- il y a 3 minutes
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers, présenté par Eliot Deval.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe de Villiers.
00:00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:00:06Bonsoir, Edad, bonsoir, Geoffroy.
00:00:07Bonsoir, Geoffroy Lejeune.
00:00:08Nous commençons cette émission par l'horreur dans les Yvelines.
00:00:11Après ce crime terroriste survenu ce vendredi, à Trappes et la Verrière,
00:00:16dans son périple meurtrier, l'assaillant a abattu une personne
00:00:18et en a blessé cinq autres, dont une fillette de 12 ans.
00:00:23Le parquet national antiterroriste s'est saisi des faits.
00:00:26Le caractère raciste est à ce jour retenu.
00:00:29Et vous le voyez à l'image, il y a quelques instants, il est toujours sur place.
00:00:33Emmanuel Macron est actuellement dans les Yvelines,
00:00:36en train d'échanger avec le maire de Trappes, Emmanuel Macron,
00:00:41qui dans les prochaines minutes se rendra ensuite dans le 19e arrondissement de Paris.
00:00:46Nous en parlerons bien sûr pour témoigner sa reconnaissance aux forces de sécurité intérieure
00:00:52à la veille de ce week-end qui inquiète tous les Français.
00:00:58après le week-end d'insurrection que nous avons vécu la semaine dernière.
00:01:02Je vous propose d'écouter Laurent Nouniez, le ministre de l'Intérieur,
00:01:05qui parle de crime terroriste.
00:01:08Les investigations sont en cours, mais c'est clairement un crime terroriste, c'est ce qu'il a dit.
00:01:13Et donc, évidemment, c'est un acte extrêmement grave.
00:01:17Il était important pour nous d'apporter, évidemment, le soutien du gouvernement
00:01:22à M. le maire de Trappes, à l'ensemble de la population de Trappes,
00:01:25et également remercier les services qui sont intervenus sur ce périple meurtrier
00:01:32qui aura duré un petit quart d'heure et qui a fait beaucoup de victimes.
00:01:36Et remercier donc les policiers de la brigade anticriminalité ici
00:01:41qui ont interpellé l'auteur et qui ont très probablement,
00:01:45l'enquête le confirmera ou pas, mais je vous le dis,
00:01:47qui ont très probablement interrompu ce périple meurtrier en cours.
00:01:51Donc, il faut vraiment les féliciter.
00:01:54Geoffroy Lejeune.
00:01:55Alors, cher Philippe, l'enquête est en cours pour faire la lumière sur ce brame.
00:01:58On ne sait pas encore tout, en tout cas, on ne sait pas grand-chose.
00:02:00Mais quelle est votre première réaction à l'heure où on parle ?
00:02:04La première réaction, c'est celle d'un père de famille
00:02:10et d'un Français qui voit le sang couler.
00:02:15Et donc, ma première réaction, c'est de penser aux victimes,
00:02:20cette petite, cette jeune fille de 12 ans qui est entre la vie et la mort,
00:02:27aux familles endeuillées, aux familles qui souffrent d'un acte odieux, insupportable,
00:02:38contraire à toute forme de paix civile et d'humanité.
00:02:44Je pense aussi aux policiers.
00:02:51Très souvent critiqués depuis plusieurs semaines,
00:02:56alors qu'ils sont admirables.
00:02:59Ils travaillent dans la discrétion.
00:03:02Ils sont le dernier rempart de la paix civile.
00:03:05Et on ne le reconnaît pas assez, cette vertu civique.
00:03:13Ils défendent l'innocence.
00:03:20Et là, à Trappes, ils sont intervenus très vite.
00:03:26La BAC et les autres policiers sont intervenus très vite pour arrêter le massacre.
00:03:37Je pense aussi qu'on ne sait rien de ce qui s'est passé.
00:03:46Donc, il faut être très prudent.
00:03:49Moi, je ne ferais pas comme le maire de Trappes,
00:03:53qui avait derrière lui, d'ailleurs, Imzalem,
00:03:56l'islamiste qui avait appelé à l'Intifada, place de la nation, en 2024.
00:04:00Je crois l'avoir reconnu.
00:04:03Et qui a tout de suite succombé à la tentation de régler ses comptes.
00:04:11Dans une circonstance comme celle-là, il faut être à la bonne hauteur.
00:04:17C'est simplement ce qu'on peut dire.
00:04:22Moi, depuis trois ans que je vous retrouve le vendredi pour faire cette émission,
00:04:30je constate que nous parlons ensemble, tous les trois,
00:04:35de la violence pour la condamner
00:04:42et de la vie
00:04:45pour la protéger.
00:04:47Pourquoi je dis ça ?
00:04:48Parce qu'en fait,
00:04:50une société qui se désagrège,
00:04:54elle remplace la force,
00:04:56qui est une vertu,
00:04:57par la violence qui est un péché,
00:04:58comme on disait au catéchisme jadis.
00:05:02Et que la violence, elle est là,
00:05:04elle se glisse dans tous les interstices de la société
00:05:08quand il n'y a pas la force.
00:05:11Or, aujourd'hui, en France,
00:05:12aujourd'hui, il n'y a plus la force.
00:05:15Et quand il n'y a plus la force,
00:05:17il y a la tentation de se faire justicier
00:05:21pour quelque cause que ce soit.
00:05:25On n'a plus une société avec des citoyens,
00:05:27on a une société avec des justiciers potentiels.
00:05:31Et quand je vois ce qui est en train de se passer,
00:05:34c'est-à-dire, d'un côté,
00:05:39des émeutiers qui se préparent à sortir des armes,
00:05:43qui sont dans les caves,
00:05:46et de l'autre côté,
00:05:48un préfet de police
00:05:50qui explique aux commerçants
00:05:52non possumus,
00:05:54on ne peut plus rien pour vous,
00:05:56appeler des agents privés pour vous protéger,
00:05:58je me dis qu'on glisse en ce moment
00:06:02sur la pente des justiciers.
00:06:06Et puis la vie.
00:06:08En fait, la vie n'a pas de prix.
00:06:11Dans n'importe quelle société grecque, romaine
00:06:13ou la société traditionnelle française,
00:06:16la vie est tout de suite tout.
00:06:18Et donc, elle s'impose dès l'enfance,
00:06:20dès l'école,
00:06:22dès les premiers mots des parents,
00:06:24tu dois protéger la vie, mon petit.
00:06:28Et comme maintenant, on ne dit plus ça,
00:06:29et qu'on fait le contraire,
00:06:31peut-être on aura l'occasion d'en parler
00:06:32dans la suite de mon propos,
00:06:36la vie est banale,
00:06:38la vie devient un sujet de consommation.
00:06:42Et au nom de l'hédonisme,
00:06:43si j'ai envie de tuer, je tue.
00:06:45Voilà.
00:06:46Donc, pour moi,
00:06:48ce crime,
00:06:50il est le symptôme
00:06:52d'une société gravement malade.
00:06:56Il est 18h06,
00:06:58Philippe Devilliers,
00:06:59et évidemment,
00:07:00comme dans toutes nos émissions,
00:07:03où une actualité dramatique
00:07:05a pu, en quelque sorte,
00:07:08bouleverser notre programme
00:07:09et s'imposer à nous, bien évidemment.
00:07:10Et c'est ce que vous avez dit,
00:07:11chaque vendredi,
00:07:12vous essayez de nous apporter
00:07:14votre éclairage,
00:07:16votre expérience,
00:07:17votre analyse de la société.
00:07:19Si, puisque la situation
00:07:20pour l'instant est figée
00:07:21et qu'une nouvelle information arrive,
00:07:24je vous la donne, bien sûr.
00:07:26Et si le président de la République
00:07:28doit prendre la parole,
00:07:29nous prendrons évidemment
00:07:30ses premiers mots.
00:07:32Mais puisque nous parlons
00:07:33d'Emmanuel Macron,
00:07:34qui a décidé de se rendre à Trappes,
00:07:37je le disais juste
00:07:38en ouverture d'émission,
00:07:39avant Trappes,
00:07:40lui aussi a bouleversé son programme,
00:07:42puisqu'à 19h,
00:07:43il devait se rendre,
00:07:45dès 19h,
00:07:47dans le 19ème arrondissement
00:07:48de Paris, vendredi,
00:07:50pour témoigner sa reconnaissance
00:07:51aux forces de l'ordre
00:07:52et de sécurité intérieure
00:07:54et leur réaffirmer sa confiance
00:07:56à la veille d'une nouvelle journée
00:07:59sous haute tension
00:08:00et même un week-end
00:08:01de tous les dangers.
00:08:02Depuis dix ans,
00:08:03dès qu'il en a l'occasion,
00:08:04Emmanuel Macron nous administre,
00:08:06et on l'a pu l'entendre
00:08:07le week-end dernier,
00:08:08la promesse d'une présidence
00:08:11intraitable.
00:08:11Je vous propose qu'on écoute
00:08:12Emmanuel Macron,
00:08:13qui, après les émeutes
00:08:14de 2026,
00:08:16en mai dernier,
00:08:17après la finale
00:08:18de la Ligue des Champions
00:08:19ou la victoire
00:08:19du Paris Saint-Germain,
00:08:20il parlait déjà
00:08:21d'une justice
00:08:23et d'un état intraitable,
00:08:25ce qu'il a fait
00:08:26le week-end dernier.
00:08:28On sera intraitable
00:08:29avec ceux qui ont été attrapés.
00:08:31On ne veut plus voir ça.
00:08:32Fini.
00:08:33On en aura le bol.
00:08:34Terminé.
00:08:35Je veux être ici très clair.
00:08:37À l'égard des casseurs
00:08:39et de tous ceux
00:08:39qui se livrent à des violences,
00:08:41nous serons intraitables.
00:08:44Et puis,
00:08:44lorsqu'on lui a demandé
00:08:45une analyse
00:08:46de la situation
00:08:47cette semaine,
00:08:48depuis Doha,
00:08:49écoutez Emmanuel Macron
00:08:50qui s'intéressait
00:08:51à l'intelligence artificielle.
00:08:53On a vu des images
00:08:54d'intelligence artificielle
00:08:56qui ont montré
00:08:57des scènes
00:08:58qui ne se sont jamais
00:08:58passées en France.
00:08:59On a des gens
00:09:00qui ont expliqué
00:09:00qu'on avait été envahi
00:09:01par des hordes
00:09:02de migrants et d'islamistes,
00:09:03qui est totalement faux.
00:09:05Bon, donc...
00:09:07Entre autres.
00:09:07Mais il fait partie...
00:09:08Vous savez,
00:09:09dans ces moments-là,
00:09:10on voit
00:09:11qui aime la France
00:09:12et qui ne l'aime pas.
00:09:13Tous les gens...
00:09:14Ben, force est de le constater.
00:09:16Tous les gens
00:09:16qui parlent mal
00:09:17de notre pays en ce moment,
00:09:18ce sont des gens
00:09:19qui n'aiment pas notre pays.
00:09:20Donc, ces gens
00:09:22m'indisposent.
00:09:23Geoffroy Lejeune.
00:09:24Alors, Philippe,
00:09:25qu'avez-vous pensé
00:09:26de la déclaration
00:09:26d'Emmanuel Macron
00:09:27dimanche dernier
00:09:28et puis des déclarations
00:09:28qu'on vient de voir
00:09:29pendant cette semaine orientale ?
00:09:32Ben, d'abord,
00:09:33quand il dit
00:09:35il y a des gens
00:09:36qui n'aiment pas la France,
00:09:38il y a des gens
00:09:38qui aiment la France,
00:09:40il faut aimer
00:09:41toutes les Frances.
00:09:45Et c'est très bien
00:09:46qu'il aille à Trappes.
00:09:49J'ai souvent regretté
00:09:50avec vous
00:09:52qu'il n'aille pas
00:09:57en 2018.
00:09:58Ça m'avait beaucoup marqué
00:09:59voir les deux jeunes filles
00:10:01qui ont été assassinées
00:10:02à Marseille.
00:10:03Leur famille attendait
00:10:04la visite du président
00:10:05de la République.
00:10:08Pour avoir parlé
00:10:09avec Harmonie Comine,
00:10:10je peux dire
00:10:10qu'elle aussi,
00:10:13elle attendait
00:10:14le coup de téléphone
00:10:15du président de la République.
00:10:18La maman d'Elias,
00:10:19elle attendait
00:10:20le coup de téléphone
00:10:21du président de la République.
00:10:24La famille de Thomas
00:10:25à Crépole,
00:10:27où il y a eu
00:10:27là un crime raciste,
00:10:29il a fallu trois ans
00:10:29pour le reconnaître.
00:10:31ça va moins vite
00:10:32que le parquet national
00:10:34antiterroriste.
00:10:36La famille de Thomas,
00:10:38elle attend toujours
00:10:39la visite du président
00:10:41de la République.
00:10:43Donc, en fait,
00:10:44il choisit
00:10:45son parcours
00:10:46de compassion
00:10:49pour imposer un récit.
00:10:52Il est à côté
00:10:53de la France,
00:10:54il n'est plus en France,
00:10:55il n'est plus de France,
00:10:58il est en vie
00:10:58de légiature.
00:11:00C'est un dilettante,
00:11:01c'est un dondiste,
00:11:02c'est un mirliflor.
00:11:08Et là,
00:11:09quand on regarde
00:11:09ce qui s'est passé,
00:11:12tout à l'heure,
00:11:13je regardais
00:11:13Louis Dragnel
00:11:14et je me souviens
00:11:15qu'il lui avait fait
00:11:16une promesse
00:11:18dans un journal
00:11:19que vous dirigez,
00:11:20déjà.
00:11:21il avait dit
00:11:22100% des OQTF
00:11:24seront reconduits
00:11:26dans l'année.
00:11:28Bon,
00:11:29on n'a rien vu.
00:11:31Il avait dit aussi
00:11:32quand il est arrivé
00:11:33en 2017,
00:11:34il y aura 15 000,
00:11:3520 000 places de prison.
00:11:36On n'a rien vu.
00:11:39Ensuite,
00:11:39on a vu au moment
00:11:40de l'affaire Naël
00:11:43qu'il a
00:11:45abandonné
00:11:45la police.
00:11:47Le traumatisme
00:11:48est encore là
00:11:48chez les policiers.
00:11:52en disant
00:11:52oui,
00:11:53c'est une faute
00:11:53inexcusable.
00:11:54C'est-à-dire
00:11:54qu'il a pris
00:11:55le côté
00:11:58sans rien savoir
00:12:01de Naël
00:12:03plutôt que du policier
00:12:04qui,
00:12:05en fait,
00:12:05était dans
00:12:06la légitime défense.
00:12:09Mais plus grave,
00:12:10il y a quelques jours,
00:12:13il a fait une chose
00:12:15qu'aucun président
00:12:15de la République
00:12:16n'a jamais fait en France.
00:12:19Il a trahi.
00:12:20Il a trahi la police.
00:12:22Il a trahi la police
00:12:23en lui reprochant
00:12:26de manquer d'empathie
00:12:27par rapport aux jeunes.
00:12:28Et ça,
00:12:29c'était avant
00:12:29le 17 octobre.
00:12:31Donc,
00:12:31vous imaginez
00:12:32les commerçants
00:12:33qui ont été pillés,
00:12:34ce qu'ils peuvent penser
00:12:35aujourd'hui
00:12:36de cette déclaration
00:12:36sur le manque
00:12:38d'empathie
00:12:38de la police.
00:12:40Et donc,
00:12:41il a désarmé
00:12:41la police.
00:12:43C'est à la suite
00:12:44de ce mot malheureux,
00:12:46manque d'empathie,
00:12:47que le ministre
00:12:48de l'Intérieur
00:12:49a retiré
00:12:50les centaures
00:12:51et les grenades
00:12:54assourdissantes.
00:12:55Et donc,
00:12:56il a dépouillé
00:12:57la police
00:12:58de ses moyens
00:12:58de faire face
00:12:59aux émeutiers,
00:13:01aux casseurs
00:13:02et aux auteurs
00:13:03de la Razzia.
00:13:06Et,
00:13:07chose plus étrange,
00:13:09la veille
00:13:10du 17 octobre,
00:13:12il est allé,
00:13:13il est arrivé en retard,
00:13:14d'ailleurs,
00:13:15Céline Dion
00:13:15n'était pas contente,
00:13:16il paraît,
00:13:18mais il est allé
00:13:19danser avec Brigitte.
00:13:22Il est allé danser,
00:13:23il dansait.
00:13:27Alors qu'il avait
00:13:28des renseignements
00:13:29pour le lendemain.
00:13:32Et puis ensuite,
00:13:34il est parti.
00:13:35Il est parti en Orient.
00:13:36Il est parti
00:13:38en Orient.
00:13:39il est parti voir
00:13:40les mentors
00:13:41des émeutiers.
00:13:45Quand on regarde
00:13:46la chaîne Al Jazeera,
00:13:47on comprend que
00:13:49l'information
00:13:50sur Al Jazeera,
00:13:51elle est plutôt
00:13:51du côté des émeutiers.
00:13:54Donc,
00:13:55il est allé là-bas
00:13:55pour faire le plein
00:13:57d'essence,
00:13:57si j'ai bien compris.
00:13:59Mais c'est une diversion
00:14:00insupportable.
00:14:01Il doit être
00:14:02avec son peuple.
00:14:03Il n'était pas
00:14:04avec son peuple,
00:14:05il doit être
00:14:05avec sa police.
00:14:06Il y a 900 blessés,
00:14:07maintenant 1000.
00:14:09Et je ne sais
00:14:10combien de policiers
00:14:12qui ne se plaignent pas,
00:14:13qui seront là demain,
00:14:15au premier rang,
00:14:17qui risquent leur vie,
00:14:21qui risquent des blessures
00:14:23insupportables
00:14:24pour le reste
00:14:24de leur vie.
00:14:25Donc,
00:14:27où est Emmanuel Macron ?
00:14:29En fait,
00:14:29je vais vous dire,
00:14:34je pense à Deschannelles
00:14:37de plus en plus souvent.
00:14:38vous savez,
00:14:39Deschannelles,
00:14:39c'est un président
00:14:39de la République
00:14:41qui,
00:14:42le 23 mai 1920,
00:14:47était en chemise de nuit
00:14:49dans son wagon,
00:14:51dans le train de nuit.
00:14:53Et je ne sais pas
00:14:54ce qu'il lui a appris,
00:14:54il était sous calmant,
00:14:55je pense.
00:14:56Il a ouvert la fenêtre,
00:14:58il a sauté par la fenêtre,
00:14:59il s'est retrouvé dehors,
00:15:00il a grimpé
00:15:01dans un pommier.
00:15:02et au petit matin,
00:15:05il y a un cheminot
00:15:06qui est arrivé
00:15:07qui lui a dit
00:15:07« Vous êtes qui ? »
00:15:08qui est descendu du pommier.
00:15:10Il dit
00:15:10« Je suis le président
00:15:10de la République. »
00:15:11L'autre a dit
00:15:12« Ah, la bonne blague. »
00:15:14Bon,
00:15:15il n'a pas fini son mandat.
00:15:18Et puis,
00:15:19il y a aussi Néron.
00:15:21J'y pense souvent.
00:15:22Néron,
00:15:22en fait,
00:15:23il allume le feu
00:15:25et ensuite,
00:15:26il vient
00:15:26comme spectateur,
00:15:28comme premier observateur du feu.
00:15:30Honte à qui peut chanter
00:15:31pendant que Rome brûle
00:15:32sauf s'il a la voix
00:15:33et la lire de Néron.
00:15:34Voilà.
00:15:35Et donc,
00:15:35je porte sur Emmanuel Macron
00:15:38un jugement très dur.
00:15:39Et je dirais en conclusion ceci.
00:15:44Il faut que vous partiez.
00:15:47Emmanuel,
00:15:50si vous aimez vraiment la France,
00:15:52comme vous l'avez dit récemment,
00:15:57alors il faut partir.
00:15:59Il faut partir
00:16:00parce qu'il faut
00:16:01une élection présidentielle
00:16:01tout de suite
00:16:02parce que sinon,
00:16:04c'est la rue qui commande
00:16:07et le sang qui coule.
00:16:10Au nom de la paix civile,
00:16:13au nom de la paix sociale,
00:16:15de la protection des institutions,
00:16:18au nom de la France,
00:16:20faites ce geste
00:16:21que le général de Gaulle
00:16:22avait fait en 1969
00:16:23après avoir perdu un référendum.
00:16:25il est parti.
00:16:25Il est parti marcher en Irlande.
00:16:27Je me souviens des photos
00:16:28de Paris Match.
00:16:30Allez,
00:16:31il viendrait marcher.
00:16:32Si vous voulez,
00:16:32vous venez chez moi,
00:16:33on vendait,
00:16:34on donnerait une canne.
00:16:35Et avec Brigitte,
00:16:36on vous habitera,
00:16:37on vous donnera
00:16:38à boire le thé.
00:16:39Mais partez,
00:16:41partez.
00:16:41Les Français,
00:16:42vous serez reconnaissants.
00:16:45et votre départ,
00:16:47vous,
00:16:47c'est pour vous l'occasion
00:16:49de regagner l'estime
00:16:51de nombreux Français
00:16:53qui ne croient plus en vous.
00:16:56Philippe Devilliers,
00:16:57des Français qui nous regardent
00:16:59sont très inquiets
00:17:00après le week-end
00:17:02que nous avons vécu,
00:17:02le week-end dernier,
00:17:03les violences insurrectionnelles,
00:17:05mais également les piages
00:17:06et les émeutes.
00:17:07D'ailleurs,
00:17:07c'est très intéressant
00:17:09de savoir comment vous,
00:17:10Philippe Devilliers,
00:17:11vous qualifiez
00:17:12les événements
00:17:13qui se déroulent
00:17:13en ce moment en France
00:17:14et pensez-vous
00:17:15qu'ils seront
00:17:15un des enjeux majeurs
00:17:17de la présidentielle ?
00:17:20Je pense que
00:17:23les événements
00:17:24que nous avons vécu
00:17:25le 17 octobre,
00:17:28c'est une pré-guerre civile
00:17:33où il y a d'un côté
00:17:34la Nouvelle-France
00:17:36et de l'autre côté
00:17:37l'ancienne France.
00:17:40On le voit
00:17:41avec ce qui vient
00:17:41de se passer
00:17:42à l'instant à Trappes,
00:17:43le pays entre
00:17:43en sauvagerie.
00:17:47Et nous avons vécu
00:17:49le week-end dernier
00:17:52des manifestations,
00:17:54des scènes
00:17:57de pillages,
00:18:00de tribalismes,
00:18:01de conquêtes territoriales.
00:18:04Et donc, pour moi,
00:18:05l'enjeu de la présidentielle
00:18:08c'est la confrontation
00:18:14méta-historique
00:18:16entre la Nouvelle-France,
00:18:19la Mélenchonie,
00:18:20et l'ancienne France,
00:18:23je dirais la France éternelle.
00:18:26c'est-à-dire qu'il y a ceux
00:18:27qui veulent dessiner
00:18:30un nouveau pays
00:18:33issu
00:18:35de
00:18:37deux territoires
00:18:38de l'esprit
00:18:39que sont le Waukistan
00:18:40et l'Islamistan,
00:18:43à la jonction
00:18:44de la rue Saint-Guillaume
00:18:47et de la rue Arabe,
00:18:48Waukistan,
00:18:49rue Saint-Guillaume,
00:18:50Sciences Po,
00:18:53Islamistan
00:18:54et Cartier.
00:18:57Et donc,
00:18:57ils veulent changer
00:18:58de France.
00:19:00Et ils sont peut-être
00:19:01en train de réussir.
00:19:03Et puis,
00:19:04il y a la France éternelle
00:19:07qui veut retrouver la France,
00:19:10qui veut sauver la France,
00:19:14qui veut retrouver la France
00:19:21qui authentifie
00:19:23le lien,
00:19:25l'unité
00:19:26entre les vivants
00:19:27et les morts.
00:19:28La France éternelle,
00:19:29en fait,
00:19:30elle veut trois choses
00:19:31sans oser le dire.
00:19:34premièrement,
00:19:35elle refuse
00:19:36que le peuple français
00:19:38devienne minoritaire
00:19:39en France.
00:19:40Deuxièmement,
00:19:42elle veut recouvrer
00:19:42la souveraineté perdue.
00:19:46Et troisièmement,
00:19:48elle veut
00:19:49qu'il y ait encore
00:19:50des Français
00:19:51qui choisissent
00:19:52de fabriquer en France,
00:19:53d'investir en France,
00:19:55c'est-à-dire
00:19:55des entrepreneurs.
00:19:59Et nous sommes donc
00:20:00devant,
00:20:02d'un côté,
00:20:04l'après-France
00:20:05alliée à la post-France,
00:20:07la Mélenchonie
00:20:08alliée à la Macronie.
00:20:10Ces gens-là,
00:20:10ils ne veulent plus
00:20:11de la France.
00:20:13Ils ne veulent pas
00:20:14changer la France,
00:20:15ils veulent changer
00:20:15de France.
00:20:17Et la France éternelle
00:20:18qui ne veut pas mourir.
00:20:20Voilà l'enjeu
00:20:21de la présidentielle.
00:20:22Alors,
00:20:25depuis les débuts
00:20:26de la Ve République,
00:20:28on a connu
00:20:30des élections
00:20:31présidentielles
00:20:37historiques.
00:20:39Je noterai
00:20:40deux dates.
00:20:411958,
00:20:43c'était
00:20:44l'urgence,
00:20:45l'enjeu,
00:20:46c'était
00:20:46le redressement
00:20:48des institutions.
00:20:50Et 1981,
00:20:52l'enjeu,
00:20:53c'était
00:20:53le grand basculement
00:20:54de le collectivisme.
00:20:57Là,
00:20:57l'enjeu,
00:20:59si vous me demandiez
00:21:00de le qualifier,
00:21:00je vous répondrais,
00:21:02c'est une sortie
00:21:03de civilisation.
00:21:05Pas moins que ça.
00:21:08Geoffroy Lejeune.
00:21:09Alors Philippe,
00:21:09vous soulignez
00:21:10l'idée selon laquelle
00:21:11la jeunesse française
00:21:12serait contaminée
00:21:12par une gangrène morale,
00:21:14la gangrène morale
00:21:15d'une société subvertie.
00:21:16Qu'est-ce que ça veut dire
00:21:17exactement ?
00:21:20Le mot
00:21:21est d'Alexandre
00:21:22Solzhenitsyn,
00:21:22prononcé chez moi
00:21:24dans ma salle à manger
00:21:26le 24 septembre
00:21:281993.
00:21:30Ce mot
00:21:30m'a marqué
00:21:31à vie
00:21:32et j'ai cherché
00:21:33à comprendre
00:21:33pourquoi il m'avait dit ça.
00:21:36Et en fait,
00:21:37j'y ai pensé
00:21:38cette semaine.
00:21:42Il y a eu
00:21:43trois événements
00:21:44qui m'ont
00:21:44glacé les sangs.
00:21:46Le premier,
00:21:48c'est la
00:21:48Haute Autorité
00:21:49de Santé,
00:21:52chargé
00:21:52de définir
00:21:53le mode d'emploi
00:21:54de l'euthanasie
00:21:55puisque la loi
00:21:56est votée,
00:21:58chargé
00:21:58de
00:22:01conseiller
00:22:02ce que seront
00:22:03les produits
00:22:03de la mort immédiate
00:22:05par empoisonnement.
00:22:07Il faut appeler
00:22:08les choses
00:22:08par leur nom.
00:22:09Le document
00:22:10de la Haute Autorité
00:22:12paru dans le journal
00:22:13La Croix
00:22:16est commenté
00:22:17sur Europe 1
00:22:18par
00:22:20Dimitri Pavlenko
00:22:23et Laurent Frémont,
00:22:25le professeur
00:22:26éminent professeur
00:22:27de Sciences Po.
00:22:29Les termes
00:22:30sont crus.
00:22:31Et qu'est-ce que
00:22:31dit la Haute Autorité ?
00:22:32Elle dit
00:22:33qu'on n'est pas sûr
00:22:35de pouvoir
00:22:36provoquer
00:22:37la mort immédiate.
00:22:38C'est-à-dire que
00:22:39le produit
00:22:40ne fait pas forcément
00:22:41son effet
00:22:42de manière immédiate.
00:22:43Il parle de barbiturique,
00:22:45il parle de curare,
00:22:46donc ils expliquent
00:22:47qu'il peut y avoir
00:22:49une agonie
00:22:50en présence
00:22:50de la famille,
00:22:52une agonie
00:22:52plus longue
00:22:53que prévue,
00:22:54comme ça a été le cas
00:22:54d'ailleurs
00:22:55pour une condamnée
00:22:56à mort
00:22:56aux États-Unis
00:22:57récemment.
00:23:00Voilà où nous en sommes.
00:23:02Donc ils ont menti.
00:23:07Ensuite,
00:23:07deuxième événement
00:23:09qui m'a glacé
00:23:10les 100,
00:23:12c'est
00:23:13les journaux économiques
00:23:14qui ont annoncé
00:23:15que la France
00:23:15serait peut-être
00:23:16mise,
00:23:17probablement
00:23:18mise sous tutelle.
00:23:20Ça ne vous fait rien,
00:23:21vous ?
00:23:23C'est
00:23:25comme
00:23:25dans les
00:23:27hôpitaux
00:23:29ou dans les familles,
00:23:30on a quelqu'un
00:23:31de très ancien
00:23:32qui perd la tête
00:23:33et on met
00:23:34la personne
00:23:34sous curatel.
00:23:35c'est ça
00:23:36la tutelle
00:23:38pour un pays,
00:23:39pour un budget,
00:23:40c'est la curatel
00:23:41pour une personne
00:23:43qui perd la tête.
00:23:44Le corps social
00:23:45français
00:23:46va être mis
00:23:46sous tutelle.
00:23:49Merci l'euro.
00:23:53Et puis enfin,
00:23:55le troisième événement
00:23:56pour moi,
00:23:57c'est un article
00:23:57dans le Figaro
00:23:58de l'anthropologue
00:24:00Florence Bergeau-Blaclair
00:24:02qui est une grande
00:24:03spécialiste
00:24:04de l'islam
00:24:06reconnue
00:24:07mondialement
00:24:08et qui dit
00:24:09ceci
00:24:14les émeutiers
00:24:16en suivant
00:24:17la charia
00:24:19et le Coran
00:24:22peuvent considérer
00:24:24que la radia
00:24:26pour dépouiller
00:24:27les mécréants
00:24:28je cite
00:24:31illicite
00:24:34la radia
00:24:35et donc
00:24:37en fait
00:24:38les émeutiers
00:24:40qui pratiquent
00:24:42la radia
00:24:43les voleurs
00:24:45les casseurs
00:24:45les prédateurs
00:24:46ne sont pas
00:24:49des pillards
00:24:50ce sont
00:24:51des justiciers.
00:24:56alors vous me direz
00:24:57mais quel est
00:24:57le lien
00:24:58entre les trois
00:25:00événements
00:25:01le lien
00:25:01est le suivant
00:25:03nos élites
00:25:04ont abandonné
00:25:06les trois
00:25:06matrices
00:25:09millénaires
00:25:10de la France
00:25:10la première
00:25:11matrice
00:25:11c'est la matrice
00:25:13anthropologique
00:25:15qui distingue
00:25:15la vie
00:25:16et la mort
00:25:18dorénavant
00:25:19je peux
00:25:19tuer mon prochain
00:25:23en suivant
00:25:24le commandement
00:25:25post-hypocratique
00:25:29on peut donner
00:25:30la mort
00:25:30par compassion
00:25:31je dis bien
00:25:32par compassion
00:25:36aimez-vous
00:25:37et tuez-vous
00:25:38les uns les autres
00:25:43je suis
00:25:45ainsi
00:25:46appelé
00:25:47à devenir
00:25:50par le fait
00:25:51que
00:25:52la constitution
00:25:53de la France
00:25:54protège
00:25:56le meurtre
00:25:57je suis
00:25:59appelé
00:25:59à devenir
00:26:00un monstre
00:26:01un monstre
00:26:03policé
00:26:03un monstre
00:26:05médicalisé
00:26:07la deuxième
00:26:09matrice
00:26:09c'est la matrice
00:26:10géopolitique
00:26:12qui définit
00:26:13la compétence
00:26:13de la compétence
00:26:14c'est-à-dire
00:26:14la souveraineté
00:26:15je ne suis plus
00:26:16souverain
00:26:17je suis
00:26:18appelé
00:26:19à devenir
00:26:21un rouage
00:26:22un monstre
00:26:24et un rouage
00:26:25et la troisième
00:26:26matrice
00:26:26c'est la matrice
00:26:27civilisationnelle
00:26:28celle qui
00:26:30définit
00:26:31la civilisation
00:26:32qui
00:26:33aujourd'hui
00:26:34parlant beau
00:26:35à cause
00:26:37de la submersion
00:26:38la migration
00:26:40invasive
00:26:41je ne suis
00:26:43plus
00:26:43chez moi
00:26:45je suis
00:26:48appelé
00:26:48à devenir
00:26:49un Bernard
00:26:50l'ermite
00:26:51qui offre
00:26:52à l'arrivant
00:26:53l'hospitalité
00:26:54de sa coquille
00:26:55vide
00:26:57donc
00:26:58récapitulons
00:26:59je suis
00:27:00appelé
00:27:01à devenir
00:27:01un monstre
00:27:02à devenir
00:27:04un rouage
00:27:05à devenir
00:27:05un Bernard
00:27:06l'ermite
00:27:06là
00:27:07est mon
00:27:08destin
00:27:08là
00:27:09est ma
00:27:11lignée
00:27:13et le 24
00:27:14septembre
00:27:141993
00:27:16j'ai entendu
00:27:17Solzhenitsy
00:27:18me dire ça
00:27:20prédire ça
00:27:24il m'a dit
00:27:25ceci
00:27:25cher Philippe
00:27:27le système
00:27:27occidental
00:27:28va vers
00:27:30son état
00:27:31ultime
00:27:31d'épuisement
00:27:32spirituel
00:27:33le juridisme
00:27:34sans âme
00:27:38l'humanisme
00:27:39rationaliste
00:27:40l'abolition
00:27:41de la vie
00:27:42intérieure
00:27:42et c'est là
00:27:43qu'il a ajouté
00:27:44cette phrase
00:27:44que j'ai souvent
00:27:45citée avec vous
00:27:47mais vous verrez
00:27:48les dissidents
00:27:49qui sont aujourd'hui
00:27:50à l'est
00:27:51passeront bientôt
00:27:52à l'ouest
00:27:54nous y sommes
00:27:56restons sur
00:27:56la situation
00:27:58et sur les émeutes
00:27:59Philippe
00:28:00de Villiers
00:28:00vous avez été
00:28:02vous l'êtes encore
00:28:04on l'est toujours
00:28:05bachelier
00:28:06en mai 68
00:28:08vous étiez
00:28:08bachelier
00:28:09à l'époque
00:28:10vous n'étiez pas
00:28:11manifestant
00:28:12non j'étais contre
00:28:13manifestant
00:28:15vous étiez
00:28:16très certainement
00:28:17bien seul
00:28:18vous avez donc
00:28:19connu les événements
00:28:20de mai 68
00:28:21et c'est intéressant
00:28:21de pouvoir
00:28:22voir le monde
00:28:23qui sépare
00:28:24mai 68
00:28:25d'octobre
00:28:262026
00:28:27quel lien
00:28:28faites-vous
00:28:28entre ces émeutes
00:28:30si lien il y a
00:28:31et les troubles
00:28:32que nous connaissons
00:28:33en France
00:28:33aujourd'hui
00:28:34comme Bandit
00:28:35un jour
00:28:36m'a dit
00:28:36mai 68
00:28:38c'est la mère
00:28:38de toutes les batailles
00:28:40en pensant à 2005
00:28:42quand nous étions
00:28:43tous les deux
00:28:44députés européens
00:28:45on s'entendait bien
00:28:46d'ailleurs
00:28:46parce que
00:28:48moi j'étais
00:28:49abonné à l'équipe
00:28:50et il venait
00:28:51au dessus de mon épaule
00:28:52pour lire
00:28:52avoir les résultats
00:28:54du Marsa
00:28:54et il y a quelque chose
00:28:55qui nous réunissait
00:28:56c'est qu'on était
00:28:57des fans de Messi
00:28:58voilà
00:28:58bon
00:28:58mais
00:29:00c'est la seule chose
00:29:01qui nous a réunis
00:29:03le football
00:29:06qui parfois
00:29:07peut nous diviser
00:29:08d'ailleurs
00:29:09alors
00:29:10je réponds
00:29:11à votre question
00:29:11en fait
00:29:12mai 68
00:29:13c'est la naissance
00:29:13du boboïsme
00:29:16le boboïsme
00:29:17est une idéologie
00:29:17en fusion
00:29:19avec d'un côté
00:29:20les bourgeois
00:29:21qui sont des libéraux
00:29:23et les bohèmes
00:29:25qui sont des libertaires
00:29:27le bourgeois bohème
00:29:29est un hybride
00:29:30qui hérite
00:29:31depuis l'Amérique
00:29:32d'un nouveau modèle
00:29:34économique sociétal
00:29:36le capitalisme
00:29:37libertaire
00:29:39et le capitalisme
00:29:41libertaire
00:29:42aura
00:29:45une double influence
00:29:47sur la société française
00:29:48à partir de mai 68
00:29:51première influence
00:29:52le capitalisme libertaire
00:29:54va fracturer la société
00:29:56il y a d'un côté
00:29:58les libéraux libertaires
00:30:01qui s'appuient sur le
00:30:02nos frontières
00:30:03nos limites
00:30:04le nos frontières
00:30:06des libéraux
00:30:07le nos limites
00:30:08des libertaires
00:30:12et qui va offrir
00:30:14la France
00:30:14au libre-échangeisme mondial
00:30:16la mondialisation heureuse
00:30:17et puis il y a
00:30:18une deuxième France
00:30:19qui décroche
00:30:20la France périphérique
00:30:22qui va souffrir
00:30:23des délocalisations
00:30:24à cause du libre-échangeisme
00:30:26mondial
00:30:26qui va souffrir
00:30:28de l'immigration
00:30:29et qui va souffrir
00:30:31du déracinement
00:30:32de France
00:30:34une métropolisation
00:30:36massive
00:30:36une individualisation
00:30:38massive
00:30:39une migration
00:30:40massive
00:30:40et la deuxième
00:30:42le deuxième effet
00:30:44qui est plus important
00:30:46encore
00:30:46et qu'on n'a pas vu
00:30:47sur le coup
00:30:49c'est qu'en fait
00:30:50les grandes entreprises
00:30:52multinationales
00:30:52américaines
00:30:53qui sont derrière
00:30:54les 68
00:30:54n'oublions pas
00:30:55que ça a commencé
00:30:56à San Francisco
00:30:59elles ont considéré
00:31:00que leur marché
00:31:02s'essoufflait
00:31:03aux Etats-Unis
00:31:04et qu'il fallait trouver
00:31:06des clientèles
00:31:07de rechange
00:31:10d'appoint
00:31:10des marchés
00:31:12d'appoint
00:31:14et donc
00:31:14elles ont investi
00:31:16l'Europe
00:31:17avec un marketing
00:31:18fondé sur l'idée
00:31:20qu'il fallait
00:31:21des individus
00:31:22seuls
00:31:22pour consommer
00:31:23et non plus
00:31:24des communautés
00:31:25donc
00:31:26l'ennemi
00:31:27c'est le patriarcat
00:31:28et la mère poule
00:31:29pourquoi ?
00:31:30parce que le père
00:31:31de famille
00:31:31au sens du code civil
00:31:32il est parcimonieux
00:31:35que la mère poule
00:31:35elle est parcimonieuse
00:31:37et que ça
00:31:37ils ne veulent plus de ça
00:31:38parce qu'ils veulent
00:31:39des consommateurs
00:31:40et donc
00:31:40en fait
00:31:41Cohn-Bendit
00:31:42qui faisait la révolution
00:31:43la seule révolution
00:31:45qu'il aura
00:31:45finalement conclue
00:31:47c'est celle
00:31:48de l'hédonisme
00:31:48consumariste
00:31:49le marché du désir
00:31:50la fin
00:31:52de l'autorité
00:31:54la fin du patriarcat
00:31:55et c'est de là
00:31:57qu'est sorti
00:31:59le chapelet
00:32:00des nouvelles émeutes
00:32:012005-2023
00:32:02et évidemment
00:32:05ce qui arrive
00:32:06à notre société
00:32:06aujourd'hui
00:32:07c'est-à-dire
00:32:09une dégénérescence
00:32:10des tissus
00:32:11conjonctifs
00:32:13Il nous reste
00:32:14moins de 30 minutes
00:32:15Philippe De Villiers
00:32:16et le temps file
00:32:17je voudrais qu'on revienne
00:32:18justement
00:32:19sur ces scènes
00:32:20de violence en France
00:32:21et qu'on parle
00:32:22du système
00:32:22vous avez d'ailleurs
00:32:23commencé
00:32:23je me souviens
00:32:24en début de saison
00:32:24vous nous aviez parlé
00:32:26du système politique
00:32:27vous l'aviez même
00:32:28défini
00:32:28Philippe
00:32:29je voudrais qu'on écoute
00:32:31les premières réactions
00:32:31de ce gouvernement
00:32:32qui est sous le feu
00:32:33des critiques
00:32:33après cette faillite
00:32:34sécuritaire historique
00:32:35et notamment
00:32:36une déclaration
00:32:37de Sébastien Lecornu
00:32:38cette semaine
00:32:38qui a employé
00:32:39une formule
00:32:40qui vous a peut-être
00:32:41surprise
00:32:41on a merdé
00:32:43écoutons
00:32:45quand c'est difficile
00:32:46l'état tient
00:32:47et quand c'est difficile
00:32:49on réaffirme
00:32:50la confiance
00:32:50dans les gens
00:32:51qui ont le courage
00:32:51de prendre des décisions
00:32:52parce que c'est
00:32:53la différence
00:32:53entre acteurs
00:32:54et commentateurs
00:32:55en revanche
00:32:55on a l'humilité
00:32:56d'aller devant
00:32:57le peuple français
00:32:58en disant
00:32:58voilà ce qu'on a réussi
00:33:00et voilà ce qu'on a merdé
00:33:01parce que comme
00:33:02dans toutes les opérations
00:33:03difficiles
00:33:03il y a des choses
00:33:04qui ont réussi
00:33:04et il y a des choses
00:33:05qui merdent
00:33:07Alors Philippe
00:33:07il y a beaucoup de français
00:33:08qui se posent la question
00:33:09comment est-ce qu'on a pu
00:33:10en arriver là
00:33:11est-ce qu'on est arrivé
00:33:12au point d'aboutissement
00:33:13de la faillite
00:33:14d'un système
00:33:15Excusez-moi
00:33:15je ris
00:33:16parce que
00:33:16je vous ai demandé
00:33:17pendant les images
00:33:19il y a une dame
00:33:20qui est déguisée
00:33:22et
00:33:24alors vous savez
00:33:24que son vêtement
00:33:25vaut très cher
00:33:26ça vaut 600 euros
00:33:27Ah oui
00:33:28le vêtement
00:33:29très original
00:33:30c'est la mode
00:33:31le ministre de quoi
00:33:34je le laisse
00:33:35sans difficulté
00:33:35il y avait un gars
00:33:36qui avait laissé son portable
00:33:37on entend la musique
00:33:39etc
00:33:40bon
00:33:40ils ont dit ça
00:33:41engueuler
00:33:41bon
00:33:42alors quelle est votre question
00:33:44sur la faillite du système
00:33:46ah
00:33:48alors en fait
00:33:49oui
00:33:53c'est 50 ans de faillite
00:33:57soyons précis
00:33:59qui dit faillite
00:34:01des défaillances
00:34:02la première
00:34:04grande défaillance
00:34:07je relis ce propos
00:34:09au mot
00:34:09au mot précédent
00:34:11propos précédent
00:34:11la première
00:34:12grande défaillance
00:34:13c'est
00:34:15une décivilisation
00:34:17de la jeunesse
00:34:18au nom du progressisme
00:34:24chaque génération nouvelle
00:34:25on le sait
00:34:29c'est comme une invasion barbare
00:34:31qu'il convient de civiliser
00:34:33or on ne civilise plus
00:34:34puisque les trois autorités
00:34:37de la transmission
00:34:38sont évanescentes
00:34:39l'autorité
00:34:42paternelle
00:34:42on l'a tué
00:34:43on a tué le père
00:34:46donc on a tué le tuteur
00:34:47donc on a tué l'idée de sévérité
00:34:49et l'idée d'exemplarité
00:34:52rien de moins
00:34:53ensuite
00:34:54l'autorité magistrale
00:34:56on a tué le maître
00:34:57on a tué l'instituteur
00:34:59en blouse grise
00:34:59le hussard noir
00:35:00de la république
00:35:01on a tué le mérite
00:35:03on a tué la sélection
00:35:04et on a
00:35:05dans la rue
00:35:08le classement
00:35:09PISA en action
00:35:11c'est à dire
00:35:12en fait
00:35:14comme disait
00:35:15Finkielkraut
00:35:15les cancres d'aujourd'hui
00:35:17seront les profs de demain
00:35:18alors les cancres
00:35:19du temps où il a dit ça
00:35:21Finkielkraut
00:35:22sont devenus les profs
00:35:24et les cancres d'aujourd'hui
00:35:25sont les profs de demain
00:35:26voilà
00:35:27c'est le
00:35:28le crétin digital
00:35:29quelqu'un a dit ça
00:35:30le crétin digital
00:35:31qui se promène
00:35:33avec ses revendications
00:35:38donc ça
00:35:39c'est la
00:35:40première grande
00:35:42défaillance
00:35:42c'est
00:35:44la fin
00:35:45de
00:35:45toute forme
00:35:46d'autorité
00:35:49autorité
00:35:51paternelle
00:35:52magistrale
00:35:53et régalienne
00:35:54puisqu'en fait
00:35:55aujourd'hui
00:35:55c'est quoi
00:35:56l'état régalien
00:35:57c'est
00:35:58l'état profond
00:36:00les ingénieurs sociaux
00:36:02de l'état profond
00:36:02de la cité sans frontière
00:36:05donc c'est plus l'état
00:36:06qui gouverne
00:36:08précisément
00:36:09la deuxième défaillance
00:36:10c'est la
00:36:11la chute de l'état régalien
00:36:12on le voit en ce moment
00:36:14alors la chute de l'état régalien
00:36:16il faut être très concret
00:36:17là pour une fois
00:36:18la chute de l'état régalien
00:36:20c'est quoi
00:36:20c'est simple
00:36:20c'est
00:36:21quand l'état
00:36:22ne peut plus se gouverner
00:36:24lui-même
00:36:24et que
00:36:25pour prendre une décision
00:36:27il est obligé
00:36:28d'aller faire le voyage
00:36:30alors
00:36:31je vous emmène avec moi
00:36:32en voyage
00:36:32pour gouverner
00:36:33à l'instant
00:36:34la France
00:36:35premier voyage
00:36:36quand il s'agit
00:36:37d'une décision
00:36:38législative
00:36:39enfin tout ce qui concerne
00:36:41le droit
00:36:41et les frontières
00:36:42il faut aller à Bruxelles
00:36:44demander les autorisations
00:36:46pas sûr de les obtenir
00:36:47parce que c'est la majorité
00:36:49qualifiée maintenant
00:36:52l'engrenage fédéral
00:36:54ensuite
00:36:55si vous me dites
00:36:56il faudrait
00:36:58peut-être
00:37:01qu'on revoie
00:37:02notre politique budgétaire
00:37:03monétaire
00:37:04commercial
00:37:05on fait le voyage
00:37:06il faut aller à Francfort
00:37:08c'est Francfort
00:37:08qui décide
00:37:09c'est plus nous
00:37:10c'est la banque centrale
00:37:11qui va nous mettre
00:37:12sous tutelle
00:37:15on sera bien
00:37:16gouverné par des banquiers
00:37:17ça devait finir
00:37:18comme ça
00:37:20avec Macron
00:37:22ensuite
00:37:24si vous me dites
00:37:25on a un problème
00:37:26de politique migratoire
00:37:27et de politique sociétale
00:37:29ah
00:37:30droit de l'homme
00:37:31il faut aller
00:37:32à la cour européenne
00:37:33des droits de l'homme
00:37:33parce que c'est elle
00:37:34qui commande
00:37:36toutes ces questions-là
00:37:37quand monsieur Darmanin
00:37:38a voulu reconduire
00:37:39un Tchétchène
00:37:40il n'a pas pu
00:37:40parce que la cour européenne
00:37:42l'en a empêché
00:37:43et au nom du regroupement familial
00:37:45vous ne pouvez pas
00:37:46virer un étranger
00:37:48sous prétexte
00:37:49qu'il a droit
00:37:50au regroupement familial
00:37:51etc.
00:37:52et enfin
00:37:53si vous voulez prendre
00:37:54une décision
00:37:55dans le domaine diplomatique
00:37:56et
00:37:58dans le domaine
00:37:59de la défense
00:38:00ah
00:38:00il faut aller
00:38:01à Washington
00:38:02puisque
00:38:03l'OTAN est commandée
00:38:04par l'Amérique
00:38:05et c'est l'Amérique
00:38:06voilà
00:38:06donc voilà
00:38:06donc il n'y a plus
00:38:07d'État agalien
00:38:08voilà
00:38:08alors les politiciens
00:38:09ils ne vous le diront
00:38:10jamais ça
00:38:10parce que c'est
00:38:12leur fond de commerce
00:38:13de faire croire
00:38:15vous voyez
00:38:15et
00:38:19parce que
00:38:19si les français
00:38:20savaient ça
00:38:21si les français
00:38:22vraiment prenaient
00:38:23conscience de ça
00:38:23ils demanderaient
00:38:24qu'on sorte
00:38:25de l'Union Européenne
00:38:26ce que je demande moi
00:38:27depuis des années
00:38:29mais alors là
00:38:30vous vous rendez compte
00:38:31impossible
00:38:32la société médiatique
00:38:34on ne pourra pas dire ça
00:38:35on ne sera plus invités
00:38:36etc.
00:38:39Troisième
00:38:40défaillance
00:38:41c'est le changement
00:38:42de population
00:38:43ils ont ouvert les vannes
00:38:451974
00:38:45regroupement familial
00:38:48on sait tout ça
00:38:49mais en revanche
00:38:50qu'on sait moins
00:38:50c'est qu'ils continuent
00:38:52à ouvrir les vannes
00:38:52tous les partis
00:38:54du bloc central
00:38:55LR assimilé
00:38:57ils sont
00:38:58derrière le patronat
00:38:59pour l'immigration
00:39:00choisie
00:39:01et l'immigration
00:39:03choisie
00:39:03ça consiste à faire
00:39:04à régulariser
00:39:05des gens qui sont
00:39:06chez nous
00:39:06ou à en faire venir
00:39:07d'autres
00:39:08au nom de leurs
00:39:09compétences
00:39:09ou de leurs
00:39:11ou de leurs
00:39:12humilités
00:39:14salariales
00:39:17et
00:39:18et enfin
00:39:20ces gens-là
00:39:21qui sont au pouvoir
00:39:22depuis 50 ans
00:39:23ils ont détruit
00:39:24le creuset français
00:39:24et ça je ne leur pardonne pas
00:39:27parce qu'un français
00:39:28de désir aujourd'hui
00:39:28ne peut pas devenir français
00:39:29ou alors il faut qu'il
00:39:31par ses propres moyens
00:39:32il allait chercher la France
00:39:35et
00:39:37c'est très difficile
00:39:38d'aller chercher la France
00:39:39quand la France
00:39:40elle-même
00:39:40ne s'offre pas
00:39:42comme
00:39:43le recours
00:39:44de l'imaginaire
00:39:45d'enfance
00:39:46c'est très grave
00:39:47ce qu'ils ont fait
00:39:48ils n'ont plus voulu
00:39:49de l'assimilation
00:39:49on n'assimile plus
00:39:51et du coup
00:39:51c'est l'assimilation
00:39:52à l'envers
00:39:53enfin
00:39:54la dernière défaillance
00:39:57on aurait pu
00:39:57commencer par là
00:39:58c'est l'inversion
00:39:59victimaire
00:40:00ils ont accepté
00:40:01l'inversion victimaire
00:40:02c'est la doctrine
00:40:03banataire
00:40:04qui continue à nous gouverner
00:40:05en matière pénale
00:40:06et la doctrine banataire
00:40:08souvenez-vous
00:40:08c'est Dupond-Mariti
00:40:09qui dit
00:40:10la prison
00:40:11c'est l'école du crime
00:40:12c'est l'école
00:40:13de la récidive
00:40:15voilà
00:40:16et donc en réalité
00:40:17ils ont tout renversé
00:40:19ils ont victimisé
00:40:20le coupable
00:40:21et ils ont culpabilisé
00:40:23la victime
00:40:24voilà
00:40:24et on vit avec ce système
00:40:26par exemple
00:40:26on pourrait
00:40:27on aurait pu
00:40:28on pourrait
00:40:28aujourd'hui
00:40:29peut-être le fera-t-on demain
00:40:32interdire le syndicat
00:40:33de la magistrature
00:40:34interdire la syndicalisation
00:40:36des magistrats
00:40:37les magistrats sont faits
00:40:38pour rendre la justice
00:40:39au nom du peuple français
00:40:41ils ne sont pas faits
00:40:42pour développer une idéologie
00:40:44le prétoire n'est pas
00:40:47une tribune politique
00:40:51ensuite
00:40:51on aurait pu
00:40:53changer la doctrine pénale
00:40:55pour retrouver l'idée
00:40:57de la sanction
00:40:57la sanction protectrice
00:40:59ensuite
00:41:00on aurait pu changer
00:41:01la composition
00:41:02de l'école
00:41:03de la magistrature
00:41:04ce que propose
00:41:05Pierre-Marie Sèvres
00:41:06que vous recevez parfois
00:41:07qui est un garçon remarquable
00:41:09qui est le président
00:41:10de l'Institut pour la justice
00:41:11on pourrait par exemple
00:41:13avoir la moitié
00:41:14des magistrats
00:41:15qui viennent de l'agent
00:41:16à Marie
00:41:16de la police
00:41:17etc.
00:41:18alors je vais faire hurler
00:41:19les magistrats
00:41:19mais on aurait
00:41:20une autre magistrature
00:41:22vous voyez
00:41:23et enfin
00:41:24il faut rétablir le lien
00:41:26entre le pouvoir politique
00:41:27et le parquet
00:41:28pour qu'on ait
00:41:29une vraie politique pénale
00:41:30parce que là
00:41:30on a Darmanin
00:41:32qui broute dans le vide
00:41:33et qui fait croire
00:41:34qu'il a une influence
00:41:35sur les procureurs
00:41:36alors qu'il sait bien
00:41:37qu'il n'en a aucune
00:41:37puisqu'il n'y a plus de lien
00:41:39il n'y a plus d'instructions
00:41:40individuelles
00:41:41il n'y a plus de lien
00:41:41entre le parquet
00:41:42qui est tout seul
00:41:43et on a trois magistratures
00:41:46aujourd'hui
00:41:46la magistrature debout
00:41:47la magistrature assise
00:41:48et la magistrature couchée
00:41:50voilà
00:41:51donc voilà
00:41:52ces quatre défaillances
00:41:54du système
00:41:56expliquent la situation
00:41:57dans laquelle nous sommes
00:41:57aujourd'hui
00:41:58pendant que vous faisiez
00:41:59l'analyse
00:42:00de la faillite
00:42:01d'un système
00:42:01on a pu apercevoir
00:42:02cette image
00:42:03puisque Sébastien Lecornu
00:42:05est actuellement
00:42:05à Limoges
00:42:06où la mairie
00:42:07a été incendiée
00:42:08le parquet national
00:42:09antiterroriste
00:42:10d'ailleurs
00:42:10s'est saisi
00:42:10de cette affaire
00:42:13accompagnée
00:42:13donc
00:42:14vous posiez la question
00:42:15de cette dame
00:42:16à côté
00:42:17ministre
00:42:18madame Françoise Gattel
00:42:19qui est la ministre
00:42:21et vous n'étiez peut-être
00:42:22pas au courant
00:42:23et moi non plus
00:42:25de l'aménagement
00:42:26du territoire
00:42:27et de la décentralisation
00:42:29on peut dire
00:42:30merci à Gérard-Laurice Viret
00:42:32qui dans l'oreillette
00:42:33nous envoie ces informations
00:42:33non pas du tout
00:42:34je suis allé regarder
00:42:35toi en même temps
00:42:36et moi il m'envoyait
00:42:36à la maison
00:42:37vous plaisantez
00:42:38je regardais
00:42:39ces informations
00:42:40qui est la ministre
00:42:42de l'aménagement
00:42:42des territoires
00:42:43et de la décentralisation
00:42:44on pourrait un jour
00:42:45parler de la décentralisation
00:42:46qui a été l'un des plus
00:42:48grands échecs
00:42:48de ces dix dernières années
00:42:49Philippe de Villiers
00:42:51avançons
00:42:52revenons sur ces violences
00:42:53en France
00:42:54et la question
00:42:55qu'on peut se poser
00:42:56aussi
00:42:56l'extrême violence
00:42:57des émeutes
00:42:58dans toute la France
00:42:58ne manque pas
00:42:59de susciter
00:42:59une simple question
00:43:00le modèle
00:43:01d'intégration
00:43:03républicaine
00:43:03à partir du slogan
00:43:05le vivre ensemble
00:43:06n'était-il pas selon vous
00:43:07une illusion
00:43:09oui
00:43:10depuis 50 ans
00:43:11on entend deux mots
00:43:14le vivre ensemble
00:43:15et l'accueil de l'autre
00:43:21et en fait
00:43:22qu'est-ce qu'on a
00:43:23sous les yeux
00:43:23les unes
00:43:25après les autres
00:43:25les villes
00:43:27basculent
00:43:28dans la France
00:43:29halal
00:43:30et la famille
00:43:32désinstituée
00:43:33laisse
00:43:34des enfants
00:43:37orphelins
00:43:38délignés
00:43:41naître
00:43:42sans héritage
00:43:44grandir
00:43:46sans appannage
00:43:47mourir
00:43:49sans lignage
00:43:50tel est le lot
00:43:51de l'homme
00:43:52de passage
00:43:53l'homme
00:43:54sans ancrage
00:43:56l'homme
00:43:56de rien
00:43:57voilà ce qu'on est
00:43:58en train de fabriquer
00:43:59aujourd'hui
00:44:00avec le vivre ensemble
00:44:02le choc identitaire
00:44:04est devant nous
00:44:07la France
00:44:08porte
00:44:09le deuil
00:44:10d'une grandeur
00:44:10défunte
00:44:13elle a connu
00:44:14dans son histoire
00:44:15bien et malheur
00:44:17et de toutes
00:44:18les épreuves
00:44:18traversées
00:44:20elle garde
00:44:21une mémoire
00:44:22douloureuse
00:44:23mais victorieuse
00:44:27aujourd'hui
00:44:28pour la première fois
00:44:29la France
00:44:31ressent la crainte
00:44:33affronte la crainte
00:44:35de disparaître
00:44:38parce que nous sommes
00:44:40plus tout à fait
00:44:41seuls
00:44:42à habiter
00:44:43la France
00:44:47c'est désormais
00:44:49une manière
00:44:50de cohabiter
00:44:51la France
00:44:52puisque la terre
00:44:53de France
00:44:54porte
00:44:54dorénavant
00:44:56deux peuples
00:44:56un peuple
00:44:58fier
00:45:00un peuple jeune
00:45:04qui installe
00:45:06ses fiertés
00:45:07et un peuple
00:45:09exténué
00:45:10agar
00:45:12qui ne sait plus
00:45:13où il habite
00:45:15la classe
00:45:16politique
00:45:18nous a
00:45:19précipité
00:45:19dans le
00:45:21multiculturalisme
00:45:22au nom
00:45:23de la politique
00:45:23de la ville
00:45:24qui nous aura
00:45:24coûté déjà
00:45:25200 milliards
00:45:26d'euros
00:45:27on a
00:45:30entassé
00:45:31les gens
00:45:31dans des cages
00:45:32à lapins
00:45:32avec des villes
00:45:33irrespirables
00:45:35et en désertifiant
00:45:36toutes les campagnes
00:45:37c'est une folie
00:45:38ce qu'on a fait
00:45:41et la classe
00:45:41politique
00:45:42ne veut pas
00:45:42comprendre
00:45:43et ne veut pas
00:45:44qu'on dise
00:45:44la vérité
00:45:45c'est à dire
00:45:46que nous sommes
00:45:46passés
00:45:47d'une société
00:45:47homogène
00:45:51avec des tissus
00:45:52conjonctifs
00:45:53des capillarités
00:45:54créatives
00:45:56un voisinage
00:45:58affectif
00:45:59un art
00:46:00de vivre
00:46:00à une société
00:46:02tribale
00:46:06multifracturée
00:46:08multidéculturée
00:46:10multiconflictuelle
00:46:12la classe politique
00:46:13ne veut pas
00:46:14qu'on fasse
00:46:15le lien
00:46:16entre les émeutes
00:46:17insurrectionnelles
00:46:19du 17 octobre
00:46:20et
00:46:22la politique
00:46:24migratoire
00:46:26laxiste
00:46:26qui a été menée
00:46:27pendant 50 ans
00:46:29et donc
00:46:30tant qu'on n'aura
00:46:31pas le droit
00:46:32dans les médias
00:46:33de faire ce lien
00:46:35entre les désordres
00:46:37les magasins pillés
00:46:39les casseurs
00:46:40les émeutiers
00:46:42la razia
00:46:46et
00:46:47l'immigration massive
00:46:49on ne pourra pas
00:46:50résoudre nos problèmes
00:46:50c'est à dire
00:46:51aller aux causes
00:46:52le drame
00:46:54de la politique française
00:46:55c'est qu'elle
00:46:55tente de soigner
00:46:57les effets
00:46:58pour cacher
00:46:59les causes
00:47:00avançons
00:47:01Philippe de Villiers
00:47:02il nous reste
00:47:0312 minutes
00:47:03très précisément
00:47:04on nous annonce
00:47:06de nouvelles manifestations
00:47:07pour ce week-end
00:47:09et les semaines
00:47:10qui viennent
00:47:10compte tenu
00:47:11des défaillances
00:47:12des pouvoirs publics
00:47:13et l'état d'esprit
00:47:13des casseurs
00:47:14évidemment
00:47:15les français sont
00:47:16très inquiets
00:47:16ce barricade
00:47:17et dans le même temps
00:47:18ce week-end
00:47:19la démocratie
00:47:20aussi est malmenée
00:47:21avec ce grand meeting
00:47:23du rassemblement national
00:47:25et cette convention
00:47:25ce week-end
00:47:26qui pourrait être
00:47:27le théâtre
00:47:28de violences
00:47:28puisque l'extrême-gauche
00:47:30et les plus radicaux
00:47:30se seraient rassemblés
00:47:32et souhaiteraient
00:47:33aller à Orléans
00:47:35où 3000 policiers
00:47:37et gendarmes
00:47:37seront présents
00:47:38pour sécuriser
00:47:40justement cette convention
00:47:41je vous propose
00:47:42d'écouter Laurent Nouniez
00:47:42il a réagi cet après-midi
00:47:46nous avons de bonnes raisons
00:47:47de penser
00:47:47qu'il y a un certain nombre
00:47:48de militants
00:47:49de l'ultra-gauche
00:47:50et de l'extrême-gauche
00:47:51radical
00:47:52qui ont l'intention
00:47:53de venir perturber
00:47:54créer des troubles
00:47:55à leur public
00:47:56ici sur Orléans
00:47:57donc bien évidemment
00:47:59nous allons réagir
00:48:00avec la plus grande fermeté
00:48:02comme ce sera le cas
00:48:03partout demain
00:48:04sur le territoire national
00:48:05avec la plus grande fermeté
00:48:06pour mettre un terme
00:48:07aux exactions
00:48:08grande fermeté
00:48:09ça veut dire
00:48:10intervention systématique
00:48:11quand il y a des troubles
00:48:12à leur public
00:48:12et des débordements
00:48:13ça veut dire interpellation
00:48:15et ça veut dire
00:48:16nous avons rencontré
00:48:17avec le préfet du Loiret
00:48:18madame la procureure
00:48:20de la République
00:48:20avec laquelle
00:48:22le préfet du Loiret
00:48:22travaille évidemment
00:48:23en permanence
00:48:24et il y aura
00:48:24évidemment une réponse
00:48:25qui sera
00:48:26une réponse judiciaire
00:48:27extrêmement ferme
00:48:28on ne tolérera
00:48:29aucun
00:48:29aucun débordement
00:48:31Geoffroy Lejeune
00:48:32question très simple
00:48:32Philippe
00:48:33que faudrait-il faire
00:48:34selon vous
00:48:34pour rétablir l'ordre ?
00:48:36déjà
00:48:37je voudrais
00:48:38réagir sur Orléans
00:48:40dire que
00:48:41à Orléans
00:48:43en fait
00:48:45il y a un maire
00:48:46qui est remarquable
00:48:50qui a dit
00:48:52si on avait annulé
00:48:53ce congrès
00:48:55sachant qu'il n'est pas
00:48:56du Rassemblement National
00:48:57mais il dit
00:48:58si on avait annulé
00:48:59ce congrès
00:48:59on donnait raison
00:49:00à la rue
00:49:01il a tout dit
00:49:02ensuite il y a un préfet
00:49:04Hugues Moutou
00:49:05qui était secrétaire général
00:49:07du ministère de l'Intérieur
00:49:08qui est tout à fait remarquable
00:49:09et qui sait
00:49:11ce que c'est
00:49:11que la fermeté
00:49:14donc
00:49:15c'est une chance
00:49:16d'avoir ces deux
00:49:18personnalités
00:49:21moi je vais vous dire
00:49:22en fait
00:49:22ce que je sens
00:49:23c'est que
00:49:24le bloc central
00:49:26qui est en perdition
00:49:28si tu vois les sondages
00:49:30se dit
00:49:31là on a une petite chance
00:49:35ça va permettre
00:49:36de renvoyer dos à dos
00:49:38ceux qui manifestent
00:49:39et ceux qui contre-manifestent
00:49:41pour dire
00:49:42vous voyez c'est impossible
00:49:43il faut sortir
00:49:44de cette France des extrêmes
00:49:46donc c'est bien vu
00:49:48c'est pas sûr
00:49:48que ça marche
00:49:50alors maintenant
00:49:52la question
00:49:53qui se pose aujourd'hui
00:49:54c'est
00:49:54comment faire face
00:49:55au désordre
00:49:58c'est la question
00:49:59que vous avez voulu me poser
00:50:01alors je vais vous répondre
00:50:02il faut
00:50:03que
00:50:04nous sortions
00:50:07de deux
00:50:09syndromes
00:50:10le syndrome
00:50:11Malikusikine
00:50:11et le syndrome
00:50:13carolingien
00:50:14le syndrome
00:50:16Malikusikine
00:50:17je l'ai vécu
00:50:18j'étais
00:50:19au gouvernement
00:50:20la nuit du 5 décembre
00:50:23la nuit du 5 au 6 décembre
00:50:261986
00:50:29et là
00:50:31dans la nuit
00:50:32un étudiant
00:50:33qui manifeste
00:50:35perd la vie
00:50:35et à partir de cet instant
00:50:37comme Charles Pasqua
00:50:39me l'a raconté
00:50:43on ne peut plus faire
00:50:44de maintien de l'ordre
00:50:45je me souviens
00:50:46qu'il m'a dit
00:50:46c'est fini
00:50:47maintenant c'est la rue
00:50:48qui gagne
00:50:48surtout quand c'est des jeunes
00:50:50et depuis
00:50:521986
00:50:53l'affaire
00:50:54Malikusikine
00:50:55tous les pouvoirs politiques
00:50:56sont obsédés
00:50:57par l'idée
00:50:58d'empêcher
00:50:59la bavure
00:51:01policière
00:51:01et donc
00:51:02on donne
00:51:03aux policiers
00:51:04des consignes
00:51:07de
00:51:10prudence
00:51:11de retenue
00:51:12parce qu'on a peur
00:51:14de
00:51:18ce qui peut arriver
00:51:18on a la télé
00:51:19non non
00:51:20ne vous inquiétez pas
00:51:21je regarde parce que
00:51:22d'un instant à l'autre
00:51:23Emmanuel Macron
00:51:24pourrait prendre la parole
00:51:25et
00:51:26et donc
00:51:29voilà
00:51:29je perds le fil
00:51:31de ce que je voulais vous dire
00:51:32Malikusikine
00:51:33Malikusikine
00:51:33vous étiez en train de parler
00:51:34en fait
00:51:36la police a été
00:51:37peu abandonnée
00:51:39elle a été abandonnée
00:51:42par le pouvoir politique
00:51:47qui n'a plus accordé
00:51:49la légitime défense
00:51:50on l'a vu avec l'affaire Naël
00:51:51dès qu'un policier agit
00:51:53maintenant il a
00:51:53l'inspection générale
00:51:54de la police
00:51:55sur le dos
00:51:56et puis
00:51:58elle a été abandonnée
00:51:59par la justice
00:52:01qui
00:52:03au nom de l'excuse
00:52:04absolutoire
00:52:05a pratiqué
00:52:05l'inversion
00:52:06accusatoire
00:52:09et
00:52:10moi je dis
00:52:11la chose suivante
00:52:12si on ne sort pas
00:52:14du syndrome
00:52:15Malikusikine
00:52:16là dans les heures
00:52:16qui viennent
00:52:17c'est fini
00:52:19c'est la rue
00:52:19qui commande
00:52:20qu'est-ce que ça veut dire
00:52:21sortir du syndrome
00:52:23Malikusikine
00:52:23il aurait fallu
00:52:24arrêter les black blocs
00:52:25on a leur nom
00:52:26pourquoi on ne les arrête pas
00:52:27il aurait fallu
00:52:29rétablir les frontières
00:52:30fermer les frontières
00:52:30sortir de Schengen
00:52:31une fois pour toutes
00:52:34il aurait fallu
00:52:37expulser
00:52:37ceux qui ont
00:52:37la double nationalité
00:52:39pas seulement
00:52:40ceux qui sont étrangers
00:52:41il y a 20%
00:52:42des casseurs
00:52:42qui sont étrangers
00:52:44ceux-là
00:52:44ils n'ont rien à faire
00:52:45en France
00:52:46mais ceux qui ont
00:52:47la double nationalité
00:52:48comme me l'avait dit
00:52:49le roi Hassan II
00:52:51un Marocain
00:52:52un Algérien
00:52:53un Tunisien
00:52:54ont la double nationalité
00:52:55donc s'ils sont
00:52:57ils se comportent
00:52:58comme des délinquants
00:52:59ceux-là
00:52:59il faut les renvoyer
00:53:00chez eux
00:53:01ça s'appelle la remigration
00:53:02et ensuite
00:53:04il faut donner aux policiers
00:53:05les moyens
00:53:05d'accomplir leur mission
00:53:07et surtout
00:53:08leur dire
00:53:09on a confiance
00:53:10en vous
00:53:11l'État
00:53:12a confiance
00:53:13en son bras
00:53:14armé
00:53:15pour le protéger
00:53:16alors le syndrome
00:53:17carolingien
00:53:18c'est
00:53:19la reféodalisation
00:53:21de la sécurité
00:53:22j'explique
00:53:25dans les temps
00:53:26féodaux
00:53:26donc
00:53:27il y avait
00:53:29les incursions
00:53:30des Sarrazin
00:53:30il y avait
00:53:31les raids
00:53:32des Vikings
00:53:34est-ce que vous me permettez
00:53:36que je vous coupe un instant
00:53:37jusqu'on écoute
00:53:37les premiers mots
00:53:38comme on avait évoqué
00:53:39les premiers mots
00:53:40du président de la république
00:53:41c'est un attentat terroriste raciste
00:53:47ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste
00:53:51qui a fait six victimes
00:53:54un homme a été tué
00:53:57ce matin
00:54:00par un de nos compatriotes
00:54:01sur la base d'une idéologie raciste
00:54:04on a cinq victimes
00:54:05par ailleurs
00:54:06dont une petite fille
00:54:07de 12 ans
00:54:08qui est en train
00:54:08de se
00:54:09de se battre
00:54:10à l'hôpital
00:54:10au moment où on se parle
00:54:12ces personnes
00:54:12elles ont été visées
00:54:16à raison de leur couleur
00:54:18ou de la religion
00:54:19supposée
00:54:20et pour rien d'autre
00:54:22c'est ça
00:54:23ce qui s'est passé
00:54:23aujourd'hui
00:54:26et donc je remercie
00:54:27l'ensemble
00:54:28des forces de sécurité
00:54:30et en particulier
00:54:31la BAC
00:54:32ici
00:54:32dans le département
00:54:33la BAC
00:54:35qui
00:54:35à Verir
00:54:36est tout de suite intervenue
00:54:37et a pu neutraliser
00:54:39l'assaillant
00:54:41et éviter
00:54:42d'autres victimes
00:54:44merci à notre police
00:54:45pour ce qu'elle a fait
00:54:47je veux évidemment
00:54:49avant toute chose
00:54:50avoir une pensée
00:54:51pour
00:54:51les familles
00:54:53des victimes
00:54:53certaines sont en train
00:54:54d'être prévenues
00:54:55et donc les noms
00:54:56seront
00:54:57dits
00:54:58en temps voulu
00:54:59dire combien
00:55:00on soutient
00:55:01évidemment les victimes
00:55:02et leurs familles
00:55:02qui sont en train
00:55:03de se battre
00:55:04entre la vie et la mort
00:55:06et apporter plus largement
00:55:09le soutien
00:55:09le réconfort
00:55:10de la nation
00:55:11à l'ensemble
00:55:12des populations
00:55:12et dire ici
00:55:13aux élus
00:55:14qui sont à mes côtés
00:55:15maire de Trapp
00:55:16maire de la Verrière
00:55:18et députés
00:55:19dire à monsieur le préfet
00:55:20combien
00:55:21la France toute entière
00:55:22est à leur côté
00:55:23aux côtés de leurs équipes
00:55:24de leurs habitants
00:55:24pour dire notre soutien
00:55:26mais je vais vous dire aussi
00:55:27que nous ne céderons
00:55:28rien
00:55:29et nous n'avons
00:55:32rien à céder
00:55:34ce qui s'est passé
00:55:35aujourd'hui
00:55:35je le dis
00:55:36c'est un tournant
00:55:36parce que c'est la première fois
00:55:38qu'il y a un acte terroriste
00:55:39planifié
00:55:40pour tuer
00:55:42nos compatriotes
00:55:43nos enfants
00:55:45à raison de leur couleur de peau
00:55:48ou de la religion
00:55:49qu'on leur donne
00:55:51on a vu une maman
00:55:52à l'instant
00:55:53qui était avec sa fille
00:55:54de 12 ans
00:55:55dont la voiture
00:55:56a été criblée de balles
00:55:57par ce terroriste
00:55:58aussi
00:56:00et donc le message
00:56:01très clair
00:56:01au-delà évidemment
00:56:02du soutien
00:56:03en remerciant
00:56:03les forces de sécurité intérieure
00:56:05en remerciant
00:56:06les magistrats
00:56:06qui se sont tout de suite
00:56:07mobilisés
00:56:08le parquet national
00:56:09antiterroriste
00:56:10qui s'est tout de suite
00:56:10saisi aux côtés
00:56:11du procureur
00:56:12et merci aussi
00:56:13à nos magistrats
00:56:14tout de suite
00:56:14et qui vont faire le travail
00:56:15pour élucider
00:56:17la totalité
00:56:18de cet attentat terroriste
00:56:20et qui reviendront
00:56:21et qui donneront les détails
00:56:21et moi j'ai une chose
00:56:22à vous dire
00:56:25cela n'a pas sa place
00:56:26dans la République
00:56:27ça n'a pas sa place
00:56:28en France
00:56:29et donc nous devons
00:56:30tous combattre
00:56:32pas simplement cet acte
00:56:34qui s'est tenu aujourd'hui
00:56:35mais comprendre
00:56:37ce qui est en train
00:56:37de se passer
00:56:39nous n'avons rien
00:56:40à céder
00:56:42aux idées
00:56:43qui s'installent
00:56:44dans la République
00:56:45et qui peuvent justifier
00:56:47ce genre de comportement
00:56:48ou qui créent
00:56:49une atmosphère
00:56:50qui pourrait les justifier
00:56:51la République
00:56:51elle est une
00:56:52et indivisible
00:56:54la République
00:56:55elle n'a que des citoyennes
00:56:56et des citoyens
00:56:58elle ne les discrimine
00:57:00jamais
00:57:00ni à raison
00:57:01de leur couleur de peau
00:57:03ni à raison
00:57:03de leur religion
00:57:04ni à raison
00:57:05de leurs opinions politiques
00:57:06et je le dis en particulier
00:57:09aux habitants
00:57:10des communes
00:57:10qui ont été touchées
00:57:11mais plus largement
00:57:13dans tout notre pays
00:57:17ne baissez pas la tête
00:57:19vous êtes françaises
00:57:20et français
00:57:21et cette jeunesse de France
00:57:22c'est notre chance
00:57:24ne baissez pas la tête
00:57:26parce que la République
00:57:27tiendra
00:57:28et n'ayez pas peur
00:57:29parce que la République
00:57:30tiendra
00:57:31et il n'y a pas un camp
00:57:33contre l'autre
00:57:33dans cette République
00:57:35elle est une
00:57:36et indivisible
00:57:37et je veux remercier
00:57:38les élus de la République
00:57:39les associations
00:57:40nos enseignants
00:57:41toutes celles et ceux
00:57:42qui forgent cette unité
00:57:46plus que jamais
00:57:47c'est notre trésor
00:57:50et donc ne laissons
00:57:51rien nous diviser
00:57:52rien
00:57:54voilà ce que je voulais
00:57:55vous dire aujourd'hui
00:57:56en disant
00:57:57le soutien
00:57:57à l'affection
00:57:58de la nation
00:57:59évidemment
00:58:00aux victimes
00:58:00à leur famille
00:58:02toutes celles
00:58:03et tous ceux
00:58:03qui ont été confrontés
00:58:05à cet attentat
00:58:06terroriste
00:58:07raciste
00:58:08aujourd'hui
00:58:09et vous dire
00:58:10que la République
00:58:10tiendra
00:58:11parce que nous venons
00:58:12tous
00:58:13de bien plus loin
00:58:13et de valeurs
00:58:14qui nous portent
00:58:14et qui nous tiennent
00:58:16je vais répondre
00:58:16à vos questions
00:58:17si vous en avez
00:58:17dans ce que vous voyez
00:58:19il y a un lien
00:58:19entre
00:58:21les tensions
00:58:22qui s'écuvulent
00:58:22dans la société
00:58:23les violences
00:58:24aussi du week-end
00:58:26dernier
00:58:26et plus généralement
00:58:27la montée des extrêmes
00:58:28c'est ce que je peux
00:58:28comprendre
00:58:29dans votre déclaration
00:58:31je crois qu'il parle
00:58:33des extrêmes
00:58:33pardonnez-moi en régie
00:58:35parce que je voulais
00:58:35qu'on revienne
00:58:36on écoute juste la question
00:58:38et ensuite on revient
00:58:39vers Philippe
00:58:40le service de justice
00:58:41qui s'est produit
00:58:42je le disais
00:58:43c'est une première
00:58:43dans notre pays
00:58:45et donc
00:58:45ce qui a trait
00:58:47à cet attentat
00:58:48c'est évidemment
00:58:50les investigations
00:58:51qui permettront
00:58:51de l'élucider
00:58:52et c'est au procureur
00:58:54national antiterroriste
00:58:55de vous le dire
00:58:57ce que je sais
00:58:58c'est que tout ça
00:58:58s'appuie sur
00:58:59d'abord une préméditation
00:59:00de sa part
00:59:01des propos qu'il a tenus
00:59:03et qui ont été
00:59:04très clairement
00:59:05consignés
00:59:07par les premières
00:59:08les premières heures
00:59:09il a épargné des gens
00:59:10en raison de leur peau
00:59:11ou en tout cas
00:59:12de ce qu'il croyait être
00:59:13et il a assumé son acte
00:59:16et ensuite
00:59:17je dis juste que
00:59:19le discours ambiant
00:59:20qui parfois s'installe
00:59:23crée une atmosphère
00:59:25dans ces moments-là
00:59:26on ne doit faire qu'une chose
00:59:27être uni
00:59:29dans ces moments-là
00:59:30on ne doit faire qu'une chose
00:59:31nous rappeler
00:59:32qui nous sommes
00:59:39et donc on vient
00:59:41d'écouter la première
00:59:42déclaration d'Emmanuel Macron
00:59:43depuis Trapp
00:59:43qui dénonce
00:59:44Emmanuel Macron
00:59:45depuis la livre
00:59:46un attentat commis
00:59:47sur la base
00:59:48d'une idéologie raciste
00:59:49et j'ai bien fait
00:59:50d'écouter la première question
00:59:52qui lui a été posée
00:59:53puisque la phrase
00:59:54qu'on pourra retenir
00:59:55également
00:59:55c'est le discours
00:59:56ambiant
00:59:57actuel
00:59:58qui parfois s'installe
01:00:00crée une atmosphère
01:00:01crée une atmosphère
01:00:02Philippe Devilliers
01:00:04alors moi je suis
01:00:06indigné
01:00:06par ce personnage
01:00:08qui est nul
01:00:12quand on est président
01:00:13de la République
01:00:15et qu'on va sur les lieux
01:00:16d'un drame
01:00:17on se tient à la bonne hauteur
01:00:20là il nous impose
01:00:22son récit
01:00:23idéologique
01:00:24militant
01:00:27en nous expliquant
01:00:29que ce sont
01:00:30les discours ambiants
01:00:31c'est-à-dire
01:00:32en fait ce sont
01:00:32les mots
01:00:33de tel ou tel personnage
01:00:35de la droite
01:00:36qui ont armé
01:00:38le fou
01:00:39furieux
01:00:41qui a commis
01:00:42l'acte
01:00:43impardonnable
01:00:44qu'on s'est
01:00:45attrape
01:00:48mais je dirais
01:00:49ceci à Emmanuel Macron
01:00:51c'est une honte
01:00:53que vous ne soyez pas
01:00:53allé voir les commerçants
01:00:55cette semaine
01:00:57pas un mot
01:00:58pour les commerçants
01:00:58vous vous êtes
01:00:59envolés
01:01:00pour le Qatar
01:01:01au lieu de dire
01:01:02un mot
01:01:02aux commerçants pillés
01:01:03et là il n'y avait
01:01:04pas de discours ambiant
01:01:05là
01:01:05ou wesh
01:01:07voilà
01:01:07etc
01:01:08il n'y avait pas
01:01:09de discours ambiant
01:01:09là
01:01:11donc
01:01:12cette histoire
01:01:13de discours ambiant
01:01:14c'est un scandale
01:01:15quand on est président
01:01:15de la République
01:01:16et qu'on prétend
01:01:18réunir la nation
01:01:19on ne fait pas
01:01:20des choses comme ça
01:01:21sinon alors
01:01:22il faut traiter
01:01:23tous les discours ambiants
01:01:24et les discours ambiants
01:01:26qu'on a eu
01:01:26le 17 octobre
01:01:28c'était
01:01:29aussi inadmissible
01:01:32que
01:01:32n'importe quel
01:01:34discours ambiant
01:01:34que par ailleurs
01:01:35vous voulez dénoncer
01:01:36vous vous servez
01:01:38d'un événement
01:01:39monsieur Macron
01:01:40vous l'instrumentalisez
01:01:42d'un événement
01:01:42dramatique
01:01:45je trouve ça
01:01:46ignominieux
01:01:48Philippe De Villiers
01:01:48puisque vous parlez
01:01:49des commerçants
01:01:50et vous avez
01:01:52raison de parler
01:01:53de ces commerçants
01:01:54également
01:01:54et nous reviendrons
01:01:55dans quelques instants
01:01:56sur Trappes
01:01:57je voudrais qu'on écoute
01:01:58quelques témoignages
01:01:59de commerçants
01:02:00bouleversés
01:02:01par ce qu'il s'est passé
01:02:03le week-end dernier
01:02:04certains
01:02:04en l'espace
01:02:05de quelques heures
01:02:06ont tout perdu
01:02:08si on peut enlever
01:02:09cette image
01:02:10s'il vous plaît
01:02:10merci
01:02:10et écoutons
01:02:11le témoignage
01:02:12de ces commerçants
01:02:14en tant que commerçant
01:02:15on se sent impuissant
01:02:16on a été
01:02:18spectateur
01:02:18de ces scènes
01:02:20de violence
01:02:21et de pillage
01:02:23dans nos commerces
01:02:25voilà
01:02:25aujourd'hui
01:02:26c'est une incompréhension
01:02:27totale
01:02:27quand je vois ça
01:02:28quand je vois ces commerçants
01:02:29qui ont travaillé
01:02:30toute leur vie
01:02:31aujourd'hui
01:02:31dont les bâtiments
01:02:32les commerces
01:02:33sont saccagés
01:02:34mais c'est même
01:02:35plus de la colère
01:02:36on a envie de pleurer
01:02:37mais sincèrement
01:02:49tout est foutu
01:02:50tout est souillé
01:02:51tout est défoncé
01:02:52là-haut
01:02:53et encore
01:02:53vous n'avez pas vu
01:02:54là-haut
01:02:54là-haut
01:02:55tout est brûlé
01:02:58le travail de sa vie
01:02:59dans cet état
01:03:00comment vous voulez
01:03:01qu'on réagisse
01:03:03Philippe Devilliers
01:03:04quel message
01:03:04vous souhaitiez
01:03:05et vous vouliez
01:03:05impérativement
01:03:06terminer cette émission
01:03:07en adressant un message
01:03:09aux commerçants
01:03:10en français
01:03:10qui ont perdu
01:03:11oui
01:03:11parce que moi
01:03:12j'ai reçu des lettres
01:03:13toute la semaine
01:03:16de commerçants
01:03:17dévastés
01:03:20et je voudrais
01:03:21m'adresser
01:03:21en cet instant
01:03:25à tous ces français
01:03:27qui ont tout perdu
01:03:30et pour lesquels
01:03:35la barbarie
01:03:39et le saccage
01:03:41ont anéanti
01:03:43des années
01:03:45et des années
01:03:46de labeur
01:03:50d'amour
01:03:51de travail bien fait
01:03:54d'aurore
01:03:55et d'espérance
01:03:59ces commerçants
01:04:00ces français
01:04:01qui ont tout perdu
01:04:02ils ont été victimes
01:04:03des hordes
01:04:04des razzia
01:04:06qui ont été
01:04:07d'une sauvagerie
01:04:12ils ont appelé
01:04:13au secours
01:04:16personne n'est venu
01:04:18ils ont appelé
01:04:19au secours
01:04:19en vain
01:04:20et aujourd'hui
01:04:23ils sont
01:04:26prostrés
01:04:28effondrés
01:04:31face au mur
01:04:32de l'impossible
01:04:33et ils se disent
01:04:35par devers eux
01:04:37c'est donc cela
01:04:39la France
01:04:39de nos belles promesses
01:04:41de jeunesse
01:04:42des réélections
01:04:45où trouverais-je
01:04:46la force
01:04:47de recommencer
01:04:49et moi
01:04:50je voudrais
01:04:50leur dire
01:04:51à tous ces français
01:04:53qui ont tout perdu
01:04:55au nom de
01:04:58nombreux français
01:04:59très nombreux français
01:05:03qui tournent
01:05:04leur regard
01:05:06vers ses voisins
01:05:08de détresse
01:05:11nous vous disons
01:05:12creux de l'oreille
01:05:16en prenant le risque
01:05:17d'être maladroit
01:05:18parce que les mots
01:05:20ne compensent pas
01:05:22les immenses chagrins
01:05:23que vous pouvez
01:05:25rencontrer
01:05:29acceptez qu'on vous dise
01:05:30ceci pardon
01:05:31d'entrer dans votre
01:05:33fort intime
01:05:36mais
01:05:38nous sommes de la même
01:05:39France que vous
01:05:41de la même France
01:05:42qui souffre
01:05:42de la même France
01:05:43qui pleure
01:05:44nous sommes de la même France
01:05:46des mêmes colères
01:05:47du même désarroi
01:05:48et
01:05:50souffrez que nous
01:05:51vous disions
01:05:51à l'oreille
01:05:52allez
01:05:54malgré tout
01:05:55faites un pas
01:05:57aujourd'hui
01:05:58ce soir
01:05:59dans votre magasin
01:06:00dévasté
01:06:00puis demain
01:06:02un autre petit pas
01:06:03un pas machinal
01:06:05un pas obligé
01:06:07parce qu'il n'y a pas
01:06:12d'autre choix
01:06:13que
01:06:16le retour à la vie
01:06:19le retour
01:06:20dans le chemin
01:06:21de la vie
01:06:22au milieu
01:06:23de l'épreuve
01:06:25est-ce que nous
01:06:26pouvons
01:06:26vous apporter
01:06:28c'est une
01:06:29consolation
01:06:31qu'on entend
01:06:32partout
01:06:34sous la forme
01:06:35d'un
01:06:35d'une expression
01:06:37que j'ai entendue
01:06:38toute la semaine
01:06:39d'une expression
01:06:40qui vient du tréfonds
01:06:42de ce vieux
01:06:43pays
01:06:45recrut d'épreuve
01:06:46la France
01:06:48vous prend
01:06:49dans ses bras
01:06:49que chaque
01:06:51français
01:06:52devienne
01:06:55un compagnon
01:06:56de détresse
01:06:57pour vous
01:06:59et vous disent
01:07:00et vous redis
01:07:04France
01:07:05tu méfié
01:07:06France
01:07:06mutilé
01:07:07France
01:07:07amputé
01:07:08France
01:07:08piétiné
01:07:10mais c'est
01:07:11la France
01:07:11quand même
01:07:12c'est la France
01:07:13éternelle
01:07:18merci
01:07:18Philippe
01:07:18de Villiers
01:07:19merci
01:07:19merci
01:07:20merci
01:07:21Sous-titrage FR ?