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  • il y a 8 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00L'élection présidentielle, le premier tour, c'est dans six mois, ce sera le dimanche 18 avril.
00:04Les sondages se suivent et se ressemblent pour Marine Le Pen.
00:07Elle est toujours en tête des intentions de vote et c'est même à la hausse à 37%.
00:10C'est ce que révèle l'étude de Odoxa réalisée auprès de 12 000 personnes.
00:14Jusqu'où peut aller Marine Le Pen ?
00:15C'est ce qu'on va regarder maintenant avec Jérémy Brossard.
00:18On a donc bel et bien cette dynamique qui est confirmée par la dernière étude.
00:22Bonsoir Jérémy.
00:23Bonsoir. Oui, clairement, jamais Marine Le Pen n'avait été autant en position de force.
00:27Et ce, pour la première fois, aussi bien au premier qu'au deuxième tour.
00:30Regardez au premier tour, la candidate atteint 37% des voix.
00:35C'est le double de ses principaux concurrents.
00:37Jean-Luc Mélenchon qui repasse et qui se qualifie désormais pour le second tour avec 18% et 17%
00:43pour Édouard Philippe.
00:44Au deuxième tour, même chose, Marine Le Pen élue dans toutes les configurations.
00:48En cas de duel avec Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen s'impose, vous le voyez, avec 68%.
00:53C'est plus du double de Jean-Luc Mélenchon.
00:56Le résultat est un peu plus serré face à Édouard Philippe.
01:00Mais la victoire est assez nette, vous le voyez, avec 53% pour Marine Le Pen et 47% pour
01:05Édouard Philippe.
01:06Il est intéressant, et vous le disiez, d'observer les intentions de vote région par région.
01:11Ça donne une carte électorale assez fine avec des différences profondes entre les différents territoires.
01:17Regardez pour les intentions de vote au premier tour.
01:19Dans la région Hauts-de-France, Grand Est, la région Sud ou encore Corse, on dépasse les 40%, c'est
01:26-à-dire au-delà des 37% donnés à l'échelon national.
01:29Forte implantation partout ailleurs dans le territoire, y compris dans les zones où c'est un peu plus faible, entre
01:35guillemets,
01:35notamment la Bretagne, 34% ou encore les pays de la Loire avec 31%.
01:39La seule exception, c'est évidemment l'agglomération parisienne, 22%.
01:44C'est d'ailleurs dans l'agglomération parisienne et dans les grandes villes que Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe
01:48font les principaux scores et concurrences au maximum Marine Le Pen.
01:53C'est donc la grande favorite du scrutin.
01:55Là, il n'y a pas de doute.
01:56Mais un bémol, malgré tout, parce que les intentions de vote ne sont pas encore totalement stabilisées.
02:01Environ un tiers des Français qui comptent aller voter sont hésitants, indécis, pourraient voter blanc ou nul.
02:06Et c'est sans doute là que se trouvent des réserves de voix pour les concurrents de Marine Le Pen.
02:10Merci Jérémy Brossard.
02:11Philippe Ballard, bonsoir. Vous êtes député de l'Oise.
02:15C'est jamais bon, sous la Ve République, à une élection présidentielle, de partir favori.
02:19C'est votre crainte ? Favori trop tôt ?
02:22Non, mais on a un peu de mémoire. On se souvient de 88.
02:24Trémont-Barre a été donné large favori.
02:26Oui, Jospin, en 2002. On se souvient d'Edouard Balladur, en 1995.
02:31C'est pour ça que Marine Le Pen...
02:33Alain Juppé, pour l'élection de 2017.
02:35Oui, elle est en primaire.
02:37C'est pour ça que Marine Le Pen et Jordan Bardella nous rappellent, et nous on rappelle aux militants,
02:41on fait campagne comme si on était à 15%.
02:43Voilà. On fait campagne comme si on était à 15%.
02:47Alors ça veut dire quoi, ça ?
02:47Quand on fait campagne, quand on est à 15%.
02:48Eh bien, parce qu'on se retrousse les manches, on va voir les gens, on leur explique notre programme, notre
02:55contre-budget.
02:56On fait un travail de militant.
02:58Et puis pour ceux qui ont la chance d'être députés, voire de pouvoir porter la parole de Marine Le
03:04Pen dans les médias,
03:05eh bien d'expliquer... Mais les Français l'ont bien compris.
03:07Parce que si elle est aussi haute, en fait, pourquoi elle est aussi haute, Marine Le Pen ?
03:10Déjà, je pense qu'elle est connue, elle s'est présentée en 2012, en 2017, elle fait 33% des
03:15voix au deuxième tour,
03:17en 2022, elle fait 42% des voix au deuxième tour, elle est identifiée.
03:21Ensuite, parce qu'elle parle depuis des années, souvenez-vous même de 2022, son thème de campagne, c'était le
03:27pouvoir d'achat.
03:28Franchement, malheureusement, j'ai envie de dire, 5 ans plus tard, c'est toujours le pouvoir d'achat qui est
03:32en tête des préoccupations des Français.
03:33Elle a parlé du logement à Hénin-Beaumont, ce sont des préoccupations prioritaires des Français,
03:38et puis elle a une vision pour la France.
03:39– Malgré ces déboires judiciaires, malgré l'affaire Bardella révélée par Mediapart,
03:45finalement, rien ne vient enrayer la course vers l'Elysée de Marine Le Pen.
03:51Comment l'expliquer, ça, Amandine Atalaya ?
03:53– Alors d'abord, c'est plus que ça n'enraye pas, c'est-à-dire qu'elle prend plus
03:565 points,
03:57même par rapport à Jordan Bardella, qui a été testé à sa place au mois de mai.
04:01Donc c'est quand même une grosse progression.
04:03De tout temps, les électeurs du RN ont été complètement insensibles aux polémiques,
04:07que ce soit sur les propos supposément antisémites de Jordan Bardella,
04:12sur les affaires judiciaires, ça ne les intéresse pas.
04:14– Oui, mais ça, c'est le noyau dur.
04:15Mais quand elle arrive à 37 ou 38%, c'est-à-dire qu'elle recrute encore ?
04:20– Oui, complètement, elle recrute, et notamment dans de nouvelles catégories.
04:23Elle prend par exemple les retraités, c'est très intéressant,
04:27c'est-à-dire qu'une grande partie des retraités sous les 75 ans
04:29bascule désormais pour Marine Le Pen.
04:31– Ce n'était pas le cas avant.
04:32– Ce n'était pas du tout le cas.
04:33Ils votaient notamment pour Emmanuel Macron,
04:35et ils ne se reportent pas sur Édouard Philippe,
04:38certainement effrayés en partie par les propos d'Édouard Philippe
04:41sur le report de l'âge de la retraite.
04:44Marine Le Pen progresse partout dans toutes les régions de France,
04:46où elle était faible aussi, notamment dans l'ouest de la France.
04:49Elle dépasse les 30%, ça aussi c'est un gain, c'est nouveau.
04:52Elle progresse dans toutes les catégories sociales,
04:56y compris chez les professions intermédiaires et les cadres.
04:59Donc en fait, de toute part, on voit qu'il y a une poussée forte
05:02du Rassemblement national, avec pourtant les mêmes propositions qu'auparavant.
05:05– Vous dites, vous faites campagne comme si vous étiez à 15%,
05:07mais ne me dites pas que ça ne vous convient pas quand même,
05:10ces 40% qui sont donnés aux 42 ou 44%.
05:13– Vous dire que quand je jouais les chiffres tout à l'heure, 37%, c'est ça ?
05:17– 37% premier tour, puis après en région,
05:19vous tapez largement les 40%.
05:20– Après, on garde la tête froide, parce qu'on analyse tout ça également.
05:24– C'est une question dynamique, donc vous êtes satisfait de cette dynamique ?
05:27– Oui, il y a une dynamique, mais encore une fois, qui s'explique,
05:29parce qu'elle parle des sujets de préoccupation des Français,
05:32après, il va falloir qu'il y a en face aussi, des bébés Macron.
05:36Attal, Édouard Philippe, ils ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron.
05:40Après, à gauche, quand on est à Mélenchon, c'est plus un poussoir qu'autre chose.
05:44Quand on voit, encore une fois, on reste prudents, les sondages du deuxième tour…
05:46– Il y a aussi une dynamique du côté de Jean-Luc Mélenchon, elle n'est pas…
05:48– Non, incontestablement, non, mais voilà, on analyse aussi les choses…
05:52– Les cours se croisent entre Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe,
05:54– Oui, oui, quand on voit la campagne d'Édouard Philippe et son programme, ça ne fait pas envie.
05:59– Et alors, au second tour, parce que votre problème, c'est toujours le second tour,
06:02premier tour, vous l'avez souvent dominé, le second tour,
06:05on s'aperçoit que Marine Le Pen recueillerait, toujours selon le sondage de Doxa,
06:1068% des intentions de vote face à Jean-Luc Mélenchon
06:13et 53% face à Édouard Philippe, c'est plus serré.
06:16Donc, le candidat le plus sérieux, le plus difficile à battre, reste quand même Édouard Philippe.
06:20– Oui, mais dans une interview, je crois que c'était au Figaro, Marine Le Pen avait dit,
06:24on lui demandait quel candidat vous préféreriez au deuxième tour.
06:28Alors déjà, nous, on n'a pas à avoir de préférence, c'est celui que les Français désigneront.
06:32Mais si c'est Édouard Philippe, au moins, il y aura un vrai débat de société,
06:36de vision économique, de vision de la place de la France dans le monde, en Europe.
06:41– Et avec Jean-Luc Mélenchon, il n'y aurait pas un vrai débat ?
06:43– On a compris ce qui arriverait, c'est le clash contre le clash.
06:48Je veux dire, avec Jean-Luc Mélenchon, regardez ce qui se passe
06:50quand il récupère les manifs de lycéens, ils veulent instaurer la bordélisation du pays.
06:55Donc, organiser des débats et un débat d'idées, de programmes
07:00avec des gens qui veulent bordéliser un pays, franchement, ça ne fait pas envie.
07:04Bon, avec Édouard Philippe, effectivement, il incarne.
07:07Malheureusement, ce qui a planté le pays depuis dix ans maintenant,
07:10il reste sûrement du fond dans les débats.
07:11– Alors, malgré cette position de favori, Marine Le Pen continue quand même
07:16à faire peur à un certain nombre de Français.
07:18C'est ce que montre Marianne cette semaine.
07:20Adrien Matou, bonsoir, vous êtes réélecteur en chef du service politique de Marianne.
07:24Alors, autre sondage qui montre que plus de 20% des Français
07:30envisageraient de quitter le pays si Marine Le Pen passe.
07:34– Oui, tout à fait.
07:35Alors, c'est un sondage qu'on a décidé de faire parce qu'on s'est dit
07:38qu'il est peut-être unique dans l'histoire de la Vème République
07:41qu'une favorite des sondages, donc Marine Le Pen,
07:44inspire des réactions aussi fortes et des craintes aussi fortes
07:47dans plusieurs catégories de Français. Et donc, on a testé plusieurs attitudes.
07:52Il n'y a pas que la plus extrême, entre guillemets, qui consiste à quitter le pays.
07:55Il y a aussi participer à des manifestations, participer à une grève générale,
08:01refuser de respecter les lois. Et donc, il y a cette question,
08:03est-ce que vous envisageriez, évidemment, au conditionnel de quitter le pays ?
08:07Et donc, on a un peu plus de 20% des Français et donc des catégories
08:11qui le feraient beaucoup plus que d'autres.
08:12On a regardé par religion, par confession, 46% des musulmans envisageraient de quitter le pays,
08:2044% des juifs, 21% des protestants, 13% des catholiques.
08:2446% des musulmans, c'est les musulmans, surtout.
08:26Je mets un petit pémol sur les protestants et les juifs parce que l'échantillon est vraiment petit.
08:30D'accord.
08:31Donc, la marge d'orée est beaucoup plus grande.
08:33En revanche, l'échantillon général du sondage, c'est 10 000 personnes.
08:35Donc, la réaction de rejet et une envie de quitter le pays, ça concerne surtout les musulmans ?
08:40Ça concerne surtout les musulmans. Il y en a 20% qui disent qu'ils le feraient certainement.
08:45Donc, c'est encore un niveau au-dessus.
08:47Et c'est lié à d'autres questions qu'on pose dans le sondage qui sont tout simplement les craintes
08:51de discrimination.
08:52Il y en a beaucoup qui ont peur, 8 sur 10, qui ont peur de subir une hausse des discriminations
08:56contre leur religion.
08:58Et c'est évidemment le projet de Marine Le Pen d'interdire le voile dans la rue qui concentre les
09:02craintes.
09:02– Justement, Philippe Ballard, vous leur dites aux musulmans, restez, ne partez pas, n'ayez pas peur.
09:08Vous leur dites, n'ayez pas peur.
09:09– Mais oui, il n'y a aucune raison.
09:11– Vous leur dites, n'ayez pas peur, restez.
09:14– Parce qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur, tout simplement.
09:16Non, mais on combat l'islamisme. On ne combat pas les musulmans.
09:20– Visiblement, c'est parce qu'ils ont l'impression d'entendre dans votre bouche.
09:22– Je pense qu'il y a aussi une certaine presse, je ne dis pas ça pour vous,
09:26une certaine presse qui entretient ça.
09:28Il y a des politiques, en premier lieu, la France insoumise qui entretient ça.
09:31Et pas que. La gauche, plus globalement, ils n'ont aucune crainte à avoir.
09:36On combat les islamistes, ce ne sont pas les musulmans.
09:38D'ailleurs, les premières victimes des islamistes, ce sont les musulmans.
09:40– Donc vous les protégez plutôt.
09:42– On ne fait pas dans le communautarisme.
09:45Nous, on protège les français.
09:47On peut être musulman et puis venir d'avoir des parents d'Afrique subsaharienne.
09:54S'ils sont français, ils sont français.
09:56– Ceci dit, Philippe Ballard, le projet de loi consiste à interdire le voile dans la rue.
10:01Pour le coup, c'est une atteinte directe à ce qui fait partie,
10:04pour certaines musulmanes, de leur religion.
10:06– Oui, mais on a eu le débat avec la Baïa, par exemple,
10:09où on nous avait dit, ce n'était pas nous qui portions le projet, c'était Attal.
10:12– C'était Bréatal.
10:13– Voilà, ça ne sera jamais applicable.
10:14– C'est probable, ça va être la révolte dans les établissements,
10:18les parents vont s'en mêler, c'est appliqué.
10:20– Je ne vous dis pas que ce n'est pas appliqué,
10:21je vous dis que c'est une atteinte à la liberté de la Baïa.
10:24– Non, mais nous, on a confiance dans la maturité des français de confession musulmane.
10:30Ils respecteront la loi si c'est la loi qui est votée.
10:33Voilà, il n'y a pas de souci à avoir là-dessus.
10:36– Non, mais c'est juste, parce qu'on avait le débat juste avant de venir dans l'hémicycle,
10:41comment retenir les jeunes français qui partent à l'étranger.
10:43Il y a déjà un énorme problème d'émigration en France.
10:46Les jeunes diplômés qui partent à l'étranger,
10:48c'est 20% des ingénieurs, par exemple, qui sont formés.
10:51Donc malheureusement, il n'y a pas que les conséquences d'une élection présidentielle.
10:54– C'est le point faible encore de la candidature Le Pen,
10:57notamment dans l'hypothèse d'un second tour,
10:59où il faut rassembler au-delà de son camp,
11:02il faut aller chercher les pourcentages qui montent pour aller au-delà de 50.
11:06Il y a une partie des Français, notamment, de confessions musulmanes.
11:10Ce n'est pas rien de dire, je suis prêt à quitter mon pays
11:14si telle personne arrive au pouvoir quand même.
11:16– C'est vrai, alors même si je m'empresse de relativiser,
11:18parce que les promesses de quitter le pays,
11:20on a connu ça pour François Mitterrand,
11:22même pour d'autres candidats,
11:24ça ne se matérialise pas toujours.
11:25Après, ce qui est vrai, c'est un peu ce que je disais tout à l'heure,
11:27c'est-à-dire que c'est une candidate qui est à la fois
11:30la favorite de l'élection, très objectivement,
11:32et quelqu'un qui déclenche des réactions de crainte.
11:35Alors, on n'a pas testé pour Jean-Luc Mélenchon…
11:37– J'allais vous poser la question,
11:38pourquoi vous n'avez pas testé Mélenchon ?
11:39Combien de Français partiraient si Jean-Luc Mélenchon
11:41ou envisageraient de partir si Jean-Luc Mélenchon était élu ?
11:44– Par catégorie de revenu, oui,
11:46ou peut-être pour certaines confessions.
11:47– Là, ça rapprocherait Mitterrand 81,
11:49où certains disent « je m'en vais en Suisse ».
11:51– Non, on ne l'a pas testé, tout simplement,
11:54parce qu'il y a une règle qui empêche les sondeurs
11:55de tester des hypothèses qui ne sont pas jugées crédibles
11:58selon les sondages.
11:58Et donc là, quand vous avez des sondages,
12:00vous parliez du sondage Odoxa,
12:01qui montre que Jean-Luc Mélenchon serait battu
12:03très largement au second tour,
12:05on ne peut pas tester les réactions des Français
12:07si c'était David Lissnard ou…
12:08– Mais dans Odoxa, les Français se disent
12:10plus effrayés par Jean-Luc Mélenchon
12:12que par Marine Le Pen.
12:13C'est ça l'un des grandes victoires de Marine Le Pen.
12:14– On a une question là-dessus dans le sondage.
12:15– Ce qui explique d'ailleurs ce second tour
12:17où Le Pen écraserait Jean-Luc Mélenchon.
12:18– On a une question sur quel candidat menacerait le plus
12:21la laïcité, selon vous, entre Mélenchon et Le Pen.
12:23Et Mélenchon est un petit peu devant 43%
12:26avec Marine Le Pen à 37, je crois.
12:28– Oui, mais est-ce qu'il y a deux RN encore aujourd'hui ?
12:32C'est-à-dire le RN des villes et le RN des campagnes ?
12:36Et un RN qui aujourd'hui est fracturé
12:40et doit arriver à souder ses votes ou pas, Amandine Attalaïa ?
12:43– Oui, oui, oui, ça existe toujours.
12:45Quand on regarde dans les faits,
12:46là où Marine Le Pen est la plus forte,
12:47c'est plutôt dans les petites villes et la ruralité.
12:49et dans les professions où elle est vraiment de très loin
12:53la plus forte, c'est chez les employés et les ouvriers
12:57où là, elle explose tout, elle est près des 60%.
13:00Donc sa sociologie…
13:01– C'est une profession de gauche ou ancien communiste,
13:02comme on dit dans ce cas-là.
13:03– Oui, c'est vrai, exactement, qui ont basculé parfois,
13:06notamment pour des questions sur la sécurité,
13:08vers Marine Le Pen.
13:10Néanmoins, elle progresse aussi doucement,
13:12c'est moins spectaculaire, mais dans les villes
13:14et chez les cadres.
13:16– Merci Philippe Ballard, merci à Adrien Matou.
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