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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Sébastien Chenu, vice-président du RN, député du Nord.
Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Sébastien Chenu, vice-président du RN, député du Nord.
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00:00– Bonjour Maïa, bonjour à tous, bienvenue dans lesquels a été mon invité,
00:05donc Sébastien Chenu, bonjour, vice-président du RN, vice-président de l'Assemblée nationale, député de Nord.
00:10Le Nord, justement, l'île qui faisait partie des villes où il y avait des couvre-feux la nuit dernière,
00:14il n'y a pas eu d'incident, c'est pareil à Paris, Lyon, Nice,
00:17le Premier ministre s'en félicite aujourd'hui, c'était la bonne décision à prendre.
00:20– Non mais cette auto-satisfaction, elle est assez insupportable en réalité.
00:25Ce gouvernement ne peut pas s'empêcher de se satisfaire de mesures
00:29qui sont d'abord des mesures provisoires, des mesures certes de protection,
00:33mais qui sont des mesures de restriction des libertés des Français
00:36et qui ont dit non sur l'état de notre société.
00:38– Non, non pas du tout.
00:39Moi, vous savez, à Denain, ville du Nord, puisque vous parlez du Nord,
00:42il y a un couvre-feu qui a été mis en place, nous l'avons soutenu.
00:47En revanche, il a été attaqué devant le tribunal par des élus proches de la France insoumise.
00:52– Oui, mais ce que je veux dire, quand Sébastien Lecornu dit,
00:55tout s'est bien passé cette nuit, c'est vrai.
00:56– Non mais d'accord, monsieur, mais tout devrait bien se passer chaque nuit.
00:59Dans notre pays, avouez que la normalité, ce serait qu'on ne subisse pas tout ça.
01:03Donc ce gouvernement n'a pas de raison de se satisfaire.
01:06D'ailleurs, ces mesures…
01:07– Est-ce qu'il faut maintenir ces mesures-là pour les nuits qui viennent ?
01:09– Ces mesures, on les a déjà vues, notamment lors des émeutes de 2023.
01:12Ces mesures de couvre-feu, elles avaient déjà été mises en place.
01:15Et puis tout ça recommence parce qu'évidemment, on ne peut pas vivre sous couvre-feu.
01:19Donc ce sont des mesures qui sont provisoires.
01:21Ce qu'il faut, ce sont des mesures de fermeté.
01:23C'est une réponse pénale qui soit adaptée, un redressement pénal, a dit Jordan Bardella.
01:27Le reste, c'est du provisoire, du cache-misère.
01:31Et vous n'aurez, sachez-le, une réponse pénale adaptée et haut niveau
01:35qu'à partir du moment où Marine Le Pen sera lui président de la République.
01:38Le reste, c'est leur éternel bricolage.
01:41– Ce matin, le gouvernement fait le point aussi sur les 3 000 commerces
01:43qui ont été ravagés par les casseurs.
01:45Pour vous, l'État doit-il prendre l'entièreté des dégâts à sa charge ?
01:50– En tous les cas, oui, l'État doit prendre effectivement…
01:52Écoutez, aujourd'hui, l'État a failli.
01:55L'État n'a pas été à la hauteur, l'État n'a pas protégé les Français.
01:59Laurent Nunez l'a même reconnu.
02:00L'État a effectivement failli.
02:03Et je pense qu'effectivement, l'État a une responsabilité.
02:05Moi, j'ai… et beaucoup de députés du Rassemblement national
02:08sont au contact des commerçants depuis hier dans leur circonscription
02:11parce que nous leur apportons notre soutien comme nous l'apportons aux forces de l'ordre.
02:15Mais il y a une faiblesse dans la réponse,
02:17une faiblesse idéologique dans ce gouvernement.
02:20– Une commission d'enquête est proposée par la présidente de l'Assemblée nationale,
02:23Yael Brun-Pivé, pour faire le point sur la stratégie du maintien de l'ordre.
02:27Y êtes-vous favorable à cette commission d'enquête ?
02:28– Oui, bien sûr, parce que c'est le minimum.
02:29– Vous votre époux ?
02:30– Non, mais bien sûr, mais c'est le minimum.
02:32– Mais qu'est-ce que vous en attendez, vous ?
02:34Quelle réponse vous attendez ?
02:35– Si c'est pour faire des constats, alors ça ne servira pas à rien.
02:38– Qu'est-ce que vous en attendez ?
02:39– Moi, j'ai le sentiment, si vous voulez,
02:40que ce gouvernement cherche à masquer ses responsabilités.
02:43– Oui, mais là, justement, c'est le contraire.
02:44– J'y viens, cherche à faire oublier qu'il a fait élire,
02:47effectivement, la France insoumise,
02:48qui est le bras politique des émeutiers.
02:51Et donc, en réalité, il veut échapper un peu à sa responsabilité.
02:53Nous, ce qu'on attend, je viens de vous dire,
02:55c'est le redressement pénal et sécuritaire de notre pays.
02:57– Non, mais de la commission d'enquête, vous attendez quoi ?
02:59Quels éclaircissements vous attendez ?
03:00– Non, mais on n'attend pas simplement des faits de constatation.
03:05– C'était pour ça une commission d'enquête ?
03:06– D'accord, mais nous savons les faire.
03:088 000 ou 9 000 personnes ont été interpellées dans le pays.
03:12– Donc, vous êtes pour cette commission d'enquête parlementaire,
03:14mais vous n'en attendez pas grand-chose.
03:15– Nous espérons aller beaucoup plus loin,
03:17mais nous n'attendons rien de ce pouvoir qui,
03:19depuis 2022, il y avait eu les émeutes liées à la Ligue des Champions,
03:24en 23, il y a eu les émeutes urbaines.
03:26– Donc, cette commission d'enquête parlementaire,
03:28vous n'en attendez rien, en fait ?
03:29– Pas grand-chose, pas grand-chose.
03:30– Vous êtes pour, mais bon.
03:31– Oui, non, mais parce que la démocratie, c'est ça,
03:35c'est se réunir, c'est faire le constat.
03:37Mais nous, on veut aller au-delà du constat, monsieur.
03:39Et ils ne vont jamais au-delà du constat.
03:41– Vous faites le lien entre LFI, les casseurs,
03:44et ce qui s'est passé.
03:45Vous avez vu que Mediapart publie aujourd'hui
03:46les propos d'un commissaire du renseignement territorial
03:49qui déclare qu'il lui a été demandé
03:51d'écrire que LFI est derrière leur mouvement.
03:53Alors, dit-il que c'est faux.
03:55Allez-vous demander au ministère de l'Intérieur de s'expliquer ?
03:57– Non, mais j'ai lu aussi l'inverse, par exemple,
03:59dans les colonnes du Parisien.
04:00– Là, je vous cite juste.
04:01– D'accord, mais je vous dis,
04:04la source Mediapart, à mes yeux,
04:07elle a très peu de fiabilité.
04:08– Donc vous n'y croyez pas à ça ?
04:10– Non, elle est toujours dans le même sens,
04:11c'est-à-dire au secours des émeutiers.
04:13Moi, ce que je vois, c'est que la France insoumise,
04:16et avec son discours sur la Nouvelle-France,
04:18Jean-Luc Mélenchon nous a montré
04:20ce que c'était à ses yeux que la Nouvelle-France.
04:21– Juste alors, que ce soit les révélations du Parisien
04:25ou de Mediapart, vous ne demandez pas forcément
04:27au ministère de l'Intérieur de s'expliquer là-dessus.
04:29– Non, mais c'est plutôt à la France insoumise
04:31de s'expliquer.
04:31Quand vous avez des parlementaires
04:33et des élus de la France insoumise
04:35qui insultent la police,
04:36qui disent que la violence est légitime
04:38et qui mettent de l'huile sur le feu
04:40et qui excitent une espèce de voyoucratie de banlieue,
04:43c'est plutôt à la France insoumise
04:44aujourd'hui de s'expliquer devant les Français.
04:46– Jordan Bardella et Marine Le Pen
04:47n'iront pas au rendez-vous de Sébastien Lecornu
04:49qui veut recevoir les représentants
04:51des différents partis politiques,
04:52justement pour faire le point sur la situation.
04:54Jusqu'à maintenant, que ce soit Marine Le Pen
04:57ou Jordan Bardella, ils avaient toujours répondu
04:58aux invitations, pourquoi pas cette fois-ci ?
05:00– On sera représentés à bon niveau d'ailleurs,
05:02on aura une représentation,
05:04le Rassemblement national sera représenté
05:06à cette réunion.
05:07Nous irons là aussi…
05:08– Mais pourquoi pas Marine Le Pen
05:09ou Jordan Bardella cette fois-ci ?
05:10– Oui, mais parce que monsieur, avouez qu'il y a peu de chances
05:14qu'on puisse remettre en cause le discours que nous portons,
05:17tout le monde le connaît, nous condamnons tout cela,
05:20tout le monde sait ce que nous pensons.
05:22Et là encore, si c'est pour brasser du vent,
05:25comme bien souvent avec ce gouvernement,
05:28je vois très peu l'utilité de mobiliser,
05:31effectivement, pour valider l'autosatisfaction du gouvernement,
05:35je pense qu'effectivement, il faut aller au-delà.
05:38Et nous, pour aller au-delà, on a un candidat,
05:40– Alors, la présidentielle, justement…
05:42– Qui ont des solutions.
05:42– Justement, Sébastien Lecornu a dit qu'au cours de cette réunion
05:45sera évoquée l'organisation de la campagne présidentielle
05:48dans ce contexte.
05:49Vous n'avez pas d'inquiétude, vous,
05:50sur l'organisation de la campagne présidentielle ?
05:51– Avec ce gouvernement, on peut être inquiet de tout.
05:54– Inquiète de quoi ?
05:55– On peut être inquiet de la façon dont la démocratie
05:57peut être amenée à devoir se taire
05:59parce que les violences, aujourd'hui, prennent le pas.
06:01Bien entendu qu'avec ce gouvernement,
06:03on n'est jamais sûr de rien.
06:05Le pire est toujours devant nous.
06:06Il ne tire jamais les conséquences,
06:08ils ne mettent jamais en place ce qu'on attend.
06:10– Vous avez la réponse que nous attend d'eux.
06:12– Vous avez un rendez-vous ce week-end.
06:13C'est le congrès du Rassemblement national à Orléans
06:16alors qu'une nouvelle journée d'action des Gilets jaunes est annoncée.
06:19À Orléans, il y a eu aussi des échauffourés ce week-end.
06:22Demandez-vous au ministère de l'Intérieur
06:23de renforcer la sécurité autour de votre congrès ?
06:25– Cet après-midi, à l'Assemblée nationale,
06:27un de nos députés, Yoann Gillet, député du Gard,
06:29va poser la question de savoir
06:30quels moyens l'État compte-t-il mettre en œuvre
06:32pour assurer la sécurité de notre congrès.
06:36Mais nous assurons que, ce que nous attendons,
06:38c'est que l'État permette que la démocratie s'exprime,
06:41permette que les Français puissent aller librement dans le pays
06:44et c'est-à-dire mettre en place des lois
06:46qui parfois existent.
06:46– Non, mais sur le congrès, sur le congrès.
06:48– Eh bien, sécurisent le congrès.
06:49– Envoyer des policiers ou des gendarmes.
06:51– Comme ce serait d'ailleurs celui de n'importe quel autre parti politique.
06:54– Mais là, c'est vous, là.
06:55– Oui, mais parce que c'est la démocratie.
06:56– Il y a des menaces sur votre congrès ?
06:58– Il y a visiblement des antifas qui menacent de venir dans Orléans.
07:01J'ai entendu le maire d'Orléans le dire.
07:03Là aussi, nous avons, à une époque, repris le contrôle de nos frontières
07:07de façon éphémère lors du Covid.
07:09Ces antifas qui viennent des quatre coins de l'Europe,
07:12on pourrait, puisqu'ils sont souvent identifiés,
07:14là aussi reprendre le contrôle des frontières.
07:15– Dernière question, s'il y avait une trop grosse menace,
07:17est-ce que l'idée d'annuler le congrès est envisageable ?
07:19– Non, mais nous, on ne souhaite pas annuler un congrès
07:21parce que, dans une démocratie, les partis politiques concourent à la vie politique.
07:24– Vous ne souhaitez pas, mais est-ce que ça fait partie des pistes ?
07:25– Ce n'est pas nous qui prendrons cette responsabilité.
07:27Et nous pensons qu'au contraire, le gouvernement doit s'assurer
07:30que la démocratie, à travers un congrès politique, soit vivante dans notre pays.
07:34Sinon, demain, on annulera tout.
07:35Moi, je ne résous jamais un pays dans lequel on est obligé d'éteindre la lumière.
07:39– L'option de l'annulation du congrès du RN à Orléans n'est pas sur la table.
07:42– N'est pas sur la table.
07:43– Merci Sébastien Chaudu d'être venu sur le plateau des cas de vérité
07:46et nous dire que le RN sera bien à la réunion organisée par Sébastien Lecornu
07:49sur les suites de ces événements du 17 octobre.
07:52– À vous, Maïa.