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  • il y a 8 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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00:00Le signé Consigny à suivre, on va revenir sur les conséquences politiques de l'attentat de Trappes.
00:06Les débats étaient particulièrement tendus cet après-midi à l'Assemblée Nationale.
00:10La concorde nationale, c'est ce que souhaitait le maire de Trappes ce matin sur BFMTV,
00:14elle n'est vraiment pas là, il n'y a pas d'unité républicaine, c'est un pari impossible.
00:18On va en débattre avec Charles Consigny. Bonsoir Charles.
00:22Face au député Sacha Houllier, bonsoir monsieur le député, porte-parole du candidat Raphaël Glucksmann.
00:27Mais on commence tout d'abord par le 20-27, c'est l'actualité de la campagne présidentielle du jour.
00:34À Landerneau, c'était la rencontre entre deux hommes qui veulent peser sur la présidentielle.
00:42Michel-Édouard Leclerc, l'une des personnalités préférées des Français,
00:47reçoit un ancien président, peut-être futur candidat.
00:51On remercie François Hollande.
00:54Je ne sais plus si c'est une invitation ou si c'est toi qui avais envie de venir.
00:57Les deux, les deux.
00:58Voilà, c'est l'offre et la demande.
01:01Sur le marché de la présidentielle, pourrait-on voir apparaître un ticket Hollande-Leclerc ?
01:08En attendant, ça s'échange quelques amabilités.
01:11Quel deuxième président pensait à venir à Landerneau ?
01:15Le premier était Charles de Gaulle.
01:19Dans le premier centre Leclerc de l'histoire, l'ex-président visite l'exposition Andy Warhol.
01:27Un déplacement pour admirer les oeuvres ou plutôt pour faire monter sa cote.
01:33Quand est-ce que vous annoncez le candidature alors ?
01:35Ben pas tout de suite.
01:37Mais parce que moi, je ne suis pas candidat aujourd'hui.
01:39Et puis s'il y a un candidat qui est en mesure, je parle des candidats socialistes, je ne parle
01:43pas des autres,
01:44qui peut être en capacité de gagner, pourquoi j'aimerais le gêner ou le contrarier ?
01:48Donc vous soutenez Raphaël Wuchpan ?
01:49Je n'ai pas participé à la première, mais aujourd'hui, il est le candidat socialiste à lui de faire
01:54la démonstration qu'il peut être au deuxième tour.
01:57Alors on fait ça.
01:58On ne sait pas si c'est très confraternel, monsieur le président, mais ça fait bien rire Michel-Edouard Leclerc.
02:07À gauche toujours, on aurait pu croire à un semblant de concorde, samedi dernier dans les rues d'Orlé.
02:14L'image était belle. Le PS autour d'Olivier Faure et LFI avec Mali Makayoko, défilant dans le même cortège
02:23contre l'extrême droite.
02:25Bon, ça n'aura pas duré longtemps.
02:28Hier soir à Paris, lors d'un rassemblement anti-racisme, voici l'accueil réservé au maire socialiste de la capitale,
02:35Emmanuel Grégoire.
02:37Du visage quand il est beau que veut donner de notre pays de lui-même.
02:42S'en prendre aux socialistes. Drôle de façon de lutter contre ses adversaires d'extrême droite, non ?
02:48Peut-être la première des urgences pour la gauche, c'est de savoir s'abstraire de ses petites erreurs pour
02:54protéger ce qui est gravement mis en menace.
02:58Toutes ces querelles de chapelle, cela n'a pas encouragé Raphaël Glucksmann à se montrer non plus.
03:04On l'a cherché partout. Ah, le voici, bien caché au milieu de la foule.
03:11Quant à Jean-Luc Mélenchon, lui, il a choisi de faire bande à part dans la ville insoumise de la
03:17Courneuve.
03:17Dans la Nouvelle-France, nous ne voudrons plus jamais entendre parler d'un racisme, où que ce soit, dans une
03:24fonction d'autorité.
03:26Votre Nouvelle-France, M. Mélenchon, fera-t-elle aussi de la place à vos partenaires de gauche ?
03:38Voilà, le 2027 à 173 jours de l'élection présidentielle signée ce soir, Raphaël Redon et Emmanuelle Abraune.
03:45On l'a vu, même à gauche, on n'est pas capable de se réunir pour rendre hommage aux victimes
03:50de l'attentat de Trappes.
03:51On l'a vu cet après-midi, c'était particulièrement houleux.
03:54Des députés qui sont sortis de l'hémicycle, Sébastien Lecornu qui a haussé le ton.
03:57Pourquoi il n'y a pas d'unité républicaine après un tel attentat ?
04:01Je pense que plusieurs facteurs se conjuguent.
04:05D'abord le fait que maintenant, ce sont des extrêmes qui s'affrontent et non plus des partis dits de
04:12gouvernement.
04:13Et que donc les extrêmes n'ont pas les mêmes comportements que les partis classiques.
04:18À ces extrêmes, certains ont une attitude qui consiste à foutre le bordel tout le temps.
04:24Je parle de la France insoumise et à harceler leurs adversaires politiques et toute personne qui ne leur plaît pas.
04:32À titre personnel, moi je reçois très souvent et en abondance des messages d'injures, de menaces,
04:39dont certains me paraissent d'ailleurs être émis par soit des robots, soit des gens payés pour ça.
04:46Mais en tout cas, ils ne sont pas très spontanés.
04:48Puisque quand vous recevez 150 messages qui sont exactement les mêmes de comptes,
04:54qui ont trois followers, mais qui ont la petite tortue et le petit triangle distinctif de la France insoumise,
05:00vous comprenez que vous êtes en fait ciblés.
05:03Donc il y a cet aspect-là.
05:05L'autre aspect à mon avis qui tétanise tout le monde,
05:08c'est la perspective de l'élection de Marine Le Pen.
05:11C'est ça qui crée, à mon sens, cette espèce de tension énorme,
05:15aussi bien dans la classe politique que dans la classe médiatique,
05:20que dans les médias, auprès des journalistes, etc.
05:23Ça crée une espèce de stress en fait,
05:26qui rend difficile le débat normal.
05:30Mais moi j'espère qu'on va revenir à un débat un peu plus civilisé.
05:35– Raphaël Glucksmann lui-même s'est plaint d'être harcelé par la France insoumise.
05:38C'est pour ça qu'il y a, lorsqu'il va au rassemblement parisien,
05:41il se fait tout petit ?
05:42– Il n'est pas tout petit puisqu'il l'a annoncé…
05:44– 1m85 au moins déjà.
05:46– D'abord il est identifié dans la foule, vous avez raison de le dire.
05:49Ensuite il l'a annoncé sur RTL quelques minutes avant,
05:51même presque une heure avant.
05:53Donc chacun sait qu'il pourra trouver Raphaël Glucksmann dans cette manifestation
05:56qui est un hommage aux victimes du racisme à Trappes
06:00dans un attentat terroriste à caractère raciste.
06:03Donc c'est tout à fait sa place.
06:05Mais non, Raphaël Glucksmann dénonce depuis longtemps,
06:09au moins depuis deux ans et demi, date de la dernière élection européenne,
06:12la brutalisation du débat public,
06:15qui est devenue un pourrissement du débat public
06:17pour ce qui concerne le Parlement,
06:19dans lequel vous avez un ping-pong totalement mortifère
06:22et qui empêche que nous ayons des débats qui soient constructifs
06:25et sur la dette, et sur la viande de l'école,
06:27et sur la question de notre système de santé,
06:30et sur les retraites.
06:31Est-ce que le ping-pong, il est entre la France Insoumise
06:33et le Rassemblement de la France ?
06:34Vous n'arrivez pas à exister, vous ?
06:35Non.
06:36Ce que je vous dis, c'est que nous, nous efforçons de desserrer cet étau
06:40dans l'hémicycle d'une part et dans la campagne présidentielle d'autre part.
06:42Parce que ce qu'on devrait pouvoir commenter aujourd'hui,
06:44c'est effectivement le fait qu'il y a une libération
06:48dans l'espace public des propos qui sont au caractère raciste,
06:53xénophobe, antisémite,
06:54qu'il y a un texte qui a été promis par le gouvernement
06:56et qui a été déposé le 9 juillet,
06:58et que ce texte, il est miraculeusement,
07:01ou peut-être malheureusement surtout,
07:03pas à l'ordre du jour d'aucune de nos deux chambres.
07:05Parce que le gouvernement a préféré une annonce très politique,
07:10un peu de politique aérie,
07:11qui concerne une loi anti-casseurs
07:13dont chacun sait qu'elle ne sera ni applicable ni utile.
07:17– Est-ce que vous auriez une majorité pour voter une nouvelle loi ?
07:20– Une loi d'encadrement des réseaux sociaux, c'est quoi ?
07:24– Ce serait un texte qui prévoit des circonstances aggravantes
07:27pour augmenter les peines,
07:28ce serait un texte qui prévoit la constitution de partie civile
07:30pour les associations,
07:32c'est un texte qui prévoit des peines d'inéligibilité pour les élus
07:35qui se livrent à ce type d'actes.
07:36– Mais est-ce qu'il serait voté ce texte ?
07:37– Ce texte serait voté parce qu'il peut trouver une majorité.
07:39– Il y a déjà des textes qui condamnent le racisme.
07:41– Il y a la loi Guesso, vous avez raison.
07:42– Ça va pas empêcher l'attentat.
07:43– Mais…
07:45– Est-ce que c'est des questions de loi ?
07:47– Est-ce que c'est une question de loi, ces actions ?
07:49– Ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui…
07:51– Je sais que les députés, ils aiment bien faire voter des lois
07:52dès qu'il y a un fait divers aussi tragique qu'ils souhaitent,
07:54de faire voter une loi.
07:55Mais est-ce que sincèrement, c'est efficace ?
07:58– D'abord, je ne vous dis pas qu'aucune loi n'empêcherait aucun fait divers.
08:02Ce que je vous dis, c'est qu'aujourd'hui,
08:04face à la libération de la parole raciste en France,
08:07d'abord, il y a des attitudes et comportements adoptés,
08:11de réserve républicaine, de respect des victimes,
08:14de forme de concorne.
08:15C'est ce à quoi appelait très justement le maire de Trappes,
08:18vous l'avez rappelé dans votre introduction,
08:19M. Ali Rabé, et que les forces politiques…
08:21– La concorne, elle n'existe pas, on l'a vu à l'Assemblée, c'est un Prémini.
08:24– Que les forces politiques n'en sont pas à la hauteur à ce stade.
08:27Et ce que nous pouvons déclarer, c'est que par ailleurs,
08:30il y a différentes forces, qu'il s'agisse de celles que vous avez citées
08:34et du gouvernement, qui mettent de l'huile sur le feu.
08:35Quand M. Lecornu compare le décès, en tout cas le meurtre,
08:39pour être plus précis, de M. Pongo,
08:45avec celui de Quentin de Ranque,
08:46c'est évidemment une provocation pour la gauche.
08:50– Oui, ça je ne sais pas, moi je n'ai pas entendu les propos de Lecornu là-dessus.
08:53– C'est ce qui a déclenché le tumulte.
08:55– En revanche, la difficulté de la gauche à reconnaître sa responsabilité
08:59dans le meurtre de Quentin de Ranque, ça effectivement, on s'en est rendu compte.
09:03– La gauche, elle n'a aucune responsabilité.
09:05Les groupuscules d'ultra-gauche lyonnais,
09:08ils ont été le député rappelé.
09:10– Vous avez parlé de Raphaël Arnaud, oui, député.
09:13– Mais vous ne pouvez pas faire la confusion
09:14entre aujourd'hui les groupuscules d'ultra-gauche dans la rue
09:16et les groupes politiques,
09:20en tout cas pas les groupes politiques de gauche à l'Assemblée nationale.
09:22– Il faut savoir, soit on s'allie avec la France insoumise.
09:25– Ce qui n'est pas de mon cas.
09:26– Ce qui n'est pas le cas de mon candidat.
09:28– Peut-être pas vous, effectivement, Glucksmann est assez clair là-dessus,
09:31il faut le lui reconnaître.
09:32Il était d'ailleurs resté assez à l'écart du mouvement NUP
09:36et Nouveau Front Populaire, si ma mémoire est bonne.
09:39Donc on peut tout à fait le dire sans difficulté.
09:42Mais je pense qu'en revanche, la gauche qui s'est alliée avec LFI
09:45pour bénéficier de la puissance de la France insoumise,
09:49à mon sens, quand elle voit ce genre de débordement,
09:52elle doit faire son examen de conscience.
09:54Parce que ce sont des gens proches de la France insoumise
09:57qui ont tué Quentin de Ranck.
09:59Il faut quand même dire les choses comme elles sont.
10:02Et moi, j'avais quand même observé à ce moment-là,
10:04je ne veux pas en faire le sujet de ce soir,
10:06mais j'avais quand même observé une espèce de petite musique
10:09à l'extrême gauche sur le thème,
10:10de toute façon, de Ranck, c'était un nazi,
10:13donc on pouvait bien le passer à tabac et le tuer.
10:15C'est un peu quand même ce qu'on a entendu.
10:18Mais je ne dis pas ça pour soutenir le cornu,
10:20je n'ai pas entendu exactement ce qu'il a dit.
10:22– Ce que je vous dis, c'est qu'on attendait un peu plus de hauteur
10:23de la part du Premier ministre.
10:24– Bien sûr, mais là, il aurait fallu.
10:25– Vous faites partie des députés qui ont quitté l'hémicycle ?
10:28– Alors figurez-vous que comme je travaillais sur des projets
10:31qui ont trait la démographie française,
10:33je n'étais déjà pas…
10:34– Vous auriez pu quitter l'hémicycle ?
10:36– Non, j'aurais pu quitter l'hémicycle sur cette comparaison
10:38parce qu'elle est profondément douteuse
10:40et qu'au fond, cette forme d'équivalence entre les victimes,
10:44elle n'a pas lieu d'être.
10:45On a des personnes qui aujourd'hui sont victimes
10:47et qui appellent effectivement à un moment de concorde national,
10:51d'apaisement qui est tapé par les élus.
10:53– Ce qu'a dit Sébastien Lecornu, c'est que si on condamne l'ultra-droite,
10:55il faut condamner aussi l'ultra-gauche.
10:57– Mais cette condamnation, elle est faite par les partis,
10:59sauf qu'il n'y avait pas besoin de faire ce rappel pour autant.
11:01– Le problème qu'on a, c'est qu'il n'y a plus d'hommes d'État.
11:04C'est un peu une banalité de dire ça,
11:07mais tout le monde fait de la politique.
11:09Et je pense que Sébastien Lecornu…
11:11– Il en fait mal, c'est différent, c'est le problème.
11:12– Non, mais Sébastien Lecornu, il fait aussi de la politique
11:14sous ses airs de moines soldats dévoués à l'intérêt général.
11:18C'est un Premier ministre…
11:18– Il est assez offensif à l'Assemblée.
11:20– Oui, parce que c'est son moment d'espace politique.
11:22Vous voyez bien, d'ailleurs, c'est aujourd'hui qu'on en parle,
11:24parce que c'est les saillies du jour de Lecornu dont on parle.
11:28Donc moi, je pense qu'il y a aussi peut-être trop de politique.
11:31Et puis, un autre problème qu'on a,
11:34c'est qu'on a dans le bloc central, entre guillemets,
11:36des candidats trop faibles.
11:38Et ça, ça déséquilibre l'ordre naturel des choses en politique.
11:43C'est-à-dire que Raphaël Glucksmann, il est sympathique, etc.
11:45– Il n'est pas dans le bloc central, Raphaël Glucksmann.
11:47– Ah si, à mes yeux, il est dans le bloc central.
11:49– Sachez, oui, on est sorti.
11:50– Pardon, mais à mes yeux, il est dans le bloc central.
11:52– Le bloc central, c'est une fiction pour dire à droite.
11:54– En tout cas, il est au centre-gauche, le jeune Glucksmann,
11:57il faut dire les choses.
11:58– Il est à gauche, il s'est un ancien soutien de Nicolas Sarkozy,
12:01donc il n'est quand même pas aussi à gauche que Staline.
12:05– C'est un soutien, il n'a pas voté pour Lyon, en l'occurrence.
12:07– C'est vrai qu'il n'est pas dans le bloc central.
12:08Le bloc central, ce sont les macronistes, c'est-à-dire Édouard Philippe ou Gabriel Attal.
12:13– Non, mais le bloc central, c'est la droite, et en face, il y a la gauche.
12:16– Et le but, c'est plus compliqué que ça.
12:19– Mais différenciez-vous davantage dans ce cas-là.
12:21– Ça n'est pas si compliqué.
12:22Il y a aujourd'hui en France, quatre tendances politiques qu'il faut reconnaître.
12:27L'extrême gauche, l'extrême droite, la gauche et la droite.
12:29Et le bloc central, c'est la droite.
12:30– François Hollande, que vous allez soutenir au mois de janvier prochain,
12:36avant de voter Mélenchon au second tour.
12:39Ça va être ça le parcours.
12:40– Ne comptez pas sur moi.
12:41– Vous ne voterez pas Mélenchon au second tour.
12:43– Mais ça n'arrivera pas, tout simplement.
12:46– Pour l'instant, c'est le scénario que les sondages figurent.
12:49– Oui, les sondages six mois avant, je peux vous donner une pléthore de sondages
12:52qui ont donné des candidats à partir, pour ne pas répondre à la question.
12:54– Il y en a aussi beaucoup, j'ai regardé les sondages,
12:58il y a aussi beaucoup de sondages six mois avant qui mettaient le vainqueur en tête.
13:02– Et ce que je veux vous dire par là, c'est que nous allons démontrer
13:07que Jean-Luc Mélenchon ne sera pas qualifié au second tour,
13:09parce qu'il n'a pas les réponses pour le pays,
13:11parce qu'il n'a pas au fond la stratégie de l'apaisement
13:13qui est nécessaire aujourd'hui à ce qu'attendent nos concitoyens.
13:17– Oui, mais donc ce que je veux dire quand même,
13:19je vous parlais d'Hollande parce qu'Hollande,
13:21il a opéré une espèce de recentrage incroyable ces derniers mois
13:25sur le plan programmatique, toutes les idées qu'il a…
13:28– Ça n'a jamais été un gauchiste non plus.
13:28– Non, mais toutes les idées qu'il a professées,
13:30c'est des idées milliardaires compatibles, si vous voulez.
13:34Et d'ailleurs, moi j'en entends plein,
13:35des gens dans le monde des affaires, etc.,
13:37qui disent « Ah bah Hollande, peut-être que quand même,
13:40il arriverait à la fois à parler au peuple
13:43et en même temps à rassembler la gauche, etc. »
13:45Il y a tous ces raisonnements-là derrière les candidatures.
13:48Ce que je veux dire, c'est que je trouve que dans l'arc non extrême,
13:52disons, les candidats sont faibles.
13:55Même Édouard Philippe, qui était censé rassembler tout le monde
13:59derrière son panache blanc, finalement…
14:02Là, je ne sais pas ce qu'il fait d'ailleurs ces derniers jours,
14:04Édouard Philippe, je ne sais pas si quelqu'un l'a vu.
14:06Mais vous voyez ce que je veux dire, c'est quand même très bizarre.
14:08– Moi, je ne parlerai pas pour Édouard Philippe,
14:09mais vous présumez une campagne qui n'a pas commencé.
14:11– Il est sympathique, moi, je…
14:13– Il va tout juste être désigné.
14:15– Non, mais à lui de s'affirmer.
14:17Mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas le coffre de Mélenchon.
14:21– Et c'est ça, à mon avis, qui crée ces antagonismes.
14:24– Parce que vous projetez la force dans la vocifération.
14:29– C'est l'époque.
14:30– Parce que vous pensez que c'est en criant le plus fort qu'on a raison.
14:33Or, c'est faux.
14:34Aujourd'hui, ceux qui ont le plus de force,
14:38c'est la résistance ukrainienne.
14:39Et force est de constater qu'elle n'est pas vocale.
14:42Et qu'à bien des égards,
14:44j'ai beaucoup de démonstrations de gens qui sont très calmes,
14:47très posés, qui ont des voix peut-être fluettes,
14:50et qui tiennent face à des plus grands tyrans ou aux plus grands dictateurs.
14:54Et donc, ce que je veux vous dire par là,
14:56c'est que dans cette époque où le tumulte est roi,
14:59je vous invite à considérer que ceux qui ont les réponses
15:01ne sont pas ceux qui font le plus de bruit.
15:03– Oui, ça, c'est sans doute vrai.
15:04– Oui, mais vous dites vous-même, c'est difficile d'exister
15:07parce qu'on a deux radicalités qui s'opposent,
15:10qui font plus de bruit que les autres.
15:11Par exemple, sur la crise hycéenne,
15:13j'ai vu Raphaël Glussmann venir à Matignon avec des contre-propositions.
15:17Le problème, c'est que ces contre-propositions,
15:19je pense qu'aucun Français n'en a entendu parler
15:21parce que ce qu'on entend, ce sont les excès des uns et des autres.
15:25– Quelles étaient-elles ces propositions ?
15:27Qu'en 2027, le logiciel Parcoursup soit pour la dernière fois utilisé.
15:32C'est ce à quoi souscrit le gouvernement.
15:35Qu'on a un encadrement du nombre d'élèves par classe.
15:3728 élèves en seconde, c'est ce qui a été décidé.
15:39– Vous voyez, personne ne sait que Sébastien Lecornu a repris votre programme.
15:42– C'est ce qui a été enterriné.
15:45Qu'on ait des crédits pour rénover à la fois les lycées,
15:48mais aussi les universités.
15:49C'est encore ce qui a été…
15:50– Moi, je suis d'accord avec rien de tout ça,
15:52mais effectivement, le gouvernement s'est couché.
15:54– Il y a plein de choses qui ont été proposées.
15:57On attend des modalités d'application.
15:59On ne dit pas que tout est bien.
16:00On ne dit pas que tout a été croissé.
16:02– Monsieur Ougier, si je puis me permettre.
16:04– Faire de la politique, c'est répondre aux problèmes concrets des Français.
16:07– Ce n'est pas crier sur tous les droits qu'on est les meilleurs.
16:09– Oui, mais si je peux me permettre un conseil,
16:11vous voyez, moi je pense qu'Aphaël Glucksmann,
16:14c'est le contraire de ce dont la France a besoin.
16:16Mais, sur le fond, parce que c'est encore la gauche.
16:19– C'est votre avis.
16:19– C'est mon avis.
16:20Je pense qu'on est déjà assez loin dans cette direction-là
16:24et qu'on vit déjà dans le monde dont rêve Raphaël Glucksmann.
16:27D'ailleurs, il est très épanoui dans ce monde.
16:29Tout le monde, tous les gens de gauche en France, ils sont très contents.
16:32Ils sont déjà dans un pays qu'ils gouvernent fondamentalement.
16:35Mais, je pense que, pourquoi les radicalités prennent autant auprès des Français ?
16:42C'est que je pense que les Français sentent qu'ils sont à un stade de leur histoire
16:46où il faut un changement complet et sinon un changement,
16:50en tout cas une refondation sur tous les sujets.
16:52On est, à mon sens, dans un moment, un peu comme en 1958,
16:56où il faudrait qu'on refasse nos institutions,
16:59notre urbanisme, notre aménagement du territoire,
17:02notre millefeuille administrative qu'on doit charcuter dans tous les sens
17:05pour arriver à un truc plus simple,
17:07notre système scolaire, parce qu'on voit bien que ni les emplois du temps,
17:10ni le mode de sélection des élèves, ni leur encadrement, rien de tout ça ne va,
17:16notre code de procédure pénale qui donne un travail supplémentaire inutile aux policiers,
17:22notre agriculture qui n'est pas adaptée au climat, etc.
17:25Je pense que les gens ont besoin d'une espèce de Big Bang
17:29et ils ont peut-être une illusion.
17:31Les gens veulent renverser la table.
17:32Ils ont peut-être l'illusion, je pense que Mélenchon la propose à gauche,
17:35le propose à gauche, ce Big Bang, même si on n'est pas d'accord.
17:38Il est assez révolutionnaire sur beaucoup de sujets.
17:41Marine Le Pen, en réalité, est très conservatrice.
17:44En gros, elle ne veut rien changer,
17:45voire elle veut régresser sur certains sujets, notamment les retraites.
17:49Mais comme c'est l'extrême et qu'elle est très vilipendée par les médias classiques, etc.,
17:54les gens ont l'impression que c'est un changement radical.
17:56Vous voyez ce que je veux dire ?
17:57Et vous, vous arrivez avec des propositions qui me paraissent être des propositions d'ajustement,
18:02un peu à l'aide d'or Pilip.
18:03C'est là où vous vous trompez.
18:04On va bouger ce petit curseur, on va bouger celui-là.
18:06Les propositions d'ajustement, les candidats conservateurs,
18:11ce sont aujourd'hui les deux candidats que vous avez cités,
18:13Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
18:15Ce sont des candidats qui, au fond, ne veulent rien changer.
18:18D'abord parce que Marine Le Pen est profondément conservatrice, comme vous l'avez dit.
18:21Ensuite, parce que Jean-Luc Mélenchon n'est pas en capacité d'accéder au pouvoir.
18:26Et si je peux souscrire à ce que vous avez dit,
18:28c'est que les Français attendent du changement radical.
18:29Le changement qu'ils n'ont pas vu.
18:30– Raphaël Guzman l'a dit.
18:31Il a dit notamment les jeunes de la radicalité.
18:33Il faut que la social-démocratie en tienne compte.
18:34– Ce que n'ont pas fait d'ailleurs les deux majorités sortantes.
18:39En revanche, c'est précisément ce que veut faire Raphaël Guzman.
18:42C'est précisément cette faillite des élites qu'il dénonce.
18:46– Pour l'instant, on ne l'a pas vu. Il faut l'aider.
18:48– Un exemple. Vous ne voulez qu'un exemple ?
18:51– On termine avec ça.
18:52– L'impôt sur les successions, l'impôt sur l'héritage,
18:55au moment où 9000 milliards d'euros vont être transmis aux familles.
18:59Pour l'impôt de ceux qui, aujourd'hui, ont beaucoup d'argent
19:02sur les successions supérieures à 2 millions d'euros.
19:04Pour financer l'augmentation des salaires.
19:05100 euros de plus par an pour tous les gens qui sont au SMIC.
19:10– 100 euros par an ?
19:11– 100 euros par an, ils ne vont pas aller très loin quand même.
19:13– Eh bien, écoutez… – Moins de 10 euros par mois.
19:17– Non mais enfin…
19:17– C'est ça la radicalité de Raphaël Guzman.
19:19– C'est ça la révolution.
19:21– On repassera quand même.
19:23– Non mais pardon de vous dire, c'est la preuve que vous n'y êtes pas encore.
19:26Mais prenez un coup de juve à mine et rédigez un programme un peu plus…
19:31– Vous reviendrez à ce moment-là.
19:32Merci Sacha Houlier.
19:34Merci Charles Consigny.
19:35– Merci.
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