C'est une difficulté,
00:49:36Pour toute la gauche,
00:49:37Parce que la réalité,
00:49:39La réalité,
00:49:40C'est que ça n'est pas vrai,
00:49:41Que la force a fait l'union,
00:49:43Moi j'étais forte avec,
00:49:44Jean-Luc Mélenchon,
00:49:45En 2022 et 2017,
00:49:47Et on a,
00:49:47Exactement,
00:49:48Serge Raffi,
00:49:49Exactement,
00:49:50Et on était plus fort,
00:49:52Avec 22% et Mélenchon,
00:49:54Que ce que,
00:49:54Je veux dire,
00:49:55Va l'être,
00:49:56Probablement,
00:49:57Le candidat socialiste,
00:49:59Ou PP,
00:49:59Donc,
00:50:00La réalité,
00:50:00C'est que la gauche,
00:50:01Elle n'est pas assez forte,
00:50:03Elle n'est pas assez solide,
00:50:04Pour se diviser,
00:50:05Et aujourd'hui,
00:50:05Cette primaire là,
00:50:06Elle ne permet pas,
00:50:08De purger cette problématique là,
00:50:09Et il n'en est pas tout seul,
00:50:11Coupable,
00:50:12Raphaël,
00:50:13Luchman,
00:50:13Moi je mets,
00:50:14Jean-Luc Mélenchon,
00:50:15Dans le même panier,
00:50:16Mais je suis,
00:50:17Avec les 9 millions d'électrices,
00:50:19Et électeurs du nouveau Front populaire,
00:50:20Qui avons réussi à faire élire,
00:50:22192 députés de gauche,
00:50:24En juin 2024,
00:50:25Aujourd'hui,
00:50:27Un peu inquiète,
00:50:28Même pas qu'un peu,
00:50:29Très inquiète,
00:50:31Et c'est pour ça que je pense,
00:50:32Que la situation,
00:50:32Et je termine par dire,
00:50:33Que je pense que,
00:50:34Tout en,
00:50:34Je félicite,
00:50:36Je veux dire,
00:50:36Je ne veux pas mépriser,
00:50:37Je pense que c'est très important,
00:50:39Cette aspiration démocratique,
00:50:40Ils y ont répondu à leur manière,
00:50:42Et je trouve que c'est bien,
00:50:43Il faut les féliciter,
00:50:44Mais ça ne purge pas fondamentalement,
00:50:46La façon de savoir,
00:50:47Comment on va aller au second tour,
00:50:49Et comment on va gagner or,
00:50:50Si on veut empêcher l'extrême droite,
00:50:52Il faut bien qu'on gagne,
00:50:53Nous à gauche.
00:50:54Qu'est-ce qui va,
00:50:55Pour reprendre les mots,
00:50:56De Raquel Garrido,
00:50:57Purger une bonne fois,
00:50:58Pour toute cette question,
00:50:59Du rapprochement ou non,
00:51:01Avec la conversation ?
00:51:02Elle ne sera pas purgée,
00:51:03Et en fait,
00:51:04Ce qui est intéressant,
00:51:04Dans ce que disait,
00:51:06A l'instant,
00:51:07Raphaël Glucksmann,
00:51:09C'est sa phrase,
00:51:10On n'a plus une minute à perdre,
00:51:12Il faut vraiment y aller,
00:51:13On voit bien que,
00:51:15Face à cela,
00:51:16On a d'un côté,
00:51:17Marine Le Pen,
00:51:18De l'autre côté,
00:51:19Jean-Luc Mélenchon,
00:51:20Qui sont partis,
00:51:21En campagne,
00:51:22Il y a déjà des mois,
00:51:24Et qui finalement,
00:51:26Sont dans la mise sur agenda,
00:51:27Politique,
00:51:28Médiatique,
00:51:28C'est globalement,
00:51:29Eux qui donnent le tempo,
00:51:30Et aujourd'hui,
00:51:31Et on le voit bien ce soir,
00:51:32Alors que la victoire,
00:51:33De Raphaël Glucksmann,
00:51:34Est écrasante,
00:51:35Alors qu'il n'y a,
00:51:36Aucun sujet de légitimité,
00:51:38Ce qui occupe finalement,
00:51:40Les échanges,
00:51:41C'est comment faire,
00:51:42Pour que la gauche continue d'exister,
00:51:43Alors même que finalement,
00:51:45On est dans ces logiques,
00:51:46Des deux gauches irréconciliables,
00:51:47Et on sait que,
00:51:48Si elles ne sont pas capables,
00:51:50De s'entendre,
00:51:51Elles ne seront pas capables,
00:51:53De construire quelque chose,
00:51:54Et d'exister au second tour,
00:51:56C'est vrai ?
00:51:56Vous voyez,
00:51:57Vous êtes d'accord parfois,
00:51:58Mais vous plaidez pour la division,
00:51:59Parce que cette le gauche là,
00:52:00Ce n'est pas comme ça,
00:52:01Que ça va se passer,
00:52:01Donc là,
00:52:02La question,
00:52:03La question qui va se poser,
00:52:04C'est effectivement,
00:52:06Quel socle,
00:52:06Quel socle sera possible,
00:52:08Et donc on va être très vite coincé,
00:52:10Et c'est ça,
00:52:11Qui est assez intéressant,
00:52:12Parce que,
00:52:12Quand Raphaël Glucksmann,
00:52:14Enjoint ses troupes,
00:52:14Il n'y a plus une minute à perdre,
00:52:16Le problème,
00:52:16C'est que très vite,
00:52:17Va se poser la question,
00:52:18De quelle socle,
00:52:20Quelle direction,
00:52:21Et surtout,
00:52:21A qui parle-t-il ?
00:52:22A quel français parle-t-il ?
00:52:24Le premier tour,
00:52:26C'est trancher,
00:52:27Si je puis dire,
00:52:27Et le deuxième,
00:52:28C'est faire un choix,
00:52:29Voilà,
00:52:30Là,
00:52:30Le problème,
00:52:30C'est quelle ligne,
00:52:32Parce que,
00:52:33Ce ne sont effectivement,
00:52:34Pas le même électorat,
00:52:35Et comme à terme,
00:52:37On voit bien,
00:52:37Qu'il va y avoir,
00:52:38Une difficulté à converger,
00:52:39Donc quelle sera cette campagne,
00:52:41A qui va-t-il s'adresser ?
00:52:42Laissez lui aussi,
00:52:43De faire du,
00:52:43En même temps,
00:52:44Puisque,
00:52:45C'est bien ça,
00:52:45Qui va lui être,
00:52:47Reproché,
00:52:48Par le camp,
00:52:49Et ça commence déjà,
00:52:49Dès ce soir,
00:52:50Bali Bakayoko,
00:52:51Qui tweetait tout à l'heure,
00:52:53C'est le nouveau macronisme,
00:52:54Voilà,
00:52:55Donc c'est,
00:52:55C'est effectivement,
00:52:56Les attaques qui vont,
00:52:58Alors que Jean-Luc Mélenchon,
00:52:59Lui n'a toujours pas réagi,
00:53:00Officiellement,
00:53:02Je viens vers vous,
00:53:02Dans un instant,
00:53:03François Calfon,
00:53:04Qui passe une excellente soirée,
00:53:06Soutien de,
00:53:07De Raphaël Glucksmann,
00:53:10Ça tourne bien,
00:53:11On va aller voir,
00:53:12Edgar Bequet,
00:53:13Qui est justement,
00:53:14Dans cette cantine de Belleville,
00:53:15Dans le 20ème arrondissement,
00:53:16Où Raphaël Glucksmann,
00:53:18Célèbre sa victoire,
00:53:19Edgar,
00:53:20Il échange,
00:53:21Pour l'instant,
00:53:22Avec ses troupes,
00:53:22Après avoir pris la parole,
00:53:24Longuement,
00:53:25Il a voulu,
00:53:25Évidemment,
00:53:26Savourer sa victoire,
00:53:27Ce soir.
00:53:30Oui,
00:53:31Il s'est longuement adressé,
00:53:32A ses troupes,
00:53:33A ses militants,
00:53:34A ses militants,
00:53:34Qui se trouvent,
00:53:35Ce soir,
00:53:36Dans ce bar,
00:53:37Dans ce bar,
00:53:38Du 20ème arrondissement,
00:53:39De Paris,
00:53:40Alors,
00:53:40Pour l'instant,
00:53:41Raphaël Glucksmann,
00:53:42Il est,
00:53:42Bastien va me suivre,
00:53:43On a du mal à le voir,
00:53:45Mais il se trouve,
00:53:46De ce côté-ci,
00:53:47Il se trouve,
00:53:47De ce côté-ci,
00:53:48De ce bar,
00:53:49Il s'entretient encore,
00:53:50Avec ses militants,
00:53:51Vous voyez peut-être,
00:53:52Au premier plan,
00:53:52Boris Vallaud,
00:53:53Le président du groupe socialiste,
00:53:55A l'Assemblée nationale,
00:53:56Qui a rejoint,
00:53:57Raphaël Glucksmann,
00:53:58Dans cette campagne,
00:54:00Sont présents,
00:54:01Également,
00:54:01Yannick Jadot,
00:54:03Le sénateur écologiste,
00:54:04Qui a rejoint,
00:54:05Raphaël Glucksmann,
00:54:06Dans cette campagne,
00:54:07Mais également,
00:54:07Des députés,
00:54:09Des députés socialistes,
00:54:10Qui soutiennent,
00:54:10Raphaël Glucksmann,
00:54:12Vous l'avez suivi en direct,
00:54:13Sur BFM TV,
00:54:14Vous le voyez,
00:54:14Yannick Jadot,
00:54:15Qui apparaît à l'image,
00:54:18Raphaël Glucksmann,
00:54:18Qui s'est longuement,
00:54:20Adressé à ses militants,
00:54:21Une marseillaise,
00:54:22A été entonnée,
00:54:23Vous l'avez suivi,
00:54:24En direct,
00:54:25Raphaël Glucksmann,
00:54:26Qui a salué,
00:54:27Tous ces militants,
00:54:29L'a vu,
00:54:29Prendre une petite bière,
00:54:31En arrivant,
00:54:32Vous le voyez à l'image,
00:54:33Raphaël Glucksmann,
00:54:34Qui continue,
00:54:34Qui continue,
00:54:35De remercier,
00:54:37Ses troupes,
00:54:38Ses soutiens,
00:54:39Son entourage,
00:54:40Qui nous indique,
00:54:41Ce soir,
00:54:42Qu'une opération,
00:54:43Tractage,
00:54:43Aura lieu,
00:54:44Demain matin,
00:54:45Dans les rues de Paris,
00:54:46Manière de montrer,
00:54:47Que la dynamique est là,
00:54:49Nous dit son entourage,
00:54:51Raphaël Glucksmann,
00:54:52Qui appelle,
00:54:52Ce soir,
00:54:53Au rassemblement,
00:54:54Derrière lui,
00:54:55Et vous le voyez,
00:54:56Sur ces images,
00:54:57On va essayer,
00:54:58D'interroger,
00:54:59Raphaël Glucksmann,
00:55:00Monsieur Glucksmann,
00:55:01On est en direct,
00:55:02Sur BFM TV,
00:55:03Vous pouvez nous dire,
00:55:04Un petit mot,
00:55:04Sur cette soirée,
00:55:06Qu'est-ce que,
00:55:06Qu'est-ce que ça vous inspire,
00:55:07Cette victoire,
00:55:08Au premier tour ?
00:55:10Ce n'est que le début,
00:55:12Ce n'est que le début,
00:55:13Vous vous sentez prêt,
00:55:13A mener cette campagne,
00:55:14Monsieur Glucksmann ?
00:55:15Vous vous sentez prêt,
00:55:16A mener cette campagne,
00:55:17Monsieur Glucksmann ?
00:55:19Merci,
00:55:20Merci Monsieur Glucksmann,
00:55:21Pour ces quelques mots,
00:55:21Et vous le voyez,
00:55:22Aux côtés de Raphaël Glucksmann,
00:55:23Yannick Jadot,
00:55:24Sénateur,
00:55:25Écologiste de Paris,
00:55:26Et soutien donc,
00:55:27Du nouveau candidat socialiste,
00:55:28A la présidentielle.
00:55:30Merci beaucoup,
00:55:31Edgar Becker,
00:55:32Bastien Nufour,
00:55:32Qui ne lâche rien,
00:55:34Évidemment,
00:55:35Pour recueillir,
00:55:36Toutes les réactions,
00:55:37Sur place,
00:55:38François Calfon,
00:55:39Vous venez donc d'arriver
00:55:39Sur ce plateau,
00:55:40Soutien de Raphaël Glucksmann,
00:55:42Ce n'est que le début,
00:55:44Pour reprendre les mots
00:55:44De Raphaël Glucksmann,
00:55:45Dès demain,
00:55:46Au boulot ?
00:55:47A chaque fois qu'il se passe,
00:55:48On voit un truc au PS,
00:55:49Tout le monde,
00:55:49Il y a comme ça,
00:55:50Des commentateurs,
00:55:51Qui disent,
00:55:51Ça va mal se passer,
00:55:53Et moi je constate simplement,
00:55:54Que cette primaire,
00:55:54Elle s'est passée,
00:55:55C'est pas celle que d'autres
00:55:56Auraient voulu,
00:55:57Elle s'est bien passée,
00:55:58Parce que quand même,
00:55:59Quel est le candidat,
00:56:00Ou la candidate aujourd'hui,
00:56:02Qui bénéficie du vote,
00:56:03Non contestable,
00:56:05De 140 000 personnes ?
00:56:09Je vais vous dire ce que
00:56:09Vous venez de dire,
00:56:10Puisqu'il vient de se prendre
00:56:12Un jet de farine,
00:56:14Sur le visage,
00:56:15Raphaël Glucksmann,
00:56:16On va peut-être rejouer l'image
00:56:18Dans quelques instants,
00:56:19Mais comme quoi,
00:56:20Tout ne se passe pas
00:56:21Exactement comme prévu,
00:56:22C'est du direct,
00:56:23Mais vous savez,
00:56:23C'est une campagne présidentielle,
00:56:25On connait par cœur,
00:56:26Tout à l'heure,
00:56:26J'étais à côté de la Bellevilloise,
00:56:28Là où nous étions,
00:56:29Le Solaris,
00:56:30Ça s'appelle Solaris,
00:56:31Et bien,
00:56:32Monsieur Mélenchon avait dépêché
00:56:33Quelques militants
00:56:34De la France insoumise,
00:56:35On le sait,
00:56:36On le sait,
00:56:37Il y a ceux qui,
00:56:39Pour suivre un...
00:56:39C'est-à-dire ?
00:56:40C'est-à-dire qu'il y avait
00:56:41Des militants de la France insoumise,
00:56:43Qui sont venus ?
00:56:43Mais bien évidemment,
00:56:44Comme ce soir,
00:56:45Il y a des enfarineurs,
00:56:46Et après-demain,
00:56:46Il y aura quelque chose,
00:56:47Nous dérangeons pourquoi ?
00:56:48Et donc vous avez échangé avec eux,
00:56:49Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:56:50On applaudit Raphaël,
00:56:51Et face à cette dynamique,
00:56:54Tout ça est passé à autre chose,
00:56:55Parce que la réalité...
00:56:56Mais c'est important,
00:56:57Ils étaient venus pourquoi ?
00:56:58Pour dire vive Mélenchon,
00:56:59Etc.
00:57:01Comme on dit de nos jours,
00:57:02Moi je suis un peu,
00:57:03Un ancien,
00:57:04Trôler tous les événements
00:57:06De Raphaël Guzman,
00:57:07On connaît ça par cœur,
00:57:08Mais vous savez,
00:57:09On est vraiment très alignés
00:57:11Sur notre objectif,
00:57:12Notre objectif,
00:57:13Ce n'est pas de refaire
00:57:13Les congrès éternels
00:57:14Du Parti Socialiste,
00:57:15Ou de la gauche,
00:57:16Ça n'intéresse personne,
00:57:17Notre objectif,
00:57:18C'est d'apporter des réponses
00:57:19Aux Français,
00:57:20D'apporter des réponses
00:57:21Aux lycéens,
00:57:22D'apporter des réponses
00:57:23A la communauté éducative,
00:57:25D'apporter des réponses
00:57:26A ceux qui finissent le mois
00:57:28Avec un découvert
00:57:28Au 15 du mois,
00:57:30Voilà,
00:57:30De réparer ce pays
00:57:31Qui a été abîmé
00:57:32Par 10 ans de ma chronique
00:57:35Oui, ça d'accord,
00:57:36C'est pour gagner
00:57:37C'est pas le porte-à-porte géant,
00:57:40La présence sur le terrain,
00:57:42C'est pour reconnecter
00:57:43Avec les Français,
00:57:44Alors on peut toujours
00:57:45Expliquer ça avec les lectures,
00:57:46J'entends 10 000 commentaires
00:57:47Issus de la gauche,
00:57:48De la gauche,
00:57:49Etc,
00:57:49Oui, mais quand même
00:57:50Le PS,
00:57:50Le Et en même temps,
00:57:51Macron,
00:57:52J'en passe,
00:57:53C'est des meilleurs,
00:57:53Mais il y a une onction populaire
00:57:56Et il y aura un dialogue
00:57:57Qui va se construire
00:57:59Directement
00:57:59Entre finalement
00:58:00Raphaël et Guzman,
00:58:01Celles et ceux
00:58:02Qui les soutiennent
00:58:03Et les Français,
00:58:03Parce que si vous voulez
00:58:05Cette élection
00:58:07Est quelque chose
00:58:07D'extrêmement singulier,
00:58:09Nous avons en ligne de mieux
00:58:10Une forme de plébiscite inversée,
00:58:13Voulons-nous
00:58:13L'extrême droite trans
00:58:14Dont on a bien vu
00:58:16Que la déabolisation
00:58:17N'existe pas ?
00:58:18Est-ce qu'un grand pays
00:58:19Comme la France,
00:58:20Septième puissance du monde,
00:58:22Partenaire clé
00:58:23De l'Union Européenne,
00:58:24Va verser dans la famille Le Pen ?
00:58:26C'est ça le sujet
00:58:26C'est pas de savoir
00:58:27Si Pierre-Paul ou Jacques
00:58:28À gauche
00:58:29L'emportera
00:58:30Et moi j'irais convaincre
00:58:31Celles et ceux
00:58:32Dans les quartiers populaires
00:58:33Dans le Nord-Pas-de-Calais
00:58:34En Bretagne
00:58:35Dans Seine-et-Marne
00:58:37Qui autrefois étaient à gauche
00:58:39Et maintenant ont choisi
00:58:40Et ça commence dès demain
00:58:41Sur le terrain
00:58:42Les opérations de tractage
00:58:43C'est ce que disait
00:58:44Raphaël Glucksmann
00:58:45Je salue Thierry Arnaud
00:58:46Laurent Geoffrin
00:58:47Et Victor Hérault
00:58:47Qui nous ont rejoint
00:58:48Henri Guénaud
00:58:50Avant de vous libérer
00:58:51Je vous voyais acquiescer
00:58:52En écoutant
00:58:53Non sourire
00:58:54Non sourire
00:58:54Non vous avez dit c'est vrai
00:58:55C'est vrai lorsqu'il disait
00:58:57On s'en fiche pour l'instant
00:58:58Des alliances
00:58:58Ce qui compte
00:58:59C'est de répondre
00:59:00Aux problématiques
00:59:01Des Français
00:59:02Ça c'est vrai
00:59:02Ça c'était la partie
00:59:03De son discours
00:59:03Que j'ai approuvé totalement
00:59:04Mais peut-il totalement
00:59:05C'est pas mal
00:59:06C'est un bon début
00:59:07Peut-il totalement faire abstraction
00:59:09De ce sujet des alliances
00:59:11Raphaël Glucksmann
00:59:11Quelle campagne
00:59:12Il devrait mener selon vous
00:59:13Le jour où il fera abstraction
00:59:14De ça dans sa tête
00:59:15Alors il aura peut-être
00:59:16Une chance
00:59:17D'exister dans cette campagne
00:59:18Voilà mon sentiment
00:59:19Et c'est vrai
00:59:20Pour tous les autres
00:59:21C'est vrai pour tous les autres
00:59:22Que vous le vouliez ou non
00:59:23C'est un homme qui va
00:59:24Un homme ou une femme
00:59:25Qui va à la rencontre
00:59:26Des Français
00:59:27Et ça ne peut pas
00:59:28Être autre chose
00:59:29Il n'y a pas de
00:59:30Il n'y a pas de duo
00:59:31Il n'y a pas de
00:59:32Il n'y a pas de trinome
00:59:33Il n'y a pas de parti
00:59:34Il n'y a pas
00:59:37Quand on parle ici
00:59:39On réfléchit en termes
00:59:40D'électorat
00:59:41Mais c'est quoi
00:59:41Les électorats
00:59:42De tous ces partis
00:59:43À part l'électorat
00:59:45De LFI
00:59:45Et l'électorat
00:59:46Du Rassemblement National
00:59:47C'est quoi
00:59:47C'est quoi
00:59:48C'est 7,5%
00:59:50Pour LR
00:59:50A la présidentielle
00:59:51C'est 1,7%
00:59:53Pour le parti socialiste
00:59:54A la présidentielle
00:59:54Non mais
00:59:55Ils se sont tous
00:59:56Réduits à peau de chagrin
00:59:57Voilà
00:59:58Et la question
00:59:58La seule question
00:59:59Est de savoir
01:00:00Si on peut parler
01:00:01A tout le monde
01:00:02C'est-à-dire
01:00:02A tous les autres
01:00:03En fait
01:00:04En dehors de son
01:00:05Fan club personnel
01:00:06Et si on peut
01:00:07Incarner quelque chose
01:00:08Pour tous les autres
01:00:09Ou pour la majorité
01:00:10Des autres
01:00:10Il l'a un peu fait
01:00:11Il l'a un peu fait
01:00:12Puisque d'aucuns
01:00:13Quand ils commentaient
01:00:14Ces débats
01:00:15Moi parfois
01:00:16Je me pinçais un petit peu
01:00:17Les français
01:00:17Ont-ils comprendre
01:00:19Ça tournaient un petit peu
01:00:20A l'éternel congrès
01:00:21Du parti socialiste
01:00:22Et je constate
01:00:23Par le succès
01:00:24Vous faites référence
01:00:25Notamment à ce moment
01:00:26Où sur BFM TV
01:00:27Lors du débat
01:00:27Il disait
01:00:28Nous ne sommes pas
01:00:28A la hauteur
01:00:29Oui mais bon
01:00:30D'ailleurs Claire
01:00:31Qui était dans le panel
01:00:32Qui a été composé
01:00:33Par Elab ce soir-là
01:00:34A dit
01:00:34Mais arrêtez vos bisbilles
01:00:35On s'en fout
01:00:37Elle a bien raison
01:00:38De le dire
01:00:38Mais il a une responsabilité
01:00:39Dans ces bisbilles
01:00:39Bien sûr
01:00:40Mais je ne dis pas le contraire
01:00:41Et je trouve heureux
01:00:42Ça c'est quand même
01:00:43La première surprise positive
01:00:46Que les gens ont compris
01:00:47Qu'il s'agissait
01:00:48Comme le dit Henri Guenot
01:00:49De choisir une incarnation
01:00:50Une ligne claire
01:00:51Il a une ligne claire
01:00:52Pour l'élection présidentielle
01:00:53Et non pas
01:00:54De refaire le match
01:00:55D'un congrès
01:00:56Des socialistes
01:00:57Qui n'intéressent personne
01:00:57Voilà
01:00:58Mais chacun doit avoir
01:00:58Chaque candidat
01:01:00Qui ose se présenter
01:01:01A cette élection
01:01:01Doit avoir sa ligne
01:01:03Sa ligne
01:01:04Elle ne se négocie
01:01:05Avec personne
01:01:06Bien sûr
01:01:07Il doit être ouvert
01:01:07Ça m'inquiète
01:01:08Mais ce qui est intéressant
01:01:09C'est que ce que vous dites
01:01:10C'est Henri Guenot
01:01:10C'est que pour incarner
01:01:12Il faut qu'il arrête
01:01:13De se soucier
01:01:14Des questions
01:01:15D'alliance
01:01:15Du positionnement
01:01:16Personne ne veut un président
01:01:18Qui va se soucier
01:01:19Pendant toute sa présidence
01:01:20De savoir
01:01:21Ce qu'il fait
01:01:22De droite
01:01:22De gauche
01:01:23Du centre
01:01:23Un peu de droite
01:01:24De droite
01:01:24Ou de gauche
01:01:25C'est totalement absurde
01:01:27On va élire
01:01:28L'homme de la nation
01:01:29C'est comme ça
01:01:29Bon alors c'est difficile
01:01:30Il faut arriver
01:01:32A passer par dessus
01:01:33Ses origines partisanes
01:01:35Ça ne veut pas dire
01:01:35Qu'on n'a pas une majorité
01:01:36Ça ne veut pas dire
01:01:37Qu'on ne vient pas
01:01:38De quelque part
01:01:38Mais ça veut dire
01:01:39Que vous devez
01:01:41Incarner plus que ça
01:01:42Parce que
01:01:43J'ai une image
01:01:43Henri Guenot
01:01:44Je suis obligée
01:01:45De vous entendre
01:01:45Mais ça fait partie
01:01:46Des images
01:01:46Qu'il faut qu'on remonte
01:01:47Ça s'est passé
01:01:48Il y a quelques secondes
01:01:48Si vous me laissez finir après
01:01:49Oui je vous laisserai
01:01:50Finir après
01:01:51Mais regardez
01:01:51Voilà
01:01:52C'est ce moment
01:01:53Qu'on a vécu
01:01:53Au moment où vous étiez
01:01:54En train de vous exprimer
01:01:55François Calfon
01:01:55On lui a jeté de la farine
01:01:57On lui a jeté de la farine dessus
01:01:57A Raphaël Glucksmann
01:01:58Milan Argenas
01:01:59Vous étiez sur place
01:02:00Pour BFM TV
01:02:01Vous pouvez nous raconter
01:02:02Ce qui s'est passé
01:02:02Exactement Milan
01:02:06Oui Alice
01:02:06C'était sous nos yeux
01:02:07Avec Laura Champion
01:02:08Raphaël Glucksmann
01:02:09Est donc arrivé ici
01:02:10Dans ce bar
01:02:11Du 20ème arrondissement
01:02:12Pour célébrer
01:02:13Sa victoire
01:02:14Sa qualification
01:02:15Dès le premier tour
01:02:17De ce scrutin de la primaire
01:02:18Avec ses militants
01:02:19Il a passé évidemment
01:02:20Une partie du temps
01:02:21Avec ses militants
01:02:22Vous l'avez entendu
01:02:22Prendre la parole
01:02:23Sur BFM TV
01:02:24Et puis au moment
01:02:25De repartir
01:02:26Au moment de quitter
01:02:27Ce bar
01:02:27Raphaël Glucksmann
01:02:28Et au moment
01:02:30De rentrer dans un taxi
01:02:31A été enfariné
01:02:33Un militant
01:02:34A pris un sac de farine
01:02:36Et l'a jeté
01:02:37Sur Raphaël Glucksmann
01:02:39Ça a principalement
01:02:40Touché l'arrière
01:02:41De sa tête
01:02:41Et son dos
01:02:42On voit d'ailleurs encore
01:02:43Peut-être que Laura Champion
01:02:44Peut vous le montrer
01:02:45Avec la lumière
01:02:46Quelques traces de farine
01:02:47C'est ici que Raphaël Glucksmann
01:02:48A été enfariné
01:02:49Je précise
01:02:50Que juste avant
01:02:51Que tout cela
01:02:53Arrive
01:02:53On a entendu
01:02:54Une personne
01:02:55Sûrement en opposant
01:02:56A Raphaël Glucksmann
01:02:57Crier
01:02:58Glucksmann
01:02:59Tu feras 2%
01:03:00Et pas un de plus
01:03:01A suivi cet enfarinage
01:03:02Pour l'instant
01:03:03Très compliqué de dire
01:03:04Si c'est la même personne
01:03:05Qui a enfariné
01:03:05Raphaël Glucksmann
01:03:06En tout cas
01:03:07Ça fait partie
01:03:07De ces images
01:03:08Qu'on voit par moment
01:03:09Dans des campagnes présidentielles
01:03:11Et c'est donc arrivé
01:03:11A Raphaël Glucksmann
01:03:13Ce soir un point final
01:03:14Assez amer
01:03:15Pour une soirée
01:03:16Qui était pourtant joyeuse
01:03:17Pour le désormais
01:03:18Candidat place publique
01:03:19A l'élection présidentielle
01:03:21Merci beaucoup Milan
01:03:22Merci à Laura Champion
01:03:24Commentaire sur ces images
01:03:26C'est bon c'est
01:03:26Parce que celui
01:03:27Qui avait été enfariné
01:03:28De manière très spectaculaire
01:03:29La fois d'avant
01:03:29C'était Hollande
01:03:30Et il a gagné à la fin
01:03:31Ben voilà
01:03:32Signes prémonitoires
01:03:33C'est ça ?
01:03:34Signes prémonitoires
01:03:35C'est prémonitoire à mon avis
01:03:37Je voulais finir
01:03:38Je ne suis pas sûr
01:03:39Que ce faire enfariné
01:03:40Soit une condition suffisante
01:03:43Je ne sais pas
01:03:44C'est nécessaire
01:03:44Une condition suffisante
01:03:45C'est toujours sérieux
01:03:47Comment faire ?
01:03:48Non ?
01:03:48Ah ben je trouve quand même
01:03:50Que c'est le moment
01:03:50D'être un peu sérieux
01:03:51Parce que
01:03:51Entre les problèmes
01:03:53Qui accablent le pays
01:03:54Les désordres du monde
01:03:55Et la façon dont se déroule
01:03:57Cette élection présidentielle
01:03:58Pour l'instant
01:03:59Franchement il vaudrait mieux
01:04:00Que tout le monde soit sérieux
01:04:01On aura le droit de plaisanter
01:04:03Quelques secondes
01:04:05Bon vous vouliez finir
01:04:06J'allais dire une chose
01:04:07Oui
01:04:07Il finit
01:04:08Et ensuite je reviens vers vous
01:04:09Laurent Joffrin
01:04:10C'est pas fini non ?
01:04:10Moi je ne vais pas commencer
01:04:12Je n'ai pas tout le monde envie
01:04:13C'est le moment
01:04:15Allez Henri Guéno
01:04:16Et après je vais le libérer
01:04:17Allez-y
01:04:17Mais après vous me passez la parole
01:04:18Merci Laurent Joffrin
01:04:19Vous me dites
01:04:19Si vous voulez organiser
01:04:20La circulation de parole
01:04:22On va le faire finir
01:04:23Allez-y Henri Guéno
01:04:25Non je veux dire
01:04:26Je redis quand même
01:04:28Que je parle au nom
01:04:29D'aucun camp dans cette affaire
01:04:30Je ne porte pas de jugement
01:04:32Sur la qualité
01:04:33Ce soir
01:04:34De monsieur Glucksmann
01:04:35Mais quand
01:04:36Quand François Calphons dit
01:04:40L'onction populaire
01:04:41Mais 140
01:04:42120 000
01:04:43Ce n'est pas une onction populaire
01:04:44C'est une étape
01:04:45Voilà c'est tout
01:04:46Non mais c'est très bien
01:04:47Il a gagné
01:04:47Il a passé cette étape
01:04:48Mais ce n'est pas une onction populaire
01:04:50Et le problème de ces primaires
01:04:51C'est qu'elles vous enferment
01:04:53Dans cette élection
01:04:54Dans ce premier tour
01:04:56De trois tours en fait
01:04:57Voilà
01:04:57Et après devenir l'homme de la nation
01:04:59Dans ces conditions
01:04:59C'est très difficile
01:05:00Voilà
01:05:01Et d'autre part
01:05:01Quand il parle de puissance
01:05:03On parlait tout à l'heure
01:05:04Du fait qu'il avait employé
01:05:06Beaucoup le mot puissance
01:05:07Mais le mot puissance
01:05:07C'est sans doute
01:05:08Le plus dur à employer
01:05:09En politique
01:05:09Parce que la puissance
01:05:10Quand on en parle
01:05:11Il faut l'incarner
01:05:12Il faut pouvoir l'incarner
01:05:13Là franchement
01:05:14On ne peut pas dire
01:05:15Que dans cet exercice
01:05:16À ce soir
01:05:16Il a incarné la puissance
01:05:18Donc il faudrait mieux
01:05:19De moins en parler
01:05:19Et de mieux travailler
01:05:21Sur le même
01:05:21Oui mais ça là
01:05:22Une réaction
01:05:23Souvenez-vous
01:05:23En 2017
01:05:24D'Emmanuel Macron
01:05:25Il n'incarnait pas la puissance
01:05:26Finalement
01:05:27Il a fini par se glisser
01:05:29Dans ce costume-là
01:05:30Il s'est glissé
01:05:31Il s'est glissé
01:05:32Dans un trou de souris
01:05:35Qui était dû aux circonstances
01:05:36Qui était absolument exceptionnel
01:05:38Et de mieux