- il y a 7 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Que se passe-t-il entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
00:03Y aurait-il comme un léger froid ?
00:04Alors les intéressés assurent que non, mais on a divers événements quand même
00:08qui montrent que tout n'est pas au mieux.
00:12Dernier écho en date, la présence, paraît-il, de Marion Maréchal,
00:16plus affirmée que jamais dans la campagne électorale à venir.
00:19Alors on va regarder ça avec Sophie Dupont qui suit le Rassemblement National pour BFM TV.
00:24Il y a un peu de rififi en ce moment entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
00:27Depuis l'annonce de la candidature de Marine Le Pen au mois de juillet ?
00:31Alors officiellement, tout va bien entre eux.
00:32Évidemment, ils ne répondent jamais en disant qu'il y en a un qui était loyal à l'autre.
00:35Et en effet, Jordan Bardella, on le voit, il fait plus d'efforts que le lendemain de cette décision
00:40où à la flèche, il avait la mine fermée, la mâchoire serrée.
00:43Et là, pour le coup, il se développe dans les médias, il sourit et il rappelle sa loyauté.
00:46Mais dans les faits, ce qu'on voit, c'est qu'en effet, il y a une candidate, Marine Le
00:49Pen,
00:49qui rappelle ses propositions passées.
00:52L'interdiction du port du voile dans l'espace public, c'est une proposition depuis ses quatre campagnes
00:56qui rappelle aussi ce qu'elle veut faire sur les retraites, ce qui n'était pas ce que voulait faire
00:59Jordan Bardella,
01:00qui constitue aussi son équipe, qui écarte le conseiller économique et spécial de Jordan Bardella, François Durvy,
01:05qui veut peut-être intégrer la nièce parce que Marine Le Pen, elle a vu Marion Maréchal cet été à
01:09Trité-sur-Mer
01:10et donc du coup, elles ont parlé ensemble et elle veut lui octroyer une place.
01:13Et en effet, un des membres du bureau exécutif m'a dit, alors Jordan Bardella, il n'a pas dit
01:18c'est elle ou moi,
01:20mais en effet, cette réunion, elle était tendue.
01:21Et face à ça, il y a un Jordan Bardella qui n'est pas décidé à redevenir numéro deux
01:26et qui veut prendre de la place.
01:27Et vraiment, la preuve de tout ça, c'est qu'il y avait un livre qui était prévu uniquement
01:31si Jordan Bardella était le candidat, le troisième livre en trois ans de Jordan Bardella.
01:34Et ce livre, il va quand même sortir alors que Jordan Bardella n'est pas le candidat.
01:38Dont le titre serait gouverné.
01:40Alain Duhamel, est-on au bord du divorce dans le couple Le Pen-Bardella ?
01:45Je crois que là, c'est plutôt le syndrome classique du dauphin.
01:50Un dauphin, c'est quelqu'un qui a non seulement l'aspiration,
01:53qui croit avoir la certitude de la succession,
01:56mais qui par nature, par fonction, souhaite une accélération.
02:02Bardella...
02:02C'est le dauphin qui pouvait même devenir le roi.
02:08Puisque si Marine Le Pen avait été empêchée...
02:10Absolument, c'est pour ça que je dis, c'est vraiment le syndrome du dauphin.
02:14Bon, en plus...
02:15Il faut qu'il fasse pas de patience.
02:17Bon, il y a une génération de différences.
02:19Alors, c'est vrai que quand on est le président en étant aussi jeune,
02:22mais que la candidate a une génération de plus,
02:26il y a des moments où on doit trouver le temps long.
02:28Mais est-ce qu'il y a des divergences sur le fond ?
02:30Comme le dit quand même Sophie, sur des questions essentielles,
02:33comme la lutte contre l'islamisme, les retraites,
02:37faut-il une politique plus libérale, économique, au contraire, échatiste ?
02:41Je crois que c'est ça la différence.
02:42Sur le fond, ils ont des options qui sont évidemment très proches,
02:45mais il y en a une qui est régalienne,
02:50qui est Marine Le Pen,
02:52et puis il y en a un autre qui est plus libéral.
02:55Mais c'est toujours aussi une question de génération.
02:58La génération de Marine Le Pen,
03:02c'est une génération avec l'État sur lequel on va s'appuyer, etc.
03:07Et la génération de Bardella,
03:09il faut savoir prendre ses responsabilités,
03:12il faut de l'initiative.
03:12Donc c'est une fracture générationnelle, ce que vous dites aussi ?
03:15Je dirais que c'est une fissure générationnelle
03:18qui, si elle est mal gérée par l'un, par l'autre,
03:22ou par les deux, deviendra une fracture.
03:24Alors, on va regarder ça avec Marguerite Dumont,
03:27justement, savoir aussi si ce n'est pas le retour
03:30de la poigne de fer du clan Le Pen
03:33sur le rassemblement national.
03:35Donc la campagne 2027 sera-t-elle familiale, Marguerite, en fait ?
03:38Ce qui est sûr, c'est qu'ONRN,
03:40on aime jouer au jeu des sept familles.
03:42Et depuis un demi-siècle,
03:45il y a eu deux cartes particulièrement importantes.
03:48Celle du père et de la fille,
03:50Jean-Marie et Marine Le Pen.
03:51À eux deux, bientôt, neuf campagnes présidentielles.
03:54Mais chez les Le Pen,
03:55le droit du sang ne s'arrête pas à l'héritière.
03:58Toute la tribu en bénéficie.
04:00Je demande donc la nièce.
04:02Elle s'appelle Nolwenn Olivier.
04:0427 ans, elle vient d'être propulsée
04:06directrice de la communication de campagne
04:08de sa tante, Marine Le Pen.
04:10Une promotion inattendue.
04:11Jusqu'ici, Nolwenn Olivier était surtout connue
04:14du grand public pour avoir été en couple
04:16avec Jordan Bardella.
04:17Elle est la fille de Marie-Caroline Le Pen,
04:20candidate RN au sénatorial dans la Sarthe,
04:23et de Philippe Olivier.
04:25Juste ici, je demande donc,
04:27le beau-frère, l'époux de Marie-Caroline,
04:29conseiller de Marine Le Pen, et aujourd'hui eurodéputée.
04:33Il ne manque qu'un nom à cette réunion de famille.
04:36Et je demande la nièce.
04:38La nièce bis, voici.
04:40Marion Maréchal, 36 ans,
04:42fille de l'autre sœur, Yann Le Pen.
04:44Elle a pourtant quitté le giron familial en 2022
04:46pour rejoindre Éric Zemmour.
04:48Elle est, comme Jordan Bardella, eurodéputée,
04:51mais il ne siège pas dans le même groupe.
04:53Après la dissolution de 2024,
04:55elle est revenue dans la famille.
04:56Marine Le Pen l'a dit elle-même,
04:58dans la famille, nous avons le pardon facile.
05:01Et lors d'un bureau exécutif,
05:02elle aurait même annoncé vouloir redonner
05:04de la visibilité à sa nièce.
05:06Merci Marguerite Dumont.
05:07Mathieu Vallette est avec nous,
05:09le député européen du Rassemblement national.
05:11Le problème de Bardella, c'est que ce n'est pas Le Pen.
05:13Non mais, vous faisiez le jeu des sept différences,
05:15on a le jeu des sept familles.
05:16C'est bien, on fera le Monopoly, j'en sais rien.
05:18D'abord, j'ai de la peine pour M. Duhamel.
05:20Vous êtes un grand journaliste politique
05:23et ils vont faire de l'analyse de closeurs,
05:25à savoir, est-ce qu'il y a des bisbis ?
05:27Donc, j'ai vraiment de la peine pour vous
05:29qui avez fait des débats en flamme.
05:30La politique, c'est aussi des histoires humaines.
05:33Parfois, une rivalité, d'ambition, contrariée.
05:35Mais j'ai bien compris que vous sortiez,
05:36parce qu'on parle de génération,
05:37peut-être que vous regardez Dallas
05:38ou la Croisière s'amuse, mais chez nous...
05:40Alors, c'est quoi ?
05:41C'est Dallas ou la Croisière s'amuse en ce moment ?
05:43Chez nous, c'est la famille...
05:44C'est Dallas ou la Croisière s'amuse ?
05:46Non, mais parce que c'est un peu l'image que vous voulez dire.
05:48Mais moi, ça me fait rire, ça nous fait rire.
05:50Parce que vous cherchez des différences ou des diverses...
05:52Bah oui, du coup, je vais vous décevoir, monsieur...
05:54Vous allez faire la langue de moi.
05:56Mais si, il se passe qu'on prépare la campagne
05:58et qu'on est déjà sur le terrain.
05:59Jordan Bardel a fait des foires.
06:01Marine Le Pen rencontre les chefs d'entreprise.
06:03Vous voyez, il y a une complémentarité des deux.
06:05Et je sais que ça ne fait pas les choux gras de la presse
06:08et que parfois, Libération pense avoir des scoops.
06:10Mais avant de sortir des articles,
06:11il serait bien de se renseigner correctement, sérieusement.
06:14Ah bah écoutez, la France va très mal.
06:16Mais nous, en tout cas, on est très motivés à la redresser.
06:17Mais cette rentrée, elle n'est pas idéale dans votre parti.
06:19Même certains le reconnaissent en privé.
06:21Personne ne s'est fait ici cette rentrée.
06:22Bah écoutez, moi, je n'en sais rien.
06:23Je ne sais pas ce que c'est qu'en privé.
06:24Moi, je dis la même chose en public et en privé.
06:26Je pense qu'on peut en témoigner.
06:28Donc la réalité, c'est qu'on défend nos propositions.
06:30Alors c'est sûr qu'on a une mitraillette devant nous
06:32des oppositions politiques, des oppositions médiatiques.
06:35Mais on garde la tête froide et on reste...
06:36Non, Mathieu, sur les propositions,
06:38vous ne défendez pas ces propositions de la même façon.
06:41Par exemple, sur les retraites, Marine Le Pen a rappelé
06:43la règle des 60-62 ans.
06:4560 ans pour ceux qui ont commencé tout à travailler,
06:4762 ans pour les autres.
06:49Avec 42 unités.
06:50Eh bien, Jordan Bardella, lui, il a dit
06:52que ce n'était pas une question d'âge,
06:54que c'était même un peu dépassé.
06:55Donc il y a bien une divergence d'approche
06:57sur un sujet majeur que celui des retraites.
06:58En fait, j'étais venu sur votre plateau
07:00lors de la dissolution 2024,
07:01comme mes collègues porte-parole,
07:02M. Tanguy, M. Jacob Belly, M. O'Doul,
07:04pour citer ceux que vous recevez habituellement,
07:06M. Nicolich, on défendait déjà ces mesures
07:08et c'est Jordan Bardella qui aspire à être Premier ministre,
07:10il y avait une majorité absolue.
07:11On était déjà sur cette proposition de réforme des retraites.
07:13Reconnaissez qu'il n'y a pas de changement
07:14sur le programme de dissolution pour les retraites de 2024
07:17et sur le programme présidentiel de 2027.
07:19Et puis pour nous, partir à 60 ans
07:21qu'on a un commensage de 20 ans
07:22et qu'on a toute sa vie donnée
07:24de sa sueur, de son physique et de sa personne,
07:27eh bien, c'est de la justice sociale,
07:28ce n'est pas du privilège.
07:29Si Jordan Bardella avait été le candidat,
07:30vous savez très bien que la réforme
07:31qui est proposée aujourd'hui par Marine Le Pen
07:33n'est pas celle que Jordan Bardella aurait proposée.
07:35Ne soyez pas déçus, Mme Dupont,
07:37vous aurez les deux.
07:37Je ne sais pas si vous vouliez fromage ou dessert.
07:40Comment ça, on aura deux réformes différentes ?
07:41Et dessert.
07:41Mais non, vous aurez Marine Le Pen à l'Élysée
07:43et Jordan Bardella à Matignon.
07:44Mais Jordan Bardella ne sera pas un collaborateur.
07:47C'est sûr.
07:47Il sera un Premier ministre de confiance de Marine Le Pen
07:49qui appliquera une politique
07:50qu'ils partageront ensemble.
07:51C'est une certitude, Jordan Bardella.
07:53Vous le signez là maintenant,
07:54sera à Matignon si Marine Le Pen gagne.
07:56Marine Le Pen l'a dit elle-même.
07:58Donc la grande patronne,
08:00comme on le dit, la grande...
08:00Oui, enfin, les promesses des responsables politiques.
08:02Tout dépend du résultat législatif quand même.
08:04Comment ?
08:04Tout dépend de cette législative.
08:05Il n'y a pas d'applaudance avant de l'avoir tué.
08:07Et moi, je vous ai dit,
08:07les sondages qui peuvent être flatteurs
08:08ne sont pas ceux que je regarde ma dernière histoire.
08:11C'est une photographie à l'instant T, pardon.
08:13Et donc, on ne se repose pas sur nos lauriers.
08:14Vous savez, on fait campagne
08:15comme si on était à 10% comme Marine Le Pen le dit.
08:18Donc on est sérieux, on est concentrés.
08:19Et vous avez raison,
08:20on a mis des propositions sur la table.
08:22On entend que ça suscite le débat.
08:24Mais nous, on reste solide sur nos appuis.
08:25On ne change pas en fonction des sondages,
08:26en fonction des attentions d'autres
08:27ou en fonction du tir croisé et nourri
08:31qu'on peut avoir ici là.
08:31Il y avait une divergence quand même
08:33même ce week-end, Alain Duhamel.
08:34La visite de Jordan Bardella
08:35auprès de Nigel Farage.
08:37On voit bien qu'il y a deux lignes aussi sur l'Europe là.
08:40Et l'accord immigration qu'a signé Jordan Bardella.
08:43En tout cas, Bardella a envie
08:47de mieux faire connaître son identité,
08:51son originalité, son profil personnel, évidemment.
08:55et quand il voit Farage
09:00qui défendait la sortie de la Grande-Bretagne.
09:02Oui, le Brexit.
09:03Oui.
09:04Alors que maintenant, Marine Le Pen est quelqu'un
09:07qui considère que l'Union européenne,
09:09ce n'est pas idéale,
09:10mais que c'est là que ça fonctionne.
09:13Elle n'est plus pour la sortie de l'euro,
09:14elle n'est plus pour la sortie de l'Europe.
09:16Elle a évolué.
09:17Voilà.
09:17Et Farage, lui, il n'a pas du tout évolué.
09:19Et le fait de se mettre en scène à côté de lui,
09:24c'est au minimum une différenciation
09:26et au maximum une émancipation.
09:29Ce que je note, c'est que Jordan Bardella
09:31a été très critiqué ce week-end sur ce voyage.
09:34Marine Le Pen n'a rien dit pour le défendre.
09:36C'est étonnant, parce que si c'est son futur Premier ministre,
09:39ils sont censés quand même, sur ces questions-là,
09:41être d'accord et se défendre mutuellement.
09:43Il y a une différence, en effet, cette année
09:45avec les mois précédents et les années précédentes
09:47où vraiment, ils étaient toujours sur la même ligne quasiment
09:51et en défense l'un de l'autre.
09:53Là, non seulement, Jordan Bardella en dit beaucoup quand même
09:56sur le voile intégral, sur le voile aussi dans l'espace public
09:59où il n'est pas forcément très favorable sur la retraite.
10:01Vraiment, c'est plus qu'une petite musique.
10:03Il a pris une vraie liberté.
10:06Et Marine Le Pen, en effet, ne se sent pas obligée
10:09quand il commet une erreur comme celle qu'il a commise
10:11avec Nigel Farage de venir le défendre
10:13puisqu'elle n'a strictement rien dit.
10:15Et Alain Duhamel disait tout à l'heure
10:17« c'est un dauphin »
10:19et ça me rappelle justement cette phrase
10:20qui est celle de Jean-Marie Le Pen.
10:21Vous savez, le destin des dauphins,
10:23c'est souvent de s'échouer.
10:24C'est arrivé quand même extrêmement souvent
10:26au sein du Rassemblement National.
10:28Pas seulement du Rassemblement National.
10:29Non, mais à l'époque, ils parlaient de Bruno Gollnisch.
10:31Ils ont été tant...
10:33Ils ont été extrêmement nombreux, en tout cas,
10:35à se voir devenir celui qui régnait
10:38et ça n'arrive pas.
10:39Et à l'inverse, on parlait de la famille Le Pen.
10:42Alors là, en revanche, ils sont beaux se disputer,
10:45se froisser, à la fin, ils se réconcilient toujours.
10:48Parce qu'il faut quand même rappeler que par exemple...
10:49C'est avant tout l'entreprise familiale, le RN ?
10:50Mais bien sûr, complètement.
10:52Et Marie-Caroline Le Pen, dont on parlait tout à l'heure,
10:54la sœur de Marine Le Pen,
10:55elles ont été froissées, ne se sont pas parlées
10:57pendant des années parce que Marie-Caroline
10:59avait soutenu Bruno Maigret.
11:01Bruno Maigret.
11:01Philippe Olivier, qui est devenu son conseil économique,
11:04pareil, ils ont été froissés très longtemps.
11:07Marion Maréchal Le Pen, il y a eu une dispute
11:09et finalement, aujourd'hui, elle revient en odeur de synthèse.
11:12En ce moment, Sophie Le Pen, tout est pardonné.
11:15Hormis la visite avec Nigel Farage,
11:17mais Jordan Bardella, il préfère être avec sa princesse
11:21qu'avec Marine Le Pen.
11:22Parce qu'on ne les a plus vus avec Marine Le Pen tous les deux
11:25depuis le 8 juillet, je regardais, depuis la salle.
11:26Le lendemain de la décision de justice.
11:28Et on va les revoir pour la première fois, dimanche,
11:30normalement, Jordan Bardella sera aux côtés de Marine Le Pen
11:33pour son discours à Hénard Beaumont.
11:34A noter que, d'après le programme,
11:36Jordan Bardella ne prendra pas la parole.
11:37Souvent, on a vu les meetings ces derniers mois,
11:39quand on va à un meeting du RN,
11:40il y a tout le temps une prise de parole.
11:41Juste un Dupont, je vous précise sur ça.
11:43Là, ce ne sera pas le cas dimanche.
11:44Je sais que vous êtes honnête intellectuellement et politiquement.
11:47Chaque année, moi, j'y ai été aussi l'année dernière,
11:48depuis que je suis engagé auprès de Marine et Jordan,
11:50elle fait son discours dans sa circonscription.
11:52Et sans condamnements d'air.
11:53Sans condamnements d'air, tout à fait.
11:54Mais sans condamnements d'air.
11:55Là, il sera à cette année, normalement, il ne prendra pas sa parole.
11:57Vous vouliez fromager des sœurs, vous l'aurez dimanche
11:59avec deux personnalités que les Français apprécient,
12:02qui jugent d'ailleurs très assurément.
12:03Guilherme Carillon, un mot quand même,
12:04parce que vous, vous êtes vice-président délégué de l'UDR,
12:07l'UDR d'Éric Ciotti, allié du Rassemblement National.
12:10Quel est votre regard porté sur ces divergences, ces fritures ?
12:15Je suis frappé de voir à quel point une information
12:17qui n'a jamais été vérifiée de vos confrères de Libération,
12:21qui n'est quand même pas un média qui est connu pour sa tendresse
12:23à l'égard du camp national,
12:25cette information n'est pas vérifiée,
12:26et pourtant, elle crée une agitation médiatique que tout le monde reprend.
12:29Tous les plateaux de télévision sont en train de parler.
12:31Ce qui est vérifié, c'est qu'on a entendu publiquement
12:33des mots différents sur des sujets de fond,
12:35comme le voile ou les retraites entre Jordan Bardell et Marine Le Pen.
12:38Ça, c'est vérifié.
12:39La réalité, c'est que nos adversaires
12:41et quelques formes de système médiatique
12:44sont en train de s'agiter
12:44parce qu'ils ont une peur bleue
12:46de voir Marine Le Pen arriver aux commandes du pays dans huit mois.
12:49Marine Le Pen est la grande favori d'élection présidentielle.
12:52Elle est testée à 35%
12:54au premier tour à l'élection présidentielle.
12:55C'est quand même un score de vie historique sur la Ve République.
12:58Et les gens, bah oui, évidemment que tout va bien.
12:59Et les gens ne sont pas dupes.
13:00Quand vous regardez les sondages, sondage après sondage,
13:02ils manifestent encore leur confiance
13:04à l'égard de Marine Le Pen et de Jordan Bardell.
13:06Donc moi, je crois que c'est vraiment une polémique
13:07qui est inventée toute pièce
13:08par des journalistes qui ne veulent pas forcément du bien.
13:11Et nous, ce qu'on doit faire,
13:12c'est garder le calme des vieilles troupes dans cette polémique.
13:15J'ai échangé avec quelqu'un qui était présent au bureau exécutif
13:17qui m'a dit que le sujet du retour de Marion Maréchal
13:19avait été abordé et que ça avait créé des tensions.
13:21Donc cette information, elle est vérifiée.
13:23Non, non, mais il faut écouter les protagonistes principaux.
13:26Marine Le Pen et Jordan Bardella.
13:27Jordan Bardella, il était, je crois, sur votre plateau hier ou avant-hier.
13:30Il a dit qu'il était engagé à 2000% dans la campagne de Marine Le Pen.
13:32Oui, mais il peut y avoir à 100%.
13:34Bah oui, mais il faut comparer avec d'autres familles.
13:36Une dernière question.
13:37Moi, je viens de LR.
13:38Chez LR, le patron du groupe à l'Assemblée, Laurent Wauquiez,
13:40il ne soutient même pas leur candidat à l'élection présidentielle.
13:42Est-ce qu'il n'y a pas des courants qui sont en train de se mettre en place ?
13:50Il n'y a quasiment aucun député de LR
13:52un courant bardelliste, un courant lepéniste,
13:55comme on le voit dans d'autres partis politiques.
13:58Ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.
13:59Alors, je vais vous rassurer.
14:00Il n'y a pas de friture.
14:01On est au débit, on est à la fibre.
14:03Et on n'est pas en train de faire des fleuves ou des grands océans.
14:06Mais des courants politiques différents.
14:08On a la même famille politique, on a la même vision.
14:10Mais vraiment, vraiment.
14:11Il n'y a pas de problème, Jordan Bardella, Marion Maréchal.
14:14Marion Maréchal, il n'a pas dit, ce sera elle ou moi.
14:17Mais non, mais vous savez que ECR,
14:18du groupe auquel appartient Marion Maréchal,
14:21on vote des sujets majeurs comme l'immigration,
14:24comme les entreprises, comme les agriculteurs.
14:26Et les deux s'entendent très bien, M. Vallée.
14:28Mais ils s'entendent au service du pays.
14:30Mais oui, qu'ils s'entendent bien.
14:31Je ne comprends pas où vous cherchez des différences.
14:33Enfin, il y a le jeu de cette famille,
14:34mais les jeux de cette différence,
14:35après, ça va être quoi ?
14:36Le jeu des sept courants ?
14:37Même eux le reconnaissent.
14:38Jordan Bardella parle de dissonance.
14:40Mais dissonance entre qui ?
14:41De différence de sensibilité entre lui et Marine Le Pen.
14:43Il le reconnaît qu'il y a des différences de sensibilité.
14:44Mais attendez, sur la réforme des retraites,
14:46il y a un cadre qui est donné, il le précise.
14:51Marine Le Pen veut évidemment lutter contre l'immigration régulière
14:53et de proposer des solutions aux habitants du Nord
14:55qui lui tiennent à cœur.
14:56Elle est élue du Pas-de-Calais.
14:58Et Calais, c'est dans le Pas-de-Calais.
14:59Donc la réalité, c'est qu'il n'y a aucune dissonance,
15:01aucune différence et qu'on partage la même...
15:03Mais je vous assure, je vais peut-être...
15:05Je vous en mets dans la besace avec moi, vous le verrez.
15:07Si on prend l'interdiction du port du voile dans l'espace public,
15:10Mathieu Vallée, Jordan Bardella est plutôt favorable
15:12à élargir cette interdiction dans les bâtiments publics
15:15et pas dans l'espace public,
15:16alors que Marine Le Pen, là, a...
15:17Mais c'est là que je reconnais votre côté un peu filou,
15:20Madame Sophie Dupont, c'est que là où vous croyez
15:22qu'il y a des différences, des dissonances
15:24ou des divergences, ou encore même des courants,
15:26je vous dis simplement qu'il y a un seul fleuve.
15:27C'est celui, sur le voile, de commencer par les bâtiments publics
15:31dans leur généralité et de l'étendre à la rue.
15:33Mais non, c'est une grosse différence.
15:34Vous savez qu'il n'y croit pas vraiment,
15:36il ne trouve pas ça applicable.
15:37Ah bah si, si, moi je peux vous dire qu'on échange avec lui,
15:40nous avons échangé les portes paroles avec lui
15:41et il y croit dur comme fer.
15:43Et qu'en fait, on va faire dans la rue
15:45ce qu'on fait déjà à l'école,
15:47pour la définition du voile islamique.
15:48Ce sera plus compliqué quand même.
15:49Bah non, parce qu'on va démontrer
15:51qu'il y a un impératif de l'ordre public
15:52comme c'était fait pour le voire intégral en 2010.
15:53Voilà, donc la réalité, elle est là.
15:55Et ensuite, c'est bien quand même important
15:58quand vous avez une idéologie des frères musulmans
16:00qui portent le voile en étendarrêt islamiste,
16:02que vous avez l'Arabie saoudite, l'Égypte,
16:03ou encore, par exemple, ces pays arabes
16:06qui interdisent les frères musulmans,
16:07notamment parce qu'ils veulent introduire,
16:09faire de l'entrée islamiste
16:10par rapport à notamment le voile
16:12qui est parmi tant d'autres
16:13des sujets immédiatement importants
16:15dans un pays qui a été le plus frappé en Europe
16:16par le terrorisme islamiste.
16:17Raphaël Grabli nous a rejoint pour l'effet Grabli
16:19parce qu'on va vérifier avec vous, Raphaël,
16:21justement, la ligne est reine
16:25et la ligne, elle n'est pas forcément
16:26toujours très droite,
16:27elle est parfois un peu difficile à suivre.
16:29Bonsoir, c'est effectivement un peu le résultat de tout ça.
16:31C'est un grand flou qui ressent parfois
16:33à une rediabolisation ou une dédiabolisation,
16:36je ne sais pas comment on peut dire,
16:37sur des sujets pourtant essentiels.
16:38Vous en parliez à l'instant,
16:39notamment le voile,
16:40notamment avec une proposition de loi
16:42déposée par Marine Le Pen elle-même en 2021
16:45qui a été remise au goût du jour
16:47par le parti pour 2027
16:48et le but, c'est d'interdire le voile dans la rue.
16:50Je vous ai affiché l'article 10,
16:53le texte, il vise explicitement
16:55les tenues affirmant les idéologies islamistes
16:58et justement cette ligne dure,
17:00elle s'impose à Jordan Bardella
17:01qui lui évoque plutôt une extension
17:03de la loi de 2004
17:04qui interdit les signes religieux
17:07ostentatoires à l'école.
17:08Jordan Bardella voudrait notamment
17:09l'appliquer au bâtiment public,
17:11il cite les universités,
17:12mais aussi les mairies,
17:14c'est ce qu'il disait en tout cas
17:14il y a trois jours,
17:15et ça impliquerait,
17:16et c'est une grande différence,
17:17une interdiction du voile,
17:18mais aussi si on prend la loi de 2004
17:20de tous les signes religieux
17:22ostentatoires,
17:22donc la kippa
17:23ou les grandes croix.
17:24Alors, et quand on regarde le dossier international,
17:26ce n'est pas forcément beaucoup plus clair ?
17:28On a aussi parfois l'impression
17:29d'un petit retour en arrière,
17:31effectivement, ce vendredi,
17:32Jordan Bardella s'est affiché
17:33avec le britannique Nigel Farage,
17:35candidat au poste de Premier ministre,
17:37mais surtout, vous le disiez,
17:38artisan du Brexit il y a dix ans,
17:40alors évidemment le Frexit,
17:41ça fait maintenant depuis une dizaine d'années
17:43aussi que c'est plus au programme
17:44du Rassemblement national,
17:45on peut aussi souligner les mots
17:47de Nigel Farage,
17:48c'était il n'y a pas si longtemps,
17:49en 2024,
17:50contre Marine Le Pen,
17:51il qualifiait son programme économique,
17:53je cite, pardon,
17:55de désastre pour la France,
17:56et puis il y a quand même un autre sujet
17:57qui est important au RN,
17:59c'est la Russie.
18:00Jordan Bardella,
18:01il plaide pour un soutien à l'Ukraine,
18:03dont des aides financières,
18:04même s'il évoque l'existence
18:05de contreparties nécessaires,
18:07mais pour lui, Aliot,
18:08qui est le premier vice-président
18:10quand même du Rassemblement national,
18:11c'était jeudi dernier sur ce plateau,
18:13il faut arrêter.
18:15Et on coupe le robinet,
18:17on ne peut plus,
18:17le système de santé,
18:19le système éducatif,
18:20l'ensemble de l'économie,
18:22tout le monde est à l'os,
18:23et on trouve de l'argent
18:25pour aller encore financer des armes
18:27pour défendre l'Ukraine.
18:28Moi, je veux bien,
18:29mais qui paye tout ça ?
18:31Qui paye cette guerre-là ?
18:33Il faut aussi savoir
18:34arrêter une guerre.
18:36Je précise que l'UALIO,
18:38ce n'est pas le plus radical
18:38au Rassemblement national sur le sujet.
18:40Là, encore avant-hier,
18:41Thierry Mariani,
18:42député européen
18:43et membre du bureau national du parti,
18:45regretté, je le cite,
18:46la propagande quotidienne
18:48contre la Russie.
18:49Merci Raphaël Grabley.
18:50Guilhem Caragnon,
18:51ça vous inquiète
18:52que l'ERN se rediabolise
18:54sur certaines questions ?
18:56Je ne crois pas du tout
18:58en écoutant Marine Le Pen
18:59et Jordan Bardella
19:00qui sont en train
19:00de se rediaboliser.
19:02Au contraire,
19:02j'ai plutôt la conviction
19:04que c'est le camp en face,
19:05le camp de Jean-Luc Mélenchon,
19:06qui s'est diabolisé
19:07ces dernières années.
19:08Et j'en reviens
19:09aux enquêtes d'opinion,
19:10mais quand vous voyez
19:10que Marine Le Pen
19:11est testée à 70%
19:12face à Jean-Luc Mélenchon,
19:14vous voyez bien
19:14que le danger
19:15pour les Français,
19:16il a changé de camp.
19:17Nous, on défend nos priorités,
19:19la question du pouvoir d'achat,
19:20le fait de faire des économies
19:21contrairement au gouvernement
19:22qui veut taxer,
19:22on l'a appris ce matin
19:23par Roland Lescure,
19:24l'épargne salariale.
19:25Nous, on veut défendre
19:26la sécurité des Français
19:26et notre politique migratoire.
19:28Ça n'a rien de diabolisant,
19:29selon moi.
19:30Alain Duhamel, vous êtes d'accord ?
19:32Est-ce que le RN est en voie
19:34ou en mode rediabolisation ?
19:37On entre dans une campagne présidentielle,
19:40donc on entre dans une campagne
19:42où les polémiques
19:42vont évidemment reprendre
19:44de l'intensité,
19:45c'est mécanique.
19:46Bon, Marine Le Pen est favorite
19:48pour l'instant,
19:49je dis bien pour l'instant
19:50parce qu'en trois mois,
19:52ça peut se modifier,
19:53mais elle est favorite
19:54pour l'instant,
19:55donc il y a autour d'elle,
19:57forcément,
19:57tout le monde est obligé
19:58de se définir maintenant.
19:59C'est ça qui est frappant
20:00dans cette campagne pour l'instant,
20:02que ce soit à l'extrême droite,
20:05dans la droite classique
20:06ou à gauche,
20:07on se définit par rapport à elle,
20:09c'est-à-dire tout près,
20:11tout contre ou entre les deux.
20:13Et ça prouve qu'elle est déjà
20:15le principal personnage
20:16dans cette affaire
20:17de campagne présidentielle
20:18et ça prouve aussi
20:20que la façon
20:21au Rassemblement national
20:23et plus largement
20:24à l'extrême droite
20:25de se définir
20:27par rapport à elle
20:28ou par rapport
20:28à Jordan Bardella,
20:30évidemment,
20:30ça va devenir
20:31un sujet perpétuel.
20:33– Et vous êtes d'accord
20:33avec Guilhem Carayon
20:34qui dit que finalement,
20:35aujourd'hui,
20:36l'épouvantail,
20:37ce n'est plus Marine Le Pen,
20:37mais c'est Jean-Luc Mélenchon ?
20:39– Bon, c'est sûr
20:40que Marine Le Pen,
20:42aujourd'hui,
20:43fait moins peur
20:43que Jean-Luc Mélenchon
20:44à la majorité des Français,
20:46c'est évident.
20:47Marine Le Pen,
20:48elle est arrivée
20:49à un moment
20:51où partant de positions
20:53extrêmement dures
20:54et donne le sentiment
20:55d'être,
20:57je ne dirais pas banalisé,
20:59mais intégré.
21:01– Alors que Jean-Luc Mélenchon,
21:04il a ses convictions,
21:06il a sa méthode
21:06et lui,
21:07il continue à se différencier.
21:08Il y a d'un côté
21:09une stratégie de différenciation
21:11qui est celle
21:11de Jean-Luc Mélenchon
21:12et une stratégie
21:13de respectabilisation
21:15qui est celle
21:16de Marine Le Pen.
21:17– On a Victor Heureau
21:18de Valeurs Actuelles
21:19qui est avec nous.
21:20Bonsoir, Victor Heureau.
21:22Est-ce que
21:23le Rassemblement National
21:24en ce moment
21:25est en train,
21:25c'est la question
21:26que l'on posait,
21:26de se rediaboliser
21:27selon vous ou pas ?
21:29– Mais en fait,
21:30il faut faire,
21:31dans ce cas,
21:31en fait,
21:32ce n'est pas nouveau
21:32du tout
21:32pour le Rassemblement National.
21:33Je ne pense pas
21:34qu'il y ait de rediabolisation.
21:35Je pense que le Rassemblement National,
21:36nous,
21:37avec son histoire de toujours,
21:38parce que décision au RN,
21:41il y en a toujours eu,
21:42en tous les cas,
21:42il y en a eu beaucoup.
21:43Elles ont toujours fait
21:43un seul gagnant,
21:44c'est les Le Pen.
21:46Je pense qu'Alain Duhamel
21:47se rappelle très bien
21:48des querelles
21:49avec Bruno Maigret
21:50vis-à-vis de Jean-Marie Le Pen.
21:52Jean-Marie Le Pen
21:52voulant confier
21:53des responsabilités
21:54à sa femme à l'époque.
21:55Et Bruno Maigret
21:56conteste cela
21:58et du parti,
21:59lance son mouvement,
22:00le mouvement national
22:01et c'est la fin
22:02de sa carrière politique.
22:03On peut penser
22:04à Florian Philippot,
22:05c'est idéologique
22:06avec Marine Le Pen,
22:07exclut du parti,
22:08il lance son mouvement,
22:09c'est la fin
22:09de sa carrière politique.
22:11Là, Marine Le Pen
22:11veut confier
22:12des responsabilités
22:13à sa nièce,
22:13Marion Maréchal
22:14et à la rivale,
22:15il faut le dire,
22:16personnelle
22:16de Jordan Bardella.
22:18Jordan Bardella conteste,
22:19il faut lui souhaiter
22:20bon courage
22:21dans ses phrases
22:21parce que
22:23le sovalier de la Spalès
22:24qui en a qui ont essayé,
22:25ils ont eu des problèmes.
22:27On disait tout à l'heure,
22:29Guilhem Carayon,
22:30dire,
22:31c'est une question
22:31qu'on lance
22:32aux journalistes
22:33de Libération,
22:33est-ce que l'information
22:34est vérifiée ?
22:35Il y a une question
22:36qu'il faut se poser aussi,
22:36c'est qui a fait fuiter
22:37l'information ?
22:38Moi, je pense que ça,
22:38c'est une information
22:39très importante à récupérer
22:42mais oui,
22:43quelqu'un dans cette réunion
22:44a parlé
22:44et ce quelqu'un
22:45est forcément de l'entourage
22:45de Marine Le Pen
22:46ou de Jordan Bardella.
22:48Donc, à qui profine le crime ?
22:49Je n'ai pas la réponse
22:50mais quelqu'un a fini par parler
22:51et pour nuancer tout ça
22:53et j'en finis là-dessus,
22:54il faut quand même dire
22:55que c'est une querelle
22:55pour savoir
22:56qui sera le premier ministre
22:57de Marine Le Pen.
22:58On peut dire
22:59que tous les autres partis
23:00ne sont pas à ce niveau
23:01de débat et d'avancement
23:03dans l'accession au pouvoir.
23:04Donc, vous confirmez,
23:05Vector Hero,
23:06quand même
23:06que là, en ce moment,
23:07les relations
23:08ne sont pas au beau fixe,
23:09qu'on se tire dans les pattes
23:10entre les camps Marine Le Pen
23:12et Jordan Bardella.
23:13Donc, on est d'accord.
23:15Je ne suis pas dans le cerveau
23:16ni de l'un ni de l'autre
23:16mais d'un point de vue extérieur,
23:18il est certain
23:19que même s'ils ont l'air
23:19tous les deux
23:20de vouloir calmer le jeu,
23:21en tous les cas,
23:21surtout Jordan Bardella
23:22et les entourages,
23:23non, ça n'a pas l'air
23:24d'être au beau fixe.
23:25Mais encore une fois,
23:26c'est une histoire classique
23:27aux relations nationales
23:27et elle profite toujours
23:28au sang des Le Pen.
23:30Alain Duhamel,
23:31vous voulez y réagir ?
23:31Oui,
23:32que Marion Maréchal Le Pen
23:33a toujours été
23:34un facteur de dissension
23:35au sein du clan Le Pen.
23:38Il y a dans le clan Le Pen
23:40effectivement
23:40un esprit de rassemblement
23:42autour du ou de la chef
23:44mais il y a quelqu'un
23:45qui a toujours été une cause
23:46et un instrument de dissension
23:48qui est Marion.
23:49Mais elle était un peu
23:49la chouchou de Jean-Marie Le Pen.
23:51Eh bien oui,
23:52mais l'un n'empêche pas l'autre.
23:53Mais pourquoi Marine Le Pen
23:55veut que sa nièce revienne
23:57et soit visible
23:59sur les plateaux télé,
24:00qu'elle joue un rôle
24:00le plus important ?
24:01Parce qu'il y a un esprit
24:02de clan
24:03et comme dans les clans,
24:04l'esprit de clan
24:05et le rassemblement
24:06n'empêchent pas du tout
24:07les luttes internes,
24:08les rivalités.
24:09Ça veut dire que l'esprit de clan
24:10chez les Le Pen
24:11est plus important que tout.
24:13C'est-à-dire que Marion Maréchal
24:15elle a quand même
24:15plutôt trahi sa nièce
24:17en allant rejoindre Zemmour.
24:18Ensuite,
24:19ça s'est mal passé avec Zemmour.
24:20Ça tente plutôt,
24:21ça tente.
24:22Ensuite,
24:22ça s'est mal passé avec Zemmour
24:23et du coup,
24:24elle revient.
24:24Après,
24:25quand elle a rejoint Zemmour
24:27et qu'elle perd,
24:28elle toque à la porte
24:28du rassemblement national
24:29et cette porte,
24:29c'est plutôt,
24:30Marine Le Pen lui ouvre plutôt
24:31et c'est Jordan Bardella
24:32qui après,
24:33il est à lui faire.
24:34Il y a une hostilité
24:35quand même de Jordan Bardella
24:35à l'égard de Marion Maréchal.
24:37On aurait pu penser
24:37que cette hostilité
24:38elle avait disparu
24:39parce que Marion Maréchal
24:39elle a publié un livre
24:40dans la maison d'édition
24:41de Jordan Bardella.
24:43Jordan Bardella a participé
24:44à cette soirée.
24:45Il avait participé
24:45à la soirée de lancement
24:46du livre de Marion Maréchal.
24:47Ils s'étaient affichés.
24:48Il y avait plein de clichés
24:49où vraiment,
24:49ils avaient mis en scène
24:50leur complicité.
24:51Marine Le Pen était absente
24:52pour des raisons personnelles
24:53à cette soirée.
24:54elle ne s'y était pas rendue
24:56donc on aurait pu penser
24:56qu'il y avait un retour
24:58de bonne entente
24:59entre Jordan Bardella
25:00et Marion Maréchal
25:01mais finalement,
25:02là, ce n'est pas le cas
25:02parce que la phrase
25:03n'a pas été prononcée
25:04c'est elle ou moi
25:05mais moi,
25:05on me fait état quand même
25:06de tension au moment
25:07où Marine Le Pen
25:08a abordé le sujet
25:09d'un retour de Marion Maréchal
25:10dans sa campagne à elle.
25:14Marion Maréchal...
25:15Et puis il y a quelque chose
25:16de très simple,
25:17c'est...
25:17On ne peut encore confirmer.
25:18Il y a aussi quelque chose
25:18de très simple,
25:19c'est la rivalité
25:20au sein d'une nouvelle génération.
25:22Oui, c'est le deux fois
25:23et la Dauphine.
25:23Oui.
25:24C'est la rivalité
25:24entre le deux fois
25:25et la Dauphine.
25:26C'est la bataille des héritiers.
25:28Oui, c'est ça,
25:28c'est la bataille des héritiers.
25:29Et puis il s'est passé
25:30quelque chose ce week-end aussi,
25:31c'est la victoire de l'AFD,
25:32le parti d'extrême droite
25:34en Sachsen-Halt,
25:36en Allemagne.
25:37Est-ce que c'est une bonne
25:37ou une mauvaise nouvelle
25:38pour le Rassemblement National
25:39qui s'est quand même
25:40un peu démarqué
25:40de ce scrutin ?
25:41Alors,
25:42c'est une bonne nouvelle
25:43quand l'extrême droite
25:44se renforce,
25:45c'est une mauvaise nouvelle
25:46quand c'est cette extrême droite-là
25:47qui est quand même
25:48l'AFD extrêmement difficile
25:50à défendre
25:51puisqu'on y voit des gens
25:52qui se revendiquent
25:55clairement et publiquement
25:56du nazisme quand même.
25:57Donc,
25:58c'est certainement pas ça
25:59l'image qui peut
26:01séduire Marine Le Pen.
26:02Marine Le Pen,
26:03à la fois,
26:03elle est contente
26:04quand l'extrême droite augmente
26:05et elle est mécontente
26:06quand l'extrême droite
26:07est au-delà de la caricature.
26:09C'est-à-dire,
26:10devient ce que c'est en Allemagne
26:12pour l'AFD,
26:13rédhibitoire.