- il y a 6 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Bonsoir à tous, c'est un arrêt de la Cour d'appel qui provoque beaucoup de commentaires et de supputations
00:06politiques.
00:06Bonsoir Olivier Truchot.
00:07Bonsoir à tous.
00:08Marine Le Pen va-t-elle, oui ou non, aller à la quatrième candidature à l'élection présidentielle ?
00:14On va revenir bien sûr sur cet arrêt de la Cour d'appel,
00:17mais je vous propose tout de suite de prendre la direction du siège du Rassemblement National
00:21pour y retrouver Hugo Capelli en direct pour BFM TV
00:25parce que Marine Le Pen et les cadres du parti sont réunis en ce moment juste derrière vous.
00:32Oui, plusieurs réunions sont en cours en ce moment au siège du Rassemblement National
00:36dans le 16e arrondissement de Paris.
00:38Alors avec qui ? Marine Le Pen forcément qui est arrivée ici juste après avoir découvert sa décision au palais
00:44de justice.
00:44Également Jordan Bardella qui lui est présent depuis 13h30
00:47et qui a découvert la décision concernant Marine Le Pen depuis le siège du Rassemblement National.
00:52Et il y a avec eux une quinzaine de personnes autour d'eux, les cadres du parti d'ailleurs.
00:56On vient il y a quelques instants de discuter avec un responsable du parti qui nous disait la chose suivante.
01:03Marine Le Pen est sereine et concentrée.
01:06Désormais c'est sa décision et ce n'est pas n'importe quelle décision.
01:10Marine Le Pen peut-elle faire la campagne présidentielle de 2027 avec un bracelet ?
01:15Est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est réalisable ?
01:17Il faut évidemment trancher, peser le pour et le contre.
01:20Ce qui veut dire à l'heure où on se parle que Marine Le Pen n'a encore rien décidé,
01:25qu'il y a encore des réflexions en ce moment.
01:27Alors qu'elle avait dit initialement qu'elle ne se verrait pas faire la campagne présidentielle avec un bracelet.
01:32Elle devrait en dire davantage d'ici la fin de journée.
01:35Elle doit donner une grande interview ce soir aux alentours de 20h.
01:39Quoi qu'il arrive, il faut quand même rappeler que ce soit le plan A Marine Le Pen ou le
01:43plan B Jordan Bardella.
01:44Tout est prêt pour le Rassemblement national, les slogans sont en boîte.
01:48Reste donc à décider très vite dans les prochaines heures qui sera le candidat définitif du Rassemblement national pour la
01:55présidentielle 2027.
01:56Hugo Capeli avec David Boutet. Déjà il faut revenir au point de départ.
01:59C'est Vincent Vantiguem qui nous a fait vivre en direct tout à l'heure sur BFM TV cette décision
02:03tellement attendue, cet arrêt de la cour d'appel.
02:05Alors tout d'abord rappelons que Marine Le Pen en appel est condamnée pour détournement de fonds publics.
02:11Oui exactement. C'est tout à fait normal qu'on s'interroge et qu'on s'agite autour des conséquences
02:17politiques de toute cette affaire.
02:19Mais pour revenir à la base, l'information essentielle ou principale de cette journée, c'est que la culpabilité de
02:23Marine Le Pen a été confirmée par la cour d'appel.
02:26Comme en première instance, les magistrats de la cour d'appel ont estimé qu'elle s'était rendue coupable de
02:30détournement de fonds publics.
02:31Avec des mots quand même qu'il faut souligner. La présidente de la cour, Michel Agi, a parlé d'un
02:36système, d'un mode de fonctionnement de détournement.
02:38On parle de 2,8 millions d'euros détournés au préjudice du Parlement européen.
02:43Sur une période de 11 ans, Marine Le Pen, tout comme son père Jean-Marie Le Pen avant elle, en
02:49était l'instigateur.
02:50Ce sont les mots de la présidente de la cour d'appel, Michel Agi, qui dit aussi qu'elle aurait
02:54dû œuvrer au respect des règles et non pas transgresser les règles.
02:58Donc c'est pour cette raison qu'elle est condamnée, en dépit de ses dénégations, en dépit aussi des arguments
03:03juridiques qui avaient été soulevés par ses avocats lors de l'audience qui réclamaient sa relaxe.
03:06On aboutit à cette peine. Ce qu'il faut quand même comprendre, c'est que les peines sont moins élevées
03:12qu'en première instance, un petit peu moins élevées que les peines qui ont été requises lors de l'audience
03:16en appel.
03:16Mais que Marine Le Pen est la plus sévèrement condamnée, avec cette peine d'un an de prison ferme à
03:21purger sous bracelet électronique et cette peine d'inéligibilité qu'elle a déjà purgée.
03:25Alors justement, il faut bien préciser une chose, c'est que la justice a donc décidé de réduire sa peine
03:29d'inéligibilité à seulement 15 mois ferme, déjà purgée, puisque cette peine était exécutée, exécution provisoire, depuis le 31 mars
03:38dernier.
03:39Du coup, on peut dire avec malice que l'exécution provisoire, qui avait été beaucoup critiquée, l'arrange, puisque désormais,
03:46elle peut se présenter.
03:47Oui, et on peut dire aussi que finalement, la justice, on disait depuis quelques jours, quelle que soit la décision,
03:53elle sera attaquée, critiquée, si elle permet à Marine Le Pen d'être candidate ou pas.
03:56Et aujourd'hui, on se retrouve avec une décision, je ne sais pas s'il faut la qualifier d'intelligente,
04:00mais en tout état de cause, ça a renversé la table, cette décision,
04:03parce que ce n'est pas la justice aujourd'hui qui empêche Marine Le Pen d'être candidate, c'est
04:06à elle de se fixer les propres conditions de sa candidature.
04:10D'accord, mais qu'on comprenne bien d'un point de vue technique et calendrier, ce bracelet électronique, puisque l
04:17'élection présidentielle, c'est 18 avril, premier tour, 2 mai, deuxième tour.
04:21Ce bracelet électronique, il peut être posé quand ? À Marine Le Pen ? Et elle le garderait pendant combien
04:27de temps ?
04:28Alors, première information...
04:29C'est ça surtout, est-ce qu'on l'imagine ? Elle-même l'avait dit, je ne ferais pas
04:31campagne avec un bracelet électronique.
04:33C'est ce qu'elle avait dit sur l'interview sur BFM TV il y a quelques mois, au micro
04:38de Marie Chantret et de Sophie Dupont.
04:41D'abord, la première information à vous donner, c'est que quand on est condamné à une peine, quelle qu
04:46'elle soit,
04:46que ce soit une peine de prison ferme derrière les barreaux ou sous bracelet électronique,
04:49on a le droit à ce qu'on appelle des crédits de réduction de peine.
04:52Donc, un an de bracelet électronique, grosso modo, ça fait environ six mois,
04:56parce qu'au début, on réduit de moitié, sauf si on commet d'autres clés délictuels.
05:01Donc, on peut imaginer qu'elle ne purgera pas une année entière.
05:04Maintenant, est-ce qu'elle va être équipée tout de suite ?
05:05Qui décide ça ?
05:07Ça, c'est le juge d'application des peines qui va la convoquer, qui va fixer les modalités.
05:10Ça peut arriver dans les prochaines semaines.
05:12Elle-même peut faire la demande en disant, je veux être équipée rapidement.
05:15Il faut aussi que des techniciens se rendent à son domicile pour poser un petit boîtier,
05:20voir si tout ça est compatible, définir les horaires, les dérogations.
05:23Ça peut arriver assez vite si elle en fait la demande.
05:26Encore faut-il pour ça qu'elle l'accepte et qu'elle reconnaisse sa culpabilité dans cette affaire.
05:30Alors, ce soir, Marine Le Pen va prendre la parole sur un plateau télévisé.
05:34Marie Chantret pour réagir à cette condamnation.
05:37Elle n'a rien dit tout à l'heure à la sortie du tribunal.
05:41Sera-t-elle candidate ?
05:42On va rappeler quand même qu'elle avait plusieurs fois dit
05:45qu'elle ne pourrait pas faire campagne avec un brassier électronique.
05:48Elle l'a redit il y a quelques jours encore.
05:50Je cite sa phrase.
05:51« Je ne peux pas dépendre d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin
05:56ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont. »
05:57On va réécouter justement ce passage parce qu'il conditionne la suite des événements politiques, bien sûr.
06:04Vous imaginez bien que si la Cour suit le tribunal qui m'a condamné au port d'un brassier électronique,
06:11je ne pourrais pas faire campagne.
06:12Si vous êtes condamné à de la prison ferme aménagée sous brassier électronique,
06:16vous ne ferez pas campagne.
06:18Mais on ne peut pas faire campagne.
06:20C'est un motif d'empêchement.
06:21C'est ferme et définitif.
06:22Mais on ne peut pas faire campagne dans ces conditions.
06:25Enfin, vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans des meetings.
06:29Je ne peux pas être candidate si on m'empêche d'être candidate ou si on m'empêche de faire
06:33campagne.
06:34C'est une annonce que vous faites ce soir, le brassier électronique.
06:37Bien entendu, ça me paraît être une évidence, absolue.
06:40Donc, a priori, si elle ne se déjuge pas ce soir, sur ce plateau télé, elle va dire « je
06:45ne suis pas candidate ».
06:46Si elle ne se dédie pas, en effet, et la question a été posée à plusieurs de ses proches
06:51depuis 14h30 maintenant.
06:54Et la réponse est sensiblement à chaque fois la même, c'est « on va voir ».
06:58Il y a eu une réunion en cours.
07:00Il s'agirait, en effet, de revenir sur des propos qu'elle a tenus à plusieurs reprises.
07:04La première fois face à Sophie Dupont et moi-même à la fin du mois de février,
07:09considérant, en effet, que le port de ce bracelet la contraindrait
07:12à de trop grandes obligations pour faire campagne.
07:15C'est-à-dire que le port d'un bracelet pourrait être très concret.
07:19Vous avez des horaires de sortie de votre domicile.
07:21Vous avez des obligations à ne pas trop s'éloigner de votre domicile.
07:26Par définition, une campagne, c'est à Paris, mais en province, dans les dom-toms, voire même à l'étranger.
07:32Et en l'état, sauf si elle négocie, là aussi, avec le juge, en l'état, ça paraît impossible.
07:37Ce qui expliquait, c'est très grand...
07:38Une peine sous-brassée électronique, c'est une peine de prison.
07:40Absolument.
07:41Sauf qu'on n'est pas dans une prison normale.
07:43On est chez soi, à domicile, et on doit respecter des horaires, etc.
07:46Il faut le rappeler, ça.
07:47Absolument.
07:48Cette question lui a été posée, dans l'optique aussi, d'une peine d'inigibilité peut-être plus élevée.
07:55Est-ce qu'au vu du fait que le fait que sa peine d'inigibilité soit, aux yeux des magistrats,
08:01purgée,
08:01et que désormais, elle est en capacité de se présenter, elle peut revoir les choses ?
08:06Est-ce qu'elle peut se pourvoir aussi en cassation ?
08:09Ce sont des questions qui, en ce moment-même, sont en train d'être tranchées,
08:12parce qu'il y a ses soutiens politiques, il y a aussi ses conseils et avocats
08:15qui l'entourent cet après-midi au siège du RN.
08:19C'est assez pourvoir en cassation, pour qu'on comprenne bien, c'est suspensif ?
08:23C'est-à-dire qu'il n'y a pas de bracelet ?
08:24Oui, ça va suspendre sa peine, mais la Cour de cassation a déjà indiqué
08:28qu'elle allait examiner l'affaire assez vite.
08:30Avant la présidentielle.
08:30En fait, il y a deux options aujourd'hui sur la table, c'est-à-dire qu'elle est coupable,
08:36elle ne fait pas de pourvoir en cassation, elle est équipée tout de suite d'un bracelet électronique
08:39et elle va le porter pendant six mois et elle terminera sa campagne sans doute sans bracelet.
08:43Ça, c'est l'option 1, dans l'hypothèse où elle veut y aller, évidemment.
08:46L'option 2, c'est de former un pourvoir en cassation.
08:48Six mois, ça veut dire, à ce moment-là, s'il a été équipé en janvier ?
08:51En janvier, ça peut être fini, oui.
08:54Premier tour, 18 avril, on le rappelle.
08:56L'option 2, c'est de dire, non, je continue de penser que je n'ai rien commis de répréhensible,
09:00je forme un pourvoir en cassation, auquel cas, c'est une décision qui pourrait être confirmée en janvier
09:04et à ce moment-là, elle serait équipée en janvier ou en février
09:06et le premier tour, elle le vivrait sous bracelet électronique.
09:08Mais quand même, en attendant de savoir ce que dit Marine Le Pen, Guillaume Daré, Victor,
09:13il faut revenir sur l'arrêt de la cour d'appel.
09:15Les magistrates ont pris en compte la liberté des candidatures
09:19et la liberté de choix de l'électeur dans leur arrêt.
09:24Et quand même, c'est très politique, finalement.
09:27Ça veut dire, le message qui est passé par la justice, c'est
09:30les magistrats n'auront pas volé cette élection présidentielle
09:32aux yeux de ceux qui pouvaient le prétendre.
09:34C'est assez habile.
09:35C'est assez habile de la part de la justice,
09:37c'est-à-dire que c'est désormais à Marine Le Pen de choisir, effectivement,
09:40si elle est candidate ou non, et ce sera aux électeurs de trancher.
09:42Ce n'est pas la justice qui a fait cette élection,
09:44c'est ce que laisse penser cette décision de la part des magistrats.
09:47Et on voit bien que la difficulté...
09:49Trois magistrates.
09:49Trois magistrates.
09:50On voit bien que la difficulté, notamment pour Jordan Bardella
09:53et Marine Le Pen ce soir, c'est de devoir arbitrer et trancher
09:57une décision politique dont ils pensaient que c'était la justice
10:00qu'elle allait le faire.
10:02Ils pensaient qu'ils allaient devoir, finalement, gérer les conséquences
10:05d'une décision judiciaire qui allait dire clairement, effectivement,
10:08si oui ou non, Marine Le Pen pouvait se présenter.
10:10Ça n'est pas le cas.
10:10C'est à eux de prendre cette décision.
10:12La balle est dans le camp de Marine Le Pen.
10:14Avec des conséquences politiques qui seront à prendre en compte
10:18et dont ils seront les comptables.
10:20On le disait, c'est clairement un choix à faire
10:21en fonction de qui est le meilleur candidat, la meilleure candidate.
10:24Et dans un an, effectivement, on pourra dire
10:26finalement, ils ont choisi d'envoyer Marine Le Pen.
10:29Elle a gagné, elle a échoué.
10:30Et si ça avait été Jordan Bardella ?
10:31Et à l'inverse, si c'est Jordan Bardella le candidat ?
10:34Dans un an, on dira, ah, bah oui, mais Marine Le Pen aurait pu être candidate
10:36si ça avait été elle.
10:38Voilà, donc c'est un choix à faire du RN
10:40et c'est eux qui devront en assumer les conséquences politiques.
10:42– Bien sûr, on pense à François Fillon dans cette affaire
10:46puisqu'on se souvient de ce qu'avait dit l'ancien candidat
10:48à l'élection présidentielle en 2017.
10:50Si je suis mis en examen, je ne suis pas candidat.
10:54– C'est la seule chose qui pourrait m'empêcher d'être candidat.
10:55– Et finalement, il avait maintenu sa candidature.
10:58On est un peu dans le même cas de figure, Bruno Jeudy,
11:00puisqu'on a une Marine Le Pen qui nous disait il y a encore quelques jours
11:04« Si j'ai un brassé électronique, je ne me présente pas ».
11:08– Moi, je ne ferais pas totalement la comparaison
11:10parce que d'abord, on était dans une enquête qui était pendant la campagne.
11:14François Fillon est rattrapé par une affaire en janvier.
11:18Il est mis en examen.
11:18– C'est une question de promesse qu'on fait devant les électeurs.
11:21– C'est une question de promesse, évidemment,
11:22mais il est rattrapé pendant la campagne.
11:24La campagne est lancée.
11:24Il y a la question de comment on le remplace en pleine campagne.
11:27C'est beaucoup plus compliqué et c'est ça la différence.
11:29Là, cette fois-ci, nous sommes bien en amont de la campagne.
11:32Marine Le Pen, la justice a même organisé son calendrier
11:36pour justement permettre à Marine Le Pen de prendre sa décision.
11:39Je rappelle que la cour d'appel a été avancé,
11:44que même s'il y avait un pourvent en cassation,
11:46on a prévu de pouvoir prendre la décision en janvier.
11:50Donc tout a été organisé pour que justement,
11:52ça n'empêche pas Marine Le Pen d'être candidate
11:53si elle le souhaite et si la justice le lui permettait.
11:57Ce qui est le cas ce soir.
11:59C'est ça, Marine Le Pen elle-même pensait
12:01qu'elle aurait une décision, j'allais dire, blanche ou noire.
12:04Ce n'est pas le cas, on est dans une décision intermédiaire, grise.
12:07Et c'est pour ça qu'ils sont réunis, que ça va durer longtemps.
12:11Peut-être qu'on ne saura pas ce soir que Marine Le Pen...
12:13Elle pourrait botter en touche ce soir, dire,
12:15écoutez, ma décision n'est pas prise, laissez-moi du temps.
12:19Ça mérite peut-être quelques jours de réflexion.
12:21Même l'été ?
12:22Non, ça ne peut pas être aussi long.
12:24Parce que cette séquence du 7 juillet,
12:26il voulait passer à autre chose.
12:29Cette zone grise, pour filer la métaphore des couleurs,
12:32il faut que désormais on rentre dans une couleur primaire.
12:35Là, il faut qu'ils sortent de cela.
12:37Ils n'envisageaient pas une seconde.
12:39Si elle était empêchée, aujourd'hui,
12:41ils n'envisageaient pas une seconde les manifestations
12:43qu'on a pu voir après la première instance,
12:44les pétitions lancées.
12:46Il s'agissait désormais de se construire cette image
12:48de candidat de parti de gouvernement
12:51filant vers 2027.
12:53Donc là, il faut que cette décision...
12:55En effet, Bruno a raison d'être prudent.
12:56Est-ce que ce soir, elle annoncera clairement les choses ?
12:58Elle peut prendre la journée de demain encore.
13:01C'est une décision très lourde
13:02et sans doute un peu quand même
13:03qui nécessite de bien prendre en considération
13:06tous les éléments.
13:07Et Jordan Bardella aussi.
13:08Il faut trancher.
13:10Et puis il y a sans doute la bataille
13:12un peu des entourages.
13:12Il faut trancher.
13:13Il faut décider avant tout
13:15pour ne pas fragiliser Jordan Bardella.
13:18Parce que si ça dure,
13:19si ça se prend plus de temps que prévu,
13:21il y a un risque d'instiller dans l'opinion
13:24le fait qu'il y a peut-être un doute
13:25sur la candidature et la capacité de Jordan Bardella.
13:27Donc il faut trancher, décider le plus rapidement possible.
13:30Victor, quand même, sur la comparaison avec François Fillon.
13:32Je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Bruno,
13:34mais je prendrai le contre-pied sur un point.
13:36François Fillon sortait d'une primaire
13:38qui était honnêtement assez assassina
13:40entre les candidats de la droite.
13:41On ne peut pas dire que les électeurs des Républicains
13:43étaient franchement unis.
13:45Il y avait encore des tensions
13:47entre les différents candidats,
13:48les différentes chapelles.
13:49Là, du côté de Marine Le Pen,
13:51les électeurs du Rassemblement National,
13:52comme les militants, comme les sympathisants,
13:54comme le parti, sont assez unis.
13:56C'est-à-dire que si Marine Le Pen, ce soir,
13:58ou dans les jours à venir,
13:59disait « Bon, ben finalement, j'avais dit que j'y allais pas,
14:01finalement j'y vais »,
14:02et je pense qu'il n'y a pas un seul électeur de Marine Le Pen
14:04qui dirait « Ah ben non, elle avait dit qu'elle n'y allait pas,
14:06là elle est en train de trahir sa promesse. »
14:08Et si elle dit « Ce soir, j'y vais pas ? »
14:09Si elle dit « Ce soir, j'y vais pas ? »
14:10Ah ben non, mais là, pour le coup, en gros,
14:12je pense, pour être très sincère,
14:13que tous les électeurs du Rassemblement National
14:15accepteront la décision de Marine Le Pen.
14:17Voilà, telle une consigne.
14:18Je pense que la consigne de la mère Le Pen
14:21tombera sur les électeurs et qu'ils l'entendront ainsi.
14:23D'accord, c'est bardé-là, très bien.
14:24Ou d'accord, finalement, c'est elle,
14:26alors qu'elle avait dit qu'elle n'irait pas dans ces conditions,
14:28très bien aussi.
14:28Alors, on va aller à l'Assemblée Nationale,
14:30retrouver Edgar Bequet.
14:32Il est au Palais Bourbon pour BFM TV, Edgar,
14:34parce qu'on imagine bien que, sur place,
14:37on doit quand même pas mal commenter,
14:38dans les formations politiques,
14:40pas mal commenter cet arrêt de la Cour d'appel
14:42concernant Marine Le Pen.
14:43Ah oui, c'est clair, on ne parle que de ça
14:45depuis ce matin à l'Assemblée Nationale.
14:47Cette affaire a totalement éclipsé
14:49les autres sujets du jour.
14:50Et c'est notamment la gauche qui a réagi
14:52à cette décision de justice avec beaucoup d'intensité.
14:56Par exemple, le Parti Socialiste estime
14:58que Marine Le Pen est une délinquante,
15:00qu'elle n'a plus la légitimité pour se présenter en 2027
15:03quand François Ruffin évoque, lui,
15:05la République des bracelets électroniques.
15:07Je vous propose d'écouter ces quelques réactions
15:09ici à l'Assemblée Nationale.
15:11La question qui lui est en réalité posée,
15:14c'est de savoir si elle considère
15:15qu'on peut être candidat à la fonction suprême
15:18en France en n'étant pas exemplaire.
15:20Est-ce que quand on est condamné par la justice
15:22pour l'étourdement de fonds publics,
15:23on peut considérer qu'on a la légitimité
15:26pour être présidente de la République ?
15:28Chacun constate qu'en termes d'inéligibilité,
15:32la question peut lui permettre de se présenter.
15:36Donc restent maintenant les modalités,
15:38mais je n'ai pas de conseils donnés,
15:39ça les regarde, quoi.
15:39Ce n'est pas à moi de décider
15:41qui du Rassemblement National se présenterait en 2027.
15:44Vous savez, en République, en démocratie,
15:47on ne choisit pas ces opposants politiques,
15:49on les combat.
15:53Aujourd'hui, que ce soit Marine Le Pen,
15:55la candidate, ou que ce soit
15:56Jordan Bardella, le candidat du Rassemblement
15:59en 2027, c'est la même chose.
16:01C'est bonnet blanc et blanc bonnet,
16:03me confiait même un député socialiste tout à l'heure,
16:05à noter qu'aucune référence n'a été faite
16:07à cette décision de justice lors des questions au gouvernement.
16:10Edgar Becquenel, le tenant en direct de l'Assemblée nationale
16:13pour BFM TV.
16:14Alors, Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
16:16c'est aussi la question qu'on doit se poser ce soir,
16:18on entend beaucoup dire que c'est la même chose finalement.
16:21Et même, Bardella, c'est peut-être mieux,
16:22parce que dans les sondages,
16:23il est mieux placé aujourd'hui dans les intentions de vote
16:25que Marine Le Pen.
16:26Donc, est-ce que finalement,
16:28ce n'est pas une formalité ce qui se passe ?
16:30Ils ne sont pas, de mon point de vue, interchangeables.
16:32En effet, ces enquêtes d'opinion
16:34sont des photographies à un instant T.
16:36Mais pour beaucoup,
16:38notamment dans leurs adversaires,
16:40Jordan Bardella est un candidat plus prenable,
16:43parce que, forcément de fait,
16:45moins expérimenté que la patronne Marine Le Pen,
16:48qui a déjà traversé trois campagnes présidentielles,
16:51à chaque fois une défaite à la clé.
16:54Mais néanmoins, elle a sans doute le cuir un peu plus tanné.
16:57Juste, j'aimerais revenir sur ce que disait Guillaume très justement.
17:01Là où la décision doit être prise très vite,
17:04c'est de ne pas abîmer le plan B, le plan A prime.
17:08Le plan B, c'est le plan Bardella.
17:09C'est-à-dire que si elle devait ne pas y aller,
17:11il faudrait que cette décision soit prise
17:13et clarifiée très rapidement.
17:14Juste pour l'anecdote,
17:15elle était entourée au tribunal Marine Le Pen de ses plus proches.
17:18Décision a été prise que Jordan Bardella ne l'accompagne pas.
17:21Parce qu'au siège,
17:22parce que tenant des réunions, etc.
17:24Autre raison qui a toute son importance aussi.
17:27Qu'il ne soit pas vu dans un prétoire,
17:29dans le sein et l'image d'un palais de justice
17:32et de ne pas abîmer une image qui,
17:34en l'état, n'est pas concernée directement par des affaires judiciaires.
17:38En fonction de la décision qui sera prise ce soir,
17:41est-ce que tout le monde se mettra sans scier en ordre de bataille ?
17:46C'est-à-dire tout le RN, soit derrière Jordan Bardella,
17:50soit derrière Marine Le Pen,
17:51ou est-ce qu'il y a deux clans qui vont s'affronter dans les jours à venir ?
17:54C'est les deux.
17:55Je pense qu'il y a deux clans qui ne s'affronteront pas
17:57parce que le Rassemblement National est l'un des partis,
17:59avec peut-être la France Insoumise,
18:00les plus ordonnés qui soient dans le paysage politique aujourd'hui.
18:03Alors il y en a beaucoup qui grinceront des dents.
18:04– Ça n'a pas toujours été le cas, on se souvient.
18:06– Non, mais aujourd'hui, c'est le cas.
18:08– Le Front National, Bruno Maigret.
18:10– Oui, mais ça venait du haut.
18:11C'est-à-dire qu'il n'y avait pas, comment dire, de scission complète
18:13et puis des gens qui commençaient à se tirer dessus
18:15dans les pattes des candidats ou, comment dire, des voisins
18:19dans les mêmes rangées d'un même parti.
18:21Ça peut être le cas chez les Républicains, dans le Parti Socialiste, etc.
18:24Au RN, ça n'est pas le cas.
18:26Alors il y en a qui grinceront des dents.
18:27Évidemment, les marinistes seraient, comment dire, très déçus
18:30que ce soit finalement Jordan Bardella,
18:32maintenant qu'il y a une lueur d'espoir pour eux,
18:33les marinistes seraient très déçus que ce soit Marine Le Pen.
18:35– À l'heureusement, il n'y aurait pas quand même de la frustration
18:36de la part de Jordan Bardella si jamais Marine Le Pen y va
18:40alors qu'elle avait dit qu'elle n'irait pas avec un bracelet électronique ?
18:42Est-ce que Jordan Bardella, comme qui se prépare ?
18:44– De toute façon, la vérité, c'est que pour l'instant,
18:47il ne montre rien de tout ça.
18:49Jordan Bardella, il est bien aligné.
18:51Marine Le Pen la candidate jusqu'au moment où elle dit
18:53qu'elle n'est plus candidate.
18:55Donc les états d'âme ou les envies
18:59ou les frustrations de Jordan Bardella,
19:01à ce stade, elles ne sont pas connues
19:03et il se garde bien de les montrer.
19:05Moi, je crois encore une fois que ce qu'il faut retenir pour l'instant,
19:08c'est que Marine Le Pen, elle est prise de court
19:10parce qu'elle était sur un scénario blanc ou noir.
19:12Et là, elle se retrouve avec un scénario intermédiaire.
19:14Et ça, ça change tout.
19:15Même si elle a dit au micro de Marie Chantret,
19:18qui est à côté de moi, qu'elle ne ferait pas un candidat,
19:20que ce n'était pas possible,
19:22eh bien là, on voit bien quand même
19:23qu'elle reconsidère un peu la décision
19:25et qu'elle consulte jusqu'à quand, on verra.
19:28Mais c'est ça qui a changé
19:30avec la décision de la Cour d'appel,
19:32l'arrêt de la Cour d'appel,
19:33qui n'empêche pas Marine Le Pen d'être candidate.
19:35C'est quand même ça l'information principale de cet arrêt.
19:37Avec des freins aussi,
19:38quelle que soit l'option qu'elle va finalement retenir.
19:41Si elle décide de dire
19:42« je ne fais pas de pauvres en cassation,
19:43je fais campagne avec un bracelet,
19:45on va lui rappeler sans cesse. »
19:46On va lui revenir sur ça.
19:47Parce que ça, c'est un point important aussi.
19:49Le RN, qui se veut être le parti de l'ordre et de la morale,
19:52aura peut-être donc une candidate
19:54avec un bracelet électronique,
19:55c'est-à-dire purgent, purgent de peine de prison.
19:58Peut-être pas propre,
19:59qui était le slogan de Jean-Marie Le Pen.
20:00Ils n'ont pas parlé des lancers,
20:01même si apparaissait une condamnation.
20:02Ça serait une première sur la Ve République.
20:03Et c'est aussi la question,
20:04ça c'est Patrick Maisonneuve,
20:05et il faut quand même citer l'avocat du Parlement européen
20:07qui a réagi en disant
20:09quelles que soient en fait les conséquences,
20:11quels que soient les choix
20:13qui vont être opérés du côté du RN,
20:14il n'empêche qu'aujourd'hui,
20:16on aura potentiellement une candidate
20:17qui a été condamnée
20:18pour des faits de probité,
20:19de détournement de fonds.
20:20Vous évoquez la question
20:21de la différence de personnalité,
20:23de dire est-ce qu'un candidat
20:23est aussi fort l'un que l'autre ?
20:25Ce qu'on voit effectivement,
20:26j'ai repris un peu les dernières études d'opinion
20:28qu'on a pu avoir ces derniers mois,
20:30au début du mois de juin,
20:31on voit qu'il y a des hypothèses multiples,
20:33mais globalement,
20:34Jordan Bardella était crédité
20:35jusqu'à 36% d'intention de vote,
20:3732% pour Marine Le Pen.
20:39Après, il y a beaucoup,
20:40y compris au sein du Rassemblement national,
20:41qui jugeaient que,
20:42et c'est normal,
20:43Jordan Bardella était en partie assis
20:45sur un score de Marine Le Pen aussi,
20:47et que si c'est lui le candidat,
20:48à partir du moment où il sera candidat,
20:49ce sera sa propre compagne.
20:51Ça ne veut pas dire qu'il sera plus bas,
20:52mais il sera jugé pour lui-même.
20:54Et ce qui est intéressant,
20:55c'est une étude qui avait été publiée
20:56notamment par Bruno
20:57dans la Tribune dimanche,
20:58qui avait été réalisée
20:59par l'Institut Ipsos au mois de février,
21:01sur l'image des deux potentiels candidats,
21:04Marine Le Pen et Jordan Bardella.
21:06Et on voit que Marine Le Pen
21:08devance un peu Jordan Bardella quand même,
21:10et c'est normal,
21:10sur la stature présidentielle,
21:12sur l'expérience,
21:13elle était jugée plus solide
21:14sur les enjeux internationaux.
21:15Et je me rappelle,
21:16ce qui était intéressant,
21:17y compris par les électeurs de droite
21:19et du centre-droit,
21:20où on a, nous-mêmes journalistes,
21:22un peu l'habitude de dire
21:23qu'il serait plutôt séduit
21:24par Jordan Bardella.
21:25Cette étude était intéressante
21:27parce qu'elle montrait qu'en réalité,
21:28même les électeurs de droite
21:29considéraient que la stature internationale,
21:31la stature présidentielle,
21:32c'était plutôt Marine Le Pen.
21:33Et dans un deuxième tour,
21:34elle en aura besoin.
21:35Voilà.
21:36En revanche, Jordan Bardella,
21:37dans cette étude,
21:38les Français jugent
21:39qu'il incarne davantage le renouvellement,
21:42sans doute évidemment,
21:42en raison de son âge
21:43et d'une première candidature possible
21:44à l'élection présidentielle.
21:45On a un candidat à l'élection présidentielle,
21:47justement,
21:47qui est avec nous,
21:48Jérôme Guedj,
21:49qui est député socialiste
21:50et apparenté de l'Essonne.
21:51Bonsoir, monsieur le député.
21:52Merci d'être en directeur sur BFM TV.
21:54Vous êtes à l'Assemblée nationale.
21:55Quelle est votre réaction
21:56à cette condamnation en appel
21:57de Marine Le Pen, alors ?
22:00Écoutez, d'abord,
22:00sans surprise,
22:01il ne faut pas oublier l'essentiel,
22:03la Cour d'appel a confirmé
22:04la condamnation de Marine Le Pen
22:06pour détournement de fonds publics.
22:09C'est donc la fin d'un feuilleton.
22:12Il y avait eu du déni
22:13sur l'existence même de ce délit.
22:15Il avait été reconnu en première instance.
22:17Il est confirmé en appel.
22:20Et je ne voudrais pas
22:20que le débat sur les modalités
22:21d'exécution de la peine
22:23éclipse l'essentiel.
22:24Vous avez un parti
22:25qui, pendant des années,
22:27a organisé de manière méthodique
22:29des détournements de fonds publics,
22:31c'est-à-dire de l'argent des Français,
22:32au Parlement européen.
22:34Et vous venez de le rappeler
22:34dans votre échange,
22:35c'est assez orthogonal,
22:37assez contradictoire
22:38avec la vertu
22:40dans laquelle se drape régulièrement
22:41le Rassemblement national
22:43et hier le Front national
22:44sur le côté
22:45les autres tous pourris
22:47et nous, nous sommes blancs comme neige.
22:49Tout ça a été démenti
22:52de manière cinglante
22:53par la lourdeur du délit
22:56qui a été commis.
22:57Maintenant, votre question
22:58qui accapare le débat
22:59et moi, ça me gonfle un petit peu,
23:01pardonnez-moi l'expression,
23:02va être le feuilleton de savoir
23:03est-ce que Marine Le Pen
23:05est victime, pas victime ?
23:07Est-ce qu'elle va pouvoir être candidate ?
23:08Est-ce que les juges, lui,
23:10ont certes permis
23:11de ne pas être inéligible
23:13et donc d'être candidate ?
23:14Mais est-ce qu'elle va prendre
23:15la responsabilité ?
23:16Attendez, M. Gage,
23:17justement,
23:17je vous coupe un instant
23:18parce que vous dites
23:18ça me gonfle de savoir
23:20si elle va être candidate ou pas.
23:22Je vous rappelle ce qu'ont dit
23:23les trois magistrats
23:24de la Cour d'appel.
23:25Ils disent avoir pris en compte
23:26la liberté des candidatures
23:27et la liberté de choix
23:28des électeurs.
23:29Donc là, c'est les magistrats
23:30qui ont pris en compte
23:31le contexte politique.
23:33Oui, mais je ne le conteste pas
23:35et je trouve cette décision
23:37de justice très sioux
23:38parce que là,
23:39elle tord le coup
23:39à l'argument selon lequel
23:40il y avait un complot de justice.
23:42Il y a la reconnaissance
23:43de la matérialité des faits.
23:45Ils ont détourné
23:46des fonds publics.
23:47Elle est condamnée.
23:48Elle peut être candidate
23:49si elle le souhaite,
23:50mais elle est face
23:51à une contradiction
23:52par rapport à ce qu'elle avait dit
23:53devant les Français,
23:54c'est-à-dire qu'elle ne souhaitait
23:54pas être candidate
23:56sous bracelet électronique.
23:57Quand je vous dis
23:58que ça me gonfle,
23:58pardonnez-moi pour l'expression
23:59un petit peu triviale,
24:00c'est que je vois bien
24:01le positionnement
24:02qui va être un peu victimaire
24:04qui est de dire
24:05en dépit de l'apreté
24:07de la décision contre nous
24:08et de nous en empêcher,
24:09eh bien je m'en remets
24:11justement aux Français
24:12pour qu'ils lavent mon honneur,
24:13etc.
24:14Je vais vous dire
24:15peu me chaud d'une certaine manière.
24:16Il y aura un candidat
24:17du Rassemblement National.
24:19Moi je veux la confrontation
24:20avec leurs idées,
24:21avec leurs projets
24:22et montrer que
24:23les thèmes qu'ils mettent
24:24sur la table,
24:25il faut y apporter des réponses
24:27mais ce ne sont pas
24:27les bonnes réponses
24:28que le Rassemblement National apporte.
24:29On peut être candidate
24:32portant un brasseille tronique ?
24:33Enfin ça serait quand même
24:34assez incongru
24:35et du jamais vu.
24:36C'est tellement incongru
24:37que Marine Le Pen elle-même
24:39a estimé
24:40qu'elle ne pourrait pas
24:41être candidate
24:43dans ces conditions.
24:44Elle serait empêchée,
24:45je ne sais plus ce qu'elle avait dit,
24:45de faire un meeting
24:46à Romorantin
24:47ou une réunion publique
24:48à Hénin-Beaumont.
24:49Mais d'abord,
24:50vous savez le feuilleton
24:50il n'est pas terminé.
24:51Est-ce que le parquet général
24:54ne va pas faire appel
24:55devant la cour de cassation
24:56de la décision ?
24:56Est-ce que l'aménagement
24:57de la peine tel qu'il a été fait
25:00ne lui permet pas
25:01d'être libérée
25:02entre guillemets
25:02de son bracelet électronique
25:04en janvier
25:05ou au début février
25:06de l'année prochaine ?
25:07Et donc de se dire
25:07pendant un premier temps
25:08elle ne fait pas
25:09une campagne classique
25:10et peut-être qu'elle jouera
25:11le côté victime
25:12en disant
25:12je suis empêchée
25:13de venir à votre rencontre
25:14mais heureusement
25:15nous sommes une équipe.
25:16Il y a un récit
25:17et ça se trouve
25:17c'est celui qu'elle va faire
25:18tout à l'heure
25:19devant les Français.
25:21Encore une fois,
25:22moi je n'ai pas envie
25:22que ce côté très personnalisé
25:24de la pauvre Marine Le Pen
25:26qui serait empêchée
25:26et de faire campagne
25:27encore une fois
25:27ça ne doit pas occulter
25:28le fait qu'elle a été condamnée
25:30pour des faits
25:30qui sont importants
25:31qui ont été confirmés
25:32par deux jugements
25:33en première instance
25:34et en deuxième instance.
25:35Et moi comme candidat
25:35à l'élection présidentielle
25:36ce que je vous dis
25:37c'est qu'il y a à confronter
25:39avec le projet
25:40du Rassemblement National.
25:41Moi je suis pour
25:41le rendez-vous démocratique
25:42je respecte tous les électeurs
25:43tous les Français
25:44quelle que soit leur opinion
25:45et donc il est légitime
25:47qu'ils aient des candidats
25:48qui portent leur position
25:49et moi je veux avoir
25:50la confrontation avec eux
25:51et je ne veux pas
25:51qu'on se drape
25:52derrière une décision de justice
25:53pour dire
25:56démocratique il aura lieu
25:57ce sera dans une pré-campagne
26:00à l'automne
26:00et puis surtout
26:01à partir du mois de janvier
26:02jusqu'au mois d'avril
26:03ce sera Marine Le Pen
26:04ou Jordan Bardella
26:05peu importe
26:06il y aura une confrontation
26:06projet contre projet
26:07et à cette occasion
26:09la gauche républicaine
26:10a pour cette responsabilité
26:12de montrer qu'il y a
26:12des réponses alternatives
26:13au simplisme
26:14au populisme
26:15et souvent à la démagogie
26:16des réponses du RN.
26:17Merci monsieur le député
26:18Gage
26:19député socialiste
26:20apparenté de l'Esso
26:20candidat à l'élection présidentielle
26:22donc bien évidemment
26:23nous commentons
26:24l'arrêt de la cour d'appel
26:26concernant Marine Le Pen
26:27les différents scénarios
26:28sachant que ce soir
26:29elle dira si oui ou non
26:31elle est candidate
26:32à l'élection présidentielle
26:33malgré cet arrêt
26:34on retournera
26:35au siège du Rassemblement National
26:36puis on passera en revue
26:38l'ensemble des réactions politiques
26:39dans cette édition spéciale
26:40sur BFM TV
26:41Sous-titrage Société Radio-Canada
26:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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