Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Ce jeudi 22 octobre, Frédéric Simottel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Didier Sanz, journaliste Tech, et Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Voilà, un débrief de la tech où on va parler des nouveaux, si on peut parler comme ça, des métas,
00:11des psychs et puis des anciens IBM.
00:14Et oui, je crois que le sujet était marrant suite aux résultats d'IBM.
00:18On verra ce que vous en pensez avec nos trois débriefeurs du soir.
00:21Julien Villerey, directeur de l'innovation chez EDF.
00:23Bonsoir Julien.
00:23Salut Frédéric.
00:24Merci d'être avec nous.
00:25On te retrouvera d'ailleurs, on le dit, au CES de Las Vegas, puisque le CES, ce sera début janvier.
00:30Et tu nous fais l'amitié de venir sur notre plateau, nous parler un peu de tout ce que tu
00:34vois dans les allées.
00:35Avec nous également Didier Sanz.
00:36Bonsoir Didier.
00:37Bonsoir.
00:38Merci d'être avec nous, journaliste tech.
00:40Alors Léa Benahim, qui est prévare l'émission, a dit oui, si on va parler d'IBM, ça, ça fera
00:44plaisir à vous aussi.
00:45Et ça me fait plaisir aussi pour les quelques plus anciens que nous sommes.
00:48Et puis Jérôme Marat.
00:49Bonsoir Jérôme.
00:49Salut Fred.
00:50Fondateur de CaféTech.fr, la newsletter que l'on vous conseille,
00:53que l'on vous conseille, à laquelle on vous conseille de vous abonner pour être au courant, évidemment, de toute
00:58l'actualité tech.
01:00Allez, on va démarrer tout de suite avec Meta.
01:05Justement, des résultats meilleurs que prévus.
01:08Alors, on a beaucoup parlé pub.
01:11Ça reste la vache allée de Meta, la maison mère de Facebook, d'Instagram, qui affiche un chiffre d'affaires
01:15en hausse de 26% porté par des recettes publicitaires, je viens de le dire.
01:19Pourtant, les analystes semblent déçus malgré son modèle muse, malgré tout ce qu'ils ont annoncé.
01:25Les investisseurs semblent sceptiques sur le percé de Meta dans le domaine de l'IA notamment.
01:30On écoute ce qu'en dit Anthony Morel et on revient.
01:32On voit que la stratégie de Mark Zuckerberg commence à payer, c'est-à-dire rester solide sur ses appuis,
01:37sur son cœur de métier pour pouvoir financer la transition vers l'intelligence artificielle.
01:42Et c'est ce qu'on voit dans ces résultats, c'est-à-dire que sur le core business, en
01:45fait, ça fonctionne très, très bien.
01:46C'est-à-dire qu'ils ont une force de frappe absolument considérable.
01:493,6 milliards d'utilisateurs, près d'un être humain sur deux, qui utilisent chaque jour Facebook, Meta ou WhatsApp.
01:55C'est absolument énorme et ça, ça génère des revenus qui sont tout à fait considérables.
01:59Mais c'est vrai que ce trimestre, il a surtout été marqué et c'est ça que regardent les investisseurs.
02:03Par là, remonte TADA de Meta dans l'intelligence artificielle.
02:06Personne ne l'avait vu venir, ils avaient un gros coup de retard.
02:09Et là, ils ont sorti aux États-Unis pour l'instant Muse, leur application qui connaît un succès fulgurant.
02:14Muse Wonder également, qui est leur modèle d'intelligence artificielle de pointe qui concurrence aujourd'hui Tchal GPT ou encore
02:21Claude.
02:21Et ça, ça a porté l'entreprise en bourse.
02:23Se posent maintenant deux questions.
02:25D'abord, comment financer cette course à l'IA qui est très gourmande en capitaux ?
02:28Il faut des data centers, évidemment.
02:30135 à 145 milliards d'investissements rien que cette année.
02:33L'entreprise prévoit de lever plusieurs centaines de milliards de dollars dans les années qui viennent
02:37pour pouvoir continuer dans cette course et ne pas se faire distancer.
02:40Et puis, il y a la monétisation.
02:41Comment on gagne de l'argent avec cette intelligence artificielle ?
02:44Ça, ça va être la grande question pour les trimestres qui viennent.
02:46Gros bémol quand même dans ces résultats, il faut le noter.
02:48C'est toute la partie judiciaire avec un bénéfice net qui a été amputé de 10 milliards de dollars après
02:54avoir signé des accords avec plusieurs États aux États-Unis qui l'accusent d'avoir sciemment rendu ses plateformes addictives
03:00pour les adolescents.
03:01Et puis, l'entreprise est aussi poursuivie par des milliers de familles et de districts scolaires.
03:05Donc, ça va probablement continuer.
03:07A noter aussi qu'hier, un juge de l'État du Nouveau-Mexique a infligé à l'entreprise une amende
03:11de 25 milliards de dollars.
03:13Donc là, c'est colossal.
03:14Alors là, c'est pour une affaire de protection des données liée au scandale Cambridge Analytica.
03:18Vous savez, ça date de 2018.
03:19Donc vraiment, ce qu'on voit, c'est que Meta est quand même en train de payer assez lourdement les
03:23erreurs de son passé.
03:24Alors, on va parler de tous ces sujets.
03:26On reviendra dans un instant sur l'amende de Meta, 25 milliards, même si on gagne sur un trimestre.
03:30Enfin, même si le chiffre d'affaires est de 64 milliards sur un trimestre, 25 milliards, on est quand même
03:35toujours ennuyé de les payer.
03:35On reviendra dessus.
03:37Mais je voulais vous écouter un petit peu sur ces résultats.
03:40La pub reste toujours, reste évidemment le moteur du groupe.
03:44C'est plus que le moteur.
03:45C'est l'activité économique quasiment unique de Meta aujourd'hui.
03:48Même si le storytelling dit, on va vers l'IA, on fait de l'IA.
03:51Et c'est vrai, ils font beaucoup de choses sur l'IA.
03:53Et entre autres, ils crament beaucoup de capex.
03:55Mais le moteur et encore plus vraiment la carrosserie et tout ce qu'il y a autour, globalement, ça reste
04:00la pub.
04:02Ce qui est très intéressant, ceci dit, c'est qu'ils ont quand même toujours la force
04:05d'avoir un effet réseau, un effet club extrêmement important.
04:08Tout le monde utilise les applis de Meta, que ce soit WhatsApp, Instagram, Facebook, etc.
04:11Ça, c'est extrêmement puissant.
04:12Et ils ont réussi à mettre l'IA au service de la pub.
04:15Et donc, ils arrivent à alimenter leur moteur publicitaire avec l'IA.
04:19Ça, c'est très fort.
04:20Après, est-ce que ça vaut 150 milliards de capex, donc d'investissement par an ?
04:23Aujourd'hui, ce n'est pas démontré.
04:27Jérôme ?
04:27Non, mais oui, les résultats sont très bons.
04:29Et ça, mais j'ai envie de dire, c'est un peu comme Tesla, tout le monde, enfin les investisseurs,
04:33en tout cas, ne s'intéressent plus aux ventes de voitures.
04:35À Meta, finalement, on ne s'intéresse plus vraiment de savoir combien ils gagnent dans le chiffre d'affaires
04:39ils font avec la pub et avec leurs réseaux sociaux.
04:42Alors, si ça baisse fort, là, ça...
04:44On voit, la marge opérationnelle est quand même baisse de 20%.
04:46Donc, on voit quand même qu'il y a des petites alertes.
04:49Mais globalement, aujourd'hui, ce qui intéresse sur Meta, c'est, comme disait Julien, pardon,
04:54c'est le capex, c'est combien ils dépensent dans l'IA.
04:56Alors, il y a Muse, donc l'assistant personnel, l'IA...
04:59Qui a été plutôt bien perçu, l'action avait repris 11%.
05:01Oui, qui a fait 10 millions de téléchargements.
05:03Mark Zuckerberg dit que 25% des gens achètent avec Muse.
05:06Pour l'instant, en tout cas, c'est un beau succès d'estime.
05:08C'est un succès technologique parce qu'il y a un an, Meta était complètement à la ramasse dans l
05:12'IA.
05:12Aujourd'hui, ils ont rattrapé le retard.
05:14Ils sont même au niveau d'un OpenAI, d'un Anthropique, d'un Google.
05:19Donc là, au niveau technologique, ils ont rattrapé le retard.
05:21Au niveau de la monétisation de l'IA, aujourd'hui, on se pose toujours la question
05:23de comment ces investissements colossaux vont être monétisés.
05:26On se rappelle que quand même, ils avaient investi des dizaines et des dizaines de milliards
05:29dans le Metaverse qui n'a jamais été monétisé.
05:32Et donc, la question, c'est de savoir comment Meta va pouvoir monétiser cet IA.
05:37135 à 145 milliards d'investissements.
05:39Voilà, alors il n'y a pas que l'IA, mais il y a beaucoup d'IA en fait dedans.
05:43Et la piste qu'évoque maintenant, désormais, Mark Zuckerberg pour gagner de l'argent,
05:48c'est d'utiliser Muse, donc cet agent, et de prendre des commissions à chaque fois
05:51que des gens vont acheter leurs courses ou peu importe.
05:54Voilà, mais c'est à démontrer, c'est un potentiel qui reste à démontrer.
05:57L'action, je suis de 5% parce qu'elle avait quand même aussi beaucoup monté grâce à Muse.
06:01Mais à voir, voilà.
06:02C'est un peu wait and see avec Meta aujourd'hui dans l'IA.
06:05Guider, ton regard.
06:07Oui, effectivement, Meta a besoin d'argent de plus en plus et il a fait valoir Zuckerberg à ses actionnaires
06:15qu'il fallait vraiment s'armer face à la concurrence de plus en plus impitoyable.
06:21Pas seulement les modèles asiatiques, open source dont on parle souvent,
06:26mais surtout les investissements qui ont été faits chez Google,
06:29enfin chez Alphabet, chez OpenAI, chez Anthropik,
06:33qui ont fait des levées récemment ou qui vont en faire.
06:36Tout le monde attend l'entrée en bourse de l'entrée en bourse, etc.
06:40Donc, il a vraiment besoin de cash pour pouvoir financer des investissements dans l'IA.
06:47Alors, effectivement, Muse a plutôt bien marché.
06:50Donc, c'est plutôt encourageant pour cette stratégie-là.
06:54Maintenant, ça suppose aussi de revoir un peu la structure financeuse de l'entreprise.
07:02J'ai appris que, notamment, l'une des idées pour obtenir ce financement,
07:07c'était d'ouvrir des actions sans droit de...
07:09Des classes C, oui.
07:10Sans droit de vote et qui vont être subtité.
07:13Alors, pour la petite histoire, il paraît que c'est Zuckerberg qui a absolument insisté
07:16pour que ce soit sans droit de vote, de manière à ce que, lui, il n'ait pas de difficulté,
07:21sachant qu'il a 60% des droits de vote, alors qu'il ne possède que 13% des actions.
07:26C'est assez bizarre comme ratio.
07:32Et il a expliqué aussi que, comme il était menacé, puisque la Californie a un projet de loi
07:44pour taxer les riches et qu'il se sent particulièrement visé, il a expliqué aussi
07:48qu'il avait vraiment besoin d'argent et qu'il s'engageait à rester le plus longtemps possible
07:55et qu'à la fin de son contrat, il obtiendrait une compensation qui lui permettrait de payer
08:02le fameux impôt sur les riches.
08:04Pour la petite histoire.
08:05Non, juste pour...
08:07Il y a un chiffre dont on n'a pas évoqué, c'est le cash flow, donc le flux de
08:10trésorerie,
08:10qui est passé négatif.
08:11Moins de 2 milliards, alors qu'il était de plus de 15 milliards.
08:16En fait, juste pour expliquer ce que ça veut dire, ça veut dire que tout l'argent que Facebook,
08:19que Meta génère aujourd'hui, avec la publicité notamment,
08:21est dépensé immédiatement dans des plus de data centers.
08:24Et ça, c'est nouveau, parce que Meta a passé en négatif,
08:27Google est passé cet été en négatif, Amazon est passé en négatif,
08:30c'est des entreprises, alors Amazon peut-être, mais Google et Meta,
08:32c'est des entreprises qui généraient beaucoup, beaucoup, beaucoup de cash
08:34et qui aujourd'hui ne génèrent plus de cash et qui ont besoin de s'endetter.
08:37C'est fou.
08:38Julien, est-ce qu'il y a une inquiétude, selon toi, de la concurrence aussi ?
08:42C'est-à-dire la croissance publicitaire d'un TikTok,
08:44la petite croissance publicitaire des moteurs de Geni,
08:48mais qui vont commencer à en générer, mais pour l'instant, ça reste au petit.
08:51Mais est-ce que là, il y a un petit signal faible qui est regardé, selon toi, par les analystes
08:56aussi ?
08:57Alors, je pense que dans la réaction du marché, là, non, objectivement,
09:00parce que ça reste encore une fois une machine d'une puissance absolument colossale.
09:04Moi, je crois vraiment que ce que craint le marché à ce stade,
09:07c'est vraiment de mettre ses CAPEX,
09:09et effectivement, ses flux de trésorerie négatif,
09:11en regard d'une activité qui, certes, performe bien,
09:15mais ne permet pas de compenser, ne serait-ce que les investissements.
09:19Je veux dire, on ne peut pas se rendre compte, quand même,
09:20que ces boîtes qui génèrent des dizaines de milliards de profits purs par an,
09:24pour certains, des centaines de milliards,
09:26aient besoin de s'endetter pour payer leurs investissements.
09:29C'est, en fait, la première fois dans leur histoire.
09:32Il faut mettre Amazon de côté,
09:33parce qu'Amazon, ils ont des infrastructures physiques très lourdes, etc.
09:35Mais sinon, que ce soit Apple, Google ou Meta,
09:38c'est la première fois de leur histoire.
09:38Apple ne s'endette pas, par contre.
09:40Alors, Apple a fait un choix, effectivement, différent.
09:42Mais ce que je veux dire, c'est que c'est quand même très, très nouveau.
09:45Et donc, je pense qu'il y a quand même cette inquiétude de se dire
09:47est-ce que 150 milliards après 150 milliards,
09:50donc, voilà, peut-être qu'on arrivera aux trillions à la fin,
09:54est-ce que tout ça, un jour, ça rapportera assez ?
09:57Parce qu'on voit, en plus, qu'ils ont du mal à monétiser tout ça.
10:00Ils se demandent, Muse, est-ce qu'on le monétise ?
10:01Et puis, combien on va le faire payer ?
10:03Est-ce que nos agents IA, on va les faire payer aux entreprises ?
10:06C'est aussi la pression de la concurrence, c'est ça.
10:08C'est qu'on ne peut pas faire à l'inverse
10:11de ce qui se pratique chez les concurrents, c'est tout.
10:13Et personne n'a trouvé le modèle encore aujourd'hui de monétisation,
10:16comme tu disais très justement.
10:17Et c'est peut-être le lien avec le sujet d'après sur l'amende.
10:20Et puis, on y arrive.
10:22On arrive sur un sujet aussi de confiance.
10:24C'est-à-dire que plus on utilise l'IA sur des données personnelles,
10:28plus on a besoin d'avoir la confiance en l'entreprise
10:31à qui on confie sa carte bancaire
10:34pour que l'agent aille acheter pour soi,
10:36l'accès à toutes ces données, etc.
10:38Évidemment que Facebook, Meta en général,
10:40n'est pas réputé comme étant une entreprise
10:44à qui on peut faire confiance de ce point de vue-là,
10:46confère la question de l'amende.
10:47Et je reviens.
10:48Alors justement, on va passer à ce sujet de Meta
10:50condamné à verser 25 milliards de dollars au Nouveau-Mexique.
10:53Après, il faut revenir à quelques années auparavant,
10:56ce scandale Cambridge Analytica,
10:58d'utilisation de données à l'insu des utilisateurs.
11:01On se souvient, Mark Zuckerberg,
11:04entendu, auditionné par les sédateurs,
11:07par le Congrès américain.
11:08Puis quelque part, on avait l'impression
11:11qu'il ne comprenait pas trop.
11:12Il disait, mais moi, je suis là pour que les gens parlent,
11:14pour échanger.
11:15Et Mark Zuckerberg, la première réaction qu'il a eue,
11:16c'était en 2016 après l'élection de Donald Trump,
11:18il a dit qu'il faut être complètement fou
11:20pour croire que les réseaux sociaux
11:21ont pu influencer une élection.
11:22C'est sa première réaction.
11:24Alors aujourd'hui, 10 ans après,
11:27on se dit que c'est lui qui était complètement fou
11:28de croire l'inverse, en fait.
11:29Alors là, aujourd'hui, cette amende,
11:31elle aurait pu être beaucoup plus importante,
11:33parce que quand ils ont calculé 10 fois plus,
11:36ils ont dit qu'elle aurait pu atteindre
11:38plus de 200 milliards de dollars.
11:41Là, il s'arrête à 25 milliards.
11:44Alors ce que certains disent,
11:46oui, et là, c'est pas un excès punitif maximal.
11:49Et d'ailleurs, ce sera l'argument clé,
11:51parce qu'il y a un appel, évidemment, dans tout ça.
11:53On ne va pas s'arrêter là
11:54et payer rubis sur l'ombre.
11:56On va aller chercher ça.
11:57On voit quand même une stratégie risquée aussi
12:01de Zuckerberg,
12:04parce qu'ils vont négocier avec certains États,
12:05mais le Nouveau-Mexique, oui...
12:06C'est le seul, il me semble,
12:09détrompez-moi si je dis des bêtises,
12:10mais il n'y a que le Nouveau-Mexique maintenant
12:11qui est en procédure judiciaire contre META.
12:14Les autres ont tous abandonné.
12:15Avec 18 milliards d'un milliard.
12:17Voilà, avec des indemnités,
12:19ce qu'ils appellent des accords financiers entre eux,
12:21qui ont permis d'abandonner les poursuites.
12:24Mais le Nouveau-Mexique a décidé d'aller jusqu'au bout.
12:26Et apparemment, ça lui a réussi.
12:28Et jamais un État américain n'a obtenu autant.
12:3025 milliards, c'est...
12:32Non, mais on parle de X millions de chefs d'accusation.
12:36Oui, oui, oui.
12:37Jérôme ?
12:38Non, mais effectivement,
12:39le Nouveau-Mexique était un peu précurseur
12:41ou à la pointe du combat contre META.
12:43Ce qui est intéressant, c'est de voir que pendant longtemps,
12:45META n'a jamais été inquiété aux États-Unis.
12:47Il y avait beaucoup d'amendes en Europe
12:48pour le RGPD, pour les choses comme ça.
12:50J'ai amené aux États-Unis.
12:51Là, il y a les jeunes.
12:52Exactement.
12:53Et là, c'est en train de se retourner contre eux.
12:54Et là, ils sont dans une position
12:55où ils sont en train de se défendre.
12:56Alors, ils ont accepté de payer 18 milliards
13:00pour trouver un accloir à l'amiable
13:01sur la dépendance des jeunes.
13:04Il y a des procès qui sont encore en Californie,
13:06à Los Angeles,
13:07ou alors ils ont été condamnés par une utilisatrice.
13:10Et donc maintenant, ça ouvre la voie
13:11à de nouveaux procès de chaque utilisateur
13:13pour aller attaquer META
13:14pour en dire, moi, quand j'étais jeune,
13:15vous m'avez mis dans une situation de dépendance.
13:18Et donc, il y a ces 25 milliards.
13:19Ce qui est quand même assez fou dans cette histoire,
13:20c'est que Cambridge Analytica,
13:21c'était il y a 10 ans quand même.
13:22Et qu'on revient quand même 10 ans après.
13:23Quand tu as dit 2016, j'étais surpris.
13:25Ah oui, c'est l'élection de 2003, c'est 2016.
13:27Et le scandale éclate en 2018.
13:29Mais l'élection de 2003, c'est 2016.
13:32Et 10 ans après,
13:34il n'y a pas de prescription.
13:35On dit, finalement, ça va coûter 25 milliards.
13:36Je trouve ça assez fou comme histoire.
13:39Julien ?
13:40Non, je trouve, ce que je disais tout à l'heure,
13:42c'est que finalement, la donnée personnelle,
13:43qui est l'actif principal de ces sociétés,
13:45c'est le cas de META, c'est le cas de Google aussi,
13:47qui devient, pour la première fois à cette échelle-là,
13:50une liabilité juridique, comme on dit en bon français,
13:52c'est-à-dire vraiment un risque juridique majeur
13:54pour ce type d'entreprise.
13:55Et évidemment, on sait qu'à partir du moment
13:57où un procès peut être gagné et aller jusqu'au bout,
14:00ça peut donner des idées à d'autres.
14:02Donc, c'est quand même un risque absolument majeur.
14:03Mais encore une fois, je le redis,
14:04je pense que le vrai risque pour META,
14:06c'est de remettre sur la table le fait
14:08qu'ils ont joué, pour le dire poliment,
14:10avec les données personnelles de leur utilisateur,
14:11et que dans un monde agentisé, avec de l'IA,
14:14ça peut être, pour le grand public,
14:16mais évidemment aussi pour l'entreprise,
14:17mais surtout pour le grand public,
14:19un point vraiment de perte de confiance
14:21qui peut être très mauvais pour leur business.
14:23Je regardais, le juge, il devait arbitrer,
14:26il arbitrait entre les 35-40 milliards
14:28demandés par l'État,
14:29et les 3,5 milliards demandés par Facebook.
14:33Après, il y a tout l'appel qui va être mis en place.
14:35Ce qu'il a dit, le juge, c'est super intéressant,
14:37dans son verdict, il disait que les pénalités
14:42se justifiaient par le nombre extraordinaire
14:44d'infractions délibérées, par leur durée,
14:46l'implication des dirigeants de Facebook
14:48et le caractère intentionnel et systématique
14:50de ces fausses déclarations.
14:53Donc, ils ne vont pas reculer.
14:55Et puis, l'Américain, notamment, intéresse,
14:58c'est vrai que quand on regarde
14:59tous les mécanismes juridiques,
15:00il y a la loi d'État sur les pratiques déloyales,
15:04pour comment le juge arbitre aussi,
15:05j'avais lu un article dans le Washington Post
15:09qui était hyper intéressant,
15:10comment le juge apporte ses arguments pour tout ça.
15:13C'est complètement dingue.
15:15Et puis derrière, Facebook, il dit
15:16oui, mais en fait, c'est une taxe
15:18sur la liberté d'expression.
15:19Voilà, c'est toujours pareil.
15:20Et c'est pour ça que je revenais sur
15:23quand Mark Zuckerberg a été entendu par le Congrès,
15:26mais au départ, on voit qu'il est un peu perdu.
15:30Vous vous souvenez ?
15:31Il se dit, mais il est déconnecté
15:34par rapport à ce qu'on lui reproche.
15:35Il ne comprend pas qu'on lui reproche.
15:36Il faut aussi attention
15:37à le premier amendement,
15:39en particulier de la Constitution américaine
15:41et de la Cour suprême.
15:41C'est-à-dire que là, quand même,
15:42le risque était tellement important,
15:44il faut se souvenir au début du risque
15:45qu'ils encouraient avec tous les États
15:47qu'ils attaquaient,
15:48que si le sujet remontait à la Cour suprême,
15:50c'est toujours évidemment
15:51faire référence à la Constitution,
15:53c'est la meilleure protection juridique
15:54aux États-Unis.
15:55Juste pour rebondir sur ce que tu disais
15:56sur Mark Zuckerberg au Congrès,
15:58je ne sais pas s'il était vraiment
15:59si innocent.
16:00Au tout début ?
16:02Moi aussi, au début,
16:03j'étais à San Francisco à l'époque,
16:05donc j'ai suivi l'affaire de très près.
16:06Au début, je croyais un peu
16:07l'histoire de Mark Zuckerberg,
16:09parce que Mark Zuckerberg,
16:09c'est un peu un grand utopiste.
16:13Mais pas un naïf.
16:14Pas un naïf, c'était un...
16:15Essayant de comprendre
16:16ce qu'on lui reprochait en disant...
16:18Mais en fait, on s'est rendu compte
16:19après qu'il savait tout.
16:20Et que Sheryl Sandberg,
16:21qui était à l'époque la numéro 2,
16:22donc la directrice opérationnelle
16:24de Facebook à l'époque,
16:25elle savait tout aussi.
16:26Et qu'eux, ils disaient
16:28oui, on ne savait pas
16:28et on n'a pas compris que c'était...
16:30Mais en fait, ils savaient tout.
16:31Et donc, c'était un peu aussi
16:31un jeu de dupes.
16:33En tout cas, c'est comme ça
16:34que je l'interprète après.
16:35Et moi, pendant très longtemps,
16:36j'ai cru, le discours de Mark Zuckerberg,
16:37qu'il a été dépassé,
16:38qu'il n'avait jamais...
16:39Au départ.
16:41Mais en fait, on s'est rendu compte
16:42qu'après, non, il n'était pas dépassé,
16:43qu'il y avait des alertes
16:43qui étaient remontées jusqu'à lui
16:44et qu'il avait juste décidé
16:45de les ignorer, en fait.
16:47N'oublions pas comment
16:48il a monté Facebook.
16:49C'est en arnaquant un peu
16:51les deux frères qui avaient créé.
16:52Enfin, voilà,
16:53qu'on fasse notamment un bon film.
16:54Je ne sais plus comment s'appelait
16:55le film.
16:56The Network, non ?
16:57The Network, oui.
16:58Qui est pas mal du tout.
16:59Enfin, qui retrace un peu
17:01romancé tout ça,
17:01mais ça retrace parfaitement.
17:03Je voulais qu'on revienne aussi
17:04avec vous.
17:04Alors, on en a parlé hier soir
17:05dans Tech & Co.
17:07C'est hier, c'est quand même...
17:09Il y a eu un gros coup de semence
17:10sur le monde d'Internet
17:11avec des failles
17:13qui ont été déclarées
17:18sur le langage PHP.
17:19Langage PHP, qui est un langage
17:20de programmation des sites Internet.
17:22Alors, en fait,
17:23c'était des failles
17:24qui étaient connues
17:24depuis quelques mois.
17:26Mais voilà, c'est des hackers éthiques
17:28qui les gardaient un peu
17:29sous le manteau,
17:30qui approchaient les entreprises
17:31en disant, voilà un peu
17:32ce qu'il faut changer.
17:34Et puis là, il y en a une
17:34qui est une puis deux
17:35qui sont sorties du chapeau
17:37qui ont été déclarées.
17:38Et là, ça a été panique générale
17:39à tel point qu'on a vu
17:41chez nous, l'ANSI,
17:43débrancher des sites,
17:44les mettre hors ligne.
17:45Alors, ça crée un petit
17:46climat de panique
17:47parce qu'évidemment,
17:48en ce moment,
17:49quand on entend la Finlande,
17:50les Pays-Bas
17:50qui débranchent les sites,
17:52on se dit, ça y est,
17:52c'est les Russes
17:53qui prennent la main.
17:54Chez nous, on s'imagine
17:55avec tous les événements
17:56des 17-18 octobre,
17:57ça y est, des extrémistes
17:58ont pris la main.
17:59Enfin voilà, il y a eu
17:59ce petit climat de panique.
18:00L'ANSI, en tout cas chez nous,
18:02enfin rassuré,
18:03a en tout cas dit,
18:04c'est nous qui avons
18:05mis tout ça en ligne.
18:06Comment il faut regarder ça,
18:08Julien ?
18:09Moi d'abord,
18:09un chiffre qui m'a beaucoup frappé
18:11que j'ai découvert
18:11en creusant ce sujet-là,
18:12c'est que 70% des sites web
18:15dans le monde
18:15sont codés en PHP.
18:17Alors ça,
18:18donc potentiellement,
18:1970% des sites internet
18:21dans le monde
18:21sont atteints
18:22par cette vulnérabilité.
18:24Donc ça, j'ai découvert,
18:25parce que moi,
18:25PHP, c'était un métalangage
18:26quand j'étais jeune.
18:27Aujourd'hui, on parle Python,
18:28on parle JavaScript.
18:29Non, en fait,
18:30il reste encore.
18:31Alors évidemment,
18:31WordPress est le principal outil
18:34qui utilise du PHP,
18:35donc en mode,
18:35c'est très développé,
18:36évidemment,
18:37il y en a beaucoup.
18:38Voilà, 70%,
18:38ça m'a beaucoup frappé.
18:41Évidemment,
18:41c'est l'effet de l'IA
18:42sur la cybersécurité,
18:43je crois que c'est assez évident
18:44et on le sait,
18:44on en parle souvent,
18:45mais les modèles d'IA
18:48mettent vraiment,
18:50enfin,
18:50transforment complètement,
18:51finalement,
18:51le paradigme,
18:52comme on dit,
18:53de la cybersécurité
18:54et que là,
18:55on n'est plus dans des systèmes
18:56où on se protège
18:58incrémentalement
18:59de menaces
19:00que l'on connaît,
19:01que l'on voit venir.
19:03En fait, non,
19:03là, on voit bien
19:04qu'on peut,
19:05à tout endroit
19:05et à toute instance,
19:06qui n'étaient pas
19:08accessibles ou atteignables
19:09puisqu'on connaissait
19:09ces failles depuis longtemps,
19:10maintenant,
19:11ça l'est.
19:11On le voit d'ailleurs
19:12dans plein d'autres domaines
19:13avec l'IA,
19:13on le voit avec les mathématiques,
19:15des emplois célèbres récents
19:16qui font que des problèmes
19:17qu'on cherchait à craquer
19:18depuis très très longtemps
19:19sont craqués par l'IA.
19:21Notre médaille-fils
19:22Hugo Diminu-le-Copin
19:23qui dit
19:24que ma quinzaine
19:25de travaux de recherche
19:26s'était un peu asséchée
19:27par cet IA
19:28pour venir sur ce sujet-là.
19:32Jérôme,
19:32comment tu regardes ça ?
19:33il y a aussi le fait,
19:34ce qu'il faut rappeler
19:34aux entreprises,
19:35c'est qu'il faut patcher,
19:35patcher,
19:36enfin voilà,
19:36regarder vos sites.
19:38Moi,
19:38je suis allé regarder,
19:39enfin,
19:40j'ai demandé ici
19:40à nos spécialistes
19:41si effectivement
19:41on continue à utiliser
19:42des choses en PHP,
19:43on a encore des petits bouts
19:44qui circulent.
19:46Orange,
19:46l'opérateur Orange,
19:47rien à voir avec la pandière,
19:48Orange aujourd'hui
19:49a arrêté un certain nombre
19:50de sites
19:50parce qu'ils étaient codés
19:51encore en PHP.
19:52Donc il faut patcher.
19:52Il faut rappeler
19:53que ça concerne les opérateurs,
19:54pas les utilisateurs.
19:56Oui, oui.
19:56Ça arrive avec HTML
19:57ou avec des problèmes
19:59qu'il pourrait y avoir
20:00sur un site web.
20:01Mais il faut patcher
20:02et c'est vrai qu'auparavant,
20:03là où on avait
20:03des patrons informatiques
20:04qui mettaient quelques jours,
20:07quelques heures,
20:08quelques mois parfois
20:09à patcher
20:09parce qu'aujourd'hui
20:11avec l'IA,
20:11ça va tellement vite,
20:12les pirates peuvent être
20:13très vite profiter
20:14de ces failles.
20:15Oui,
20:15ce qui est intéressant,
20:16déjà,
20:17il faut bien rappeler,
20:17ce n'est pas des pirates
20:18qui ont trouvé ces failles,
20:19c'est des programmes
20:20qui sont destinés
20:21à chercher des failles.
20:22Finalement,
20:23ça a marché
20:23comme ça devait marcher.
20:24Le problème,
20:25si j'ai bien suivi,
20:26c'est que ça a été dévoilé
20:27trop tôt en fait.
20:28Exactement.
20:28Et donc,
20:29comme c'est dévoilé trop tôt
20:29avant que le correctif
20:31soit mis en place,
20:32c'est là où ça crée
20:32un moment de panique
20:34et qui fait que tout le monde
20:35a préféré débrancher
20:36ses sites
20:37plutôt que de se faire attaquer.
20:39Je voyais que
20:41plusieurs organismes
20:42de cybersécurité
20:42disaient qu'il y avait
20:43des milliards de roquettes
20:44pour essayer d'aller
20:45exploiter ces failles
20:46sur des sites internet.
20:48Cloudflare,
20:48on dit que très vite
20:49ils ont repéré
20:50plein d'attaques.
20:51Et Amazon aussi.
20:52Et du coup,
20:53c'est un peu le nouveau paradigme
20:56dans lequel on va vivre.
20:57On a ces outils
20:58qui sont capables
20:59de détecter des failles
21:00qui existent
21:00depuis des dizaines d'années.
21:01Ça a été
21:02dix ans,
21:03une dizaine d'années
21:03parce qu'on l'a remarqué
21:05dans les anciennes versions
21:05de PHP.
21:07Ça permettait
21:07de prendre la main
21:09à distance
21:09sur des bases de données,
21:10choses comme ça.
21:11Et du coup,
21:11aujourd'hui,
21:11on est capable
21:11de détecter ça.
21:12Donc,
21:13c'est extrêmement bien
21:13pour se dire
21:14qu'on va pouvoir
21:14les patcher
21:15avant que quelqu'un découvre.
21:17Là où ça devient dangereux,
21:18c'est si ça a découvert
21:19par quelqu'un d'autre en fait.
21:21Donc,
21:21c'est pour ça
21:21qu'il y a tous
21:23ces garde-fous
21:23qui sont mis en place
21:24pour s'assurer
21:25que ce soit
21:27GPT 5.6
21:28qui a été utilisé,
21:30mais que ce soit
21:30Claude,
21:30que ce soit Jimena
21:31et que ce ne soit pas
21:32utilisé par des mauvais acteurs
21:33qui, eux,
21:34veulent trouver des failles
21:34pour les exploiter
21:35avant qu'elles soient patchées.
21:36C'est un moyen, Didier,
21:38de bien tirer
21:40la sonnette d'alarme
21:40aussi auprès des entreprises
21:42ou des sites institutionnels.
21:44oui.
21:46Alors,
21:46effectivement,
21:47on a un problème
21:49général
21:49qui est de sous-estimer
21:52les risques
21:53informatiques,
21:54les cyberattaques.
21:54On l'a vu,
21:55surtout la France
21:55est particulièrement exposée
21:57à ce sujet-là.
21:57Les frigos dans les supermarchés.
21:59Les frigos dans les supermarchés,
22:01les hôpitaux,
22:04les services publics,
22:06Pôle emploi,
22:07France Travail,
22:08etc.
22:08Bon, bref.
22:09Donc,
22:10là,
22:10on est...
22:11C'est du concret.
22:12Voilà ce que je veux dire.
22:13C'est que
22:14on n'attend pas
22:15que ça arrive.
22:15On a détecté
22:16qu'il y avait un problème.
22:17C'est vrai que ce sont des failles
22:18qui datent d'il y a une dizaine d'années
22:19qui n'ont apparemment
22:21jamais été exploitées.
22:22Donc,
22:22c'est bien de les découvrir
22:24avant que quelqu'un puisse
22:26effectivement les exploiter.
22:27On va peut-être voir
22:27des petits chevaux de trois
22:28se réveiller à droite à gauche.
22:30Pour l'instant,
22:31ouais,
22:32vraiment.
22:33Mais,
22:34donc,
22:34c'est bien
22:35qu'il y ait eu
22:36un tel retentissement
22:38sur cette affaire-là
22:39parce que ça fait prendre conscience
22:40aussi aux gens
22:41que des situations
22:43aussi basiques
22:45que celles-là,
22:46un site PHP,
22:47maintenant,
22:47tout le monde a...
22:48Enfin,
22:48tu dis 70%,
22:49c'est la fourchette basse.
22:51entre 70 et 80%,
22:52à mon avis,
22:53du web,
22:54c'est du PHP.
22:55Et effectivement,
22:55des trucs aussi courants que ça
22:56peuvent être menacés
22:58et c'est bien,
22:59effectivement,
22:59qu'il y ait des outils
23:00qui nous permettent
23:01de détecter les failles
23:02avant qu'elles soient exploitées.
23:03Surtout qu'on a regardé hier soir
23:05avec Philippe De Vos,
23:05qui était à votre place,
23:07il a regardé les investissements
23:08de la communauté
23:09de développeurs PHP
23:11dans PHP.
23:12Je crois que c'est 700 000 dollars
23:14ou 700 000 euros.
23:15Les gens n'investissent plus
23:16dans PHP,
23:17donc c'est même pas maintenu
23:18et tout ça.
23:19Il y a toujours des bénévoles,
23:21c'est l'open source.
23:22Oui,
23:22mais bon,
23:23tu vois,
23:23c'est une technologie
23:24qu'on s'attendait...
23:25Enfin,
23:26moi,
23:26je suis comme toi,
23:26je pensais qu'il y allait...
23:28Ça s'éteignait gentiment.
23:29Mais voilà,
23:30que ça s'éteignait gentiment,
23:31or pas du tout.
23:33Ça veut dire que...
23:35Oui,
23:35il y a ce côté signal-là,
23:37et je trouve bien
23:38de t'avoir avec nous,
23:39Julien,
23:40je rappelle,
23:40tu es directeur de l'innovation
23:41chez EDF.
23:43Oui,
23:43évidemment,
23:43quand on est une entreprise
23:45comme EDF,
23:45il faut tout sécuriser,
23:46on s'en doute,
23:47mais de rappeler
23:48à toutes les entreprises
23:49que même si on n'a pas charge
23:51comme peut l'avoir EDF,
23:54oui,
23:54des frigos dans un supermarché.
23:56Exactement,
23:56et il faut se souvenir aussi
23:58qu'il y a des fondamentaux
24:00de la sécurité,
24:02et là,
24:02je ne parle pas
24:02de la grande cybersécurité,
24:04du grand crime organisé,
24:05mais un frigo connecté
24:07dont on n'a pas changé
24:08le mot de passe par défaut
24:08ou un appareil d'échographie
24:10dans un hôpital
24:11dont on n'a pas changé
24:12le mot de passe par défaut
24:13qui en général est admin-admin,
24:15etc.,
24:15ça expose à des failles
24:16de cybersécurité
24:17totalement basiques.
24:18C'est le cas aujourd'hui
24:19d'un pourcentage
24:20très important
24:21de ces appareils.
24:22En l'occurrence,
24:22sur la question de Danfos,
24:23des frigos,
24:24on a une partie...
24:26Danfos étant
24:26la société danoise
24:28qui est à la qui j'ai...
24:29On a une partie de ces sujets,
24:30donc évidemment des choses de base.
24:31La deuxième,
24:31c'est que les infrastructures numériques,
24:33c'est devenu aujourd'hui
24:34quelque chose
24:35d'absolument fondamental.
24:36Donc un langage de programmation,
24:38un serveur, etc.,
24:39c'est une infrastructure numérique
24:40qui fait tourner,
24:41pour la plupart des entreprises,
24:43qui fait tourner quasiment
24:44l'intégralité du business.
24:45Donc, revoir régulièrement
24:46ces infrastructures,
24:47les faire auditer
24:48par des gens de l'externe,
24:50ne pas croire forcément
24:51toujours sur parole
24:53ce que dit
24:53la personne en charge,
24:55etc.
24:55Tout ça,
24:55c'est des bonnes pratiques
24:56assez basiques
24:57et qui ne sont pas faites
24:58dans beaucoup d'entreprises.
24:59Les grandes entreprises,
25:00en général,
25:00sont plutôt bien équipées.
25:01Celles de taille moyenne
25:02et petite,
25:03beaucoup moins.
25:03Mieux vaut prudire
25:04que courir,
25:05que...
25:05Que guérir et courir.
25:08Et puis,
25:08dans le cas
25:09de ce qui s'est passé
25:09avec PHP,
25:10mieux vaut couper
25:12que subir.
25:12Pour la petite histoire,
25:13PHP,
25:14c'est quand même
25:14un langage
25:14qui a...
25:15C'est en 94...
25:18Dans les années 90.
25:20Les années 90.
25:22Au départ,
25:23c'était programme
25:24homme personnel.
25:24C'était un développeur
25:25qui était en page.
25:26Personnel homepage.
25:27C'était un développeur.
25:28Tu sais d'où il était,
25:29ce développeur ?
25:30Non.
25:31Du Grand Enland.
25:32C'est un type
25:33dans son coin,
25:33sur le Grand Enland,
25:34qui avait codé
25:34ce machin-là
25:35pour faciliter
25:37ses homepages
25:38et ensuite,
25:39ça a été repris
25:39par des développeurs
25:42qui l'ont fait sa croissance.
25:44Bon,
25:44mais en tout cas,
25:45ça a un peu agité le monde
25:46et ça a encore donné
25:47un coup de sement.
25:48Enfin,
25:48moi,
25:49je trouve que ce qui est intéressant
25:49là-dedans,
25:50c'est tous ces petits coups.
25:51C'est toutes ces petites alertes.
25:52On a les frigos,
25:53enfin,
25:53pour la France,
25:54on a là de rappeler
25:55que la cyber,
25:58c'est vraiment quelque chose.
25:59Cette hygiène numérique,
26:01on doit tous
26:02en être parfaitement conscients.
26:04Allez,
26:04on va marquer une courte pause
26:06et on va revenir,
26:07tiens,
26:07on va parler
26:10du retour encourageant
26:12ou pas d'IBM
26:13au premier plan,
26:14de DeepSync
26:14qui lave 15 milliards de dollars.
26:16Et puis,
26:16on ira juste à côté.
26:17On recevra des gens
26:19du Paris Games Week
26:20en toute fin d'émission
26:21mais on en parlera aussi
26:22entre nous
26:22pour voir un peu
26:23l'état de santé
26:24du jeu vidéo.
26:25Allez,
26:25c'est tout de suite,
26:26on marque une courte pause.
26:27On se retrouve juste après.
26:28On est ensemble
26:28jusqu'à 20h30.
26:31Tech & Co,
26:32la quotidienne,
26:33le débrief de la tech.
26:35Allez,
26:35on est reparti jusqu'à 20h
26:38pour notre débrief
26:38et puis 20h30,
26:39on recevra
26:41plusieurs experts
26:42du jeu vidéo
26:43et notamment le patron
26:44de la Paris Games Week
26:45puisqu'elle se déroule
26:45à quelques mètres d'ici
26:46mais on nous en parlerons
26:47aussi ensemble
26:47parce que ça vaut le coup
26:49de s'intéresser un peu
26:50à l'état de santé
26:50du jeu vidéo
26:51puisque la France
26:51est plutôt un acteur
26:53important dans ce domaine
26:54et qui souffre
26:55comme beaucoup.
26:57Avec nous pour ce débrief,
26:58Julien Villeret,
26:59directeur de l'innovation
27:00chez EDF,
27:00Didier Saint,
27:01journaliste tech
27:02et Jérôme Marin,
27:03fondateur de la newsletter
27:04CaféTech.fr
27:05à laquelle on vous recommande
27:07de vous abonner.
27:09Sujet IBM,
27:10eh oui,
27:11IBM,
27:11on en parle ce soir
27:12dans Tech & Co.
27:13Est-ce que c'est le retour
27:14encourageant d'IBM ?
27:16Il y a eu un deuxième trimestre
27:17pas terrible.
27:18Il faut quand même voir
27:19que l'action depuis le début
27:20de l'année,
27:20elle a perdu plus de 20%.
27:22Et puis là,
27:23un troisième trimestre,
27:2417 milliards de dollars,
27:26plus 5,
27:26plus 6%.
27:27Le logiciel qui devient
27:28un vrai moteur du groupe,
27:30de la trésorerie
27:31qui va mieux,
27:32une infrastructure
27:33qui répond mieux
27:34que prévu,
27:35les mainframes,
27:35il y en a toujours,
27:36les clients continuent
27:37à investir
27:38et à maintenir tout ça.
27:40on pourra parler du quantique,
27:41il y a beaucoup de choses
27:42sur les calibres.
27:43Comment on voit ça ?
27:45Jérôme,
27:45toi,
27:45tu es allé regarder
27:45dans les détails,
27:46tu dis,
27:46oui,
27:47encourageant,
27:47pas tant que ça.
27:47Non,
27:48mais en fait,
27:48comme tu dis,
27:49le logiciel augmente,
27:50donc je crois
27:50c'est 8% de croissance,
27:53ce qui est plutôt pas mal.
27:54Porté par Red Hat,
27:55l'open source
27:56et tout ça,
27:56évidemment.
27:56Ce qui est plutôt pas mal,
27:57parce qu'en juillet,
27:58ils avaient expliqué
27:58que finalement,
27:59c'était un peu moins bien
28:00que prévu
28:00parce que les gens dépensaient
28:01moins dans le logiciel
28:02ou dans les mains de ferme
28:03parce qu'ils voulaient dépenser
28:04dans les infrastructures d'IA.
28:05Par contre,
28:06ce qui est plutôt inquiétant
28:07ou moins positif,
28:08c'est le consulting d'IBM
28:10qui est une grosse activité
28:11d'IBM aussi
28:12qui en fait ne progresse plus
28:13et on sait qu'aujourd'hui,
28:15le consulting avec l'IA,
28:16c'est peut-être
28:18quelque chose
28:18qui va être remis en cause
28:19ou qui va baisser.
28:21Donc là,
28:22voilà,
28:22en tout cas,
28:23je pense qu'IBM aujourd'hui
28:24n'a pas forcément rassuré
28:25sur,
28:26et de manière générale,
28:27pas sur ce trimestre,
28:28mais de manière globale
28:28sur comment on survit
28:31après l'IA en fait.
28:32Autant,
28:32il y a quelques années,
28:33ils avaient le Watson
28:34qui mettait tout ça en avant.
28:36Maintenant,
28:36ils l'appellent Watson X
28:37qui a été plutôt abandonné.
28:40Aujourd'hui,
28:41le quantique,
28:41ça sera la prochaine étape,
28:42mais le quantique,
28:42ça reste encore loin finalement.
28:44Et entre ces deux,
28:45pour l'instant,
28:45on est un peu dans un entre-deux
28:46où je pense,
28:47ou en tout cas,
28:47j'ai l'impression
28:48qu'on se demande
28:49ce que va devenir IBM.
28:51Alors ça continue,
28:51ça marche toujours bien.
28:52C'est toujours une entreprise
28:53qui gagne beaucoup d'argent,
28:54mais pour les marchés,
28:55on veut toujours plus.
28:56Et aujourd'hui,
28:57c'est pour les plus anciens
28:58de l'informatique.
28:58quand on regarde ça,
28:59on s'est dit,
28:59bon,
28:59ils sont toujours là,
29:00mais voilà,
29:00ils n'ont pas la puissance
29:01d'un Microsoft
29:02qui lui aussi est toujours...
29:02Bon,
29:03IBM est bien plus ancien
29:04que Microsoft.
29:05Ils ont fêté leurs 110 ans,
29:07quelque chose comme ça.
29:09Et même en France,
29:10ils sont là depuis plus de 100 ans
29:11en France.
29:12Mais on regarde,
29:13voilà,
29:13le logiciel représente
29:1445% du chiffre d'affaires,
29:1680% de revenus récurrents.
29:18Donc,
29:18j'ai dit,
29:19il y a une trésorerie
29:19qui s'améliore,
29:20une infrastructure
29:21qui tient bien,
29:22notamment grâce
29:22aux mainframes,
29:23ces grands systèmes,
29:24les systèmes Z
29:24de la qui continue.
29:26Julien ?
29:26Non,
29:26moi,
29:27le seul truc qui m'a
29:27honnêtement frappé
29:28quand j'ai vu cette actu
29:29et que j'ai regardé les chiffres,
29:30c'est qu'en fait,
29:31ils font quatre fois moins
29:31de chiffres d'affaires
29:32que Meta sur le trimestre.
29:33Et pour moi,
29:34qui suis vieux
29:35avec des cheveux gris,
29:36IBM,
29:36c'était vraiment
29:37le mastodonte
29:38de l'informatique.
29:39En fait,
29:40aujourd'hui,
29:40c'est...
29:41Meta,
29:42c'est quatre fois IBM.
29:43Donc,
29:44ça prouve bien
29:45qu'ils ont su faire
29:46des mues
29:47au fil de leur vie
29:47vers le consulting,
29:49le software a pu aussi
29:50se renforcer,
29:51Enfin,
29:52aujourd'hui,
29:53c'est quand même
29:54relativement au reste
29:55des grands acteurs du numérique
29:56devenu une entreprise
29:57de taille relativement modeste.
29:59On parle cloud,
30:00c'est pas forcément
30:00à eux que l'on pense.
30:01Exactement.
30:02Alors qu'ils font du cloud hybride.
30:04Didier ?
30:05Oui,
30:06tu dis 110 ans,
30:07c'est vrai que c'est une entreprise
30:08qui a connu énormément
30:09de mutations.
30:10Ça a commencé
30:11avec des machines à écrire,
30:12des machines de comptabilité,
30:14des calculettes,
30:15etc.
30:16C'est passé à l'ordinateur,
30:17on le sait tous,
30:18dans les années 70.
30:19Au PC.
30:20Vous avez vendu
30:21les PC.
30:22Apple s'est construit
30:23contre IBM.
30:26Et puis,
30:27au tournant des années 90,
30:29changement total
30:31de stratégie,
30:32on abandonne
30:32tout ce qui est matériel,
30:33on se ressente
30:34sur le logiciel
30:35et sur des notions...
30:36Parce qu'ils allaient mourir.
30:37Oui.
30:38Enfin,
30:38il s'était très très mal.
30:39Lugersner,
30:40qui est d'ailleurs
30:40décédé l'année dernière,
30:41Lugersner qui venait
30:42de chez Nabisco,
30:43c'est un des pour gros clients IBM,
30:44débarque chez IBM,
30:46il dit,
30:46on va arrêter un peu tout ça,
30:48le service.
30:49Oui.
30:49Et voilà.
30:50Et ils commencent à mettre en place
30:51une stratégie avec des notions
30:52qu'on ignorait complètement.
30:54Le service informatique,
30:55c'est quoi ?
30:55Le cloud,
30:56c'est quoi ?
30:57Voilà.
30:58Toutes ces trajectoires
31:01qui ont permis à la boîte
31:02de se maintenir.
31:03Effectivement,
31:04même si,
31:05c'est moins spectaculaire
31:06que les nouveaux arrivants
31:07comme Meta,
31:09Google et compagnie,
31:10c'est une entreprise
31:11qui a quand même
31:12continué à faire son chemin
31:14et qui gagne encore de l'argent
31:16qui est profitable.
31:17Et c'est intéressant
31:18que ce soit surtout
31:18le secteur des logiciels
31:19qui se distingue
31:22dans ce domaine-là
31:23parce que,
31:25comme tu dis,
31:26il y a beaucoup de Red Hat.
31:27Red Hat,
31:28c'est...
31:28Oui,
31:29c'est ce rachat à l'époque.
31:31Un Linux qui est stable
31:35et qui est beaucoup utilisant
31:37d'entreprise justement
31:37parce qu'il dépend
31:39de grands noms.
31:40Le patron de Red Hat
31:41devenant d'ailleurs
31:42qui est aujourd'hui
31:42le patron d'IBM.
31:43Absolument.
31:44Ça aussi,
31:44c'était quand même
31:44un signal fort.
31:45Absolument.
31:47Et c'est intéressant
31:48parce que IBM
31:49est plutôt sceptique
31:52sur l'avenir du logiciel.
31:55J'avais entendu justement
31:56le PDG qui expliquait
31:57qu'en gros,
32:00on n'est plus dans une époque
32:02où on va créer des briques
32:03pour répondre à un besoin.
32:04On est dans un changement
32:06de paradigme total
32:06avec l'IA
32:07qui nous oblige
32:08à repenser entièrement
32:09toute la nature
32:11du système d'information
32:13d'une entreprise
32:15et que le logiciel
32:17est amené à perdre
32:19en importance
32:20par rapport justement
32:21au développement de l'IA
32:22qui permet d'intervenir
32:23sur toute la chaîne
32:24de valeur de l'entreprise.
32:25Ça, ça va être
32:26un an de leur défi,
32:27Julien,
32:27je pense qu'on l'a dit,
32:28bon, le conseil
32:29qui est quand même
32:29leur maillon faible,
32:32le mainframe,
32:33bon, ça vit,
32:33mais il y a bien un jour,
32:35quoique ça fait tellement
32:36d'années qu'on dit
32:36qu'il va disparaître.
32:37Ils y sont toujours.
32:38Il y en a encore chez EDF ?
32:40En l'occurrence,
32:41chez EDF, non.
32:41On sait que dans le monde
32:42bancaire, par exemple.
32:43Oui, dans le monde bancaire,
32:44il y en a encore quelques-uns.
32:44Je pense que chez Orange aussi,
32:46ils en ont encore un peu.
32:47Le contexte boursier difficile,
32:48la pression sur les marges,
32:49mais ils ont quand même
32:51ce risque de la cannibalisation
32:52justement
32:53de toute l'IA agentique.
32:55Oui, après,
32:56ça devient une entreprise
32:58de services
32:59et de produits informatiques
33:00un peu legacy.
33:01C'est un peu comme ça
33:02qu'ils se positionnent,
33:02donc un peu historique.
33:04On en a besoin,
33:04et donc c'est très important.
33:05Et comme dit Didier,
33:06en plus,
33:06ils ont une vraie crédibilité.
33:07Ça, on ne peut pas leur enlever,
33:08donc c'est très utile.
33:10Après, la question,
33:11c'est qu'est-ce qu'ils sauront
33:11encore se réinventer
33:13dans effectivement
33:14le monde
33:15de l'IA,
33:16de l'agentique,
33:17etc.
33:18Ils étaient très en avance
33:19avec Watson,
33:20en tout cas,
33:20ils avaient une communication
33:21et un marketing
33:21très performant
33:22sur le sujet.
33:23Ah, ça résolvait tout,
33:24on allait guérir le cancer,
33:25on allait...
33:26C'est les premières
33:27battues aussi...
33:28C'est pas eux qui l'ont fait.
33:29Oui, Géopardi.
33:30C'est pas eux qui l'ont fait
33:31à une finée.
33:32Bon, voilà,
33:32en tout cas,
33:33l'IA d'aujourd'hui
33:34qui est principalement,
33:36certes,
33:37générative,
33:37mais quand même,
33:38bon,
33:38c'est quand même pas IBM
33:39qui la domine,
33:39on ne peut pas dire.
33:40Ils font le pari du quantique.
33:42On entend quand même
33:43plus souvent parler de Google
33:47et on voit des images passées
33:48et il va taisant des choses,
33:51mais est-ce qu'elles sont
33:52aussi avancées
33:53state of the heart
33:53que ce que fait Google ?
33:54Je ne sais pas.
33:55Vraiment, je ne sais pas.
33:56En tout cas,
33:57on parle plus souvent,
33:57il me semble,
33:58de Google que d'eux.
33:59Donc voilà,
34:00ils courent après...
34:01C'est une boîte
34:01qui ne communique pas beaucoup,
34:03IBM.
34:03C'est aussi une boîte
34:04qui est dans la logique
34:06du vivant heureux,
34:07vivant caché.
34:08Moi, j'ai travaillé pour IBM.
34:10Quand on parlait d'e-business,
34:11c'était probablement
34:12une entreprise
34:12qui a le plus que des années 2000.
34:14Quand ils ont fait Watson derrière,
34:15ça a été un marketing
34:16absolument colossal.
34:18Alors ça, franchement,
34:19ça a peut-être changé.
34:20En tout cas,
34:21ça a peut-être changé,
34:22mais longtemps,
34:23elle a su très bien communiquer.
34:24Le PC, quand même.
34:25Moi, j'étais dans la presse informatique,
34:27c'était 20% de nos...
34:28Moi, j'ai zéro informatique.
34:30Mais non, mais il faut me parler
34:30d'un temps
34:31que les moins de 20 ans
34:32ne connaissent pas.
34:32Le chiffre d'affaires publicitaire,
34:33c'était IBM.
34:34Je te parle depuis une dizaine,
34:36une quinzaine,
34:36même peut-être
34:37une vingtaine d'années.
34:38C'est une boîte
34:38qui s'est faite discrète
34:39en termes de communication.
34:40C'est vrai qu'ils se sont
34:41beaucoup recentrés
34:42sur le service,
34:43parce que le service,
34:44c'est évidemment
34:44ce qui permet
34:45de faire de grosses marges.
34:46On fait de grosses marges
34:47dans le monde du service.
34:48Et effectivement,
34:48ça réclame moins de publicité.
34:50Bah oui.
34:50Tous les...
34:53Ils ont formé
34:54des générations.
34:56Enfin, voilà,
34:56tu es passé chez IBM
34:57et combien de gens
34:59sont ensuite
35:00retrouvés
35:00chez les autres acteurs
35:01et tout le monde
35:01était issu d'IBM.
35:03Ils deviennent assez forts
35:04aussi en partie
35:05cybersécurité aussi.
35:06Ils sont pas mal
35:07avancés dans ce domaine.
35:08Donc, écoutez,
35:09on va...
35:10Retour encourageant...
35:11Pardon ?
35:11Longue vie à IBM.
35:12Longue vie à IBM.
35:13On va retourner en 2026 peut-être.
35:17On verra.
35:18En tout cas,
35:19ils ont...
35:19Oui, 93,
35:21il a fait mourir
35:22avec ce rebond
35:23assez incroyable.
35:24Et là,
35:25on se doute
35:25qu'ils vont quand même
35:26retrouver les...
35:28Ils ont l'air
35:29de trouver des bons relais.
35:30C'est intéressant
35:30parce que c'est un peu
35:31la même histoire.
35:32Enfin, pas la même histoire,
35:33mais un peu la même structure
35:34que Intel,
35:35qui n'a absolument pas connu
35:36la même trajectoire.
35:37IBM a réussi
35:38à s'en sortir
35:39justement
35:39en adoptant
35:40des stratégies
35:41successives
35:42qui lui ont permis
35:42de survivre.
35:43Ils ont changé de patron.
35:44Ils ont changé de patron.
35:45Ils ont changé de patron.
35:46Ils ont une vision
35:47plutôt intelligente
35:48du marché
35:48et des besoins
35:49des clients
35:50des entreprises.
35:51Intel,
35:51malheureusement,
35:52a manqué
35:53d'anticipation
35:54et de vision.
35:54Intel se porte plutôt
35:55pas mal en ce moment.
35:56Mais il vaut mieux.
35:57Grâce à l'IA.
35:58Récemment.
35:58Il vaut mieux.
35:59Il y a six mois,
36:00on était à deux doigts
36:01de dire qu'ils allaient mourir.
36:02Eh bien,
36:03je vous propose
36:03de partir en Chine,
36:05mais on fera quand même
36:05un petit saut aussi
36:06vers les Etats-Unis
36:07parce que DeepSync
36:09n'intéresse plus
36:11les systèmes
36:11d'information
36:13gouvernementaux américains.
36:13C'est DeepSync,
36:14donc le Chinois,
36:15qui viennent lever
36:1515 milliards de dollars,
36:18donc symbole quand même
36:18de la montée en puissance
36:19des IA chinoises
36:21et avec des tarifs agressifs.
36:23Enfin, voilà,
36:24je vous laisse, Julien.
36:26Bon,
36:26la stratégie de souveraineté
36:27technologique de la Chine,
36:28ils ont fait ça
36:28sur tous les secteurs
36:29et le font aussi sur l'IA.
36:30Si on regarde
36:31le tour de table
36:31de cette potentielle élevée,
36:33il n'y a que des Chinois
36:35et il y a tout l'écosystème.
36:36Il y a les acteurs
36:37du numérique,
36:37il y a les acteurs
36:38de la puce,
36:39il y a enfin, voilà.
36:39De la voiture.
36:40De l'automobile.
36:41Donc globalement,
36:42c'est vraiment
36:42le playbook de base
36:45du secteur industriel chinois
36:46qui est soutenu
36:47par l'État
36:47et qui a pour vocation
36:49à assurer
36:50la souveraineté
36:51de la Chine
36:51sur ce domaine-là
36:52comme sur plein d'autres.
36:53Je pense que c'est plus
36:54que la souveraineté.
36:55C'est la conquête
36:56plutôt que la souveraineté.
36:57Alors ça,
36:58je ne suis pas certain.
36:59Ah,
37:00explique-nous,
37:00la conquête,
37:01la souveraineté.
37:02Quand je dis la conquête,
37:02c'est d'aller...
37:03Parce qu'en Chine,
37:04de toute façon,
37:05il n'y a que des IA chinoises
37:06globalement en Chine.
37:07Donc la souveraineté,
37:08elle est quand même
37:08assez, j'ai envie de dire,
37:11assurée finalement.
37:12Moi, je vois ça.
37:13Quand ils lèvent 15 milliards,
37:14ils ont levé 7 milliards
37:15cet été.
37:16C'est d'aller gagner
37:19des parts de marché
37:20à l'étranger.
37:21On achète la croissance.
37:22Bien sûr,
37:22mais c'est d'aller rivaliser
37:24avec des Open AI,
37:25avec des clouds,
37:26avec des anthropiques.
37:28Je ne parle même pas
37:28de Mistral,
37:29mais c'est ça.
37:30C'est d'aller récupérer
37:31des parts de marché
37:32aux Etats-Unis.
37:32On sait qu'aux Etats-Unis,
37:33par exemple,
37:33aujourd'hui,
37:34sur les plateformes d'API,
37:36donc les interfaces
37:37qu'on utilise pour utiliser
37:38de l'IA,
37:39les modèles chinois
37:39sont plus utilisés
37:40que les modèles américains.
37:41En Europe,
37:41c'est la même chose.
37:43Mistral les a intégrés
37:44dans son œuvre.
37:45Oui, parce qu'ils ne sont
37:45pas fermés.
37:46C'est tout.
37:47C'est la bonne chose
37:47de l'OpenAid.
37:48Ils sont beaucoup moins chers.
37:50DeepSeek est arrivé
37:51en cassant les prix.
37:51Alors maintenant,
37:52ils ont un peu
37:52augmenté leurs prix récemment,
37:53mais ils sont arrivés
37:54en cassant les prix
37:54où c'était 10 fois,
37:55100 fois moins cher
37:56qu'un OpenAI.
37:57Donc, il y a une conquête
37:58de parts de marché importante.
37:59Là, aujourd'hui,
38:00il faut dire quand même
38:01qu'ils avaient fait ça
38:02au départ sans grands moyens.
38:03Finalement,
38:03quand ils sont arrivés,
38:04c'était en janvier 2025,
38:0624, 25 ?
38:0725, je crois.
38:08C'est ça, 25.
38:08C'est l'effet Spoutnik.
38:10On ne les connaissait pas avant.
38:11On les a connus
38:12sur cet effet Spoutnik
38:13puisqu'ils avaient débarqué
38:14en disant
38:14qu'on a mieux réussi
38:16que les autres
38:16en dépensant 100 fois moins.
38:17Là, aujourd'hui,
38:17ils ont de l'argent,
38:18beaucoup d'argent
38:19pour aller chercher
38:24en tout cas,
38:25il y a un secteur
38:25en tout cas en Chine
38:26où il y a beaucoup
38:26d'acteurs en Chine
38:27qui sont là
38:28et aussi,
38:29il y a de la concurrence
38:30entre eux.
38:31Didier, tu penses
38:31que justement,
38:32ces tarifs agressifs,
38:34bon, c'est de l'open source,
38:36etc.,
38:36mais ça peut asphyxier
38:37un peu le marché,
38:39notamment face à des OpenAI,
38:40des modèles plus fermés ?
38:42Alors, le fait est
38:43qu'on s'aperçoit effectivement,
38:45comme on vient de dire,
38:46que de plus en plus
38:47d'entreprises utilisent
38:48ces modèles chinois
38:49alors qu'avant,
38:50on n'en parlait même pas.
38:51Quand on parlait d'hier,
38:52c'était forcément
38:53de chez GPT ou OpenAI
38:55ou Anthropik,
38:56maintenant,
38:56on voit de plus en plus,
38:57pas seulement DeepSync,
38:58d'ailleurs,
38:58on voit les autres.
38:59Il y a Gwenn,
38:59beaucoup.
39:00Voilà, Gwenn, Zed,
39:02voilà,
39:02tous ces gens-là.
39:04Mais DeepSync
39:04a fait des progrès,
39:06enfin,
39:06ils sont arrivés
39:07en créant un petit effet
39:09waouh,
39:09on se disait,
39:10tiens,
39:11avec très peu de moyens,
39:11ils arrivent à peu près
39:13au niveau de ce que font
39:13les concurrents
39:14et là,
39:15je le sens
39:16parce que j'utilise
39:17assez régulièrement
39:18DeepSync,
39:19on sent qu'il y a
39:20une montée en puissance
39:21qui fait que
39:22on n'est pas loin
39:23d'être,
39:24enfin,
39:24en tout cas,
39:24pour les besoins de base,
39:26on arrive au même niveau
39:27que les AIs fermés.
39:30Juste un dis-donc,
39:30pour ceux qui sont
39:30un peu moins adeptes,
39:32quand tu dis
39:32j'utilise DeepSync,
39:33c'est comme ChatGPT,
39:35j'ai un DeepSync ?
39:36Oui,
39:37absolument.
39:38DeepSync est très bon
39:38pour,
39:39c'est une interface
39:41de discussion
39:42et DeepSync est très bon
39:43pour générer du texte,
39:47pour lire des PDF,
39:50en faire des résumés,
39:52pour...
39:52Et surtout moins cher.
39:54Et surtout moins cher.
39:55Et il est très bon
39:57pour la programmation aussi,
39:58notamment,
39:59j'ai eu des problèmes
39:59en PHP,
40:01je lui ai soumis
40:02mes problèmes en PHP
40:03et il s'est très bien
40:04débrouillé pour me...
40:05Il a trouvé une faille,
40:06il a dit,
40:06tiens,
40:07je vais assortir du chapeau.
40:10Et justement,
40:10alors DeepSync
40:11a fait l'actualité,
40:12je voulais qu'on en parlait hier,
40:13mais on n'a pas eu assez le temps,
40:16puisque le gouvernement américain
40:17a décidé
40:18d'interdire DeepSync
40:20dans tous les systèmes
40:21d'information,
40:22alors gouvernementaux,
40:23pas aux entreprises,
40:25mais voilà,
40:25on se dit,
40:26moi je pense toujours
40:27à la jurisprudence Huawei ZTE
40:30et un beau jour,
40:31c'est arrivé chez nous.
40:32C'est pour ça que je parlais
40:33de souveraineté,
40:33je suis d'accord,
40:34évidemment,
40:34ils vont chercher
40:35de la part de marchés
40:35à l'étranger,
40:36mais c'est avant tout
40:37un sujet de souveraineté
40:38et de kill switch.
40:39C'est-à-dire que l'idée,
40:40c'est de dire,
40:40ils ne sont pas naïfs,
40:41les Chinois,
40:42ils savent très bien
40:42qu'ils l'ont vécu
40:43dans les télécoms,
40:44ils l'ont vécu
40:44dans l'informatique,
40:45ils vont vivre dans l'IA,
40:46qu'à un moment,
40:47un certain nombre de pays
40:48pour des raisons justes
40:49ou fausses,
40:50pour des raisons
40:50de géopolitique
40:51ou de politique,
40:52etc.,
40:52vont dire,
40:53pas de Chinois chez moi.
40:54Ça arrive aux États-Unis,
40:55ça pourra arriver
40:56possiblement ailleurs,
40:57on sait que ce continent indien
41:00n'est pas très favorable
41:00non plus aux produits chinois,
41:02donc très clairement,
41:03eux,
41:04ils veulent avoir
41:05des modèles de frontières
41:06chez eux,
41:07souverains,
41:08extrêmement performants,
41:09et DeepSync n'est qu'un exemple,
41:10il y a évidemment
41:10plein d'autres qui travaillent
41:12sur ces sujets,
41:13parce qu'ils ne veulent pas
41:14être dépendants
41:15des modèles des autres.
41:17C'est vraiment ça
41:18ce qui est fondamental.
41:20Après, évidemment,
41:20aller chercher des parts
41:21de marché,
41:21de la même façon
41:22quand ils développent
41:23des voitures électriques
41:24ou des voitures autonomes,
41:25l'idée c'est avant tout
41:26de servir le marché
41:27de façon autonome en Chine
41:28et évidemment d'aller
41:29les vendre à l'étranger
41:30si ça permet de générer
41:31des devises et de faire du commerce.
41:32Mais la base de la base,
41:34c'est bien ça.
41:36Donc je ne pense pas
41:37que ça les empêche
41:37de dormir,
41:38que le gouvernement américain
41:41interdise l'hypsique
41:41dans les produits.
41:43Après, il y a eu
41:43une petite passe d'armes
41:45aussi entre Donald Trump
41:45et Xi Jinping,
41:46parce que Xi Jinping
41:47est d'y aubilé.
41:47On s'est vu il y a 15 jours
41:49pour parler d'IA
41:49où on avait un peu
41:51sorti chacun
41:52notre drapeau blanc
41:53en disant
41:53on va collaborer,
41:54etc.
41:55Et puis là,
41:55on se reprend ça
41:56sur la tête.
41:57Ce qui les empêcherait
41:57de dormir,
41:58c'est si tout d'un coup
41:58ils se disent
41:59nos modèles sont
42:00X% moins puissants,
42:02moins forts,
42:02moins compétents,
42:03moins tout ce qu'on veut
42:04ou plus chers
42:05que les modèles de frontières
42:06les plus avancées.
42:07C'est ça leur vrai sujet.
42:09Je pense que pour répondre
42:10à ta question
42:10sur le précédent Huawei
42:12ou ZTE,
42:13c'est un peu différent
42:14parce que Huawei
42:14aux Etats-Unis
42:15était très peu présent.
42:16Il n'y avait pas
42:16de smartphone Huawei
42:17et c'était très peu présent
42:18dans les équipements
42:19de télécommunications.
42:20Donc le débat,
42:21il ne se posait pas
42:22la impression.
42:22Là, c'est du physique
42:23en plus.
42:24C'était des matins.
42:24Enfin, il y avait du logiciel
42:25derrière.
42:26Il y avait du chauffeur.
42:28Surtout,
42:28ils ont subi
42:31le problème de Google
42:34en étant...
42:35Ils ont perdu
42:36une partie de leur activité
42:37parce qu'ils ne pouvaient
42:37plus utiliser
42:38les outils américains.
42:39Et ça, c'est les sanctions
42:40américaines qui ont été
42:41prises sur Huawei.
42:42Pourquoi ?
42:43Je pense que sur DeepSync,
42:43alors peut-être que ça arrivera,
42:44peut-être qu'il y aura...
42:45Déjà, c'est plus compliqué
42:46parce qu'on peut accéder
42:47sur Internet.
42:48Donc comment on bloque,
42:49c'est peut-être plus compliqué.
42:50Et surtout, aujourd'hui,
42:52comme je disais tout à l'heure,
42:52il y a toute une économie
42:53d'entreprises,
42:54comme on mentionne,
42:54des startups
42:55qui ne se basent
42:56que sur les modèles chinois.
42:59Par exemple,
42:59il y a une startup
43:00qui s'appelait Harvey
43:00qui est une startup américaine
43:01qui fait du coup
43:03du conseil juridique.
43:04On peut poser des questions
43:05juridiques.
43:05Ils utilisaient OpenAI.
43:07Ils sont passés,
43:07donc c'était sur Moonshot,
43:09je crois.
43:09Ils ont dit,
43:10on a économisé,
43:11on est passé de...
43:11Ils perdaient 10 000,
43:12je ne sais plus les chiffres
43:13en tête,
43:13mais ils perdaient de l'argent.
43:15Ils ne sont pas devenus
43:17rentables grâce à ça, en fait.
43:18Donc il y a toute une économie
43:19qui repose aujourd'hui
43:20sur les modèles chinois
43:21qui n'existent pas encore.
43:22Il n'y a pas d'alternative
43:23américaine aussi performante
43:25en Openweight
43:25et moins chère
43:26et aussi bon marché.
43:28Donc c'est plus compliqué
43:29de couper ce robinet-là.
43:30D'ailleurs,
43:31tu parlais de Mistral tout à l'heure.
43:32Il ne faut pas oublier
43:33que Mistral n'hésite plus
43:34maintenant à dire
43:35qu'il utilise des modèles chinois
43:36pour alimenter
43:37son intelligence artificielle.
43:39Et d'ailleurs,
43:40on en parlait ici
43:41il y a quelques semaines
43:42sur la régulation.
43:44En cas,
43:44ils se sont tous dit
43:45ça va trop vite,
43:45il faut qu'on régule.
43:47Le gros argument derrière,
43:48c'était surtout
43:50entendons-nous entre nous
43:51puis empêchons
43:51les Chinois de rentrer.
43:52Il y avait quand même
43:54cette histoire-là.
43:56Bon, en tout cas,
43:56on va suivre
43:57on va suivre ça.
43:59Mais oui,
44:00il faudra s'interroger
44:00parce que tu dis
44:01cette start-up-là.
44:02Mais si cette start-up américaine
44:03elle doit travailler
44:03avec un gouvernement américain
44:05qui lui dit
44:05ah bah nous,
44:06votre produit,
44:06il est intéressant
44:07mais par contre,
44:08c'est pas du tout.
44:08C'est un exemple.
44:09Airbnb aussi.
44:09Airbnb a basculé
44:10sur les modèles chinois.
44:11Il y a plein d'entreprises
44:12qui rendent de l'argent.
44:13En plus,
44:13ce n'est pas des entreprises
44:13qui ne sont pas rentables
44:14qui basculent sur les modèles chinois
44:15parce que c'est beaucoup,
44:16beaucoup,
44:17beaucoup moins cher.
44:18Quand je disais
44:18l'effet jurisprudiant,
44:19c'est-à-dire
44:20est-ce que ça risque
44:20de retomber jusqu'aux entreprises
44:22parce qu'au départ
44:22c'était les infrastructures
44:23et puis c'était ça.
44:25Est-ce qu'au niveau
44:25des entreprises
44:26un jour
44:26il y a des gouvernements américains
44:28qui on sait
44:28utilisent beaucoup,
44:29enfin le privé
44:30travaille beaucoup
44:30avec le gouvernement américain
44:32à tous les niveaux
44:32dans le juridique,
44:33dans le militaire,
44:34etc.
44:34C'est possible.
44:35Est-ce qu'il pourrait y avoir
44:36un peu ce...
44:37Après,
44:37il y a aussi une question de qualité.
44:39Est-ce qu'on a
44:40le même niveau
44:42d'efficacité
44:44quand on utilise
44:44un modèle chinois
44:45ou quand on utilise
44:46Claude ?
44:48Oui, mais c'est le prix.
44:49Claude,
44:50par rapport à Dipsy,
44:51c'est 20 fois plus cher.
44:51Oui, moi je...
44:52Donc ça dépend
44:53ce que tu fais en fait.
44:54Entre Apple d'un côté
44:55et les Huawei,
44:57Xiaomi,
44:59Oppo
44:59et compagnie de l'autre.
45:00On est un peu dans cette...
45:01Oui, sauf que la différence
45:02de prix n'est pas aussi énorme.
45:05Tu n'as pas de modèle
45:06à 150 euros
45:07chez Apple
45:08alors que tu en as plein
45:09chez Xiaomi.
45:09Oui, mais quand tu compares
45:11les gens qui vont acheter
45:12un téléphone à 150 euros
45:13ils n'achètent pas un iPhone.
45:14Si tu veux comparer l'iPhone,
45:15il faut comparer
45:15avec les modèles haut de gamme
45:17de Huawei ou des autres.
45:19Et la différence
45:19elle n'est pas fois 20.
45:20Allez, je vous propose
45:21qu'on termine
45:22et ça ouvrira d'ailleurs
45:23pour la dernière demi-heure
45:24où on va recevoir
45:25des représentants
45:26de la Paris Games Week,
45:27d'éditeurs de jeux.
45:28Donc direction Paris Games Week.
45:30C'est ici,
45:30ce n'est pas long d'ici,
45:31Porte de Versailles.
45:32Le rendez-vous incontournable
45:33du jeu vidéo,
45:34c'est la 15e année.
45:354 jours,
45:36c'est toujours au moment
45:37d'évacuation de la Toussaint,
45:38ce qui est pas mal
45:39parce que tous les jeunes
45:40peuvent aller là-bas.
45:42Mais on le voit quand même,
45:43Ubisoft,
45:43Téléchronica Arts,
45:45les licenciements s'enchaînent,
45:46les studios ferment.
45:47Mais les talents
45:48et la motivation restent
45:49et de jeunes pépites françaises
45:51comptent bien
45:51se tailler une part du gâteau.
45:52On écoute ce qu'en dit
45:53Nathan Coquampo,
45:54notre journaliste
45:54et on revient juste après.
45:57Une sorcière de la magie du cœur
45:58qui vient à Paris
46:00pour ouvrir sa boulangerie
46:01et soigner les émotions des gens.
46:03Un stage,
46:04deux ans d'alternance
46:05et c'est le CDI pour Mélanie.
46:06Une chance de plus en plus rare
46:07en sortie d'école
46:08quand on sait
46:09qu'il faut parfois
46:09quatre ans pour développer un jeu
46:10comme The Witch Bakery
46:11et qu'à la fin,
46:12si le succès n'est pas au rendez-vous,
46:14tout peut s'arrêter
46:15comme le décrit Hugo Saouquet,
46:16le cofondateur de ce Nilab
46:17à l'origine du jeu.
46:18On va beaucoup regarder
46:19ce qui se passe
46:20dans les prochaines semaines
46:21et ça va nous dire
46:22quand est-ce qu'on doit aller
46:23chercher de l'argent.
46:24La majeure partie des studios
46:25ne peuvent pas se financer
46:26avec leur propre vente.
46:28Près d'un studio français sur deux
46:29a terminé dans le rouge
46:30l'an dernier
46:30selon le syndicat national
46:31du jeu vidéo.
46:33Retour à la normale post-Covid,
46:34baisse du pouvoir d'achat,
46:35montée de l'intelligence artificielle.
46:37Dans ce contexte de crise,
46:38ils sont de plus en plus nombreux
46:39à choisir d'auto-éditer leur jeu
46:41comme le présente
46:42Vanessa Kaplan,
46:43déléguée générale du SNJV.
46:44C'est de plus en plus difficile
46:45pour un studio
46:46de signer avec un éditeur.
46:48Donc on a aussi pas mal
46:49de studios qui se disent
46:50ok je vais essayer moi-même
46:51parce qu'à un moment
46:52il faut que je sorte mon jeu.
46:53Cyril et Elliot
46:53tentent le tout pour le tout
46:55dès leur sortie d'école.
46:56Leur projet de fin d'année
46:57c'est Out of Range,
46:58un jeu de survie
46:59dans un vaisseau spatial,
47:00une démo de 15 minutes
47:01pour le moment.
47:02Ça tourne entre 500 000
47:04et 1 million d'euros
47:05à avoir
47:06pour pouvoir créer le jeu.
47:08et espérer revenir
47:09dans les prochaines années
47:10au pavillon France
47:11comme la trentaine de jeux
47:12mis en avant cette année.
47:14SNJV qui est le syndicat national
47:15à l'un des jeux vidéo.
47:18Julien,
47:19est-ce que tu vas y aller justement ?
47:20Non moi j'aime beaucoup
47:21les jeux vidéo.
47:22J'imagine,
47:22c'est pour ça que je débarque par toi.
47:24J'aime beaucoup ça
47:24même si je ne suis pas un expert
47:25de ce marché-là.
47:27Moi mon ressenti
47:28en tant que consommateur,
47:29un client du jeu vidéo
47:30rejoint les chiffres
47:31que j'ai eu dans la presse
47:32en préparant l'émission.
47:34C'est qu'en fait
47:35on marche un peu
47:35sur la tête économiquement.
47:36C'est-à-dire que oui
47:37il y a un foisonnement,
47:38oui artistiquement
47:39c'est très intéressant
47:40d'un point de vue économique
47:41c'est complètement grotesque.
47:42Sachez qu'il y a
47:432000 jeux en production,
47:45en cours de production
47:46en France en ce moment.
47:48Comment le marché
47:49peut espérer absorber
47:51en France ?
47:52Parce qu'en plus
47:52ce qu'on produit en France
47:53parfois ça a des succès mondiaux
47:54mais enfin ça n'est pas toujours le cas.
47:55Le dernier c'était clair-obscur
47:57rappelons-le.
47:57C'était un jeu absolument merveilleux
47:59et extraordinaire
48:00à tout point de vue
48:00mais enfin pour un clair-obscur
48:01il y en a 1999
48:03qui sont encore en production.
48:05Les coûts ont été dits là
48:07un jeune studio dit
48:08il me faut 500 000
48:08à 1 million d'euros
48:09pour développer ça
48:10recouper 1 million d'euros
48:11quand on a un jeune studio
48:12c'est évidemment très compliqué
48:14en vendant un jeu
48:14quelques euros.
48:15Bref, le marché aujourd'hui
48:17n'est pas du tout structuré
48:18pour fonctionner
48:18et on se retrouve
48:19avec cette dichotomie classique
48:22entre quelques très grands studios
48:24GTA 4
48:25pardon
48:266
48:26qui va être lancé bientôt
48:28Qui d'ailleurs a peut-être un rôle
48:29on en reparlera de nos experts
48:30mais est-ce qu'il n'a pas un rôle ?
48:31Un rôle ?
48:32Il y a une influence un peu chronophage
48:34de drainer un peu
48:35comme les OpenA et Anthropik
48:36absorbent tous les milliards aujourd'hui
48:37Je ne serais pas dire
48:38mais en tout cas
48:38pour quelques jeux comme ceux-là
48:40qui vont absorber
48:40une grande partie
48:41du pouvoir d'achat des joueurs
48:42parce qu'il faut quand même
48:43se souvenir que les jeux
48:44ça devient très très cher
48:45pour les triple S
48:46ça devient 80 euros
48:4790 euros parfois
48:49on est quand même
48:49dans des montants très élevés
48:51surtout pour des portefeuilles jeunes
48:51Un engagement à Netflix presque ?
48:53Non, peut-être pas un moment
48:54c'est moi
48:54Et puis tous les autres
48:56qui font du jeu indé
48:57ou du jeu
48:57on va dire
48:58de niveau moyen
48:59qui objectivement
49:00vont avoir un mal fou
49:01à trouver le marché
49:02Donc on a aujourd'hui
49:03un sujet de consolidation
49:04dit autrement
49:04pour reprendre des termes économiques
49:06sur ce secteur-là
49:07et qu'il se traite
49:08et il se considère encore
49:09comme un secteur purement artistique
49:10et il l'est vraiment
49:12sur plein d'aspects
49:13je pense que d'un point de vue économique
49:14il y a encore du boulot
49:15Jérôme ?
49:16Oui alors effectivement
49:16c'est pas la grande joie
49:18après l'euphorie post-Covid
49:20je pense qu'il y a une évolution
49:21qui est aussi importante
49:21c'est le fait qu'il y a
49:23de plus en plus de jeux
49:24auxquels on joue tout le temps
49:25ce qu'on appelle
49:25des forever games
49:26c'est-à-dire les Fortnite
49:27par exemple
49:28ou Roblox
49:29en fait les jeunes
49:32ils ne jouent qu'à ça
49:33ils n'achètent plus de jeux
49:35avant avant on achetait un jeu
49:36on le finissait
49:36on achetait un autre jeu
49:37on le finissait
49:38on achetait un autre jeu
49:38alors il y avait toujours des jeux
49:39que tu pouvais jouer
49:40des FIFA
49:40où tu jouais pendant N1
49:41puis après t'achetais la verse
49:42aujourd'hui il n'y a plus
49:43ce modèle-là
49:44enfin une grande partie du marché
49:45se satisfait avec
49:46ces jeux qui sont souvent gratuits
49:47avec des micro-transactions
49:50et donc du coup
49:51il n'y a pas le volume
49:52pour absorber
49:53le volume de production
49:56qui est là
49:57et ça ne touche pas
49:57que les studios indépendants
49:58ça touche tous les grands studios
49:59on n'a pas eu d'Ubisoft
50:00mais Ubisoft c'est le symbole de ça
50:01en fait
50:02ils avaient des grands jeux
50:03qui coûtent en plus
50:03extrêmement cher
50:04parce que de plus en plus
50:05il faut avoir les plus beaux graphistes
50:06et puis si tu as un échec
50:07c'est fichu
50:08enfin aujourd'hui
50:08tu pouvais peut-être un peu
50:10te rattraper
50:10par les prochains
50:11Ubisoft ils arrivent encore
50:12à se rattraper un peu
50:13mais on voit qu'ils n'arrivent plus
50:15à autant de jeux qu'avant
50:16et donc comme les coûts
50:17de développement explosent
50:18et bien forcément
50:19il y a un équilibre financier
50:20qui n'est plus là en fait
50:20et qui est difficile à trouver
50:22très juste
50:23et juste pour ajouter un truc
50:23c'est qu'il y a une nouveauté
50:24là quand même depuis 6 mois
50:25c'est que le coût du hardware
50:26pour jouer
50:27devient complètement prohibitif
50:28pour la plupart des gens
50:29c'est-à-dire que
50:30les consoles qui valaient
50:31pour les premium
50:32400 euros
50:33500 euros maximum
50:34il y a encore 2 ans
50:35aujourd'hui c'est 800
50:37900
50:37on annonce la prochaine console
50:39de Microsoft
50:40la nouvelle Xbox
50:41à 1200
50:421400 euros
50:43les PS Sessions
50:44je crois sont aussi
50:44à peu près autour de 1000 euros
50:45aujourd'hui
50:46800 000 euros
50:47les PC gamers
50:48ça devient
50:49tout ça à cause
50:50de ce qu'on connaît bien
50:51sur l'augmentation
50:51du prix de la RAM
50:52et des puces
50:52donc ça devient quand même
50:55un loisir
50:56pas très accessible
50:58Didier ?
50:58Oui et puis il y a aussi
50:59la déception des joueurs
51:00on n'en parle pas assez
51:01mais il y a un côté
51:03un peu de déception
51:06quand on voit
51:07que les grands studios
51:08les grands éditeurs
51:10cherchent toujours
51:11à valoriser
51:12des franchises
51:13qu'ils ont depuis des années
51:14et qu'ils ne font pas
51:15toujours recettes
51:16On se souvient de l'histoire
51:16de Star Wars
51:17qui a été un échec
51:18Star Wars
51:18l'histoire d'Assassin's Creed
51:19qui a beaucoup déçu
51:21et donc ça
51:22ça crée de l'attente
51:23qui n'est pas récompensée
51:25ça capte aussi
51:26un marché
51:27qui serait peut-être
51:29plus pertinent
51:31d'investir dans
51:33justement
51:34les innovations originales
51:36les gens qui ont fait
51:37Claire Obscur
51:38sont des gens
51:38qui viennent
51:39ils viennent d'Electronic Arts
51:41ou d'Ubisoft
51:42je ne sais plus
51:42de faire un grand studio
51:43comme ça
51:43et qui ont été obligés
51:44de créer leur propre
51:45maison d'édition
51:46parce que leur patron
51:48ne croyait pas
51:48dans leur projet
51:49donc on en arrive là
51:50où on est
51:51on a
51:52tu parlais
51:53du contexte
51:54du sentiment
51:57qu'on est dans une
51:58industrie un peu artistique
52:00c'est vrai c'est aussi des artistes
52:01mais c'est des artistes
52:02qui ne sont pas toujours reconnus
52:03or quand ils sont reconnus
52:04ça fait des succès
52:06comme Claire Obscur
52:07donc il y a un problème
52:08aussi de financement
52:09où on donne la priorité
52:11à des grands titres
52:14et malheureusement
52:15parfois il faut aller chercher
52:17un peu d'originalité
52:18et de créativité
52:19c'est un peu comme le cinéma
52:20finalement
52:20dans le cinéma
52:21on a vu par exemple
52:22Disney qui ne fait plus
52:23que des films
52:23des blockbusters
52:24ou des franchises
52:25à Marvel
52:26et chez nous alors
52:27les misérables
52:27quand on a monté Christian
52:29on rejoue toutes les grands clés
52:30donc en fait
52:30c'est parce que c'est tellement
52:31les budgets augmentent tellement
52:33qu'on veut se reposer
52:34sur les valeurs sûres
52:34en se disant
52:35voilà ma franchise
52:36Assassin's Creed
52:36elle va marcher forcément
52:37oui c'est une logique économique
52:39mais pas du tout
52:39oui et qui en fait
52:40ne marche plus finalement
52:40et on arrive au bout du système
52:42et Disney par exemple
52:42sur le cinéma
52:43est arrivé au bout du système
52:44où ils arrêtent de faire
52:45des Star Wars
52:45tous les 4 matins
52:46à Marvel tous les 4 matins
52:47parce que ça ne marche plus
52:48en fait le marché
52:49ne répond plus à ça
52:50donc il y a la créativité
52:51l'invention
52:52l'inventivité
52:53qui est peut-être
52:54au plus remise en avant
52:58qui cartonne sur Steam
52:59où il y a des jeux
53:00qui font des
53:00ça me rappelle un dialogue
53:03des papas flingueurs
53:03des tontons flingueurs
53:04quand ils sont
53:05on se dit
53:06pourquoi les clients
53:07ne vont plus dans certains lieux
53:09et on leur dit
53:10c'est l'automobile
53:10maintenant ils vont se promener
53:12et aujourd'hui
53:12tout ça
53:13parce que je me dis
53:14il y a aussi qu'aujourd'hui
53:16on n'a que 24 heures
53:17dans une journée
53:18et bien souvent le soir
53:19on ne lance pas un jeu
53:20et on commence à regarder
53:21son TikTok
53:22son Instagram
53:23et tout d'un coup
53:23on est resté 2 heures dessus
53:24les chips montrent
53:25qu'il y a plus de joueurs
53:26qu'avant en fait
53:26tu vois c'est juste
53:27qu'ils jouent à d'autres jeux
53:28ou ils jouent sur leur téléphone
53:29ils jouent à Fortnite
53:30ils jouent à d'autres choses
53:31Messieurs merci infiniment
53:33c'était passionnant
53:33et on va continuer
53:34à parler jeux vidéo
53:35restez avec nous
53:35on est encore ensemble
53:36jusqu'à 20h30
53:37avec nos invités suivants
53:38merci encore
53:39Julien Villeret
53:39directeur de l'innovation
53:40de GEDF
53:41merci infiniment
53:42d'avoir fait l'amitié
53:43d'être avec nous ce soir
53:44tout comme Didier Sange
53:45journaliste tech
53:46bonsoir Didier
53:47merci
53:48et Jérôme Marin
53:49fondateur de CaféTech.fr
53:51lettre à laquelle
53:52il ne faut pas oublier
53:52de s'abonner
53:53allez on marque une courte pause
53:55de Tech Flash
53:55avec Léa Bénéim
53:56toute l'actu de la Tech du jour
53:58et juste après
53:59on revient à la Paris Games Week
54:00c'est tout de suite
54:01sur BFM Business
54:05Tech & Co
54:06la quotidienne
54:07sur BFM Business

Recommandations