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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, à l'info Isabelle Biboulot, bonsoir.
00:03Bonsoir Christine, bonsoir à tous à la Une.
00:05Les premiers couvre-feux débuteront ce soir à partir de 20h jusqu'à 6h du matin
00:11dans quatre communes du Nord, notamment à Lille.
00:13Une mesure prévue aussi pour mardi.
00:16Le Premier ministre a annoncé l'instauration de couvre-feux partiels et localisés
00:20en réponse aux scènes de chaos en France ces deux derniers jours.
00:24Le gouvernement au chevet des commerçants à Paris.
00:27Les ministres du Travail et du Commerce ont échangé avec des victimes de vandalisme.
00:32Les violences de ce week-end ont touché au moins 3 000 magasins.
00:35Des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d'euros.
00:38Un conseil exceptionnel des entreprises doit se réunir demain matin à Bercy
00:42en présence de Jean-Pierre Farandou, Roland Lescure et Serge Papin.
00:46Pas de temps à perdre pour les pilleurs.
00:48Vêtements, chaussures, cosmétiques, les reventes d'articles volés
00:52s'organisent sur les sites internet et entre particuliers.
00:55Le gouvernement a convoqué plusieurs plateformes en ligne ce soir
00:59pour exiger le retrait des annonces suspectes.
01:02Vinted, Amazon, eBay, Le Bon Coin, Meta et TikTok sont concernés.
01:06La stupeur à Limoges à la découverte des images de l'intérieur de l'hôtel de ville.
01:11Détruit, calciné, plus de 140 ans d'histoire partis en fumée.
01:16La mairie doit être reconstruite après l'incendie volontaire de samedi.
01:20Le maire a menacé de démissionner si l'État ne s'engageait pas à la reconstruire à l'identique.
01:27Enfin, dans ce contexte décrété, l'état d'urgence reste pour l'heure en suspens.
01:32Mais Sébastien Lecornu dit se tenir pris.
01:35D'autres manifestations sont déjà prévues.
01:38La coordination des Gilets jaunes annonce une mobilisation samedi
01:41avant les rassemblements du 31 octobre et du 5 novembre.
01:48Et c'est à vous, Christine.
01:51Invité exceptionnel, Philippe de Villiers, dans Face à l'Info ce soir.
01:54Face aux violences urbaines qui secouent la France,
01:56nous nous interrogerons sur les causes et les réponses.
01:58Nous aborderons également son livre,
02:00Résurrection, le retour de la France éternelle chez Fayard,
02:03un plaidoyer pour restaurer l'autorité et transmettre l'héritage national.
02:07Philippe de Villiers est dans Face à l'Info ce soir.
02:09Qui sont les coupables ?
02:11Donald Trump, la Hongrie, la Pologne ou d'autres pays désignent l'immigration massive,
02:16non intégrée et souvent issue de cultures incompatibles
02:19comme la cause directe de la sécurité, des émeutes et des violences qui rongent la France.
02:24Faut-il les croire ?
02:25Certains avaient également alerté en amont sur le 17 octobre.
02:2817 octobre 1961 date événement pour les Algériens.
02:32L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:35Le maire de Saint-Ouen, Karim Bramouane, est notre invité ce soir,
02:38candidat de gauche à la présidentielle.
02:40Il définit Jean-Luc Mélenchon comme le pompier pyromane de ces violences urbaines.
02:44Il exprime sa solidarité envers les maires qui ont vu leur hôtel de ville attaquer.
02:48Il a appelé au rassemblement républicain devant sa mairie.
02:51Il y a quelques instants à 18h, Karim Bramouane vient réagir à ce rassemblement en exclusivité.
02:57Et comment protéger ses habitants, soutenir les commerçants, rétablir l'autorité ?
03:02Le candidat à la présidentielle est ce soir dans Face à l'Info.
03:05La Chine appelle ses ressortissants à renforcer leurs mesures de sécurité en France.
03:10Les pays du monde entier nous regardent avec effroi et consternation.
03:14Naïb Boukele, président du Salvador, a tweeté, je cite,
03:18« La France n'est pas finie, sa grandeur peut renaître.
03:21Il a réglé en un an un problème 100 fois pire sans les moyens français.
03:27Donc la France peut y arriver en une semaine, déclare-t-il l'analyse de Michel Fayad. »
03:33Et puis à l'état impuissant, nous condamne-t-il à l'autodéfense ?
03:36Qui osera condamner un homme défendant son commerce ou sa famille ?
03:41Maintenant, les policiers ne peuvent visiblement plus secourir que comprendre l'édito de Mathieu Bocoté.
03:47Voilà pour l'Essentiel, une heure avec nos mousquetaires.
04:04Mathieu Bocoté, comment nommer ce qui se passe ce soir ?
04:08Une révolution, une guérilla urbaine, une insurrection, une intifada ?
04:13Comment vous, le sociologue, vous analyseriez tout cela ?
04:17Alors, à l'échelle de l'histoire, j'utiliserai le terme « nous sommes dans des insurrections,
04:20une séquence pré-révolutionnaire ou potentiellement révolutionnaire ».
04:24Donc ça ne veut pas dire que nous allons y basculer inévitablement.
04:26Mais les éléments convergent pour que demain, la France ne soit plus au seuil du chaos,
04:32mais bascule dans le chaos.
04:34Alors, je note, soit dit en passant, il y a une espèce de volonté, déjà, on est lundi,
04:40déjà de volonté de recouvrir les événements d'une interprétation fallacieuse.
04:45Donc, globalement, il se serait plus ou moins passé quelque chose,
04:49c'est la photo-force de l'ordre, fondamentalement, il n'y a rien à voir avec l'immigration,
04:52il y a tout ce discours de négation du réel qui est mis en place en ce moment.
04:58Alors, je pense qu'il faut correctement décortiquer ce qui s'est passé
05:00et les forces qui sont en place.
05:04Premier élément, il faut une force prétexte, il faut un élément prétexte.
05:07Et qu'est-ce que c'est ? C'est évidemment les révoltes lycéennes,
05:10qui sont le point de départ de tout cela,
05:12qui fournissent le matériau premier à la crise sociale.
05:17Mais très rapidement, on a dépassé cela.
05:19Donc, qu'est-ce qu'on a vu se mettre en place samedi ?
05:22Premièrement, ne l'oublions pas, le rôle de LFI
05:24qui pousse à l'émeute, qui pousse à l'insurrection
05:28depuis plusieurs semaines, on pourrait même dire depuis plusieurs mois d'ailleurs,
05:32qui pousse à l'insurrection,
05:34tout au dernier moment en disant,
05:35ah là là, mais nous ne sommes pas solidaires des casseurs.
05:37Donc, on fait tout pour pousser la France jusqu'au seuil du chaos
05:40et quand le chaos arrive, on dit, nous n'avons rien à voir avec cela.
05:43Vous noterez qu'il y a une partie de la jeunesse,
05:45et ça, ça me fait de la peine de le dire,
05:47mais il y a une partie de la jeunesse qui est ravagée psychiquement aujourd'hui
05:49et on a pu le voir dans tant de vidéos,
05:51je crois qu'une professeure de sociologie est devenue célèbre,
05:53bien malgré elle, depuis hier,
05:55où elle explique que la violence, c'est nécessaire,
05:58la révolution armée, c'est presque nécessaire,
06:00une forme de volonté de déconstruire et détruire
06:03quand les gens sont menacés, quand des commerces sont brûlés,
06:05et ce n'est que la propriété qui est privée, qui est brisée,
06:08quand une femme est menacée de viol,
06:10c'est une conséquence, en fait,
06:11c'est un dommage collatéral de l'insurrection.
06:13Donc, qu'est-ce qu'on voit à travers cela?
06:15On voit à travers ce discours d'une professeure de sociologie
06:17comme tant d'autres,
06:18qui a imprégné l'esprit d'une bonne partie
06:21de la jeune génération,
06:22qui trouve normal aujourd'hui de faire usage de la violence.
06:25Il y a dans la tête de beaucoup trop de jeunes
06:27aujourd'hui des concepts comme
06:29racisme structurel, violence policière,
06:33racisme policier.
06:33Donc, on a ravagé l'esprit d'une génération
06:36et LFI capitalise politiquement
06:38sur cet effondrement psychique.
06:41Quand on a entendu, ça m'a rendu fou,
06:42que les violences que l'on voit
06:44ne sont que la réponse à la violence institutionnelle
06:46de l'État ou du système néolibéral.
06:48Ça, ce sont des idées qui circulent aujourd'hui
06:51bien au-delà des marges.
06:53Troisième élément,
06:54donc là, il faut le prétexte,
06:55la crise étudiante.
06:56Il faut le grand parti
06:57qui a la vitrine légale de la révolution,
07:01LFI.
07:01Il y a maintenant ce que j'appelle le parti révolutionnaire organisé
07:05qui déborde de LFI,
07:06mais qui n'est pas complètement sans lien avec lui.
07:08Donc ça, ce sont l'ensemble des associations d'extrême-gauche,
07:11Antifa, Autonomes,
07:13différentes tendances communistes
07:14ou les tendances de soulèvement de la terre
07:16qui préparent leurs militants
07:18depuis des années à la guérilla urbaine.
07:20Il faut comprendre ce dont on parle ici.
07:22Ce sont des militants entraînés,
07:24ce sont des miliciens entraînés à la guérilla urbaine.
07:26Ils sont préparés à des techniques de combat
07:29pour être capables de neutraliser les policiers.
07:31Ils savent quoi attaquer dans une manifestation.
07:34Ils savent comment attaquer dans une manifestation.
07:36Et là, il faut le nommer une chose.
07:38Il y a un désir atroce qui existe dans le cœur humain,
07:40qui existe et qui s'est libéré ces derniers jours.
07:42C'est le désir de tuer.
07:43Il faut bien comprendre.
07:44Quand on s'en prend des policiers,
07:45quand on leur lance soit des cocktails Molotov,
07:47quand on cherche à les agresser physiquement,
07:49il y a toujours la possibilité que quelqu'un y passe.
07:51Nous sommes dans un moment où la violence
07:54qui peut aller jusqu'au meurtre politique
07:56est en train d'être légitimée.
07:58Et ces gens-là, ça peut aussi culminer,
08:00on l'a vu, à Limoges, un hôtel de ville brûlée.
08:03On peut aussi décider de s'emparer d'une mairie,
08:07on l'a vu, à Marseille.
08:08Tous ces éléments doivent être pensés
08:10à la lumière de ce parti révolutionnaire organisé,
08:13cette ultra-gauche militante et militienne
08:15qui est capable aujourd'hui de frapper partout.
08:18Alors, qu'on se comprenne,
08:18je ne dis pas qu'il y a un commandement centralisé
08:20quelque part avec un monsieur qui donne des appels
08:22avec un coup de téléphone attaqué maintenant à Limoges.
08:24Non, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
08:26Il y a des techniques de coordination
08:27qui permettent justement de frapper à plusieurs endroits,
08:30de disperser les forces policières
08:32et en dernière instance, de les déborder complètement.
08:34Autre élément, il y a la frange racaille des banlieues,
08:37ce qui en a amené certains à parler d'émeutes ethniques.
08:40Le terme est fort, mais le terme circule.
08:42Pourquoi?
08:43Parce que nous sommes aussi devant une forme
08:44de revanchisme contre-colonial,
08:46une logique de pillage, une logique de razia.
08:50Autant, autant l'ultra-gauche veut affronter les policiers.
08:52L'ultra-gauche veut s'en prendre aux institutions.
08:55L'ultra-gauche veut détruire.
08:57Elle est dans un conflit politique.
08:59Ceux qui viennent, les racailles qui viennent des banlieues,
09:01sont dans une logique de pillage,
09:03sont dans une logique de razia,
09:04sont dans une logique de ce que je veux,
09:06je m'en empare maintenant.
09:07Ce que je veux, je vous en détrousse.
09:10Il y a une volonté aussi d'humiliation.
09:12Il ne faut pas l'oublier.
09:13Il y a une volonté d'humiliation du commun des mortels avec cela
09:16et un désir de détruire.
09:18On aime piller le luxe de préférence, si je peux me permettre.
09:22Donc, on veut s'emparer des biens
09:23qu'on n'est pas capable de s'acheter par soi-même
09:25parce qu'on n'aura pas travaillé.
09:27Cette violence racaille, elle a plusieurs visages.
09:29Là, c'était le visage justement du pillage généralisé,
09:32mais il faut comprendre que c'est la même logique,
09:33pas la même ampleur, que ce qu'on a vu à Crépole
09:35et ce qu'on voit quelquefois de temps en temps
09:37à la violence ordinaire au quotidien,
09:39dont le font l'expérience des Français.
09:41Il y a à cela, ajouté, la démission des institutions
09:43qui ne se croient plus en droit de défendre les Français.
09:47Il faut bien comprendre ça.
09:47C'est-à-dire, on renonce.
09:49La notion de zone de non-droit.
09:50Auparavant, on disait qu'il n'y a pas de zone de non-droit.
09:52Oui, peut-être en banlieue un peu.
09:54Ces derniers jours, enfin samedi, au cœur de Paris,
09:56dans les arrondissements, les quartiers les plus protégés
09:59où vit l'oligarchie, il y avait des zones de non-droit
10:01où les bandes, soit d'ethniques, soit d'ultra-gauche,
10:04étaient en capacité de semer la terreur.
10:07Alors, ajoutez à ça, et je pense que c'est très important
10:10dans les circonstances actuelles, le parti du déni.
10:13Tout ce que je viens de dire ici en ayant le souci des formes,
10:16la prudence des formules, si vous l'exprimez plus vertement,
10:19plus clairement, en gros, si vous décrivez clairement
10:21ce que vous avez vu, eh bien, vous devenez le scandale du jour.
10:24Regardez ce qui se passe là.
10:26Soit Zemmour, soit Maréchal, soit Ciotti
10:28se font accuser d'avoir tenu des propos odieux.
10:30Ce qui est odieux, ce n'est pas les commerces attaqués,
10:32les gens insultés, les gens humiliés.
10:34Non, ça, le saccage n'est pas grave, n'est pas odieux.
10:37Ce qui est odieux, c'est de nommer le saccage
10:39en n'utilisant pas des termes harcomisés.
10:42Vous avez parlé d'émeut technique.
10:44Cette formule n'est pas trop forte.
10:45Vous avez fait partie de ceux qui sont ciblés.
10:47Alors, moi, je me contente de noter que certains l'utilisent.
10:49Vous savez, quelquefois, c'est un peu comme ça dans la vie.
10:52On constate que des gens nomment une réalité
10:53et on constate ensuite qu'il y a tout un dispositif
10:56qui se met en place pour nier la réalité.
10:59Pour nier la réalité.
11:01Et c'est ce qu'on voit.
11:01Soit dit en passant, le premier ministre polonais,
11:03le premier ministre hongrois, vous savez,
11:05celui qui a battu Orban.
11:06Il ne doit pas être complètement mauvais.
11:07Tout le monde l'a apprécié.
11:08Bravo, vous avez battu Orban.
11:09Bon, ces gens-là ont dit,
11:11ce qu'on veut dans la vie,
11:12c'est que notre pays ne devienne pas comme la France.
11:13Parce que la France a connu un tel bouleversement
11:16à cause de l'immigration massive
11:17qu'on ne peut pas,
11:19on ne veut pas que ça devienne comme ça.
11:20Saccagez votre pays librement
11:21par une immigration incontrôlée,
11:23si vous le souhaitez.
11:24Chez nous, ça ne se passera pas comme ça.
11:26J'ajouterais une chose.
11:27Il faut accepter,
11:29parce que j'ai vu cet échange, je ne sais sur quelle chaîne,
11:31quelqu'un dit, il y a des émeutes ethniques,
11:33puis là, on dit, mais qu'est-ce qui vous fait dire ça?
11:34Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça?
11:36L'immigration a un rôle à jouer.
11:37Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça?
11:39Et là, il faut simplement dire,
11:40nous avons des yeux pour voir
11:41et des oreilles pour entendre.
11:42À un moment donné, la gauche, voilà, se fait entendre.
11:45Ce que nous avons devant nous,
11:47c'est une réalité que toute une théorie sociologique,
11:51universitaire, dominante,
11:51fait pour qu'on ne voit pas.
11:53Donc, il y a une espèce de système
11:54d'invisibilisation du réel.
11:56Là, vous avez l'autre argument.
11:57On nous dit, oui, mais ils sont français.
11:59Ils sont français, ça vient clore le débat.
12:01Ben oui, ils sont français, je ne dis pas le contraire,
12:02mais ça ne vient pas clore le débat manifestement,
12:04parce qu'il y a plusieurs manières d'être français
12:06aujourd'hui en France.
12:07Aujourd'hui, je le conteste,
12:08il y a quelque chose comme un revanchisme contre-colonial,
12:11je l'ai déjà dit.
12:12Et je pense qu'à bien des égards,
12:13ce qu'on a vu, ça me dit,
12:14c'est qu'on ne peut plus se contenter
12:15de parler des problèmes liés à l'immigration.
12:17Bien sûr qu'on peut.
12:17Mais il faut parler de contre-colonisation,
12:19de razia, de racisme anti-blanc,
12:21de piraterie nouveau-genre.
12:22Et ce qu'on a vu là,
12:24ce sont des troupes, en fait, instrumentalisées.
12:26Je ne dis pas que chacun est méchant
12:27au fond du problème blanc,
12:28chacun aime sa mère.
12:29Mais globalement,
12:30vous avez une conjonction de forces
12:32entre l'ultra-gauche dont je vous ai parlé,
12:34les troupes venues,
12:36en fait, les racailles venues des banlieues,
12:38les deux s'accouplent,
12:39les deux se fécondent,
12:40et ça crée un effet d'amplification tel
12:42que personne n'était capable de contrôler
12:43ce qu'il y a eu samedi,
12:44et même dimanche, en passant.
12:45Ça se poursuivait dimanche.
12:47Emmanuel Macron a pris la parole hier soir.
12:49Mathieu Bocoté,
12:50a-t-il repris en main la situation?
12:53Alors, j'ai tout le respect du monde
12:55pour le président de la République,
12:56mais je me suis dit, c'est lunaire.
12:58C'est lunaire.
12:59C'est un discours déconnecté,
13:00à côté de la plaque.
13:02Il demande comment des Français
13:03peuvent-ils faire cela à la France?
13:05Rien ne l'explique.
13:06Ah bien, j'ai peut-être
13:07deux ou trois explications pour lui.
13:09Je lui enverrai cet édito, peut-être,
13:10ça pourrait l'intéresser.
13:12Le président de la République, hier soir,
13:14a cherché à ramener,
13:15je l'ai dit, une crise qui relève à la fois
13:17d'un ultra-gauche révolutionnaire,
13:19violente,
13:21aussi de problèmes liés
13:23à l'échec de l'immigration
13:24à grande échelle,
13:25dont on voit les conséquences aujourd'hui.
13:26Il cherche à ramener ça
13:27à la crise étudiante
13:28en disant qu'il veut discuter
13:29avec les leaders étudiants
13:31dans une discussion légitime.
13:32Je me demandais,
13:33est-ce qu'il est au courant
13:34de ce qui vient de se passer?
13:35Il n'a peut-être pas vu.
13:36Il faut dire qu'il était au spectacle
13:37de Céline Dion la veille.
13:38Peut-être qu'il chantait encore des chansons.
13:39Mais voyant cela,
13:41je me dis,
13:41discuter avec les étudiants,
13:42parlementés avec eux,
13:43recréer du lien,
13:44ce n'est plus le sujet.
13:45Et qu'en plus,
13:46il dit que c'est la faute à Trump,
13:47à l'Iran,
13:48et ainsi de suite,
13:48je me dis,
13:49dans quel pays vit-il?
13:50Pourtant,
13:50il est le président de la République.
13:52Mais encore une fois,
13:52je l'ai dit,
13:53la veille,
13:53il était en train de voir Céline Dion,
13:55comme quoi il ne se laisse pas absorber
13:57par la crise.
13:58Une part de lui demeure joyeuse.
14:00Le chef de l'État
14:01qui est en voyage dans le Golg.
14:03Je vous remarque une pause.
14:04On revient avec notre invité
14:06Karim Bouamram,
14:07maire de Saint-Ouen,
14:09candidat à la présidentielle
14:10qui vient mettre des mots
14:11sur ce qu'il se passe en ce moment
14:13en France
14:14et qui condamne
14:15Jean-Luc Mélenchon
14:16d'être le pompier pyromane.
14:22Retournons face à l'info
14:23dans un instant
14:24avec Michel Fayad.
14:25On parlera du tweet
14:26de Boukele
14:27dans un instant
14:28avec Gabriel Cluzel.
14:29On parlera aussi
14:30de cette phrase
14:31d'Emmanuel Macron
14:33qui a cible un peu
14:34les Français.
14:35Comment les Français
14:36peuvent-ils faire ça ?
14:37On en parle dans un instant.
14:38Karim Bouamram,
14:39merci infiniment
14:40d'être notre invité
14:41ce soir.
14:42Vous êtes maire socialiste
14:43de Saint-Ouen
14:44sur Seine
14:46en Seine-Saint-Denis
14:47depuis 2020.
14:48Vous avez été réélu
14:50largement
14:51en 2026.
14:52Je tiens à le rappeler
14:53vous êtes également
14:54candidat
14:54à l'élection présidentielle.
14:56En 2024
14:57vous avez
14:58d'ailleurs lancé
14:59votre mouvement
15:00La France humaine
15:01est forte.
15:02D'abord
15:03là
15:03il y a quelques instants
15:04vous étiez
15:04devant votre mairie
15:06vous avez appelé
15:07un rassemblement républicain
15:08je cite
15:09comment ça s'est passé
15:10combien de personnes
15:10y avaient-ils
15:11quel message
15:12avez-vous fait passer ?
15:13Merci pour votre invitation
15:14Madame Kelly.
15:15Plusieurs centaines
15:16de personnes
15:17se sont rassemblées
15:18en moins de 24 heures
15:19pour d'une part
15:20exprimer
15:22leur soutien
15:23pour les commerçants
15:24pour la République
15:25pour le maire de Limoges
15:26pour le maire de Marseille
15:27pour le maire de Lyon
15:28pour le maire de Paris
15:29et tous les riverains
15:30aussi
15:31qui ont subi
15:31ces dégradations
15:32ces violences
15:33et également
15:33un soutien total
15:35à nos lycéennes
15:36à nos lycéens
15:37parce qu'on oublie
15:38qu'au départ
15:39le combat
15:39c'était comment apporter
15:41un monde meilleur
15:41un monde d'espoir
15:42et d'espérance
15:43pour cette jeunesse
15:44qui vous l'avez évoqué
15:45en filigrane
15:46dans votre exposé
15:49est mal
15:50sur le plan de la santé
15:51est mal
15:52en termes de perspective
15:53est mal
15:54en termes d'espérance
15:55donc nous sommes rassemblés
15:57aussi pour expliquer
15:58que la République
15:58sera toujours
15:59au-dessus de tout
16:00toujours
16:01la République
16:02sera toujours
16:03au-dessus de tout
16:03toujours
16:04et une certaine
16:05partie de la jeunesse
16:05est mal
16:06si vous permettez
16:06avant de continuer
16:07par rapport à LFI
16:08est mal
16:09mais est-ce qu'il n'y a pas
16:10aussi Karim Boamran
16:12peut-être
16:12une partie de la jeunesse
16:13qui n'a pas envie
16:14d'être bien
16:15je vous taquine un peu
16:16mais
16:17oui
16:17je pense que le sujet
16:19est vraiment
16:19madame
16:20multifactoriel
16:21vous avez 25%
16:23de familles monoparentales
16:24avec une bonne partie
16:25d'entre elles
16:26qui vivent en tout
16:26du sol de pauvreté
16:27vous avez 40%
16:28de familles monoparentales
16:29dans les quartiers
16:30vous avez une crise
16:31du logement
16:31le logement
16:32a évolué deux fois
16:33plus vite
16:35en termes de cherté
16:36que la valeur travail
16:38vous avez
16:39une modification
16:40totale
16:41du paradigme
16:42professionnel
16:42pour la jeunesse
16:43avec l'IA
16:44vous avez une bonne partie
16:45de nos jeunes
16:46aujourd'hui
16:46qui se forment
16:48qui vont peut-être
16:49avoir un diplôme
16:49qui malheureusement
16:50ne servira à rien
16:50vous avez
16:51l'aspect climatique
16:53qui est assez anxiogène
16:55vous avez une génération
16:56Covid
16:56vous avez aussi
16:58un sujet
16:59qui est
17:00le bâtimentaire
17:01donc
17:02tout ceci
17:03s'ajoutant
17:04vous avez
17:05un accélérateur
17:06de particules
17:07et je le dis
17:08et le redit
17:08qui est la France insoumise
17:10qui depuis 4-5 ans
17:11joue
17:12aux pompiers
17:13puis romans
17:13alors évidemment
17:14il y a l'ultra-gauche
17:15évidemment il y a
17:16l'extrême-gauche
17:16mais il y a aussi
17:17des parlementaires
17:19LFI
17:19et un chef de file
17:21qui est complètement
17:22démonétisé
17:22à mes yeux
17:23vous avez tweeté
17:24en disant
17:24qui est Jean-Luc Mélenchon
17:25voilà
17:26Jean-Luc Mélenchon
17:27pompier
17:27et péromane
17:27pourquoi vous dites
17:28qu'il prend justement
17:29une part de responsabilité
17:30vous dites une part
17:31de responsabilité
17:32dans la situation
17:32que nous connaissons
17:33aujourd'hui
17:33pourquoi
17:34vous
17:35Karim Boamran
17:36vous ciblez
17:37LFI
17:38mais vous avez vu
17:39les déclarations
17:40scandaleuses
17:41lorsque vous êtes
17:41élu de la République
17:42Madame Kelly
17:43moi toute ma vie
17:44j'ai lutté
17:44contre l'extrême-droite
17:45toute ma vie
17:46j'ai lutté
17:47contre le racisme
17:47et l'antisémitisme
17:48mais aujourd'hui
17:49vous avez des partisans
17:51des partis
17:52un parti
17:54qui se définit
17:55soi-disant
17:55à gauche
17:56qui n'a qu'un seul objectif
17:58défaire la République
17:59défaire la République
18:00en ethnicisant
18:01la communauté
18:03qui est la communauté
18:04républicaine
18:04et en
18:06on va dire
18:08instrumentalisant
18:09tout un pan
18:10de notre jeunesse
18:11allez voir du côté
18:12de Sciences Po
18:13allez voir du côté
18:14de certains lycéens
18:15il y a une volonté
18:16de développer
18:18cette fibre
18:19insurrectionnelle
18:20cette fibre
18:21de le chaos
18:22ou moi
18:23moi étant
18:24Jean-Luc Mélenchon
18:25et surtout
18:26vous l'avez vu
18:26vous avez vu ces déclarations
18:27sur le
18:28All Cops Harbastar
18:29le fameux
18:30ACAB
18:30vous avez vu ces déclarations
18:32par rapport
18:32au respect
18:33de l'ordre public
18:34alors évidemment
18:34oui il y a eu
18:35des bavures policières
18:36j'étais le premier
18:36à soutenir
18:37les lycéennes
18:38et les lycéens
18:38qui ont subi
18:39ces bavures
18:39mais ça fait depuis
18:414-5 ans
18:41qu'ils jouent
18:42aux pompiers
18:42puromanes
18:43et on parle
18:43de personnes
18:44qui ont un groupe
18:44parlementaire
18:45on parle d'une personne
18:47qui est candidat
18:48à la fonction suprême
18:49président de la république
18:50donc oui
18:51oui je le dis
18:52haut et fort
18:53ce parti
18:54cette personne
18:55c'est complètement
18:58dédiscrédité
18:58au regard
18:59des enjeux
19:00pour notre pays
19:01aujourd'hui
19:01il faut
19:02aujourd'hui
19:03nous sommes
19:03à la limite
19:05de tomber
19:06au fond de l'abîme
19:07et nous avons
19:08un responsable politique
19:10qui est Jean-Luc Mélenchon
19:11qui se pavane
19:12et qui
19:12je vous le dis
19:13se satisfait
19:14de cette situation
19:15et c'est gravissime
19:16vous êtes socialiste
19:18vous êtes de gauche
19:18vous êtes candidat
19:20à la présidentielle
19:21comment s'en sortir
19:22est-ce que
19:23vous par exemple
19:24président de la république
19:25vous direz
19:26vous ferez
19:27peut-être comme
19:27Renaud Rotaillot
19:28c'est-à-dire
19:30interdire LFI
19:31quelqu'un comme
19:32Éric Zemmour
19:32dit qu'il n'est pas
19:33pour interdire les partis
19:34est-ce que
19:34vous interdiriez LFI
19:36non
19:37mon expression
19:38ma culture
19:39et ma formation
19:40jurésienne
19:41n'est pas
19:42d'interdire
19:42une formation
19:44comme celle
19:45de la France Insoumise
19:45comme d'autres formations
19:47que je combats
19:47alors comment s'en sortir
19:48il faut faire de la politique
19:50il faut faire ce qu'on fait
19:50aujourd'hui
19:51il faut rappeler
19:53les fondamentaux
19:53être de gauche
19:55ce n'est pas
19:55ethniciser un combat
19:56être de gauche
19:57ce n'est pas
19:58pactiser
19:58avec les dictateurs
19:59être de gauche
20:00ce n'est pas
20:01alimenter la fibre
20:02antisémite
20:03être de gauche
20:03ce n'est pas
20:04lutter
20:05pour la promotion
20:06du logement social
20:07être de gauche
20:08ce n'est pas
20:09mettre en avant
20:09des enseignes alimentaires
20:13qui fragilisent
20:14la santé alimentaire
20:15on combat
20:16et on est sur le terrain
20:17c'est ça être de gauche
20:18parce que je considère
20:19qu'une personne
20:19comme Jean-Luc Mélenchon
20:20n'est pas de gauche
20:21Jean-Luc Mélenchon
20:22est simplement
20:22mélenchoniste
20:23et Jean-Luc Mélenchon
20:24a uniquement
20:25un paradigme
20:26c'est de lutter
20:27contre la République
20:28c'est la raison pour laquelle
20:29je lutte
20:30autant
20:31contre Marine Le Pen
20:32que contre Jean-Luc Mélenchon
20:33et aujourd'hui
20:34ce qui se passe
20:35un des responsables
20:37du chaos
20:37et de la situation
20:38dans laquelle nous sommes
20:39c'est les pompiers
20:40peu romans
20:41que sont
20:41les militants
20:42pas les militants pardon
20:43les responsables politiques
20:44de la France Insoumise
20:45avec un chef
20:46Jean-Luc Mélenchon
20:47vous avez remarqué
20:48que Master Poulet
20:49n'a pas été
20:49que vous avez
20:51vous avez remarqué
20:52dans ce combat
20:53entre LFI
20:54et par exemple vous
20:55avec Master Poulet
20:56vous avez remarqué
20:57que Master Poulet
20:57n'a pas du tout été attaqué
20:58plusieurs l'ont fait remarquer
20:59sur les réseaux sociaux
21:00oui mais bon
21:02que ce soit Master Poulet
21:03ou que ce soit
21:03n'importe quelle boutique
21:04je suis pour la non-violence
21:08et c'était sûrement
21:10un petit coup de pub
21:11de leur part
21:11et tant mieux pour eux
21:12en tout cas
21:12ce qui est important
21:13c'est qu'on arrive
21:15à une situation
21:15de sérénité
21:16d'apaisement
21:17et là j'en appelle
21:18à tous les partis républicains
21:20qui ont uniquement
21:21une responsabilité
21:23dans cette période
21:24à porter le calme
21:25Karim Boamran
21:26a porté le calme
21:27vous avez entendu
21:28le discours du chef de l'état
21:30le chef des armées
21:31le président de la république
21:32qui en voyage dans le golfe
21:34en ce moment
21:34appelez-vous
21:35à sa démission ce soir
21:37non non
21:37je suis légitimiste
21:39je ne vais pas appeler
21:40à la démission
21:40du président de la république
21:41qui dans pareilles circonstances
21:43apporterait du chaos
21:44au chaos
21:44en revanche
21:45il faut tout de suite
21:47que le président de la république
21:49provoque
21:50organise
21:50des états généraux
21:52concernant la jeunesse
21:53parce qu'encore une fois
21:54la jeunesse
21:54va mal
21:55vous avez un lycéen
21:57qui a des pulsions suicidaires
21:59pardon
21:59pardon
22:01les états généraux
22:02est-ce qu'on en est encore là ?
22:04est-ce qu'il n'est pas trop tard
22:05Karim Boamran
22:06des états généraux ?
22:06Madame Kelly
22:06vous avez complètement raison
22:08si jamais on reprend
22:09les états généraux
22:09comme ce fut le cas
22:10dans le mandat 2017-2022
22:13où c'était rencontré
22:13pour rencontrer
22:14il faut sortir
22:15avec des propositions
22:16concrètes
22:17concrètes
22:17avec un timing concret
22:19la santé mentale
22:20la situation bâtimentaire
22:22des établissements
22:23les emplois du temps
22:25le sujet parcours sup
22:27et surtout
22:27quel débouché
22:29pour nos jeunes
22:30en termes d'emploi
22:31de formation
22:31nous avons une révolution technologique
22:34qui s'appelle
22:34l'intelligence artificielle
22:35comment on arrive à préparer
22:36le monde de 2030
22:37le monde du travail
22:38qui va financer
22:39notre état Providence
22:40qui va financer
22:41notre retraite
22:41et qui doit financer
22:42nos 3000 milliards
22:43de dette
22:44Karim Boimbran
22:45merci infiniment
22:46d'avoir été notre invité
22:47je rappelle
22:47votre mouvement
22:48la France humaine
22:49est forte
22:49et vous êtes
22:50candidat
22:51à la présidentielle
22:52vous êtes le bienvenu
22:53sur ce plateau
22:54et c'est moi qui vous remercie
22:55pour le respect
22:55que m'ont été moigné
22:56merci madame Kelly
22:57avec grand plaisir
22:58et ici dans
22:58Face à l'Info
22:59on respecte évidemment
23:00toutes les opinions
23:01merci infiniment
23:03et on invite évidemment
23:05Jean-Luc Mélenchon
23:06on en profite
23:06quand il veut
23:07pour un duel
23:07à faire un débat
23:08avec vous
23:08avec un grand plaisir
23:10merci infiniment
23:12Karim Boimbran
23:13Michel Fayad
23:14venons-en à vous
23:15avec ce tweet
23:16de Boukele
23:17et ces pays
23:18qui condamnent
23:19l'immigration
23:20critiquent la France
23:21et puis Boukele
23:22lui président du Salvador
23:23qui dit que la France
23:24peut se redreiter
23:25en une semaine
23:26que révèle
23:27cette offensive
23:28vous savez
23:29il y a des humiliations
23:30qui est diplomatique
23:31qui ne nécessitent pas
23:32ni ambassadeurs convoqués
23:34ni communiqués officiels
23:35il suffit d'écouter
23:36ce que les autres
23:37disent de vous
23:38et le procès de la France
23:40n'a pas commencé samedi
23:41il avait commencé
23:42déjà vendredi
23:44à Bruxelles
23:45autour d'un petit déjeuner
23:46sommet européen
23:47et avant la séance
23:48deux femmes reçoivent
23:49Georgia Meloni
23:50la première ministre italienne
23:51et Mette Frédéric Sen
23:53la première ministre danoise
23:54autour de la table
23:56une vingtaine de pays
23:56dont l'Allemagne
23:57et Ursula von der Leyen
23:58la présidente de la commission
23:59leur objectif
24:00c'était durcir
24:01la politique migratoire européenne
24:03et dans leur ligne de mire
24:05l'Espagne
24:06qui veut régulariser
24:07comme vous le savez
24:07600 000 personnes
24:08600 000 sans-papiers
24:10600 000
24:11la France
24:12eh bien
24:13elle n'était pas
24:14à ce petit déjeuner
24:15et quand Madrid
24:16est attaqué
24:16Emmanuel Macron
24:18se retrouve à ses côtés
24:19quelques jours plus tôt
24:20Mette Frédéric Sen
24:22avait lancé
24:22dans un grand quotidien danois
24:24je cite
24:24regardez simplement
24:25la France
24:26ou la Suède
24:27des pays
24:28selon la traduction
24:29rapportée par la presse
24:30en partie détruits
24:31à cause des étrangers
24:32alors dimanche
24:33quand Donald Trump écrit
24:34la France brûle
24:37bon Trump
24:38qui critique
24:38la France
24:39n'est pas une révolution diplomatique
24:40il ne nous a jamais envoyé
24:42beaucoup de fleurs
24:42mais il ne fait que signer
24:44un réquisitoire
24:45déjà rédigé en Europe
24:47d'abord l'accusation
24:48puis l'isolement
24:50puis les images
24:51puis la sentence
24:52pendant des siècles
24:53la France a expliqué
24:54au monde
24:54ce qu'était la liberté
24:56la civilisation
24:57les droits de l'homme
24:58aujourd'hui
24:58des dirigeants étrangers
25:00montrent la France
25:01à leur peuple
25:01pour leur expliquer
25:02ce qu'il ne faut
25:03surtout pas faire
25:05nous sommes passés
25:07de professeurs
25:08à cas d'école
25:09mais ce sont
25:11des gouvernements
25:12populistes
25:13nationalistes
25:14Michel Fayad
25:15certains les critiquent
25:16non ?
25:16justement non
25:17Christine
25:18et c'est ça
25:18le vrai basculement
25:19regardez ce qui nous accuse
25:21Mette Frédéric Sen
25:22social-démocrate
25:23la gauche danoise
25:24en Hongrie
25:25comme disait Mathieu
25:26celui qui publie nos images
25:27ce n'est plus Victor Orban
25:29c'est Peter Magyar
25:30l'homme qui l'a battu
25:31on change de premier ministre
25:32pas de politique migratoire
25:33et même Donald Tusk
25:35ancien président
25:36du conseil européen
25:37qui assure que son pays
25:39la Pologne
25:39ne répétera pas
25:40les erreurs des autres
25:41il ne nomme pas la France
25:42il n'en a même pas besoin
25:43la fermeté migratoire
25:45traverse désormais
25:46toutes les familles
25:47politiques européennes
25:48et la France
25:49elle refuse de suivre
25:51en tout cas officiellement
25:52car cet été
25:53quand plus de 70 000 migrants
25:55ont passé en une journée
25:57du Maroc à Ceuta
25:58selon les autorités espagnoles
25:59Emmanuel Macron
26:00demande lui-même
26:01de renforcer les contrôles
26:02dans la frontière espagnole
26:04et en octobre
26:05il défend Madrid
26:06c'est en même temps
26:07appliqué aux frontières
26:09pendant des siècles
26:11on se demandait en Europe
26:12que pense Paris
26:13aujourd'hui on se demande
26:14comment ne pas devenir Paris
26:17et la réponse la plus inattendue
26:18vient de très loin
26:19comme vous l'avez dit
26:20du Salvador
26:21un petit pays d'Amérique centrale
26:236 millions d'habitants
26:24et bien en 2015
26:25le plus meurtrier de la planète
26:27106 homicides
26:29pour 100 000 habitants
26:30élu en 2019
26:32Bukele déclare
26:33l'état d'exception
26:34en 2022
26:35plus de 90 000
26:37arrestations
26:38résultat officiel
26:39en 2025
26:401,3 homicides
26:41pour 100 000
26:44habitants
26:44le taux d'homicide
26:46le plus bas
26:47d'Amérique latine
26:48le prix
26:48des innocents arrêtés
26:50des morts en détention
26:51dénoncés par les ONG
26:52et la semaine dernière
26:54Bukele lui-même
26:54a annoncé un plan
26:55pour libérer
26:56jusqu'à la moitié
26:56des personnes arrêtées
26:57mais dimanche
26:58il écrit aux français
26:59en français
27:00notre grandeur
27:02dit-il
27:02ne demande qu'à renaître
27:03puis lui percute
27:04la France pourrait y arriver
27:06en une semaine
27:08alors justement
27:09Michel
27:10la France
27:11peut se redresser
27:12on le verra
27:12dans un instant
27:13aussi avec
27:14Philippe Devilliers
27:15mais à la méthode
27:15Bukele comment ?
27:17en une semaine
27:18non Christine
27:20mais sa méthode
27:21elle mérite
27:22qu'on la regarde
27:23Bukele a pris
27:24trois décisions
27:25donc un
27:26c'était reprendre
27:26le terrain
27:27l'armée et la police
27:28encerclent des villes entières
27:29en décembre 2022
27:3110 000 soldats
27:32et policiers
27:32bouclent
27:33Soya Pango
27:33près de la capitale
27:34et fouillent
27:35maison par maison
27:37deux
27:38frappez l'appartenance
27:40et durcit la loi
27:41être membre
27:42d'un gang
27:42suffit pour être
27:43lourdement condamné
27:44trois
27:45couper la tête
27:46les plus dangereux
27:48sont enfermés
27:48dans une méga prison
27:50de 40 000 places
27:51plus de téléphone
27:52plus d'ordre donné
27:53depuis la cellule
27:54la France n'a besoin
27:55ni de copier
27:56ces méthodes
27:57ni d'un état d'exception
27:58elle a déjà
27:59les outils
27:59elle n'a qu'à s'en servir
28:01reprendre les quartiers
28:02un par un
28:02et y rester
28:03isoler vraiment
28:04les chefs de réseau
28:05en prison
28:05exécuter les peines
28:06prononcées
28:07et appliquer
28:08les expulsions
28:09pardon
28:09les expulsions
28:10il y a quelques années
28:11moins d'une obligation
28:13de quitter le territoire
28:14sur 10
28:14était exécuté
28:16en une semaine
28:17on ne règle pas tout
28:18mais en une semaine
28:19on peut décider
28:21car selon la DGSI
28:22citée hier soir
28:24par Lara Chekhov
28:25du JDD
28:26des kalachnikovs
28:26et des pistolets
28:27mitrailleurs scorpions
28:28auraient été repérés
28:29entre les mains
28:30des meutiers
28:31dont certains présentaient
28:32comme proches
28:33de la mouvance islamiste
28:34et toujours selon la DGSI
28:35ils n'ont pas encore
28:37été interpellés
28:37et ce soir moi-même
28:38j'ai contacté la DGSI
28:39qui dit
28:40qu'il y a des AK-74
28:41vendus à 800 euros
28:43à Bondi
28:43et des scorpions
28:45vendus à 1200 euros
28:46à Saint-Denis
28:46et des scorpions
28:47qui viennent du théâtre ukrainien
28:49ça c'est une source
28:50de la DGSI
28:50qui me dit ça ce soir
28:52des armes de guerre
28:53dans la rue
28:53des groupes
28:54qui défient l'état
28:55cette histoire
28:56les libanais la connaissent
28:57ils l'ont apprise
28:58à leurs dépens
28:58en 1969
28:59l'état libanais
29:00accepte la présence armée
29:02des organisations palestiniennes
29:03les abus deviennent
29:04des débordements
29:05les débordements
29:06deviennent la norme
29:07avec les milices
29:08de la gauche libanaise
29:09elles font la guerre
29:09à l'état
29:10puis arrive l'armée syrienne
29:12les gardiens de la révolution iranienne
29:13qui créent le Hezbollah
29:14on en retient une leçon
29:16quand l'état recule d'un mètre
29:18le désordre avance
29:19d'un kilomètre
29:20les français doivent le comprendre
29:22avant qu'il ne soit trop tard
29:23et Philippe de Villiers
29:25qui est avec nous ce soir
29:27ouvre même la conclusion
29:28de son dernier livre
29:29par ces mots
29:29il est tard
29:30très tard
29:31trop tard
29:32pour l'interrogation
29:32je ne le crois pas
29:33parce que la France
29:34comme il l'écrit
29:35est ce vieux pays
29:37qui ne veut pas mourir
29:38avant de recevoir
29:39Philippe de Villiers
29:40et Gabriel Cluzel
29:41on va revenir avec vous
29:42sur l'allocution
29:43d'Emmanuel Macron
29:44qui a pointé du doigt
29:45des je cite factieux
29:46issus de groupuscules
29:48d'ultra-gauche
29:48rejoints
29:49à part de nombreux délinquants
29:50seuls les antifas
29:52et les black blocs
29:52sont visés
29:53délinquant
29:54est un terme vague
29:55à aucun moment
29:56la dimension migratoire
29:57n'est évoquée
29:58est-ce un tabou
29:59pour le président de la république ?
30:00alors oui
30:01c'est l'éléphant
30:02au milieu du couloir
30:03que l'on ne veut pas voir
30:04et dont on ne parle pas
30:05il n'est pas le seul
30:06mais il est concerné
30:08on préfère cantonner
30:09l'analyse à l'ultra-gauche
30:10et du reste
30:11celle-ci est bien sûr
30:11une composante non négligeable
30:13on a l'impression
30:14de les connaître
30:15on se dit avec facilité
30:16que ce sont les héritiers
30:17de mai 68
30:18en plus violents
30:19en plus désinhibés
30:20en un moment moins cultivés
30:21sans doute
30:22mais c'est un terrain sûr
30:23car connu
30:25Emmanuel Macron
30:25donc a parlé
30:26des factieux
30:27d'extrême-gauche
30:28et c'est vrai indéniablement
30:29sauf qu'ils étaient accompagnés
30:31et c'est la première fois
30:32qu'on assiste
30:33à cet attelage
30:33par une population
30:35alors dite issue
30:37des banlieues
30:37par communauté de langage
30:39mais depuis la politique
30:40de la ville
30:40elle vit à peu près
30:42partout
30:42jusque dans les petites villes
30:44alors jusqu'à présent
30:46ces deux types
30:46d'émotiers
30:47ne se côtoyaient pas
30:48alors c'est pas faute
30:49d'avoir essayé
30:50les antifas
30:51essayaient
30:52de les rallier
30:53à leur cause
30:54sans succès
30:55mais cette fois
30:56c'est chose faite
30:57et je peux vous dire
30:59que c'était une portion
31:00non négligeable
31:00pour avoir traversé Paris
31:01samedi soir
31:02à une heure et demie
31:03du matin
31:03je peux vous dire
31:05qu'à cette heure-là
31:05il n'y avait plus d'antifa
31:06seule l'autre catégorie
31:08était représentée
31:09ils patrouillaient en bande
31:10dans certains quartiers
31:11armés de bâtons
31:13mais personne n'ose en parler
31:15pourtant
31:16la foule
31:17on le voit
31:17sur toutes les images
31:18est constellée
31:19de drapeaux palestiniens
31:21et algériens
31:21parfois portés
31:22sur les dos
31:23noués en cap
31:24autour du cou
31:25mais donc
31:26encore une fois
31:26la plupart des médias
31:27restent silencieux
31:28gageons que
31:29s'il y avait eu
31:30un tel nombre
31:31de drapeaux russes
31:32tout le monde
31:33aurait immédiatement
31:34à raison
31:34parlé d'ingérence étrangère
31:36mais là
31:37visiblement
31:37personne ne semble
31:38avoir rien vu
31:40nous nous sommes tous
31:41demandés
31:41compte-il dans la tête
31:43comment des français
31:43peuvent-ils faire ça
31:44à la France
31:45phrase d'Emmanuel Macron
31:46il a rajouté
31:47rien ne l'explique
31:48pourquoi
31:49selon vous
31:49alors oui
31:50l'omerta est vraiment
31:51résumée par cette phrase
31:52naïve
31:53je ne sais pas
31:53si elle est naïve
31:54ou faussement naïve
31:55en forme d'interrogation
31:56déjà c'est toujours
31:57angoissant
31:57quand le plus haut
31:58sommet de l'état
31:58se pose des questions
31:59parce qu'il est censé
32:00théoriquement apporter
32:00des réponses
32:01là c'est terminé
32:02visiblement il n'y a plus
32:03de réponses nulle part
32:04notamment en matière
32:05sécuritaire
32:05et cette question
32:06est quand même
32:06assez stratosphérique
32:07si cette question
32:08est insoluble
32:09c'est qu'un des termes
32:10de l'hypothèse
32:11est faux
32:11qui sont ces français
32:12dont il parle
32:13ces français ne se sentent
32:14pas français
32:15même s'ils peuvent
32:16en avoir les papiers
32:17administratifs
32:18non seulement
32:18ils ne se sentent pas français
32:19ce qui pourrait se traduire
32:20par une forme d'indifférence
32:21mais ils détestent
32:22de la France
32:23alors Emmanuel Macron
32:24se lamente
32:25qu'ont-ils dans la tête
32:26et il dit que rien
32:27n'explique tout cela
32:28alors tout explique tout ça
32:29au contraire
32:30et les idées
32:31qu'ils ont dans la tête
32:32et bien Emmanuel Macron
32:32a contribué lui-même
32:34à les rentrer
32:34et même à les marteler
32:36c'est lui
32:37qui en 2017
32:39qualifiait
32:40la colonisation
32:40de crime
32:41contre l'humanité
32:43c'est lui
32:43qui le 17 octobre 2021
32:45il y a tout juste 5 ans
32:46a qualifié
32:47de crime inexcusable
32:49la répression
32:50par l'état français
32:51de la manifestation
32:52du FLN
32:53en 1961
32:55donc on comprend bien
32:55que si c'est un crime
32:56contre l'humanité
32:57si c'est inexcusable
32:58tout ça évidemment
32:59réclame vengeance
33:00jusqu'à la nuit des temps
33:02il y a eu de fait
33:03une répression brutale
33:04qui a fait entre 30 et 50 morts
33:06on ne sait pas exactement
33:07selon l'astéroïen
33:09Jean Sévia
33:10mais c'est bien sûr
33:1130 ou 50 morts de trop
33:12mais certainement pas
33:13les 300 ou 400 morts
33:15affichées par le gouvernement
33:17algérien
33:17Jean Sévia rapporte
33:18qu'à l'époque
33:19le FLN
33:20avec ses attentats
33:21avait tué 22 policiers
33:22mais tout cela
33:24en réalité
33:24est laissé
33:25absolument de côté
33:26Emmanuel Macron
33:28a épousé
33:28le narratif
33:30algérien
33:31sans mouffeté
33:32comment pouvez-vous
33:33prétendre
33:34une minute
33:35faire aimer
33:35un pays
33:36à des jeunes
33:36auquel vous répétez
33:37toute la journée
33:38qu'il a été abominable
33:40avec ses grands-parents
33:41alors pourquoi je m'arrête
33:42sur ce 17 octobre
33:43parce que
33:43la concomitance
33:44des deux dates
33:45celle de cet anniversaire
33:46et celle de la manif
33:47n'est pas neutre
33:48et du reste
33:49Mathilde Panot
33:50souvenez-vous
33:51quelques jours
33:52avant
33:53samedi
33:53avant la manifestation
33:54a réitéré
33:55à un point presse
33:56à l'Assemblée nationale
33:57sa demande solennelle
33:58qui est soutenue
33:58par plusieurs maires
33:59dont Bali Bagayoko
34:00de voir ce 17 octobre 61
34:03reconnu comme un crime d'état
34:04et d'ailleurs
34:05est assez frappant
34:06dans son ordre de priorité
34:06elle dit
34:07oui j'irai commémorer
34:08le 17 octobre 61
34:09et après seulement
34:10elle dit
34:11ah bah j'irai aussi
34:12soutenir les lycéens
34:14alors arrêtons-nous
34:15un instant
34:16sur cette commémoration
34:17voyez ce qui est marqué
34:18là c'est sur un
34:19ça passe sur votre écran
34:21c'est sur un affichage
34:23il y a marqué
34:25ni oubli
34:26ni pardon
34:2617 octobre 61
34:28c'est signé DZ
34:29donc vous voyez
34:30que nous sommes
34:31dans le coeur du sujet
34:32donc il y avait
34:33à cette commémoration
34:34Pont-Saint-Michel
34:35outre le recteur
34:36de la mosquée de Paris
34:37le maire de Paris
34:39Emmanuel Grégoire
34:39et encore
34:40Ségolène Royal
34:41évidemment Mathilde Panot
34:42et on a chanté
34:43c'est Florence Bergeau-Blacquer
34:46qui l'a noté
34:46dans les rues de Paris
34:48l'hymne nagérien
34:49ce jour-là
34:50donc samedi
34:50un chant anti-France
34:52guerrier
34:53depuis que Téboune
34:54a réintroduit
34:55la phrase
34:56ô France
34:57voici venu
34:58le jour
34:59où tu devras
35:00rendre des comptes
35:01de fait
35:01ce chant a été
35:02assez prémonitoire
35:04et le président
35:05se demande
35:06ce qu'ils ont
35:07dans la tête
35:07et juge que c'est
35:08inexplicable
35:09mais de qui se moque-t-il
35:11Florence Bergeau-Blacquer
35:12met en garde
35:13il faut selon elle
35:14ne pas occulter
35:15cette dimension
35:16politico-religieuse
35:17et faire semblant de croire
35:18que ces jeunes
35:20ne seraient là
35:20que pour piller
35:21elle a raison
35:22oui parce que
35:23laisser dire
35:24que la razzia
35:25n'avait d'autres
35:25utilités
35:26qu'un objectif
35:27finalement
35:28commercial
35:29mercantile
35:30celui de voler
35:30et bien ce serait
35:31une erreur
35:32cela est peut-être
35:33à la marge
35:33pour certains
35:34mais c'est se tromper
35:36sur le diagnostic
35:37pour tous
35:38les pilleurs
35:39choisissent du reste
35:40soigneusement
35:40leur assienne
35:41vous l'avez dit
35:41tout à l'heure
35:42le restaurateur
35:43halal bien connu
35:44Croustie-Poulet
35:45a été soigneusement
35:46préservé
35:47on voit des manifestants
35:47le dire
35:48ne touchez pas
35:48à Croustie-Poulet
35:50on peut aussi citer
35:52le compte
35:531, 2, 3
35:54je veux dire en français
35:55Viva l'Algérie
35:56qui compte
35:57plus d'un million
35:57d'abonnés
35:58plus d'un million
35:59d'abonnés
36:00il commente
36:01une petite vidéo
36:02donc montrant
36:03le spectacle
36:03de dévastation
36:04avec notamment
36:05des voitures brûlées
36:06je vous le lis
36:06peut-être
36:07pour finir
36:08parce que ça me paraît
36:09intéressant
36:10parmi les choses
36:12qui nous réjouissent
36:13le plus
36:13nous les Algériens
36:14ce sont les scènes
36:15de dévastation
36:16que nous voyons
36:17se propager en France
36:18car nous avons
36:19le sentiment
36:19d'avoir remis
36:20une partie
36:20de notre dû
36:21à son encontre
36:22à cause du grand désastre
36:24qu'elle a causé
36:24dans notre pays
36:25pendant un siècle et demi
36:26et quiconque prétend
36:27à la nationalité algérienne
36:29se désole de telle scène
36:30et en éprouve
36:31de l'étroitesse
36:32de poitrine
36:33n'est qu'un usurpateur
36:34de nationalité
36:35rien de plus
36:36donc que comprend-on
36:37que pour finir
36:38que pour cet influenceur algérien
36:40je pense qu'à un million
36:41d'abonnés
36:41on peut prétendre à ce titre
36:42ce qui s'est passé
36:43cette insurrection
36:44c'est bien une revanche
36:45un match retour
36:45de la guerre d'Algérie
36:46et qu'aucun Algérien
36:48selon lui
36:48n'a le droit
36:49de dire autre chose
36:50sauf être
36:51un mauvais Algérien
36:52Merci beaucoup
36:54on apprend
36:55qu'il y a une interdiction
36:56de manifester
36:57dans certains quartiers
36:59parisiens
36:59à partir de 20h
37:00ce lundi
37:01jusqu'à 6h
37:03ce mardi
37:04Philippe De Villiers
37:05installez-vous
37:06il est notre invité
37:08ce soir
37:08Mathieu Bocoté
37:09dans un instant
37:10après Philippe De Villiers
37:11nous allons conclure
37:12cette émission
37:12avec l'autodéfense
37:14puisque les français
37:15aujourd'hui
37:16ont cette forte tentation
37:18installez-vous
37:18mon cher Philippe De Villiers
37:19de l'autodéfense
37:21installez-vous
37:21Philippe De Villiers
37:22votre livre
37:24Résurrection
37:25aux éditions
37:26Fayard
37:27qui est paru
37:29en octobre
37:292026
37:30c'est un plaisir
37:30vraiment
37:31de vous accueillir
37:32ce soir
37:32Résurrection
37:34le retour
37:35de la France
37:36éternelle
37:37c'est le sous-titre
37:38de votre livre
37:39c'est un plaisir
37:40de vous accueillir
37:41ce soir
37:42cher Philippe De Villiers
37:43êtes-vous bien installé
37:44êtes-vous bien installé
37:46à ce que tout le monde a
37:46voilà
37:47nous sommes
37:48d'abord
37:49on va parler
37:50dans un instant
37:51de votre livre
37:52évidemment
37:53qui donne un écho
37:55particulier
37:56à ce qui se passe
37:57aujourd'hui
37:58mais Philippe De Villiers
37:59d'abord
37:59sur les émeutes
38:00selon vous
38:01à quoi
38:02assiste-t-on
38:03aujourd'hui
38:04comment qualifier
38:05Mathieu Bocoté
38:06il a donné sa qualification
38:07tout à l'heure
38:08comment qualifier
38:09ce qui se passe
38:10aujourd'hui
38:10on va voir
38:11si on est raccord
38:12avec le sociologue
38:14d'abord
38:15je suis très heureux
38:16d'être avec vous
38:17parce que je vous regarde
38:18tous les soirs
38:18et je vous aime beaucoup
38:21je vous apprécie énormément
38:22et vous êtes pour moi
38:23une source d'inspiration
38:26on vous regarde tous
38:27tous les vendredis
38:27voilà
38:27et je regarde vraiment
38:30comme un français
38:32et je me dis
38:32c'est normal
38:33que vous soyez si nombreux
38:35à regarder cette émission
38:36voilà
38:37merci beaucoup
38:38alors
38:40je réponds à votre question
38:41je pense que
38:44nous avons assisté
38:49à
38:52une séquence
38:53de pré-guerre civile
38:56entre la nouvelle France
38:59et l'ancienne France
39:01je ne savais pas
39:03en écrivant ce livre
39:04que je serais pile dans l'axe
39:07quand j'ai écrit
39:08cet été
39:10c'est-à-dire qu'en fait
39:11le pays
39:13est entré
39:15en sauvagerie
39:20il y avait à Rome
39:21après l'invasion des barbares
39:23une expression
39:24qui correspond bien
39:25à ce qu'est la France
39:25d'aujourd'hui
39:26le barbaricum
39:28on a vu dans les rues
39:29le barbaricum
39:31et c'est-à-dire
39:33qu'en fait
39:33nous avons assisté
39:35à des manifestations
39:38inédites
39:39de tribalisme
39:40de conquête
39:41territoriale
39:42il faut appeler les choses
39:43par leur nom
39:45est-ce que
39:46selon vous
39:47Philippe de Villiers
39:48une redite
39:49des émeutes
39:50précédentes
39:51des émeutes
39:51de 2023
39:52de Naël par exemple
39:53est-ce un basculement
39:55est-ce un tournant
40:00on peut penser
40:02d'un oeil distraite
40:03c'est une redite
40:05mais ce n'est pas
40:06une redite
40:07pour moi
40:07c'est un basculement
40:08et même
40:09un basculement
40:10historique
40:13et si vous me permettez
40:15une mise en perspective
40:17de quelques instants
40:18je voudrais
40:20pourquoi pour moi
40:20c'est un basculement
40:22donc moi
40:23j'ai connu
40:23que comme vous
40:24les
40:25émeutes
40:26de 2005
40:27je m'en souviens
40:28très bien
40:28en fait
40:29en 2005
40:30la nappe
40:31d'huile bouillante
40:32était circonscrite
40:35à la Seine-Saint-Denis
40:38puis il y a eu
40:392023
40:41la mort
40:42de Naël
40:43là
40:43en fait
40:44la nappe
40:46d'huile bouillante
40:46s'est étendue
40:48à toutes les banlieues
40:49avec
40:52une revendication
40:53de souveraineté
40:55pour les territoires
40:56perdus
40:57que les lexicologues
40:59de la logomachie
41:00officielle
41:01ont appelé
41:02d'un mot merveilleux
41:04les quartiers
41:04sensibles
41:06oh
41:07qu'ils sont sensibles
41:08ces petits
41:09et puis
41:10il y a eu
41:11le 31 mai
41:12là
41:13on est passé
41:14des émeutes
41:15à la meute
41:15donc on franchit
41:17encore un cran
41:18et là
41:19il y a une différence
41:19de degré
41:20et de nature
41:21en même temps
41:21parce qu'il y a
41:22trois gestes
41:23je dirais
41:24de conquête invasive
41:26premier geste
41:27le pillage généralisé
41:28qui n'est pas
41:30un pillage
41:31d'enrichissement
41:32enfin
41:33qui est moins
41:34un pillage
41:34d'enrichissement
41:35à la manière
41:37de la robrie
41:37et la dérobrie
41:39des soldats
41:40de Clovis
41:41à Soissons
41:42qui avaient droit
41:43à deux jours
41:44après la victoire
41:45pour tout ramener
41:47voilà
41:48y compris
41:48le fameux calice
41:49de l'évêque de Reims
41:51là c'est un pillage
41:53je dirais
41:55un pillage
41:57vécu
41:57comme un exercice
41:59jubilatoire
42:00de revanche
42:01post-coloniale
42:02c'est à dire
42:03qu'en fait
42:03les gens qui pillent
42:05se remboursent
42:06de la colonisation
42:07ils ont une sorte
42:09de droit
42:09de tirage
42:10sur la colonisation
42:12et donc
42:12en fait
42:13pour eux
42:14casser
42:15c'est réparer
42:16en quelque sorte
42:16c'est à dire
42:17vous êtes venus
42:18chez nous
42:19on vient
42:19chez vous
42:20et on se sert
42:23le deuxième geste
42:26de conquête
42:27invasive
42:28c'est
42:29la confrontation
42:30avec
42:31la police
42:34la police
42:35qui n'est plus
42:35comme
42:36du temps
42:37où j'étais jeune
42:39une force
42:40de l'ordre
42:41de sécurité
42:43qu'on cherche
42:44à éviter
42:45quand on manifeste
42:47avec l'art
42:48de l'esquive
42:50même en 2006
42:51c'était encore
42:52comme ça
42:53du temps
42:53de Nicolas Sarkozy
42:54je m'en souviens
42:54très bien
42:56aux invalides
42:57on cherche
42:58à éviter
42:58la police
42:59non
42:59c'est devenu
43:00une force
43:00d'occupation
43:01qu'on veut
43:01affronter
43:02c'est une force
43:04d'occupation
43:05et je dirais
43:05même
43:06une bande
43:06rivale
43:07puisqu'on est
43:08dans une guerre
43:09de conquête
43:09territoriale
43:11et puis enfin
43:12l'état
43:12la confrontation
43:14avec l'état
43:15alors là
43:16c'est manifeste
43:17parce que là
43:18sont
43:20brûlés
43:20sont endommagés
43:22sont visés
43:23des bâtiments
43:24qui incarnent
43:25l'état
43:26c'est à dire
43:27des mairies
43:28des préfectures
43:28du commissariat
43:30et en fait
43:31l'état
43:32est nu
43:33il est dans
43:33son impuissance
43:34il ne peut plus
43:36protéger
43:36la population
43:37l'état
43:38argalien
43:39est mort
43:39il est
43:41il est
43:42à terre
43:43c'est à dire
43:44que
43:44en fait
43:45les gens comprennent
43:46surtout les commerçants
43:47mais beaucoup d'autres
43:48que
43:48le
43:49le chez soi
43:51change de résident
43:53le souverain
43:55change de titulaire
43:56et on est
43:58à la prochaine étape
43:59tout près
44:00de la prochaine étape
44:01la prochaine étape
44:02c'est
44:03on ouvre
44:04les serrures
44:05on fait sauter
44:06les serrures
44:06et les digicodes
44:07de la bourgeoisie
44:08macronienne
44:08de l'avenue
44:09fauche
44:09et on monte
44:10à l'étage
44:11et là
44:11ce sera
44:12le homme
44:13jacquine
44:13universel
44:14et créolisé
44:15au nom
44:16des quartiers
44:17sensibles
44:18de la politique
44:18de la ville
44:19et de l'émancipation
44:20des jeunes
44:21mais Philippe
44:22de Villiers
44:22si vous permettez
44:24moi j'ai des amis
44:25qui m'ont envoyé
44:26des images
44:27où on est rentré
44:28chez eux
44:28on a pillé
44:30chez eux
44:30avec une femme
44:31enceinte
44:32dans des quartiers
44:33en plein Paris
44:34question
44:35qui est responsable
44:36de ce chaos
44:37Philippe de Villiers
44:38la France
44:39la nouvelle France
44:42parce que la nouvelle France
44:43a organisé
44:44la convergence
44:48des deux sociologies
44:52qu'on a retrouvées
44:53dans la rue
44:55qui ont versé
44:58dans la
44:59des appartenances
45:00civiques
45:02donc
45:03le Waukistan
45:05et l'Islamistan
45:06la rue Saint-Guillaume
45:08et la rue Arabe
45:12les premiers
45:13qui sont des bourgeois
45:14d'histoire
45:14Rénoir
45:16joue
45:16les révolutionnaires
45:18s'habillent
45:19en sans-culottes
45:20en garde-rouge
45:21et en bolchevique
45:23et ceux-là
45:23ils reprennent
45:24la phrase de Carrier
45:26plutôt
45:27faire de la France
45:28un cimetière
45:29que de ne pas
45:29la régénérer
45:30à notre manière
45:31ils veulent régénérer
45:32la France
45:32ces jeunes
45:34et
45:35il y en a un
45:36qui d'ailleurs
45:37a affronté
45:37Louise Montangon
45:38il avait une tête à claques
45:39un jeune bourgeois
45:41ça se voit
45:42et elle est fist
45:44donc la révolution
45:46la pulsion révolutionnaire
45:48et les autres
45:50l'Islamistan
45:51c'est-à-dire en fait
45:52des jeunes
45:53qui
45:56sont dans
45:57la revanche
45:59post-coloniale
46:00et
46:01qui en fait
46:03ont vécu
46:04comme ils l'ont dit
46:05la semaine dernière
46:08l'apostrophe
46:09de Jamel Debbouze
46:11au festival
46:12de Cannes
46:13lorsqu'il a présenté
46:14le film indigène
46:15et ça a été repris
46:17cette semaine
46:18par les jeunes
46:18nos arrières-grands-pères
46:20ont libéré
46:21la France
46:22nos grands-parents
46:25l'ont
46:26reconstruite
46:27nos parents
46:28l'ont nettoyée
46:29et nous
46:30nous allons
46:30vous la raconter
46:31voilà
46:32donc en fait
46:32on est chez nous
46:33et vous
46:34vous n'êtes plus
46:34chez vous
46:36Philippe De Villiers
46:37comment on en est arrivé là
46:39ensuite on va parler
46:40de résurrection
46:41parce qu'il y a aussi
46:43de l'espoir
46:44comment on en est arrivé là
46:46il suffit de
46:49de prendre
46:50les acteurs principaux
46:51les auteurs principaux
46:53du mouvement insurrectionnel
46:55pour comprendre
46:56comment on en est arrivé là
46:57les Black Bloc
46:584000
46:596000
47:00ils sont venus d'Allemagne
47:01ils sont venus d'Angleterre
47:02ils sont venus des Pays-Bas
47:03ça veut dire
47:04qu'il n'y a plus de frontières
47:05ça veut dire
47:06qu'il n'y a plus de contrôle
47:07et un pays
47:08qui n'est pas contrôlé
47:08un pays qui n'a plus
47:09de frontières
47:10n'a plus de sécurité
47:12voilà
47:12donc c'est notre cas
47:13il n'y a plus de politique
47:15de sécurité
47:15il n'y a plus de sécurité
47:16la sécurité
47:17n'est plus un enjeu
47:18pour les élites
47:19pour la société
47:20de connivence
47:22deuxièmement
47:22après Black Bloc
47:23deuxième acteur
47:25les racailles
47:27on fait venir
47:28500 000 personnes
47:29par an
47:30depuis 10 ans
47:30ça fait 5 millions
47:31avec Macron
47:32tous ne sont pas
47:33des racailles
47:34non
47:35mais
47:36c'est très difficile
47:39Christine
47:39très difficile
47:41pour un jeune
47:42africain
47:43de
47:44de se priver
47:46de son
47:47de ses racines
47:49d'accepter
47:51de cautériser
47:52la plaie
47:52et d'opérer
47:53la greffe
47:54pour devenir français
47:55pourquoi c'est si difficile
47:57parce que
47:58qu'est-ce qu'on leur propose
47:59aux jeunes
47:59de détester la France
48:01en France
48:01donc
48:02à partir du moment
48:03où
48:04les héritiers
48:06ne savent plus rien
48:08de leur passé
48:08que les arrivants
48:10détestent leur présent
48:11comment voulez-vous
48:12qu'il y ait encore
48:13une assimilation
48:13voilà
48:14et en fait
48:15on a vécu
48:15trois périodes
48:17on a vécu
48:19d'abord
48:20l'éclipse
48:21de la conscience nationale
48:22avec Giscard
48:23quand il a dit
48:24la France est trop petite
48:25il faut la fondre
48:26dans l'Europe
48:28puis
48:28deuxième temps
48:29la défrancisation
48:30la fin de l'assimilation
48:33officiellement
48:33au nom de l'intégration
48:35puis
48:36l'islamisation galopante
48:38avec la fameuse phrase
48:39que je n'ai pas oubliée
48:40au printemps dernier
48:41de monsieur Nunez
48:42qui a dit
48:43à la mosquée de Paris
48:47Emmanuel Macron
48:48tient au développement
48:49de l'islam en France
48:50donc c'est dit
48:53Philippe Devilliers
48:54vous avez écrit ce livre
48:56cet été
48:58Résurrection
48:58le retour de la France
48:59internelle
49:00chez Fayard
49:01pourquoi ce titre
49:03Résurrection ?
49:06parce que la question
49:09cruciale est la suivante
49:13chacun le voit
49:14ou le sent
49:14ou le pressent
49:16ou bien
49:18c'est la mort
49:20ou bien c'est le retour
49:22de la France éternelle
49:26quand on parle
49:27de la France éternelle
49:28du retour
49:29de la France éternelle
49:34la revivissance
49:35ne suffit pas
49:36il faut aller plus haut
49:39chercher un mot
49:41qui correspond
49:41à quelque chose
49:42de plus haut
49:43que la revivissance
49:44c'est le mot
49:44résurrection
49:45le mot résurrection
49:47en fait
49:51il signifie
49:54qu'on revient
49:56aux valeurs
49:58de la survie
50:00le mot résurrection
50:02signifie qu'on peut
50:03retrouver la plénitude
50:04de vie
50:04si la France
50:07renaît
50:07et donc
50:09si elle renaît
50:09comme elle est née
50:10la France est née
50:12pour
50:14porter
50:16des symboles
50:17de vie
50:19au coeur du chaos
50:20vous parlez
50:21de résurrection
50:22mais on voit
50:23le projet
50:24de la nouvelle France
50:25quel est le projet
50:26de la nouvelle France
50:27selon vous
50:28Philippe de Villiers
50:30face à peut-être
50:30la France éternelle
50:31que vous décrivez
50:32dans votre livre
50:32alors justement
50:33en fait
50:35j'ai eu l'idée
50:36de ce livre
50:36en voyant
50:37la nouvelle France
50:38qui avance
50:39et l'ancienne France
50:40qui se cache
50:41qui s'y efface
50:45et
50:45et j'ai donc
50:49j'ai beaucoup travaillé
50:50j'ai tout lu
50:52sur
50:53Mélenchon
50:54sur ce qu'il veut
50:56sur ses dernières intentions
50:57parce qu'il en a changé
50:59et j'ai lu
51:00des choses
51:01extravagantes
51:03que vous verrez
51:04dans mon livre
51:04sur la créolisation
51:06de la France
51:07parce que
51:08Mélenchon
51:08veut créoliser
51:09la France
51:10c'est pas moi
51:10qui le dit
51:11c'est lui
51:12il veut créoliser
51:13la France
51:14par un mélangisme
51:16invasif
51:16et il s'est inspiré
51:17d'Edouard Glissant
51:19d'un poète
51:20philosophe
51:21martiniquette
51:22qui a donné
51:23comme modèle
51:24historique
51:24les sociétés
51:26esclavagistes
51:27des Antilles
51:27en disant ceci
51:29repris par Mélenchon
51:31ces individus
51:33ont été arrachés
51:34à leur culture
51:35d'origine
51:37et ils ont fabriqué
51:39une nouvelle identité
51:40et il dit
51:40voilà ce que je propose
51:41pour la France
51:42c'est-à-dire qu'en fait
51:43il a une philosophie
51:44de l'homme
51:46qui nie
51:47toute forme
51:48de nature fixe
51:49il a une philosophie
51:51de l'homme
51:53qui nie
51:53toute forme
51:54d'identité
51:56substantielle
51:57nationale
52:00il nie
52:01l'idée
52:02qu'il y a
52:02une culture
52:03légitime
52:03à transmettre
52:05il a un point
52:06commun
52:06avec Macron
52:07il veut changer
52:08de France
52:09il y en a un
52:10qui veut faire
52:11la post-France
52:12et l'autre
52:12qui veut faire
52:12l'après-France
52:13la non-France
52:15donc cet homme
52:16est dangereux
52:18parce que
52:18la créolisation
52:19de la France
52:20ça veut dire
52:21un changement
52:21de population
52:22et un changement
52:23de civilisation
52:24suivez mon regard
52:26je suis votre regard
52:27et je me dis
52:28que je suis antillaise
52:29et je me dis
52:29que nous
52:30Antillais
52:31Philippe de Villiers
52:32on n'avait pas
52:33le choix
52:34ah oui mais
52:35vous voyez ce que je veux dire
52:36oui mais là
52:36c'est une marque
52:37de mépris de Mélenchon
52:38vous l'avez bien compris
52:39que de se servir
52:41que de se servir
52:42des Antilles
52:43et de raconter
52:43n'importe quoi
52:44c'est-à-dire
52:44qu'il inverse
52:45complètement les choses
52:46parce que ce que
52:47les Antillais
52:48moi je connais
52:48beaucoup d'Antillais
52:50dont une magnifique
52:52ils sont tous magnifiques
52:53les Antillais
52:54ils sont français
52:55autant que nous
52:55et plus que nous
52:56la Martinique
52:57est devenue française
52:57avant la Corse
52:58alors il faut arrêter
53:00mais vous parlez
53:01à Philippe de Villiers
53:01dans votre livre
53:02du retour de la France éternelle
53:05je ne la vois pas moi
53:06ce retour de la France éternelle
53:08j'ai envie d'espérance
53:09j'ai envie d'espoir
53:09mais vous en parlez
53:11c'est-à-dire ?
53:12le retour de la France éternelle
53:13en fait
53:15passe par un préalable
53:17c'est
53:19la fin
53:19de l'éclipse
53:20de la conscience nationale
53:21la redécouverte
53:22de ce qu'on appelait
53:24quand j'étais enfant
53:25l'intérêt national
53:27ce mot a disparu
53:29l'intérêt national
53:31ça veut dire quoi ?
53:32ça veut dire que
53:35le gouvernement
53:36l'état
53:37doit garantir
53:38la sécurité des français
53:39donc
53:41rétablir la frontière
53:42faire la remigration
53:43pour des gens
53:44qui n'ont rien à faire
53:45en France
53:46par exemple
53:47qui sont condamnés
53:47il faut qu'ils repartent
53:48chez eux
53:48l'intérêt national
53:50par exemple
53:51ça consiste à
53:53garder l'argent
53:54des français
53:55pour les français
53:55plutôt que de l'envoyer
53:56en Ukraine
53:57l'intérêt national
53:59ça consiste à dire
54:00je veux une agriculture
54:02prospère
54:03une paysannerie
54:04prospère
54:05avec le blé français
54:06les légumes français
54:08les fruits français
54:09plutôt que de faire venir
54:10les poulets au chlore
54:12d'Ukraine
54:12ou l'agrochimie
54:14du Mercosur
54:15l'intérêt national
54:16ça consiste à dire
54:17je veux une industrie
54:18je veux la protéger
54:19parce que personne
54:20ne le fera à ma place
54:22l'intérêt national
54:23ça passe par
54:24l'indépendance nationale
54:25et l'indépendance nationale
54:27ça passe par
54:27le retour à la souveraineté
54:29c'est à dire
54:30une chose toute bête
54:31qu'on a oublié
54:32un pays
54:34un vrai pays
54:35qui veut redonner
54:37à sa jeunesse
54:38l'espérance
54:39il faut qu'il
54:40commence
54:40par retrouver
54:41le contrôle
54:42de ses lois
54:43de ses frontières
54:45de sa monnaie
54:46et de son état de droit
54:47vous dites
54:48intérêt national
54:49garder l'agent
54:49des français
54:50plutôt que l'Ukraine
54:51mais il faut aussi
54:52ça fait aussi partie
54:53de l'intérêt national
54:53que de protéger
54:55effectivement
54:56la France
54:57des éventuelles
54:58attaques au niveau
54:59extérieur
55:00dernière question
55:01Philippe De Villiers
55:01le temps presse
55:02on vous aurait gardé
55:03pendant toute la soirée
55:04quelles sont donc
55:05ces minorités salvatrices
55:07dont vous parlez
55:08vous parlez de minorités
55:09salvatrices
55:09quelles sont-elles ?
55:12je pense que
55:14sans qu'on s'en aperçoive
55:17sauf quand on va
55:18au stade de France
55:19la soirée du pape
55:21ou qu'on regarde
55:22Louise Montangon
55:23à la télévision
55:24qui expulse
55:26et explose
55:27littéralement
55:28ses adversaires
55:30partenaires
55:32on ne voit pas
55:33quelque chose
55:34qui est en train
55:34de se préparer
55:36c'est en fait
55:37une génération
55:39qui se lève
55:39qui en a marre
55:41de tout ça
55:41une génération
55:42de français
55:43de souche
55:44ou de désir
55:46des français
55:47de préférence
55:48comme disait
55:48le poète
55:49et qui disent
55:50ça suffit
55:51on est chez nous
55:52et on veut
55:54que le chez nous
55:54ressemble au chez nous
55:55c'est-à-dire
55:56à la France éternelle
55:57à la France
55:57qu'on a reçue
55:58en héritage
56:01c'est ce que j'appelle
56:02les consciences dressées
56:04la France
56:04est un vieux pays
56:05un très vieux pays
56:07un pays spirituel
56:08un pays métaphysique
56:09quand un pays
56:10est très vieux
56:11il va chercher
56:12dans le miroir
56:12de ses anciennes sagesses
56:13une force insoupçonnable
56:15pour se relever
56:17c'est-à-dire
56:18que le passé
56:19bimillénaire
56:20de la France
56:20est comme une corde
56:21de rappel
56:21et moi je ressens
56:22physiquement
56:23l'énigme
56:24de ces sédimentations
56:25invisibles
56:26qui sont des recharges
56:28d'énergie
56:28et qui font qu'en
56:29chaque petit français
56:30sans qu'il le sache
56:33se trouve
56:35vie
56:36survit
56:36murmure
56:37un français millénaire
56:40qui garantit
56:41à ce jeune français
56:44la transmission
56:46du courage
56:47et des valeurs
56:47distinctives
56:48c'est-à-dire
56:49qu'il est en train
56:50de naître
56:51en France
56:51le français
56:53qui va tout balayer
56:54et qui va redresser
56:54le pays
56:55ce français
56:57appartient
57:00aux hautes nefs
57:02immémoriales
57:03un français
57:04de la France
57:05de toujours
57:05un français
57:07de la France
57:07de toujours
57:07merci Philippe
57:08de rester avec nous
57:09pour écouter
57:10la dernière minute
57:11de cette émission
57:12Mathieu Bocoté
57:13l'État fait une promesse
57:15aux individus
57:16assurer la sécurité
57:18et pourtant
57:19on sent
57:19la tentative
57:20de l'autodéfense
57:21à grande échelle
57:22on la comprend
57:23si je peux me permettre
57:24c'est une question
57:25que tous se posent
57:26depuis samedi
57:27mais enfin
57:28on se la pose
57:28depuis la séquence
57:29Naël
57:29je me rappelle
57:30depuis les émeutes
57:31de Naël
57:31quand on a compris
57:32que demain
57:33ou après demain
57:34ou après demain
57:34les émeutiers
57:35les racailles
57:36les voyous vont entrer
57:37dans les maisons
57:38ça on le sait
57:39que ça va arriver
57:39mais combien d'amis
57:40je rappelle encore une fois
57:41que ça a déjà commencé
57:43oui bien sûr
57:44je dirais à grande échelle
57:45lorsque ça arrivera
57:46que faire
57:47que faire tout simplement
57:49est-ce qu'on doit
57:49se laisser agresser
57:50piller, violer
57:52ou est-ce qu'on peut
57:53se défendre
57:54est-ce qu'on a
57:54en droit de se défendre
57:56et bien même chose
57:57depuis samedi
57:58qu'est-ce que j'entends
57:58et la dame l'a dit
57:59en interview tantôt
58:01qu'est-ce qui arrive
58:02quand on téléphone
58:02à la police
58:02mais elle ne répond pas
58:03des gens payent
58:04votre commerce
58:05les gens détruisent
58:07l'oeuvre de votre vie
58:08ils s'emparent
58:09de vos biens
58:10qu'est-ce que vous pouvez
58:11faire dans ce cas-là
58:12si la police ne répond pas
58:13vous attendez
58:14vous priez
58:14pour qu'on ne vous détrousse pas
58:16pour qu'on ne vous agresse pas
58:17vous essayez de vous défendre
58:18pas vraiment
58:19parce qu'on le sait une chose
58:20si vous cherchez
58:20à vous défendre
58:21et que vous frappez
58:22un peu trop fort
58:22celui qui vous agresse
58:23vous pourriez devenir
58:24le coupable de cette histoire
58:26alors on sait
58:27Laurent Burton
58:28depuis des années
58:29dans ses livres
58:29nous dit
58:29viendra
58:30il s'en désole
58:31viendra le jour
58:32où l'état
58:33ne faisant pas le travail
58:33l'autodéfense deviendra
58:35une nécessité
58:36il ne parle pas
58:37de se faire justice
58:38soi-même
58:38il ne parle pas
58:38de la loi du talion
58:39personne ne parle de ça
58:40on dit simplement
58:41la capacité de défendre
58:42sa propriété privée
58:43défendre les siens
58:45encore cela dit
58:46cela dit
58:46on nous dirait
58:46il ne faut pas privatiser
58:47la violence légitime
58:49l'état a la seule violence légitime
58:50mais la violence
58:51elle est déjà privatisée
58:52elle est privatisée
58:53par les bandes
58:53qui viennent des banlieues
58:55et qui sont sous le signe
58:55de la violence racaille
58:56ils sont privatisés
58:57par l'ultra-gauche militante
58:59qui est prête à tuer
58:59peut-être demain
59:00donc devant ça
59:01il n'y a que le commun
59:02des mortels
59:02qui n'est pas en droit
59:03de se défendre
59:04et en dernière instance
59:05n'oubliez pas
59:05si en quittant ce plateau
59:06ce soir
59:07on trouve le moyen
59:08de rouler un peu trop rapidement
59:09dans notre voiture
59:09là l'état sera intraitable
59:11nous ne tolérons pas
59:12l'insécurité de ceux
59:13qui conduisent trop vite
59:14pour le reste
59:14il n'y a pas le temps
59:15j'en témoigne
59:15merci beaucoup
59:17Mathieu
59:18magnifique
59:19magnifique
59:19extraordinaire
59:20extraordinaire
59:21Philippe Devilliers
59:22je rappelle votre livre
59:23Résurrection
59:24le retour de la France éternelle
59:26la France éternelle
59:28c'est votre dernier mot
59:29à lire
59:29chez Fayard
59:30c'est un honneur
59:31de vous avoir
59:33merci infiniment
59:34on aurait aimé
59:34vous avoir tous les soirs
59:35mais l'art comme veille
59:37vous êtes décompté
59:38pas les autres
59:38excellente suite de programme
59:40le retour de Pascal Praud
59:41merci à vous
59:42merci à vous
59:44merci à vous