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  • il y a 32 minutes
Ce vendredi 9 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:01BFM Business, 15h30, 16h
00:08USA Today, Antoine Larigauderie
00:11Thank God it's Friday, c'est la dernière édition d'USA Today de la semaine, votre demi-heure en connexion
00:18totale avec Wall Street, avec les indices américains, encore une foule de sujets qu'on va devoir commenter.
00:25Alors déjà, il y a eu une espèce de psychodrame entre hier soir et aujourd'hui autour d'OpenAI et
00:31visiblement des informations qui ont filtré selon lesquelles le chiffre d'affaires, les revenus attendus d'OpenAI seraient bien inférieurs
00:38aux attentes d'une petite vingtaine de milliards de dollars.
00:41Enfin de quoi mettre le feu aux poudres et de faire un petit peu tanguer les indices américains hors séance
00:46hier soir.
00:47Et puis voilà, est-ce que cette nouvelle était bien vraie, un faux ou un tox, rétro-pédalage ou pas
00:53? En tout cas, tout va mieux aujourd'hui.
00:55Donc on va voir réellement ce qu'il en est avec John Plassard de Cité Gestion, bien sûr, qui est
01:01avec nous comme tous les jours.
01:03On va commenter ses affaires.
01:04De rétro-pédalage, il va être question aussi en matière de géopolitique.
01:08On a vu que Donald Trump était censé consulter en haut lieu pour essayer de voir s'il n'y
01:14avait pas vaguement deux, trois frappes à faire sur l'Iran avant les élections mid-term.
01:18Non, pas du tout, dit Donald Trump.
01:21Donc la deuxième rétro-pédalage du jour, il est plus géopolitique et il contribue à détendre un petit peu l
01:25'atmosphère et notamment les cours du pétrole.
01:26On va le voir, ils sont quand même en net recul alors qu'ils ont pas mal progressé ces deux
01:30derniers jours.
01:31Et puis, peut-être une petite révolution du côté de Wall Street, du côté de la gastronomie à l'américaine,
01:38du côté du bon goût américain en matière d'alimentation.
01:42Starbucks aurait peut-être des vues sur Chipotle, deux enseignes qui ont vraiment explosé dans les années 2000, qui étaient
01:49des valeurs phares du Nasdaq, d'ailleurs cotées au Nasdaq.
01:52Pas sur le S&P 500, des valeurs de croissance, des valeurs de croissance en matière de restauration à l
01:58'américaine.
01:59En tout cas, il y a des rumeurs autour de cette affaire.
02:01Pour l'instant, Starbucks dément, mais il y a peut-être Anguisse ou Roche.
02:05On va voir ça avec John Plassard dans quelques instants.
02:08Pour l'instant, l'ouverture des marchés américains, ça se passe plutôt bien.
02:10Le Dow Jones, 51 305 points.
02:13Vous le voyez, on est en hausse de 0,12%.
02:16Sur le Nasdaq, c'est un peu plus franc avec une hausse de 0,5% à 27 331 points.
02:21Le S&P 500, plus 0,28, 7 786 points.
02:25Première cotation positive du côté de Wall Street.
02:28USA Today, ça démarre maintenant.
02:31USA Today, sur BFM Business.
02:36Et nos experts en plateau.
02:38Alexandre Ezes, des établissements.
02:39Alexandre Ezes, bonjour.
02:40Bonjour.
02:41Et puis, on retrouve Louis Versin, la financière de l'échiquier,
02:44que vous avez l'habitude d'entendre dans Good Morning Markets d'Etienne Braque,
02:49un peu plus tôt le matin.
02:50Bonjour.
02:50Bonjour.
02:51Merci d'être là.
02:51On rejoint tout de suite John Plassard, en direct de Cité Gestion.
02:54Bonjour John.
02:56Bonjour Antoine.
02:57Alors, petit psychodrame dans le monde de l'intelligence artificielle.
03:01Hier, avec un article du FT qui disait que les revenus d'OpenEI
03:05seraient bien bien inférieurs à ses premières prévisions.
03:08Finalement, ce n'est pas vraiment vrai.
03:11Finalement, on ne sait pas trop.
03:13Qu'est-ce qu'il en est exactement, John ?
03:15Oui, c'est un psychodrame.
03:17C'est quand même quelque chose d'assez incroyable.
03:19C'est un article du journal, donc vous l'avez dit, le Financial Times,
03:22qui dit que OpenEI afficherait seulement 50 milliards de dollars de revenus annualisés
03:30contre 70 milliards évoqués auparavant.
03:34Donc, ça fait quand même une différence assez énorme entre 70 et 50 milliards.
03:39Et on a vu toutes les valeurs de la tech qui ont baissé, Micron, AMD, Nvidia, et j'en passe.
03:46Mais, évidemment, il y a eu des démentis, non pas du Financial Times,
03:50mais de OpenEI en disant que les 50 milliards de dollars correspondaient
03:55au niveau annualisé constaté fin septembre,
03:59et non à une nouvelle prévision pour l'année.
04:03Et apparemment, on ne sait pas quelle est la vérité,
04:07OpenEI vise toujours au moins 70 milliards de dollars de revenus annualisés
04:13d'ici la fin de cette année,
04:16notamment grâce à l'accélération de ces contrats entreprises.
04:20Donc, l'écart, l'énorme écart de 20 milliards de dollars
04:24vient surtout d'une différence de méthode comptable,
04:28notamment dans la prise en compte des ventes réalisées
04:31par les fournisseurs de cloud, et non par un effondrement de la demande.
04:37Alors, évidemment, c'est une lecture assez trompeuse.
04:40Alors, on imagine, pour la crédibilité d'OpenEI,
04:44et surtout de sa potentielle introduction aux bourses l'année prochaine,
04:48que les informations d'OpenEI sont vraies,
04:51et qu'il confirmera à la fin de l'année que c'est 70 milliards ou plus,
04:55parce que si à la fin de l'année, il y a un nouveau, c'est le mot de la
04:58journée,
04:59rétro-pédalage, et qu'on dit qu'en fait, c'est 50 milliards de dollars,
05:02ça risque de faire très très mal, et on peut oublier l'introduction aux bourses.
05:06Mais au-delà de cette anecdote qui a coûté très cher aux valeurs de la tech hier soir à New
05:13York,
05:14eh bien, ça met quand même en évidence à quel point les valorisations des entreprises
05:20qui sont spécialisées dans l'intelligence artificielle
05:22sont extrêmement sensibles aux prévisions de chiffre d'affaires.
05:27Et donc, on va voir, on arrive dans la période de résultats des entreprises
05:31pour le troisième trimestre, à partir de la semaine prochaine,
05:34on va voir, il ne faut surtout pas manquer les prévisions,
05:37il faut surtout être en règle avec le consensus,
05:40et battre le consensus pour espérer avoir un cours de bourse qui progresse.
05:45Donc, assez intéressant. On voit qu'il y a de la nervosité dans le marché.
05:49Oui, de la nervosité. Le Nasdaq, qui est en hausse aujourd'hui,
05:53pourrait signer sa quatrième semaine de hausse consécutive.
05:57Et ça, ça peut être justement indexé sur l'intelligence artificielle.
06:01John, on va peut-être justement faire un bloc avec toutes les nouvelles concernant l'IA,
06:05parce qu'il y en a pas mal.
06:06Il y a une grosse introduction en bourse qui était prévue.
06:09On en attend pas mal, justement, dans le domaine de l'intelligence artificielle.
06:13Ces prochains mois, il y avait Firmus, qui était une des sociétés soutenues par NVIDIA,
06:20finalement, qui renonce à son introduction en bourse.
06:23C'est peut-être un signal à guetter, ça.
06:26C'est un signal, Firmus, c'est un opérateur, vous l'avez dit, australien,
06:30de data center, qui est soutenu, vous l'avez dit, par NVIDIA,
06:34mais aussi Coatu et puis Blackstone, qui a annulé son introduction en bourse de 5 milliards,
06:40faute d'une demande suffisante.
06:43Et on avait une valorisation qui était extrêmement ambitieuse, environ 30 milliards de dollars,
06:49presque trois fois plus que lors de sa levée de fonds en août.
06:54On était à 10 milliards de dollars.
06:55Donc, on voit ici qu'on est dans une situation où la valorisation,
07:00on en parlait juste avant, la valorisation devient quelque chose d'extrêmement important.
07:06Et on a un partenaire d'un projet de 1,6 gigawatt qui s'est retiré.
07:14Donc, ça a renforcé les doutes sur l'exécution du projet de Firmus.
07:20Alors, évidemment, ça ne remet pas en cause la demande structurelle en intelligence artificielle,
07:24ni les perspectives des grands fournisseurs de puces.
07:28Mais ça met en avant que, un, il faut un timing parfait pour faire une introduction en bourse.
07:35On se souvient, j'en reparle, mais on se souvient qu'OpenAI a dit
07:38que ce n'était pas le moment cette année de s'introduire en bourse,
07:41contrairement à Anthropik.
07:42Et la deuxième des choses, c'est qu'il faut être valorisé au bon prix.
07:48C'est le cas de le dire.
07:49Et que là, apparemment, ce n'est pas le cas.
07:52C'est une mauvaise nouvelle, évidemment, pour Blackstone.
07:55Et aussi, une mauvaise nouvelle pour Nvidia.
07:57Parce que, vous savez, on parle souvent de cette économie circulaire.
08:01Eh bien, Firmus, avec l'argent qu'il allait retirer de cette introduction en bourse,
08:08était censé racheter des puces à Nvidia qui les soutenait.
08:13Donc, évidemment, ça pose un peu aussi un problème pour Nvidia.
08:17Le serpent se mort là que Nvidia qui ne réagit pas trop à l'ouverture.
08:21Le titre gagne 0,25%.
08:22Bon, ils sont effectivement un petit peu au-delà de ça.
08:24Mais enfin, le signal est à guetter.
08:25Ça fait quand même plusieurs nouvelles de suite qui sont un tout petit peu refroidissantes, on va dire.
08:32Ça a commencé déjà avec Oracle qui avait décrété une force majeure
08:37sur un de ses projets de construction de data center qui a été gelé.
08:42John, dernière nouvelle concernant l'intelligence artificielle
08:46avant qu'on commande tout ça en plateau.
08:48C'est peut-être un peu plus anecdotique, mais enfin, c'est amusant.
08:51C'est Anthropique qui interdit, je cite,
08:54la cruauté gratuite envers son IA Claude.
08:58Mon Dieu, qu'est-ce qu'on voulait lui faire à Claude ?
09:00Alors, vous savez, les vendredis, on se dit tout, Antoine.
09:04Et vous pouvez nous dire, Antoine,
09:07si vous n'avez jamais donné des noms d'oiseaux à Anthropique ou Tchadjipiti.
09:11Vous l'avez certainement fait.
09:12Je l'ai fait, évidemment.
09:14Je dois vous dire, John, que je consulte rarement
09:17les sites d'intelligence artificielle, peut-être Gemini, de temps en temps.
09:21En revanche, ça me rappelle quand Apple avait sorti Siri
09:26et où 75-80% les premières semaines de l'activité de Siri,
09:32c'était de répondre à des insultes gratuites ou à des défis stupides.
09:36On avait tous l'impression d'être des enfants de 5 ans.
09:38Et là, même chose sur les Claude, etc.
09:42En fait, John ?
09:44Oui, exactement.
09:45Et Anthropique va vraiment interdire à partir du 12 novembre
09:48les comportements, ce qu'ils appellent abusifs ou cruels,
09:52durables et gratuits envers Claude.
09:54C'est-à-dire vraiment insulter l'intelligence artificielle.
09:57Et puis, là, la règle est assez limitée.
10:01Si vous pouvez, évidemment, vous énerver, le contredire,
10:04écrire une fiction violente, etc.
10:07Mais dans les cas, ce qu'ils appellent dans les cas extrêmes,
10:11eh bien, Claude pourrait mettre fin à la conversation.
10:14Vous pourriez même avoir des sanctions qui pourraient aller d'un avertissement
10:18à la fermeture de votre compte.
10:21Et ce qui est assez intéressant, voire assez hallucinant,
10:24on parle souvent du Terminator, vous savez, dans l'émission,
10:28l'après-midi, eh bien, ça décrit, ça illustre le positionnement
10:32qui est assez singulier d'Anthropique qui étudie ouvertement
10:37le bien-être potentiel des modes, des modèles,
10:41de ces modèles d'intelligence artificielle,
10:43sans pour autant affirmer qu'ils sont conscients.
10:46On est bien d'accord qu'on ne va pas aller trop loin quand même,
10:48mais là, c'est assez intéressant.
10:49Et ça met en avant l'aspect d'une IA plus prudente, plus éthique,
10:57dont on a parlé ces dernières semaines.
11:00Et effectivement, ici, il faut en profiter, ou pas,
11:04avant le 12 novembre, d'insulter Claude,
11:07parce qu'après, on ne pourrait plus le faire.
11:10Oui, enfin, la seule condamnation, si on insulte Claude,
11:14c'est de ne plus pouvoir l'utiliser, marqué ici.
11:17Ça me rappelle aussi ces images très, très impressionnantes
11:19qu'il y avait eu lors des premiers essais de robots humanoïdes autonomes,
11:23où il y avait des humains qui étaient bien obligés
11:25de contrôler leur stabilité et leur résistance au choc
11:29en se faisant rouer de coups de baramine, quand même.
11:33Et c'était très impressionnant,
11:34et ça avait quelque chose de très perturbant
11:38et de l'état d'esprit humain face à l'intelligence artificielle.
11:42En tout cas, ça nous plonge, encore une fois,
11:43dans des méandres de perplexité.
11:45Messieurs, Alexandre Ezez, Louis Bersin,
11:48on va peut-être commencer avec vous, Louis.
11:52Cet écosystème, encore une fois,
11:53de l'intelligence artificielle,
11:55ce circuit fermé, comme on dit,
11:57est très souvent critiqué.
11:58Là, le fait nouveau, à travers différentes choses,
12:02c'est qu'on semble arriver à une forme de plafond.
12:06Est-ce que vous avez cette impression ?
12:09Oui, et en fait, je pense que ça se traduit par le fait
12:12qu'aujourd'hui, on a vu plusieurs freins
12:14quelque part qui sont en train de s'installer,
12:16peut-être à la croissance économique,
12:18ou en tout cas à la croissance des liquidités sur le marché.
12:20On l'a vu, on a vu un renchirissement
12:22des matières premières, le pétrole en premier lieu,
12:26un renforcement du dollar,
12:28un renforcement des taux longs,
12:29et maintenant, des banques centrales
12:30qui remontent leurs taux dans ce contexte.
12:32Donc forcément, les liquidités sur le marché
12:35seront un peu moins importantes,
12:36et on va devenir beaucoup plus exigeants
12:39vis-à-vis de sociétés comme Firmus,
12:40dont vous en aviez parlé,
12:42cette introduction en bourse
12:43qui a été avortée en Australie,
12:45qui avait un profil qui était très agressif,
12:48beaucoup de dettes,
12:50une valorisation qui s'était envolée
12:51il n'y a même pas deux mois,
12:52c'était une valorisation à 10 milliards,
12:54ils ont essayé d'introduire à 30 milliards
12:55de dollars américains.
12:59On avait des objectifs qui étaient très ambitieux.
13:02Et bien, dans ce genre de contexte-là,
13:04le marché ne peut pas forcément souscrire
13:06à ce genre de dossier-ci.
13:09Non, mais il y a peut-être quelque chose
13:11qui est en train de se passer,
13:12là, Alexandre Azès,
13:13parce qu'il y a une accumulation,
13:14on va dire, de petits signes faibles.
13:16Oui, il y a quelque chose
13:16qui est en train de se passer,
13:18mais je pense quand même que,
13:19en fait, tout le monde est dans le marché,
13:22et dans le marché sur l'IA,
13:23la plupart des investisseurs,
13:24effectivement, restent investis,
13:25et en fait, on a peur.
13:27On a peur de quoi ?
13:27D'une rupture, d'un choc ?
13:29Enfin, ça fait plusieurs mois
13:30qu'on se dit qu'il y a quelque chose
13:31qui va se terminer.
13:32Donc, on essaye de trouver
13:33la moindre petite information
13:34qui est, alors, le signe noir
13:37ou quelque chose
13:40qui pourrait provoquer un retournement.
13:42Bon, les informations qu'on a,
13:45quand on voit ce qui se passe
13:46sur OpenAI,
13:47bon, en fait, c'est à la fois beaucoup,
13:49parce qu'on est sur 70 milliards,
13:51et on parle de 20 milliards,
13:52mais on voit bien que,
13:53quand on a des taux de croissance
13:55de 70%, voire 100%,
13:57l'épaisseur du trait,
13:58on est sur le potentiel
14:00de chiffre d'affaires
14:01à 850 milliards à 3 ans.
14:03Bon, en fait,
14:04c'est pas grand-chose,
14:05et c'est l'épaisseur du trait,
14:06donc on s'amuse avec,
14:07en disant,
14:07mais finalement,
14:09on sait que là,
14:10c'est exponentiel,
14:11les revenus.
14:12On sait que, de toute façon,
14:13pour les prochains mois,
14:14voire les prochaines années,
14:15que ce soit Anthropique ou OpenAI,
14:18ça va y aller.
14:20Donc, finalement,
14:20ça ne remet pas du tout
14:21en cause le modèle.
14:22Ce là où on s'amuse,
14:23c'est essayer de comparer,
14:24et ce qui est assez intéressant,
14:25c'est que ces deux sociétés
14:26non-cotés, Anthropique et OpenAI,
14:28c'est ça le vrai sujet,
14:29c'est quand,
14:29et là, on peut revenir sur Firmus,
14:31mais Firmus,
14:32on est dans le non-coté,
14:33donc c'est une nébuleuse complète,
14:35on n'est pas dans une société cotée,
14:36on peut tout décortiquer,
14:38voire même,
14:38on a vu avec Microsoft,
14:39qui essaie de simplifier,
14:41en tout cas,
14:41de rendre beaucoup plus transparent,
14:42là, on n'est pas transparent,
14:43donc tous les fantasmes sont possibles,
14:45et on essaie de comparer
14:46des choses qui ne sont pas
14:47véritablement comparables.
14:48Pour Firmus,
14:48c'est intéressant quand même,
14:49parce que,
14:51là, le public,
14:52effectivement,
14:53n'a pas souscrit,
14:56les étrangers qui souscrivaient,
14:57en interne,
14:58alors c'est un peu dommage
14:58pour le marché australien,
14:59parce que le marché australien
15:00est un marché très concentré,
15:01le marché financier australien,
15:03très concentré,
15:04des valeurs,
15:05des matières premières et des banques,
15:07et on voit ce qui se passe
15:08avec la Corée,
15:09Taïwan, etc.,
15:10il fallait quand même
15:11des valeurs
15:12qui rendent un peu plus sexy
15:14le marché australien.
15:15Ils voulaient leur hub IA.
15:17Bien sûr,
15:17et c'est vrai que l'Australie,
15:18en Tasmanie,
15:19je crois qu'ils ont un projet,
15:20parce qu'ils refroidissent
15:21avec de l'eau, etc.,
15:22l'Australie veut devenir
15:24un pôle d'IA,
15:25en tout cas,
15:26je crois que le PDG de Firmus
15:28a dit que c'est
15:29la nouvelle matière première importée,
15:31effectivement,
15:32c'est les données,
15:33donc c'est le truc.
15:34Firmus,
15:34c'est un peu le président,
15:36enfin le PDG créateur,
15:38a eu des problèmes
15:38avec la justice,
15:39je crois, etc.,
15:40déjà,
15:40c'était quelque chose,
15:41c'était déjà un peu chaud
15:42comme introduction.
15:44Un black project.
15:45Oui, exactement,
15:46et donc là,
15:47ce qui prouve que finalement,
15:50dans le non-côté,
15:51il se passe des choses,
15:52les valorisations,
15:53mais en fait,
15:53les valorisations
15:53ne sont peut-être pas forcément
15:54celles que le public
15:57voudrait dans le portefeuille,
15:59donc c'est une alerte,
16:00mais finalement,
16:01ça se passe assez bien
16:02puisque c'est refusé,
16:03donc on continue,
16:04et ce qui va être fait,
16:04c'est un tour privé,
16:05et Nvidia va remettre
16:06d'une certaine manière au pot
16:08parce que c'est un client
16:09et ça va continuer.
16:10Le vrai sujet,
16:11c'est la finance circulaire,
16:12mais ce n'est pas
16:14une surprise.
16:15La seule surprise quand même,
16:16et ce qui est vrai,
16:17c'est quand on regarde
16:17les résultats formidables
16:20des hyperscalers,
16:21des Nvidia, etc.,
16:22une grosse partie se fait
16:24sur la valorisation
16:25de leur participation.
16:26Exactement.
16:27Et là,
16:28il va falloir bien regarder
16:30quel va être l'impact
16:31des valorisations
16:32sur leur participation
16:32parce qu'on a à peu près
16:3470%,
16:34c'est la valorisation.
16:36Ce n'est pas du...
16:36dans les bits,
16:37c'est quelque chose
16:39qui n'est pas perceptible,
16:41en tout cas,
16:42ce n'est pas du cash.
16:43Donc,
16:43c'est compliqué.
16:43Et là,
16:44il faut faire attention,
16:45il faut,
16:45à mon avis,
16:47être très sévère
16:48et très sérieux
16:49sur les introductions,
16:50que ce soit sur le crédit,
16:51sur les actions,
16:52sur le capital,
16:53ou évidemment sur le crédit
16:55parce que là,
16:56on a des choses
16:56qui peuvent arriver.
16:58Un marché déséquilibré
16:59qui peut aller très vite,
17:01très très loin.
17:01John,
17:02donc,
17:02rétro-pédalage de Firmus
17:03sur son introduction en bourse,
17:05rétro-pédalage au sujet
17:06des informations
17:07que le FT
17:08croyait détenir
17:09sur OpenAI,
17:11rétro-pédalage
17:11du maître
17:12des rétro-pédalages,
17:13à savoir Donald Trump.
17:15Et oui,
17:15il nous fait son taco
17:17un jeudi.
17:19D'habitude,
17:19c'est le mardi,
17:20les tacos aux Etats-Unis.
17:22Non,
17:23il n'y aura pas
17:23de frappe sur l'Iran
17:24avant les mid-terms,
17:27contrairement à ce qui avait été
17:28sous-entendu la veille.
17:30Donc,
17:31voilà,
17:31énième exemple
17:32du en fait non
17:34qui semble prévaloir
17:36du côté
17:36de l'intellect
17:37trumpien.
17:39Ça devient fatiguant.
17:41ça devient fatiguant
17:42pour l'investisseur,
17:43ça devient fatiguant
17:44pour les anticipations
17:45d'inflation,
17:47ça devient fatiguant
17:48pour les banques centrales.
17:49Et là,
17:50sur ce énième,
17:52comme vous l'avez dit,
17:53rétro-pédalage,
17:53eh bien,
17:54il met en avant
17:55le président
17:56qu'il y a
17:56des discussions
17:58jugées
17:59productives.
18:00Productives
18:01et pas constructives.
18:02Donc là aussi,
18:03il faut faire attention
18:03avec les mots
18:04qui sont utilisés.
18:05Alors évidemment,
18:06ça enlève
18:07une partie,
18:08une toute petite partie
18:09de la prime géopolitique
18:10à très court terme
18:12parce qu'on sait
18:12qu'on a une énorme
18:13volatilité
18:14sur le prix du baril
18:15et évidemment,
18:17le risque énergétique
18:18reste extrêmement élevé.
18:20Le blocus naval
18:22des exportations iraniennes,
18:24eh bien,
18:24reste en l'état.
18:26On a des attaques
18:28outils
18:29sur les Émirats
18:30qui ont aussi
18:31accentué
18:32la prime de risque.
18:34et puis,
18:35on revient
18:36sur les fondamentaux
18:37et notamment
18:37la période
18:38des ouragans
18:39aux États-Unis
18:40parce qu'on a
18:41un ouragan
18:41qui est en train
18:42d'arriver
18:42dans le golfe
18:43du Mexique
18:44donc on ferme
18:45certaines plateformes.
18:46Et ce qui est intéressant
18:48ici,
18:48c'est Bloomberg
18:49qui sort,
18:50il sort des chiffres
18:52sur tout
18:52et n'importe quoi,
18:53eh bien,
18:53ils ont déterminé,
18:54ils ont fait le calcul
18:55depuis le début
18:57de la guerre
18:58au Moyen-Orient
18:59à chaque fois
19:00qu'il y avait
19:01un rétro-pédalage
19:02du président Trump
19:03avec l'évolution
19:04du prix du baril.
19:05Et bien évidemment,
19:07on voit que
19:08les rétro-pédalages
19:10du président
19:10ont de moins en moins
19:12d'effet
19:12sur l'évolution
19:13du prix du baril
19:14au jour le jour.
19:15On voit que les gens
19:16commencent
19:17à s'habituer,
19:18à se fatiguer
19:19sur ces déclarations
19:21contradictoires
19:22et donc,
19:23évidemment,
19:23pour l'énergie,
19:25le message
19:25est assez clair,
19:27la baisse du baril
19:28qu'on voit aujourd'hui
19:30ne signifie pas
19:31que la crise
19:31est résolue.
19:32Ce qui paraît
19:32assez paradoxal.
19:33Normalement,
19:34on se dit
19:34que le prix du baril
19:36baisse parce que
19:36la crise est résolue.
19:37Là,
19:38c'est plutôt parce
19:38qu'on suit
19:39plus les flux
19:41qui transitent
19:43par le détroit
19:44d'Ormouse,
19:45notamment,
19:45et qui sont
19:46à un niveau
19:47assez élevé
19:50depuis,
19:51si on compare
19:51par rapport
19:52à il y a trois semaines.
19:53Et c'est ce qui,
19:54aujourd'hui,
19:54explique la baisse
19:55du prix du baril
19:56plus que ces déclarations
19:58à tout va
19:59du président américain.
20:00Bon,
20:00la baisse,
20:01la baisse,
20:02103,72 dollars
20:03quand même
20:03pour le Brent,
20:04elle n'est pas
20:06monstrueuse.
20:0691,28 dollars
20:08pour le brut
20:09léger américain.
20:10Donc,
20:11Trump,
20:11toujours seul
20:12au centre
20:13de l'échiquier
20:14de l'énergie,
20:15de toute manière,
20:16Alexandre.
20:17Il est seul.
20:17Alors,
20:18après,
20:18son message,
20:18c'est plutôt un message
20:19de politique interne
20:20pour les élections.
20:21Ce n'est pas du tout
20:22pour le pétrole
20:23ou pour gérer le conflit.
20:25c'est qu'il voudrait
20:26que ça se stabilise
20:27jusqu'aux élections.
20:28Et notamment
20:29les prix du diesel
20:30à la porte.
20:31Et du diesel
20:31parce que c'est vraiment
20:32un sujet pour lui.
20:33C'est là où il est attendu.
20:35Et donc,
20:36il a bien compris
20:37qu'on ne pouvait pas avoir
20:38le contre-choc pétrolier
20:40qu'il avait tant espéré
20:41depuis trois mois.
20:42Donc là,
20:43ce qu'il veut,
20:43c'est que ça se stabilise.
20:45Et on verra
20:46après les élections
20:47quitte à dire
20:47que ce n'était pas de sa faute.
20:49Donc,
20:49là,
20:50on est dans cette situation
20:51et on voit bien
20:52que le pétrole s'installe
20:53autour de 100.
20:53On a quand même
20:55un autre niveau moyen
20:57et on a l'impression
20:58que c'est un peu
20:58la normalité pour l'instant,
21:00en tout cas pour les prochains mois.
21:01Ce qui va impliquer quand même,
21:02on en parlait tout à l'heure,
21:03mais ce qui va impliquer
21:04des niveaux d'inflation
21:07puisque généralement,
21:07je crois que la BCE
21:08était à 60 ou 70
21:09de cours de pétrole
21:11dans ses anticipations.
21:12Ça fait quand même
21:1330% de plus.
21:14Ça implique quand même
21:15des anticipations
21:16beaucoup plus importantes.
21:17Et là,
21:18ça va être très compliqué
21:19à gérer
21:20pour les banques centrales.
21:21Oui,
21:21d'autant que
21:23la BCE l'a dit
21:24en début de semaine
21:25à travers son économiste
21:26Philippe Lannes.
21:27Pour l'instant,
21:28pas d'effet de deuxième tour
21:30sur les prix
21:31de manière générale,
21:33pour l'instant.
21:34Mais on voit
21:35que les prix du pétrole,
21:36de toute manière,
21:37d'un côté,
21:38il y a cet état
21:39de guerre latin
21:40avec l'Iran.
21:41Il y a aussi
21:42tout le problème
21:42de la hausse
21:43des prix raffinés.
21:45Le complexe
21:46de raffinage russe,
21:48de toute manière,
21:48soit il est KO
21:49par les attaques
21:50de l'Ukraine,
21:51soit de toute manière,
21:52maintenant,
21:52on n'importe plus
21:53de Russie.
21:54Les autres raffineurs
21:56de diesel,
21:56on ne sait pas trop
21:57ce qu'ils vont faire,
21:57en particulier les États-Unis,
21:59de temps en temps,
21:59qui se disent
22:00tiens,
22:00ce serait pas mal
22:01de suspendre
22:01les exportations,
22:02etc.
22:03Toutes les autres
22:05raffineries
22:05qui font du diesel
22:07qui est essentiel
22:07pour le transport,
22:09le maritime,
22:10etc.
22:11sont totalement
22:12surchargées.
22:12Donc voilà,
22:13c'est les deux
22:15mâchoires de l'étau
22:16autour des prix
22:17du brut en ce moment,
22:18mais le diesel,
22:19ça reste une problématique
22:22vraiment très court terme.
22:24Oui,
22:24tous les éléments
22:25qui ont été mis en place,
22:26en réalité,
22:27ils limitent un peu
22:28la casse,
22:28mais on a vu récemment
22:30que les exportations,
22:31ça repart
22:32les exportations
22:33du Moyen-Orient,
22:33mais au final,
22:34c'est un coût
22:34qui est très élevé.
22:35On voit qu'il y a
22:36beaucoup de stratégies
22:38de contournement
22:38qui ont été mises en place
22:39pour arriver à faire sortir
22:40le pétrole,
22:41mais ça coûte très cher
22:41de passer par d'autres réseaux,
22:43d'autres pipelines,
22:44parfois essayer de sortir
22:46le pétrole
22:47avec des plus petits bateaux
22:48en essayant de passer
22:49inaperçus
22:50vis-à-vis du pouvoir
22:51iranien en face.
22:53Ça, ça coûte très cher.
22:54On a même vu
22:55des primes assez exceptionnelles
22:56qui étaient proposées
22:57aux capitaines de navire,
22:59100 000 dollars par mois,
23:0050 000 dollars
23:01pour chaque passage.
23:03Ça dénote de quelque chose,
23:04en fait.
23:05On fait tout
23:05pour essayer de faire sortir
23:06le pétrole,
23:07mais ça coûte très cher.
23:08Et comme le disait Alexandre,
23:09le signal qui est envoyé
23:10par le président
23:11Donald Trump,
23:11il est avant tout politique.
23:13Il n'a plus vraiment le choix.
23:15Lorsqu'on regarde
23:15dans l'histoire,
23:16à chaque fois qu'un président
23:17sur un deuxième mandat
23:19s'est retrouvé
23:19dans les élections
23:20de midterms,
23:21il n'y a eu que deux fois
23:22où il a réussi
23:22à gagner des sièges
23:24dans les deux chambres.
23:25C'était dans les années 30,
23:26donc un contexte
23:27très particulier
23:28entre deux guerres
23:28et crise des années 30.
23:30Et c'était George Bush
23:32après les attentats
23:34en 2001.
23:35Donc,
23:35c'est un contexte
23:36très particulier.
23:37En règle générale,
23:38c'est très compliqué.
23:39Et là, c'est le cas.
23:40C'est très compliqué
23:40parce que le coût de la vie
23:41est très élevé.
23:43Donc,
23:43Donald Trump
23:44fait ce qu'il peut faire
23:45à ce stade,
23:46sachant qu'il ne lui reste
23:47pas beaucoup de temps.
23:48C'est de promettre
23:48de ne plus faire d'attaque
23:50et de ne plus participer
23:52à quelques conflits
23:53que ce soit.
23:53On l'a vu plus récemment
23:55avec la non-participation
23:56des États-Unis
23:57dans la guerre
23:58entre l'Arabie saoudite
23:59et les Houthis au Yémen.
24:01Effectivement.
24:02Et donc,
24:02ces prix du pétrole
24:03qui ont du mal
24:04à refluer significativement.
24:06103,84$
24:07pour le Brent.
24:09Le brut léger américain,
24:1091,41$.
24:11John,
24:11on va terminer.
24:13Allez,
24:13c'est vendredi.
24:15On va se prendre
24:15un petit café.
24:16On va au resto.
24:17Bah,
24:18justement,
24:19dans ces deux secteurs
24:20en particulier,
24:20une petite révolution
24:21du coin de rue,
24:22on va dire,
24:23aux États-Unis,
24:23il y a des rumeurs
24:26et des informations
24:27autour d'une possible fusion
24:29entre Starbucks,
24:30le spécialiste
24:31des cafés très chers,
24:33et Chipotle,
24:34le spécialiste
24:35du fat food,
24:37on va dire,
24:38Tex-Mex,
24:39mais relativement
24:40haut de gamme.
24:42Est-ce que
24:43ça agite Wall Street,
24:44cette histoire ?
24:45Parce que c'est des vieux clients.
24:45En plus,
24:46c'est des vieux clients
24:46du Nasdaq.
24:47C'est des enfants du Nasdaq,
24:49Starbucks et Chipotle.
24:51Qu'est-ce qu'on en dit,
24:53là,
24:53en ce moment ?
24:54D'abord,
24:55on dit que c'est une information
24:56du Financial Times.
24:57Encore.
24:58Du Financial Times
24:59et d'OpenAI.
25:00Et là,
25:01ça n'a pas été encore accepté,
25:04ça n'a pas réellement
25:05été démenti.
25:06Vous avez Starbucks
25:08qui a dit
25:09qu'il se concentrait
25:10sur son plan
25:11de redressement
25:11de deux ans.
25:13Ils sont sur un plan
25:13de redressement.
25:15Ça fait du sens.
25:17Soyons très clairs.
25:18Pourquoi ?
25:19Parce que Chipotle,
25:20eh bien,
25:21il pourrait bénéficier
25:22du réseau international
25:24de Starbucks
25:25et le patron
25:27de Starbucks
25:28était l'ancien patron
25:29de Chipotle
25:31pendant six ans.
25:32Donc,
25:32évidemment,
25:33on voit
25:34ce rapprochement potentiel,
25:37mais on a un calendrier
25:38qui paraît assez délicat
25:39parce qu'on sait
25:40que Starbucks,
25:41dans son plan
25:42de deux ans,
25:43investit déjà fortement
25:45dans ses magasins,
25:46ses équipes
25:46et puis l'expérience,
25:48ils appellent
25:48l'expérience client.
25:50Et lorsqu'on regarde
25:51leur marge opérationnelle,
25:53eh bien,
25:53elles ont baissé
25:54de près de 17 %
25:56à 14 %
25:58lors de la dernière publication
26:00des résultats.
26:01Donc,
26:01évidemment,
26:02une acquisition
26:03de Chipotle,
26:03ce serait extrêmement coûteux
26:05et ça pourrait nécessiter
26:07davantage de dettes
26:08ou d'une émission
26:10d'actions.
26:11Donc,
26:12là,
26:12d'un côté,
26:13ça ferait du sens,
26:14on l'a dit,
26:15mais de l'autre côté,
26:16pour Starbucks,
26:17on n'est pas réellement sûr
26:19que si vous buvez un café,
26:21vous mangerez un burrito
26:22sans même temps.
26:23Non,
26:24c'est clair.
26:25Mais en tout cas,
26:27ça dit quelque chose encore.
26:29On guette
26:30tous ces signaux
26:32de consommation aussi
26:33du côté de chez McDo,
26:35du côté de PepsiCo.
26:36Il y a des choses
26:37en train de changer
26:38dans les habitudes américaines
26:39et dans les habitudes mondiales
26:40de toute manière.
26:42Mais c'est bizarre ça,
26:44Alexandre,
26:44parce qu'on anticipe
26:47des fusions acquisitions
26:48et peut-être des opérations
26:49offensives
26:49dans tout un tas de secteurs,
26:50opérations offensives,
26:51opérations défensives aussi.
26:53Et on ne l'avait peut-être
26:54pas anticipé
26:55dans le secteur
26:55de la restauration
26:56qui est en pleine recomposition
26:58en vrai en ce moment.
26:58C'est un secteur
27:00en pleine recomposition.
27:01C'est quand même
27:02deux anges déchus
27:03quand même.
27:04Et donc,
27:05deux anges déchus
27:05ne font pas forcément
27:06un bel ange non plus.
27:08C'est une stratégie défensive.
27:09C'est vrai qu'il y a
27:10le modèle qui semblait
27:11un peu marcher,
27:12c'est le modèle
27:12à la Younbrand,
27:13c'est-à-dire avec
27:14plusieurs enseignes.
27:16C'était la réussite
27:17et c'est un peu
27:18ce que veut faire
27:20le dirigeant de Starbucks.
27:22Ce n'est pas idiot.
27:23Le seul problème,
27:23c'est d'avoir les moyens
27:24parce que c'est quasiment
27:24la moitié de la capitalisation
27:26de Starbucks.
27:27Donc, il faudrait...
27:28et là, on revient à l'IA
27:29parce que c'est important
27:30parce qu'il faudrait
27:31mettre des dettes en face
27:32et le problème,
27:33c'est que les taux ont monté
27:35de manière très forte,
27:36liés en partie à l'IA.
27:38Et donc,
27:38c'est un financement
27:39qui est extrêmement cher.
27:41Donc, c'était quelque chose
27:41qui était possible
27:42il y a cinq ans
27:43assez facilement
27:43et c'est quelque chose
27:44qui est très très risqué
27:46dorénavant.
27:47Comme acheter un appart,
27:48finalement.
27:49Non, mais Louis Bersin,
27:50c'est vrai que ces taux
27:50qui grimpent,
27:51ça peut peut-être,
27:52il nous reste une minute,
27:54retarder ou différer
27:55certaines opérations
27:56comme on peut le voir
27:57en ce moment, d'ailleurs.
27:58Oui, tout devient très cher
27:59et je voulais juste préciser aussi
28:00par rapport à notre propos
28:01sur l'IA,
28:02c'est vrai qu'on va être
28:03beaucoup plus exigeant
28:04sur des modèles
28:05qui sont un peu plus conceptuels,
28:06un peu plus difficiles
28:07à appréhender
28:07alors qu'avant,
28:08on leur laissait...
28:09On était un peu plus laxiste.
28:13Là, on va être
28:14beaucoup plus exigeant
28:14et sur les très gros acteurs
28:16de l'IA,
28:16il n'y a pas tant de problèmes
28:17que ça sur les capacités
28:18de financement.
28:19C'est plus pour les autres
28:20et sur...
28:20On parlait du Financial Times,
28:22c'est que l'histoire
28:23entre Anthropique et OpenIA,
28:24c'est un peu un non-event
28:25parce que c'est juste
28:25une histoire de confusion
28:26sur la comptabilité.
28:28Pour Starbucks et Chipotle,
28:30oui, c'est vrai
28:31qu'il n'y a pas forcément
28:33beaucoup de synergie
28:34à trouver sur le plan opérationnel,
28:35sur les chaînes d'approvisionnement.
28:37Par exemple,
28:37on n'en voit pas beaucoup
28:38les équipements
28:38ou les processus de travail,
28:40pas vraiment non plus.
28:41Ça serait une pilule
28:42difficile à digérer
28:43vu la taille de la société
28:45par rapport à Starbucks.
28:48Mais on voit
28:49que c'est quand même
28:49un secteur
28:49qui a été beaucoup mis
28:50sous pression,
28:51donc ce ne serait pas étonnant
28:52qu'il y ait un petit peu
28:52de consolidation.
28:53Ou peut-être l'immobilier,
28:54tiens, j'y pensais.
28:55Parce que c'est vrai
28:55qu'ils sont toujours installés
28:57dans les mêmes coins,
28:58globalement.
28:59Peut-être là,
28:59les synergies.
29:00Et c'est vrai que contrairement
29:01aux Yum Brands,
29:03Restaurants Brands, etc.,
29:04ils ont majoritairement
29:06des modèles
29:06où on détient le restaurant,
29:08surtout Chipotle,
29:09c'est un peu plus hybride
29:10côté Starbucks,
29:11mais c'est ce qu'ils ont
29:12en commun.
29:13C'est ça.
29:13Et un petit bémol
29:14à apporter aussi,
29:15c'est que les Restaurants Brands,
29:16Yum Brands,
29:17ça a marché pendant pas mal d'années.
29:18Plus récemment,
29:19Yum Brands,
29:20ils ont eu plutôt tendance
29:20à vouloir sortir de Pizza Hut,
29:22donc ce n'est pas forcément
29:23le mouvement le plus judicieux.
29:24Moins 1,56 pour Starbucks
29:26en ce moment,
29:2791,77$,
29:2831,70$.
29:30Pour Chipotle,
29:30qui perd 3%,
29:32du coup,
29:32la spéculation s'éteint
29:33un petit peu.
29:34Merci d'avoir été
29:35à l'écoute du USA Today.
29:36On revient lundi.
29:37Bon week-end à tous
29:38et dans un instant,
29:40Guillaume Sommerer,
29:41BFM Bourse.
29:41A tout de suite.
29:44USA Today,
29:45sur BFM Business.

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