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  • il y a 25 minutes
Ce vendredi 23 octobre, la réduction des dépenses publiques, la retraite au cœur des débats de la présidentielle 2027 et la réaction des élites face au budget et à la crise de la dette ont été abordées par Valérie Plagnol, présidente du Cercle Des Épargnants, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, et Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFRAP, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Il est 10h de sur BFM Business, les experts ça continue avec Agnès Verdier-Molinier,
00:03directrice de la fondation IFRAP avec Valérie Plagnol, la présidente du Cercle des Épargnants
00:07et avec Jacques Lemoisson, fondateur de Gate Capital Management.
00:11Un point positif, c'est que sur ce plateau, vous êtes quand même relativement persuadé,
00:16notamment c'est votre cas Valérie, que les Français sont prêts pour les questions d'efforts
00:19et sont prêts pour la présentation d'un plan sur 10 ans où on aurait des baisses de dépenses publiques.
00:25Ils sont prêts à accepter ça ?
00:26Alors non seulement ils sont prêts, mais j'allais dire qu'ils se comportent dans ce principe.
00:30On parle toujours des Français ignorants de l'économie, mais en fait ils sont assez rationnels.
00:34Quand vous avez un taux d'épargne qui augmente comme il augmente en France,
00:37c'est parce que les Français craignent effectivement une fiscalité alourdie,
00:41qu'ils savent qu'il faudra financer une partie de leur retraite.
00:45Ils ont bien compris le problème en fait.
00:46Bien sûr, ils sont beaucoup plus rationnels que certains veulent bien le faire croire d'une part.
00:51D'autre part, nous, nous tournons tous les ans un baromètre.
00:55Alors sur la question par exemple de l'idée de mettre un peu de capitalisation dans l'épargne retraite,
01:01c'est une chose qui est largement admise désormais.
01:03On a vu année après année monter cette acceptation.
01:07Et c'est vrai que par rapport à l'idée de baisser les pensions,
01:11qui bien sûr intervient dans un rejet total de la population,
01:18et on peut le comprendre, on est quand même dans une situation
01:20où la possibilité de s'adapter à un monde nouveau est bien plus prise en compte qu'on pourrait le
01:27croire.
01:27Donc on a à la fois, et on parle beaucoup d'une inquiétude généralisée,
01:32d'une angoisse, d'une fragmentation qui est aussi une réalité,
01:35mais ça n'est pas que de la résistance.
01:38J'appelle ça moi des conservatismes de part et d'autre,
01:41mais vous avez aussi beaucoup de gens qui sont prêts à s'adapter
01:44et c'est probablement une majorité silencieuse.
01:46Même les retraités, parce qu'Agnès, à votre place hier,
01:49on avait ce débat, les gens n'aient son nom que j'ai oublié qui était là hier,
01:53mais on parlait exactement, on disait à peu près le contraire,
01:56sur les retraités, leur incapacité justement à vouloir évoluer
02:00et à prendre un peu le débat en otage,
02:03puisque chaque politique, pour se faire élire,
02:05se dit que vis-à-vis des retraités, il faut avoir un discours
02:08les caressants dans le sens du poil.
02:09Moi je ne suis pas tellement d'accord.
02:11Je pense qu'il y a énormément de retraités,
02:12moi je rencontre toutes les semaines,
02:14qui n'attendent qu'une chose, c'est qu'on réforme,
02:16parce qu'ils pensent à leurs enfants, à leurs petits-enfants.
02:18Il y a quand même un altruisme dans les familles,
02:20il ne faut pas croire que chacun est complètement sur son nombril,
02:24enfin, j'espère pas.
02:25Donc le retraité irresponsable qui ne veut pas faire bouger les choses,
02:28vous n'y croyez pas ?
02:29Le retraité, aujourd'hui, il aurait tout intérêt à manifester dans la rue,
02:33pacifiquement, évidemment, pour dire...
02:36Après les cassages de retraité, c'est assez rare.
02:39Pour dire, on veut qu'on repousse l'âge de départ à la retraite.
02:43En fait, tout le monde a intérêt à reporter l'âge de départ à la retraite.
02:47Je ne comprends pas comment tout le monde n'a pas réalisé.
02:49La jeunesse a intérêt parce que ça garantira qu'ils auront une pension derrière.
02:53Les retraités ont intérêt parce que ça garantira que la pension qu'ils ont aujourd'hui sera payée.
02:59Les actifs ont aussi intérêt parce qu'ils auront un meilleur taux de remplacement
03:03quand ils arriveront à la retraite.
03:05Donc, je ne comprends même pas comment on s'est enlisé,
03:09à cause notamment des partis politiques,
03:11parce que quand il y en a encore qui disent,
03:14de manière totalement mensongère,
03:16qu'on peut retourner à la retraite à 62 ans et que c'est finançable,
03:20j'ai eu l'occasion...
03:21Sinon 60 ans.
03:2260 même pour certains.
03:23Sinon 60, ce sont quand même des vieilles lunes qui datent du début du XXe siècle.
03:26Et là-dessus, c'est infinançable.
03:29Même le RN reconnaît que ça coûte 9,5 milliards à l'horizon 2032.
03:34Et résultat, ils vont chercher une soi-disant économie de 15 milliards
03:38qui ne dit pas qu'elle va baisser les pensions.
03:41Ça ne dit pas son nom.
03:41C'est une ligne.
03:42Ils n'ont pas dit ce qu'il y a à l'intérieur.
03:44Donc, ça rapporte plus que ne coûte leur réforme.
03:47Et on ne sait pas où ils vont chercher cette économie.
03:50Donc, tout le monde a bien conscience qu'en fait, il y a un moment où tout ça, ça ne
03:54passe pas.
03:56Donc, peut-être qu'il faudrait éviter que ce soit finalement les politiques qui décident de ça
04:00et s'en remettre à un pilotage en fonction de ce qu'il y a dans les caisses.
04:04Et vous savez, il y a un moment aussi, il faut peut-être se dire qu'il faut arrêter la
04:07garantie de l'État
04:09sur les déficits en la matière et les dettes en la matière.
04:11Et dire maintenant, c'est des caisses autonomes, comme l'Agir Carco, qui se gèrent en autonomie
04:17et qui équilibrent obligatoirement.
04:19Ben oui, ça arrive dans d'autres pays où l'équilibre est obligatoire.
04:22Alors, pourquoi est-ce que nous, on endette les générations futures pour payer les retraites,
04:28pour payer les salaires des fonctionnaires, pour payer l'odoliprane d'aujourd'hui ?
04:33En fait, il y a des constats qui sont, vous parliez de l'âge de la retraite,
04:38le constat déjà basique, le pays vieillit.
04:42Bon, déjà, donc si un des pays vieillisse, il serait à peu près normal de concevoir
04:46qu'on puisse travailler plus longtemps.
04:48Parce qu'il y a moins de, de facto, il y a même moins d'élèves dans les classes, globalement.
04:52Pas dans les classes, pardon, mais en scolarité.
04:56Attention, il y a des classes pleines et des classes vides, ça dépend où vous êtes.
05:01C'est ça, exactement.
05:01À Paris, c'est assez vide, vous voyez, par exemple.
05:03Donc, de facto, on a un pays qui vieillit.
05:04Donc, ces postulats-là, qui sont macroéconomiques, qui sont des tendances lourdes, comme le climat,
05:10sont complètement obérés par la classe politique en général.
05:13Après, derrière d'eux, il y a notamment la transmission du capital, les entrepreneurs.
05:17Il faut quand même arrêter de flageller et de taper sur les entrepreneurs,
05:22parce que sans entrepreneurs, il n'y a pas de société, il n'y a pas de firme.
05:28Et s'il n'y a pas de firme, il n'y a pas de salaire.
05:29Et s'il n'y a pas de salaire, il n'y a pas de société.
05:32Donc, en gros, c'est quand même ça.
05:33Ce n'est pas l'administration.
05:36J'aime bien prendre des images.
05:39L'Europe est dirigée par des fonctionnaires.
05:41Les Américains sont dirigés par des avocats.
05:44Et les Chinois sont dirigés par des ingénieurs.
05:47Et quand vous avez compris ça, ça vous donne tout à fait la lecture, en fait,
05:51de comment est constituée, en fait, l'économie et leur relation au travail et à l'industrie.
05:57C'est-à-dire que nous, on pense réglementation d'abord ?
05:58Oui, c'est des fonctionnaires qui dirigent le pays et l'Europe.
06:01Aux États-Unis, ils font des deals et en Chine, ils construisent.
06:05Ils ont des plans quinquennaux et maintenant, triple quinquennaux, maintenant.
06:08Donc, sur 15 ans, ce qui est une aberrage, c'est même pas concevable en France.
06:12On est à une semaine près, si j'ose dire.
06:15Donc, on a cet aveuglement.
06:20La population vieillit, donc on doit avoir des politiques économiques
06:22qui prennent en compte cette population qui vieillit,
06:25notamment avec des parts à la retraite, etc.
06:27Après, derrière, nous avons un problème de création de PIB,
06:31vous l'aviez dit, non, de construction.
06:33Et en même temps, on a un problème de formation.
06:37Il y a trop de gens qui vont dans des filières
06:39qui amènent au mieux au SMIC, voire au chômage.
06:43Enfin, on l'a voulu aussi.
06:44Non, mais tout ce que...
06:45On a tout fait pour alléger au niveau du SMIC
06:47et ensuite, avoir une pression qui...
06:49Oui, mais on reste au SMIC, c'est le problème.
06:51Mais après, derrière, je pense que l'éducation aussi a d'un énorme problème.
06:54Pour moi, l'éducation des enfants, c'est la croissance.
06:57La croissance du futur.
06:58Mais là, vous ne trouverez personne pour vous dire le contraire.
07:00Oui, mais le gros problème, c'est qu'il n'y a rien de fait.
07:02Quand on voit autant de personnes aller encore en philo,
07:04je n'ai rien contre la philo ou en sociologie,
07:07enfin bon, le taux de réussite sociale de ces personnes-là,
07:11et je ne parle pas de gagner des millions par an,
07:14est très compliqué.
07:15Or, on a besoin d'autres types de personnes dans la société
07:21qui ont des formations plus adéquates.
07:24Vous voulez conditionner les filières à leur employabilité ?
07:27Ça, c'est un gros mot dans l'éducation nationale.
07:29Ça, c'est un gros sujet, un sujet compliqué.
07:31Si j'ai envie de faire de la sociologie, on ne peut pas.
07:34Mais vous avez le droit.
07:35Le problème, c'est qu'après, derrière,
07:36si la société vous laisse, je ne sais pas,
07:3910-15% de personnes aller dans cette filière-là,
07:41en sachant très bien qu'il y en a trois qui vont avoir un débouché,
07:44est-ce que c'est responsable ?
07:45Et aussi, il faut proposer autre chose.
07:47Pas la plus d'interdire, il y a plein de métiers qui sont intéressants,
07:50plein de fonctions qui sont intéressantes.
07:52Le problème, c'est que j'ai même entendu des coachs, maintenant,
07:56pour intégrer comment marche Parcoursup.
07:59Oui, ça, c'était la discussion d'hier.
08:00Donc, j'ai oublié avec qui on l'avait.
08:02Exactement.
08:04On en est arrivé à une auto-justification, en fait,
08:07des procédures administratives qui conduisent généralement...
08:12Valérie, je ne veux pas rentrer dans des considérations trop philosophiques,
08:16si tant est qu'elles le soient,
08:17mais c'est vrai qu'on a un rapport un peu pathologique à l'État
08:19et qu'on n'imagine pas que le retrait progressif de la puissance publique,
08:24je pense personnellement que l'économie a horreur du vide,
08:27plus que la nature,
08:29amène en fait des initiatives privées
08:31qui viendront à la place de ce retrait.
08:34Aujourd'hui, l'État fait tout, trop, dans tous les sens,
08:38y compris à travers un écosystème d'entreprises,
08:42de grandes entreprises publiques,
08:43qui ont leur mérite, qui servent le service public,
08:47mais la question du périmètre de cet usage
08:50est à la fois vraiment cardinale,
08:53parce que nous sommes aussi dans un monde
08:55où il faut permettre d'éclore une recherche,
08:58une innovation qui existe en France,
09:00qui est importante.
09:01On a eu une stabilité fiscale,
09:03c'est le crédit impôt recherche,
09:05bien qu'à chaque fois, chaque année,
09:06il soit remis en cause,
09:08mais finalement, il perdure.
09:09Cette stabilité fiscale a quand même montré ses effets.
09:12On n'est pas les derniers, loin de là, dans bien des domaines.
09:16Donc aujourd'hui, c'est aussi s'approprier effectivement
09:19des notions simples, la balance primaire, le déficit.
09:24Ce n'est pas la peine de passer sur des notions structurelles,
09:26pas structurelles, qui sont des débats infinis
09:29au sein des économistes.
09:30Et c'est une appropriation effectivement de l'idée
09:34qu'aujourd'hui, cette liberté qui nous manque,
09:37que l'on conteste,
09:39on peut la retrouver avec plus de responsabilités,
09:43préserver ce qu'il doit l'être.
09:43Et justement, est-ce qu'on ne manque pas d'autonomie ?
09:45Parce que là, on n'a pas besoin d'aller jusqu'à la privatisation.
09:47La question de l'autonomie des hôpitaux,
09:49gérer son budget,
09:50pouvoir décider de qui on embauche,
09:52c'est juste le B.A.B.
09:53Ce n'est pas la révolution.
09:54Ce n'est pas la révolution, mais aujourd'hui,
09:56ça n'est pas possible.
09:57C'est ce que font les autres pays de la zone euro.
10:00Et ça demande effectivement
10:01l'inclusion d'une efficacité supplémentaire.
10:04Donc, je crois qu'aujourd'hui,
10:06le débat, effectivement, il a pris une autre dimension.
10:08Vous l'avez dit, c'est tout à fait ça.
10:10Il faut aller vers une réappropriation de son propre destin.
10:15D'ailleurs, c'est cette frustration-là aussi qui s'exprime.
10:17Mais vous savez, on parle beaucoup de lycées, d'écoles en ce moment.
10:21Et nous, ça fait des années qu'on travaille
10:22sur les écarts de coûts entre public et privé dans l'éducation.
10:26Et quand on dépense,
10:27la puissance publique,
10:28elle dépense 5 000 euros en moyenne par lycéen,
10:31pour le privé sous contrat.
10:32Mais pour le public, c'est 10 000 euros.
10:34C'est deux fois plus cher.
10:35Notamment parce que les pensions des enseignants du public,
10:39elles sont calculées sur les six derniers mois à 75 %,
10:41alors que les pensions des enseignants du privé,
10:44c'est calqué sur les modes de calcul du privé.
10:47Donc, à un moment,
10:49il faut aussi ouvrir la boîte noire
10:50et reconnaître qu'on peut très bien
10:53délivrer un service public moins cher.
10:55Alors, peut-être que le privé sous contrat
10:57est un peu sous-doté.
10:58Et puis, il y a aussi la part payée par les parents, etc.
11:01Mais au final, on peut tous reconnaître
11:03qu'on peut délivrer des services publics
11:05moins chers et de meilleure qualité.
11:08Parce qu'au classement PISA,
11:09quand on essaie d'avoir les informations...
11:11On peut parler du classement PISA, ça fait du mal.
11:13Les informations sous-jacentes sur le PISA,
11:15c'est que les élèves du privé sous contrat
11:17qui ont été testés,
11:18ils sont 30 points au-dessus des élèves du public,
11:20en moyenne.
11:20Donc, c'est pas parce qu'on met moins d'argent
11:24que parfois, on n'a pas un meilleur service public.
11:26Mais on a réintroduit la concurrence.
11:27Et la concurrence, elle est absolument nécessaire.
11:30Quand on est en Bretagne, il y a 50%
11:32dans certains départements, le Morbihan,
11:35il y a 50% d'offres privées sous contrat.
11:37Par exemple, vous allez dans le Limousin,
11:40vous avez une offre privée
11:42qui est beaucoup moins importante.
11:44Vous allez en Seine-Saint-Denis,
11:45il y a une offre privée qui est beaucoup moins importante.
11:47Il n'y a pas de choix pour les parents.
11:49Et voilà, ça, c'est un sujet.
11:50Le sujet aussi, c'est le lien entre entreprise et école.
11:53Est-ce qu'on a le droit de dire que oui,
11:55on va à l'école pour un jour travailler ?
11:57Peut-être dans une entreprise.
11:59Ça, c'est très compliqué.
12:00Et ça, c'est un sujet sur lequel on voit bien
12:03que peut-être qu'on explique trop à la jeunesse de France
12:07que l'entreprise, c'est moche,
12:09qu'il n'y a que du chômage,
12:11que les patrons, ils sont là pour essorer les salariés,
12:14que, en fait, c'est pas bien le capitalisme.
12:17Mais peut-être qu'à un moment,
12:18il faut sortir de cet enseignement-là.
12:20Parce que je ne crois pas que ça donne des bons résultats ensuite.
12:23Parce que, voilà, le sujet, c'est aussi peut-être
12:26de monter des entreprises,
12:27d'aller travailler dans des belles entreprises,
12:30de développer des beaux produits,
12:32d'être leader sur certains secteurs.
12:35Ça, c'est une fierté quand même.
12:36Mais là, on va vous dire,
12:37c'est la marchandisation de l'éducation.
12:40Mais c'est surtout qu'ils partent à l'étranger.
12:41On a besoin d'un centre commun.
12:42Ceux qui le font partent à l'étranger.
12:43Nos meilleurs, ils partent à l'étranger.
12:45On a très peu de data là-dessus, malheureusement.
12:47C'est très dommage.
12:48Mais on voit quand même qu'il y a beaucoup de promotions,
12:51des grandes écoles qui partent de plus en plus à l'étranger.
12:54On va dire, ah oui, c'est formidable quand même
12:55de partir à l'étranger,
12:56avoir une expérience internationale.
12:58Mais il y en a beaucoup qui ne reviennent pas.
13:00Il y a beaucoup de jeunes qui montent des startups,
13:03qui disent, attends, mais avec la taxation des plus-values,
13:05si je veux revendre ma boîte,
13:06parce que maintenant, on n'attend pas d'avoir 60.
13:07Si vous êtes ingénieur, vous mangez un écart de salaire.
13:10Donc, ça, c'est un sujet.
13:12Et puis l'autre sujet, c'est la dénatalité.
13:14Qu'est-ce qu'on a fait fiscalement ?
13:16Et c'est la première partie de mon livre.
13:17Qu'est-ce qu'on a fait aux familles de France ?
13:19Parce qu'avant Mitterrand,
13:21on avait un quotient familial qui n'était pas plafonné.
13:23Ensuite, on a plafonné, plafonné, plafonné, rogné.
13:26Mais c'est pas pour ça que les gens font plus d'enfants.
13:28Il y a aussi un sujet.
13:29Parce que les chiffres de Ligas,
13:30ils montrent très bien que quand vous n'avez
13:32quasiment pas de revenus,
13:33vous êtes aux aides sociales,
13:34vous êtes très proche du nombre d'enfants désirés par femmes.
13:38Et plus vous montez dans l'échelle des rémunérations
13:41et donc des femmes qui travaillent,
13:42moins vous avez d'enfants.
13:44Donc, est-ce qu'il n'y a pas un sujet ?
13:46Est-ce qu'on a vraiment un outil fiscal
13:48qui permet de conjuguer
13:50à la fois le travail
13:53et le fait d'avoir des enfants ?
13:54Alors, je parle des femmes,
13:55mais c'est les deux parents qui sont concernés, évidemment.
13:58Et là, moi, mon analyse,
14:01c'est qu'on a flingué la natalité
14:04avec des décisions...
14:04Mais c'est le cas partout, dans tous les pays,
14:06la baisse de la natalité.
14:07Non, parce que par exemple, en Allemagne,
14:09vous avez maintenant, ils ont compris,
14:11ils ont des incitations fiscales
14:12beaucoup plus fortes que les nôtres.
14:13Je ne vais pas rentrer dans tous les détails,
14:14mais très rapidement.
14:15Dès le premier enfant,
14:17ils sont dans une situation,
14:18ils payent quasiment pas d'impôts
14:19quand ils sont au niveau de revenu moyen,
14:21tandis que nous, ce n'est pas le cas.
14:23Donc, on est dans un...
14:25Ils ont un travail des femmes très inférieures
14:27et des places de crèche inexistantes.
14:29Oui, sauf qu'ils ont pris conscience
14:30de ce problème de natalité.
14:32Nous, on est encore en train de dire...
14:33Vous avez vu certains candidats
14:35qui disent qu'ils veulent supprimer
14:36le quotient conjugal.
14:37Sur le quotient familial,
14:38on ne sait pas trop bien ce qu'ils feraient.
14:41Mais ça, tout est fiscal en France.
14:43Donc, imaginez qu'on va avoir plus d'enfants
14:47en ayant une demi-part fiscale
14:49pour le premier enfant,
14:50une demi-part, pas une part entière,
14:52parce qu'il ne faudrait quand même pas pousser,
14:54à autour de 1 500 euros par an,
14:561 600,
14:58il y a un moment où...
15:00Oui, enfin...
15:01Je ne sais pas, parce que ce que vous dites,
15:04ça saurait, en fait,
15:05s'il y aurait des politiques de la natalité
15:06dans le monde qui auraient fonctionné
15:08avec des chèques.
15:08Or, ça n'a marché nulle part.
15:10Sauf qu'on voit que notre politique familiale,
15:12elle est devenue sociale.
15:13Donc, on incite plus ceux qui n'ont pas de travail
15:16ou très peu de travail à avoir des enfants
15:18que ceux qui ont un travail.
15:19Donc, c'est aussi un sujet
15:21pour l'avenir.
15:22Et là, moi, je suis persuadée,
15:24il y a un désir d'enfant
15:25qui est autour de 2,2.
15:28Pourquoi on n'aboutit pas
15:30à réaliser le désir d'enfant de chacun ?
15:34Ça, c'est une vraie question.
15:35Est-ce que c'est une question de part fiscale, Jacques ?
15:36Justement, c'est très intéressant,
15:38parce que moi, j'ai peut-être un côté
15:40plus international, on va dire.
15:42Et en effet, votre livre parle
15:44sur raté nos taxés,
15:45et là, vous parlez encore d'imposition.
15:48Mais en fait, en France,
15:49j'ai l'impression que c'est un grand jeu.
15:51Taxe, imposition,
15:52si on fait ça, on fait ça,
15:53si on baisse ça, on crée ça.
15:55Mais le problème, il n'est pas là.
15:56Le problème, c'est qu'un pays
15:57fait des enfants
15:58s'il croit en son pays
15:59et s'il y a une espérance de croissance.
16:02Donc, on revient à la même chose.
16:03Quel est le projet social
16:06et économique de l'Europe ?
16:09Parce qu'in fine,
16:10on est encore dans l'Europe,
16:11à ma connaissance.
16:12Et après, de la France.
16:14sans avoir un discours clair
16:16et net sur
16:17voilà où le pays
16:18pourrait être
16:18dans dix ans,
16:21on a beau...
16:22Vous savez, moi,
16:23j'essaie d'être humble
16:25intellectuellement,
16:26ou en tout cas,
16:26d'être très...
16:28de prendre de la hauteur.
16:31Elon Musk,
16:31on ne peut l'aimer
16:32ou pas l'aimer,
16:33mais au moins,
16:34il a un projet sociétal.
16:34Il a des enfants.
16:35Et il a des enfants
16:36mais il a projet sociétal.
16:38C'est-à-dire,
16:38il dit, moi,
16:39le pays et le monde
16:40sera là.
16:41On n'a le droit
16:41de ne pas l'aimer,
16:42on a le droit
16:42de le prendre pour un dingue,
16:43mais on ne peut pas...
16:44Il n'est pas élu.
16:45Oui, mais on ne peut pas...
16:46Mais n'empêche
16:47qu'il est tellement influent
16:48que la conquête spatiale
16:50commence à venir,
16:51etc., etc.
16:51Les data centers,
16:53les voitures électriques,
16:54les robots,
16:54il est partout là-dedans.
16:55Et donc,
16:56l'image de la société
16:57qu'il donne dans le futur,
16:58on peut la combattre,
16:59on peut ne pas être d'accord,
17:00mais au moins,
17:01lui, il en propose.
17:02La Chine a un plan
17:052060 pour sa décarbonation,
17:062035 pour l'IA
17:07et la robotique
17:08et je peux vous dire
17:09que c'est écrit
17:09et ça va être réalisé.
17:11Et personne ne dira le contraire
17:12et tout le monde ira dans le sens.
17:14Mais c'est plus facile,
17:14Jacques,
17:15quand vous êtes un pays autoritaire.
17:16Oui, mais le problème,
17:16c'est que vous n'avez...
17:17Oui, mais ça,
17:18c'est aussi facile de dire ça
17:19et après, derrière,
17:20de dire,
17:20OK, on va vous proposer quoi
17:21comme société ?
17:22Non, mais c'est le sujet,
17:23justement,
17:24pour vendre la démocratie
17:25et le système capitaliste,
17:26c'est de dire,
17:26on va retrouver la croissance
17:27et on va aller vite.
17:28Sinon, vous n'avez rien à vendre.
17:29Mais c'est pour ça
17:30que les Etats-Unis,
17:31par exemple,
17:31viennent de faire
17:32une loi bipartisane
17:33pour accélérer
17:34et couper les délais administratifs
17:37pour mettre des data centers.
17:38C'est un problème aux Etats-Unis
17:40parce qu'il y a beaucoup
17:41de commandes data centers,
17:42mais le problème,
17:43c'est qu'il faut les connecter
17:44au réseau électrique.
17:46Bon, là,
17:46il y a un problème.
17:47Donc,
17:48les Américains ont,
17:49comme c'est des avocats
17:51qui dirigent le pays,
17:52ont fait,
17:53ont fait,
17:53font faire une loi
17:55bipartisane,
17:55démocrate blicain
17:56pour accélérer ça.
17:58Donc,
17:58il y a très clairement...
18:00On a fait en France aussi.
18:01Maintenant,
18:02après,
18:02en France,
18:03il n'y a pas de demande.
18:04On n'a pas d'IA.
18:04Si, si, si.
18:05Sur les data centers,
18:06sur les Aperscalers,
18:06je peux vous le dire
18:07parce que j'ai eu
18:08parti prenant.
18:09On n'a pas d'IA.
18:10On a fait du fast track
18:11et on a permis l'accélération.
18:13Jacques Fini,
18:13après Valérie.
18:14On n'a pas d'IA indépendante,
18:15c'est le problème.
18:15C'est qu'on n'a pas
18:17tout ce qu'on utilise
18:18et Américain.
18:19Donc,
18:19on a des data centers
18:20à construire.
18:20Oui, bien sûr,
18:21on en a.
18:21Mais en fait,
18:22les Américains agissent rapidement.
18:24Nous,
18:24on agit de temps en temps
18:25rapidement.
18:25C'est un fait.
18:28Et donc,
18:28le problème,
18:29c'est qu'il n'y a pas
18:29de projet.
18:31Quelle est la société française
18:32dans 10 ans ?
18:33J'entends rien.
18:35Valérie.
18:36Alors,
18:36juste un mot,
18:37effectivement,
18:38la question de la connexion
18:39des réseaux.
18:40Et comme j'y ai participé,
18:42je permets une remarque.
18:43On a permis,
18:44effectivement,
18:45au niveau,
18:45et la commission de régulation
18:46de l'énergie
18:47y a travaillé,
18:49d'accélérer,
18:50en fait,
18:50les projets d'implantation
18:51et surtout,
18:52vous l'avez dit,
18:53de raccordement,
18:54d'hyperscaler
18:55dans un système
18:57où il faut
18:57beaucoup de puissance
18:58tout de suite
19:00sur un lieu
19:00qui est sécurisé.
19:02Donc,
19:02ça,
19:02c'est quelque chose,
19:03effectivement,
19:04où,
19:04j'allais dire,
19:05la partie non visible
19:06de notre iceberg économique
19:07fait qu'il y a quand même
19:09aussi des éléments
19:10d'investissement.
19:11C'est un cofinancement.
19:12Moi,
19:13je suis beaucoup
19:14partisane aussi
19:15de faire cette transition
19:17à travers
19:17des projets
19:18publics-privés
19:18parce que
19:19c'est vrai
19:19qu'il y a
19:20une compétence publique.
19:21En France,
19:21on sait mener
19:21des projets publics
19:22mais il serait important
19:23de faire des partenariats
19:25publics-privés
19:25et de les faire
19:26de manière
19:27plus systématique.
19:28Ça participe
19:29des allégements aussi
19:30et dans les fast-track,
19:31effectivement,
19:32avec le RTE,
19:34notamment,
19:35c'est un cofinancement
19:36qui permet
19:36d'aboutir
19:37à ce que la demande
19:38et l'offre
19:39rencontrent la demande
19:40dans des délais raisonnables.
19:41Donc,
19:41ça,
19:42c'est important.
19:43Je crois,
19:43je voudrais apporter
19:44une petite note
19:44d'optimisme ici
19:47parce qu'on a effectivement
19:48peut-être un projet
19:49de société
19:49et celui-là,
19:51il faut le préserver.
19:53Je pense qu'il passe
19:54par la transition énergétique,
19:55par une re-responsabilisation
19:56et ce sont des projets
19:58où la jeunesse
19:58est sensible.
20:00Alors,
20:00paradoxalement,
20:01je vais revenir
20:01à mon sondage
20:02et à mon baromètre
20:03du Cercle des épargneurs,
20:04croyez bien
20:04que les personnes
20:05plus âgées,
20:06les retraités,
20:07ont volonté
20:08d'aller orienter
20:09leur épargne aussi
20:10vers des projets
20:12de transition énergétique.
20:13Donc,
20:13tout ça n'est pas
20:13complètement perdu
20:14et ce n'est pas
20:16désespérant
20:17complètement
20:17parce que
20:18beaucoup de gens
20:18ont pris conscience
20:19de cette notion
20:20et il faut bien le dire
20:21et ça a été dit ici,
20:22je l'entends régulièrement
20:23sur votre plateau,
20:25on est dans une transition.
20:26Les circonstances extérieures
20:28économiques nous y aident.
20:30Allons-y,
20:31faisons-le
20:31mais c'est vrai
20:32qu'il faut que l'État
20:33se retire
20:34de certains nombres
20:35d'activités
20:36et de réglomérations.
20:37c'est notre seul espoir.
20:39C'est un bon chemin
20:41parce que c'est le chemin
20:42que nous avons choisi
20:43de prendre.
20:44Les Chinois,
20:45en fait,
20:45ont reporté
20:46à 2060
20:46la décarbonation
20:47pour leurs raisons propres.
20:49Nous sommes toujours
20:49sur un objectif
20:50à 2050.
20:51Il ne l'a pas reporté,
20:53c'est Xi Jinping
20:53qui l'a dit
20:54dans son premier discours
20:54en 2010.
20:55parce que le monde
20:56s'est mis sur 2050
20:57dans le cadre des COP.
20:58Et nous,
20:59on a dit
20:59qu'on s'en tient à ça.
21:01Et tout ce qui va au-delà,
21:02et le Japon aussi
21:03est en train de dire
21:04nous,
21:04on y arrivera
21:05mais en 2060.
21:06Donc,
21:06attention,
21:07nous,
21:08on dit en Europe,
21:09attendez,
21:09on a un effort à faire.
21:10Regardez nos voisins polonais
21:11qui sont quand même
21:12très en retard,
21:16le charbon accélère
21:18de manière remarquable
21:19dans ce domaine
21:20parce qu'il ne faut pas
21:21perdre de vue
21:22ces éléments.
21:22C'est une très bonne nouvelle
21:23pour la Chine
21:23parce que si vous voulez
21:24avoir 2050,
21:26je dis,
21:26vous ne serez pas prêt
21:27en Europe.
21:27Ça,
21:28c'est très clair.
21:28Et en même temps,
21:29la Chine,
21:29elle,
21:30a déjà toutes les technologies
21:31et est leader
21:31à 90%
21:32pour toute la tech.
21:35Renault est en train de faire
21:36dans son usine
21:37des moteurs
21:37pour les Chinois.
21:38Stellantis est en train
21:39de faire des accords
21:40avec les Chinois.
21:41Ce n'est pas pour dire
21:41que tout est perdu.
21:42Le gros problème,
21:43c'est qu'il n'y a pas
21:43d'autres domaines
21:44où on peut intervenir.
21:46Éolien chinois,
21:47solaire chinois.
21:49Aujourd'hui,
21:50on est en train de mettre
21:51en place un certain
21:51nombre de réglementations
21:53effectivement
21:53puisque la question
21:54du décalage
21:56de ce qu'on appelle
21:56le level playing field,
21:57c'est-à-dire quand même
21:58d'avoir des effets
21:59de concurrence
22:00qui ne soient pas excessifs.
22:01Effectivement,
22:01on est dans un monde hostile.
22:02Nous le savons
22:03et ça fait un moment aussi
22:05que toutes les réglementations
22:06internationales
22:06en matière de commerce
22:07international ne nous permettent
22:09pas d'intervenir
22:09sur ce domaine.
22:10Et la Chine va se trouver
22:12n'est pas sur une voie
22:13et un long fleuve tranquille
22:14parce qu'elle est en train
22:16de prendre en main
22:17absolument tous les secteurs
22:19de l'économie.
22:20Ce n'est plus un modèle économique
22:22qui est acceptable
22:23pour le reste du monde.
22:24Et ça va poser des problèmes,
22:25c'est évident.
22:26Agnès ?
22:26J'ai entendu qu'en fait
22:28il n'y a pas de projet
22:28en France.
22:29On ne sait pas où on va.
22:31Je suis d'accord.
22:33Mais le vrai sujet,
22:35c'est que la remontée
22:37de la croissance,
22:39le fait qu'on remonte
22:40notre PIB par habitant,
22:41qu'on repasse au-dessus
22:42de la moyenne européenne,
22:43etc.
22:43si on ne veut parler
22:45que du sujet
22:46de notre pays.
22:47Mais il se fait aussi
22:49par une fiscalité.
22:50J'ai parlé de la natalité
22:51tout à l'heure,
22:51mais il y a énormément
22:52de postes sur lesquels
22:53il faut penser la fiscalité
22:54pour le futur.
22:55Le futur,
22:56ça passe par supprimer
22:57les taxes de production,
22:59ça passe par baisser
23:00les charges employeurs,
23:01ça passe par plafonner
23:02les charges en fonction
23:02des niveaux de revenus
23:03pour faire revenir
23:04les ingénieurs en France,
23:05pour faire revenir
23:06les postes
23:07à forte valeur ajoutée.
23:08Ça passe par rassurer
23:10ceux qui ont quitté
23:10fiscalement la France
23:11pour leur dire
23:12revenez chez nous
23:13parce qu'il y a des gens
23:13extrêmement talentueux
23:14dont on se prive
23:15et qui pourraient créer
23:17beaucoup de valeur ajoutée
23:18dans notre pays
23:18et leur dire
23:19voilà, constitutionnellement,
23:20on va vous protéger
23:21de tous ceux
23:22qui proposent des taxes Zuckmann,
23:24des retours de l'ISF
23:26sur les actions,
23:27sur l'appareil productif,
23:28etc.
23:29Donc il faut redonner
23:30la confiance
23:31dans notre pays,
23:32dans sa capacité
23:33en fait à créer
23:34de la valeur ajoutée
23:36et ça,
23:36ça passe par un énorme
23:38plan fiscal.
23:39C'est un big bang
23:40que vous faites.
23:41J'en reviens toujours à ça
23:42parce qu'en fait,
23:43on dit,
23:44on ne sait pas pourquoi,
23:45on ne sait pas où on va.
23:46On sait pourquoi.
23:48Parce qu'on nous matraque,
23:49on nous empêche
23:50en fait d'avancer
23:52et de dessiner notre avenir.
23:55Si demain,
23:55on veut plus d'emplois,
23:57on a dit tout à l'heure,
23:58il y a trop de personnes
23:58au SMIC,
23:59on a tout fait pour ça.
24:01C'était une politique
24:02de l'emploi.
24:02Non mais les allégements
24:03de charges sur les bas salaires,
24:04qui est-ce qui les paye ?
24:05C'est les hauts salaires.
24:07Voilà.
24:07Il faut dire les choses
24:08telles qu'elles sont.
24:08Laissez-moi une idée, Jacques.
24:09Résultat,
24:10on n'a plus ces hauts salaires
24:12en France,
24:12on les a le moins possible.
24:14Ce sont des choix cartésiens
24:15qui sont faits par les entreprises
24:16dans un contexte fiscal
24:18ou social
24:19qui est désincitatif.
24:21Jacques ?
24:22Et en fait,
24:23justement,
24:23ce qui est intéressant,
24:24c'est que beaucoup de chiffres
24:25ont été donnés.
24:25On parle beaucoup de taxes.
24:27Mais en fait,
24:27pour moi,
24:27c'est toujours...
24:28J'ai managé des équipes
24:29dans des sociétés.
24:31J'ai créé deux sociétés.
24:32Vous ne pouvez pas
24:34motiver les personnes
24:35et faire adhérer les personnes
24:36par des chiffres comptables.
24:38Pour l'instant,
24:39on parle beaucoup de comptabilité.
24:40C'est le nerf de la guerre.
24:41Non,
24:42ça,
24:42c'est pour les patrons
24:43pour gérer leur boîte.
24:44Mais pour motiver
24:45et créer un égrégore,
24:48on va dire,
24:49entre les personnes,
24:50il faut avoir un plan
24:52et un objectif
24:53clair et défini.
24:54Vous ne pouvez pas
24:55faire adhérer
24:56du plus petit salaire
24:57au plus haut salaire
24:58d'une société
24:59si vous n'avez pas
25:00un plan
25:00et une vision.
25:01Il n'y a pas de vision.
25:04Vous pouvez mettre
25:04tous les tableurs Excel
25:05avec tous les chiffres
25:06là,
25:06mais il ne faut pas
25:07là,
25:07là,
25:07là.
25:07Les gens,
25:08à la limite,
25:08s'en fichent littéralement
25:09parce qu'à un moment,
25:10c'est ce qu'ils ont
25:10en porte-monnaie
25:11ou dans leur frio
25:11qui compte.
25:13Et après,
25:13derrière,
25:14il faut un plan
25:14et une trajectoire.
25:16C'est le minimum
25:16pour atteindre une destination.
25:17Je ne sais pas.
25:18La vision,
25:19c'est créer des emplois,
25:20retrouver la croissance.
25:21C'est ça,
25:22la vision.
25:22C'est ça qu'il faut expliquer
25:23aux Français.
25:23Redevenir plus riche.
25:24Valérie,
25:25je peux vous laisser
25:2510 secondes.
25:2610 secondes,
25:27il faut effectivement
25:28permettre aux épargnants
25:29de trouver le point
25:30d'investissement
25:31et ne pas non plus
25:33les fiscaliser
25:34et confisquer
25:35tout le potentiel
25:36que nous avons.
25:37Donc,
25:37on est au bord
25:39de la confiscation.
25:40Oui,
25:41c'est ça,
25:41c'est ce que je dis.
25:42Non à la spoliation.
25:43Merci à tous les trois
25:44qui sont venus ce matin
25:45dans Les Experts.
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