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  • il y a 9 minutes
Ce vendredi 2 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:01BFM Business, 15h30, 16h
00:08USA Today, Antoine Larigauderie
00:11Thank God it's Friday, c'est la dernière édition de USA Today de la semaine sur BFM Business
00:18et une demi-heure consacrée évidemment à votre connexion directe avec Wall Street.
00:24Mais attention, Wall Street c'est important, c'est même crucial et on va découper l'actualité américaine chirurgicalement
00:32et surtout qu'il y a énormément de nouvelles aujourd'hui
00:34mais on va voir les implications directes sur votre portefeuille à vous, de petits épargnants, de finances personnelles.
00:41Bah oui parce que tout part de Wall Street et spécifiquement là en ce moment tout ce qui est en
00:45train de se passer sur les taux
00:46c'est vrai qu'on a les yeux fixés sur les taux français chez nous parce qu'on a des
00:49questions budgétaires extrêmement pressantes
00:52mais la tension obligataire elle vient d'abord et avant tout des Etats-Unis.
00:56Alors quel tour va prendre la sauce ? Parce qu'honnêtement on a énormément de choses à décortiquer aujourd'hui
01:01premièrement des chiffres de l'emploi qui résistent malgré tout aux tensions actuelles
01:05mais alors qu'ils sont bien en dessous des attentes, les fameux NFP
01:08on a également de l'actualité dans le domaine des entreprises, c'est Mattel qui fait l'actualité aujourd'hui
01:14dans un monde où spécifiquement les fusions acquisitions en ce moment tout ça est en panne
01:19mais Mattel remet un petit peu les pendules à l'heure et puis il y aura énormément de nouvelles à
01:24arbitrer
01:25du côté de l'IA, du côté des entreprises américaines et ça on va s'y atteler dès maintenant.
01:31Avant tout l'ouverture du côté de Wall Street ça se passe bien du côté des marchés américains
01:35on est en hausse de 0,61% sur le Dow Jones à 51 239 points
01:40le Nasdaq en hausse d'un petit peu plus d'1% et plus 0,86% pour le S
01:46&P 500.
01:47USA Today c'est parti, ça commence maintenant.
01:55Et autour de cette table en plus des invités qui nous prouvent que voilà ce qui se passe du côté
01:59de Wall Street
02:00ça a une implication directe sur vos investissements, sur votre portefeuille.
02:03Marion Chapelle-Masso de Carillon, bonjour.
02:06Bonjour Antoine.
02:06Merci d'être là et Kevin Lenoir, avant-garde Family Office.
02:09On retrouve évidemment John Plassard, notre grand témoin de l'économie américaine, des marchés américains.
02:16John, bonjour.
02:18Évidemment, tous les yeux étaient braqués sur les NFP, les rouleaux de paiement non fermiers, les chiffres de l'emploi
02:24américain.
02:25Bon, l'Amérique continue de créer de l'emploi mais alors la cadence en septembre s'est très très nettement
02:32ralentie.
02:34Oui, 29 000 créations d'emplois, c'est très loin des 90 000 qu'on l'attendait et encore plus
02:40loin des 133 000 du mois précédent.
02:43C'est un chiffre qui a été révisé à la baisse.
02:45Mais vous savez, on en parlait depuis toute la semaine.
02:48What is bad news is good news.
02:50Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:51Ça veut dire qu'on a pour la réserve fédérale américaine et les marchés un scénario aujourd'hui dans le
02:59rapport de l'emploi qui est quasiment idéal.
03:02Vous avez un taux de chômage qui monte un peu de 4,1 à 4,2.
03:06Taux de participation qui progresse, c'est toujours assez sain.
03:09Et puis, comme on l'a dit, des créations d'emplois qui sont inférieures aux attentes.
03:15Et là-dessus, qu'est-ce qu'on va voir ?
03:17On va voir une hausse des salaires qui ralentit.
03:21Donc, il n'y a pas d'inflation ou moins d'inflation dans les salaires.
03:26Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
03:27Ça veut dire que si on cherchait des chiffres idéales aujourd'hui, on les a eus.
03:32Alors, on n'est pas en train de dire que le marché du travail est en train de se retourner
03:36brutalement,
03:37mais il perd un petit peu de vigueur.
03:40C'est ce qu'espérait la réserve fédérale américaine.
03:43Alors, normalement, vous savez que lorsqu'on monte les taux, il faut attendre plusieurs mois.
03:47Il faut avoir plusieurs trimestres avant que ça ait un effet concret sur l'économie.
03:51Mais apparemment, là, on a déjà un premier test, une première senteur pour la Fed.
04:00Et donc, le consensus commence à parier sur le fait qu'il n'y aura pas de hausse de taux
04:07en octobre, à la fin du mois.
04:09Et maintenant, vous n'avez que seulement 26 % du consensus qui parie sur une hausse de taux.
04:17Alors, globalement, on parie toujours sur une hausse de taux avant la fin de l'année en décembre.
04:22Mais effectivement, cette semaine, on le disait, c'était une semaine très importante avec l'inflation américaine,
04:28une PCE qui avait diminué par rapport aux attentes.
04:32Et puis, les chiffres de l'emploi qui sont un peu moins bons qu'attendus.
04:36Donc, on est dans une situation où l'équilibre est favorable, en tout cas sur le papier, pour les actions
04:43cycliques.
04:43Et puis, aussi, on a vu que les rendements sur les taux souverains américains, immédiatement après ce chiffre, avaient nettement
04:52baissé.
04:53Oui, quatre points de base, à peu près sur le disant américain, on redescend à 5,21 %.
04:59Petit flash aux gérants et aux gérants de patrimoine que vous êtes.
05:04Ça y est, on est au-delà des 5 % sur l'OAT français.
05:085,01.
05:09Voilà.
05:09Il n'y a qu'un seul pays dans lequel ça se tend, c'est nous.
05:12Et du côté de l'Allemagne, ça se redétend encore à 3,43.
05:17Bon, le spread atteint des dimensions monstrueuses.
05:19Je ne le compte même plus, c'est même plus marrant.
05:21Mais honnêtement, la carte des taux est en train de s'affiner.
05:25On voit que, oui, ça se détend un petit peu du côté des États-Unis.
05:29Mais enfin, on reste au-delà des 5 %, mais que maintenant, ça y est.
05:31Il va falloir se faire à l'idée que notre dette longue, elle se paye à 5,01.
05:37Marion Chapelle-Masso, on en a beaucoup parlé dans Tout pour investir.
05:40Quand vous venez autour de la table pour l'émission, pour commenter les questions patrimoniales.
05:47Voilà, la première chose qu'on fait en sortant de l'émission, on se dit, tiens, j'ouvrirais bien une
05:51ligne d'obligue à 5 ans garantie.
05:54Ça peut être sympa.
05:54Mais les arbitrages continuent.
05:56Et ils ne vont pas aller en s'arrangeant.
05:59Et non, le sujet, c'est surtout ceux qui ont des portefeuilles obligataires aujourd'hui.
06:05Parce que derrière ces statistiques qui sont médiatisées autour des taux, évidemment,
06:12c'est surtout l'impact que ça a sur les portefeuilles obligataires de nos clients.
06:18Puisque, on le rappelle, la partie obligataire des portefeuilles n'est pas censée être la partie la plus risquée du
06:25patrimoine.
06:27Sauf que depuis 2022, on a déjà eu un choc obligataire.
06:32Puis on a eu une détente.
06:33Et à nouveau, un resserrement des taux.
06:36C'est un peu inédit, en si peu de temps, qu'on ait autant de mouvements sur les taux.
06:42Ce qui fait trembler, évidemment, les valorisations des obligations.
06:47Et donc, fait baisser la valeur des portefeuilles obligataires.
06:50Oui, parce qu'il ne faut pas oublier, les taux montrent.
06:53Oui, la valeur des obligations, la valeur faciale, ça veut dire qu'elle diminue.
06:57Oui, c'est le mécanisme.
07:00Le mécanisme, les taux, ce n'est pas toujours évident à comprendre pour l'épargnant.
07:04Mais en tout cas, quand les taux montent, la valorisation de l'obligation se déprécie.
07:10Et donc, si on était déjà investi sur des titres obligataires, on a de fait une baisse en valorisation du
07:19portefeuille.
07:19Alors, la grande question, c'est savoir est-ce que je dois arbitrer ou est-ce que je dois rentrer
07:26sur les marchés ?
07:27Alors, je crois que chercher des points hauts en matière de taux, c'est aussi difficile que de chercher des
07:33points bas en bourse.
07:34C'est exactement ça.
07:35On a l'impression, on nous dit, la cote d'alerte, c'est à temps, c'est à temps, puis
07:39on la relève à chaque fois, en fait.
07:40Et voilà.
07:41Donc, peut-être que si on est un nouvel investisseur et qu'on veut se positionner,
07:48bon, là, on a quand même un point qui semble historiquement très haut.
07:51Oui.
07:51Mais, encore une fois, peut-être que la technique de rentrer progressivement sur les marchés peut s'entendre.
08:00Encore une fois, si on souhaite se constituer un portefeuille obligataire et profiter des nouvelles opportunités si on n'est
08:06pas déjà investi.
08:07Et les deux, évidemment, c'est encore mieux.
08:09Une rentrée progressive et puis profiter, effectivement, d'un truc.
08:14Je me souviens du patron de Pimco, l'ex-patron de Pimco, il parlait uniquement de la dette allemande,
08:19mais il disait avec ses lunettes de soleil, it's a short of a lifetime.
08:23Tiens, est-ce qu'on est dans cette...
08:25Le problème, c'est que les taux reflètent une situation d'inflation dont on parle tous les jours.
08:31C'est-à-dire que, globalement, c'est du transitoire qui s'installe dans la durée.
08:35Et ça, c'est peut-être une configuration dont il va falloir sortir rapidement.
08:42Oui, complètement.
08:43Je m'entends tout à fait avec ce qu'a dit Marion et ce que vous dites.
08:45Effectivement, la situation actuelle, elle est très portée par l'inflation.
08:49On va y revenir.
08:50Il y a quand même un élément, parce que vous faites bien la distinction entre le taux américain,
08:53dont on parle évidemment beaucoup, et surtout nos taux européens, si ce n'est français.
08:58C'est qu'on a une situation, en plus, effectivement, en France,
09:01dégradation des comptes publics, on n'y reviendra pas,
09:03instabilité politique qui arrive en 2027,
09:05qui, évidemment, crée en plus, pour cela,
09:07le fait que l'élément ou l'élève français soit d'autant moins considéré.
09:11Effectivement, la question qui se pose, c'est
09:13« Et si je fais un achat obligataire aujourd'hui ? »
09:16Est-ce que, à maturité, ou en tout cas, est-ce que d'ici quelques années,
09:19je fais un achat à bon compte ?
09:21On a eu l'occasion de le dire au printemps, sur le début du conflit au Moyen-Orient,
09:24ce n'était clairement pas le cas.
09:25Il était assez prévisible, comme en 2022, comme en 2023,
09:28même si c'est une autre proportion, que le marché obligataire allait être très bousculé.
09:32Là, la question, maintenant, elle revient beaucoup auprès de nos clients,
09:35et on commence à la réinstiller.
09:36On ne pensait pas qu'on allait la réinstiller dès maintenant,
09:38mais très clairement, quand on voit des niveaux de taux souverains de la sorte,
09:42ce qui attire notre attention, c'est, regardant dans le corporate,
09:44de bonne qualité, ce que l'on peut aller chercher.
09:46Exactement.
09:46Et là, vous le dites très bien, les niveaux de spread intra-pays
09:49sont évidemment pas très intéressants.
09:51Par contre, quand on regarde les niveaux de spread
09:52entre les souverains européens et les très bonnes corporates européennes,
09:57là, on a des choses qui sont beaucoup plus intéressantes.
09:58Le spread corporate, si vous regardez du triple B,
10:01c'est-à-dire une obligation de médiocre qualité,
10:04en duration 5-7 ans de maturité,
10:06le spread, il ne bouge pas.
10:08Ça veut dire qu'en réalité, le risque qu'il est pricé aujourd'hui sur le pays,
10:11il n'est pas pricé sur les obligations.
10:13Exactement.
10:13Donc, c'est très intéressant.
10:14En fait, je me souviens de débats qu'on avait,
10:16vous savez, un peu comme dans les émergents,
10:17on disait « mauvais pays, bon emprunteur ».
10:19On se retrouve peut-être quasiment dans cette situation-là,
10:21où on a vu du papier aujourd'hui pour nos clients,
10:24du Saint-Gobain 2032, je vous le donne en mille,
10:26on le traite aujourd'hui à autour de 4% de maturité,
10:294,50% de rendement à maturité.
10:31C'est mieux que le livret.
10:32Ce qu'on dit à nos clients, c'est que l'année prochaine,
10:34évidemment, si on a encore une dégradation,
10:35oui, ça peut faire, entre guillemets,
10:37baisser votre portefeuille, certes.
10:38Par contre, pour un achat à maturité,
10:41potentiellement, aller chercher du 4,5% de rendement sur un triple B,
10:44ce n'est peut-être pas idiot,
10:45parce qu'en fait, effectivement, l'inflation,
10:472028-2029, si elle reflue,
10:49globalement, on a un tonnet qui est positif.
10:50Donc ça, on commence à le réinstiller en gestion.
10:52Ça commence à s'arbitrer.
10:54De là aussi, peut-être prendre...
10:56Il y a des produits qui prennent en compte
10:58une forme de mix entre les taux souverains
11:01et les taux d'entreprise,
11:03en même temps, surtout si c'est des bonnes notations ?
11:06Oui, on peut le regarder.
11:07Alors, il y a des produits qui sont des produits un peu synthétiques
11:09qui vont regarder le tout.
11:10En fait, le marché, l'ingénierie est sans limite,
11:14vous le savez très bien, Antoine.
11:15Donc oui, on peut globalement tout faire.
11:17Nous, on préfère plutôt, pour le coup,
11:19rester dans des couloirs qui sont des couloirs assez purs,
11:20à vrai dire, mais ça, c'est un choix de gestion comme un autre.
11:23On préfère avoir des couloirs qui soient assez purs,
11:25des couloirs de souverains,
11:26des couloirs de corporate en portefeuille.
11:28Et si on doit avoir du produit dérivé,
11:29c'est plutôt du produit dérivé equity,
11:31pour d'autres raisons.
11:32Et Marion, ça peut être aussi du côté des clients privés,
11:36une demande, parce que, de temps en temps,
11:38j'ai l'impression, enfin, il y a le sentiment sur le marché
11:40que certaines entreprises, très bien notées,
11:42je pense à EDF, ENGIE, tout ça,
11:45sont de meilleurs payeurs, finalement,
11:47que l'État français, qui fait un petit peu peur.
11:48Donc, du coup, l'obligation d'entreprise,
11:50ça reste aussi une source de rendement
11:53peut-être intéressante pour les clients privés.
11:55Ah ben, aujourd'hui, on a clairement plus de demandes.
11:59Et d'ailleurs, je rejoins tout à fait Kevin sur ce sujet-là.
12:03On va diversifier, pour monter une allocation d'actifs obligataire,
12:08on va diversifier le risque,
12:10mais on va plus, aujourd'hui, être enclin à conseiller
12:15des fonds obligataires,
12:18donc qui réunissent des sociétés de bonne qualité,
12:22qui n'ont pas de peu de risque de signature à terme,
12:26qui vont rembourser le capital.
12:27Et donc, on favorise plus, finalement,
12:31l'investissement sur des obligations d'entreprise
12:35plutôt que sur les obligations d'État,
12:37qui semblent être mises à mal en ce moment.
12:41Et puis, bon, voilà, sans parler que le risque français,
12:45nous, on n'a quasiment plus d'obligations françaises
12:49dans nos portefeuilles à ce jour.
12:51C'est un peu comme les Chinois et les Japonais vous allégés, là.
12:54Oui, désolé, c'est pas très...
12:58Et on est là pour le rendement.
13:00Il ne faut jamais oublier.
13:02Et c'est clair qu'il y a des arbitrages de court terme
13:04qui se justifient, encore une fois.
13:06Il y a les taux, mais il y a aussi la valeur des obligations
13:08qui rentre en jeu, notamment pour les gérants
13:09dont vous faites partie.
13:11John, on va parler des fusions acquisitions.
13:14Alors, drôle d'actualité, très, très polarisé aujourd'hui.
13:17C'est-à-dire que, globalement, le marché s'essouffle au troisième trimestre.
13:20Mais on a une grosse, grosse news, et c'est Mattel.
13:24Mattel, alors, avec plein d'aspects.
13:26Il y a un patron qui est sur le départ.
13:28Il y a des rumeurs de rachats.
13:29Il y a l'ouverture de parcs de loisirs aquatiques.
13:34Et Mattel est au cœur de l'actualité.
13:37Tiens, John, dites-nous en plus.
13:39– C'est des rumeurs, comme quoi…
13:41– Oui, oui, oui.
13:42– Pardon, dites-moi.
13:44– Oui, oui, j'allais vous dire.
13:46Effectivement, c'est des informations de presse
13:47qui n'ont pas été confirmées.
13:49– Oui, oui, tout à fait.
13:49Donc, les rumeurs de marché, c'est qu'Authentic Brand
13:52aurait approché Mattel avec un rachat supérieur
13:57à 20 milliards, 20 dollars, pardon, par action,
14:01ce qui valorisait l'entreprise à 6 milliards de dollars.
14:04Donc, évidemment, après la révélation de ces informations,
14:07il faudrait regarder, je n'ai pas le cours sous les yeux,
14:10mais Mattel gagnait près de 20 % hier soir.
14:15Et évidemment, on est dans une situation
14:17où Mattel ne veut pas confirmer ce qu'il en est.
14:21Mais ça s'inscrit, je dirais, cette rumeur, si elle est vraie,
14:25dans une pression des actionnaires qui est plus ancienne.
14:29En mai, on se souvient, on avait eu South East Asset Management
14:33qui détient environ 4 % du capital de Mattel,
14:37qui avait demandé à Mattel d'étudier une sortie de la cote,
14:40une vente de Hasbro ou une cession à un groupe de médias.
14:45Donc, on est dans une situation où, effectivement,
14:51on devrait voir quelque chose qui se passe sur le titre,
14:54quel qu'il soit, mais évidemment, ça bénéficie au titre.
14:57Mattel, qui ne fait rien aujourd'hui,
15:00parce que tout s'est passé hors marché.
15:02C'est assez étonnant, le titre Mattel qui est quasi inchangé,
15:06plus 0, 66 %.
15:07Alors, ce qui peut paraître étonnant, c'est qu'en plus,
15:09Authentic Brand, on connaît ça aux États-Unis,
15:13mais Authentic Brand, c'est Reebok, c'est Champion, c'est Quicksilver.
15:19Alors, j'allais dire, qu'est-ce qu'un vendeur de T-shirts
15:22va aller racheter Mattel, qui est un géant du jouet ?
15:26Alors, il faut rappeler une chose, c'est que les jouets,
15:29et on en avait parlé ensemble, Antoine, il y a quelques semaines de cela,
15:32c'est redevenu quelque chose à la mode.
15:35Pourquoi ? Parce que vous avez pas mal de marques d'habits
15:40qui font notamment des contrats avec Lego, par exemple,
15:45ou avec d'autres jeux, et en fait, le jouet n'est plus seulement
15:50destiné à l'enfant, mais destiné aux jeunes adultes, voire à l'adulte.
15:54Et c'est ça qui est assez intéressant, c'est qu'on est en train de sortir
15:58de ce carcan du jouet, juste pour jouer, il y a des jouets qu'on collectionne,
16:03et il y a des jouets qu'on collectionne parce qu'elles ressemblent
16:07à quelque chose d'autre, et notamment ce qu'on fait avec Lego.
16:13Alors, parlons du marché des fusions acquisitions maintenant.
16:16C'est vrai que c'est un marché qui a eu tendance à s'essouffler,
16:19et on le voit dans les résultats des grosses boutiques d'affaires,
16:22je pense à Goldman Sachs notamment, cette activité n'est pas très porteuse
16:26en ce moment. Avec l'environnement de taux actuel, on peut craindre
16:31que ça ne va pas non plus très bien se passer dans les prochains mois.
16:35Comment, parmi les spécialistes du M&A, comment on envisage le panorama
16:41dans les semaines, les mois à venir ?
16:44Oui, écoutez, on vient d'avoir les chiffres pour le troisième trimestre,
16:48c'est 993 milliards de dollars, c'est la première fois depuis le premier trimestre
16:532025, on est sous les 1000 milliards de dollars, et par rapport au deuxième trimestre,
16:58on est à moins 41%, vous avez bien entendu, moins 41%.
17:02Alors, vous avez parlé, on vient d'en parler pendant un long moment,
17:07les fameux rendements. Vous imaginez bien que si on a des taux élevés,
17:10ça va augmenter le coût de la dette utilisée pour financer l'opération
17:15de fusion-acquisition. Alors, c'est pas un arrêt du cycle,
17:19vous l'avez dit, le deuxième trimestre était absolument extraordinaire,
17:23et depuis le début de l'année, les opérations mondiales
17:27atteignent 3900 milliards de dollars, c'est en hausse de 28%,
17:32c'est quasiment le chiffre le plus élevé depuis 2001,
17:34mais on voit que ces rendements qui tout d'un coup se sont appréciés
17:38beaucoup plus rapidement qu'en début d'année,
17:41eh bien, ces rendements commencent à toucher une partie
17:46de ce qui rapporte énormément aux banques,
17:48et ça aussi, on l'avait commenté ensemble avec Goldman Sachs aussi,
17:53avec JP Morgan qui avait dit qu'il y avait moins d'opérations
17:55qui se faisaient au-delà des grandes dont on parle,
17:58et je rappelle aussi, et je saute du coq à l'âne,
18:01en disant que selon les toutes dernières rumeurs,
18:04une nouvelle fois, eh bien, Anthropik devrait faire son introduction en bourse
18:08mi-novembre, c'est l'information qu'on a eue cette nuit.
18:12Kevin Lenwai, le fait que cette activité M&A soit complètement en panne,
18:16c'est vrai qu'en Europe d'ailleurs, il n'y a plus trop d'intentions,
18:20à part peut-être sur les small et mid-cap,
18:24alors ça, ça pourrait être un catalyseur,
18:26parce que justement, c'est des valeurs qui sont en train de souffrir,
18:28bon, on va dire que c'est une activité dont on ne va plus trop parler
18:32pendant un petit moment ?
18:33Ça, je ne sais pas, je ne serais pas aussi tranché que ça.
18:37Ce qui est certain, et John le dit très bien,
18:39c'est que le premier débat qu'on a eu,
18:41et tous les sujets qu'on pourrait avoir aujourd'hui,
18:43on voit bien que le thème commun, c'est le coût de l'argent.
18:45Le coût de l'argent revient dans quasiment tous nos sujets,
18:49y compris d'ailleurs les fusions acquisitions,
18:51effectivement, parce que ça commence à être compliqué
18:54sur les fusions acquisitions.
18:55On pourrait quand même se réfugier en se rappelant
18:57que l'année est quand même extrêmement bonne
18:59en termes de volume, justement, sur les fusions acquisitions.
19:03John le disait très bien par rapport au deuxième trimestre,
19:05c'est une chute qui est massive,
19:06mais on reste encore une fois sur une année
19:07qui est exceptionnelle sur les fusions acquisitions
19:09et qui ont profité aux valeurs financières.
19:11Là, on se retrouve dans un moment dans lequel
19:13les coûts de financement sont très élevés,
19:14mais il faut rajouter à autre chose,
19:17c'est que les valorisations elles-mêmes sont relativement élevées.
19:20Ça veut dire que non seulement les acheteurs
19:22ont les poches qui sont peut-être un peu moins pleines,
19:24mais les vendeurs, eux, ont des valorisations cédantes
19:27qui ne sont pas celles qui permettent de faire un deal,
19:29tout simplement.
19:30Donc, c'est plutôt cette conjonction,
19:32peut-être à court terme, qui se produit.
19:34Il ne faut pas non plus oublier qu'à un certain moment,
19:36justement, ça va recréer des opportunités.
19:38Et donc, est-ce qu'on doit mettre tout comme ça de côté
19:41pour un moment ? Je ne le crois pas.
19:43Ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir regarder
19:45là où ça peut contaminer quelques éléments.
19:48John le dit très bien, sur les financières,
19:49ça va être à regarder, parce que ça faisait partie,
19:51évidemment, de la stratégie d'achat,
19:52notamment des financières américaines.
19:54Il est clair que là, entre la hausse des taux et cela,
19:56on pourra avoir une dégradation certaine.
19:59Effectivement.
20:00John, bon, sujet qui me tient à cœur.
20:03On a encore eu les résultats de Nike.
20:06Bon, là, quelque chose se passe.
20:09Les résultats sont supérieurs aux attentes.
20:13Malgré tout, on sent que le groupe est encore loin d'être sorti d'affaires.
20:16Et il m'a brisé le cœur hier soir avec une annonce.
20:19Ils vont ralentir les sorties de Jordan néo-rétro.
20:23Donc voilà, toutes les baskets qui sont sorties quand on était petit
20:26et qu'on veut maintenant parce qu'on a un peu plus d'argent
20:28que quand c'est maman qui nous les payait.
20:30Bon, il va falloir attendre un petit peu.
20:32Enfin, les sorties seront différées.
20:33Mais enfin, globalement, il y a peut-être un peu de vent positif autour de Nike
20:38après des mois et des mois de dizette.
20:41Oui, oui, oui, oui.
20:42Alors oui, je vois que vous n'êtes pas très objectif, Antoine.
20:46Mais effectivement, lorsqu'on regarde les chiffres,
20:49on voit que le chiffre d'affaires trimestriel recule de 4 %,
20:53mais enfin, c'est ça qui est très très intéressant,
20:55si on a des marges brutes qui progressent de 60 points de base à quasiment 43 %.
21:03Donc c'est assez intéressant et il y a une, notamment,
21:07il y a une baisse des coûts de logistique, bizarrement,
21:09des baisses des coûts de logistique, on sait l'impact avec le coût de l'énergie
21:13et donc trop aux âges, mais il y a quand même quelques points noirs.
21:17Et ces points noirs, c'est les ventes directes, moins 8 %,
21:20Converse, moins 28 %, avant la problématique qu'il y a sur Converse aux États-Unis,
21:29une supposée attention au clouc-clouc-clan,
21:34vous avez entendu tout ce débat qu'on a eu aux États-Unis,
21:38et puis les ventes en gros de Chine qui sont en baisse de moins 28 %.
21:43Alors évidemment, c'est la concurrence chinoise,
21:46la concurrence des plus petites marques comme On, etc.,
21:50mais on est dans une situation où, effectivement,
21:54il y a un nouveau programme de redressement qui s'appelle le programme PACE
21:57qui vise 2,5 milliards de dollars d'économie cumulée d'ici 2031,
22:04mais ça va nécessiter 1 milliard de dollars de charges avant impôts.
22:09Alors évidemment, c'est la soupe à la grimace,
22:12parce que le titre n'arrête pas de baisser,
22:15et on a même les analystes de UBS qui ont dit surtout ne touchez pas ce couteau qui tombe,
22:23« Don't catch a falling life ».
22:25On pourrait se dire qu'à ce prix-là, on peut quand même en reprendre un peu,
22:29mais apparemment, il faudrait attendre encore de la restructuration,
22:32et donc je suis totalement désolé pour vous, Antoine.
22:36Ah là là, « Don't catch a falling life »,
22:38et ça continue de faller d'ailleurs,
22:39moins 5,6 % là à l'instant.
22:42À 33,03 €.
22:43John, un petit mot rapide d'Amazon,
22:45il est question de revente de cartes graphiques, dites donc.
22:50Oui, absolument, on a parlé de l'intelligence artificielle,
22:53on en parle tout le temps d'ailleurs,
22:54mais là, Amazon envisagerait de transférer environ 8 milliards de dollars de puces Nvidia,
23:02une des Blackwells, dans une structure dédiée,
23:06financée par des investisseurs extérieurs.
23:08Donc ils essayent de conserver l'usage, bien évidemment, opérationnel des puces,
23:13pour leur data center, leur sorte de données,
23:16et céder leur propriété économique ou à ce véhicule,
23:21et ensuite, ils verseraient des loyers.
23:23Donc vous avez vu, on commence à se dire,
23:26on a assez de puces pour l'instant,
23:28mais on essaye de sortir un peu de cash.
23:33Vous savez, le retour sur investissement,
23:35ou l'investissement ici, ce ne serait pas l'intelligence artificielle,
23:39mais ce serait la location d'une certaine manière de ces puces.
23:41Donc c'est assez récent de voir qu'ici,
23:43on essaye, et ce serait intéressant.
23:46Antoine, s'il pouvait juste nous dire,
23:47quelle est la réaction du titre Amazon à ce...
23:51Pas trop mauvaise, le titre gagne 1,4%, 251,67$,
23:56mais effectivement, ils deviennent banquiers de puces,
23:58banquiers de cartes graphiques, c'est assez amusant.
24:00Au-delà de ça, Marion Chapelle-Masso, il y a la vraie question,
24:04quand on est investisseur, c'est comment gérer l'exposition aux actions américaines.
24:08C'est vrai que nous, on voit que, et notamment le CAC 40 en Europe,
24:12on sous-performe largement.
24:14On ne peut pas ne pas avoir d'action américaine en portefeuille,
24:17ou être exposé aux États-Unis d'une certaine manière.
24:19Quel est votre sentiment là-dessus, à l'aube de ces nouvelles d'entreprise en plus ?
24:24Oui, je crois que la vraie question, c'est qu'est-ce que l'actualité sur les marchés américains
24:29change concrètement pour les épargnants français.
24:33Et pour ça, c'est vrai qu'un Français qui investit sur une obligation ou une action américaine
24:40prend généralement deux paris.
24:43Le premier, c'est celui de l'actif, évidemment, de la valorisation de son actif,
24:47c'est assez évident, mais également celui de la devise.
24:51Et ça, il ne faut quand même pas le minimiser,
24:55parce que le taux de change peut sensiblement effacer le gain de l'actif lui-même.
25:01Ça a été le cas avec Nvidia l'année dernière, on se souvient,
25:04mais maintenant, on a un dollar qui monte considérablement en puissance.
25:07Voilà, donc ce qu'il faut, je dirais qu'il faut avoir trois réflexes
25:12pour avoir son portefeuille, regarder son portefeuille américain
25:15avec beaucoup d'objectivité.
25:18Le premier, c'est d'abord de vérifier son exposition réelle,
25:21parce qu'on le disait récemment sur Ensemble, d'ailleurs, Antoine,
25:27on est souvent très, très, très, disons, investi sur les mêmes actifs,
25:36alors qu'on a en ETF, du NASDAQ, du S&P 500,
25:42ou même des fonds Action Monde,
25:44qui finalement pointent vers les mêmes grosses entreprises américaines.
25:48Et donc, il faut vérifier que son portefeuille
25:51ne soit pas trop concentré sur les mêmes actifs.
25:53Le deuxième réflexe, peut-être, c'est de ne pas regarder uniquement les actions,
25:58peut-être que là, on a des points d'entrée sur les titres obligataires américains,
26:01il y a du rendement, bien sûr.
26:03Et enfin, regarder systématiquement le dollar,
26:06et son niveau pour pouvoir entrer correctement
26:09et fonder un portefeuille de titres américains diversifiés.
26:14Correct, oui.
26:15Kevin Lenoir, le mot de la fin, là, il nous reste une minute,
26:18mais c'est vrai que cette situation de taux,
26:20cette situation du dollar,
26:22là aussi, ça provoque un double arbitrage autour des actions américaines.
26:25La problématique, il y a encore quelques mois, c'était l'hyperconcentration.
26:29Là, ça va être le rendement.
26:32Oui, alors, il y a plein de sujets, effectivement, là-dessus.
26:36La concentration américaine, ça a toujours été un problème,
26:38mais quasiment aussi vieux que le marché américain.
26:40On en parle souvent.
26:41C'était des chemins de fer dans les années 20, bon.
26:43Donc, déjà, il faut l'avoir en tête,
26:45c'est toujours très bien de le rappeler,
26:46et il faut que les clients soient alertes là-dessus,
26:47c'est tout à fait vrai.
26:48La dépendance a quelques valeurs.
26:50Donc, ensuite, il y a des palliatifs à ça.
26:51Il y a aujourd'hui, effectivement, du stock picking,
26:53des instruments aussi qui nous permettent de nous diversifier.
26:56Et surtout, le marché américain est tellement profond
26:58que ceux dont on ne parle pas sont extrêmement intéressants.
27:01Donc, il y a des valeurs qui vont être des queues de comètes,
27:03si vous me permettez l'expression, du S&P 500,
27:05qui restent vraiment intéressantes.
27:07Le sujet du dollar, il est vraiment prégnant, effectivement,
27:10parce qu'on avait l'habitude de dire à nos clients
27:12« Bonne devise, bonne action »,
27:14même si on fait un mauvais picking temporaire,
27:17en fait, la devise ne va pas faire du mal.
27:18Or, 2025 a rebattu cela complètement.
27:21Ça doit être 13% de baisse du dollar.
27:23Donc, on peut encore avoir quelques cicatrices
27:25si on ne s'est pas couvert.
27:26Donc, c'est ça, sûrement le mot de la fin,
27:28c'est que n'oublions pas que là, sur ces niveaux-là,
27:30on est de retour à un 12, un 13.
27:32Ça commence à être quand même très tentant de se recouvrir
27:35parce que très concrètement aujourd'hui,
27:36ce que l'on voit, c'est que les montants de couverture,
27:40les coûts de couverture, pardon, ne sont pas très élevés.
27:42On parle d'un et demi à 2% en réalité sur un en glissant.
27:45Se couvert de cela pour une prime de rendement américaine qui est bonne,
27:48la réponse est oui.
27:49Donc, c'est aussi ça qu'on essaye aujourd'hui d'instiller,
27:51c'est vraiment cette couverture de change qui est possible
27:53pour ceux qui le souhaitent.
27:54Kevin Lenoaille, avant-garde familier office,
27:57Marion Chappelmasso de Carillon,
27:58merci d'avoir été avec nous.
28:00Et bien sûr, le salut à John en direct de Cité Gestion
28:02pour commenter l'actualité de Wall Street.
28:05Bon week-end à tous dans quelques instants.
28:07Guillaume Sombrère me rejoint,
28:08on ouvre la boutique pour BFM Bourse.
28:09A tout de suite.
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