Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Ce lundi 19 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01BFM Business, 15h30, 16h, USA Today, avec Guillaume Sommerer.
00:30Meta et Tesla à suivre. Par exemple, il y aura aussi IBM, pas mal de valeurs tech.
00:33Donc, vous commencez à annoncer leur trimestriel.
00:35Ce sera notamment mercredi, alors que la semaine dernière, le Nasdaq a perdu 5,5% sa pire semaine depuis
00:40avril 2025.
00:41Puis, on parlera Data Center également.
00:43Et les hésitations de Microsoft au Royaume-Uni.
00:46Microsoft qui fait un pas en arrière là-bas au Royaume-Uni pour investir dans les Data Centers
00:50parce que le Royaume-Uni ne prévoit de fournir l'électricité nécessaire que dans les années 2030.
00:55Microsoft espérait que ça irait plus vite.
00:56Résultat donc, un pas en arrière de Microsoft sur les Data Centers au Royaume-Uni.
01:00On va en parler.
01:00Les taux obligataires aussi, bien sûr, on ne les perd pas de vue.
01:03Autant ils flambent, enfin en tout cas ils progressent.
01:05Ils se tendent les taux obligataires français aujourd'hui après ce qui s'est passé ce week-end.
01:08Autant aux Etats-Unis, c'est plutôt cool et calme aujourd'hui.
01:10Le 10 ans américain, contrairement aux 10 ans français, est parfaitement stable à 5,10%.
01:15Tiens, vous l'entendez, c'est la cloche qui retentit aux Etats-Unis.
01:18Les premières secondes de cotation, le Dow Jones qui apparaît en petite baisse aujourd'hui pour entamer la semaine.
01:22Rien de très méchant.
01:23Moins 0,09%, 51 946 points.
01:27Mais c'est surtout le Nasdaq qu'on va suivre de très très près aujourd'hui après sa forte baisse
01:31de la semaine dernière.
01:32USA Today, c'est parti.
01:35USA Today, sur BFM Business.
01:39Ils sont là, nos trois experts.
01:40John Plassard, bien sûr, comme chaque jour, associé, cité, gestion.
01:43Bonjour John, ravi de vous retrouver.
01:45Bonjour Guillaume.
01:46Amandine Gérard est avec nous aussi, président de la Financière de l'Arc.
01:49Bonjour Amandine.
01:49Bonjour messieurs.
01:50Et Frédéric Ginta.
01:51Bonjour Frédéric.
01:52Bonjour.
01:52Bienvenue également, partenaire chez Azura, professeur de finance à l'ESCP, ancien ministre de Monaco et spécialiste du numérique.
01:59Il y en a des choses à évoquer.
02:00Alors John, dans un instant, on regardera, vous nous conterez le regard américain sur ce qui s'est passé ce
02:04week-end en France,
02:05à savoir ces violences, ces saccages effectivement qui tendent le 10 ans français.
02:09On va beaucoup en parler aussi dans BFM Bourse juste après.
02:11Le 10 ans français est à 4,88.
02:13Mais avant de parler de tout ça, Wall Street, que faut-il attendre de cette nouvelle semaine boursière là-bas,
02:18John ?
02:20Encore une nouvelle semaine avec pas mal de volatilité à attendre.
02:23Alors d'abord, évidemment, les résultats des entreprises.
02:25Vous avez cité quelques-unes, Meta, Tesla, SpaceX, on n'oublie pas SpaceX demain, Netflix, IBM, Texas Instruments,
02:34et aussi ce qu'on appelle la vieille économie avec General Motors, 3M, Procter & Gamble et American Express.
02:40Évidemment, on se fixera sur les marges, les perspectives bénéficiaires,
02:45et puis la rentabilité des investissements dans l'intelligence artificielle dont on parle tous les jours.
02:51On aura aussi les premiers PMI d'octobre aux États-Unis.
02:55On attend un ralentissement de l'activité manufacturière et des services, mais toujours en zone d'expansion.
03:04On aura aussi l'immobilier américain.
03:06Et on ne parle pas assez de l'immobilier américain, mais il est sous pression à cause du 30 ans
03:10notamment,
03:10qui est tellement haut aux États-Unis.
03:14Donc on regardera les permis de construire et puis les promesses de vente.
03:17Et puis la consommation, bien évidemment.
03:20La consommation, elle passe à travers la confiance du consommateur américain
03:25et avec la dernière lecture de l'indice de confiance de l'Université du Michigan que tout le monde regarde.
03:32Et chose assez intéressante à noter, vous savez, la semaine prochaine,
03:36on aura, Guillaume, la réunion de la Réserve fédérale américaine.
03:39Eh bien, à partir d'aujourd'hui, les membres de la Fed n'ont plus le droit de parler.
03:43Alors, on a beaucoup parlé de la Forward Guidance qui avait été éliminée,
03:47mais là, ils n'ont plus le droit de parler.
03:49Ils sont dans la période de silence jusqu'à la semaine prochaine.
03:51Donc on ne se basera que et seulement sur les datas, sur les statistiques économiques.
03:58Et effectivement, il y en a assez peu, vous les avez cités, les quelques stats attendues cette semaine,
04:01surtout les publications qui accélèrent.
04:03Vous regardez quoi, vous attendez quoi cette nouvelle semaine américaine sur les marchés ?
04:06Amandine.
04:07On attend d'avoir plus de précisions, non pas sur la croissance des bénéfices,
04:11parce qu'elle semble acquise, mais en revanche sur les dépenses et les capex liés à l'IA notamment,
04:17puisque les bilans commencent à se tendre.
04:18Il faut préciser qu'aujourd'hui, seul Microsoft dans les hyperscalers continue de se financer juste avec son cash.
04:25Donc il y a eu beaucoup de levées de dettes.
04:26On a vu le petit moment de panique la semaine dernière sur CoreWave.
04:30On sait qu'Oracle peut avoir un sujet aussi.
04:32Donc on se repositionne quelque part sur le bilan.
04:36Et Guillaume, comme vous venez de le dire, sur aussi la capacité des installations énergétiques à être mises en place.
04:44Et le recul, le Microsoft y participe.
04:46On ne peut pas avoir de décalage entre la génération de cash, les investissements,
04:51avec des niveaux de taux d'intérêt aussi élevés.
04:53Oui, ça va être un des grands enjeux de la semaine, effectivement.
04:57Comment sentez-vous cette économie américaine ?
04:59Frédéric, en l'occurrence, on a Wall Street, c'est vrai que ça a fait un peu peur la semaine
05:01dernière, le Nasdaq.
05:03Mais les indicateurs américains restent costauds.
05:05Des taux qui sont un peu détendus et on reste sur une stabilité, là, en ce début de semaine.
05:08On regarde le 10 ans américain, parfaitement stable à 5, 10.
05:11C'est-à-dire qu'autant on voit de la pression aujourd'hui sur la France, on sait pourquoi,
05:14autant sur le 10 ans américain, ce n'est pas le cas.
05:15Mais on a toujours cette croissance.
05:16Comment cette dynamique-là, vous l'analysez, vous ?
05:19Parce que l'économie américaine est multiple.
05:22Déjà, c'est dur de parler de l'économie américaine.
05:24Il y a une économie qui est l'économie de la technologie,
05:27qui, comme l'a dit Amandine, arrive à une phase essentielle.
05:31Elle se finance à crédit.
05:33Le bon exemple, c'est Meta, qui, pour la première fois, va se financer à crédit.
05:37Alors qu'historiquement, le Metaverse et les premières vagues de l'IA
05:42étaient financées cash avec les revues de la publicité.
05:45Donc, on arrive dans une phase de questionnement.
05:47On arrive dans une phase de se disant, est-ce que Anthropique va délivrer ?
05:50Donc, il y a la phase IA, qui est une phase de croissance,
05:53possiblement infinie ou de bulles immenses.
05:56Et on a le reste de l'économie qui bénéficie quand même d'un marché intérieur qui est quand même
06:01très solide.
06:02On voit que lorsque le Canada est attaqué, finalement, ça a très peu d'impact sur les États-Unis et
06:06beaucoup sur le Canada.
06:07Des leaders mondiaux.
06:08La vieille économie dont parlait John, qui quand même se porte bien.
06:12Des tensions avec la Chine qui s'apaisent.
06:14Malgré tout, c'est quand même essentiel pour l'économie américaine.
06:18en termes de matières premières.
06:20Une énergie, on l'oublie un peu vite, qui est peu chère.
06:24Les Américains qui sont excédentaires, qui exploitent même le diesel.
06:27Donc, quand on revient aux fondamentaux...
06:28Le gallon d'essence est un peu cher quand même pour les électeurs.
06:30Pour les électeurs, mais en termes de production, l'Amérique reste quand même bénéficiaire, exportatrice.
06:37Et d'où, c'est pour ça qu'ils peuvent dire que Hormuz est plus un problème européen qu'américain,
06:40finalement.
06:41Oui, voilà, cette économie, ces économies américaines.
06:44Parce que c'est vrai, économie en cas en plus, où on voit les particuliers qui s'en sortent.
06:49Un moral des consommateurs qui, grosso modo, tient.
06:51Puis une partie de la population qui souffre, au contraire.
06:53Et on aura, vendredi, vous nous le disiez, John, l'indice du Michigan, justement, sur le moral global des consommateurs.
06:59Ce qui est frappant, c'est que la semaine dernière, le Nasdaq a perdu 5,5%.
07:02C'est quand même sa pire semaine depuis avril 2025.
07:04Et on a un certain nombre de particuliers qui se sont dit, cette baisse du Nasdaq, il faut tout de
07:07suite en profiter.
07:08C'est près de 7 milliards de dollars ont été investis par des particuliers la semaine dernière dans des ETF
07:12à levier sur les semi-conducteurs.
07:147 milliards de dollars, c'est un record, on n'avait jamais vu ça.
07:16Signe donc que les particuliers semblent y croire, Amandine.
07:20Alors que les institutionnels, au contraire, sur la séance de vendredi, ont acheté des poutres comme jamais sur une seule
07:24séance.
07:25Donc là, on a deux salles, deux ambiances entre les particuliers et les institutionnels.
07:27Complètement, parce que justement, au sujet des particuliers, ça reste un cercle vertueux.
07:33La génération de richesses qui a été faite depuis le Covid, on va dire, c'est faite quasi intégralement via
07:40les actions et le Nasdaq, principalement.
07:43Donc le particulier a gagné beaucoup d'argent depuis cinq ans sur les marchés financiers.
07:47Et il peut le réemployer, justement.
07:49Exactement. Ce cercle-là, il ne faut pas qu'il s'inverse, parce qu'il consomme, on le sait bien,
07:54les Américains consomment beaucoup plus que nous.
07:56Et donc, tant qu'ils ont un emploi, et en plus, qui plus est, leur épargne, leur apporte, ils le
08:02réinjectent dans la consommation, mais également, ils le réinvestissent sur les marchés.
08:06Donc, ça s'explique complètement par cet auto-entretien, je ne vais pas dire que c'est une bulle, mais
08:13en tous les cas, de ce cercle vertueux aujourd'hui, qui doit être auto-entretenu, quelque part.
08:19C'est un peu comme le ponzi géant de la consommation aux États-Unis.
08:23Il faut continuer d'avancer, et on ne peut surtout pas ralentir.
08:26Donc, c'est clairement le sujet de la semaine dernière.
08:28Vous avez tranché là-dessus, Frédéric, bulle ou pas bulle ? Trop tôt pour avoir la réponse.
08:33Ce qui est sûr, moi, j'aime bien citer le patron anthropique là-dessus, sur le sujet de la bulle,
08:36qui dit,
08:37« Si je n'arrive pas à faire trois ou quatre fois mes revenus chaque année, moi qui suis leader,
08:42j'irai en banqueroute. »
08:44Donc, aujourd'hui, en fait, les coûts sont fixes.
08:46Ce qui est assez intéressant sur l'IA, c'est que les coûts sont fixes.
08:48Vous avez une industrie avec un ASML qui a 100% de market share, un TSMC pareil,
08:54trois entreprises qui font de la mémoire, un Foxconn qui assemble, un NVIDIA qui réfléchit au puce,
08:59et chacun est full et monopolistique.
09:01Donc, en fait, il faut juste regarder la ligne des revenus,
09:04et se dire lequel peut aboutir à être rentable assez vite.
09:10Et à la fin, il n'en restera qu'un, c'est un peu libre ? Non, pas forcément.
09:13À la fin, je pense qu'il restera un ou deux modèles, ce qu'on appelle frontières.
09:18Donc, c'est des grands modèles.
09:19Et je pense que, malgré tout, les GAFAM, avec leur plateforme tech, cloud et LLM,
09:27pourront quand même jouer des rôles.
09:28Donc, je pense qu'à la fin, il en restera deux, trois,
09:30mais qu'il y aura un tel marché qu'on a raison de se diversifier.
09:33Alors, John, est-ce que Meta en sera de ces un, deux ou trois ?
09:36À la fin, il n'en restera qu'un ou deux, trois.
09:38Est-ce que Meta sera dedans dans la liste, la shortlist des gagnants de l'IA ?
09:41Il se trouve que récemment, Meta a lancé des modèles qui ont enfin fait mouche.
09:44Et cette semaine, Meta va annoncer ses résultats et ses perspectives.
09:47Ce sera mercredi soir, John.
09:50Oui, on aura la réponse, mais c'est vraiment un enjeu.
09:54Et je dirais qu'on est au cœur de la question.
09:56On a vu que les entreprises qui n'arrivaient pas vraiment à monétiser
10:00cette intelligence artificielle,
10:02aujourd'hui, elles étaient sanctionnées en bourse.
10:04Alors, le véritable enjeu, c'est une nouvelle fois ce mot magique,
10:07la monétisation.
10:09Est-ce que l'intelligence artificielle améliore le ciblage publicitaire de Facebook,
10:15les recommandations que vous avez lorsque vous allez sur les sites
10:18et les revenus d'Instagram aussi, plutôt que ce soit un centre de coût ?
10:23Donc ça, c'est vraiment très, très important.
10:26Vous avez les dépenses d'investissement, évidemment,
10:28qu'on va regarder de très, très près sur les centres de données,
10:30sur les puces, sur les infrastructures informatiques.
10:33Et puis, il faut rappeler que le modèle de méta est assez extraordinaire.
10:38Pourquoi ? Parce qu'on a une activité publicitaire qui est rentable,
10:43qui est très rentable.
10:44Et de l'autre côté, on a une base de clients existants
10:47de plusieurs milliards d'utilisateurs.
10:50Donc, il y a une espèce de pouvoir de fixation des prix
10:52au sein de certains acteurs de l'intelligence artificielle.
10:56Donc, évidemment, on va regarder le scénario positif.
10:59Vous savez que j'aime bien regarder le verre à moitié plein, Guillaume.
11:03Eh bien là, évidemment, on pourrait avoir une croissance publicitaire
11:06extrêmement solide, associée à une amélioration de la productivité grâce à l'IA.
11:12Et ça, ce serait un message très, très fort pour le marché.
11:16Évidemment, si les dépenses pour les CAPEX augmentent encore plus rapidement
11:21que prévu, on pourrait avoir une sanction nette sur le marché.
11:24Je rappelle quand même qu'on a eu les résultats qui étaient très, très bons
11:28de ASML et de Schneider, qui étaient dans l'univers de l'intelligence artificielle
11:33et que les titres avaient été sanctionnés malgré des prévisions
11:36au-delà nettement du consensus.
11:39C'est tout le problème quand le storytelling sous-jacent des marchés,
11:42c'est le dépassement, parce que l'IA ne promet que du dépassement,
11:44dépasser les attentes.
11:45À un moment, tout ça finit toujours par trouver une limite ou pas ?
11:49Il se trouve qu'on suivra aussi la publication cette semaine d'SAP.
11:51Pareil, ce sera mercredi.
11:53Alors, on se disait à l'inverse, SAP, les logiciels, tout ça, c'est mort.
11:56Pas d'avenir avec l'intelligence artificielle.
11:57Et depuis quelques jours, au contraire, SAP semble avoir retrouvé un peu de lumière
12:01et attiré à nouveau les faveurs des investisseurs.
12:03Qu'est-ce que vous attendez de cette publication ?
12:04Et pourquoi le titre est en meilleure dynamique là désormais, John ?
12:07On espère que la publication, d'ailleurs, le confirmera.
12:08Oui, on rappelle juste qu'à un moment, on avait dit, enfin, pas nous, évidemment,
12:14mais il y a eu plusieurs analystes qui avaient dit que l'intelligence artificielle
12:18va cannibaliser tout le marché des logiciels.
12:22Et évidemment, les titres, même Microsoft, avaient baissé très fortement.
12:25Et donc, on avait été dans une situation où il a fallu que les patrons,
12:31et notamment le patron de SAP, disent non, non, non, attendez,
12:35l'intelligence artificielle ne va pas nous cannibaliser,
12:38mais elle va améliorer notre productivité.
12:41On va utiliser l'intelligence artificielle pour les données critiques de l'entreprise,
12:47la comptabilité, les ressources humaines, la logistique, la gestion des stocks,
12:51et ça va aller beaucoup mieux.
12:53Et le message est tellement bien passé, et vous le dites, évidemment,
12:57qu'on est dans une situation où on regarde SAP d'un autre œil.
13:01SAP n'est pas une victime, elle fait partie du cœur de l'intelligence artificielle.
13:08Alors, évidemment, l'enjeu central, ce sera la croissance du cloud,
13:12les nouveaux contrats, les carnets de commandes du cloud, les revenus récurrents,
13:16et ça, ça va être important.
13:17Mais c'est un test pour les logiciels, et potentiellement,
13:21si SAP dépasse les attentes, on l'espère, mais dépasse les attentes
13:25et nous donne un message extrêmement positif,
13:27eh bien, on pourrait voir des titres comme Salesforce, Oracle, Microsoft,
13:31bien évidemment, et certains éditeurs européens,
13:35eh bien, reprendre la direction nord, comme on dit, aux États-Unis.
13:40Effectivement, SAP, mercredi, va publier.
13:42Là, il y a beaucoup d'espoir autour des éditeurs de logiciels
13:44qui ont, c'est vrai, Amandine, énormément souffert depuis, on va dire, deux ans.
13:49Et là, depuis quelques semaines, retrouve un peu les faveurs, l'espoir,
13:52en se disant, non, ils ne vont pas réussir à survivre face à l'IA,
13:55ils vont carrément exploser à la hausse du fait de l'intégration
13:59de l'intelligence artificielle.
14:00Il y a beaucoup d'espoir, donc, sur ce que dira SAP mercredi
14:02pour sa publication.
14:03Est-ce que vous êtes de ceux qui sont à nouveau plus optimistes
14:05sur les éditeurs de logiciels ?
14:07Alors, je pense qu'il faut quand même faire une différenciation.
14:11Il y a trois points sur SAP.
14:12Un qui est très spécifique à SAP, parce qu'ils ont déçu
14:14pendant plusieurs trimestres, notamment avec des retards
14:17sur le cloud, sur l'implémentation de leur ERP.
14:21et, on le rappelle, c'est le leader européen.
14:24Donc, il y a eu beaucoup de déceptions autour du titre
14:26et de la communication du management.
14:28Donc, ça, c'est le point qui est très spécifique à SAP.
14:31Après, effectivement, on a eu un D-rating très fort
14:34en début d'année, à la fois sur des inquiétudes,
14:36mais aussi sur la polarisation des flux
14:39sur les acteurs de l'IA.
14:40Et ça, ça n'a pas touché que les ERP, ESN,
14:42mais aussi le secteur de la pharmacie,
14:44le secteur de la défense et de l'armement.
14:46Et après, on le voit, depuis dix jours,
14:48ça va moins bien le côté IA, semi-conducteurs, mémoire.
14:50Et on a un rebalancement de ces trois secteurs
14:53avec une surperformance.
14:55Encore aujourd'hui, on a Capgemini à Paris
14:57qui gagne 1%.
14:58Voilà, donc ça, c'est une thématique de flux.
14:59Et on a rebondi quand même de près de 30%
15:01par rapport au plus bas.
15:03Et après, il y a effectivement cette capacité
15:05à rassurer par rapport à l'IA.
15:07Et lors de la publication du trimestre précédent,
15:11justement, le CEO d'SAP a bien spécifié
15:13que les semaines et les mois à venir seraient critiques
15:16pour leur positionnement par rapport à la course à l'IA.
15:20Donc, on va voir ce qu'ils vont nous délivrer.
15:22C'est vrai que les attentes sont relativement élevées.
15:24Et encore une fois, si Capgemini avait baissé
15:27en termes de valorisation à hauteur de sept fois les résultats,
15:31SAP valait toujours douze fois au plus bas.
15:33Donc, il y a quand même des attentes autour du titre
15:35qui sont importantes.
15:36Frédéric, là-dessus, parce que c'est vrai, c'est intéressant.
15:38On aura cette semaine les premières GAFAM qui vont publier.
15:40On attend bientôt les acteurs des semi-conducteurs.
15:42Et puis, il y a les éditeurs de logiciels
15:44que tout le monde pensait très loin derrière.
15:45Et peut-être pas.
15:46On verra ce que nous dit SAP mercredi.
15:47Comment vous regarderez cette publication ?
15:49Alors, moi, je trouve avec Meta comme avec SAP
15:52quelque chose de fascinant.
15:53On assiste à un changement de business model.
15:56Meta, on l'a dit, ils vont vendre un produit
15:58pour la première fois entre 20 et 100 dollars,
16:00un chat GPT-like, avec une théorie qui est simple.
16:03On a la mémoire à tout ce que vous avez fait.
16:05On ne vous battra pas sur la puissance, mais sur la mémoire.
16:07Donc, ils changent de business model en faisant de l'IA
16:09basé sur votre connaissance de vous et pas de la puissance.
16:12C'est assez intéressant et c'est là-dessus
16:13qu'ils seront jugés avec Muse.
16:16Pour ce qui est d'SAP, on est aussi sur un changement
16:18de business model.
16:19Déjà, c'est un acteur européen.
16:20Il y a un enjeu de souveraineté fort.
16:22Leur cloud est cofinancé par le gouvernement fédéral allemand.
16:25Même s'il est porté par Azure,
16:27il est quand même vérifié par l'Allemagne.
16:29La deuxième chose, pour moi, c'est que le produit a prouvé
16:33qu'il serait amélioré avec l'IA.
16:35La question, c'est est-ce que la facturation et le business
16:38peuvent grandir ?
16:39Est-ce que lorsque j'ai un agent qui peut faire 80% du travail,
16:42j'ai encore intérêt à vendre 4-5 licences ?
16:45Pour moi, le vrai challenge d'SAP,
16:47ce n'est pas forcément de prouver que son logiciel
16:49peut être meilleur avec l'IA.
16:50C'est de trouver une façon de vendre, un écosystème
16:54qui, quelque part, est compatible.
16:55Et l'autre sujet, pour moi, pour SAP,
16:58c'est de mettre à profit ce qui les différencie,
17:01c'est-à-dire 20-30 ans de compréhension de l'industrie,
17:03de compréhension du secteur, d'accompagnement
17:06que n'ont pas les autres entreprises,
17:08pour ne pas faire des contraintes.
17:10Historiquement, on s'est adapté à SAP,
17:11on s'est adapté à Salesforce,
17:12mais pour en faire un accompagnement.
17:14S'ils arrivent à bien facturer
17:16et à utiliser cette connaissance par secteur
17:19pour, au contraire, rendre des choses plus faciles,
17:21plus lisibles pour les entreprises et faciliter la vie,
17:24ils ont une chance.
17:25C'est là-dessus, notamment sur les modèles de facturation,
17:27qu'ils se concentrent, à mon avis, qu'ils doivent prouver.
17:29SAP qui est coté aussi à Wall Street
17:30et principalement sur le DAX quand même.
17:32SAP aujourd'hui gagne 0,1%.
17:33C'est une exception, parce qu'en Europe,
17:34on est plutôt en baisse.
17:35Et à Wall Street, ça fait maintenant un quart d'heure
17:37que les cotations ont démarré.
17:38On a un S&P en hausse, oui, oui,
17:40plus 0,47, et surtout un Nasdaq,
17:42après avoir perdu 5,5% la semaine dernière,
17:44qui rebondit un peu, là, plus 1%,
17:46ce moment le Nasdaq, 26 404 points.
17:49Bon, je pense qu'on a bien parlé de la tech,
17:50parce que la tech va beaucoup publier cette semaine.
17:52Il faut qu'on parle un peu de notre cas.
17:53Comment les Américains nous regardent-ils ?
17:55Les malheurs de la France, franchement,
17:57bon, aucun commentaire sur ce qui s'est passé
17:59ce week-end dans notre pays.
18:00Le marché punit tout seul notre pays,
18:03puisqu'on a une OAT,
18:04des taux français qui se tendent aujourd'hui à nouveau,
18:06un écart avec l'Allemagne qui s'accroît à nouveau,
18:08s'amplifie après les événements du week-end.
18:09On est à plus de 140 points d'écart de taux
18:11entre la France et l'Allemagne.
18:12On a des acteurs français, par exemple,
18:13de la grande distribution,
18:14ou des centres commerciaux qui reculent,
18:16Unibail, des centres commerciaux,
18:20signent une baisse de 2,5%.
18:22Merci Alice, toujours dans les foncières commerciales,
18:24perd 3,6%.
18:25John, comment le marché américain
18:27et les marchés internationaux
18:28regardent-ils la France aujourd'hui ?
18:31C'est beaucoup plus important qu'on peut le penser.
18:33Pourquoi ?
18:34Parce qu'on a les élections des mid-term
18:37aux États-Unis, début novembre.
18:40Et donc, certains républicains,
18:42certains journaux républicains,
18:43prennent ça de la manière de la peur,
18:46la peur de la révolution,
18:48la peur de l'immigration, etc.
18:50Ce qui sont des thèmes qui sont repris
18:52vraiment dans les journaux ce matin,
18:54en montrant évidemment les flammes,
18:56le chaos partout en France, à Paris, etc.
19:00Donc ça fait évidemment la peur
19:02de certains Américains qui se disent
19:04qu'il vaut mieux voter pour les républicains.
19:06Alors ça, c'est la première des choses,
19:07c'est qu'on utilise ce qui est en train
19:09de se passer en Europe et en France pour ça.
19:11D'un autre côté, on a les parieurs,
19:15j'ai failli dire, vous savez,
19:16les fonds spéculatifs, les hedge funds,
19:18qui sont particulièrement négatifs
19:21sur la zone euro
19:22et aussi sur la devise,
19:25sur l'euro,
19:26et leur positionnement est le plus baissier
19:29depuis fin juillet.
19:30Donc on voit qu'il y a une spéculation là-dessus.
19:32On se dit que ce qui est arrivé
19:35ce week-end,
19:36eh bien, n'est que l'avant-goût
19:38de ce qui pourrait arriver l'année prochaine,
19:40où on aura plusieurs élections,
19:42notamment en France, bien évidemment,
19:44en Italie, en Pologne.
19:45Et puis, on a bientôt aussi des élections en Espagne.
19:49Donc on est effectivement dans une situation
19:51où ce qui est arrivé ce week-end
19:53est utilisé par les Américains
19:56pour montrer quelque chose
19:58qui pourrait potentiellement,
19:59selon eux,
20:00selon une certaine partie de la population,
20:03eh bien, arriver aux États-Unis.
20:04Donc on utilise la peur.
20:06Et lorsqu'il y a de la peur,
20:08eh bien, les gens quittent les marchés européens.
20:10On a vu, vous l'avez dit avant, Guillaume,
20:12eh bien, le CAC 40 souffre beaucoup plus
20:15que d'autres indices.
20:17Et puis, évidemment, l'euro souffre.
20:19Et évidemment, il faut plus de rendement
20:22pour attirer des investisseurs
20:23sur l'Europe et sur la France.
20:25Oui, et c'est-à-dire qu'on voit que la France,
20:27à l'image qu'elle a sur les marchés,
20:29incapable de respecter ses promesses budgétaires
20:31vis-à-vis de l'Union européenne,
20:32compliqué de faire adopter
20:33des budgets véritablement plus restrictifs.
20:36Et quand on voit qu'on n'a encore
20:38pas réellement coupé dans les dépenses
20:39et que la rue est dans l'état dans lequel elle est,
20:41peut-être que le marché se dit
20:42mais comment ce sera le jour
20:43où il y aura de véritables coûts budgétaires
20:45dans ce pays ?
20:45Comment vous pensez que les investisseurs
20:47considèrent la France
20:48dans leur choix d'investissement en ce moment ?
20:50Je pense qu'il n'y a pas que les marchés
20:51qui se disent ça.
20:54Non, mais c'est vrai qu'on ne voit pas.
20:55En fait, je pense que ce qui inquiète
20:57à juste titre les investisseurs,
20:58c'est qu'on voit une absence de volonté.
21:00Une absence de volonté de couper les dépenses.
21:02Quand on voit ce qui s'est passé ce week-end,
21:04on a l'impression, vu de l'extérieur,
21:05qu'effectivement, il y a une absence de volonté
21:08du gouvernement d'agir.
21:10Donc, on est dans l'inaction.
21:11Et ça, pour les investisseurs
21:13et pour les marchés de manière générale,
21:15c'est le pire.
21:16Donc, on le voit sur l'OAT aujourd'hui.
21:19140 points de base d'écart de taux avec l'Allemagne,
21:21bien entendu, ça n'est jamais arrivé.
21:24Et en fait, il n'y a rien.
21:26Nous, sincèrement, c'était notre objectif,
21:28en toute honnêteté.
21:29Mais c'est vrai que maintenant,
21:31il n'y a rien qui peut l'arrêter.
21:32Et on est encore très loin, quelque part,
21:35des élections présidentielles.
21:36On a un budget qui va être voté,
21:38normalement, dans six semaines.
21:39On ne voit pas comment actuellement.
21:43Et on a zéro message de la part du gouvernement.
21:47Donc ça, c'est important d'avoir un message
21:49à un moment donné.
21:50On fait la une du Financial Times
21:51depuis une semaine tous les jours.
21:53Encore aujourd'hui, du coup.
21:54Voilà.
21:54Et donc, vraiment, chaque titre,
21:56on sent l'inaction
21:59qui est le thème principal.
22:01Et le petit problème,
22:02c'est que c'est dans ce contexte
22:03de violence, voilà,
22:05et de doute sur la capacité
22:06des Français à réformer
22:07que Moody's va actualiser,
22:09ce sera vendredi,
22:09la note de la France,
22:10sans doute d'ailleurs dégradée,
22:11puisque la note de Moody's
22:12est un cran au-dessus
22:13de celle des deux autres
22:14principales agences, Frédéric.
22:17Effectivement, je vais redire
22:18ce que dit Amandine.
22:18Il y a trois sujets
22:19avec ce qui se passe
22:20qui pénalisent la France.
22:21D'abord, par industrie.
22:23L'industrie du tourisme
22:24avait beaucoup souffert
22:25après les gilets jaunes
22:26et on pense que ça peut se reproduire.
22:28Effectivement,
22:29ça va être une baisse du tourisme.
22:31On perd 4% aujourd'hui à Paris, voilà.
22:33Voilà.
22:34Dans l'investissement à l'attractivité,
22:36ça va être un des grands combats
22:37du président français
22:37pendant ces dernières années
22:39d'attirer des investissements
22:40et là, aujourd'hui,
22:41pour attirer, ne serait-ce
22:42que dans le retail ou des usines,
22:44ça va être beaucoup plus compliqué.
22:46Et je pense que le troisième enjeu,
22:48il est aussi politique.
22:51Quelque part, ça montre
22:52une Europe à multiples problèmes.
22:55Le dollar en a bien profité d'ailleurs
22:57par rapport aujourd'hui à l'euro.
22:59Et on voit quelque part
23:01que ça rajoute une contrainte
23:02dans une Europe divisée
23:04dans un écosystème
23:05politiquement, économiquement complexe.
23:06Donc, je pense qu'entre l'industrie française
23:08qui va en s'offrir
23:09l'image d'attractivité
23:10qui était quand même
23:11un des axes forts de ce pays
23:12et enfin, rajouter
23:14à ce qu'est l'Europe aujourd'hui,
23:16ça fait trois contraintes
23:17qui vont pédaliser
23:19la France et l'Europe
23:21dans un contexte de mid-terms,
23:23comme l'a rappelé John,
23:24qui peut être aussi mouvant.
23:26– Oui, et les Républicains,
23:27je viens de nous le diser,
23:28qui profitent de ce qui se passe en Europe.
23:29Il n'y a pas qu'en France,
23:30à Milan, en Italie aussi,
23:31il y a eu des violences importantes
23:32ce week-end.
23:33Et les Républicains
23:34qui diffusent à foison
23:36toutes ces images
23:36pour expliquer
23:37qu'il faut faire
23:38ce qu'eux préconisent
23:39pour que les États-Unis
23:40ne deviennent pas l'Europe.
23:41C'est comme ça
23:42qu'ils décrivent les choses,
23:42la situation auprès
23:43de leurs électeurs.
23:44C'est vrai,
23:45une Europe plus fragile
23:46qui recule aujourd'hui
23:47alors qu'Australie est en hausse
23:48et un contexte géopolitique
23:50stressant pour nous, Européens.
23:56avec les États-Unis et la Chine,
23:57pas avec l'Europe, bien sûr.
23:59– Non, non, ça c'est la phrase de Carnet.
24:01Quand vous n'êtes pas à la table,
24:02c'est que vous êtes au menu sans doute.
24:03Mais ce qui est assez intéressant,
24:04parce que quel va être
24:06l'impact économique de cette annonce
24:07quelque part du président Poutine ?
24:10Moi, je pense qu'elle sera assez minime.
24:12Parce qu'on a appris
24:13que ce soit le président Poutine
24:14ou le président Trump
24:15que la vérité du jeudi
24:17n'est pas celle du vendredi.
24:18Et en fait, on a étudié
24:19qu'à chaque nouvelle annonce,
24:22le répit et l'impact
24:23étaient de plus en plus bas.
24:25Donc à chaque fois,
24:26la durée de l'annonce
24:27et l'impact sur les marchés
24:29étaient bas.
24:30Donc aujourd'hui, je pense que
24:31tant qu'il n'y aura pas du pétrole russe
24:32qui coulera quelque part,
24:35ce sera assez faible.
24:36Donc effectivement,
24:37ça va dans le continuum
24:39des déclarations du président Trump
24:41en critique à Zelensky,
24:43en critique aux attaques de Zelensky
24:44sur les raffineries.
24:45Ça montre une certaine alliance
24:47entre Washington et Moscou.
24:48Mais je pense que l'impact économique,
24:50à mon avis,
24:51sera très très minime
24:54de par l'année qu'on vient de vivre
24:55et la crédibilité des dirigeants exposés.
24:57– John, alors on verra
24:58si Donald Trump, Xi Jinping,
25:00le président chinois,
25:01acceptent la proposition
25:01de Vladimir Poutine.
25:02Donc un sommet à trois,
25:03Russie, États-Unis, Chine,
25:04pour régler le sort de l'Ukraine.
25:06Donc l'Ukraine n'en ferait pas partie,
25:07les Européens non plus.
25:08Est-ce que tout ça,
25:09est-ce qu'un tel sommet en tout cas,
25:10permettrait ne serait-ce
25:11qu'une détente des cours du pétrole ?
25:13– Alors, si on écoute
25:14le secrétaire américain
25:16à l'énergie, Chris Wright,
25:17il vient de déclarer
25:19que les prix de l'essence
25:20et du diesel
25:21avaient atteint leur pic.
25:22Alors, je ne sais pas
25:23où il a lu ça,
25:24où est-ce qu'il a vu ça,
25:26mais c'est ce qu'il vient de déclarer.
25:27Alors, évidemment,
25:28il est absolument inimaginable
25:31d'avoir une réunion
25:33sans l'Ukraine.
25:34Vous l'avez dit,
25:35l'Europe, bien évidemment,
25:36sans l'Europe,
25:37mais sans l'Ukraine.
25:39Et donc, il ne faut absolument
25:40rien espérer ici.
25:42Alors, ce qui est assez intéressant,
25:43on a toujours dit
25:44que potentiellement,
25:46la clé du problème
25:47pouvait être chez la Chine,
25:50puisque c'est le plus grand
25:51consommateur d'énergie au monde
25:53et de pétrole
25:54et qu'une bonne partie
25:55venait, provenait
25:57avant du Moyen-Orient.
26:00Et donc, potentiellement,
26:01c'est eux qui pourraient
26:02mettre un petit peu plus
26:03de pression sur l'Iran.
26:05Mais on sait que ça ne dépend
26:06pas totalement de l'Iran.
26:07On a vu que les outils
26:09étaient rentrés dans la danse
26:10et qu'il y avait
26:10beaucoup plus d'interrogations.
26:13Donc, ici, il faut oublier,
26:15alors on a vu que le prix du baril
26:16baissait aujourd'hui,
26:17mais c'était sur un effet
26:18d'annonce
26:19donc qui ne devrait pas durer.
26:21Il faut surtout rappeler,
26:23et c'est pour ça
26:23que le prix du baril
26:24baisse aujourd'hui,
26:25c'est que Washington,
26:26ce week-end,
26:27a annoncé assouplir
26:28sa pression énergétique
26:30sur Moscou
26:31et notamment,
26:32Donald Trump
26:33a suspendu
26:34l'application
26:35de nouvelles sanctions
26:36et de mesures tarifaires
26:38qui étaient destinées
26:39aux exportations énergétiques
26:41russes.
26:41Donc, c'est plutôt
26:42ce qu'on salue,
26:43entre guillemets,
26:44aujourd'hui,
26:44plus qu'une solution,
26:45c'est une action
26:47de très courte durée.
26:48– Nos dépendances au pétrole
26:49et la dépendance de l'IA
26:50à la production d'électricité,
26:51il en faudra de l'électricité
26:53au point que le Royaume-Uni
26:54pourrait ne pas tenir
26:55toutes ses promesses
26:56vis-à-vis, par exemple,
26:57de Microsoft.
26:58Effectivement, Microsoft,
26:59c'est apparemment, John,
27:00retiré d'un accord
27:01sur un centre de données
27:02au Royaume-Uni.
27:03Microsoft, donc,
27:04ne participerait pas
27:04à la construction
27:05de ce data center au Royaume-Uni
27:07parce que le Royaume-Uni,
27:08en matière de production d'électricité,
27:09serait trop en retard,
27:10c'est ça ?
27:12– Oui, exactement.
27:13Et ça, c'est très intéressant.
27:14Ce n'est pas la fin d'un cycle.
27:16Ce n'est pas qu'on a besoin
27:17de moins d'énergie,
27:18c'est qu'on a besoin
27:18de l'énergie aujourd'hui.
27:20Et ça, le Royaume-Uni,
27:23apparemment,
27:23n'en aurait pas.
27:24Le deuxième problème pour N-Scale,
27:27et ça, ça concerne aussi
27:29d'autres acteurs
27:30de l'intelligence artificielle,
27:31c'est que pour N-Scale,
27:33Microsoft et Anthropik
27:35représentent 85%
27:38des contrats annoncés par N-Scale.
27:40Qu'est-ce que ça veut dire ?
27:41C'est qu'il y a une concentration,
27:43souvent, des clients
27:44qui est un risque majeur
27:46pour certains acteurs.
27:47Et là, si vous avez un acteur
27:49qui sort en partie des accords,
27:51parce qu'il reste encore des accords
27:52entre Microsoft et N-Scale,
27:56eh bien, on est dans un risque
27:59pour une entreprise,
28:00qu'elle soit cotée ou non.
28:02Donc, c'est ce qu'on regarde,
28:03non pas qu'on n'ait pas besoin d'énergie,
28:06mais on a besoin d'énergie
28:08tout de suite.
28:09Et il faut penser,
28:11très certainement,
28:12qu'on va être vers le choix
28:14d'autres entreprises
28:15qui pourraient être
28:16dans n'importe quel autre pays
28:17parce qu'ils auraient accès,
28:19ils donneraient l'accès
28:20à l'énergie immédiatement.
28:21et, évidemment,
28:23au centre de données.
28:24Effectivement, il va falloir
28:25assez d'électricité,
28:26il va falloir que les taux d'intérêt
28:27aussi arrêtent de progresser
28:28au rythme où ils progressent
28:29pour que tous les projets
28:30soient menés à bien.
28:31Bernstein,
28:32à Bandine,
28:33estime que seul un gros tiers,
28:3435% des projets
28:36de data center prévus aux Etats-Unis
28:37iront jusqu'à leur terme.
28:38Alors là, on est aux Etats-Unis,
28:40on vient aux Etats-Unis,
28:40on parlait du Royaume-Uni à l'instant.
28:41Ce sera probablement
28:43entre les deux,
28:43c'est-à-dire pas la totalité,
28:4535%, ça peut paraître faible,
28:46mais pour revenir
28:47à ce que disait Frédéric précédemment,
28:49on voit cette interdépendance
28:51de très peu d'acteurs,
28:53donc il ne faut pas
28:54qu'il y ait un acteur
28:55qui aille moins bien
28:56ou qu'il y ait une problématique
28:58de retard ou de pénurie.
29:00Et il faut préciser aussi,
29:01si on revient sur Escape,
29:03qu'ils avaient un projet
29:04de cotation, normalement,
29:05et celui-ci pourrait donc
29:07être reporté.
29:08Donc encore une fois,
29:10on a besoin de l'énergie,
29:11John l'a dit, aujourd'hui,
29:12on a besoin de plus aujourd'hui,
29:14donc il ne faut pas
29:14que l'espace-temps se délite.
29:16Il faut un tuilage totalement parfait.
29:18Et donc c'est ça
29:19qui va déterminer ou non
29:20du soutien de l'ensemble
29:23de la chaîne de valeur.
29:24Frédéric, là-dessus,
29:24Microsoft qui se retire
29:25d'un projet de data center
29:26au Royaume-Uni
29:26parce qu'il n'y a pas
29:27assez d'électricité.
29:28Alors je suis d'accord
29:28avec tout ce qui a été dit,
29:29je rajouterais juste une chose,
29:30c'est l'importance aussi
29:32de l'économie
29:33du transport d'énergie.
29:34On s'est beaucoup concentrés
29:35sur la création d'énergie,
29:37la capacité à produire.
29:39Aujourd'hui,
29:39on se rend compte
29:40que le transport
29:41et la capacité à la transporter
29:42de manière efficace
29:43et rapide et clé
29:44est un facteur d'attractivité.
29:45Et les pays
29:46qui sauront la produire
29:48mais aussi à transporter
29:49dans leur territoire
29:50réussiront.
29:51C'est un axe fort
29:51pour la suite,
29:52le transport d'énergie.
29:53Merci à tous les trois
29:54de nous avoir accompagnés.
29:55Ainsi va Wall Street,
29:56le S&P gagne 0,4%.
29:58Le Nasdaq rebondit
29:58après une semaine compliquée
29:59et la semaine dernière
30:00plus 0,9%.
30:01Merci à Frédéric Ginta
30:02pour Azura,
30:03prof de finance à l'ESCP.
30:05Merci à Amandine Gérard,
30:06président de la financière de l'Arc
30:07et à vous,
30:07John Plassard,
30:08tous les jours avec nous.
30:09Cité et gestion.
30:10Dans un instant,
30:11alors on va recoller
30:12au CAC 40.
30:12Là, ce n'est pas la même ambiance
30:13sur le CAC 40
30:14après les violences du week-end.
30:15On va regarder secteur par secteur
30:17ce que le marché
30:17est en train de vendre.
30:18Après ces violences,
30:19le CAC perd 1,4%.
30:20Ce sera au cœur de BFM Bourse.
30:22A tout de suite
30:22sur BFM Business.
30:27USA Today
30:29sur BFM Business.

Recommandations