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  • il y a 6 jours
Ce mardi 27 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Votre demi-heure 100% Wall Street commence.
00:14USA Today, votre connexion directe avec les marchés américains.
00:18Vous le savez, toute la semaine, les marchés américains qui ouvrent une heure plus tôt,
00:21parce qu'on est déjà passé en heures d'hiver, ce n'est pas encore le cas des États-Unis.
00:25Mais enfin, l'économie américaine, elle est loin d'être en retard.
00:28Et elle ne loue pas une heure, elle est en pleine balle en ce moment.
00:31Les dernières statistiques le prouvent.
00:33Les taux continuent à se tendre.
00:35Tiens, ça y est, on a à nouveau du 5% sur le bon du trésor américain à 10 ans.
00:39Pourquoi ? Parce que les dernières statistiques, et notamment les ventes de détails du mois dernier,
00:43sont particulièrement robustes.
00:45On a également des affaires qui reprennent du côté des grosses, grosses banques d'affaires,
00:50notamment grâce à l'IA.
00:52C'est peut-être le chénon manquant qui était jusque-là un petit peu en retard sur l'activité.
00:58Les grandes banques d'affaires, notamment de Goldman Sachs, de signer des gros deals.
01:01Et c'est fait dans tout un tas de domaines.
01:03Des deals qui sont en train d'être signés aussi, certes dans le domaine de l'IA,
01:07mais dans le domaine du commerce électronique aussi.
01:08On va s'intéresser à des opérations qui sont peut-être en cours,
01:11peut-être des grandes manœuvres de ce côté-là, des regroupements en cours.
01:14Et évidemment, tout cela anime la cote.
01:16L'ouverture, elle était assez mitigée du côté de Wall Street.
01:20La tendance continue à être assez mitigée avec un Dow Jones qui est sur un léger recul.
01:25Moins 0,15%, on est à 52 279 points.
01:29Mais ça se passe mieux du côté des valeurs tech,
01:31vu que le Nasdaq, lui, avance de 0,59% et ça nous donne un S&P 500.
01:35En progression de 0,24%, tient le Russell 2000.
01:37L'indice des PME cotées américaines est aussi dans le vert, plus 0,27%.
01:42Mais effectivement, je vous le disais, c'est peut-être la nouvelle du jour.
01:44Voir à nouveau 5% sur le 10 ans américain USA Today.
01:49C'est parti !
01:54Et une grosse tablée pour commenter toute cette actualité débordante.
01:59Olivier Lévy de Lévy Capital Partners.
02:00Bonjour Olivier.
02:01Bonjour Antoine.
02:02Franklin Pichard de Keep Link.
02:03Bonjour.
02:04Nous avons également Félix Baron du Club, des investisseurs indépendants.
02:07Bonjour Félix.
02:08Bonjour Félix.
02:08Et en direct avec nous, évidemment, cité gestion,
02:10John Plassard, notre commentateur au quotidien de la tendance du côté de Wall Street.
02:14Donc je vous le disais, effectivement, les indices sont un petit peu mitigés.
02:18Mais enfin, globalement, la bourse américaine qui se porte bien.
02:20Mais voilà, à nouveau 5% sur le 10 ans américain.
02:24Ça se tend sur l'obligataire.
02:25Pourquoi ? Parce que les derniers chiffres publiés sont pour le coup une excellente surprise.
02:30Les ventes de détails américaines bondissent quasiment 2% sur le mois précédent.
02:35Oui, tout à fait.
02:36Alors, on dit que c'est les commandes de biens durables.
02:40Il faut juste rappeler ce que c'est.
02:42Ce qui est important, c'est les achats futurs des produits fabriqués aux États-Unis
02:47qui sont censés durer au moins 3 ans.
02:50Ça peut faire sourire, mais dedans, on a les avions, les voitures, les machines, les ordinateurs, etc.
02:55Et effectivement, vous l'avez dit, les commandes de biens durables ont progressé de 1,8% en septembre
03:01alors qu'on attendait 1,5% et qu'en août, on a eu une hausse qui était légèrement révisée
03:08à 0,1%.
03:11Qu'est-ce que ça nous dit ?
03:12Ça veut dire que l'industrie américaine ne monte pas de rupture brutale, toujours de l'investissement.
03:18C'est pour ça que les rendements montent.
03:20Mais il faut regarder, vous savez, Antoine gratte toujours derrière ces chiffres
03:26et lorsqu'on regarde, ce chiffre est largement tiré par les transports
03:32parce que si on regarde les commandes, elles ont augmenté de 4,6%
03:37et les commandes d'avions civils ont progressé de quasiment 29%.
03:43Donc c'est pour ça que c'est assez difficile d'en tirer tout un scénario
03:47pour la croissance économique et pour l'industrie américaine
03:53parce que c'est tiré par l'industrie des avions civils.
03:58Maintenant, si on enlève le transport, les commandes ont augmenté de 0,5%.
04:03Mais c'est en accélération, on était à 0,3% en août.
04:08Donc ce qu'on peut dire, le message global, c'est qu'il est quand même assez mitigé
04:13parce que vous l'avez dit, d'un côté, l'économie ne le cale toujours pas.
04:17Donc ça réduit l'urgence d'un assouplissement monétaire.
04:22Et de l'autre côté, on est dans une situation
04:26où l'investissement reste quand même concentré sur les équipements productifs
04:32et la technologie plutôt que sur une reprise industrielle
04:37qui serait largement repartie à la hausse.
04:40Donc faire très attention à ces chiffres parce qu'il y a une double lecture
04:44et cette double lecture, comme à chaque fois, va être digérée par les investisseurs.
04:49Comme souvent, John, effectivement, vous avez eu raison de me corriger.
04:52Dans le sommaire, je disais les ventes de détail, pas du tout.
04:54Les commandes de biens durables, c'est bien différent, effectivement.
04:58Donc pardon pour cette erreur.
04:59Félix Barron, je voulais faire un petit peu la moue sur ces chiffres.
05:03Qu'est-ce qui peut, à la rigueur, être un petit peu plus clair, obscur,
05:11on va dire, sur l'ensemble de ces données ?
05:13Malheureusement, ce qui est clair, c'est que c'est obscur.
05:16Dans le sens où, John l'a très bien dit,
05:19l'industrie américaine avance maintenant à deux vitesses.
05:21Vous avez les commandes core sur les biens durables
05:23qui dépendent surtout des ordinateurs et des biens d'équipements productifs
05:26pour la tech, pour dire grossièrement les data centers.
05:31Ça, il y a une forte croissance.
05:33Et de l'autre, une industrie qui stagne,
05:36modulo la volatilité des transports,
05:39parce que c'est vrai que 165 commandes de Boeing en septembre,
05:42ça tire l'indicateur.
05:43Quoi qu'il en soit, ce que John dit en filigrane,
05:47c'est que l'IA est devenu le principal soutien
05:49de l'appareil productif américain,
05:51ce qui est très bien,
05:52puisqu'il y a une demande de data centers très forte,
05:54mais ça devient plus qu'économique,
05:56économique, ça devient stratégique,
05:57voire un talon d'Achille,
05:58parce qu'à quel moment les data centers deviennent obsolètes ?
06:04Si on a un effet dipsique,
06:05si on a une puce qui est dix fois plus puissante,
06:09si on a la même intelligence dans six mois
06:11avec dix fois moins de calcul,
06:13si l'inférence se passe dans nos téléphones
06:15ou dans nos ordinateurs plutôt que dans les data centers,
06:18qu'est-ce qui restera pour les Etats-Unis ?
06:20C'est la vraie question que je pose.
06:23Et dernière chose,
06:24de toute façon,
06:24l'indicateur commande de biens durables
06:26n'a généralement que peu d'impact sur la bourse.
06:30C'est vrai que ce n'est pas forcément l'indicateur
06:32qui va le plus réagir à les indices.
06:34Olivier Lévy,
06:36votre sentiment sur l'économie américaine
06:38après l'apparition de ces chiffres ?
06:39Oui, je pense que Félix l'a mentionné,
06:41il y a peu à dire,
06:42il y a beaucoup de choses qui vont arriver
06:43au type l'inflation, la Fed.
06:46Ce qui ressort,
06:47c'est qu'on ne sait pas
06:47si l'économie américaine,
06:48elle ralentit,
06:49si elle est molle
06:50ou si elle résiste.
06:51Là aussi, je pense que ça va driver
06:53l'équation centrale
06:55où on a deux histoires dans le marché,
06:57mais une seule réalité.
06:58Les obligations nous disent toujours
06:59qu'il y a une défiance,
07:00il y a de l'inflation
07:02et il y a des risques.
07:03Et on a des marchés actions
07:04très confortables.
07:06Tant que la musique est là,
07:07on joue.
07:08Et je pense que,
07:11pour le moment,
07:12là aussi,
07:12il y a une correction
07:15qui pourrait intervenir
07:16si, effectivement,
07:17on n'est pas simplement
07:19dans la recherche
07:21de surpasser les attentes,
07:22mais d'avoir une projection
07:25de ce que ces capex,
07:26de ces investissements dans l'IA
07:27vont donner
07:28en termes de productivité,
07:30de rentabilité,
07:31plus tard.
07:32Et ça, personne aujourd'hui,
07:33sauf peut-être demain et après-demain,
07:34puisqu'on a
07:35méta,
07:36alphabète,
07:37on a beaucoup de résultats
07:38et donc on va scruter ça
07:39de très près.
07:40Oui, effectivement.
07:41Et Franklin Pichard,
07:44la corollaire de tout ça,
07:45c'est quand même un obligataire
07:46qui se tend encore
07:46du côté des États-Unis.
07:48On était à 5,30
07:49sur le 30 ans,
07:52un petit peu plus tôt,
07:525% sur le 10 ans américain.
07:56Là, c'est...
07:57Bon, on attend la Fed
07:58demain soir,
07:59on va peut-être
08:01commencer à en parler,
08:02dans le sens où,
08:03même si,
08:04encore une fois,
08:05il y a statu quo,
08:06les marchés obligataires
08:07vont se charger
08:08de restreindre
08:08l'activité de crédit
08:10eux-mêmes.
08:10Oui, ils vont le faire.
08:12Et moi,
08:12sans vouloir paraphraser
08:13ce qui vient d'être dit,
08:14je voudrais voir
08:15la bouteille quand même
08:16à moitié pleine plutôt
08:17et dire qu'un chiffre
08:19compris entre 0,5 et 1%,
08:21c'est quand même
08:22un témoin suffisamment
08:24et un message suffisamment fort
08:25que l'économie tient,
08:26qu'il n'y a pas de catastrophe.
08:28Et effectivement,
08:29ça évacue un petit peu
08:30un geste de la Fed
08:31cette semaine
08:32et que un mouvement
08:34sur les taux
08:35ne s'opérerait
08:36maintenant qu'en décembre.
08:37Voilà,
08:38ça confirme
08:39ce que tout le monde
08:40imagine et devine
08:41pour cette fin d'année.
08:42Bon, mais tout va bien,
08:43quasiment,
08:44à part les inconnus
08:44autour de l'IA.
08:47John,
08:48on revient vers vous
08:49pour parler de l'activité
08:50des banques.
08:50C'est vrai qu'on disait
08:51que du côté
08:52de Goldman Sachs,
08:53du côté de JP Morgan,
08:55du côté des grosses
08:56banques d'affaires
08:57et notamment des grosses
08:58banques de marché,
08:58bon,
08:58les résultats étaient
08:59absolument éclatants,
09:01mais qu'il y avait
09:02toujours un petit manque
09:04sur un certain nombre
09:04d'activités,
09:05notamment les deals financiers,
09:06les fusions acquisitions.
09:07Là,
09:08les choses repartent
09:08un petit peu
09:09et on a de gros,
09:10gros montages financiers
09:11qui sont annoncés,
09:12notamment par Goldman Sachs,
09:14hier.
09:14Une journée folle,
09:16peut-être historique
09:17pour Goldman Sachs
09:18parce qu'ils ont quand même
09:19décroché des mandats
09:21sur trois opérations
09:22majeures
09:23liées à
09:24l'intelligence artificielle,
09:26bien évidemment,
09:27qui représentent
09:28au moins
09:28210 milliards
09:30de dollars.
09:31Alors, faire attention ici,
09:32bien évidemment,
09:33ce n'est pas 210 milliards
09:34dans l'escarcelle
09:35de Goldman Sachs,
09:36mais comme c'est
09:37les leaders
09:38sur ces opérations,
09:39ils vont gagner
09:40plusieurs dizaines,
09:41voire plusieurs centaines
09:42de millions.
09:43Alors,
09:44on a vu
09:44qu'il y a
09:44Meta,
09:45qu'il y a
09:48co-dirigé
09:49une émission
09:50d'action
09:51de près
09:52de 100 milliards
09:53de dollars,
09:54il y a SpaceX
09:55et il y a aussi
09:56Anthropik.
09:57Alors,
09:57ici,
09:58on est dans une situation
10:00où on ne parle
10:01que de l'intelligence
10:01artificielle,
10:02mais effectivement,
10:03vous l'avez dit
10:03au début,
10:04Antoine,
10:05ce qui est tout à fait
10:06juste,
10:06c'est que
10:07les grandes banques,
10:08que ce soit
10:09JP Morgan,
10:10Goldman
10:10ou Morgan Stanley,
10:12eh bien,
10:12ils captent
10:13une part croissante
10:14des commissions
10:15générées par
10:16les IPO,
10:17les introductions
10:17en bourse,
10:18les émissions obligataires
10:19et puis
10:20les financements
10:21structurés.
10:21Donc,
10:22il ne faut pas l'oublier,
10:22c'est vrai qu'on a eu
10:23un petit coup de mou
10:24et on en avait parlé
10:25ensemble,
10:26Antoine,
10:27ces dernières semaines,
10:28on avait eu un petit coup
10:29de mou en milieu d'année
10:30sur tout ce qui était
10:31introduction en bourse
10:32et là,
10:33avec l'histoire
10:34d'Antropik notamment,
10:35eh bien,
10:36on a l'impression
10:36qu'on revient
10:37dans l'an 40
10:38où tout est fantastique,
10:39tout est bien
10:40pour les banques
10:41et évidemment,
10:42c'est les plus grandes
10:42qui engrangent
10:43le maximum d'argent.
10:44Bon,
10:45et puis,
10:45on voit qu'il y a
10:45de plus en plus
10:46d'entreprises
10:46qui sont tentées
10:47par la bourse.
10:48Bon,
10:48on va reparler
10:49d'Antropik,
10:49bien sûr,
10:50ça,
10:50ça a quand même
10:50fait causer
10:52depuis hier
10:53avec leur document
10:53d'introduction
10:54en bourse.
10:55Tiens,
10:55puis là,
10:56ces dernières minutes,
10:57il y a Sygenta,
10:58le spécialiste
10:59des engrais,
11:00des semences
11:01qui songe aussi
11:02à une introduction
11:02en bourse.
11:04La boîte est valorisée
11:05autour des 66
11:06milliards de dollars.
11:07Donc là aussi,
11:08ça pourrait faire
11:08une grosse opération
11:09et source de revenus
11:10supplémentaires
11:11pour les banques
11:12d'affaires.
11:13Félix Baron,
11:14là aussi,
11:15oui,
11:16du mieux dans l'escarcelle
11:17des gros deals
11:19de Wall Street.
11:20Les affaires reprennent
11:21malgré des taux,
11:22malgré un environnement
11:23qui reste quand même
11:25compliqué.
11:25C'est comme le marché
11:26action,
11:26les business is business
11:28et on continue.
11:29Oui,
11:29il faut rentrer
11:29dans le détail
11:30parce que ce que je retiens,
11:31c'est,
11:32enfin,
11:32ça plaît beaucoup
11:32à l'ex-banquier d'affaires
11:34que je suis,
11:34c'est que Goldman
11:36fait sur trois deals
11:37des choses qu'ils savent faire,
11:38c'est-à-dire une IPO,
11:39ils en ont toujours fait,
11:40et des émissions d'action,
11:42c'est-à-dire,
11:42c'est pas très compliqué,
11:43surtout si c'est des classes
11:44C sans droit de vote.
11:46Mais la question que ça pose,
11:47c'est pourquoi il y a
11:48des émissions
11:48pour 175 milliards
11:49de méta et alphabets ?
11:51C'est parce qu'elles sont
11:52plus capables
11:53de financer leur capex
11:54avec leur cashflow.
11:55Ça,
11:55il faut le retenir.
11:57Je note quand même
11:58que la créativité de Goldman,
11:59ça reste quand même la firme
12:00sur le deal SpaceX,
12:01elle est à retenir
12:02puisque SpaceX va louer,
12:05en fait,
12:05c'est Apollo Management
12:06qui finance les GPU
12:08de SpaceX,
12:09qui va elle-même les louer,
12:10mais pas sur la base
12:11de son bilan,
12:12qui n'est pas très solide,
12:13même pas six mois
12:14après l'IPO,
12:15mais sur la base
12:15de la valeur même
12:16des GPU.
12:17Ça,
12:18c'est intéressant.
12:18La dernière chose,
12:19c'est qu'il ne faut pas oublier
12:21que quand il y a
12:21une concentration
12:23d'émissions record
12:24sur un seul secteur,
12:26à savoir l'IA et l'APEC,
12:27c'est souvent le signal
12:29d'une fin de cycle.
12:29Je rappelle les années 99-2000
12:31pour ceux qui s'en souviennent.
12:32Olivier Lévy,
12:34il y a peut-être
12:35quelque chose aussi
12:36qui,
12:36et on en parle
12:37de temps en temps,
12:38notamment dans
12:38Tout pour investir
12:39que vous pouvez écouter
12:40le matin sur l'antenne,
12:42les spécialistes
12:42du private equity
12:43nous disent aussi
12:44qu'en ce moment,
12:45c'est une grande période
12:46d'arbitrage
12:47autour des grandes entreprises
12:49à choisir
12:50entre continuer
12:51du private equity
12:52et des levées de fonds
12:54classiques comme ils font
12:54et la mise en bourse.
12:56Et on voit de plus en plus
12:57d'entreprises
12:57qui sont à nouveau
12:58tentées par la bourse.
13:00Est-ce que c'est,
13:01on va dire,
13:02un petit signal
13:02qu'un cycle
13:03est peut-être en train
13:03de changer
13:04du côté des grandes entreprises
13:05de Wall Street
13:07particulièrement,
13:07parce qu'on en parle,
13:08mais de manière
13:08un petit peu générale ?
13:09Oui, je crois qu'il y a
13:10un retour à la prime
13:11et à la liquidité
13:12et qu'il y a beaucoup
13:12de fonds private equity
13:13qui ont besoin de sortir
13:14par la bourse.
13:15Parce qu'il n'y a plus
13:16de logique industrielle
13:17et financière,
13:17si ce n'est d'aller
13:20séduire le particulier,
13:21le retail donc,
13:22pour aller acheter
13:23du papier
13:24de toutes ces sociétés
13:25effectivement
13:25qui ont collecté
13:26beaucoup d'argent
13:27mais qui se doivent aussi
13:28de rassurer leurs sponsors,
13:30leurs investisseurs
13:31et donc d'avoir
13:32des TRI acceptables
13:33et donc de trouver
13:33une bouffée d'oxygène
13:34dans la bourse.
13:35Je dois rappeler
13:36que Goldman Sachs,
13:36oui effectivement,
13:37ce n'est pas forcément
13:38la plus grande banque
13:39de bilan,
13:40mais là où elle a été
13:41assez ingénieuse,
13:42c'est qu'elle a financé
13:44pas mal de fournisseurs
13:45des Nvidia et autres
13:46pour pouvoir être
13:47dans ce super méga cycle
13:48et pour participer
13:50aux augmentations de capital,
13:52aux IPO,
13:54indépendamment
13:54effectivement
13:54de son track record
13:56incontestable
13:57et incontesté à ce jour,
13:58même s'il y a d'autres banques
13:59effectivement
13:59qui auraient pu être
14:00à sa place
14:00puisqu'elles financent
14:01très bien l'économie.
14:02Donc oui,
14:03je crois que c'est très défensif
14:05pour beaucoup de fonds
14:05private equity
14:06d'aller chercher maintenant
14:08des valorisations
14:08acceptables en bourse
14:10à défaut
14:11de trouver
14:12d'autres fonds
14:13pour racheter
14:13justement sur des multiples
14:15là aussi
14:15qui sont intenables
14:16peut-être.
14:17Et John,
14:18c'est peut-être aussi
14:18le moyen de sortir
14:19de cette fameuse équation
14:23entre guillemets
14:23impossible,
14:24cette espèce
14:24de circuit fermé
14:25perpétuel
14:26de l'intelligence artificielle
14:27parce qu'on a parlé
14:28donc de ce deal
14:28de Goldman Sachs
14:29qui va vendre
14:30énormément d'actions
14:31méta
14:32qui vont être achetées
14:33immédiatement
14:34par Nvidia
14:35et d'autres
14:35donc ceux qui participent
14:37à l'écosystème
14:37et on apprend aussi
14:39qu'il y a plusieurs banques
14:40de Wall Street
14:41avec le fond Blackstone
14:43qui mobilise
14:44un fonds
14:44de 63 milliards
14:45de dollars
14:46pour financer
14:47les puces
14:48de Broadcom
14:50qui vont être
14:50destinées
14:51à Anthropique.
14:52Enfin,
14:53on n'en sort pas là.
14:56Alors,
14:56c'est petit deal
14:57entre amis.
14:58Si on tombe,
14:59on tombe tous apparemment.
15:00Alors,
15:00pour l'instant,
15:01on ne tombe pas
15:01bien évidemment.
15:02Mais je dirais
15:03que c'est assez intéressant
15:05ce que vous venez de dire.
15:06Déjà,
15:06les montants
15:06sont hallucinants.
15:07On ne s'étole plus
15:08de 63 milliards
15:09de dollars.
15:10Ça paraît petit
15:11par rapport aux 100 milliards
15:12voire plus.
15:13Mais je dirais
15:14que c'est un changement
15:15d'échelle.
15:15Pourquoi ?
15:16Parce qu'on est
15:17dans une situation
15:18où les besoins
15:20de calculs
15:20de développeurs
15:21des modèles
15:23nécessitent
15:24des montages financiers
15:25qui sont comparables
15:26à ceux
15:27des plus grands
15:28projets d'infrastructure
15:29qu'on a connus
15:30il y a des années.
15:31Donc,
15:31ça nous montre
15:31qu'on le croit
15:32ou pas
15:33qu'on est dans
15:34une révolution
15:36industrielle.
15:36et la révolution
15:38industrielle
15:39ne veut pas dire
15:39que les marchés
15:40vont monter au ciel
15:42ou continuer
15:42à monter au ciel.
15:43Ça veut simplement
15:44dire qu'on est
15:45dans une situation
15:46où on va avoir
15:47un cycle.
15:47On a déjà parlé
15:48de ce super cycle
15:49de cette révolution
15:50industrielle.
15:51Il faut rappeler une chose
15:52pour ceux qui comparent
15:53avec la bulle
15:54des années 2000,
15:55c'est qu'Internet
15:56existe toujours.
15:57Donc,
15:57c'était aussi
15:58une véritable révolution
15:59avec les entreprises
16:00sans tomber
16:01et d'autres.
16:02Alors,
16:02évidemment,
16:03il y a le mot
16:04que vous n'avez pas osé
16:06dire,
16:07Antoine,
16:08c'est l'interdépendance,
16:09ce fameux mot
16:10qu'on n'ose pas dire,
16:11surtout pas trois fois
16:12de suite
16:13parce que c'est
16:14bientôt Halloween,
16:15mais ces opérations
16:17illustrent
16:18cette fameuse
16:18interdépendance
16:19croissante
16:20entre développeurs
16:21de modèles,
16:22fournisseurs
16:22de semi-conducteurs,
16:23prêteurs,
16:25investisseurs,
16:26industriels.
16:26Donc,
16:27c'est ça qui est
16:27assez incroyable.
16:28Tant que ça va,
16:29tant mieux
16:30parce qu'on peut citer
16:31les montants
16:32qu'on veut,
16:32que ce soit 63 milliards
16:34ou plus,
16:34mais dès qu'il y a
16:36un petit caillou
16:37dans le rouage,
16:39eh bien,
16:39il faudra vraiment
16:41faire très attention
16:42et regarder
16:43quels sont exactement
16:45les liens
16:45entre,
16:46vous l'avez dit,
16:47Brodcom et Anthropique,
16:48par exemple,
16:49mais qui inclut
16:50le fonds Blackstone.
16:51Comme vous l'avez dit,
16:52tout est mis ensemble
16:53dans le même panier.
16:55Blackstone,
16:56le fonds de Stéphane Schwarzman,
16:58qui était à l'origine
17:00plutôt destiné
17:00à l'immobilier,
17:01aux énormes LBO,
17:03etc.,
17:03et qui là
17:04met la main
17:05dans le cambouis
17:06sur l'intelligence artificielle.
17:08Félix Baron,
17:09juste Anthropique,
17:10c'est vrai
17:11qu'on peut y revenir,
17:11enfin,
17:12leur document
17:12d'introduction en bourse,
17:14j'ai rarement vu
17:14un truc aussi baroque.
17:16Donc,
17:16sur le premier semestre,
17:18ils disent,
17:18oui,
17:19on a fait 16 milliards
17:20de dollars,
17:21sur un an,
17:22c'est x4,
17:24on perd quand même
17:2580 milliards,
17:26et puis,
17:27disclaimer,
17:27on vous rappelle
17:28que l'intelligence artificielle
17:29est un danger existentiel
17:30pour l'humanité.
17:31Merci,
17:31bonne journée,
17:32best regards.
17:33C'est un truc de fou,
17:34c'est une économie
17:35à laquelle on n'a
17:36absolument pas l'habitude.
17:37Non,
17:38c'est bien,
17:39ça rappelle quand même
17:40les risques,
17:40ça rappelle qu'aussi
17:41une IPO
17:41est aussi conçue
17:44pour que les premiers
17:45investisseurs puissent
17:46liquider,
17:47avec quand même
17:48certaines règles,
17:50certaines barrières,
17:50mais moi,
17:52cette opération
17:52de SPV,
17:54de Blackstone
17:54qui va en dette
17:55subordonnée,
17:56sans filet,
17:56c'est-à-dire qu'ils n'ont
17:57pas de garantie,
17:58c'est pour ça
17:58qu'ils seront rémunérés
17:59la plus chers.
18:00Non sécurisées,
18:01comme on dit.
18:01C'est une espèce
18:02de mix
18:03entre un montage LBO,
18:04ce que sait faire Blackstone,
18:05et la crise des subprimes.
18:07Parce que,
18:07mais non,
18:08mais il y a Blackstone
18:10qui détient,
18:11qui finance les actifs
18:12de Broadcom,
18:13Broadcom qui les loue,
18:14et comme dans un bon LBO,
18:15Broadcom,
18:15avec les loyers,
18:16va rembourser la dette.
18:17Mais le jour
18:18où Anthropik
18:20ne prend plus
18:21la puissance de calcul
18:22de Broadcom,
18:24qu'est-ce qu'il advient
18:25des actifs ?
18:27C'est qui qui va payer
18:27le loyer ?
18:28Sur quelle valeur ?
18:29Non,
18:29mais si c'est de l'immobilier,
18:30on se disait aux Etats-Unis,
18:31de toute façon,
18:31l'immobilier ça monte,
18:32donc si on liquide,
18:33on récupère un nobile.
18:34De la même manière,
18:34on se dit,
18:35ça ne s'amortit pas,
18:35on ne se dit pas,
18:36et c'est un peu comme
18:36le leasing des avions,
18:37sur 25 ans,
18:38on n'a pas trop de risques.
18:39Les GPU,
18:39c'est 3 ou 4 ans
18:40de durée d'amortissement.
18:42Ça pose quand même
18:42un gros problème
18:43sur la valeur résiduelle
18:45et de voir
18:46qu'un fonds comme Blackstone,
18:47qui n'est pas Blackrock,
18:48attention,
18:49ce n'est pas la même taille de bilan,
18:50qui passe sans filet
18:51pour 43 milliards.
18:52Bon,
18:53c'est chaud,
18:53c'est chaud quand même.
18:54Franklin Pichard,
18:55ça vous évoque quoi ?
18:57Ce système économique là,
18:59qui continue,
19:00qui fonctionne bien,
19:00tout le monde lui fait confiance,
19:01lui prête de l'argent,
19:02ça fait du rendement,
19:03ça fait des bénéfices
19:04sonant trébuchant.
19:06Ça a été évoqué,
19:07là on a un peu
19:08un tourbillon
19:08sur les centaines de milliards
19:10qui aujourd'hui
19:10commencent à faire peur
19:11aux investisseurs
19:12et on voit
19:13qu'effectivement,
19:15en dernier recours,
19:16avant de fermer le dossier,
19:18le PDG de Broadcom
19:19a été obligé
19:20d'intervenir
19:21et d'apporter des garanties
19:24sur la dette
19:27de second rang
19:27et donc,
19:28on voit aujourd'hui
19:30que plus le temps passe,
19:31plus aujourd'hui
19:32il faut apporter des garanties
19:34parce que le marché,
19:35les investisseurs
19:36commencent à prendre peur
19:37sur les montants colossaux
19:39qui sont demandés
19:41et surtout
19:42sur le retour
19:43sur investissement
19:44qui commence aujourd'hui
19:45à être un vrai sujet
19:46que se posent
19:47les investisseurs.
19:48Bon,
19:49puis les grandes manœuvres,
19:50John,
19:50on apprend différentes choses
19:52dans différents secteurs
19:53et on a l'impression
19:54d'une certaine forme
19:55d'agitation.
19:55Alors déjà,
19:56Universal Music Group
19:58qui a donc été scindé
20:00et mis en bourse
20:01à Amsterdam
20:02par la galaxie Bolloré,
20:05semble vouloir discuter
20:07de ci, de là,
20:07d'un buy-out,
20:08d'une sortie de la bourse.
20:11Il faut dire que
20:11ça n'a pas fait des merveilles,
20:13ça n'a pas été
20:14une source
20:16de grande,
20:16grande prospérité
20:17pour ceux
20:18qui l'avaient mise en bourse.
20:20Malgré tout,
20:20qu'est-ce qu'on en dit
20:21à Wall Street ?
20:22C'est un mouvement
20:22assez paradoxal finalement.
20:25Oui, paradoxal
20:26parce que souvent
20:27l'histoire nous apprend
20:29que lorsqu'on se retire
20:30de la cote
20:30pour de bonnes raisons,
20:31c'est que
20:32les fondateurs
20:34sont légèrement énervés.
20:35On se souvient en Suisse
20:37de Swatch Group,
20:38par exemple,
20:38ce n'est pas du tout
20:39le même secteur,
20:40mais qui voulait sortir
20:40de la cote
20:41parce qu'il disait
20:42que les actifs
20:43n'étaient pas valorisés
20:44à leur juste valeur.
20:46On se souvient
20:46de Tesla
20:47qui à un moment
20:48avait voulu,
20:49Elon Musk avait voulu
20:49retirer Tesla
20:50de la cote
20:52et là,
20:53effectivement,
20:54à nouveau,
20:55on parle
20:55d'un retrait
20:56de la bourse.
20:57Alors,
20:57il ne faut pas oublier
20:58un truc,
20:59c'est qu'Universal,
21:00c'est quand même
21:01un actif
21:02qui est particulièrement
21:03attractif
21:03parce que déjà,
21:04un,
21:04ils ont un catalogue
21:06de musique
21:06absolument exceptionnel,
21:08ils ont des bénéfices
21:09de revenus récurrents
21:10provenant du streaming,
21:12des droits d'auteur
21:13et puis évidemment,
21:13des licences
21:14et évidemment,
21:16s'ils se retirent
21:17de la bourse,
21:18eh bien,
21:19ça permettrait
21:19à des investisseurs
21:21qui sont des investisseurs
21:23privés
21:23de mieux valoriser
21:24les revenus
21:25de long terme
21:26du catalogue
21:27et non pas chaque trimestre
21:28lorsqu'ils publient
21:29le résultat.
21:31Alors,
21:31évidemment,
21:32on a vu aussi
21:33des entreprises
21:33qui sont sorties
21:34de la cote pourrie
21:35revenir un peu plus tard
21:38lorsque les choses
21:39s'étaient calmées
21:39entre guillemets
21:40et qui n'avaient pas besoin
21:41de donner
21:42les chiffres
21:44chaque trimestre
21:45et c'est pour ça
21:46notamment
21:47qu'il y avait eu
21:47tout un débat
21:48sur lequel on ne va pas
21:49revenir
21:49selon lesquels
21:50aux États-Unis,
21:51par exemple,
21:52il ne faudrait plus
21:53donner les chiffres
21:54trimestriellement
21:54mais seulement
21:55une fois par année
21:56voire deux fois par année
21:58pour mettre
21:59moins de pression
22:00sur les actions
22:01et diminuer
22:02la volatilité
22:03sur les entreprises.
22:04Donc,
22:05assez intéressant
22:06de regarder
22:06ce qui est en train
22:07de se passer
22:07dans cet univers
22:09dont on parle
22:10pas assez.
22:11Félix Baron,
22:12ça nous rappelle
22:13la bonne vieille époque
22:14comme je rappelle
22:15Jean-Marie Messier,
22:16Vivendi Universal,
22:17etc.
22:18C'est une sorte
22:20de holding
22:20qui s'est éclaté,
22:21qui a été réunifiée
22:22ensuite
22:23et que Vincent Bolloré
22:24a rééclaté.
22:27Universal Music,
22:27on n'arrive toujours
22:28pas à valoriser le truc.
22:29Le titre gagne
22:302,8% sur la nouvelle.
22:32Sur 5 ans,
22:32il en perd
22:33plus de 30.
22:34L'aventure universelle
22:35a surtout enrichi
22:36les banques d'affaires
22:37depuis 25 ans.
22:37C'est exactement ça.
22:40John le disait bien,
22:41en fait,
22:41pour le marché,
22:42pour la bourse
22:42qui regarde quand même
22:43plus loin que le bout
22:44de son nez,
22:44peut-être à 3 mois,
22:45c'est extrêmement compliqué
22:46de valoriser
22:47des droits musicaux.
22:48Tandis que,
22:49et John le disait,
22:50des fonds de private equity
22:51savent,
22:52avec la dette
22:53qu'ils ont,
22:54valoriser des catalogues.
22:55D'ailleurs,
22:56une des premières plateformes
22:58qui vend
22:58des catalogues musicaux
22:59en France,
23:00c'est Caption Market,
23:01c'est du privé
23:01et ils le font
23:02avec des investisseurs privés
23:03qui s'inscrivent
23:04sur des périodes
23:05de 5, 7, 10 ans
23:06et c'est beaucoup plus lisible
23:08à long terme.
23:08Donc,
23:08c'était pas vraiment,
23:09le problème
23:09du universelle musique,
23:10c'est que c'est pas
23:11un très bon produit
23:11de bourse en 2026.
23:13Quoi qu'il en soit,
23:14avec 30% dans la main
23:15d'une seule famille,
23:16rien ne sera pris
23:17sans l'accord,
23:18aucune décision
23:19sera prise
23:19sans l'accord
23:20de cette famille.
23:20Et puis,
23:21John,
23:21il y a aussi
23:23des grandes manœuvres,
23:24alors là,
23:24peut-être plus du côté
23:25des fusions acquisitions,
23:26ça va faire plaisir
23:27aux grandes banques d'affaires.
23:28aussi dans le e-commerce,
23:30il y a Dordash
23:31qui semble être
23:33en discussion
23:33pour se marier
23:35avec Instacart
23:36qui est quand même
23:37une sacrée institution
23:39et il y en aurait
23:40pour 17 milliards de dollars.
23:42Juste,
23:44quand on regarde
23:45les acteurs
23:46du e-commerce,
23:47du paiement numérique
23:48aussi du côté de l'Europe,
23:49ça aussi,
23:50c'est un secteur
23:50drôlement difficile
23:51à valoriser en bourse
23:52et qui généralement
23:53est très mal valorisé.
23:54Est-ce que là,
23:55ils comptent créer
23:55de la valeur
23:56en unifiant un petit peu
23:57leur force ?
23:59Oui,
24:00je pense,
24:01parce que vous savez
24:01que Dordash,
24:02ils sont présents
24:03dans eux,
24:04ils sont surtout présents
24:05à travers,
24:06sur le net,
24:07sur la livraison de repas
24:09puis le commerce local,
24:10tandis que Instacart,
24:11ils disposent
24:12d'une position
24:13extrêmement importante
24:14dans les courses alimentaires
24:15et puis les partenariats
24:16avec les distributeurs.
24:17Donc en fait,
24:18ça ferait du sens,
24:19il n'y a pas de cannibalisation
24:20quand on appelle ça.
24:23Mais effectivement,
24:24le montant
24:25est extrêmement élevé.
24:26on sait qu'on a
24:28très peu d'acteurs
24:29qui sont les leaders
24:30sur ce marché
24:32et effectivement,
24:33si ça devait se faire,
24:35eh bien,
24:35on pourrait être
24:36dans une situation
24:37où on pourrait avoir
24:38une synergie aussi
24:38au niveau de la publicité.
24:40Vous savez,
24:40c'est très important
24:41dans ce marché,
24:42dans ce secteur.
24:43Et donc là,
24:44unifier la publicité,
24:45eh bien,
24:45ce serait aussi
24:46un moteur essentiel
24:47qui justifierait
24:48une fusion,
24:49entre guillemets,
24:50entre les deux entreprises.
24:51Olivier Lévy,
24:52c'est vrai qu'on parlait
24:53d'un moment
24:54peut-être propice
24:55justement d'un cycle économique
24:56où le private equity
24:58peut très bien
25:00sortir par les entreprises,
25:01par la bourse,
25:02en les mettant en bourse.
25:03C'est peut-être aussi
25:04le moment
25:05d'effectuer
25:06des regroupements
25:07qui ont du sens
25:08dans certains secteurs.
25:09Oui,
25:09qui ont du sens
25:10ou alors
25:10qui sont offensifs
25:12ou défensifs.
25:13Là aussi,
25:14compte tenu des structures
25:14bilancielles
25:15de toutes ces sociétés,
25:16les taux d'intérêt
25:17qui sont sur ces niveaux-là
25:18font qu'effectivement,
25:19il y a des stratégies
25:21qui sont plus ou moins
25:21là aussi
25:24attaquantes,
25:25je dirais.
25:26Donc,
25:26je crois qu'on va revoir
25:27effectivement pas mal
25:28d'opérations financières
25:29et pas que du côté
25:31des private equity guys,
25:32mais il y a aussi
25:33pas mal de secteurs
25:34qui ont été peut-être
25:35boudés en bourse.
25:36Je pense aux biotech,
25:38à la santé
25:38et qui pourraient revenir
25:40parce que là,
25:41elles ont été
25:42très malmenées
25:43ou parfois à juste titre.
25:45Mais je pense aussi
25:46à d'autres secteurs
25:46tellement stratégiques
25:48dans un contexte
25:49de guerre commerciale,
25:50guerre militaire.
25:52Donc,
25:53on revoit effectivement
25:54sur la loi de programmation
25:55militaire des sociétés
25:56qui n'étaient pas stratégiques
25:57qui le redeviennent.
25:58Donc,
25:59là aussi,
25:59s'il faut lever des fonds,
26:00la bourse
26:01pourrait être une réponse
26:02avec ce besoin aussi
26:04d'être ultra transparent
26:05et comme vous l'avez mentionné
26:06tout à l'heure,
26:07il faut pouvoir là aussi
26:08porter ce risque
26:10de ne pas tout dire,
26:11de ne pas tout expliquer
26:12de sa politique générale
26:13d'entreprise,
26:13mais quand même,
26:14les investisseurs,
26:15il faut leur contenter,
26:16il faut leur donner
26:17un minimum.
26:17Donc,
26:18on verra.
26:18Franklin Pichard,
26:19petite fenêtre d'opportunité
26:20pour les sociétés.
26:48Est-ce qu'ils pourront aller
26:49jusqu'au bout ?
26:50Et les rumeurs disent
26:51qu'on pourrait déjà avoir
26:52un commencement de réponse
26:53dès demain
26:54puisque le sujet circule.
26:57Et puis enfin,
26:57n'oublions pas
26:58qu'il y avait un autre prétendant
26:59à un moment
26:59dont on ne parle plus
27:00qui était Hubert.
27:02Et donc,
27:02pour le moment,
27:05les dés sont jetés,
27:06mais on ne sait pas encore
27:08sur quel chiffre
27:08on est tombé.
27:09John,
27:10il nous reste
27:10un tout petit peu plus
27:11d'une minute.
27:11Je voulais absolument
27:12qu'on parle de Ben & Jerry's.
27:15Visiblement,
27:15ils veulent essayer
27:17de séparer
27:18la marque Ben & Jerry's
27:20du propriétaire.
27:22Pour quelles raisons ?
27:23Alors,
27:24il faut rappeler une chose,
27:25c'est que Ben & Jerry's
27:26a été vendu
27:27à Unilever
27:28en 2000.
27:28Et pourquoi on appelle
27:29Ben & Jerry's ?
27:30Peut-être que vous le savez
27:31certainement.
27:32D'ailleurs,
27:32vous qui aimez les glaces
27:34Ben & Jerry's,
27:36Antoine,
27:37c'est que Ben & Jerry's,
27:38c'est deux noms,
27:39Ben Cohen
27:39et Jerry Greenfield
27:40qui ont fabriqué,
27:43inventé ces glaces,
27:44c'est absolument délicieux.
27:46Et effectivement,
27:47lorsque ils ont vendu
27:49à Unilever,
27:50eh bien,
27:52on leur a promis
27:53une indépendance sociale.
27:56Qu'est-ce que ça veut dire ?
27:57Ça veut dire
27:57qu'ils devaient rester
27:58dans le giron
27:59comme étant un satellite
28:00à part de Unilever
28:02et apparemment,
28:03ça n'aurait pas été respecté.
28:05Donc ici,
28:06comme vous l'avez dit,
28:07ils étudient l'option
28:08qui vise à séparer
28:10le propriétaire actuel
28:11de Ben & Jerry's.
28:13Donc,
28:13il pourrait y avoir
28:14potentiellement
28:14une cotation différente
28:18et on pourrait rentrer
28:19dans une bataille juridique
28:21extrêmement forte
28:22qui pourrait impacter
28:23notamment Unilever
28:24et mettre sous pression
28:25eh bien,
28:26aussi les fondateurs
28:27de Ben & Jerry's.
28:28Oui,
28:29et puis peut-être
28:30effectivement aiguiser
28:30les appétits
28:31de certains acteurs spécialisés
28:32qui pourraient saisir
28:34la belle marque au bon.
28:36Effectivement,
28:37merci beaucoup,
28:37John Plassard,
28:38on termine là-dessus.
28:39John Plassard,
28:40site et gestion.
28:41Franklin Pichard
28:41de Keeplink,
28:42merci d'avoir été avec nous.
28:43Félix Baron du Club
28:44des Investisseurs Indépendants
28:45et Olivier Lévy
28:46de Lévy Capital Partners.
28:48Merci pour ce USA Today
28:49encore passionnant.
28:50On se retrouve demain
28:51dans quelques secondes.
28:52On ouvre la boutique BFM Bourse.
28:54A tout de suite.
28:56USA Today
28:57sur BFM Business.
28:58Sous-titrage Société Radio-Canada
29:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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