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  • il y a 19 heures
Ce jeudi 8 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:10USA Today, c'est tous les jours sur BFM Business, tous les jours à 15h30.
00:14Et c'est votre dose quotidienne de Wall Street, de marchés américains.
00:18Votre connexion directe avec Wall Street, avec l'ouverture, évidemment, dans quelques secondes.
00:24Pour les indices américains, encore beaucoup d'actualité au menu, et notamment de l'agitation géopolitique avec Donald Trump,
00:31qui pèse l'idée, qui pèse le pour et le contre sur Wall Street, pourquoi pas, entre la pourra et
00:35le fromage.
00:36Quelques frappes sur l'Iran avant les élections des midterms.
00:40Auparavant, il était question d'après.
00:44Là, les volontés sont quand même bien engagées, parce que plus rien ne bouge sur le terrain, a priori,
00:50à part quelques frappes sporadiques du côté du détroit d'Hormuz.
00:53Mais parallèlement, plus rien n'avance, et Donald Trump voudrait peut-être frapper un grand coup
00:58pour libérer, peut-être, sait-on jamais, du potentiel électoral.
01:02En tout cas, à voir, il y a encore pas mal d'actualités du côté de l'intelligence artificielle,
01:08évidemment, qu'on va vous commenter.
01:10Il y a, tiens, pourquoi pas, Jeff Bezos, qui réfléchit à l'idée d'une introduction en bourse
01:15de Blue Origin, sa filiale spatiale, imitant ainsi Elon Musk et l'introduction en bourse géante de SpaceX.
01:21Mais alors, évidemment, pour un acteur qui sera plus petit, un petit peu moins structurel,
01:25mais qui pourrait libérer de la valeur, sans doute, pour la holding Amazon.
01:29On va commenter tous ces aspects de l'actualité des marchés américains.
01:33Mais avant tout, l'ouverture à Wall Street, c'est pas bien brillant.
01:36Avec un Dow Jones qui passe sous les 51 000 points.
01:39On est à 50 998 en baisse de 0,35%.
01:43Les autres indices américains sont dans le rouge également.
01:46Moins 0,49% pour le Nasdaq.
01:48Le S&P 500, moins 0,36% de séance de baisse consécutive.
01:53Après, je veux dire, 5 séances de hausse consécutive au cours desquelles S&P 500 et Nasdaq
01:58ont battu de nouveaux records absolus.
02:01USA Today, c'est maintenant et ça commence tout de suite.
02:04USA Today, sur BFM Business.
02:09Et autour de cette table, Charlotte Tamer de Shares.
02:11Bonjour.
02:12Bonjour.
02:12Mark Templeman de Cachby.
02:14Bonjour.
02:15Merci d'être en direct autour de ce plateau, évidemment.
02:18On rejoint tout de suite John Plassard en direct de Cité Gestion.
02:21Bonjour, John.
02:22Bonjour, Antoine.
02:23Bon, alors, on le voit, une ouverture un petit peu terne du côté des marchés américains.
02:28Un petit mot, des taux obligataires aussi, car c'est important.
02:33On a quand même le 10 ans américain qui est en train de bien remonter.
02:37On est à nouveau du côté des 5,3% à 5,29.
02:42Pas oublié que le reste de la courbe long terme du côté des États-Unis, 10, 20, 30 ans,
02:47on est sur des plus hauts de 2002.
02:50Ça, ça ne bouge pas.
02:51Et donc, cette nouvelle initiative de Donald Trump, qui, dit-on, est en train de réfléchir,
02:56est en train de consulter ses experts militaires pour savoir s'il serait peut-être opportun
03:01de frapper à nouveau l'Iran avant les élections des midterms ?
03:06Oui, c'est une histoire sans fin, je serais tenté de dire.
03:12Alors, il n'y a aucune décision militaire qui a été prise à ce stade,
03:16mais il y a eu une réunion de sécurité cette nuit à Condavid.
03:20Et il y a de nouvelles options contre l'Iran qui sont sur la table.
03:24Vous l'avez dit, elles devraient potentiellement arriver avant le 3 novembre,
03:29donc les élections de mi-mandat.
03:31Les scénarios qui sont évoqués, c'est évidemment des frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes,
03:39en plus des sites militaires et nucléaires.
03:42Mais évidemment, paradoxalement, si ça arrive, ça va faire monter le prix du baril
03:49et évidemment faire baisser l'électorat de Donald Trump.
03:53On rappelle quand même un sondage qui est aussi sorti cette nuit,
03:56le tout dernier sondage, qui dit que vous avez près de 69% des Américains
04:01qui sont contre la guerre en Iran.
04:06Donc on voit que malgré le socle dur des Républicains,
04:10vous avez quand même deux Américains sur trois qui ne veulent pas qu'il y ait une guerre là-bas.
04:16En plus, cerise sur le gâteau, on sait qu'il y a des tensions en Iran,
04:21on sait qu'il y a des attaques, vous l'avez mentionné avant Antoine,
04:25contre des tankers et on a aussi des perturbations liées à l'ouragan
04:30qui est en train d'arriver dans le golfe du Mexique.
04:33Donc lorsque vous rajoutez, lorsque vous mettez tout ça ensemble,
04:37eh bien ça explique pourquoi on était à plus 5%.
04:40Il n'y a pas si longtemps de ça, enfin il y a quelques minutes ou heures de ça,
04:44sur le prix du baril aux États-Unis.
04:47Évidemment, pour nous, lorsqu'on se focalise sur le Moyen-Orient,
04:51ce n'est pas vraiment le baril qu'il faut regarder, c'est évidemment la navigation,
04:56c'est évidemment le prix du diesel qu'on regarde de très très près
05:02et potentiellement de nouvelles réserves qui sont relâchées tant par l'Europe
05:08qu'aux États-Unis pour essayer sur le très court terme de faire baisser le prix du diesel.
05:13Donc géopolitique, énergie, taux évidemment puisque tout est imbriqué.
05:18On a un brein de mer du Nord qui est à nouveau au-delà des 104 dollars,
05:21104,29$ le baril et 91,78$.
05:25Effectivement, John, on a gagné un petit peu plus de 5% par rapport au cours d'hier.
05:29Charlotte Tamer, ça reste un des éléments de l'écheveau des marchés en ce moment,
05:35c'est-à-dire que globalement, la prime de risque géopolitique,
05:38là on n'arrive pas à l'enlever des cours, surtout quand on entend des nouvelles pareilles.
05:42On se rend compte que le pétrole, c'est un peu le patron des marchés.
05:45qui va voir si les marchés partent à la hausse ou partent plutôt à la baisse.
05:51Le risque surtout, il est au niveau inflationniste
05:53et les marchés américains ont quand même pas mal anticipé positivement
05:57sur un plan de détente des taux et a priori on part dans le chemin contraire.
06:02Donc c'est un peu compliqué.
06:04Le risque, c'est qu'on voit revenir de l'inflation là où on ne l'attendait pas.
06:08Donc ça aussi, c'est à absorber par le marché.
06:11Mais la vraie question qu'on se pose sur la remontée des taux,
06:17ce n'est pas de savoir s'ils sont trop ou pas,
06:19c'est de savoir combien de temps le marché va encore pouvoir les absorber.
06:22Et à partir du moment où il ne pourra plus les absorber,
06:24sur quel secteur d'activité ça va frapper en premier.
06:29Effectivement, un mot de ExxonMobil en hausse de 2,4%,
06:33Chevron plus 2,5%, ConocoPhillips dans les parapétrolières gagne 2,35%.
06:39Et puis d'ailleurs, la Bourse de Paris, c'est Total qui signe la plus forte hausse du CAC 40,
06:43à plus 3,2%, 77,84 euros.
06:46Bon, le décor est planté à court terme, Marc Templeman.
06:49On reste vraiment sur le pétrole qui reste au cœur,
06:52mais même de notre quotidien, de nos politiques.
06:54Là, on voit qu'on a libéré du diesel des stocks stratégiques.
06:57Côté français, on reste vraiment à l'affût de toutes les nouvelles
07:01qui pourraient encore se faire tendre les cours de l'énergie.
07:04Alors un, vous venez de résumer le fait que le secteur qui s'en sort très très bien,
07:08c'est le secteur pétrolier, parce qu'évidemment, ces valeurs-là sont orientées à la hausse.
07:11Il se trouve qu'aux US, il y a de grandes valeurs pétrolières que vous venez de citer,
07:16mais qu'en revanche, au-delà de ce pur secteur-là,
07:19les autres sont très dépendants du pétrole,
07:22non pas nécessairement pour le pétrole en tant que tel ou en tant que matière première,
07:25mais parce que l'effet que peut avoir le prix du pétrole,
07:28s'il reste à des niveaux très hauts, sur l'inflation,
07:30comme ça vient d'être, c'est bien d'être dit.
07:31Et si l'inflation reste ou est perçue comme en restant durablement à des niveaux élevés
07:36avec un risque qui s'oriente à la hausse,
07:39je crains que ça pèsera sur les taux longs.
07:40Or, les taux longs sont le point de référence qu'utilisent les investisseurs institutionnels
07:44pour déterminer si, oui ou non, il est encore tant et encore pertinent
07:48et encore attractif d'investir sur des actifs risqués
07:52si l'actif non risqué, le taux sans risque,
07:56peut représenter un retour sur l'investissement de l'ordre de maintenant 5, 5, 30,
07:59pourquoi pas 5, 50 demain et on se revient vers les 6.
08:02Vive le fonds euro.
08:04Si on avait cru vivre ça, c'est quand même incroyable.
08:08John, on va continuer à parler taux, tiens, puisqu'on y est.
08:12On est au plus haut depuis 2002 sur les principaux taux longs américains,
08:16mais alors surtout sur les taux immobiliers, les taux hypothécaires américains,
08:20parce que c'est la base de l'emprunt immobilier aux Etats-Unis,
08:24on est entre 7 et 7,5%.
08:25Enfin, ça devient complètement fou.
08:27Et pourtant, on a une économie américaine et un marché qui semble s'y faire.
08:33Pour le moment, en tout cas.
08:34John, qu'est-ce que ça dit un petit peu de l'état d'esprit des investisseurs ?
08:39Ça dit que c'est 7,5%, c'est absolument fou de devoir rembourser ça en crédit hypothécaire.
08:46Il y a un an, on était à 6,30%.
08:48Donc, on a vu qu'il y a 1% qui a été rajouté, je dirais, à cette enveloppe sur
08:55les crédits hypothécaires.
08:57Alors, il faut faire très attention, surtout aux Etats-Unis.
09:00Vous savez que les Américains, eh bien, ils empruntent à 30 ans.
09:03Donc, évidemment, ça ne touche pas immédiatement les propriétaires qui sont déjà installés.
09:08On estime que près de 69% des ménages américains ont des prêts immobiliers à un taux de 5%
09:15ou moins.
09:16Et vous avez la moitié des Américains qui payent un taux de 4% ou moins.
09:21Donc là, pour l'instant, ça tient.
09:24Leur mensualité, évidemment, ne change pas si les taux hypothécaires explosent.
09:29C'est pour les nouveaux entrants.
09:32Donc, on a un système américain sur l'emprunt à 30 ans, eh bien, qui, je dirais, amortit d'une
09:39certaine manière le choc.
09:41Mais le risque, évidemment, il augmente avec le temps.
09:44Lorsque vous devez renégocier, parce que vous avez quand même une certaine partie de la population qui a fixé il
09:50y a peut-être 28 ans ou 29 ans.
09:52Et quand ils vont devoir refixer, ce sera nettement plus élevé.
09:56Et en plus, lorsqu'on parle des taux hypothécaires, eh bien, c'est un cercle un peu vicieux.
10:01Pourquoi ? Parce que vous avez les taux élevés actuels qui freinent les entreprises de construction.
10:08Et lorsque ça freine les entreprises de construction, eh bien, vous avez une réduction de l'offre qui finit par
10:15soutenir les loyers et les prix des maisons.
10:17Et faut-il le rappeler encore une fois, le logement pèse environ un tiers de l'inflation américaine.
10:26Un tiers du CPI, c'est le logement.
10:29Donc, cette hausse des prix hypothécaires, cette hausse des taux longs, eh bien, la Fed la regarde parce que lorsqu
10:37'elle doit faire ses anticipations d'inflation,
10:40c'est très important parce que le logement est très important pour les Américains.
10:44Donc, c'est une tendance à regarder.
10:48Alors, pour l'instant, évidemment, ce n'est pas un choc pour la consommation parce que, comme on l'a
10:52dit, la majeure partie des Américains ne subissent pas immédiatement,
10:56contrairement à la France, la Suisse ou la Grande-Bretagne, eh bien, la hausse des taux hypothécaires.
11:01Mais c'est quelque chose à regarder de très près parce que c'est surveillé par la Fed.
11:05Oui, et puis, ça peut être un impact de beaucoup plus long terme qui peut frapper un petit peu sans
11:10prévenir.
11:10Charlotte Tamer, je me mettais dans la peau d'un propriétaire immobilier qui a acheté il y a cinq ans
11:15ou sept ans et qui, là, aurait l'audace d'aller voir son banquier en disant
11:20« Et si on renégociait un peu près ? » Bon, non.
11:25Je pense que ce n'est pas une hypothèse très tangible.
11:28Non, non, non.
11:29Mais ce qui peut arriver, c'est les personnes qui ont, et on le voit partout dans le monde, qui
11:32vous achètent un instant T, un bien.
11:34Votre situation personnelle, familiale évolue.
11:37Vous avez besoin de plus grands, notamment, et vous vous retrouvez dans un schéma ou dans un contexte de taux
11:42immobilier.
11:43Alors, pour le moment, c'est les taux, puis par suite, comme il le disait, le secteur immobilier est touché.
11:47Il va y avoir des répercussions sur le neuf, sur les nouvelles constructions.
11:50Et par suite, si c'est amené à durer sur les loyers et le prix résidentiel de manière plus générale.
11:58Mais oui, c'est extrêmement compliqué.
11:59C'est extrêmement compliqué aujourd'hui de pouvoir...
12:02Donc, le marché va ralentir.
12:03Et je crois, d'ailleurs, qu'il disait que sur le dernier mois, il y avait eu un ralentissement des
12:07demandes de crédit de 4 ou 5 %,
12:08et la demande, en fait, de crédit a été divisée de moitié depuis le mois de janvier aux États-Unis.
12:14Donc, de toute façon, les chiffres ne sont pas...
12:17Là, la remontée des taux est telle qu'elle aujourd'hui.
12:20Mais ça date quand même depuis le début de l'année, où il y a quand même un très gros
12:23ralentissement des demandes de financement immobilier aux États-Unis.
12:26Marc, c'est un petit peu comme le pétrole.
12:28Les deux sont liés, vous me direz.
12:30Mais en gros, ce n'est pas tellement la flambée.
12:32C'est le fait que, non seulement la dynamique est haussière, mais qu'elle se prolonge dans le temps,
12:36qui fait que, déjà, le marché immobilier, de manière générale, même chez nous aussi, n'était pas terrible.
12:41Là, je veux dire, tout va être à l'arrêt avec des taux à 5.
12:44Non, alors, je pense qu'on loupe une caractéristique qui est très importante.
12:50C'est que les emprunts hypothécaires aux US n'ont rien à voir avec les emprunts hypothécaires en France.
12:54C'est complètement autre chose.
12:55Je précise quelque chose.
12:56Si les taux d'emprunt aujourd'hui sont à 7,50, alors que le trésorier, lui, il est à 5
13:00,50, pour faciliter.
13:01Donc, le taux d'emprunt pour un particulier qui veut acheter du neuf, il s'endette à 2 points de
13:05plus que le taux du trésor américain.
13:08En France, vous voyez bien que c'est l'inverse.
13:10C'est-à-dire que la France, elle, elle s'endette, l'OAT à 10 ans, on va dire, c
13:14'est quoi ? C'est du 5 ?
13:15On est à, oui, 4,80.
13:16Et je pense qu'aujourd'hui, un crédit hypothécaire, on peut l'obtenir sur 20 ans, un taux de l
13:21'ordre de 3,50, 3,75.
13:24Pourquoi un particulier peut emprunter beaucoup moins cher que l'État français en France, alors que c'est l'inverse
13:29aux US ?
13:30C'est que le risque que prend la banque n'est pas du tout le même.
13:33C'est-à-dire qu'aux US, quelqu'un qui n'arrive pas à payer, au bout de 3 mois,
13:37il prend les clés littéralement, il les donne à la banque,
13:40et la banque est l'heureuse propriétaire d'encore un bien qui va rester vite pendant je ne sais combien
13:44de temps, et qu'il va falloir entretenir par ailleurs.
13:48Donc, ça engendre des coûts énormes pour le secteur bancaire.
13:52En France, c'est tout autre, et la banque a bien plus de protection.
13:56Et donc, je pense que le 7,50, oui, il s'affiche et on en parle et il fait peur,
14:00mais comme l'a dit John, on vient de 6,50.
14:03Donc, il y a des gens qui sont tout à fait prêts à s'endetter à 6,50, et je
14:06suis sûr, il en reste à 7,50 pour acheter des biens.
14:09Et l'autre phénomène dont il faut se souvenir, c'est que la personne qui avait des idées, des vérités
14:15peut-être de changer de biens,
14:17et qui voit les taux à 7,50 et qui dit « je ne peux plus », il reste là
14:19où il est.
14:20Donc, il y a aussi une partie de l'offre qui se retire.
14:22Donc, je ne vois pas nécessairement ni un effondrement des prix du jour au lendemain,
14:25de l'autre côté, je ne vois pas non plus une hausse des biens immobiliers, je ne vois pas pourquoi
14:28ça aurait lieu.
14:29Enfin, bref, c'est encore un des signaux faibles qu'on aime bien regarder d'ailleurs avec John,
14:34sans parler des taux de carte de crédit au-delà des 20%,
14:37mais ce n'est peut-être pas maintenant, mais peut-être plus tard.
14:41Donc, il va falloir acquitter ça.
14:43John, du côté des milliardaires américains, on veut créer toujours plus de valeur.
14:47Et voilà que Jeff Bezos, le patron d'Amazon, réfléchirait à mettre en bourse sa filiale spatiale,
14:55Blue Origin, qui est de taille plus petite, évidemment, que SpaceX d'Elon Musk,
15:00qui est spécialisé d'ailleurs dans les vols transatmosphériques civils.
15:04Il y a eu quelques vols et il continue d'y en avoir pour Blue Origin,
15:08mais il y a des grosses ambitions du côté du lancement des satellites.
15:11Est-ce que c'est ça que Jeff Bezos veut aller chercher en bourse, John ?
15:16Oui, et puis aussi, ça nous permet de rêver un peu, Antoine.
15:20On parle toujours de ce qui se passe, de l'inflation, etc.
15:24Là, on regarde le ciel.
15:25Et Blue Origin, vous l'avez dit, devrait, c'est la première fois que Jeff Bezos le dit.
15:30Alors, il dit dans les prochaines années.
15:32Alors, ça met quand même pas mal de suspense,
15:36mais en fait, il le dit très concrètement.
15:38Il veut une introduction en bourse.
15:39Alors, pour plusieurs régions, déjà, on a eu Blue Origin qui vient de lever 10 milliards de dollars,
15:45mais on rappelle quand même que de son propre porte-monnaie,
15:50Jeff Bezos a déjà mis 28 milliards dans l'entreprise.
15:54Donc, si on avait une introduction en bourse,
15:56eh bien, ça permettrait de financer les prochaines phases
15:59sans dépendre exclusivement de Jeff Bezos.
16:02Donc, ça, c'est très important.
16:04Donc, évidemment, Blue Origin arrive en bourse avec un enjeu très simple,
16:09prouvé que c'est simplement un programme spatial coûteux,
16:13parce que pour l'instant, c'est extrêmement coûteux.
16:16On va voir les lancements, et je sais que vous adorez les fusées, Antoine,
16:21mais on va voir la cadence des lancements de ces fusées qui s'appellent New Glenn,
16:25la fiabilité des moteurs, les contrats institutionnels.
16:30Ça, c'est très important.
16:31Et commerciaux, parce qu'on sait que, notamment, SpaceX,
16:35eh bien, lui, est rempli de contrats avec, notamment, le gouvernement américain.
16:41Alors, la comparaison avec SpaceX, dont je viens de parler,
16:44sera évidemment inévitable, mais potentiellement assez sévère.
16:49On sait que SpaceX, eh bien, a tout son univers, c'est le cas de le dire,
16:53avec un avantage considérable dans les lancements,
16:56et puis, les revenus de Starlink, mais ça va être très important,
17:00parce que, vous savez, lorsque l'on a une entreprise dans l'espace
17:03qui arrive en bourse, on ne regarde pas simplement les chiffres,
17:07on regarde surtout le nombre de lancements réussis, le carnet de commandes,
17:10et puis aussi le cash brûlé pour atteindre une véritable cadence industrielle.
17:15Donc, un secteur assez intéressant à regarder.
17:18Oui, d'autant qu'en plus, on se retrouve face à une sorte de goulet d'étranglement.
17:22Encore, puisque SpaceX, leurs carnets de commandes sont gavés,
17:26Arianespace, on fait ce qu'on peut,
17:28et on a une capacité de renouvellement des lanceurs qui est quand même bien limitée,
17:32et du coup, SpaceX limite ses propositions de lancement à l'Europe.
17:37Là, pour l'instant, il n'y a plus rien de disponible.
17:39En tout cas, Blue Origin, ça pourrait être une alternative intéressante
17:42si le groupe continue à se développer comme ça.
17:44Amazon ne réagit pas trop, là, en bourse, le titre est à 258 dollars.
17:48On est en baisse de 0,57%.
17:50Ce qui nous amène à ce sujet des introductions en bourse.
17:53On était, dans Tout pour investir, on était en direct de BIG ce matin, BIG 2026.
17:59Et on était avec les spécialistes de BPI, avec nos amis Carre Partners qui étaient encore là,
18:06où on regarde beaucoup, évidemment, le private equity.
18:09Mais de plus en plus, on est sans doute sur un cycle.
18:12Alors, est-ce que c'est les taux qui veulent ça ?
18:13Est-ce que c'est tout simplement le cycle industriel de beaucoup d'entreprises ?
18:16Mais on est toujours entre private equity et bourse.
18:20Là, on a l'impression que la bourse retrouve de l'attrait.
18:22Il y a quand même pas mal de projets qui sont lancés.
18:23Et par exemple, mettre Blue Origin en bourse pourrait créer de la valeur.
18:28Pour Jeff Bezos, Mark Templeman.
18:31Alors, vous me posez la bonne question.
18:32Ça crée de la valeur pour qui ?
18:34Eh bien, voilà, c'est toujours ça.
18:35Donc, pour l'introduction en bourse, je prends le cas de Blue Origin,
18:37mais c'est le cas de n'importe quel IPO,
18:39la question à se poser, c'est qui profite ?
18:41Donc, soit c'est parce que Blue Origin a des ambitions telles
18:44que ça nécessite énormément de capitaux
18:46et que le seul endroit où on peut aller chercher ce type de capitaux,
18:49ce n'est même plus les très très grandes sociétés de private equity.
18:52Il faut s'introduire en bourse.
18:54Et alors là, la logique, elle est relativement claire.
18:57Ou est-ce que c'est Jeff Bezos qui a mis 28 milliards dans la boîte
19:00et qui se dit, il est grand temps que je retire quelques billes ?
19:03Et si c'est ça, n'oublions pas que Jeff Bezos,
19:06c'est comme si vous jouiez au poker et que lui, il voyait toutes les cartes.
19:09Parce que lui, il sait exactement où on est Blue Origin.
19:11Alors que vous, vous allez avoir le prospectus.
19:13Par ailleurs, je ne suis pas certain que la plupart des investisseurs
19:15lisent le prospectus de A à Z
19:17et notamment la section très longue, obligatoire, sur les risques.
19:21Donc, moi, j'adore l'écoute historie.
19:23J'y crois un peu, mais j'attends de voir qui profite.
19:26Et si Jeff Bezos en profite pour vendre ses billes,
19:28je me dis qu'il y a peut-être Anguille-sur-Roche.
19:30Je vous voyais sourire avec les prospectus.
19:33Charlotte Tamer, ça me rappelle des produits structurés, cette affaire.
19:35Oui, non, non, on ne regarde jamais les petits caractères, c'est bête.
19:38Et on devrait.
19:39C'est un peu le serpent qui se mord la queue.
19:42Non, je pense que juste sur Blue Origin, l'histoire est très belle.
19:46Et moi, ça met juste une alerte pour les investisseurs qui regardent.
19:49C'est-à-dire que plus l'histoire est belle, plus il faut lire le prospectus.
19:51Voilà, on le dit comme ça rapidement.
19:53Mais c'est vrai que les marchés sont souvent sur fond de storytelling.
19:57C'est très sympa.
19:58C'est une des choses qui fait aussi le success story du private equity.
20:01Et il y a vraiment des belles histoires.
20:02On se sent engagé, investi dans pas mal de domaines de l'investissement.
20:07Mais plus vous sentez, vous avez ce feeling avec l'investissement en face de vous,
20:11plus je vous invite vraiment, vous qui nous regardez, à lire le prospectus, à lire les risques.
20:15Juste après, il y a les frais, ou juste avant.
20:17Je ne sais pas exactement comment, j'ai plus la nomenclature d'un prospectus en tête.
20:21Mais c'est deux étapes indispensables avant d'investir.
20:24Et oui, toujours vous demandez à qui ça profite.
20:27Et normalement, on peut assez vite...
20:29Voilà, faites attention.
20:30Plus l'histoire est belle, plus vous vous sentez en phase avec l'investissement,
20:33plus il faut lire le prospectus.
20:35D'autant plus qu'on a des entreprises aussi.
20:37Et on le voit justement avec ces méga EPO qui ont eu lieu
20:41et qui auront lieu l'année prochaine, notamment avec les cadors de l'intelligence artificielle.
20:46On a des très grosses entreprises américaines qui adorent cette période
20:50entre private equity et bourse,
20:52parce que c'est là qu'elles peuvent tirer le maximum et lever le maximum de fonds.
20:56Oui, oui. Après, face à toutes ces EPO qu'on aperçoit, etc.,
21:01je pense qu'il y a aussi, on retombe un peu sur cette politique des taux,
21:04l'argent coûte plus cher qu'hier.
21:05On a eu d'énormes levées le fonds sur les 10, 15 dernières années.
21:09Et finalement, cette volonté peut-être d'avoir recours à une entrée boursière
21:13et d'accéder au marché, montre aussi peut-être qu'on arrive sur un système de levées de fonds.
21:18Ça fait un moment qu'on dit qu'il arrive à épuisement, les levées sont moins fréquentes.
21:22Mais je pense que cette tendance-là confirme quand même un changement d'étape
21:27et que l'argent redevient plus cher et que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
21:32Très intéressant.
21:33Un petit coup d'œil sur le marché asiatique, John, pour changer un peu de Wall Street.
21:39On a des publications un petit peu contrastées du côté de super géants de la tech.
21:45Samsung avec un nouveau record de bénéfices et on sait d'où ça vient,
21:48notamment de la filiale des mémoires.
21:52On a une explosion en règle du chiffre d'affaires trimestriel de TSMC,
21:57le Taïwanais, l'usine à composants du monde, on va dire.
22:02Maintenant, est-ce qu'on ne serait pas un petit peu, là aussi, sur un haut de cycle, John ?
22:08Très bonne question.
22:09D'abord, je vais vous dire un chiffre, Antoine, 21.
22:12Ça fait depuis 21 minutes qu'on n'a pas parlé d'intelligence artificielle.
22:16Et bien évidemment, c'est quand même le cœur de la bourse.
22:19Vous l'avez dit, les résultats de Samsung, les résultats de TSMC,
22:23alors on va un peu les détailler, mais on a quand même des chiffres qui confirment
22:27que le cycle est toujours extrêmement puissant.
22:29Ce qui ne veut pas dire qu'on n'est pas au haut du cycle,
22:33mais on a un chiffre qui est assez puissant.
22:36On regarde Samsung, bénéfice opérationnel préliminaire, en l'occurrence,
22:42pour le troisième trimestre, en hausse de près de neuf fois.
22:46Vous avez bien entendu, neuf fois sur un an.
22:48Et puis, on a un chiffre d'affaires trimestriel de TSMC qui dépasse les 51%.
22:54Et lorsqu'on regarde TSMC, il dépasse même le consensus.
22:59On a deux choses qui expliquent la faiblesse relative aujourd'hui en bourse des deux titres.
23:06Le premier, c'est que Samsung fabrique aussi des téléphones,
23:10et que dans toutes les scarcelles, on parle aussi des téléphones,
23:13et on fait souvent le lien avec le nombre de téléphones qui sont vendus
23:17et la comparaison avec certains concurrents.
23:21Et de l'autre côté, pour TSMC, on a quand même un cycle
23:28qui nous met face à une échéance.
23:32C'est le prix de la DIRAM.
23:34Le prix de la DIRAM devrait augmenter de 10 à 20% d'un trimestre sur l'autre,
23:38alors qu'avant, on était plus de 5 à 10% et on est dans une situation
23:44où les prix continuent à monter.
23:47Et on se demande jusqu'à quel moment on va avoir ce pouvoir de fixation des prix
23:52par rapport aux acheteurs qui sera tellement élevé.
23:54Et on se dit, on se demande si les marges ne vont pas se réduire
24:00face à ces hausses de prix qui sont attendues ces prochains trimestres.
24:06– Bon, là encore la question reste posée.
24:09Les semi-conducteurs, de toute manière,
24:11ce n'est même pas « est-ce qu'il faut en avoir en portefeuille ? »
24:13c'est « regardez mieux », c'est comme les petits caractères,
24:16« regardez mieux, vous en avez de toute manière ».
24:17– C'est sûr.
24:18– C'est ça.
24:18– Non, c'est sûr, et ça reste un moteur extraordinaire,
24:21en tout cas de la bourse depuis maintenant un certain temps,
24:24notamment aux US, mais aussi en Asie, pour des raisons qu'on connaît.
24:27Moi, je ne suis pas un très grand fan de l'analyse,
24:30de la réaction du marché le jour de l'annonce des résultats,
24:33parce que là, tout ce que ça dit, c'est que les attentes du marché
24:35étaient tellement élevées, que malgré une annonce qui dépasse de loin
24:38même les attentes des analystes, soi-disant les experts,
24:41des différentes banques d'affaires, le titre a corrigé,
24:43et encore une correction de 1% pour des titres qui sont plutôt volatiles,
24:49donc qui ont tendance à changer de plusieurs pourcents
24:51dans un sens ou dans un autre, ça a relativement peu d'importance.
24:54Il me semble que ce qu'il faut regarder,
24:56c'est le parcours boursier de ces entités depuis 3-4 ans,
25:00et il est juste extraordinaire.
25:01Je pense qu'à partir de là, il est impossible de dire qu'on est en haut de cycle.
25:05On peut peut-être dire qu'on est maintenant au milieu de cycle,
25:08ça c'est à peu près sûr.
25:09Quand est-ce qu'il va s'arrêter ? J'en ai aucune idée.
25:11Bon.
25:11En tout cas, on va parler chiffon,
25:14parce que cette tendance ne se dément pas.
25:18Les gens en auront toujours besoin.
25:21John, Lévi-Strauss,
25:23oui, le fabricant en pantalon de toile de Nîmes,
25:25basé à San Francisco.
25:27Ben oui, Lévis revoit à la hausse ses prévisions de bénéfices annuels,
25:30alors que tous les groupes de luxe en ce moment s'attendent encore
25:32à une tendance terrible,
25:34et notamment du côté du marché américain.
25:36Ben Lévis revoit à la hausse ses prévisions,
25:38le bon vieux jean.
25:39Est-ce que c'est un signal intéressant
25:42du point de vue de la consommation américaine
25:44et de la consommation mondiale, John ?
25:46Il faut faire très attention à ces chiffres.
25:49J'aimerais vous dire oui, j'adore Lévis,
25:51j'aimerais vous dire oui,
25:52mais il faut rappeler que ça repose,
25:55les résultats reposent en partie sur un élément non récurrent,
25:58c'est que Lévi-Strauss a reçu 79 millions de dollars
26:03de remboursement de droits de douane au troisième trimestre.
26:07Et on a là-dessus 60 millions qui vont être réinvestis cette année
26:11en promotion et marketing.
26:13Et donc, ça c'est la première des choses.
26:16Et de l'autre côté, un autre signal,
26:19on aime bien ces signaux sur la consommation,
26:21eh bien le point faible reste le consommateur américain.
26:25Parce qu'on a les ventes directes qui sont restées stables,
26:28qui sont pénalisées par une demande américaine
26:30qui est plus hésitante.
26:32En Europe, on a les températures qui étaient anormalement élevées,
26:36qui ont réduit la fréquentation
26:38et freiné les achats durant la saison d'été.
26:42Donc, ce n'est pas extraordinaire.
26:43Mais il y a une chose, peut-être qu'on peut retenir là-dessus,
26:47et qui est peut-être un signal.
26:50Vous le savez certainement, Antoine,
26:53c'est que Lévi-Strauss a décidé de monter en gamme.
26:56Et ça commence à porter ses fruits.
26:58Ils ont une espèce de gamme premium,
27:00qui s'appelait Blue Tab,
27:02qui a enregistré une croissance à deux chiffres.
27:04Et on a des produits féminins hors de Nîmes,
27:08qui ont enregistré environ la moitié de la croissance trimestrielle.
27:15Et les ventes en Chine, finalement,
27:17elles ont augmenté de 13%.
27:18Donc, il y a une lecture de ces résultats,
27:23au-delà du fait qu'il y a un remboursement des droits de douane.
27:26Mais la faiblesse d'une partie de l'Américain,
27:30la montée en gamme,
27:31et la Chine qui résiste.
27:33Très intéressant.
27:34Sur les tendances de consommation américaines,
27:37j'en veux pour preuve,
27:38les derniers grands rendez-vous de la mode aux États-Unis,
27:40où les grands groupes de luxe ne se sont pas beaucoup illustrés.
27:43Ceux qui se sont illustrés, c'est le luxe accessible.
27:45Les Ralph Lauren, les Coachs, les Tommy Hilfiger.
27:49Et là, on voit que Lévis arrive à résister,
27:51parce qu'il y a le jean ordinaire,
27:53mais il y a le jean de luxe.
27:54Donc, tout ce petit monde commence à s'équilibrer
27:56autour d'une tendance, mais qui n'est pas le luxe,
27:58qui est plus le luxe accessible, on va dire.
28:00Qui est dans l'entre-deux.
28:01Qui est dans l'entre-deux.
28:02Mais c'est une stratégie de beaucoup.
28:04Ce n'est pas que dans les chiffons.
28:05Je pense que c'est quelque chose qu'on peut retrouver aussi
28:06dans le secteur automobile,
28:07qu'on peut retrouver dans pas mal d'éléments de consommation,
28:11mais qui confirment bien finalement
28:12que le marché américain,
28:14malgré les flambées du prix du pétrole,
28:17une remontée des taux,
28:18ne rentre pas encore en récession.
28:19En tout cas, on n'a rien de confirmé sur ce point-là.
28:22Après, comme John l'a dit,
28:24il y a quand même une lecture comptable.
28:25Donc attention.
28:26En fait, quand vous voyez une augmentation,
28:28et ce que disait Marc juste avant sur Samsung,
28:32il faut regarder quand on voit une variation d'une cotation boursière,
28:36à toujours comprendre quelles sont les raisons,
28:38et à avoir la bonne lecture des éléments.
28:40Parce que je pense quand même que l'incidence comptable
28:43du remboursement des frais de douane
28:44vient peut-être aussi légèrement impacter,
28:47ou pimper les résultats annoncés récemment.
28:50Pimp, maille trimestrielle,
28:52avec le nom d'une série.
28:53Charlotte Tamer de Shares,
28:55merci infiniment.
28:55Marc Templeman de Cashbee.
28:57John Plassard de Cité Gestion,
28:59merci infiniment.
29:00On se retrouve demain à la même heure
29:01pour la dernière ouverture de la semaine.
29:05Moins 0,57% pour le Nasdaq,
29:06moins 0,03% pour le Dow Jones.
29:09Restez à l'écoute de BFM Business dans un instant.
29:11Guillaume Sommerer ouvre BFM Bourse.
29:13A tout de suite.
29:15USA Today, sur BFM Business.

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