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  • il y a 16 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Maintenant revenons à la température politique avec Marine Le Pen qui est entrée en campagne.
00:05C'était du côté de La Flèche dans la Sarthe.
00:07Marine Le Pen flanquée de Jordan Bardella puisque maintenant c'est le ticket qui va porter les couleurs du Rassemblement
00:13National.
00:13Marine Le Pen candidate pour l'Elysée si elle est élue.
00:16Ce sera Jordan Bardella du côté de l'hôtel de Matignon.
00:19Mais comment se sentait Marine Le Pen ce matin en campagne ?
00:24Non, je ne joue pas à la montre.
00:26Je suis une citoyenne qui use de ses droits.
00:30Des droits que l'état de droit que mes adversaires ont souvent à la bouche offre à tout justiciable.
00:37Mais je vous rappelle que la cour d'appel m'a rendu mon éligibilité.
00:42Elle m'a rendu mon éligibilité.
00:44Je suis donc aujourd'hui éligible.
00:46Alors on va en discuter maintenant dans notre débat signé Durand.
00:50C'est Guillaume Durand qui est là ce soir éditorialiste.
00:52Bonjour les garçons.
00:53Bonjour Guillaume Durand.
00:54Face au député Rassemblement National de Moselle et porte-parole du Rassemblement National d'Orange Jacobéli.
00:59Et de la campagne, bonsoir.
01:00Et de la campagne, bonsoir.
01:01Merci d'être des nôtres.
01:02Est-ce que c'est le bon choix pour Marine Le Pen, Guillaume ?
01:05D'y aller ?
01:05Oui.
01:06À partir du moment où elle lui enlevait l'inéligibilité, elle était non seulement forcée d'y aller,
01:11mais c'était pour elle quand même quelque chose qu'avec une certaine finesse elle avait provoqué.
01:16Parce qu'elle a dit dans toutes les interviews, moi jamais candidate avec des bracelets.
01:22Donc les juges se sont dit à partir du moment où elle ne veut pas y aller avec les bracelets,
01:25on n'est pas obligé d'y aller fondamentalement avec inéligibilité, donc elle est passée.
01:30Maintenant la question c'est de savoir, puisqu'elle le dit aussi, que fondamentalement,
01:35quels que soient les sondages, quels que soient les résultats et ceux que vous avez sont très bons pour elle,
01:39tout se joue dans la campagne.
01:40Et là, on va quand même rentrer dans un moment qui va être très compliqué.
01:45J'attends des explications claires de monsieur le porte-parole de cette campagne,
01:49c'est-à-dire la stabilité, le manque d'incidents, parce qu'au fond elle est quand même l'incarnation
01:54en France
01:55depuis des années de la loi, de l'ordre et d'un certain nombre de valeurs qui lui sont d
02:01'ailleurs reprochées.
02:02Est-ce qu'elle va être capable de faire ça pendant neuf mois avec la Cour de cassation
02:07qui lui pond au-dessus de la tête ? C'est quand même une question fondamentale.
02:10C'est une question fondamentale et vous l'avez dit, nous sommes le parti de l'ordre, du droit et
02:16de la loi.
02:16Vous n'êtes pas les seuls. Vous êtes les seuls à affirmer ça en étant condamnés.
02:21Ce qui n'est quand même pas pareil.
02:22Alors, on va y aller étape par étape. Je vous sens bouillonnant.
02:26Tout d'abord, elle est une justiciable comme les autres.
02:29Elle a le droit d'aller en cours de cassation. Nous le défendons pour tous les citoyens.
02:33Nous le défendons bien évidemment pour notre candidate.
02:36Elle a été très claire vis-à-vis des Français.
02:38Si je suis éligible et que je n'ai pas de bracelet, j'irai.
02:41Alors, je sais, ça surprend. Ça surprend les hommes et les femmes politiques
02:44qui tiennent leur parole. Marine Le Pen tient sa parole.
02:47Marine Le Pen est innocente. Elle le clame. Elle le prouvera.
02:50Elle utilisera tous les moyens légaux pour le faire.
02:52Et c'est, je crois, pour son honneur. C'est important.
02:56Donc, aujourd'hui, je sens bien que ça émoustille tout le monde.
02:58Ce petit débat judiciaire, chacun. Il va de sa théorie.
03:02C'est un débat politique. Elle peut faire sa campagne.
03:05Elle-même a toujours considéré que se retrouver devant les tribunaux,
03:08quand on a l'importance politique qu'elle a, c'est une affaire politique.
03:13Donc, elle ne considère pas ce qui est plutôt étonnant ce soir.
03:16On peut être devant les tribunaux et être innocent.
03:18Vous savez, ça arrive.
03:19Mais je n'ai pas dit le contraire.
03:21Pour elle, c'est une affaire politique.
03:22Elle est présumée innocente au moment où on se parle.
03:24Donc, vous imaginez, vous, une République comme la nôtre,
03:28plutôt mature, plutôt exemplaire, normalement,
03:30dire à la candidate naturelle du premier parti de France
03:33que les sondages donnent gagnantes.
03:34Ce ne sont que des sondages.
03:36Lui dire, vous êtes présumée innocente, mais vous ne pouvez pas concourir.
03:39Personne ne le comprendrait.
03:41Vous-même, d'ailleurs, écriviez des idéautoriaux en disant que c'est inacceptable.
03:45Mais vous considérez donc, en fait, que la Cour d'appel a tenu compte de ça
03:49et que la Cour de cassation pourrait être amenée à confirmer le jugement de la Cour d'appel
03:53parce que, justement, ils vont se dire, au fond,
03:55qu'elle est le juge d'application des peines
03:57si elle représente 15 millions de voix qui peut dire
03:59« Ah, maintenant, il faut mettre les bracelets ! »
04:00Mais, évidemment, et puis surtout, la Cour d'appel a dit quelque chose de fondamental.
04:04Nous ne voulons pas faire obstruction à une candidature.
04:08Donc, clairement, tout est le défi sur la carte.
04:09Mais c'est le libre choix aux électeurs, c'est ce qu'il est élevé.
04:11Exactement.
04:12Mais c'est du droit, ça ?
04:13Mais c'est du droit, ça ?
04:14Ce sont les électeurs qui décideront.
04:16Et je vais vous dire, Guillaume Durand,
04:17si les électeurs se disent « Quand même, ce n'est pas bien.
04:21elle est présumée innocente, mais ce n'est pas bien, ils ne voteront pas pour elle. »
04:24Donc, c'est clair.
04:24Aujourd'hui, ce sont les électeurs qui voteront.
04:26Et c'est pour ça que je pense qu'il est temps de passer à l'étape numéro 2,
04:29de passer à la deuxième.
04:30Moi, je veux bien les abusies judiciaires.
04:32Je ne suis pas juriste, je ne sais pas si vous l'êtes.
04:34Mais, voilà, moi, je sais que la Cour de cassation,
04:36elle se prononce entre 12 et 12.
04:37Oui, mais ça se prononce sur la forme, pas sur le fond, la Cour de cassation.
04:40Elle se prononce en droit, et pas sur le fond du dossier.
04:43Et il y a un point de droit essentiel sur l'utilisation des collaborateurs parlementaires.
04:46Je veux décider qu'il y ait un nouveau procès.
04:47Passons à la deuxième, troisième, quatrième, cinquième.
04:51Parlons du programme.
04:52Mais non, parlons du programme.
04:53Elle ira jusqu'au bout.
04:54Elle ira jusqu'au bout.
04:55Non, mais d'accord, mais c'est lié.
04:56Puisqu'elle veut incarner l'autorité.
04:59Oui.
05:00Elle l'incarne, rassurez-vous.
05:02Voilà.
05:02La fin du laxisme judiciaire.
05:05L'ordre.
05:05Si elle est présidente, elle sera chef des institutions,
05:08et notamment judiciaires.
05:10Elle pourra faire tout ça si elle a été condamnée.
05:13Mais, d'abord...
05:14C'est forcément lié.
05:15On peut faire des scies.
05:17Aujourd'hui, la situation...
05:18C'est un scénario qui est sur la table, quand même.
05:19Oui, mais alors, pourquoi on ne le tient pas pour Édouard Philippe ?
05:21Pourquoi il n'y a pas des spéciales sur Édouard Philippe ?
05:23Édouard Philippe a dit que, de toute façon, il n'a pas encore eu...
05:25Je me permets juste de terminer notre page.
05:27Il y a aujourd'hui une enquête sur Édouard Philippe.
05:30Et je ne préjuge pas, et je ne jette pas l'éponge,
05:32je ne sais pas ce qu'il va en sortir.
05:33Mais, avec des raisonnements et des scies, on peut dire...
05:35Donc, du coup, l'enquête va être rapidement terminée,
05:37il va être vite jugée,
05:38et peut-être qu'Édouard Philippe ne pourra pas se présenter.
05:40On peut faire ça à l'infini.
05:42Prenons les faits tels qu'ils sont aujourd'hui.
05:43On a une candidate présumée innocente et éligible
05:46qui défend un programme qu'attendent les Français.
05:48C'est ça, le débat.
05:49Qu'est-ce qu'il a dit, Édouard Philippe, à propos de son affaire judiciaire ?
05:52Édouard Philippe, il a dit...
05:53Enfin, pas sur l'affaire judiciaire, mais lors du meeting,
05:56il a dit deux choses concrètes.
05:57Le reste ne l'était pas vraiment.
05:58Il a dit qu'il allait revoir les dispositions de Mme Taubira,
06:02justement, pour qu'on puisse tenir compte des instructions du parquet.
06:06Pour lui, ces instructions du parquet,
06:08le responsable numéro un, justement, du taxisme judiciaire,
06:10parce que les parquets laissent faire, laissent faire, laissent faire.
06:13Et la deuxième chose qu'il a déclarée,
06:15et qui vous concerne aussi en matière d'immigration,
06:18c'est de dire, au fond, maintenant, l'Assemblée,
06:20tous les ans, c'est elle qui va décider
06:22quel est le quota d'immigrés qui peuvent rentrer en France
06:25à partir du moment où on a revu, ou en tout cas,
06:29réexaminé, donc, l'affaire du droit d'asile.
06:34Donc, tout le monde va sur ce terrain.
06:36Et Mme Le Pen n'est pas la seule à aller sur ce terrain.
06:38L'avantage de Mme Le Pen...
06:40Sauf que pour beaucoup d'électeurs,
06:41c'est elle qui est la plus crédible sur ces questions-là.
06:42Surtout que... Je termine.
06:44C'est une grande amatrice de variété.
06:47Elle, ce qu'elle a, c'est qu'elle a un album
06:49qui intéresse les gens,
06:51et les autres, ils ont des chansons qui intéressent les gens.
06:54Et c'est ce qui explique, évidemment, les sondages.
06:57Pour l'instant, il faut bien le dire
06:58qu'il y a deux superstars de la politique en France.
07:01C'est elle et Macron.
07:02Et la question qui se pose ce soir,
07:04c'est de quel côté va penser Retailleau ?
07:05Parce que le bloc central...
07:07Là, je vais faire du Jacobili.
07:09Ça n'existe pas.
07:11À aucun moment, Attal n'a envie de rejoindre Philippe.
07:13Philippe, il veut à peine d'Attal.
07:15Et Retailleau, il pense que les deux autres
07:17vont se casser la figure,
07:18parce que de toute façon,
07:19ils ont travaillé avec Macron.
07:20Donc la question, c'est plutôt de savoir
07:21ce que vous allez faire pour essayer d'arracher...
07:24Récupérer Retailleau.
07:26Le vendéen Retailleau.
07:27On a posé la question à Mario Maréchal
07:28il y a quelques minutes.
07:29Oui, parce qu'il faut faire 50 plus ça pour gagner.
07:31Vous avez tout à fait raison.
07:32Vous avez besoin de Bruno Retailleau, des LR ?
07:34On a besoin de ses électeurs, en tout cas.
07:35Et c'est intéressant ce que vous avez dit,
07:36M. Durand, comme souvent.
07:38Vous avez cité Édouard Philippe,
07:40mais Édouard Philippe a été trois ans au gouvernement.
07:43Ça a été le premier ministre d'Emmanuel Macron.
07:45Il a tout raté.
07:46Sur la sécurité, sur l'immigration,
07:48sur la dette,
07:49sur l'ensemble des questions qu'il a eues à traiter.
07:51Et aujourd'hui, il arrive en sauveur,
07:53en disant,
07:54les problèmes que j'ai créés
07:55ou que je n'ai pas su régler,
07:57je vais les créer.
07:58Il avait des bons résultats avant le Covid.
08:00Oui, mais excusez-moi,
08:01on juge un homme à la fin de son action.
08:03Donc, c'est un peu simple.
08:05Mais là où vous avez raison,
08:06c'est que les électeurs de droite,
08:07aujourd'hui,
08:09errent comme des hommes en peine.
08:10Ils veulent plus de sécurité,
08:11moins d'immigration,
08:12et la bonne tenue des comptes de la France.
08:14Et ils se retrouvent avec Bruno Retailleau,
08:16qui a été un des premiers complices
08:18à aller à la soupe
08:19quand les LR se sont vendus,
08:20pour aller travailler avec Emmanuel Macron.
08:22Pire, c'est l'homme de l'échec face à l'Algérie.
08:24Donc, Bruno Retailleau ne représente personne,
08:26si ce n'est lui-même.
08:27D'ailleurs, il n'est même pas capable
08:29de maintenir l'ordre dans son parti.
08:32M. Wauquiez, lui, est déjà parti
08:33avec Amé Bagage chez Édouard Philippe.
08:35Je prends un pari avec vous.
08:37Je prends un pari.
08:38Prenez un pari,
08:38parce que ça nous intéresse tous les trois.
08:39On prend un pari avec tous les trois.
08:42Alors, janvier, février, au plus tard,
08:44Bruno Retailleau fait allégeance à Édouard Philippe.
08:46Pourquoi ?
08:47Pourquoi ?
08:47Parce qu'il n'aura pas les troupes,
08:48parce qu'il n'aura pas les sondages.
08:50Mais parce que Bruno Retailleau
08:51est trop enclin à aller à la soupe
08:53avec les Macron.
08:54Il croit ce vieux système.
08:55Il en est l'incarnation.
08:57C'est la droite qui trahit.
08:58Or, les électeurs...
08:59Vous n'arrivez pas à la convaincre non plus.
09:01Excusez-moi, on a Éric Ciotti
09:02qui nous a rejoint.
09:04Beaucoup de maires, aujourd'hui,
09:06dans les agglomérations,
09:07votent pour nos maires
09:08pour qu'il soit président des agglomérations, etc.
09:09Est-ce qu'un François-Xavier Bellamy
09:11pourrait vous rejoindre, par exemple ?
09:12Ce serait naturel.
09:13Je ne sais pas s'il veut le faire.
09:14Mais quand on entend parler,
09:15quand on voit qu'au Parlement européen,
09:17il vote avec nous,
09:18car on arrive, au Parlement européen,
09:20à faire des alliances avec la droite
09:22quand il s'agit d'éléments importants
09:24et régaliens.
09:25Donc, après avoir...
09:26Est-ce qu'il aura le courage ?
09:26Je ne le connais pas personnellement.
09:28Je n'en sais rien.
09:29Mais nous devons rassembler.
09:29Oui, mais sauf que...
09:30Nous voulons rassembler.
09:31Pardon, mais juste,
09:32vous aviez un candidat qui était bien placé,
09:34Jordan Bardella.
09:35Et là, vous avez une candidate
09:36qui va se présenter pour la quatrième fois
09:37et qui, en plus,
09:39peut être condamnée définitivement.
09:41Donc, est-ce que ce n'est pas le mauvais cheval ?
09:42Pardon pour l'expression.
09:44Oui.
09:44C'est juste parce qu'on est sur une course présidentielle.
09:47Est-ce que ce n'est pas la mauvaise candidate,
09:49finalement, Marine Le Pen,
09:50pour gagner
09:51ou c'est la meilleure pour perdre ?
09:52Pardonnez-moi,
09:53à Montréal, à la 5e République,
09:54à la 5e République,
09:55qui est fabriquée de 8 personnages
09:56qui ont tous été à des stades,
09:59au réseau de des stars.
10:00Et pour l'instant,
10:00Marine Le Pen est la star
10:01de la vie politique française
10:02telle qu'Emmanuel Macron.
10:04Et il n'y en a pas d'autres.
10:05Jordan Bardella, il y a quelqu'un...
10:05Il y a peut-être Jean-Luc Mélenchon aussi.
10:07Non, Jean-Luc Mélenchon,
10:08mais si ma mémoire est bonne,
10:09il n'a pas été président de la République.
10:11Il est donc le principal opposant
10:14de Marine Le Pen aujourd'hui.
10:15Et là où je voudrais revenir
10:17à ce que disait tout à l'heure
10:18M. Giacobelli,
10:19qui me paraît, alors là,
10:20totalement surréaliste,
10:21prenez ça avec beaucoup de gentillesse,
10:23c'est quand vous parlez
10:23du rétablissement des comptes publics.
10:25Enfin, je veux dire,
10:25pendant des années,
10:26le Rassemblement national a raconté
10:28sur l'Europe,
10:32et même le pass sanitaire
10:34pendant le Covid,
10:35vous n'avez pas voulu
10:35en entendre parler.
10:36Alors, je suis certain
10:37que vous m'avez l'air
10:38brillant, malin et intelligent...
10:40C'est mauvais, ça.
10:41Quand on flatte, en général,
10:42c'est que le coup arrive.
10:43Oui, enfin, c'est quand même
10:43un truc énorme
10:44de ne pas avoir voulu du pass sanitaire.
10:46Gabriel Aguillon,
10:48qui est prénomène d'économie,
10:49voulait reprocher ouvertement
10:51sur une matinale de France Inter.
10:52Ils n'ont même pas été foutus
10:53de voter le pass sanitaire.
10:56Il y a plein de questions
10:57dans votre diatribe.
11:00La première,
11:00c'est les équilibres budgétaires.
11:02Là, c'est un procès en crédibilité.
11:03Oui, mais c'est très simple.
11:04Nous, d'ailleurs,
11:05à chaque fois qu'il y a un budget
11:06qui est voté,
11:06on fait un contre-budget chiffré
11:07pour bien montrer
11:08là où nous voulons aller.
11:10Aujourd'hui,
11:10on ne peut pas continuer
11:11avec la dette à l'infini,
11:12l'augmentation des impôts.
11:13On est quand même un pays
11:14où la pression fiscale...
11:16Vous la remboursez
11:17ou vous la balancez par la fenêtre ?
11:18Bien sûr qu'on la rembourse.
11:20C'est une évidence.
11:21On la rembourse.
11:22Et pour ça,
11:22il faut bien gérer
11:22les finances publiques.
11:23Il faut changer les priorités.
11:24C'est vrai que l'immigration,
11:32vous dites,
11:32pour chaque opération,
11:34chaque ministère,
11:34combien ça coûte,
11:35combien ça rapporte aux Français.
11:36L'Ordre a fait la même chose
11:37avec Sarkozy.
11:37Mais nous, on ira au bout.
11:38Il a augmenté les impôts massivement.
11:40On ira au bout.
11:40Je vais vous dire,
11:40on a une règle d'or.
11:42Une règle d'or.
11:43Pas un centime
11:44ne sera pris dans la poche
11:45des Français
11:46tant que l'État
11:46n'aura pas été dégraissé.
11:48Pardonnez-moi.
11:49Vous avez employé
11:50un mot important.
11:51La règle d'or.
11:52Il ne s'agit pas de dire
11:53les Français
11:54ne paieront plus
11:55un impôt de plus.
11:55Est-ce que vous allez instaurer
11:56la règle d'or ?
11:58Oui.
11:59Une fois encore,
12:00il faut limiter.
12:00Allez-y,
12:01ventilez-vous un peu.
12:02Il faut limiter.
12:04Pourquoi ventilez-vous ?
12:05Tout va bien.
12:05On est bien rappréciés.
12:06Non, non, mais
12:06c'est important.
12:08Est-ce que vous allez décider,
12:10ça a été proposé
12:10par les candidats,
12:12que par exemple,
12:12vous allez mettre
12:12dans la Constitution,
12:13c'est terminé maintenant
12:15les budgets
12:16qui depuis 45 ans
12:17sont tous en déficit ?
12:18Oui ou non ?
12:19Je vais vous répondre.
12:20Mais oui ou non,
12:21vous comprenez
12:21que c'est un peu binaire
12:22et vous n'êtes pas
12:23quelqu'un.
12:23Si, c'est oui ou non.
12:24On peut l'inscrire
12:25de la Constitution
12:25et pas le respecter.
12:26Aujourd'hui,
12:27c'est dans les règles européennes
12:29et ce n'est pas respecté
12:30par la France.
12:30Donc nous,
12:31ce que nous voulons,
12:31c'est évidemment
12:33limiter le déficit
12:35du budget national
12:36et pour ça,
12:37prendre les mesures
12:38qu'il faut,
12:38les mesures d'économie
12:39sur un État devenu obèse,
12:41les mesures d'économie
12:42sur une immigration
12:43qui coûte des dizaines
12:43de milliards par an,
12:44des mesures d'économie
12:45sur l'assistanat,
12:47je ne dis pas l'aide sociale,
12:48mais l'assistanat,
12:49c'est-à-dire
12:49ceux qui abusent du système
12:50et le coût
12:51de l'Union européenne
12:53ainsi que,
12:54par exemple,
12:54le coût
12:55de ce millefeuille territorial
12:56qui coûte une fortune.
12:58Ça a augmenté
12:59de 25%
13:00les coûts
13:02en personnel
13:02dans certaines régions
13:03comme l'Amérique.
13:03Avec une archive,
13:04Guillaume Durand,
13:04vous avez reçu
13:05il y a quelques années
13:06Marine Le Pen.
13:08Vous avez reçu plusieurs fois.
13:09J'ai même écrit
13:09un papier sur elle.
13:10Vous avez reçu Marine Le Pen
13:11et on a une petite archive
13:13justement
13:14concernant le droit,
13:15la justice,
13:16les condamnations.
13:18parce que
13:19moi j'ai entendu
13:20le président de la République
13:20dire
13:21oui ce qu'il faudrait
13:22c'est rendre inéligible la vie
13:23ceux qui ont été condamnés
13:24jusque-là
13:25j'étais parfaitement d'accord
13:26c'était dans mon projet présidentiel
13:27pour corruption
13:29et fraude fiscale.
13:30Ah bon ?
13:31Et pourquoi pas le reste ?
13:32Mais alors pourquoi pas
13:33pour favoritisme ?
13:35Pourquoi pas
13:36pour détournement
13:37de fonds publics ?
13:38Pourquoi pas
13:38pour emploi fictif ?
13:40Ah bah c'est sûr
13:41que là
13:41ça ferait tomber
13:42un certain nombre
13:42de personnes
13:43au Parti Socialiste
13:44et y compris
13:45le chef du gouvernement
13:46qui donc ne pourrait pas
13:47être à la place
13:47à laquelle il est.
13:48Voilà.
13:49Quand allons-nous
13:50tirer les leçons
13:52et effectivement
13:53mettre en place
13:54l'interdiction
13:57de l'inéligibilité à vie
13:59pour tous ceux
13:59qui ont été condamnés
14:00pour des faits commis
14:02grâce
14:02ou à l'occasion
14:04de leur mandat ?
14:05Voilà.
14:06Elle est terrible
14:07cette archive.
14:08Inéligibilité à vie
14:09pour ceux qui ont été
14:10condamnés
14:10pour détournement
14:11de fonds publics.
14:12Même s'il y a pour moi
14:13en cassation
14:13en ce moment.
14:14Oui, d'accord.
14:15Mais c'est un scénario
14:16à étudier
14:17donc est-ce que finalement...
14:18Moi je veux bien
14:19tout ce que vous voulez
14:20au moment où nous nous parlons.
14:22Oui, d'accord.
14:23Le Pen est présumée innocente.
14:25Vous êtes d'accord
14:26avec ça ou pas ?
14:27Vous êtes d'accord
14:27avec la Marine Le Pen
14:28de 2013 ?
14:29Quand il y a par exemple
14:30un enrichissement personnel
14:32évidemment...
14:32Elle parlait
14:32de détournement
14:33de fonds publics.
14:34C'est exactement
14:35sur quoi elle a été condamnée.
14:36Vous savez,
14:37vous êtes en train
14:38de caricaturer les choses.
14:39Ah bah non.
14:40Mais si, excusez-moi.
14:40On reviendrait écouter ensemble.
14:42Vous étiez très attentif.
14:43Oui, c'est vrai.
14:43Je ne connaissais pas cet archip.
14:44Ah bah voilà.
14:45Oui, on découvre des choses.
14:46Pas de bol.
14:46Si, mais pas de problème.
14:48Vous êtes en train
14:48de nous dire
14:49elle est peut-être coupable.
14:51Bon, ok.
14:52Elle est condamnée.
14:53Non, aujourd'hui
14:54elle ne l'est pas de fait.
14:56Et tous ceux qui sont condamnés
14:57pourront plus se présenter.
14:58Donc elle ne peut plus se présenter.
14:59Excusez-moi,
14:59vous avez fait quand même
15:00un certain nombre de racontes.
15:01C'est ce qu'elle avait théorisé
15:01il y a 13 ans.
15:02C'est ce qu'elle a théorisé.
15:03Et il se trouve qu'aujourd'hui
15:05comme j'imagine
15:05vous tous autour de cette table
15:07elle est innocente
15:09et présumée comme telle.
15:10Donc je ne vois pas
15:11le hiatus.
15:12Excusez-moi.
15:13Non mais j'ai une dernière question.
15:13Et je ne vais pas rentrer
15:14dans votre pièce.
15:15Non, j'ai une dernière question
15:16que je voudrais vous poser.
15:17On va admettre
15:19tout ça.
15:20C'est qu'on a quand même
15:21et nos deux camarades
15:23le rappellent
15:23depuis le début de l'après-midi
15:24cette décision
15:25de la Cour de cassation.
15:26Vous imaginez moi
15:27je n'ai jamais vu ça en France
15:28depuis le début
15:30de la Sérieure République
15:30que la Cour de cassation
15:32tout d'un coup
15:33mette par terre
15:34l'élection présidentielle.
15:36Qu'est-ce qu'on fait exactement ?
15:38Eh bien moi je ne crois pas
15:39à ses intentions.
15:40Alors je n'ai pas à commenter
15:41les communiqués de presse
15:42de la Cour de cassation.
15:43Non mais attendez
15:43vous êtes obligé.
15:44Mais je ne le crois pas
15:45parce que la Cour de cassation
15:46avait dit la fois dernière
15:47qu'elle jugerait
15:48dès janvier
15:49en cas d'inéligibilité
15:51de Marine Le Pen
15:52pour ne pas entraver
15:53le processus démocratique.
15:54Vous pensez qu'elle...
15:54Elle vient de redire
15:55qu'elle se prononcera
15:56au plus tard début avril.
15:57Et donc si elle se prononçait
15:58dans des délais exceptionnels
16:00il y aurait un risque
16:01d'entraver le bon processus
16:02démocratique
16:02ce qui est l'inverse
16:03de ce qu'elle a clamé
16:04il y a quelques mois.
16:04Donc je ne le crois pas.
16:05Je ne crois pas
16:06qu'elle le fera.
16:07Donc elle va aller
16:08d'après vous
16:08dans le sens de la Cour d'appel ?
16:10Je crois qu'elle prendra
16:11le temps qu'il faut
16:11pour étudier
16:12et qu'il n'y aura pas
16:12de procédure accélérée.
16:13La croyance ça ne suffit pas
16:14quand même pour préparer
16:15une campagne présidentielle.
16:16Merci M. Jocobéli.
16:16Mais je me passe
16:16sur ce qu'ils ont déclaré précédemment.
16:18Merci M. Jocobéli.
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