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  • il y a 48 minutes
Ce samedi 24 octobre, Cathy Collart Geiger, directrice générale de Maison Nicolas, Tanguy Le Falher, directeur retail media de Vusion, et Florestan de Rouvray, directeur général de Pure 32, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco
00:11Bonjour à tous et bienvenue sur BFM Business pour une nouvelle émission de Focus Retail.
00:16Et alors que la France a plongé dans le chaos ce week-end, les commerçants sont ceux qui paient un
00:21tribut particulièrement lourd face à ce déchaînement de violence.
00:24Maison Nicolas fait d'ailleurs partie de ses enseignes lourdement touchées alors qu'elle a justement engendré un plan de
00:31transformation conséquent.
00:33Sa directrice générale, Cathy Collard-Gégeur, nous dressera le bilan des dégâts. Elle nous expliquera comment faire face à cette
00:39situation.
00:40Et puis pour le pitch de la start-up, on restera dans le secteur des vins et spiritueux en se
00:45focalisant sur le non-alcool, un marché qui prend de plus en plus d'ampleur.
00:49C'est Florestan de Rouvray qui viendra nous en parler. Il est le président cofondateur de Pur32. Il sera mon
00:56invité. Focus Retail, c'est parti.
01:03Cathy Collard-Gégeur, vous êtes la directrice générale de Maison Nicolas. Je suis ravie de vous avoir sur ce plateau.
01:08A mes côtés, un petit nouveau, notre expert retail, Tanguy Lefaleur. Vous êtes aussi directeur retail média chez Vusion. Bienvenue
01:16pour cette première.
01:17Alors un sujet brûlant pour commencer cette émission, le week-end du 17 octobre dernier et ses débordements.
01:24En France, près de 3000 commerces sont impactés, selon le ministre du Commerce, dont 700 à Marseille, mais aussi Paris,
01:31Lyon, ainsi que des plus petites villes avec des magasins vandalisés, pillés, certains complètement détruits.
01:37Cathy Collard-Gégeur, vous, c'est une soixantaine de magasins Maison Nicolas qui sont concernés sur un réseau de 500.
01:44Après la sidération, quel est votre sentiment face à la situation ?
01:47Oui, je suis très triste et effectivement choquée, tant pour Maison Nicolas finalement que pour tous les commerçants qui ont
01:54été touchés.
01:56Et puis effectivement, alors nous, ça a commencé même le 13 octobre, puisqu'on a eu le magasin de Duroc
02:01qui avait été touché.
02:02Et puis une soixantaine de magasins impactés effectivement ce samedi, donc fermés.
02:0811 magasins à peu près qui ont été effectivement pillés, dévalisés, dégradés pour le coup.
02:15Et puis un magasin dont il ne reste plus rien, qui est le magasin de République.
02:19De République.
02:19Est-ce que vous avez déjà commencé à chiffrer l'ampleur des dégâts matériels ?
02:24Et est-ce que ça a aussi impacté votre chiffre d'affaires sur le week-end ?
02:27Alors on est en cours, ben oui, 60 magasins fermés sur le week-end, c'est effectivement un chiffre d
02:32'affaires perdu ce jour-là.
02:33Mais effectivement, des magasins qui restent fermés, c'est aussi les jours à venir forcément.
02:38Et puis des coûts qu'on est en train d'évaluer, qui sont des coûts de stock déjà, des coûts
02:44de réparation, des coûts de protection aussi.
02:47Et puis des coûts d'accompagnement de nos cavistes qu'on est en train de chiffrer, mais je n'ai
02:50pas de chiffre à vous communiquer à date.
02:52Alors vous avez reçu la visite de Patrick Martin, président du MEDEF, et d'Edouard Philippe, dans votre magasin de
02:58République,
02:58donc celui qui a été entièrement détruit.
03:00Quelle garantie, quel cadre réglementaire va être mis en place ?
03:05Écoutez, on est d'abord très contentes de leur visite, parce que c'est vrai que dans ces cas-là,
03:09on est à la recherche de chaleur humaine, de soutien, de gens qui fassent preuve d'empathie, et ça c
03:14'est important pour nous.
03:15D'ailleurs, il y a eu ces deux visites, mais on a eu aussi beaucoup de visites du voisinage et
03:20des clients.
03:20La solidarité.
03:21La solidarité qui était extrêmement forte, qui venait apporter des petits croissants, des chocolats,
03:26et je peux vous dire que c'est très appréciable en tout cas, et ça c'est le meilleur de
03:30la France qu'on a envie de voir.
03:32Et puis effectivement, il y a toutes ces mesures que le gouvernement a décidées,
03:36qui sont toujours les bienvenus, et puis chaque entreprise prendra en fonction de ses besoins.
03:41Mais c'est vrai que moi, l'enjeu et l'attente que j'ai, c'est déjà de l'anticipation.
03:45Parce que là, vous voyez, pour samedi, je connaissais une partie du parcours,
03:51donc on a pu protéger un certain nombre de magasins, mais pas suffisamment,
03:54puisqu'on manquait d'informations et d'anticipations.
03:57Bien sûr qu'on attend aussi très prochainement que les assurances puissent nous accompagner
04:02à la hauteur des pertes que l'on a pu subir.
04:05Et puis bien sûr, on attend du maintien de l'ordre.
04:09Ça, c'est évident qu'effectivement, on souhaite être protégé, on souhaite être en sécurité par rapport aux métiers que
04:15l'on fait.
04:16Alors c'est vrai que ce matin, on avait Serge Papin sur notre antenne,
04:19qui a évoqué des aides, notamment le chômage partiel à 100%.
04:23Le report aussi du timing de 5 à 30 jours pour les assurances, pour déclarer aux assurances les avances.
04:30Il y a aussi une nouvelle mobilisation qui risque d'avoir lieu ce week-end.
04:36Serge Papin tient à rassurer les commerçants.
04:38Ce mercredi, c'est ce qu'il expliquait sur notre antenne.
04:42On l'écoute et je vous ferai réagir juste après.
04:44Il y a tout un dispositif qui est mis en place.
04:47Moi, je crois l'engagement du ministre de l'Intérieur, bien sûr,
04:52et je dis aux commerçants qui nous écoutent ce matin,
04:55ils peuvent avoir confiance dans le rétablissement de l'ordre pour le 24.
05:01Cathy Collard, est-ce que vous êtes inquiète pour ce week-end ?
05:04Comment vous allez anticiper ?
05:06Oui, évidemment que je suis inquiète après ce qu'on a vécu.
05:09Et je peux vous dire que là, je tourne dans mes magasins sinistrés.
05:13Nos cavistes sont aussi inquiets.
05:14On a aussi dépêché des cellules psychologiques pour les accompagner
05:18parce qu'ils ont eu peur pour leur vie aussi pour certains.
05:21Donc effectivement, je suis inquiète.
05:23Je suis ravie d'entendre effectivement notre ministre nous rassurer sur le maintien de l'ordre.
05:29C'est véritablement ce qu'on attend.
05:31Et moi, j'ai besoin d'informations parce que là aussi, en prévention,
05:35vous savez, on pose un certain nombre de palissades pour protéger les vitrines.
05:39Et donc, plus j'ai d'informations sur effectivement le chemin du cortège,
05:43plus effectivement on peut protéger nos magasins.
05:46Comment vous vous préparez ?
05:47Vous parlez de palissades.
05:48Est-ce que vous allez fermer peut-être certains points de vente ?
05:51Oui, il y a certains magasins effectivement.
05:53Or déjà qu'on ne réouvre pas, étant donné l'ampleur des dégâts samedi dernier.
05:57Et puis d'autres magasins où effectivement, toute la journée,
06:01vous savez, on était en cellule de crise.
06:03Et au fil de l'eau et au fil du chemin des assaillants,
06:06ont fermé régulièrement nos magasins et on a fermé très tôt.
06:09L'Orient a été fermé très tôt, samedi matin, puis Brest.
06:13Donc en fait, ce sont des magasins pour lesquels on ne prend aucun risque.
06:16Parce que moi, ma priorité principale, c'est la sécurité de Mécaviste.
06:20Oui, parce qu'on parle beaucoup de dégâts matériels,
06:22mais il y a aussi ce dégât sur la perte de chiffre d'affaires de certains magasins.
06:27Oui, qui est très conséquente.
06:28Et puis on est à la veille des fêtes de fin d'année.
06:30À six semaines de Noël.
06:33Exactement.
06:33Et novembre-décembre, c'est 30% de notre chiffre d'affaires.
06:37Donc effectivement, quand il y a un climat anxiogène tel qu'on le connaît aujourd'hui,
06:42effectivement, ça se ressent sur la baisse de la consommation.
06:45Et ça, ce n'est pas de nature à nous rassurer non plus sur cette fin d'année.
06:49Est-ce que, alors c'est vrai qu'on a entendu beaucoup de chefs d'entreprise prendre la parole ?
06:53Laurent Milker, PDG du groupe Etam, expliquait que c'était une perte de 1 million d'euros sur la seule
06:59journée du samedi.
07:01Vous, est-ce que vous arrivez à anticiper ce que ça va vous coûter par rapport justement à cette période
07:07de Noël qui arrive ?
07:08Non, non, je ne sais pas parce qu'effectivement, il y a le magasin de République qui n'ouvrira sûrement
07:13pas.
07:13Effectivement, d'autres magasins où on essaie de trouver des palliatifs pourraient ouvrir très très vite.
07:18Mais on ne connaît pas l'ampleur des mouvements du 24, du 31, puis le 5 novembre est annoncé aussi.
07:24Donc, autant de mouvements qui peuvent aussi nous impacter terriblement puisqu'on est commerce de proximité.
07:30Donc, effectivement, je ne veux juste pas m'avancer sur des chiffres par anticipation.
07:33Mais c'est une inquiétude à l'heure où le week-end d'avant, j'étais en train de mobiliser
07:38les équipes en convention pour justement leur dire Noël.
07:41Effectivement, quand bien même le pouvoir d'achat est tendu, quand bien même l'année est compliquée,
07:46eh bien, c'est une fête sur laquelle on ne souhaite pas renoncer.
07:49Vous voyez, c'est la fête de la convivialité, du lien familial.
07:52Est-ce que vous essayez effectivement d'insuffler dans cette nouvelle mouture de Maison Nicolas ?
07:57On va y revenir. J'avais juste une dernière question, Cathy, sur ce qui se passe.
08:02Quel message, finalement, est-ce que vous voulez faire passer au gouvernement aujourd'hui ?
08:05Est-ce que les couvre-feux suffisent ?
08:08Est-ce qu'il aurait fallu aller plus loin en déclarant peut-être l'état d'urgence ?
08:13Qu'est-ce que vous en pensez ?
08:13En tout cas, moi, ce que je pense, c'est qu'effectivement, il faut renforcer la sécurité.
08:18Donc sûrement plus, effectivement, de policiers et de gendarmes.
08:22On parle de l'armée, du GIGN, du RAID, j'entendais, mais moi, j'y suis extrêmement favorable.
08:27Je pense qu'effectivement, cette population-là, le métier, c'est de protéger les Français.
08:31Et qu'effectivement, on a le sentiment aujourd'hui qu'on a besoin d'être protégés, besoin d'être rassurés.
08:36Et il faut que, finalement, ça revienne à un état de droit.
08:41Et ils n'ont pas un état de non-droit, comme on a pu le vivre, effectivement, samedi.
08:45Revenons sur votre secteur d'activité.
08:47Alors, très rapidement, c'est vrai qu'on a vu le groupe LVMH a publié ses résultats la semaine dernière.
08:52Et ne s'en sort pas trop mal sur sa division vin et spiritueux.
08:55Est-ce que ça se vérifie chez vous aussi, chez Maison Nicolas ?
08:58Alors, l'année se décompose finalement en deux parties.
09:00Donc, il y a eu plutôt un premier semestre qui était plutôt pas si mal,
09:05porté notamment par le plan de transformation qu'on a mis en place et tous les axes qu'on a
09:09mis en place.
09:10Et puis, il y a quand même eu un vrai coup d'arrêt cet été.
09:13Alors, pour Maison Nicolas, mais aussi, je pense, pour tout le commerce.
09:16Parce qu'effectivement, la crise, les tensions géopolitiques qui font qu'il y a une vraie crise sur le pouvoir
09:22d'achat.
09:22Et on sait très bien que quand le pouvoir d'achat est contraint,
09:25on se concentre effectivement sur les achats de première nécessité.
09:29Et le vin n'est pas un produit de première nécessité.
09:32Donc, effectivement, il y a eu aussi la canicule.
09:34Et on l'a mesurée très concrètement, la canicule.
09:375 degrés supplémentaires par rapport à l'année passée.
09:40C'est moins de 17% de fréquentation dans tous nos magasins.
09:43Donc, on l'a mesurée sur 24 villes de France pour être sûr, effectivement, de nos chiffres.
09:49Et puis, effectivement, tout ce contexte désormais d'émeute qui est compliqué.
09:54Et puis, il y a eu aussi les arrêtés préfectoraux.
09:56Vous savez, depuis mi-juin, avec l'effet Coupe du Monde plus la canicule,
10:01département par département, on nous a fait effectivement fermer nos magasins.
10:05Interdiction de vendre de l'alcool les vendredis et samedis, ce qui nous touche de plein fouet.
10:10Alors que là aussi, ça me met terriblement en colère parce que les bars étaient ouverts,
10:14la grande distribution était ouverte.
10:16Et nous, finalement, qu'à vis de proximité, nous avons eu l'interdiction de vendre de l'alcool.
10:22Donc, finalement, un été qui a été très compliqué.
10:25Et là...
10:26Une rentrée difficile et donc un bilan en demi-teinte.
10:29Et donc, un bilan qui n'est pas favorable à l'heure où on se parle.
10:32Et donc, forcément, la fin d'année, j'en attends beaucoup de cette consommation de convivialité.
10:38Vous aviez d'ailleurs pour projet...
10:39Donc, vous avez dévoilé un nouveau concept en juin dernier.
10:42Vous aviez pour projet d'ouvrir une dizaine de magasins d'ici à la fin de l'année.
10:4620 nouvelles ouvertures en 2027.
10:49Est-ce que ce qui se passe en ce moment, ça va vous empêcher de poursuivre cette dynamique d'ouverture
10:54?
10:54Non. Alors, on est sur la dynamique d'ouverture, effectivement.
10:58Et on a déjà ouvert six magasins sur les dix cette année.
11:01Le dernier en date, c'est Dunkerque.
11:03Effectivement, le 2 octobre, dont je parlais tant.
11:06Donc, on est sur notre plan, là aussi, de transformation, vraiment sur les livrables.
11:11Mais on a des vents contraires qui jouent, effectivement, contre notre business.
11:15Mais pour le coup, vraiment, le plan de transformation, on le tient encore au dos dans notre phasing.
11:19C'est tellement important.
11:20Il y a encore du financement disponible pour aller jusqu'au bout.
11:22Absolument.
11:22Oui, peut-être une question complémentaire, comme il va en parler, sur l'évolution un petit peu de votre enseigne.
11:29Il y a aussi ce logo avec la présence du caviste qui est important.
11:32Et on en a parlé aussi sur des choses un peu moins sympathiques.
11:35Comment vous intégrez davantage ce caviste au centre de votre nouvelle image de marque, finalement ?
11:42Effectivement, à l'extérieur, il donne à voir qu'à l'heure où on parle d'intelligence artificielle,
11:47que nous, c'est l'humain et que notre métier passe par notre caviste.
11:51Donc, effectivement, et ça se traduit très concrètement parce que, désormais, quand on travaille les foires au vin et autres,
11:58nos cavistes viennent, effectivement, au siège faire des propositions sur des produits locaux,
12:02puisque c'est une offre locale que l'on renforce là aussi.
12:06Donc, on écoute leurs conseils.
12:07Ils sont associés, effectivement, à certaines opérations commerciales.
12:11Et ça, c'est important.
12:12Et on est dans une phase de clusterisation de magasins où, effectivement, on va travailler la gamme des magasins,
12:19certes, en fonction d'une gamme nationale qui doit être présente,
12:22mais d'une gamme, effectivement, géographique qui a du sens, mais aussi de bassins de consommation,
12:28donc au plus près, effectivement, de la demande locale du caviste.
12:31Il y a un gros chantier aussi auquel vous vous attaquez, c'est le digital.
12:36Un nouveau site Internet vient de voir le jour cette semaine,
12:39alors que, jusqu'à aujourd'hui, le e-commerce, c'est un peu moins de 2% de votre chiffre
12:45d'affaires.
12:46C'est un gros challenge.
12:47À quoi vous vous attendez ?
12:49Oui, c'est un gros challenge parce qu'aujourd'hui, l'alcool est vendu en e-commerce à hauteur de
12:5412% de parts de marché.
12:55Donc, vous voyez un vrai potentiel.
12:56Puis, c'est un marché très dynamique qui progresse à 5% chaque année.
13:01Horizon 2030, ce sera 895 millions d'euros.
13:04Donc, on ne peut pas se passer, effectivement, de ce relais de croissance.
13:08Et puis, nous n'étions pas prêts.
13:09On n'a pas pris le sujet les années précédentes, puisque, vous le rappeliez,
13:131,6% de notre part de marché est fait en e-commerce.
13:16Donc, vous voyez, le delta est extrêmement important.
13:19Et moi, qui suis une ritelleuse purgure, on sait très bien qu'effectivement,
13:23pour conserver, fidéliser nos clients,
13:25eh bien, c'est forcément le réseau magasin physique qu'il faut développer
13:30et la stratégie digitale qui apporte, effectivement, là aussi,
13:35d'autres parcours de course.
13:36Et c'est les deux.
13:37Et donc, c'est pour ça qu'on a revisité toute notre stratégie digitale
13:40et qui, effectivement, passe par un site e-commerce
13:44qui a ouvert, effectivement, cette semaine,
13:47avec quelques fonctionnalités très innovantes,
13:50puisqu'il y a de la Cormé 20, il y a des ventes flash.
13:53Il y a aussi une petite boutique qui s'appelle
13:55L'essentiel est à l'intérieur, parce qu'effectivement,
13:58on va pouvoir commercialiser aussi nos bouteilles.
14:00Vous savez qu'elles sont, de temps à autre, abîmées sur les étiquettes.
14:03Ah oui, un peu comme les fruits moches.
14:05Exactement.
14:05Les fruits et légumes moches.
14:06Exactement.
14:07Et donc, finalement, on n'osait pas les vendre, ces bouteilles en cave.
14:09Vous voyez, ce n'est pas si bien servir nos clients.
14:12Mais au nom de l'anti-gaspillage, là aussi,
14:14c'est important qu'on les propose à nos clients
14:17pour une consommation qui est faite à la maison,
14:21du live shopping et donc des fonctionnalités.
14:23En plus, on va upgrader, finalement, faire progresser
14:26tous les 15 jours.
14:28Donc, on donne rendez-vous à nos clients tous les 15 jours
14:29pour découvrir ce que va être ce site.
14:31Donc, ça, c'est vraiment un changement de mode de consommation
14:34des Français aujourd'hui.
14:35Ils vont acheter sur le e-commerce.
14:38Vous pensez que ça va croître ?
14:40Il y a aussi cette application qui va voir le jour ?
14:42Oui, elle va voir le jour en janvier, effectivement.
14:45Donc, oui, c'est ça qui est important,
14:47c'est que c'est la culture du « et ».
14:49On a besoin pour fidéliser nos clients
14:51qui viennent en moyenne que cinq fois par an,
14:53finalement, dans nos boutiques,
14:55mais qui, parce qu'ils veulent se faire livrer,
14:58veulent du « click and collect »,
14:59veulent pouvoir acheter immédiatement
15:01et être livrés en livraison express,
15:04ont besoin de tous ces parcours de course.
15:06Ça existe et regardons-nous nous-mêmes.
15:08C'est ce que nous faisons nous-mêmes
15:10dans notre manière de consommer.
15:11Donc, il faut accompagner,
15:13il fallait développer ce type de service.
15:15Donc, nouvelle application,
15:16mais aussi des livre-roues
15:17que l'on déploie, effectivement,
15:20puisqu'on a testé cet été
15:21sur 18 magasins,
15:231 500 commandes,
15:24un vrai succès.
15:25Des paniers qui sont autant élevés,
15:27finalement, qu'en boutique.
15:29Des jeunes que l'on recrute,
15:31c'était aussi un enjeu extrêmement important
15:33pour notre enseigne.
15:34Donc, on développe, effectivement, le service.
15:36Et on y reviendra, justement.
15:38Restez avec nous.
15:39On parlera, notamment,
15:40de l'essor du sans-alcool
15:41dans la deuxième partie de l'émission.
15:43Mais tout de suite,
15:44on passe au décryptage.
15:49Alors, Tanguy,
15:50face à la baisse de la consommation de vins,
15:52comment les commerçants
15:54continuent-ils à attirer les clients ?
15:56Alors, un des premiers points,
15:58et on en parlait à l'instant,
15:59c'est aussi construire une offre omnicanale
16:01et donc être connecté, finalement,
16:03avec les shoppers au quotidien.
16:04Mais en plus de ça,
16:06on sait que l'expérience en point de vente,
16:08ça a été déterminant
16:09et ça a été travaillé maintenant
16:10depuis plusieurs mois,
16:12plusieurs années,
16:12par certains acteurs.
16:14Aujourd'hui, avoir des expériences
16:16autour de la dégustation,
16:17des salons,
16:18aller à la rencontre,
16:19des clients,
16:20des shoppers,
16:21des Français,
16:22dans le point de vente,
16:23mais aussi en dehors,
16:24c'est une expérience complémentaire.
16:26Mais en plus de ça,
16:27il y a aussi la possibilité
16:29d'aller un cran plus loin.
16:30On voit notamment
16:33autour de la région de Bordeaux,
16:34des développements autour
16:35de l'autorisme, par exemple.
16:37Donc ça, c'est des développements
16:38intéressants
16:38et aussi une adaptation
16:40au changement de comportement
16:42de consommateurs.
16:42Et je pense que c'est ça
16:44qui est intéressant,
16:44c'est cette évolution-là.
16:46Alors justement,
16:46quand les consommateurs
16:47changent leurs habitudes,
16:48comment est-ce que les cavistes
16:50parviennent à s'adapter ?
16:51Alors, une des clés aujourd'hui
16:53avec la digitalisation,
16:55avec la numérisation,
16:57c'est la data.
16:58La donnée qui vient
16:59des points de vente,
17:00c'est une source
17:00pour aller comprendre
17:01la consommation.
17:03Et Cathy en parlait
17:04auparavant, finalement,
17:05quand on comprend
17:06son environnement,
17:07quand on comprend
17:08son point de vente,
17:09les clients qui sont
17:10autour de chez soi,
17:11on peut, grâce à la donnée,
17:13finalement,
17:14faire des précisions
17:15sur son assortiment.
17:16Quel est le choix
17:17de vin que je veux mettre
17:18dans tel point de vente ?
17:19À Dunkerque
17:20versus à Paris,
17:21ce n'est pas forcément
17:21la même approche.
17:22Peut-être que
17:23mes diversifications,
17:25le sans-alcool,
17:26la bière,
17:27qui viennent compléter
17:28l'offre,
17:28peuvent être différents
17:29d'un point de vente
17:30à l'autre.
17:31Donc, vraiment,
17:31avoir la data
17:32comme un fil rouge,
17:33c'est un moyen
17:34de s'adapter
17:34au comportement
17:35de consommation.
17:36Oui, mais justement,
17:37avec tout ça,
17:37et d'ailleurs,
17:37on le voit chez Maison Nicolas
17:39maintenant sur le libre-service,
17:41le fait d'acheter des bibles
17:43et non plus forcément
17:43des bouteilles,
17:44on a moins besoin
17:45de conseils, finalement.
17:46En fait, je pense
17:47que le conseil,
17:47il change de forme,
17:49il évolue,
17:49le rôle du caviste
17:50aussi évolue,
17:51c'est assez intéressant,
17:52ce n'est pas seulement
17:53quelque part
17:54de l'information descendante,
17:56mais c'est aussi parfois
17:57le consommateur
17:58qui se renseigne
17:59par lui-même
17:59avant d'aller en point de vente,
18:00avant d'aller en boutique.
18:02Donc, il faut juste
18:03l'accompagner.
18:04Un site e-commerce,
18:05une application,
18:05c'est une bonne façon
18:06de le faire,
18:07mais aussi développer
18:08des services
18:08pour aller un peu plus loin.
18:09Si on va faire
18:10une dégustation
18:10de spiritueux
18:11ou de vin
18:12dans un point de vente,
18:13on découvre bien davantage
18:15que via une application
18:17uniquement chez soi
18:18pour avoir
18:18quelques informations précises
18:19de prix
18:20ou de cépage,
18:21par exemple.
18:22Donc, je pense
18:22qu'il faut juste évoluer
18:23par rapport aux besoins
18:24des attendants
18:25des consommateurs
18:26et cette data
18:26peut être assez centrale.
18:28Merci beaucoup,
18:28Tanguy Lefaleur.
18:29Restez avec nous,
18:30on passe tout de suite
18:30au pitch de la start-up.
18:37Florestan de Roubré
18:38nous a rejoint
18:39sur ce plateau.
18:40Bienvenue,
18:40vous êtes le président
18:41et cofondateur
18:42de Pure32.
18:43Alors, vous avez mis au point
18:44un pétillant
18:45sans alcool premium
18:47qui est né
18:47en Provence
18:48en 2025.
18:50Alors, vous aviez déjà
18:51un pied dans le vin
18:52avec une marque de rosé,
18:53avec Rosa32.
18:55Pourquoi vous êtes-vous
18:56lancé sur le marché
18:56du Nolo ?
18:57C'est une très bonne question.
19:00Effectivement,
19:01je suis venu
19:01au sans alcool
19:02par le monde du vin
19:03et je ne pense pas
19:03le sans alcool
19:04en opposition au vin.
19:06C'est super important
19:07pour moi,
19:07je le précise.
19:08Je pense que ce sont
19:09deux catégories
19:10qui coexistent
19:12et je pense surtout
19:13que ce sont deux catégories
19:16qui n'ont pas
19:17à se télescoper.
19:18je suis venu en fait
19:21d'abord par un constat
19:22au sans alcool.
19:24Il se trouve
19:25qu'il y a 5-6 ans
19:26en trinquant
19:27avec ma famille
19:29pour célébrer
19:29la grossesse
19:30de ma belle-sœur,
19:31je me suis rendu compte
19:32que le seul protagoniste
19:35qui ne buvait pas
19:36de champagne
19:36avec nous,
19:38c'était ma belle-sœur.
19:40Et donc,
19:42il y avait déjà
19:43à l'époque
19:43des alternatives
19:44sans alcool
19:45comme la bière
19:46mais sinon c'était du soda.
19:47Et donc là,
19:48je me suis dit
19:48il y a un énorme trou
19:49dans la raquette,
19:50il va falloir
19:51qu'on y remédie.
19:52Et puis ensuite,
19:53par une approche
19:54plus empirique des choses,
19:55comme j'avais déjà
19:56un pied dans le vin,
19:57je suis au contact
19:58quotidien
20:00d'hôteliers,
20:01de restaurateurs
20:01qui, eux,
20:02avaient besoin
20:03d'une offre
20:04et il se trouvait
20:05que, désormais,
20:06il y a davantage
20:07de confrères
20:08qui s'y mettent
20:09mais il se trouvait
20:09qu'il y avait quand même
20:11un gros marché
20:11à aller chercher là-dessus.
20:13Donc, aussi,
20:15tout simplement,
20:15par la force
20:15des choses,
20:16il m'est apparu
20:17qu'il y avait
20:18économiquement parlant
20:18quelque chose à faire.
20:20Mais alors justement,
20:20c'est vrai
20:21qu'il y a un constat,
20:22c'est que les Français
20:23boivent de moins en moins
20:24d'alcool,
20:25ils font attention
20:26à leur consommation.
20:27Pourquoi être parti
20:28sur un pétillant premium,
20:30sachant qu'il y a déjà
20:31des alternatives
20:32très connues,
20:33des références très connues
20:34comme French Bloom
20:35pour non-cité Queen ?
20:35Pourquoi le pétillant ?
20:37Alors, le pétillant
20:38par goût, déjà,
20:39je pense que c'est bien,
20:39il faut faire les choses
20:40avec conviction.
20:41J'insiste sur une chose,
20:42c'est que je ne suis pas parti
20:43sur Pure32 par défaut.
20:45C'est-à-dire que
20:45beaucoup de personnes
20:46vont au sans-alcool
20:47en se disant
20:48je perds de la puissance
20:50sur le monde du vin
20:51donc par opportunisme
20:53ou par défaut,
20:54je vais sur le sans-alcool.
20:56Moi, j'y suis allé par goût.
20:57J'ai eu envie
20:58de faire du sans-alcool,
20:59on l'a fait,
21:00c'est un projet commun
21:01avec mon équipe
21:02et on s'est posé
21:03beaucoup de questions.
21:04Vous me parlez,
21:04par exemple,
21:05de French Bloom.
21:05French Bloom a fait
21:06un travail fantastique.
21:07Ils ont ouvert
21:08beaucoup de portes
21:09et aujourd'hui,
21:10je pense qu'on peut dire
21:11sans se tromper
21:12que ce sont les leaders
21:13sur le sans-alcool premium
21:14par désalcoolisation.
21:17Moi, j'ai une autre ambition,
21:18c'est la non-fermentation.
21:19Oui, alors justement,
21:20j'allais y venir
21:20parce que vous avez
21:21un processus de désalcoolisation
21:23qui n'est pas habituel.
21:25Alors, justement,
21:25je ne fais pas désalcoolisation.
21:26La désalcoolisation...
21:28Oui, pardon,
21:29je vous ai coupé.
21:29Oui, oui, non,
21:30allez-y, allez-y.
21:30La désalcoolisation
21:32induit de partir
21:32sur une base de vin.
21:34Nous, on ne fait pas du vin.
21:36On part sur la matière première,
21:38c'est-à-dire
21:38sur le jus de raisin.
21:39Pour faire du vin,
21:40il faut avoir du jus de raisin
21:41et pour faire un désalcoolisé,
21:43il faut avoir un jus de raisin
21:44qu'on alcoolise
21:44et on enlève
21:46les molécules d'alcool
21:47par définition,
21:48les arômes.
21:49Moi, je reste sur la base,
21:51c'est-à-dire sur le jus de raisin
21:52et sur cette base
21:53de jus de raisin
21:54à laquelle je ne retire rien,
21:55je vais travailler
21:57sur un jeu d'équilibre,
21:58d'ajustement,
22:00de dilution
22:01pour avoir
22:02un produit pétillant
22:04à la fin,
22:04extrêmement sain,
22:06c'est le plus important pour moi,
22:07mais où il y a du goût
22:08parce que je pense
22:09que c'est ça le marché
22:10que j'essaie de rencontrer,
22:11c'est le plaisir.
22:12Alors justement,
22:13on a toujours
22:14la directrice générale
22:15de Maison Nicolas
22:15avec nous en plateau.
22:16Cathy Collard-Géger,
22:17le sans-alcool,
22:18c'est quelque chose
22:18que vous avez pris
22:19à bras-le-corps aussi
22:20chez Maison Nicolas,
22:21plus 45 références
22:23de boissons sans-alcool,
22:25plus de bière,
22:25ça c'est pour séduire les jeunes.
22:26vous avez aussi lancé
22:28une MDD
22:29sur le sans-alcool ?
22:31Absolument,
22:32parce que là aussi,
22:33moi je me disais
22:34que finalement,
22:34les consommateurs
22:35de sans-alcool
22:36sont les consommateurs
22:37d'alcool
22:38qui,
22:38sur des instants
22:39de consommation précis,
22:40ont décidé
22:41de ne pas boire d'alcool.
22:42Et là,
22:42on vient de voir
22:43effectivement un cas
22:44très concret,
22:45la grossesse,
22:47le fait qu'on prenne
22:48des médicaments,
22:49le fait qu'on reprenne
22:49le volant de sa voiture,
22:51ce sont des instants
22:52de consommation précis
22:53qui fait qu'on a envie
22:55de retrouver finalement
22:56l'inclusion,
22:58ce que procure l'alcool
22:59dans la célébration,
23:00mais sans avoir
23:01les effets négatifs
23:03effectivement.
23:03Alors c'est vrai
23:04qu'on peut penser
23:05que c'est pour séduire
23:06les jeunes.
23:07Pas que.
23:07Mais pas que finalement.
23:08Non, non, non, non.
23:09Pas que.
23:09Et puis,
23:10il y a une dernière enquête
23:10qui est sortie
23:11qui est extrêmement importante
23:12chez So Wine.
23:1495% des consommateurs
23:16d'alcool,
23:16de sans-alcool,
23:17sont des consommateurs
23:18d'alcool.
23:19Et on voit très bien
23:20chez nous
23:20que finalement,
23:21le lancement
23:22de cette gamme MDD,
23:23a contribué
23:24à recruter
23:26terriblement
23:26ou à faire revenir
23:27nos clients
23:28qui nous avaient quittés
23:29ces 2-3 dernières années.
23:31Tanguy ?
23:31Oui, peut-être une question
23:33pour Florestan,
23:33mais vous êtes distribué
23:35dans certains
23:36réseaux de distribution
23:37mais pas forcément déployés
23:39à très large échelle
23:39parce que vous vous lancez aussi.
23:41Aujourd'hui,
23:42comment vous abordez
23:43finalement cette distribution ?
23:45Quels sont vos choix ?
23:46Parce que c'est finalement
23:47un nouveau secteur
23:49ou un sous-secteur.
23:50Qu'est-ce qui vous a amené
23:51à choisir finalement
23:53ce restaurant à Orléans
23:54ou cette diffusion
23:56à Saint-Tropez
23:57ou sur certaines zones précises ?
23:59Alors,
24:00je vais essayer
24:00de répondre succinctement
24:01parce que c'est une question
24:02très vaste.
24:04D'abord,
24:05on s'est adossé
24:05dans certains marchés
24:07à des distributeurs
24:08reconnus.
24:09Pour ce qui est de la France
24:09et de Monaco,
24:10c'est Bollinger Diffusion.
24:11Je pense qu'on ne les présente plus.
24:13Qui nous distribuent
24:14en exclusivité.
24:15Ce qui n'exclut pas
24:15qu'eux-mêmes
24:17aillent redistribuer
24:18à des plus petits
24:19distributeurs locaux
24:20comme Serment d'Épicure,
24:21Cannes,
24:22Nice et Monaco.
24:23Ensuite,
24:23on va s'adosser
24:24à parfois
24:25des distributeurs
24:26multiséculaires.
24:26C'est le cas de Sinoco
24:27pour la Belgique
24:28et le Luxembourg.
24:29Et on va vraiment
24:30s'adapter à chaque marché.
24:31Pour les États-Unis,
24:32par exemple,
24:33je vous entendais parler
24:33de la digitalisation.
24:35Pour moi,
24:35c'est l'enjeu de demain.
24:36C'est-à-dire que
24:37je ne crois pas
24:38que le sans-alcool
24:39remplace le vin.
24:40Je pense qu'il offre
24:41un champ des possibles
24:42mais énorme.
24:44Je n'ai pas la prétention
24:45de faire du vin
24:45sans alcool.
24:46Moi,
24:46je m'attaque
24:46au marché des boissons.
24:48C'est un marché
24:49qui va prendre
24:491000 milliards d'euros
24:50de valeur
24:50dans les 5 années à venir.
24:51C'est ça,
24:52le marché qui m'intéresse.
24:53Et donc,
24:53je vais aller toucher
24:54des jeunes,
24:55je vais aller toucher
24:55des gens qui,
24:56de manière occasionnelle,
24:58ne boivent pas de vin,
24:58etc.
24:59Et ça,
25:00ça nous impose
25:01de sortir
25:02des circuits traditionnels.
25:03Donc,
25:04pour ce qui est
25:04des États-Unis,
25:04par exemple,
25:05on va d'abord
25:06attaquer le B2C,
25:07ensuite,
25:08attaquer le B2B.
25:09Pour le Japon,
25:10on va faire
25:10exactement l'inverse.
25:11Et en fonction
25:13des marchés,
25:14on va développer,
25:16déployer une stratégie
25:19particulière
25:19adaptée à chaque marché.
25:21Mais vous êtes quand même
25:22sur un positionnement
25:23premium.
25:23La bouteille coûte
25:24aux alentours
25:25d'une vingtaine d'euros.
25:27Pourquoi ce positionnement-là ?
25:29Ça a été
25:29une grosse réflexion
25:31en interne.
25:32On s'est notamment posé
25:33avec les équipes
25:33à l'époque
25:34de Bollinger Diffusion.
25:36Alors,
25:36on a peut-être
25:37le sentiment qu'on est
25:38très élevé.
25:39En réalité,
25:39on est 30 à 40 %
25:40moins cher
25:41que notre concurrence directe.
25:43Je ne vais pas nommer
25:44mes confrères
25:45avec lesquels on estime
25:46qu'on est en compétition,
25:47mais j'estime qu'on est
25:48quatre sur ce segment premium.
25:50Et globalement,
25:51on est 35 à 43 %
25:53moins cher
25:53que ceci.
25:55Donc,
25:56premium,
25:56on l'est de fait
25:58par la qualité du produit
25:59parce qu'il nous coûte
26:00cher à faire,
26:00parce qu'on est avec
26:01des matériaux
26:02faits en France,
26:03en Champagne,
26:04on n'est jamais très loin
26:05de ses racines.
26:06et parce que
26:08je crois que les enjeux
26:08de demain,
26:09il y a un basculement
26:10dans les modes de consommation,
26:11mais les enjeux de demain
26:11sont quand même
26:12sur la qualité.
26:13Donc,
26:13en réalité,
26:14on est premium,
26:15mais on est moins cher
26:17que notre concurrence.
26:18Merci beaucoup,
26:19Florestan Zerouvré,
26:20président cofondateur
26:21de Pure 32.
26:22Tout de suite,
26:23l'actu de la semaine.
26:27Alors,
26:27après les pillages
26:28en marche
26:29de la mobilisation
26:30contre la vie chère,
26:31les commerçants
26:31font les comptes
26:33et le calendrier
26:34ne leur lasse
26:34aucun répit.
26:35On le disait effectivement
26:36avec Cathy Collard,
26:37déjà,
26:37à Noël,
26:38c'est dans 8 semaines.
26:39Tanguy,
26:39vous dressez un état des lieux
26:41du bilan pour les commerçants.
26:42Quel est-il ?
26:43Alors,
26:43oui,
26:43donc déjà,
26:44c'est plus de 3 000 commerçants
26:45qui sont impactés,
26:46plusieurs millions d'euros
26:47de chiffre d'affaires
26:48et de réparation
26:50finalement à prévoir.
26:52Donc ça,
26:52c'est la priorité,
26:53c'est finalement
26:53comment on ouvre
26:55et on réouvre
26:55ces magasins,
26:56comment on s'assure
26:57de leur sécurité,
26:57comme on le disait
26:58tout à l'heure
26:59dans les prochaines semaines.
27:01Et le point central,
27:03finalement,
27:03c'est ce calendrier,
27:04c'est cette urgence
27:05de saison
27:06pour ne pas rater
27:07la saison
27:07de la fin d'année
27:08parce que ça a touché
27:09tous les secteurs.
27:10Là,
27:11on s'est concentré
27:11sur la partie caviste,
27:13évidemment,
27:13ça a touché
27:14quelle que soit la taille,
27:15quels que soient les secteurs,
27:16quel que soit le positionnement
27:18premium ou non,
27:19des magasins
27:21proches de ces manifestations
27:22mais parfois même
27:22un peu plus loin.
27:24Donc l'urgence,
27:24elle est aussi
27:25comment sécuriser des stocks,
27:27comment sécuriser
27:28ces magasins
27:29pour être sûr
27:29de pouvoir délivrer la saison
27:31parce que là,
27:31on ne se parle pas
27:31de perdre deux ou trois semaines,
27:33on se parle de perdre
27:33une saison entière.
27:35Alors,
27:35il y a une diversité
27:36dans les profils
27:37puisque tous les commerces
27:38ne sont pas touchés
27:38de la même manière.
27:39Comment est-ce qu'on
27:40n'y voit plus clair ?
27:41Alors,
27:42le premier point,
27:42c'est que je pense
27:43qu'on est tous affectés
27:44de la même façon
27:45quelle que soit sa taille
27:46au départ.
27:47Par contre,
27:49la structure
27:50n'est pas la même.
27:51On va avoir des grands groupes
27:52qui vont peut-être
27:52être un peu plus sécurisés
27:53de leur côté
27:54parce qu'ils ont des équipes
27:55légales,
27:56ils ont des équipes
27:56d'assurance
27:57qui sont peut-être
27:58un peu plus armées
27:58même d'un point de vue
27:59trésorerie
27:59pour pouvoir y répondre
28:00mais elles sont touchées
28:01de la même manière.
28:02En revanche,
28:03les indépendants,
28:04c'est là où c'est
28:05le plus lourd pour eux
28:06parce que eux,
28:07les vitres,
28:09le stock finalement,
28:10c'est eux qui le portent
28:11de manière plus forte
28:12et entièrement
28:13et donc pour eux,
28:15la question est encore
28:15plus urgente.
28:16Il y a moins de solidarité
28:17d'un groupe par exemple
28:19même si on voit
28:21de la solidarité aussi
28:22de proximité,
28:23on voit des cagnottes
28:24qui se lancent
28:24pour essayer d'aider
28:25nos commerçants de proximité
28:26à se relancer
28:28et à être prêts
28:29pour la saison de Noël
28:30et la saison des fêtes
28:31de fin d'année.
28:32Merci beaucoup Tanguy
28:33pour cette actu.
28:34Merci à tous les deux
28:35Cathy Collard-Géjar
28:36et Florestan de Rouvret
28:37d'avoir été avec nous.
28:39On se donne rendez-vous
28:40la semaine prochaine
28:41pour un tout nouveau numéro
28:42de Focus Retail.
28:44Bon week-end.
28:45Focus Retail,
28:46la distribution de demain
28:47s'invente aujourd'hui.
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