- il y a 16 heures
Ce vendredi 16 octobre, Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, Patrice Gautry, chef économiste chez l'Union Bancaire Privée, Julie Jourdan, gérante d'actions américaines chez Amplegest, et Eric Bleines, directeur général adjoint de Swiss Life Gestion Privée, se sont penchés sur la hausse des taux d'intérêt de la France, qui lui a valu l'acronyme FROGS de la part des marchés financiers, et la prise de conscience politique de la gravité de la situation française, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, nous sommes le seul
00:11pays au monde où une révolution s'arrête
00:14pour les vacances scolaires de la Toussaint
00:15mais moi j'ai trois bonnes nouvelles
00:17c'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission
00:20exceptionnelle, exceptionnelle parce que
00:21on va faire le point encore une fois
00:23sur une semaine extrêmement chargée
00:26beaucoup d'événements économiques, beaucoup d'événements
00:28financiers, beaucoup d'événements
00:30boursiers et on va continuer
00:32désolé, à faire
00:33un focus sur la France
00:36entre autres. Sommaire
00:37aujourd'hui le mot de la semaine c'est un acronyme
00:40on en parlera tout à l'heure
00:41FROGS, le parti pris de la semaine
00:44c'est oui, c'est la prise de
00:46conscience du grand public et d'une partie de la classe
00:47politique, de la gravité de la situation
00:50grâce à nous les hommes de marché
00:51est une bonne nouvelle. Le chiffre de la semaine
00:54c'est la croissance américaine
00:56du FMI, la prévision
00:58pour 2027 qui n'a pas changé
01:00alors qu'il y a la guerre en Ukraine
01:02il y a la hausse des taux
01:04on peut se dire, tiens, elle va être révisée
01:06à la baisse, mais pas du tout
01:08et elle est à 3,4%
01:10alors que
01:12celle de cette année est de 3,1%
01:14en deuxième partie de l'émission
01:15évidemment on va toujours se poser
01:17comme c'est la tradition
01:18la question de savoir où va la bourse
01:20on va parler du placement de la semaine
01:22et notamment on va parler de ces chiffres
01:24qui sont sortis sur l'assurance vie
01:27luxembourgeoise
01:27et l'attrait grandissant
01:30des épargnants français
01:32pour l'assurance vie luxembourgeoise
01:34qu'est-ce que ça signifie, pourquoi, comment
01:36on l'explique, évidemment
01:37il y a les perspectives des élections, on va creuser ça
01:40avec nos spécialistes, le top ou le flop de la semaine
01:42le top 3 des gérants et les actions
01:44à acheter ou vendre
01:45mais, vous le savez maintenant
01:49je vais laisser un peu la musique
01:51parce que j'aime bien
01:51pour une émission exceptionnelle
01:53il faut des invités exceptionnels
01:55j'ai le plaisir de vous présenter
01:56notre Jedi de l'économie et de la finance
01:57quand on sait que les Etats-Unis représentent
01:5973% de l'indice boursier monde
02:03et que depuis cette semaine
02:04Apple a rejoint Nvidia
02:05dans le club des entreprises valorisées
02:07plus de 5000 milliards de dollars
02:09on se dit qu'on a quand même besoin
02:10de spécialistes des Etats-Unis
02:12Julie Jourdan
02:13vous êtes gérante action américaine
02:15chez Ampleges
02:15merci, vous allez nous éclairer
02:17sur cette démesure
02:21j'ai appelé ça la démesure américaine
02:23c'est-à-dire que les chiffres sont
02:24complètement délirants
02:25et je suis arrivé à une sorte de règle
02:28mal taillée
02:29qui consiste à dire
02:30j'ai vu un peu tous les chiffres
02:31de levés côté non-côté capitalisation
02:33et je me dis qu'on a un rapport
02:35de 1 à 20 maintenant
02:36entre là
02:36quand nous on lève 1 milliard
02:38où on vaut 1 milliard
02:40les Américains valent 20 milliards
02:41voilà
02:41et lèvent 20 milliards
02:43il a un immense fan club
02:44notamment chez BFM Business
02:45mais pas que
02:46l'économiste de la raison
02:48et des références historiques
02:50Wilfried Galland
02:50vous êtes directeur général
02:51adjoint de Montpensier
02:52Arbevel
02:53toujours un plaisir de vous voir
02:54merci d'être venu
02:55il gère les fortunes
02:57des grandes familles
02:58avec une précision suisse
03:01vous allez nous donner
03:01leur secret
03:02Eric Ben
03:02vous êtes directeur général
03:03de Swiss Live
03:04gestion privée
03:05que font les Suisses
03:06et bien sûr
03:07on veut savoir aussi
03:08que pensent les Suisses
03:09toujours la Suisse
03:11cette tête de refuge
03:12en ces temps incertains
03:13ça sera aussi
03:14avec l'excellent Patrice
03:16Gautrich
03:16chef économiste
03:17de l'union bancaire privée
03:18bonjour Patrice
03:19bonjour
03:19en forme
03:20oui autant que le franc suisse
03:22autant que le franc suisse
03:23bon ça ça ne change pas
03:24mais quand vous voyez
03:25de ce côté autour du lac
03:27quand vous regardez la France
03:28vous vous dites quoi
03:29c'est un pays sous-développé
03:31non c'est en voie
03:33de déclassement
03:34en voie de déclassement
03:35enfin on n'est pas
03:36en voie de déclassement
03:37on est déjà déclassé
03:38oui mais on ne sait pas
03:40où on va
03:40donc on peut se déclasser
03:42de plusieurs catégories
03:43donc non il y a des inquiétudes
03:45il y a des inquiétudes
03:45il y a des inquiétudes
03:46oui oui tout à fait
03:47et la vision est très critique
03:49alors le mot de la semaine
03:50est un acronyme
03:51Frogs
03:52il peut y mouiller
03:54c'est la fête
03:55à la grenouille
03:57il fallait la trouver
03:58ça là non ?
03:59avouez que quand même
04:00il fallait lauser
04:00il fallait lauser
04:01je suis grand-père
04:02depuis 6 mois
04:02donc ça explique peut-être
04:03les choses
04:04les marchés aiment
04:05les acronymes
04:06les traders anglo-saxons
04:07aiment les acronymes
04:08qui sont vexants
04:09pour l'Europe
04:10et cette fois ça vient
04:10alors vous vous rappelez
04:11évidemment des PIGS
04:13Portugal
04:13l'Italie
04:14la Grèce
04:14l'Espagne
04:15c'était la crise de l'euro
04:16mais les PIGS
04:17sont devenus
04:18des premiers de la classe
04:19ils sont sortis
04:19de la crise
04:21et puis il y a un autre
04:23acronyme
04:23qui est arrivé
04:24alors il vient de chez nous
04:26bien de chez nous
04:27Wilfried
04:28vous avez raison
04:28de me le préciser
04:29puisque je m'étais trompé
04:30j'ai dit
04:31parce que je l'avais vu
04:31dans Bloomberg
04:32donc vous savez
04:33mais ça vient de nos amis
04:35de Rex & Code
04:37dirigé par notre ami
04:38Denis Ferrand
04:39Frogs
04:40pour French Oversize
04:42State and Social Security
04:44une France
04:45avec un état
04:46et une sécu
04:47on va dire
04:48surdimensionnée
04:49et je pense
04:50obèse
04:51un acronyme
04:52donc proposé
04:52par Ex-Econ
04:53adopté évidemment
04:55instantanément
04:55par les médias financiers
04:57anglo-saxons
04:58Wilfried
04:59est-ce qu'on mérite
05:00ce label ?
05:01on l'a bien cherché
05:03quand même
05:03alors après
05:04effectivement
05:04c'est à la fois drôle
05:06et un peu cruel
05:08mais quand c'est drôle
05:09et un peu cruel
05:09en général
05:09c'est que c'est bien trouvé
05:12toute la question
05:13maintenant c'est
05:13est-ce qu'au-delà
05:15du diagnostic
05:16qui
05:17et je pense
05:18qu'on partage
05:18cette opinion
05:20Marc
05:21qui est une bonne nouvelle
05:22qu'elle soit partagée
05:23également par
05:24la classe poétique française
05:25alors certains
05:26le font avec plus
05:27de maladresse que d'autres
05:29mais globalement
05:30le fait qu'on a
05:31un sujet
05:32de dette
05:33et on a un sujet
05:34de déficit
05:35et on a un sujet
05:35de crédibilité
05:36est quelque chose
05:37de largement partagé
05:38tout le monde est à la table
05:39alors certains
05:40ne savent pas trop
05:40comment jouer leur carte
05:41certains n'ont pas
05:42les bonnes cartes
05:42et ne savent pas véritablement
05:43les règles
05:44mais au moins
05:45ils admettent
05:46que la table existe
05:47et qu'il faut aller à la table
05:48en fait le véritable sujet
05:50aujourd'hui en France
05:51si on veut le synthétiser
05:52en une phrase
05:53c'est que nous n'avons pas
05:53la croissance potentielle
05:54suffisante
05:55pour supporter
05:56le niveau
05:56de dépense sociale
05:58que souhaitent
05:59nos concitoyens
06:00et en fait le sujet
06:01il est effectivement double
06:02il est le niveau
06:03de dépense sociale
06:04mais nos concitoyens
06:05souhaitent un niveau
06:05de dépense sociale
06:06extrêmement élevé
06:06donc on a énormément
06:07de travail
06:08pour leur expliquer
06:09qu'en fait
06:09il y a peut-être
06:10des endroits
06:10dans cette dépense sociale
06:11où on peut
06:12sans attaquer
06:13la prospérité partagée
06:14on peut quand même
06:15faire des efforts
06:16et on doit faire des efforts
06:18mais c'est extrêmement compliqué
06:19parce qu'on sait que
06:20sur les retraites en particulier
06:21et sur la santé
06:22c'est extrêmement difficile
06:23qui sont les deux principaux postes
06:25on l'a vu avec les chiffres
06:26notamment
06:27du coup des retraites
06:28pour le secteur public
06:30dans chaque ministère
06:31dans chaque ministère
06:31c'est affolant
06:33on est quasiment
06:34à un quart à chaque fois
06:35que ce soit d'ailleurs
06:36plus d'un tiers
06:37pour presque un tiers
06:38pour l'éducation
06:39mais pour l'éducation
06:40je pense qu'on s'en doutait un peu
06:41quand je vois
06:42le ministère de l'intérieur
06:44on est à 25%
06:44oui mais je ne m'en doutais pas
06:45c'est franchement
06:47ahurissant
06:47et ensuite
06:48le deuxième volet
06:50qu'il ne faut pas oublier
06:51c'est comment est-ce qu'on augmente
06:52la croissance potentielle
06:52donc la croissance potentielle
06:53c'est augmenter
06:54la quantité de travail
06:55dans l'économie
06:56un peu au début
06:57de la vie active
06:57à la fin de la vie active
06:58et pendant la vie active
06:59plus de main d'oeuvre
06:59la vie dit aussi
07:00par la productivité
07:02et donc effectivement
07:03à la fois la quantité de travail
07:04et la productivité
07:05mais pour ça là aussi
07:06nouveau travail de pédagogie
07:08on n'augmente pas
07:10la productivité
07:11sans capital
07:11donc il faut arriver
07:12à réconcilier
07:13les français
07:14avec l'argent
07:14et avec le capital
07:15c'est pas simple
07:16parce qu'on croit
07:17que la productivité
07:18ça tombe du ciel
07:18or il n'est de richesse
07:19que de productivité
07:20donc ça effectivement
07:21c'est extrêmement important
07:22donc il faut travailler
07:22sur ces deux axes là
07:23les politiques
07:25commencent quand même
07:26à aborder
07:27les véritables sujets
07:27mais ils l'abordent de façon
07:28soit extrêmement maladroite
07:30soit encore assez lâche
07:31pour un certain nombre d'entre eux
07:32– Patrice
07:33je suis intéressé
07:34par avoir votre point de vue
07:35parce que nous
07:36c'est vrai qu'on est
07:36la tête dans le guidon
07:37on vit ça au quotidien
07:39on est effrayé
07:40par tout ce qui parle
07:41on a l'impression
07:42de répéter en boucle
07:42la même chose
07:43moi j'ai l'impression
07:43de redire la même chose
07:44depuis 3 ans
07:454 ans, 5 ans
07:46le déficit, la dette
07:47comment vous voyez
07:49la France
07:49c'est-à-dire
07:50quand vous voyez
07:50cet acronyme de Frogs
07:52qui est un constat
07:55objectif
07:55il n'a rien d'insultant
07:58vous nous classez où ?
07:59c'est-à-dire que
08:00on se parlait tout à l'heure
08:01vous parliez d'un déclassement
08:03avant de démarrer l'émission
08:04mais c'est inexorable
08:08et j'ai l'impression
08:08que ce déclassement
08:09s'accélère
08:10– Alors oui
08:11parce qu'effectivement
08:12il y a des places
08:14et comme ça vient d'être rappelé
08:15il y a une dégradation
08:17de la situation
08:17alors qu'il y a toujours
08:18une demande
08:19en termes de services
08:20en termes de
08:22je dirais
08:22de protection
08:23quelque part
08:24puisque le terme
08:25de sécurité
08:26souveraineté
08:26sécurité
08:27sont des thématiques
08:28qui reviennent
08:28y compris dans le domaine politique
08:30mais qui sont très présentes
08:31maintenant
08:31dans le domaine économique
08:33et là effectivement
08:34il y a
08:35je dirais
08:36des pertes de place
08:37et en fait
08:38on le voit
08:38qu'en définitive
08:40on regarde maintenant
08:41l'économie française
08:42et la place de la France
08:43au sein de l'Europe
08:44non plus comme une économie
08:45qui est dans le cœur
08:46c'est-à-dire
08:47tout près de l'Allemagne
08:48et qui aime bien
08:49des fois se comparer
08:50ou essayer de copier
08:51un peu l'Allemagne
08:52à des économies
08:53qui maintenant
08:54performent mieux
08:55mais qui étaient
08:55membres du PIGS
08:57c'est-à-dire le club
08:58MED
08:58en quelque sorte
08:59des pays
09:00qui dépensent beaucoup
09:00sans compter
09:01et sans rigueur budgétaire
09:03et là maintenant
09:03effectivement
09:04le regard des marchés
09:05l'alerte
09:06et qui est peut-être
09:07même partagée
09:08par certains
09:10citoyens français
09:11et effectivement
09:12qu'on est en train
09:13de rentrer
09:14véritablement
09:15dans cette catégorie
09:16je pense aussi
09:16que
09:17et c'est ce qui me frappe
09:18quand on regarde
09:19l'économie française
09:19et la société française
09:21c'est une société
09:22qui n'arrive pas
09:22à faire des choix
09:23c'est-à-dire
09:24est-ce qu'elle veut
09:24verser dans un camp
09:25qui est vraiment libéral
09:27on s'en souvient
09:28c'était les réformes
09:29au temps de Chirac
09:30donc là il y a
09:30un peu plus longtemps
09:31ou dans une économie
09:32je dirais
09:33à la suédoise
09:34ou dans les pays du nord
09:35dans lequel effectivement
09:36les taux de prélèvement
09:38obligatoires
09:38sont très élevés
09:40mais le taux de redistribution
09:41est également aussi
09:42très élevé
09:43le taux de satisfaction
09:44dans ces pays-là
09:45satisfaction
09:46sous l'angle économique
09:47ou la justice sociale
09:49est lui aussi
09:49relativement élevé
09:50et malheureusement
09:51en fait
09:51et leur situation
09:52est nettement plus saine
09:53que la droite
09:53et leur situation
09:54est nettement plus saine
09:54parce qu'elle peut faire
09:55face à des chocs
09:56nous effectivement
09:57l'économie française
09:58ne peut pas faire face
09:59à des chocs
10:00et effectivement
10:00on a une situation
10:01donc à la base
10:03c'est le contrat social
10:05là je reviens
10:05avec un peu de Rousseau
10:06mais c'est ce qu'a dit
10:07Wilfried en définitive
10:08c'est-à-dire
10:09le vivre ensemble
10:10se traduit comment
10:11aujourd'hui
10:12dans le déclassement
10:13on voit bien
10:14que l'État même
10:15n'arrive plus
10:15à effectuer les tâches
10:17qui sont les tâches
10:18régaliennes
10:19la sécurité
10:20la défense
10:21l'éducation
10:22et la santé
10:22et ces trois secteurs-là
10:24sont des secteurs en crise
10:25quand on compare
10:26par rapport aux autres
10:27pays européens
10:27ou quand on voit
10:29bien le relevé
10:29effectivement
10:30de situations
10:31donc là il y a un choix
10:32qui est à faire
10:33et à la limite
10:34je dirais
10:34cette campagne électorale
10:36est intéressante
10:36au travers des chiffrages
10:38parce que
10:38derrière il y a ce débat-là
10:39même si on le cache
10:40avec des petites phrases
10:41pour le journal de 20h
10:44avec votre prisme
10:45vous êtes spécialiste
10:46je dis des États-Unis
10:48bon
10:49le fossé
10:50c'est plus un fossé
10:51on vit dans deux planètes
10:52différentes
10:53quand vous regardez
10:54un peu ce qui se passe
10:55en France
10:55à travers le prisme
10:57des boîtes américaines
10:58et vous comparez
10:59alors pas aux boîtes françaises
11:00parce qu'elles ne déméritent pas
11:02elles font un super boulot
11:03mais on voit la place
11:05du gouvernement
11:05on voit les difficultés
11:07dans lesquelles on est
11:07aujourd'hui
11:08ça vous inspire quoi ?
11:10je crois qu'on est vraiment
11:11dans deux mondes
11:11effectivement complètement différents
11:13là-dessus il n'y a aucun doute
11:15après quand on regarde
11:16d'un point de vue politique
11:17c'est compliqué aussi
11:18aux États-Unis
11:20comme dans pas mal
11:21de pays européens
11:22mais ce qu'on voit
11:23c'est surtout
11:24un état d'esprit
11:25qui est complètement différent
11:26juste pour donner un chiffre
11:28on a cette année
11:30on devrait avoir
11:31près de 1000 milliards
11:32de dépenses
11:33d'investissements
11:34dans l'IA
11:35donc c'est à peu près
11:36un peu moins
11:36de 2% du PIB
11:38qui est consacré
11:39par 5 sociétés
11:40pour développer
11:42l'IA
11:43voilà
11:43et là-dessus
11:45derrière
11:45il y a
11:46on voit bien
11:47que ces dépenses
11:47elles ruissellent
11:49vers toute l'industrie
11:51vers les utilities
11:53et ça génère de la croissance
11:55et on le voit
11:55dans les chiffres
11:56que vous avez dit
11:57tout à l'heure
11:57donc on est dans un monde
11:59qui est un monde
12:00qui avance vers l'avenir
12:01et qui continue d'avancer
12:04quel que soit
12:05finalement
12:05le monde politique
12:06et ça c'est quelque chose
12:08qui est complètement différent
12:10donc vraiment
12:11là-dessus
12:11je pense que
12:12le fossé
12:12malheureusement
12:13s'est creusé
12:14continue de se creuser
12:16et je dirais
12:16le plus bel exemple
12:17encore
12:18c'est vous l'avez tous vu
12:19sans doute ce matin
12:20quand on regarde
12:21la vidéo du roadster
12:22de Tesla
12:24voilà
12:25c'est quand même
12:26incroyable
12:27c'est un monde
12:28c'est un monde
12:28où on peut encore rêver
12:29après
12:30certains diront
12:30à raison
12:31que c'est un monde
12:32d'inégalités
12:33mais c'est pas le sujet
12:33on pourra en reparler
12:35Eric
12:35j'ai envie de dire
12:36que la bonne nouvelle
12:37si on peut en trouver une
12:38quand même
12:38parce que c'est vrai
12:39que le constat est là
12:40c'est que
12:41c'est fini
12:42on n'est plus passager clandestin
12:44pendant un très long moment
12:45on avait cette attitude
12:46et l'écart de taux
12:48entre la France
12:48et l'Allemagne
12:49était autour de 50 points de base
12:5155 points de base
12:52et là c'est fini
12:53qui était déjà
12:54totalement aberrant
12:55c'est pour ça que le terme
12:56de passager clandestin
12:57je l'aime bien
12:57parce qu'en fait
12:58il n'y avait aucune raison
12:59d'avoir ce statut privilégié
13:01de bénéficier de cette impunité
13:02et aujourd'hui
13:03on est à 140 points de base d'écart
13:04donc 1,4% en plus
13:06des taux allemands
13:07et là c'est plus la même chose
13:08on est obligé de se poser la question
13:10on ne peut pas continuer comme ça
13:12parce que sinon
13:12on va aller à 200 points de base d'écart
13:14et donc il va y avoir une réaction
13:15c'est obligatoire
13:17si elle ne vient pas des politiques
13:19elle viendra des marchés financiers
13:20donc par la BCE
13:21et je pense que ça
13:21c'est la bonne nouvelle
13:22Wilfried
13:23les gens nous reprochent
13:25aussi de dire
13:27la situation est très dégradée
13:29et puis de dire
13:29bon c'est de la faute des politiques
13:32on en sort comment
13:33en fait de cette crise ?
13:34Déjà on s'en sort
13:35vous l'avez déjà
13:36un petit peu mentionné
13:40en interstitiel
13:41en regardant
13:42comment s'en sortent
13:43les entreprises
13:44et on voit que
13:45les entreprises françaises
13:46en particulier
13:46les grandes entreprises françaises
13:47mais pas que
13:48arrivent dans un contexte difficile
13:50à sortir des performances
13:51qui sont quand même
13:52assez exceptionnelles
13:53donc déjà
13:53regardez leur capacité
13:54d'adaptation
13:55de flexibilité
13:56et essayez de voir
13:57comment est-ce qu'on pourrait
13:57s'en inspirer
13:58également pour la société
13:59comment on pourrait peut-être
14:01confier des pans entiers
14:03qui sont aujourd'hui
14:04confiés à des organismes publics
14:06à faire des tests
14:08pour dire
14:08est-ce que ce serait pas mieux
14:09de les confier
14:10à des sociétés privées
14:12qui savent effectivement
14:12comment gérer
14:13comment accroître
14:14cette fameuse productivité
14:15dont on parlait
14:15tout à l'heure
14:16donc ça c'est déjà
14:17un premier élément
14:18pour rebondir sur ce que vous dites
14:20il faut rappeler
14:20on l'a dit déjà
14:21dans l'émission
14:21qu'aujourd'hui
14:2238% de grandes entreprises
14:25empruntent moins cher
14:26que
14:27en France exactement
14:28absolument
14:29donc ça veut dire
14:30que maintenant
14:31la valeur refuge
14:33c'est devenu l'entreprise
14:34ça rejoint ce que vous dites
14:35exactement
14:37typiquement
14:37les investisseurs obligataires
14:41préfèrent
14:42si on parlait
14:43de façon très claire
14:43prêter à air liquide
14:45et à LVMH
14:45dans ces derniers mois
14:47avec des taux
14:48effectivement
14:48qui sont inférieurs
14:49à ceux de l'État français
14:50et donc là
14:51effectivement
14:51il faut s'inspirer
14:53de ça
14:54le deuxième élément
14:55c'est
14:56enfin ça
14:57quand on a dit ça
14:58on voit que
14:58c'est totalement impossible
15:00c'est-à-dire que
15:01quand vous voyez
15:02là
15:02je vous entends
15:03évidemment
15:04moi j'adhère complètement
15:05mais j'imagine
15:06d'expliquer
15:06à la population
15:08qui est déjà
15:09à fleur de peau
15:11lui dire
15:12on va finalement
15:13privatiser
15:14une partie
15:15de l'administration
15:17mais c'est déjà
15:18le cas
15:19d'une certaine manière
15:19parce que par exemple
15:20il y a des pans entiers
15:21de l'éducation
15:22que ce soit
15:22dans les écoles
15:23ou dans les universités
15:24qui sont déjà confiés
15:25à du secteur privé
15:27il y a une partie
15:28de la recherche d'emploi
15:29a été confiée là-dessus
15:30donc il faudrait probablement
15:31multiplier ces expériences-là
15:33le deuxième élément
15:34et je reprends
15:35ce que disait
15:36ce que disait Patrice
15:37c'est effectivement
15:38il faut qu'on arrive
15:40à faire des choix
15:41à expliciter
15:42de façon très claire
15:43à la population
15:44et les marchés
15:45nous aident
15:45en disant
15:46le choix que vous devez faire
15:48le marché nous donne
15:49le coût de ce choix
15:49c'est-à-dire que
15:50le mensonge aujourd'hui
15:52ne passe plus en politique
15:54parce que les marchés
15:55sont à livre ouvert
15:56en disant
15:56ben voilà
15:56si vous ne faites pas le travail
15:58voilà la trajectoire
15:59que vous allez avoir
16:00et donc
16:02cette capacité
16:03à faire un choix
16:04on la garde néanmoins
16:05il faut juste arriver
16:06effectivement à avoir
16:07l'élément déclencheur
16:08et peut-être que les marchés
16:09sont l'élément déclencheur
16:10pour dire
16:10qu'est-ce qu'on veut
16:11véritablement
16:12mais on ne peut pas avoir
16:13des choses qui soient incohérentes
16:14les unes avec les autres
16:14en tout cas comme dit Eric
16:15les marchés ne nous laissent plus
16:16tellement le choix
16:17Patrice
16:18aujourd'hui
16:19les mesures
16:20c'est-à-dire que moi
16:21l'impression que j'ai
16:22c'est qu'on donne l'impression
16:24que c'est tellement énorme
16:25ce qu'il y a à faire
16:26qu'on est dans une situation
16:27tellement catastrophique
16:28que finalement
16:29à quoi bon
16:29parce qu'on n'y arrivera jamais
16:30je veux dire
16:31oui la situation est grave
16:33mais on a quand même
16:34énormément d'atouts
16:35et on a énormément de gras
16:37oui oui oui
16:38et effectivement
16:39je rebondis sur cette notion
16:40de flexibilité
16:41alors vous citiez
16:42les entreprises
16:43on a la créativité
16:44on a un tissu de PME
16:46alors qui est
16:47un problème de valorisation
16:48et de reconnaissance
16:49mais là aussi
16:50il y a des dynamistes
16:51il y a des PME
16:51qui croissent
16:53avec 12-13%
16:54progression de leur chiffre
16:56et on a du gras partout
16:57donc il y a une capacité
16:59il y a une capacité
16:59d'innovation
17:00on parlait de l'innovation
17:01alors bien entendu
17:02c'est dominé par les 5-7
17:03magnifiques
17:04mais il y a aussi
17:05des magnifiques
17:05un petit peu moins
17:07mais ça existe aussi
17:08je pense que
17:10il y a des débats
17:10en fait qui ne sont pas mis
17:11on parlait tout à l'heure
17:12le contrat social
17:13le côté régalien de l'État
17:15les fonctions assurées
17:16il y a aussi un débat
17:17je pense
17:17qui n'est pas encore présent
17:19malheureusement
17:19je le regrette
17:20sur la fiscalité
17:21la fiscalité
17:22elle est déséquilibrée
17:24donc effectivement
17:25on parle d'un manque
17:25de recettes budgétaires
17:27pour assurer des protections
17:28mais il faut se reposer
17:29la question
17:30et là
17:30alors j'ai peut-être
17:32manqué des épisodes
17:32mais je n'ai pas entendu
17:33beaucoup de candidats
17:35qui en parlaient
17:36s'ils en parlent
17:37mais pas dans le bon sens
17:37les candidats parlent de fiscalité
17:39mais pas dans le bon sens
17:40elle est là
17:40la mobilisation
17:42des citoyens
17:43elle est là aussi
17:44je veux dire
17:44c'est pas un rejet massif
17:45de toutes les réformes
17:46c'est qu'en fait
17:47les réformes sont des fois imposées
17:48et avec une écoute
17:50qui n'a pas été bien assurée
17:51et là on peut faire passer
17:53des réformes
17:53passons tout de suite
17:54justement au parti pris de la semaine
17:55parce que j'en ai un peu marre
17:57d'entendre toujours un peu
17:58les mêmes choses
17:58et moi je dis oui
17:59la prise de conscience
18:00du monde politique
18:02et d'une partie des politiques
18:03de la gravité de la situation
18:04est une bonne nouvelle
18:05moi j'ai été surpris
18:07même si j'ai souri
18:08parce que bon voilà
18:09c'est quand Mélenchon
18:10parle d'économie
18:11c'est toujours étonnant
18:11mais il parle de réduction
18:13de la dette
18:14bon
18:14le RN parle de règles d'or
18:18dans la constitution
18:19sur la dette
18:21est-ce que vous aussi
18:22vous pensez que
18:23c'est une bonne nouvelle
18:24cette prise de conscience
18:25ou Emmanuel Lechypre disait
18:27on a débattu de ça
18:28vendredi matin
18:28il me disait
18:29il y a toujours eu
18:30cette prise de conscience
18:31mais il n'y a jamais eu d'action
18:33non
18:35il y a eu des prises de conscience
18:36dans l'histoire
18:37mais depuis
18:39depuis 7-8 ans
18:40il n'y avait plus
18:41de prise de conscience du tout
18:42le sujet était passé
18:43totalement à l'arrière-plan
18:44il redevient un sujet
18:45de premier plan
18:46ça je trouve que c'est
18:47effectivement une très bonne nouvelle
18:50mais sur ce chemin
18:51de Damas
18:52d'une certaine manière
18:54chacun
18:54on est quand même
18:55à des kilométrages
18:55très différents
18:57vous parliez
18:57de Jean-Luc Mélenchon
18:59on est vraiment
18:59au tout début du chemin
19:00c'est-à-dire
19:00le tout début du chemin
19:01c'est dire
19:02à mon avis
19:03c'est le bout du chemin
19:03déjà pour lui
19:04en matière de réduction
19:05de la dette
19:06probablement
19:06mais disons que
19:08il n'est pas nécessaire
19:09de réussir pour espérer
19:10donc continuons à espérer
19:13et en fait
19:14chacun
19:14effectivement
19:15commence à être
19:16sur ce chemin-là
19:17de dire
19:18on a un problème
19:19de financement
19:20donc après
19:20les réponses sont
19:21plus ou moins crédibles
19:22mais on a un problème
19:22de financement
19:23donc on a un problème
19:24globalement de mécanique
19:25soit effectivement
19:26la mécanique des dépenses
19:27c'est effectivement
19:29le premier sujet
19:30et certains disent
19:30on n'a pas assez de recettes
19:32bon alors c'est effectivement
19:33extrêmement paradoxal
19:34mais au minimum
19:35on se pose la question
19:37et les marchés ont été
19:38dans leur rôle
19:39une fois de plus
19:40en nous donnant
19:41le coût de nos choix
19:42c'est ça
19:43ils ne sont pas là
19:44en nous disant
19:44il y a des choses
19:45qui sont interdites
19:46et des choses
19:47qui sont obligatoires
19:48ils disent simplement
19:48si vous choisissez
19:50cette voie-là
19:52alors ça va vous coûter
19:53extrêmement cher
19:53vous avez le choix
19:54d'être plus indépendant
19:56voire totalement
19:57à l'écart de la zone euro
19:58mais beaucoup plus pauvre
20:00c'est un choix
20:01est-ce que vous êtes d'accord
20:02avec moi
20:02est-ce qu'il y a
20:04une prise de conscience
20:05et est-ce que cette prise
20:06de conscience
20:06est une bonne nouvelle
20:08alors l'avantage
20:09en fait
20:10et l'inconvénient
20:11c'est que le prochain
20:13président
20:15ou président
20:16de la république
20:17sera d'ores et déjà
20:18dans un pays en crise
20:19c'est-à-dire
20:20il n'y aura pas
20:20de délai de grâce
20:21puisqu'il aura
20:22pour mission
20:23il ou elle
20:23aura pour mission
20:24ainsi que le premier ministre
20:25de résoudre
20:26tout de suite
20:27les problèmes
20:27qui se posent
20:28et le problème
20:28du coût de la dette
20:29effectivement
20:31est un point
20:31est un point important
20:33donc quelque part
20:33il n'y a plus
20:34il n'y a pas de délai de grâce
20:35on ne peut pas faire
20:36n'importe quoi
20:36pendant cinq jours
20:37et puis se dire après
20:38excusez-nous
20:39on s'est trompé
20:39il va falloir régler
20:40et adresser
20:42comme on dit en anglais
20:42adresser ces problèmes
20:43de façon très très courte
20:45donc oui
20:45c'est une contrainte
20:46et cette contrainte
20:47est plutôt salutaire
20:48puisqu'elle devrait
20:49justement
20:50faire pointer le débat
20:51sur les vrais choix
20:52c'est-à-dire
20:53c'est pas simplement
20:53des plans budgétaires
20:54mais c'est derrière
20:56ce plan budgétaire
20:56quelle société
20:57vous voulez
20:58dans quelle société
20:59avec quel type de priorité
21:00et après l'économie
21:02elle s'adaptera
21:02à ces choix-là
21:03et après on mettra un prix
21:04puisque un marché obligataire
21:05ça ne vote pas
21:06un marché obligataire
21:07c'est simplement
21:07une formule mathématique
21:09sur du long terme
21:10Julie
21:11est-ce que
21:12c'est une bonne nouvelle
21:13ou est-ce que c'est
21:15est-ce que finalement
21:16cette crise qu'on vit
21:17depuis quelques semaines
21:18avec l'envolée
21:19grâce à la hausse
21:20notamment des taux
21:21la hausse générale
21:22des taux d'intérêt
21:23mais l'écart de ce fait
21:23est-ce que c'est une bonne nouvelle
21:24et est-ce que vous sentez vous
21:26qu'il y a une prise de conscience
21:27aujourd'hui ?
21:28écoutez moi je ne peux pas
21:30me prononcer complètement
21:31pour la France
21:32mais en tout cas
21:33ce que je peux vous dire
21:33c'est que les taux
21:35c'est aussi un vrai sujet
21:35aux Etats-Unis
21:36et qu'on a dépassé
21:38on est monté
21:39jusqu'à 5,3%
21:40sur le taux dix ans
21:41et ça
21:42c'est un sujet
21:43qui est une réalité
21:44alors qu'il y a d'autres
21:45il y a d'autres éléments
21:46qui l'expliquent
21:48notamment
21:49l'afflux
21:49sur le marché
21:51obligataire
21:52des grandes sociétés technologiques
21:56qui viennent
21:56à la marge
21:57en fait
21:58proposer des taux supérieurs
22:00aux taux américains
22:01mais c'est un vrai sujet aussi
22:04et c'est aussi pour ça
22:05que l'on a vu
22:05une pression
22:06sur le marché
22:08notamment
22:08des petites
22:09et des moyennes entreprises
22:11sur le mois de septembre
22:12et du mois d'août
22:13donc c'est un sujet
22:14la hausse des taux
22:15qui est importante
22:16et qui montre aussi
22:17l'endettement des Etats
22:18comme étant quelque chose
22:19de plus en plus important
22:21au niveau global
22:22avec des réponses
22:23et des sujets
22:24qui sont différents
22:25selon les pays
22:26mais des réponses
22:27qui seront elles-mêmes
22:28également différentes
22:29Eric très rapidement
22:30moi je pense qu'on n'y est pas
22:32parce qu'en fait
22:33il faut se poser la question
22:34de ce qu'on veut dire
22:35par égalité
22:36égalitarisme
22:37en ce moment en France
22:38on y va le par le bas
22:39et les infrastructures
22:41sont vieillissantes
22:43on met beaucoup d'argent
22:44ça fonctionne mal
22:45donc là il y a une question
22:47un contrat social
22:48à se poser
22:48et il y a aussi
22:49une question de
22:50comment on reprend
22:50les choses en main
22:51et où sont les choix
22:52et je pense qu'il faut
22:53travailler sur ces valeurs
22:55égalité
22:55qu'est-ce que ça veut dire
22:56pour la France ?
22:57Qu'est-ce que vous en pensez
22:58Wilfried ?
22:59En fait le sujet de fond
23:02c'est
23:03comment est-ce que
23:04chaque économie
23:05face à cette hausse globale
23:06du coût de financement
23:07est capable de réagir ?
23:08Comment est-ce que
23:09les entreprises
23:09sont capables de réagir ?
23:10Chaque économie
23:11est capable de réagir ?
23:12Quand vous êtes aux Etats-Unis
23:13le taux de croissance nominal
23:14de l'économie américaine
23:16il est en gros
23:16de 6,5%
23:17et donc avoir des taux
23:19à 5,5%
23:21c'est pas formidable
23:22mais globalement
23:24ça reste soutenable
23:25si vous êtes en France
23:26avec un taux nominal
23:28à pas loin de 5%
23:29Qu'est-ce que c'est que le taux ?
23:30On parle de taux nominal
23:31on parle de taux de croissance ?
23:33Le taux d'intérêt
23:34est forcément un taux
23:35celui qui est affiché
23:36est forcément un taux nominal
23:36en fait c'est le taux facial
23:38Ok ça c'est pour les taux
23:39je comprends bien
23:39Exactement
23:40Pour la croissance
23:42quand on calcule
23:43les taux de croissance
23:44on le calcule toujours
23:45on dit en volume
23:46donc en dehors
23:47des effets prix
23:47et donc on dit
23:48on a la croissance réelle
23:50donc par exemple
23:50quand on dit
23:50que le taux de croissance
23:51française c'est 0,5
23:52c'est le taux de croissance réelle
23:54compte non tenu de l'inflation
23:55si on rajoute ça à l'inflation
23:56on a le taux de croissance nominal
23:58D'accord
23:58C'est bien de l'expliquer
24:00Tout simplement
24:00comment est-ce qu'en euros
24:01les choses vont bouger
24:03Donc le taux nominal
24:04de la France
24:04doit être quelque part
24:06autour de
24:07le taux de croissance nominal
24:08il est autour de
24:093,5-4%
24:10Quand vous avez
24:11un taux d'intérêt nominal
24:13donc le taux véritablement facial
24:14auquel vous financez
24:15qui est pas loin de 5%
24:17là vous avez un véritable problème
24:19parce que vous avez
24:21nécessité de faire
24:21des efforts extrêmement importants
24:23pour éviter d'être remporté
24:24par ces fameux effets
24:26cumulatifs
24:27de taux d'intérêt
24:27et donc
24:28chaque société
24:29chaque pays
24:31chaque zone
24:31arrive dans un état
24:33totalement différent
24:33donc les Etats-Unis s'en sortent
24:35l'Europe ça va à peu près
24:36et la France
24:37c'est de plus en plus dur
24:37donc il faut faire
24:38les travaux tout de suite
24:40Je vous pose
24:40en quelques secondes
24:41vous répondez par oui
24:42par non
24:43est-ce que vous pensez
24:43qu'on va s'en sortir ?
24:44Oui
24:44Est-ce que vous pensez
24:46qu'on va s'en sortir ?
24:46Je pense oui
24:48Wilfried ?
24:48Sans doute
24:50Julie ?
24:50J'espère
24:52C'est peut-être ça le truc
24:53c'est par rapport à l'espoir
24:54C'est par rapport à l'espoir
24:54ou n'est pas
24:54Saucine