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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Nous sommes avec l'éditorialiste, la journaliste, l'essayiste, Natacha Polony.
00:04Bonsoir Natacha Polony, auteure de La France, corps et âme, aux éditions Plon.
00:09Il y a une question.
00:10Oui, êtes-vous candidate à l'élection présidentielle ?
00:13J'ai lancé un appel, moi.
00:15Un appel aux orphelins de la République, à tous ceux qui en fait n'en peuvent plus,
00:20de se demander pourquoi l'offre politique ne leur convient pas.
00:25Alors, vous voyez, le problème qu'on a, c'est que tout le monde en rigole
00:29de l'offre politique absolument pléthorique.
00:32Mais moi, j'y ai passé l'été à avoir des gens qui me disaient
00:35« Mais enfin, pour qui on va voter ? »
00:37Donc les Français savent très bien qu'il y a toute cette brochette.
00:40Mais ils disent « Mais pour qui on va voter ? »
00:41La brochette, on va la montrer d'ailleurs.
00:43Est-ce que Quentin Moreau peut nous montrer la brochette des candidats ?
00:45On vit un paradoxe.
00:47C'est qu'en fait, à part deux forces politiques vraiment identifiées,
00:52le RN et Jean-Luc Mélenchon, qui sont deux visions de la France,
00:57dont visiblement beaucoup de Français pensent qu'elles vont fracturer,
01:00qu'elles vont encore plus abîmer.
01:02À part ça, on a des gens qui sont comptables,
01:07comptables de la situation politique telle qu'elle est.
01:09On a des gens qui, en fait, ont soutenu le système, l'ont porté,
01:13ont pris des décisions qui nous amènent aujourd'hui à la situation dans laquelle nous sommes.
01:18Entre les sortants et les offres radicales que représentent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
01:25il y a la place pour d'autres candidates comme vous.
01:28Alors, il y a d'abord une question.
01:30Est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur le diagnostic,
01:34sur ce vers quoi nous voulons aller ?
01:36Qu'est-ce que c'est que la France ?
01:38En gros, c'est ça la question qui devrait être posée à chaque élection présidentielle
01:42et qui n'a pas été posée sur les dernières élections présidentielles.
01:45C'est-à-dire, souvenez-vous, on a enjambé systématiquement les élections
01:49parce qu'il fallait faire barrage systématiquement
01:52et on n'a pas posé les vraies questions.
01:54Nous voulons quoi comme société en 2040, en 2050,
01:58quand nos enfants seront adultes ?
02:00Nous voulons qu'ils grandissent dans quel monde ?
02:02C'est ça la question qu'il faut se poser, me semble-t-il.
02:04Je veux comprendre, c'est qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui dans l'offre politique française
02:08pour que vous ayez, vous, envie d'y aller, d'entrer dans l'arène ?
02:13Moi, j'ai posé le diagnostic dans le livre que j'ai écrit,
02:18La France Corséame.
02:19D'abord, ça fait quand même 20 ans que j'analyse,
02:23que je porte des idées, que j'essaye de faire changer les choses
02:26à travers mon travail de journaliste,
02:29à travers la direction de Marianne quand j'ai dirigé ce journal,
02:33à travers la création d'une revue, l'audace.
02:35J'ai essayé systématiquement de porter des idées, un diagnostic déjà,
02:40ce qui a été difficile.
02:41Je vous rappelle que quand moi, j'ai commencé d'abord comme professeur,
02:44puis comme jeune journaliste, par exemple,
02:45il était impossible de dire qu'il y avait un problème de niveau à l'école.
02:49C'était il y a 25 ans.
02:51On arrive enfin aujourd'hui à constater que c'est absolument tragique,
02:55qu'il y a des générations qui sont sacrifiées,
02:57qu'on ment à nos jeunes,
02:59en leur faisant croire qu'ils ont un niveau correct
03:01alors qu'ils ne maîtrisent pas les fondamentaux
03:03et que le pays va s'enfoncer dans une crise économique
03:07parce qu'on n'a pas les travailleurs.
03:08Vous faisiez le constat.
03:09Aujourd'hui, vous avez envie de vous engager, d'aller plus loin.
03:11C'est pas la même chose.
03:12Quand vous portez un constat depuis 20 ou 25 ans,
03:16quand vous essayez de faire entendre des solutions,
03:18parce que moi, je me suis toujours obligée,
03:21quand je critiquais un système, à proposer quelque chose d'autre.
03:24Je ne suis pas du genre à aimer la négativité.
03:28C'est très, très facile d'être assise sur sa chaise
03:30et de dire, voilà, comme ça, il faut faire ça et pas ça.
03:33Donc, moi, j'ai essayé d'être toujours honnête,
03:36de porter des idées.
03:38Et je m'aperçois que dans les domaines
03:41où j'ai essayé d'alerter,
03:43l'école, la désindustrialisation,
03:46la crise démocratique,
03:48je n'ai pas l'impression qu'on a avancé en 25 ans.
03:51Il n'y avait jamais mieux servi que par ça.
03:52Et nous arrivons à un moment
03:54où tous les indicateurs sont en train de basculer.
03:57Et c'est-à-dire que la crise économique que nous traversons,
03:59elle est extrêmement dangereuse pour les plus fragiles.
04:02Vous voyez, là, le pouvoir d'achat des Français,
04:06nous allons vers un automne extrêmement difficile.
04:09Quand vous avez des ménages
04:10qui, en fait, payent un mois de salaire
04:15en carburant,
04:16parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement.
04:17C'est-à-dire qu'il faut quand même se mettre ça en tête.
04:20On a des villages qui n'ont plus d'industrie.
04:23On a des villes moyennes qui n'ont plus d'industrie.
04:25Donc les gens doivent aller de plus en plus loin
04:27pour travailler.
04:28Et on voit le carburant qui augmente.
04:30– Alors, le carburant, vous faites quoi ?
04:31Vous baissez la TVA ?
04:32Vous donnez des aides ?
04:35– Premier point, des taxes flottantes.
04:37Parce que le paradoxe,
04:39c'est que quand on refuse
04:41de baisser les taxes sur le carburant,
04:44en fait, les gens restreignent au maximum leur circulation.
04:47Donc l'État, il perd en taxes.
04:49– Je ne sais pas, mais essayer, c'est compliqué.
04:50– Exactement. Non, non, ça se fait.
04:52Deuxièmement, vous avez la taxe sur les super-profits.
04:55Moi, quand j'entends le patron de Total
04:56qui dit « Attention,
04:58si vous continuez à taxer les super-profits,
05:01nous allons arrêter le plafondement »,
05:04ça s'appelle un rapport de force.
05:06Eh bien, quand vous regardez d'autres pays,
05:08comme par exemple l'Espagne…
05:09– C'est normal, il défend sa boîte.
05:10– Voilà. Non mais d'accord, il défend sa boîte.
05:12– En face, l'État doit défendre les citoyens.
05:14– Mais c'est peut-être plus efficace,
05:15le plafondement, qu'une taxe qui partira, on ne sait où ?
05:18– Non, elle ne partira pas, on ne sait où,
05:20parce que derrière, et c'est tout le sujet,
05:22ça ne suffit pas de taxer, en effet, les super-profits.
05:25Ce qu'il faut derrière,
05:26c'est mettre en place une véritable politique,
05:28c'est-à-dire une politique de réindustrialisation,
05:31une politique de production.
05:33C'est-à-dire que l'argent du contribuable français,
05:36l'argent de l'État,
05:37ne doit pas être utilisé pour autre chose
05:40que pour renforcer les forces productives du pays.
05:43Ça veut dire quoi ?
05:44Par exemple, vous mettez la priorité
05:46à la production française dans la commande publique.
05:49Ça, c'est immédiat, vous décidez cela,
05:52et ça veut dire que les paysans
05:53qui aujourd'hui sont en train de crever,
05:56les PME, les ETI,
05:58qui aujourd'hui sont fragilisés,
06:00vous leur donnez, vous remplissez leur carnet de commandes.
06:02– C'est une préférence européenne,
06:03mais on ne peut pas mettre une préférence française.
06:05– Si on peut, il suffit de le vouloir.
06:07Il suffit de dire à nos partenaires,
06:09écoutez, vous n'arrivez pas à mettre en place
06:11la préférence européenne.
06:13On a vu ce que ça a donné,
06:14immédiatement la Commission européenne a expliqué,
06:16d'accord, mais alors on va ajouter les 90 pays
06:19avec lesquels on a des accords de libre-échange.
06:21Donc c'est plus de la préférence européenne.
06:22Donc nous, on va proposer une expérimentation.
06:26On va dire à nos voisins européens,
06:28nous, on est à l'os,
06:29on ne peut pas se permettre
06:31de détruire encore notre production.
06:33Donc priorité au Made in France,
06:34et on va vous prouver que ça fait du bien à l'économie.
06:37Et derrière, on espère que vous allez aller
06:39vers une véritable préférence européenne,
06:42parce que de fait, c'est ça le principe
06:44qui doit prévaloir, c'est tout.
06:46– Mais il y a un journaliste qui a fait constat aussi
06:48de cette France qui dégringole et qui s'est lancée,
06:50c'est Éric Zemmour.
06:52Alors sur la souveraineté de droite…
06:53– Ce n'est pas exactement les mêmes options.
06:55– Je n'ai pas dit que vous aviez les mêmes valeurs
06:57ou les mêmes options,
06:58mais qui lui aussi était sur un constat
06:59et qui s'est dit, il faut que j'y aille.
07:00– Et il a fait 7%.
07:03Donc vous seriez, madame…
07:05Alors vous, c'est plutôt souveraine Ips de gauche
07:06à l'agent Pierre Chevènement,
07:07dont vous aviez pendant un temps un peu…
07:09Vous étiez assez proche.
07:10Est-ce que vous vous lancez à l'Éric Zemmour
07:13pour faire 7% ou 5% ?
07:15– Encore une fois, ce n'est pas la question.
07:17– Bah si, c'est la question.
07:18– Je pose un diagnostic et j'essaie de proposer des idées.
07:22– Tous ceux qui sont là,
07:23ils ont tous posé des diagnostics.
07:24– Pardon, non, il n'y en a pas fait ce qu'ils ont.
07:26– Peut-être, mais ils sont là.
07:27– Les Français sont parfaitement lucides
07:29et s'ils vous disent qu'à 53%,
07:32ils ne trouvent pas de représentants,
07:34ils ne trouvent pas d'autres,
07:35il y a une raison.
07:36Il faut se poser la question.
07:38Deuxièmement, deuxièmement…
07:39– Non mais c'est intéressant,
07:40où vous situez politiquement ?
07:41Parce qu'on parlait des éléments de Chevènement.
07:42– Justement, j'allais le dire.
07:43– Vous êtes très critique contre Macron
07:46depuis un moment.
07:47– Entre Emmanuel Macron.
07:47– Vous avez aussi critiqué…
07:49Pardon, Emmanuel Macron,
07:50vous avez aussi critiqué la droite, la gauche.
07:51Vous situez où politiquement ?
07:53– J'ai toujours dit que j'étais
07:55sur la gauche républicaine et le gaullisme social.
07:57C'est-à-dire que ma filiation,
07:59c'est Jean-Pierre Chevènement
08:00et c'est Philippe Séguin,
08:01c'est-à-dire des gens qui ont défendu
08:03une filiation selon laquelle…
08:04– L'enfant de Séguin et Chevènement.
08:06– Selon laquelle le principe d'une nation,
08:09c'est qu'elle est indépendante.
08:10Parce que c'est comme ça
08:11qu'elle défend sa liberté.
08:13Et que derrière, l'État est l'outil
08:16pour défendre les intérêts des citoyens.
08:18Ça veut dire que l'État, son rôle,
08:20ce n'est pas de se mêler,
08:21de savoir à quelle hauteur
08:22on doit mettre les barrières devant les écoles.
08:24Son rôle, c'est de planifier,
08:26c'est de dire,
08:27on a besoin d'une énergie décarbonée,
08:29donc on défend la filière nucléaire.
08:30– Vous croyez encore
08:30que l'État peut faire tout ça
08:32alors qu'il est défaillant partout ?
08:34– Mais il est défaillant
08:35parce qu'on a décidé
08:36qu'il était défaillant.
08:37En effet.
08:38– On va laisser plus de liberté aux gens
08:39de se débrouiller et de faire des choix.
08:41– C'est ce que je viens de vous dire.
08:42L'État, son rôle,
08:43ce n'est pas d'expliquer
08:44la hauteur des barrières.
08:45En revanche, son rôle,
08:46c'est de sécuriser des approvisionnements,
08:48c'est de fixer des capes,
08:50c'est de dire,
08:50dans tel domaine,
08:51il va falloir des investissements
08:52dans l'IA, la robotique,
08:54des investissements gigantesques.
08:55Le privé ne va pas pouvoir
08:57faire ses investissements seul.
08:58Il faut donc que l'État
08:59sécurise les filières
09:00pour que le secteur privé
09:02puisse investir.
09:03– Si vous êtes candidate,
09:04il faut de l'argent,
09:06des parrainages,
09:07une équipe.
09:08– Il faut d'abord des idées.
09:09– Bien sûr, des idées.
09:10Les idées, vous les avez.
09:11On n'en doute pas.
09:13Mais il y a aussi,
09:14techniquement, besoin.
09:14Voilà, il faut une équipe,
09:15de l'argent,
09:16trouver les 500 signatures.
09:19C'est beaucoup de barrières à France.
09:21– Alors, je vous citerai…
09:21– Il y a des gens
09:22qui travaillent pour vous.
09:23– Je vous citerai le débat
09:25au Conseil des ministres
09:26en 1962,
09:28dans lequel le général de Gaulle
09:30a annoncé qu'il allait faire
09:32l'élection du président de la République
09:34au suffrage universel.
09:35Tous autour de la table.
09:36Il trouvait que ce n'était pas raisonnable.
09:38Attention, il faut 5000 signatures
09:39parce que, vous comprenez,
09:41sinon, il y a des candidats bizarres
09:43qui vont surgir.
09:44Attention.
09:44– Et le général de Gaulle leur a dit
09:46« Mais pourquoi vous avez peur
09:47du peuple français ? »
09:48Pourquoi vous imaginez
09:49que le peuple français
09:50ne serait pas décidé ?
09:52Donc, l'enjeu,
09:53c'est de savoir
09:54comment on rétablit
09:55une véritable démocratie
09:57qui permet au peuple français
09:59de décider pleinement,
10:00en toute sérénité.
10:02Et pour ça,
10:02je peux vous assurer
10:03qu'en effet,
10:04c'est très difficile.
10:05Parce qu'en effet,
10:05il y a des verrouillages.
10:06Moi, je vous conseille,
10:07par exemple,
10:07d'aller regarder
10:08quelles ont été
10:09les dernières modifications
10:10des règles sur les parrainages.
10:12C'est très frappant.
10:13Ça a été fait
10:14pour empêcher
10:16que, hors des grands partis,
10:18on puisse avoir
10:18des parrainages.
10:19Tout est fait pour ça.
10:20Alors, heureusement,
10:21le peuple français,
10:22les élus,
10:23les maires
10:23sont beaucoup plus intelligents
10:25que ça.
10:25Mais je trouve ça
10:26très, très étonnant
10:27qu'il faille,
10:28à ce point,
10:28mettre en place
10:29des règles
10:30qui verrouillent le système.
10:31Moi, je ne comprends pas.
10:32Vous allez réussir
10:33à déverrouiller
10:34l'argent.
10:34Est-ce qu'on trouve
10:37vraiment sain
10:38qu'il faille
10:39dépendre
10:40de grandes fortunes,
10:41de prêts,
10:42de milliardaires,
10:43de soutien
10:44par des puissances financières
10:45pour pouvoir
10:46mettre sur la table
10:48des idées
10:48et débattre
10:49avec le peuple français ?
10:50Est-ce que réellement
10:51c'est sain ?
10:52Est-ce qu'il ne faudrait
10:52pas mettre en place...
10:53Justement,
10:54d'ailleurs,
10:54on se souvient,
10:55François Bayrou avait proposé ça
10:57en 2017.
10:57C'était parti du programme
10:58qu'Emmanuel Macron
10:59avait repris à son compte.
11:02Ça n'a jamais été fait.
11:04Pourquoi ?
11:04Parce que ça permet
11:05à une petite oligarchie
11:07de se maintenir.
11:08Et c'est quand même
11:08extrêmement malsain.
11:09Mais vous vous voyez
11:10dans le bureau
11:10face à Poutine,
11:11Trump,
11:12le président Xi...
11:13Vous avez vu
11:15ce qu'ont fait
11:16ceux qui ont exercé
11:16le pouvoir
11:17depuis des années.
11:18Vous trouvez
11:19qu'ils ont été dignes.
11:20Vous trouvez
11:21qu'ils ont résisté
11:22à Xi Jinping.
11:23Vous trouvez
11:23qu'ils ont résisté
11:24à Donald Trump.
11:25Moi, j'ai en tête
11:26l'image
11:26de tous les dirigeants
11:29européens
11:29assis dans le bureau
11:31ovale
11:31en train de se prendre
11:32la leçon
11:33par Donald Trump.
11:34Pourquoi ?
11:35Parce qu'en fait,
11:35pendant des années,
11:36ils ont accepté
11:37petit à petit
11:38de détruire
11:39l'ensemble
11:40de nos souverainetés,
11:41c'est-à-dire
11:41de notre capacité
11:43à résister.
11:44Ils ont détruit
11:45notre capacité
11:46à avoir de l'énergie
11:47qui soit bon marché
11:49et qui soit décarbonée.
11:51Ils ont détruit
11:51nos filières industrielles.
11:53Ils ont détruit
11:54nos filières agricoles.
11:55Vous vous y voyez ?
11:56C'est-à-dire que nous
11:57n'avons plus
11:57les capacités à résister.
11:59Nous sommes une colonie
12:00numérique américaine.
12:01Toutes les possibilités
12:02sont systématiquement ignorées.
12:05Je vous rappelle...
12:05Non, mais justement,
12:06donc vous vous y voyez
12:07sur le même ton
12:08face à eux ?
12:08Ce n'est pas que je m'y vois,
12:10c'est que je sais
12:10qu'il y a des gens
12:11qui ont échoué.
12:13Et vous avez envie
12:13d'y aller.
12:14Et que moi, ça me met
12:14dans une rage absolument folle.
12:15Donc c'est pour ça
12:16que vous avez envie d'y aller.
12:17Donc ce qui m'intéresse,
12:18c'est comment on fait
12:19pour sortir de cet impasse.
12:21C'est pour ça
12:21que j'ai lancé cet appel.
12:23Et moi, j'ai reçu
12:24des manifestations
12:27de dizaines de milliers
12:28de Français
12:28me disant...
12:29Donc ça vous encourage.
12:30On est scandalisés.
12:31Nous aussi,
12:32il faut qu'on réagisse à ça.
12:33Donc ils vous disent
12:34allez-y.
12:34Donc on est proche
12:35d'une candidature.
12:37Écoutez, là,
12:39franchement,
12:39ce qui m'intéresse
12:40pour l'instant,
12:40c'est comment on va négocier
12:41le passage là
12:42de cet automne
12:43avec des gens
12:44qui ne pourront pas
12:45payer leur carburant.
12:47Mais vous êtes mis
12:48une date butoir ?
12:49Accessoirement,
12:49il faut revoir
12:50les règles de calcul
12:51de l'inflation.
12:53D'accord,
12:53mais vous êtes mis
12:53une date butoir ?
12:54Parce que l'inflation alimentaire,
12:55elle est beaucoup plus élevée.
12:56Je veux comprendre,
12:56mais vous êtes mis
12:56une date butoir ?
12:58Vous vous déclarerez ou pas ?
13:00Vous croyez vraiment
13:01que c'est le...
13:01Franchement,
13:02vous croyez vraiment
13:02que c'est le moment
13:03de mettre des dates butoirs,
13:05des décisions ?
13:06Je crois que le sujet,
13:08c'est est-ce que mon appel
13:09est entendu ?
13:09Pour l'instant,
13:10il l'est.
13:11Est-ce que j'arrive
13:11à structurer ces gens,
13:12tous ces gens
13:13qui viennent
13:14et qui disent
13:15on a envie d'agir ?
13:17Merci.
13:17Donc voilà,
13:18on structure,
13:18on construit,
13:19on propose.
13:20C'est tout,
13:21c'est la base.
13:23Merci Natacha Polony.
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