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Avec Olivier Vial, Président de l’UNI et Directeur du CERU / Jerôme Rodrigues, militant et gilet jaune / Benjamin Cauchy, Gilet jaune

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##LE_FACE_A_FACE-2026-10-13##

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News
Transcription
00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:06Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h03 en ce mardi 13 octobre 2026.
00:11Nous allons évidemment nous joindre à ce mouvement social, quand je dis nous joindre pour l'observer.
00:18Nous avons Esther Bord qui va nous appeler dans quelques instants, elle est à Paris, qui est des Célestins, pour
00:23voir où en est le mouvement.
00:24Je reçois en studio, merci Olivier Vial d'être ici en direct avec nous,
00:28président de l'Uni et directeur du CERU, Olivier Vial qui est un observateur précis et affiné de toutes les
00:37situations sociales, économiques et politiques de la France.
00:39Et puis nous aurons au fur et à mesure, puisqu'on est ensemble jusqu'à 14h, nous aurons le témoignage
00:44de Jérôme Rodriguez et de Benjamin Cauchy,
00:46deux historiques des Gilets jaunes pour savoir si la France est à l'aube du grand soir.
00:54Olivier Vial, il y en a qui souhaiteraient qu'on soit à l'aube et que le 17 octobre soit
00:58un nouveau 68 ou un nouveau 2018 de Gilets jaunes.
01:00Est-ce qu'à votre avis les conditions sont réunies pour que le grand soir se profile ?
01:04En fait, en règle générale, dans tous les mouvements de contestation depuis maintenant 3-4 ans,
01:09ce qu'on voit c'est une baisse de l'audience, donc beaucoup moins de monde, et une augmentation de
01:14l'intensité et de la radicalité.
01:16Donc le 17 octobre, en tout cas dans sa première phase, il est rassemblement du même ordre,
01:21c'est-à-dire qu'on peut avoir effectivement des pics de radicalité, de violence, parce qu'il y a
01:26une vraie colère,
01:27mais on voit bien que l'audience n'est pas aussi importante que ce qu'on a connu lors du
01:32premier mouvement des Gilets jaunes,
01:33et que ça s'explique, parce qu'il y a aussi une différence politique,
01:37c'est qu'en général, la mobilisation et même la radicalité,
01:41elles s'expriment quand il n'y a pas d'autres possibilités politiques.
01:44Et là, l'approche d'échéance électorale fait qu'il y a une grande partie quand même des gens
01:48qui pensent que la solution passera d'abord par les urnes, avant de passer par une mobilisation et une radicalité.
01:54Alors, un peu la répétition aujourd'hui, 13 octobre, par rapport au 17,
01:57on a Esther Bord qui est à Paris, qu'elle est Célestin.
02:00Esther Bord, comment se présente la situation dans le cœur de Paris ?
02:04Eh bien, écoutez, le portège continue à avancer, on est maintenant au pied de l'hôtel de ville.
02:10On a un portège de plus d'une centaine d'étudiants, notamment des étudiants de Paris 1, de la Sœur
02:17de Bonne Université.
02:18Ils viennent d'artenter le parvis de la gare de Lyon.
02:23Et donc voilà, ils se dirigent vers l'hôtel de ville, qui ouvrent en client des slogans,
02:27à bas l'État, les flics et les fachos, la rue, elle est à qui, elle est à nous.
02:32Et visiblement, malgré le fait qu'ils prennent l'espace sur la route,
02:35les voitures soutiennent la cause et éclaxonnent, écrivent les slogans avec les étudiants.
02:41Vous me parlez d'une centaine ? Quoi, 100, 200 peut-être ?
02:47Mais c'est un début ou est-ce qu'elle est censée s'amplifier ?
02:51Parce que 100, 200, vu l'ampleur de la revendication et de la mobilisation, je trouve que c'est léger.
02:58Alors elle est censée s'amplifier justement, c'est un peu de portège.
03:02Ils vont justement retrouver d'autres lycéens, étudiants et syndicats à l'hôtel de ville dans quelques instants.
03:08Bon, on refait un point dans quelques minutes.
03:10Une fois ou deux, s'il y a quelque chose à signaler, Esther, vous nous appelez immédiatement.
03:14Je vous passe à l'antenne et sinon on se rappelle dans un petit quart d'heure, d'accord ?
03:18D'accord.
03:19A tout à l'heure, merci Esther.
03:21Olivier Vial, on voit que ça commence doucement, qu'il y a une centaine, deux centaines.
03:25En fait, il y a deux lieux de rassemblement à Paris prévus.
03:30La manifestation la plus officielle, entre guillemets, qui est censée être place d'Italie.
03:35Et à l'hôtel de ville, il était même con, on a cru longtemps que cette manifestation allait être interdite.
03:41C'est normalement les plus radicaux qui vont s'y retrouver.
03:44D'accord, mais l'officiel partira à Paris où il y aura plus de monde.
03:47Et effectivement, le rendez-vous est place de l'hôtel de ville, ils ont annoncé en tout cas que leur
03:52objectif c'était d'aller sur Matignon.
03:54Et c'est pour ça que c'est plutôt les plus radicaux qui se rassemblent ici.
03:58Alors visiblement, elle aurait pu être interdite, mais pour éviter des heurts inutiles,
04:03peut-être que le ministre de l'Intérieur et le préfet de police ont décidé finalement de la laisser avancer
04:07en l'encadrant strictement, je pense.
04:09Oui, et alors il est probable que par contre elle ne puisse pas aller jusqu'à Matignon, ça c'est
04:12quasiment évident.
04:13Ah, je pense que le gouvernement ne tombera pas ce soir.
04:15Mais en tout cas, le plus probable c'est qu'effectivement, ils finissent par rejoindre le cortège officiel.
04:22On a Jérôme Rodriguez qui est avec nous. Bonjour Jérôme Rodriguez.
04:27Bonjour.
04:28Bonjour. Vous pensez que l'exaspération du pays, l'ampleur de la fracture sociale, le mécontentement, les indignations,
04:34la collection de colère qui est amoncelée aujourd'hui depuis quelques jours,
04:38peut provoquer, alors que ça n'a pas été le cas jusqu'à présent, un vrai mouvement social de masse
04:45à l'échelle nationale ?
04:47J'aimerais vous dire que oui, mais dans l'absolu, je ne suis pas devin et tout sera mis en
04:52lumière ou pas samedi prochain.
04:55Les conditions sont quand même réunies, ça vous en convenait sur l'ampleur du mécontentement ?
05:01Indéniablement, comme je vous ai expliqué la dernière fois, la plupart des gens qui viennent discuter ou débattre avec moi
05:06dans la rue
05:06ils ne sont que des mécontents, c'est pour ça que des fois que je dis que je ne suis
05:10pas très objectif
05:10parce que je n'ai jamais eu personne qui vienne me voir en me disant la Macronie c'est génial,
05:14j'adore, j'adhère.
05:16J'ai beaucoup de personnes...
05:17Ils sont très rares, ils sont devenus très rares. Je les ai connus ces gens-là en 2017 et 2018.
05:21Et puis ils s'étiolent, ils sont de moins en moins nombreux.
05:23Ils sont tellement rares que dans l'absolu, moi je n'en connais pas et ils ne viennent pas me
05:26parler.
05:28Quoique je suis peut-être un peu menteur parce que j'ai quand même...
05:30On se demande comment Emmanuel Macron a été élu parce que je ne trouve plus du tout ces anciens électeurs.
05:34Ça s'évapore, ça s'évapore.
05:37On est d'accord là-dessus, c'est sûr.
05:39Maintenant, il est clair que différentes strates de la population française
05:42ou différentes catégories socio-professionnelles viennent discuter avec moi.
05:46D'accord ou pas d'accord avec les gilets jaunes, quoi qu'il advienne.
05:49Il y a énormément de mécontents.
05:51Au-delà des carburants, l'inflation dans sa globalité, le ras-le-bol,
05:57le fait de ne pas être entendu, le fait de toujours payer plus et toujours avoir moins.
06:02Il y a un mécontentement bien présent aujourd'hui dans ce pays.
06:06Est-ce qu'il va se concrétiser dans une action commune à l'échelle du territoire samedi prochain ?
06:12Moi, à titre personnel, j'aimerais bien, mais je n'ai pas de certitude.
06:17De toute façon, 17 ou pas 17, les problèmes ne vont pas se régler en une journée.
06:21J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur les réseaux sociaux ce week-end
06:24avec une vidéo où j'explique très clairement que de toute façon râler derrière son téléphone,
06:29ça ne va pas aider à grand-chose et que le 17 ne fera pas tout non plus
06:32et qu'il faudra perdurer à exprimer l'ensemble de nos revédications aujourd'hui
06:37pour essayer d'améliorer le quotidien de l'ensemble des citoyens qui vivent dans ce pays.
06:41Jérôme Rodriguez, vous vous souvenez du mouvement des Gilets jaunes, spontanéité, en ferveur même.
06:47Il était ferme, il était prégnant, mais il n'a pas été marqué dès le départ sous le saut de
06:52la violence.
06:52Est-ce qu'aujourd'hui, la présence de cette violence immédiate et un petit peu permanente
06:57peut entamer ou altérer, j'allais dire, la mobilisation de masse ?
07:02Est-ce que ça peut faire peur ?
07:03C'est quelque part l'héritage qu'ont laissé les Gilets jaunes aujourd'hui en termes de maintien de l
07:09'ordre
07:09qui s'est complètement, on va dire, réorganisé en accédant à beaucoup plus de violence.
07:15Nous, on le voit sur le terrain. Je vous donne un exemple très précis.
07:18Quand on faisait courir les policiers à l'époque, il y avait 32 kg sur le dos pour nous courir
07:23après.
07:24Il est beaucoup plus compliqué qu'aujourd'hui parce qu'ils se sont complètement allégés.
07:27De toute façon, c'est simple. Quand on passe de 15 milliards de budget à 25 milliards de budget
07:31et que les commissariats continuent à tomber en lambeaux, on se demande où l'argent est parti
07:34et essentiellement dans le maintien de l'ordre.
07:36Et aujourd'hui, moi je l'avais déjà exprimé, que ceux qui rentreraient sur le marché de la colère
07:41un jour ou l'autre seraient bien accueillis, et c'est ironique dans ma parole,
07:48seraient bien accueillis par les policiers.
07:49Manque de bol aujourd'hui, ça tombe sur les lycéens parce que ce sont eux qui sont en colère
07:53et ils prennent tout autant, voire même pire, que ce qu'ont pris les Gilets jaunes
07:57ne serait-ce que si on fait un parallèle sur le nombre de gardes à vue.
08:01On est aujourd'hui sur, non pas une réponse politique, mais une réponse policière,
08:06une réponse de répression.
08:08Je tiens à rappeler quand même que celui qui était quand même aux manettes à l'époque
08:11dans le PC sécurité de la préfecture de police de Paris, c'était Laurent Nunez.
08:15Oui, qui était déjà comme une police, bien sûr.
08:17Et si on est sur ce schéma de violence aussi, c'est qu'il intègre dans du maintien de l
08:21'ordre
08:21des policiers qui n'ont rien à y faire, comme par exemple la BAC ou la CSI.
08:26Je tiens à rappeler que la majeure partie des Gilets jaunes qui se sont fait crever des yeux,
08:29ce n'est pas par des CRS ou des gardes mobiles de gendarmerie qui ont du métier en termes
08:34de maintien de l'ordre, ne serait-ce qu'à l'époque.
08:36Et moi, j'ai eu l'occasion d'échanger avec certains CRS qui me disaient que ces gens-là
08:39n'avaient rien à foutre sur le terrain du maintien de l'ordre.
08:41Et si on s'aperçoit aujourd'hui qu'il y a autant de blessés du côté des lycéens
08:44et autant de violences, c'est parce qu'on fait appliquer du maintien de l'ordre à des gens
08:48qui n'ont pas le métier de ce que peut être un CRS ou un gendarme garde mobile, avec certitude.
08:56Donc on sent qu'il y a une doctrine aujourd'hui beaucoup plus violente en termes de maintien
09:01de l'ordre et que le but du jeu, c'est de faire taire tout mouvement de contestation,
09:07tout type de mécontentement, parce que dans l'absolu, les politiciens aujourd'hui
09:11n'ont aucune réponse politique à apporter en termes de solutions
09:14pour tout l'ensemble des citoyens qui vivent dans ce pays.
09:18Et combien même, si on les écoute parler, il y a soi-disant plus d'argent
09:22pour pouvoir pallier aux besoins, aux désirs, aux vouloirs de ces mêmes citoyens.
09:29Jérôme Rodriès, Olivier Vial ne semble pas partager votre avis sur la façon dont les forces de l'ordre se
09:34comportent.
09:35Oui, parce que là, en fait, notamment sur les lycéens, même si effectivement
09:38il y a une vraie volonté d'imposer ce narratif-là,
09:42quand on regarde les chiffres, le nombre de violences,
09:46il est plutôt tourné sur les personnels de l'éducation, et ce n'est pas les policiers qui...
09:49Aujourd'hui, on a un peu plus de 350 personnes de l'éducation qui ont été violentées,
09:55on a 900 policiers et on a 300 jeunes.
09:58Mais sur ces 300 jeunes, il n'y a que 25 qui ont ouvert des enquêtes de l'IGPN.
10:04Les autres jeunes, ils ont été violentés par d'autres jeunes.
10:07On a notamment là, encore aujourd'hui, il y a deux jeunes qui ont pris des mortiers.
10:13Ce n'est pas les policiers qui ont tiré les mortiers, c'est d'autres lycéens.
10:16Donc on a quand même une proportion...
10:18Le coup des 25 enquêtes, moi je veux bien, à l'époque, il y a eu 400 plaintes de la
10:23part de violences policières
10:25sur les gilets jaunes.
10:27Il n'y en avait que deux qui avaient été attrapés.
10:28Mais là, il n'y a même pas de plainte.
10:30À un moment donné, les ratios...
10:32Non, mais il n'y a pas de plainte.
10:33Là, par exemple, il y a aussi...
10:35Je veux bien, quoi.
10:36Il y a une plainte de violence policière.
10:37Il y a une plainte sur une violence...
10:38Vous laissez finir, j'ai rencontré yes, et puis je vous donne la parole de l'idée.
10:41Non, mais moi je veux bien.
10:43Il y a eu 25 000 blessés dans le mouvement des gilets jaunes.
10:46Il y a eu 32 yeux crevés.
10:47Il y a eu 6 mains arrachées.
10:49Il n'y a pas eu pour autant d'enquête.
10:51Ce n'est pas la même chose.
10:52Mais un gamin aujourd'hui qui se fait éclater un oeil sur une manifestation lycéenne
10:56ou sur un blocus lycéen, ou un gamin qui se fait arracher une main
11:00et qu'on nous dise qu'il n'y a que seulement 25 enquêtes,
11:02c'est marrant parce que quand c'est un gamin qui va venir blesser un policier,
11:06on est capable de le retrouver en 24 heures et de venir frapper à sa porte à 6 heures du
11:09matin.
11:10Et je me dirais que c'est normal parce que s'il a fait quelque chose de mal,
11:13il doit assumer sa responsabilité.
11:14Par contre, quand c'est les flics qui déglinguent la gueule du peuple,
11:17c'est du mal, on a plus du mal à les trouver.
11:18Et à titre personnel, il faut que j'attende 8 ans et demi pour avoir un procès.
11:21On va continuer à en discuter sur Sud Radio.
11:23Il est 13h15 à Nissan.
11:26Alors à suivre, Benjamin Cochy, Gilets jaunes également, nous rejoindra.
11:31La mobilisation d'aujourd'hui rappelle-t-elle la colère des ronds-points ?
11:35Qu'est-ce qui fait qu'un mouvement s'étend, rassemble et oblige le pouvoir à répondre ?
11:38On en parle dans quelques instants sur Sud Radio.
11:41Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricolégas.
11:47Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h18 dans le face-à-face qui porte sur l'actualité
11:52de ce mouvement étudiant et des manifestations d'aujourd'hui.
11:54En studio, Olivier Vial est à côté de moi.
11:56On va avoir Benjamin Cochy dans quelques instants à l'antenne.
11:59Olivier Vial, Jérôme Rodriguez disait quand même que la violence policière était plus grave
12:04que l'on veut bien l'admettre.
12:06Non, alors vraiment, en plus sur ce mouvement lycéen, on voit qu'il y a des vraies consignes de retenue.
12:13Et c'est heureux, puisque l'idée ce n'est pas justement de blesser les gens, mais ça a un
12:19coût.
12:20C'est-à-dire que quand on décide de ne pas intervenir, c'est ce qui explique qu'il y
12:23a des incendies qui prennent.
12:25Parce que si on intervenait dès le premier feu de poubelle, c'est assez compliqué.
12:29Par exemple, on a eu le cas à Lille il n'y a pas très longtemps, où des lycéens mettent
12:33un feu proche du bâtiment.
12:35Les CRS veulent intervenir.
12:37Il y a un député LFI qui se met au milieu, disant qu'il ne faut pas d'interpellation.
12:41Du coup, le feu se propage, le temps que ça se calme.
12:45Donc effectivement, on voit qu'il n'y a pas cette volonté-là.
12:48Et aujourd'hui, il faut bien rappeler, on a encore eu hier huit personnels qui ont été blessés.
12:54Ça, c'est du jamais vu.
12:55Le fait d'avoir autant de personnel que des policiers soient blessés, malheureusement...
12:58C'est quand même très grave.
12:59C'est quelque chose qu'on avait l'habitude.
13:01Je vais vous dire qu'un flic se fasse taper dessus et qu'un flic blesse.
13:05Mais qu'un enseignant qui est là, qui fait partie, j'allais dire, de l'outil humain qui participe de
13:11la pédagogie, soit l'objet de la cible,
13:14ça veut dire que ces gamins sont sans aucun discernement.
13:17Surtout qu'en plus, il y en a certains qui n'ont même pas été agressés parce qu'ils essayaient
13:21de s'interposer,
13:22mais qui ont été pourchassés dans la rue.
13:24On a vu, effectivement, des enseignants pourchassés dans la rue par des lycéens,
13:29qui, d'ailleurs, n'étaient souvent pas de l'établissement en question.
13:33Sur les deux faits les plus graves, il y a l'œil perdu et la main arrachée.
13:37La procédure d'enquête est toujours en cours.
13:39La procédure est en cours.
13:52Il y aura sanction, bien entendu, et pour l'instant, nous n'avons pas ce qu'il n'est pas
13:56encore avéré.
13:56Ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que les policiers, c'est la profession qui est la
14:00plus surveillée, la plus réglementée.
14:02Le nombre de sanctions en discipline, elle est dix fois supérieure à l'ensemble du reste de la fonction publique.
14:08L'IGPN, ça n'existe avec cette rigueur et cette sévérité-là.
14:12Il y a des services de contrôle dans tous les polices du monde,
14:15mais l'IGPN, c'est un phénomène spécifiquement français.
14:18Et je peux vous dire que les policiers vous disent, quand ils tombent dans le collimateur, ils ne se font
14:21pas rater.
14:22En plus, les lycéens et les mouvements d'extrême-gauche sont aujourd'hui extrêmement friands d'images où la police
14:29surréagit.
14:31Et vous voyez d'ailleurs tous les lycéens, quand ils attaquent la police,
14:34maintenant ils attaquent la police en se filmant et en filmant la police.
14:37Donc c'est à la fois pour se produire des images pour eux,
14:39et à la fois en espérant qu'il y ait un geste qui puisse être isolé et qui puisse servir
14:45de moteur à une contestation derrière.
14:47Si tu me tapes trop fort, je te dénonce à l'IGPN.
14:50Benjamin Cauchy, vous avez souvenirs ?
14:54Bonjour Benjamin, merci d'être avec nous sur Sud Radio.
14:58Benjamin Cauchy, j'ai eu Rodriguez tout à l'heure et je vous ai maintenant,
15:02j'ai l'impression qu'on fait un tour dans l'histoire de France.
15:05Et pourtant, le malaise et cet extraordinaire, Benjamin Cauchy, le Président de la République,
15:11on va l'entendre dans quelques instants,
15:14le Président de la République disait qu'il était à l'écoute des souffrances des Français
15:19et qu'il allait trouver les solutions adéquates.
15:22Nous sommes combien ? On est huit ans plus tard,
15:26et la situation est peut-être pire qu'avant.
15:30Vous sentez que les conditions sont réunies Benjamin Cauchy ?
15:33Je sais que vous êtes un petit peu d'imitatif parce que ça ne se décrète pas,
15:36ce n'est pas un mécanisme qui correspond à un déclenchement prémédité.
15:39Vous pensez quand même que les raisons sont réunies ?
15:46De l'indignation, de la colère, ça peut reprovoquer un mouvement social ?
15:50Il y a une colère profonde, multiple par ses causes
15:56et multiple par le pourrissement de certaines de ses causes.
15:59Je pense évidemment à l'éducation nationale
16:02parce que jamais rien n'a été véritablement fait
16:06pour adapter l'éducation nationale aux enjeux de demain et à l'intelligence artificielle.
16:10Et effectivement, aujourd'hui, on a une nouvelle génération qui se sent un peu paumée,
16:14qui comprend bien que des diplômes bidons avec un parcours sup pas idéal
16:20pour arriver à faire des bullshit jobs, comme j'ai envie de dire,
16:24et qui se sont transformés par l'intelligence artificielle,
16:27il y a une colère.
16:28Il y a une colère sur le pouvoir d'achat, évidemment,
16:30et ça, on peut le corréler à ce qui se passait en 2018,
16:33mais la grande différence qu'il y a avec 2018,
16:35c'est qu'en 2018, il y avait encore des marges de manœuvre.
16:38Aujourd'hui, les Français ont bel et bien compris que les caisses étaient vides
16:41et qu'à six mois des élections présidentielles,
16:44vous avez un schisme encore entre les gens qui ne sont pas contents.
16:47Vous avez ceux qui réclament plus d'aide,
16:48que vous allez voir défiler dans la rue avec la France insoumise.
16:53Et puis, vous avez les Nicolas Kippé,
16:54ceux qui ont compris que pour que le pays s'en sorte et pour vivre mieux,
16:59il fallait que l'État dépense moins.
17:01Et donc là, je pense qu'il y a un schisme qui fait que ça ne va pas coaguler,
17:04parce qu'à un moment donné, il y a la réalité des chiffres.
17:06On peut promettre Mons et Merbeil,
17:08on peut promettre de raser gratis demain.
17:11Quoi qu'il en soit, la France dépense tous les ans 30% de plus que ce qu'elle ne
17:15gagne.
17:16Quel foyer pourrait durer de plusieurs mois ?
17:19Une fois qu'ils ont vidé le livret A, comment ils font ?
17:23On veut dire qu'ils dépensent 30% de plus que ce qu'ils ne gagnent.
17:25Et pourtant, c'est ce qui se passe avec l'État.
17:27Alors justement, on écoute le président de la République, il y a 8 ans, regardez ce qu'il disait
17:31en réponse à l'exaspération et à l'indignation d'une partie de la population française.
17:36Cette indignation, beaucoup d'entre nous, beaucoup de Français peuvent la partager.
17:42Et celle-là, je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.
17:48Ce fut d'abord la colère contre une taxe.
17:51Et le Premier ministre a apporté une réponse en annulant et en supprimant
17:55toutes les augmentations prévues pour le début d'année prochaine.
17:59Mais cette colère est plus profonde.
18:01Je la ressens comme juste à bien des égards.
18:05Et elle peut être notre chance.
18:09C'est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lève chaque jour tôt
18:13et revient tard pour aller travailler loin.
18:16C'est celle de la mère de famille, célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus.
18:21Qui n'a pas les moyens de faire garder les enfants et d'améliorer ses fins de mois.
18:25Vous avez vu l'élocution, le ton théâtre, il savait y faire.
18:31Et c'est vrai que quand je vois l'image, il a les yeux presque embués.
18:35On voit qu'il est en train de partager cette souffrance.
18:38On est huit ans après, mais quel fiasco épouvantable.
18:41C'est le fiasco épouvantable.
18:42Et surtout, effectivement, et je rejoins un petit peu ce qu'a dit Benjamin Cochy,
18:46En fait, l'inquiétude, elle est importante et elle est répartie de façon très large dans la population française.
18:55Sauf qu'on voit que l'inquiétude ne suffit pas pour faire une mobilisation.
19:00Il y a des travaux, d'ailleurs, ça a été très étudié,
19:02notamment par une professeure de sciences politiques qui s'appelle Delphine Pouchin,
19:06qui avait montré comment on passe de l'éco-anxiété à l'éco-colère.
19:09Et donc, il faut désigner un responsable.
19:12Et c'est là, en fait, pour transformer l'inquiétude en colère,
19:15il faut qu'il y ait un responsable qui soit clairement désigné.
19:18Alors, si Emmanuel Macron, au moment du mouvement des régions,
19:23apparaissait comme le seul et unique responsable,
19:26là, aujourd'hui, effectivement, vu qu'il est en fin de mandat,
19:29son autorité a commencé à chuter.
19:31Alors, c'est vrai que si on nous refait une déclaration comme ça aujourd'hui,
19:34peut-être que ça peut motiver les gens à se mobiliser.
19:36Il a ouvert les caisses, vous vous souvenez ?
19:37Oui, oui.
19:37Un milliard, ensuite, là, il dit, quelques phrases après,
19:41100 euros de prix, mais je vais demander ensuite à ce que...
19:43Mais malgré tout, en fait, et c'est ce qui a changé,
19:46c'est que là, on voit, et c'est d'ailleurs la dérive de ce mouvement-là,
19:50vu que l'extrême-gauche a pris tout de suite le leadership sur le mouvement,
19:54les revendications ne sont pas très concrètes.
19:58On est sur l'anticapitalisme, sur l'antipatriarcat,
20:00sur l'anticolonialisme, sur la Palestine,
20:02sur des sujets qui sont, en fait, assez éloignés.
20:04Quand Benjamin Cauchy dit qu'effectivement,
20:06les étudiants n'ont pas envie de bullshit job,
20:10oui, sauf qu'en réalité, les revendications des mouvements lycéens et étudiants,
20:14c'est exactement le contraire.
20:15Ils demandent plus de place pour qu'on aille à l'université,
20:18quel que soit son niveau.
20:19C'est exactement le contraire de ce qu'il faudrait faire.
20:21Benjamin Cauchy, on est d'accord, il y a un leurre.
20:23Ah oui, non, mais clairement, on est face à quand même une partie de la classe politique.
20:29Il faut appeler un chat un chat,
20:30qui est en train d'utiliser une colère légitime des étudiants,
20:34mais qui est en train de leur montrer le mauvais bout de la lorgnette.
20:37Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt.
20:40Et clairement, le problème, ce n'est pas d'avoir plus de frites à la cantine
20:42ou d'avoir un trou, au moins, dans son agenda.
20:44La question, c'est de savoir, est-ce qu'on a des études et une formation
20:48qui va nous permettre d'avoir un job demain ?
20:50Et ça, c'est le vrai tableau en jeu.
20:52Et finalement, la jeunesse est prise en otage par des gens
20:54qui, en cette période de trouble dans tous les domaines,
20:57comme je vous le disais, économiques, éducation,
20:59mais économiques aussi, financiers.
21:01On est quand même au bord du gouffre.
21:02On est en train de marcher au bord de la falaise
21:03depuis quand même plusieurs semaines et plusieurs mois.
21:06Quoi qu'il en soit, les gens sont à la recherche d'une autre solution.
21:11Et là, pour le coup, l'extrême gauche est extrêmement dangereuse
21:13parce qu'elle, elle s'amuse à apporter un projet de société extrêmement complet,
21:17qui me semble mauvais pour la France.
21:20Ça, c'est mon référence, ça a été très clair.
21:25C'est un référence, ça a été très clair.
21:50Il est fort à parier, effectivement, que les colères,
21:53ce qu'on dirait, je s'amoncèle dans la rue et continuent.
21:56Mais il va falloir apporter une dose d'espoir.
21:59Je n'ai pas dit endormir les gens parce que les gens ne sont plus dupes.
22:02Ça, c'est clair et net.
22:03Mais quoi qu'il en soit, il faut leur proposer une véritable alternative.
22:06Et là, les revendications que, comme le disait Olivier,
22:09sont portées dans la rue,
22:10« Free Palestine », « Queer from Palestine »,
22:13enfin bref, ça me fait halluciner,
22:14n'ont strictement rien à voir avec les enjeux que notre pays doit relever.
22:18Vous restez sur Sud Radio.
22:19Le débat continue, et Anissa, on se retrouve dans quelques instants.
22:21Absolument.
22:22L'acte 5 de la mobilisation nationale des lycéens et des étudiants a lieu aujourd'hui.
22:26Ils sont massivement rejoints par les syndicats professionnels.
22:29Et vous, dites-nous, sentez-vous que la colère monte autour de vous,
22:32dans votre famille ou au travail ?
22:34Partagez votre ressenti au 0826 300 300.
22:38Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
22:44Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h32, je reçois Olivier Vial.
22:47On a Benjamin Cochy qui est à l'antenne.
22:49On essaie de décrypter le mouvement d'aujourd'hui, la colère.
22:53Est-ce que ça va prendre ?
22:53Est-ce qu'on est à l'aube ?
22:55On est à l'aube d'un grand soir, que certains souhaitent.
22:58Et est-ce que la violence n'est pas en train de polluer un petit peu,
23:01ou, j'allais dire, de désorienter ce mouvement lycéen
23:03qui est tout à fait légitime et on fait le point.
23:05Anissa, pouvez-vous nous dire, qu'est-ce que réclament les manifestants ?
23:09Alors, ce que réclament les manifestants, d'abord des cours.
23:12Des cours assurés, des professeurs remplacés quand ils sont absents,
23:15moins d'élèves par classe et des bâtiments en bon état.
23:17Ils demandent aussi davantage d'infirmières, de psychologues,
23:19de personnel d'accompagnement.
23:21Des journées de cours mieux organisées.
23:23L'Union étudiante réclame un plan d'urgence de 10 milliards d'euros.
23:26Les organisations de jeunesse portent 10 mesures parmi elles.
23:29Mettre fin à la sélection par cours sup et mon master.
23:32Augmenter les bourses de 200 euros par mois.
23:35Garantir l'accès au repas à 1 euro.
23:37Et geler les loyers des résidences du CRUS.
23:39Elles demandent également la fin des violences policières contre le mouvement.
23:42Les personnels de l'éducation ont eux aussi leur revendication.
23:46Annuler les suppressions de postes prévues au budget de 2027.
23:50Augmenter les salaires et améliorer leurs conditions de travail.
23:54Et voilà pour l'essentiel.
23:56Qui trouve-t-on dans cette foule ?
23:57Eh bien alors les lycéens, les étudiants, les enseignants et les autres personnels.
24:01Les six fédérations de l'éducation appellent à se mobiliser.
24:04FSU, UNSA, FOS, CFDT, CGT et Sud.
24:08À Paris, l'appel réunit aussi l'union syndicale lycéenne, l'union étudiante, l'UNEF et la FAGE.
24:15Des salariés d'autres secteurs sont invités à les rejoindre.
24:19Dans la capitale, le rendez-vous est, comme vous le savez, fixé à 14h, place d'Italie.
24:23Sans oublier les casseurs et les fouteurs de merde.
24:25Et qui seront toujours au rendez-vous.
24:26Et grâce à qui, d'ailleurs, c'est devenu un événement national.
24:29Parce que la manifestation aurait été normale, ça aurait été très normalement.
24:31Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa présence par ailleurs.
24:34Et Greta Thunberg aussi.
24:35Voilà.
24:36Donc, récupération, Olivier Vial, visiblement ?
24:38En réalité, c'est ce que j'ai écrit il y a quelques temps.
24:43C'est même inédit, c'est le contraire.
24:44Ce n'est pas une récupération.
24:46C'est qu'effectivement, le mouvement, cette fois-ci, est parti de la violence.
24:50En réalité, le mouvement par le 17 octobre...
24:53La violence était à l'origine du mouvement.
24:55En fait, le 17 octobre, il y a un seul lycée.
24:57Et là, effectivement, on a des revendications très concrètes.
24:59Dès le 21, le mouvement se nationalise.
25:02Et il se nationalise par la violence et par les cassages.
25:04Et c'est seulement après que les syndicats arrivent
25:07et commencent à nous faire une liste de revendications
25:09qui sont d'ailleurs très éloignées
25:11des premières revendications qu'on entendait sur les blocages.
25:14Donc, parce que quand on posait la question sur les blocages,
25:17la première revendication, c'était les violences policières.
25:19C'était effectivement la lutte contre la Palestine,
25:22ce qui expliquait qu'il y avait des drapeaux.
25:24Et c'est simplement après,
25:25quand les syndicats sont arrivés,
25:26qu'ils se sont dit, soyons sérieux,
25:28annonnent quand même des choses un peu plus concrètes.
25:29Et c'est là qu'on a vu apparaître
25:32Parcoursup, le plan de 10 milliards,
25:34le repas à 1 euro, etc.
25:35Tout ça est arrivé après.
25:36Donc, on a un mouvement qui s'est construit à l'envers,
25:40avec d'abord la violence,
25:41puis la syndicalisation.
25:43Là, on est dans la phase de massification.
25:45Il y a un peu plus de monde,
25:46notamment chez les étudiants que ce qu'il y avait avant.
25:49Mais on voit aussi que petit à petit,
25:51du coup, l'intensité est en train de diminuer
25:53et que les revendications ne sont quand même pas largement reprises
25:57par les différents partenaires du mouvement.
26:00Benjamin Cochy, vous êtes un peu passé par là aussi en 2018.
26:03Aujourd'hui, même chose, récupération ou manipulation, selon vous ?
26:08Clairement, il y a une récupération.
26:11Je ne sais pas si c'est une récupération,
26:12ou finalement une organisation qui a été faite et mise en place
26:15par l'extrême-gauche, plutôt.
26:16Donc, une manif.
26:17J'ai eu le sentiment, quand même,
26:20qu'il y avait quasiment délivré comment réaliser un blocus de ton lycée.
26:25Oui.
26:25J'ai vu apparaître sur des réseaux sociaux
26:27« ça cache ton lycée ».
26:28J'ai vu Louis Boyard faire la tournée des facs.
26:31J'ai vu aussitôt tous les groupuscules d'extrême-gauche,
26:35alternative, jeune garde et des consorts,
26:38et tous les groupements, notamment là sur Toulouse ou en Occitanie,
26:42agir assez rapidement aux abords des lycées.
26:44Donc, je pense qu'il n'y a pas de fumée sans feu,
26:47et pour le coup, je pense que l'étincelle a été déjà allumée
26:50par l'extrême-gauche.
26:51Donc, ce n'est pas de la récupération,
26:52c'est effectivement une volonté de massification,
26:55comme disait Olivier.
26:57Perde d'intensité, parce qu'au final,
26:59je pense qu'il y a eu d'avoir quand même pas mal d'échanges
27:01entre les parents et les enfants.
27:03Il ne faut pas croire qu'on vit dans un monde
27:04où on n'échange pas avec les enfants,
27:05et qu'on a pas mal de parents,
27:07peut-être aussi fait relativiser les choses,
27:08et donner un petit peu de recul à ce type de problème à leurs enfants.
27:12Alors, peut-être que je suis idyllique,
27:13mais, quoi qu'il en soit, je pense que ça a pu être utile.
27:17Mais, pour le coup, c'est véritablement une mise en scène
27:20de l'extrême-gauche pour démarrer l'élection présidentielle.
27:23Benjamin Cochy, rappelez-nous comment ça s'était passé en 2018.
27:25Le mouvement est massif, soutenu par plus de 80% de la population,
27:30très longtemps le soutien.
27:32Évidemment, de temps en temps, il y a des débordements,
27:34il y a la scène de l'arc de triomphe,
27:35et à la fin, on voit bien qu'il y a une répétition de la violence.
27:38Est-ce qu'il y a eu aussi une tentative de récupération,
27:40où ce sont des groupes isolés,
27:42qui étaient finalement contents de casser,
27:44parce qu'ils étaient venus pour casser ?
27:45Et les Gilets jaunes n'avaient rien à voir avec ça au départ,
27:47le mouvement social.
27:48Dans la genèse des Gilets jaunes,
27:50il y avait vraiment absolument toutes les tranches,
27:53toutes les strates de la population,
27:54de l'extrême-gauche à l'extrême-droite,
27:56des gens qui n'étaient non politisés,
27:57qui étaient déjà descendus dans la rue.
27:58Vous aviez des mamans avec des poussettes,
28:00vous aviez des jeunes retraités,
28:02vous aviez des artisans qui étaient là,
28:04vous aviez des flics en civil qui venaient là sur leur temps de poste,
28:07vous aviez des infirmières qui étaient là,
28:09parce que c'était leur journée de récupération.
28:11Et ces gens-là, finalement,
28:12ils étaient issus de toutes parts en France,
28:15notamment de la France périphérique.
28:18Et ces gens-là réclamaient,
28:20non pas plus d'aide,
28:21mais moins de charges, moins de taxes.
28:22Je me souviens, j'étais à Marianne,
28:24on était allés les voir,
28:25on avait trouvé 25 leaders,
28:27et c'était vraiment des gens qui représentaient la réalité du pays,
28:29et qu'on avait marre d'avoir payé la facture
28:31pour une classe qui en avait profité.
28:33Et ça s'est transformé,
28:34et ça s'est transformé,
28:35quand j'ai vu les chasubles rouges de la CGT
28:38s'enlever au bord des voitures
28:39pour enfiler des chasubles jaunes,
28:41notamment à Gaillac,
28:42j'ai été témoin de ça,
28:45des CGTistes qui rentrent dans la permanence de Gaillac
28:48et qui ressortent avec un gilet jaune
28:50avant d'aller sur un rond-point,
28:51j'ai compris qu'il y avait un entrisme extrêmement fort,
28:53il y a eu une chasse à l'homme politique
28:55qui a été menée au sein du mouvement des gilets jaunes,
28:58de façon à ce que ce soit le plus d'aides,
29:00on réclame plus d'aides,
29:01qui prennent le lead sur on veut moins de taxes
29:04et on veut moins d'États.
29:05Donc là, clairement,
29:07évidemment, la violence, finalement,
29:10a été servie sur un plateau par la gauche
29:14et l'extrême gauche.
29:15Je vous donne la parole.
29:17Mais allez-y, félicie Jean-Benjamin, félicie.
29:20Non, mais je veux dire,
29:21le fait, si vous voulez,
29:22pour parler clairement,
29:23la genèse du mouvement des gilets jaunes,
29:25ça démarre le 17 novembre
29:26et le 11 décembre 2018,
29:28le président de la République
29:30annonce la suppression
29:32d'à peu près 6 milliards de taxes
29:33qui allaient d'ouvrir sur la tête
29:34et une enveloppe de 3 milliards et demi
29:38de primes
29:39qu'il a appelées primes Macron,
29:40qui s'appelait primes gilets jaunes,
29:41qui est devenues primes Macron
29:42et qui est devenues primes
29:44sur la valeur ajoutée aujourd'hui.
29:45Voilà un petit peu la genèse.
29:46Tout à fait.
29:46Ensuite, on a un grand débat.
29:47C'est pas fiscal.
29:48Mais voilà, donc c'était 10 milliards d'euros
29:49le 11 décembre 2018.
29:51On avait fait le tour.
29:52Oui, comme quoi sortir dans la rue,
29:54ça peut rapporter.
29:55Olivier Vial, je vous donne la parole.
29:56Dans une seconde, je prends Simon
29:57qui nous appelle de Perpignan.
29:58Bonjour Simon.
30:01Bonjour Simon.
30:02Que vous inspire cette situation ?
30:04Vous estimez que la colère
30:05de la jeunesse est légitime
30:07ou que ça prend une tournure inquiétante ?
30:10Il y a toujours une légitimité
30:12dans une colère
30:13quand il y a des revendications exprimées.
30:14Mais là, je voudrais quand même
30:16préciser quelque chose.
30:17Au-delà de la récupération
30:18et de la manipulation,
30:20moi, je dirais que ce mouvement-là,
30:22d'abord, est orchestré
30:23par l'extrême-gauche.
30:25Aussi bien par les élus
30:26d'extrême-gauche
30:27que les syndicats lycéens
30:29d'extrême-gauche
30:30et les syndicats d'étudiants
30:31et que les syndicats
30:32de tout court
30:33à sensibilité de gauche.
30:34Et qu'effectivement,
30:36là, il y a quand même
30:37quelque chose
30:37par rapport aux Gilets jaunes
30:38où ça a été pris par la suite.
30:41question de temporalité.
30:43Le président, à l'époque,
30:44des Gilets jaunes,
30:45il fallait qu'il trouve
30:45une solution
30:46pour mater,
30:48si vous voulez,
30:49les revendications.
30:51Et là, par contre,
30:52je pense
30:53et je suis quasiment sûr
30:54qu'il y a
30:56une compromission
30:57entre le gouvernement
30:58et ses syndicats
31:01et ses mouvements-là
31:02parce que ça lui rend service
31:03cette fois-ci.
31:05Donc, automatiquement,
31:06on n'a pas du tout
31:07la même emprise.
31:09Il y en a,
31:09il y en a,
31:10pour exemple,
31:10uniquement,
31:11c'est que le président
31:12n'a jamais bougé
31:13quoi que ce soit
31:14quand on dit
31:16que la police
31:16et qu'il y a quand même
31:17le pouvoir égalien
31:18par excellence
31:20est violente.
31:21Il n'a jamais fait
31:21la moindre action
31:23pour essayer
31:24d'empêcher
31:26les hommes politiques
31:26de pouvoir diffamer
31:28comme ça tout encore.
31:30Il a participé
31:31lui-même d'ailleurs.
31:32Oui, il a un peu participé
31:34et il a un peu participé
31:34tout à fait,
31:35bien sûr, bien sûr.
31:36Donc, ce qui veut dire
31:37déjà qu'il s'associe
31:38et même quand on parle
31:40de partis
31:41que les autres partis
31:42qui n'ont aucun argumentaire
31:45pour disqualifier
31:46disent fasciste,
31:48xénophroubisme
31:48et tout ça,
31:49tout ça, c'est sujet
31:50de toute façon
31:51en réaction judiciaire
31:52et devrait être poursuivi.
31:54Mais là,
31:55il n'y a aucune action
31:56qui est faite
31:56dans ce sens-là
31:57parce que pour l'instant,
31:58il y a effectivement
31:59une compromission.
32:01Donc, moi,
32:02je trouve que
32:04ce mouvement-là
32:05n'aura pas
32:05la même finalité
32:06de toute façon
32:07que le mouvement
32:08des Gilets jaunes
32:08et que de toute façon,
32:10il y a vraiment
32:13une volonté
32:13de se dire
32:14bon,
32:15je vais l'exploiter
32:16parce qu'il y a bientôt
32:17des élections présidentielles
32:18et si je pouvais avoir
32:19que ce soit en extérieur
32:20ou en intérieur
32:22un mouvement violent,
32:23je pourrais reprendre la main
32:25et peut-être
32:26générer des difficultés
32:27pour pouvoir organiser
32:28des élections
32:29et surtout essayer
32:30de nuire au parti
32:31qui est pour l'instant
32:32jugé en tête
32:33et qui, pour lui,
32:34c'est quelque chose
32:35d'insupportable.
32:37Voilà.
32:38Donc, vous parlez
32:40de compromission.
32:41Olivier Vidal,
32:41vous pensez qu'il y a
32:42un début
32:43ou une once
32:43de compromission,
32:45objectif en tout cas.
32:46Est-ce que ces gens-là
32:47ont intérêt
32:47à se mettre un peu d'accord ?
32:49Non, je pense...
32:50Alors, il n'y a pas
32:50de compromission
32:51dans le sens
32:52que l'entend
32:53votre auditeur.
32:55Ce qui est sûr,
32:57c'est que par contre,
32:58face à la violence
32:59du début du mouvement,
33:02le gouvernement a essayé
33:03et avait intérêt
33:04à ce que les syndicats
33:05reprennent un peu la main
33:06pour avoir un interlocuteur
33:07pour essayer
33:08de faire baisser l'attention.
33:09Donc ça, effectivement,
33:10ils ont d'ailleurs essayé,
33:11ils ont même quasiment
33:12créé des syndicats lycéens
33:13de toute pièce
33:13parce que,
33:14hormis l'union syndicale lycéenne
33:16qui avait le leadership
33:17du mouvement
33:18qui était vraiment
33:18un mouvement proche de LFI,
33:20les autres syndicats
33:21qu'on a vus émerger
33:22n'avaient quasiment
33:23aucune existence avant
33:24mais on voit effectivement
33:25que le gouvernement
33:26essaye d'avoir
33:26des interlocuteurs
33:27pour pouvoir faire baisser
33:28la pression.
33:29Donc ça, oui,
33:30pour ça.
33:30Après, il faut quand même
33:32ne pas oublier
33:33la nouvelle équation.
33:35Le président de la République
33:36ne peut pas se représenter
33:37et donc, en réalité,
33:38toutes ces stratégies-là
33:41ne lui savent pas grand-chose.
33:43Par contre,
33:44pour revenir juste
33:44sur la séquence d'avant,
33:47effectivement,
33:48les gilets jaunes,
33:48ce qu'il faut avoir en tête,
33:49c'est que ça a été aussi
33:50une prise de conscience
33:50pour Jean-Luc Mélenchon.
33:52Jean-Luc Mélenchon
33:52a bien vu qu'effectivement,
33:54pendant les gilets jaunes,
33:56au début,
33:56il avait méprisé le mouvement
33:57et il pensait
33:58que ça n'allait pas aller loin.
33:59Et après,
34:00il l'a effectivement,
34:01il l'a beaucoup regretté
34:02et ils ont remis en place
34:04une stratégie
34:05pour reprendre appui
34:06sur tous les mouvements
34:07de contestation.
34:08Et depuis les gilets jaunes,
34:09ils sont toujours
34:09en première ligne.
34:10Ils ont bien compris
34:11qu'ils avaient raté
34:12quelque chose
34:14en 2017-2018
34:15et qu'il fallait justement
34:16être beaucoup plus proactifs.
34:18Et là,
34:19ils l'ont été
34:19puisque les mouvements
34:20de jeunesse,
34:21il ne faut pas oublier
34:22que Louis Boyard,
34:24Rima Hassan,
34:25ça fait deux ans
34:26qu'ils font le tour des campus
34:27et qu'ils essayent
34:28d'organiser tout ça.
34:29Je demande son avis
34:30à Benjamin Cochy
34:30dans quelques instants.
34:31À Nyssa,
34:32on fait juste
34:32une toute petite pause,
34:33on se retrouve
34:33et surtout,
34:34vous nous appelez.
34:350826-300-300,
34:37les lycéens descendent
34:37dans la rue aujourd'hui,
34:38rejoints par les organisations
34:39syndicales.
34:40Seriez-vous prêts
34:41à descendre dans la rue,
34:42vous, aujourd'hui ?
34:42Dites-le-nous au 0826-300-300.
34:46Midi 14h,
34:47Sud Radio,
34:48la France dans tous ses états,
34:50Péricault-Légas.
34:52Vous êtes bien sur Sud Radio,
34:53il est 13h47,
34:54je reçois Olivier Vial,
34:55Benjamin Cochy
34:56et Talantaine,
34:56et là,
34:57je voudrais avoir
34:57des nouvelles d'Esther Borde.
34:58Esther,
34:59vous êtes toujours
34:59dans le cortège ?
35:00Vous vous rapprochez
35:01de l'hôtel de ville,
35:01me semble-t-il ?
35:03On y est.
35:04On est devant
35:05l'hôtel de ville,
35:06alors là,
35:07tous les cortèges
35:07sont rassemblés,
35:09la scène est impressionnante,
35:11il y a énormément de monde,
35:12tout le monde s'apprête
35:13à partir d'ici
35:14une dizaine de minutes
35:15pour aller en direction
35:16de Matignon.
35:18Alors,
35:18au milieu de la foule,
35:19on trouve un orchestre
35:20qui donne le rythme,
35:22voilà,
35:22ils viennent de chanter
35:23« Emmenez-moi »
35:24sur du chalaz d'amour,
35:26l'ambiance est assez festive
35:28et très revendicatrice,
35:29on sent que ces jeunes
35:31sont déterminés,
35:32ils ont envie
35:32de faire entendre
35:33leur voix,
35:33leurs revendications,
35:35on les sent déterminés.
35:37Il est prévu
35:37que la préfecture de police
35:38les laisse avancer
35:39jusqu'à quel niveau
35:40à peu près dans Paris ?
35:43Ils vont bloquer
35:45la place de la Concorde
35:46ou peut-être avant ?
35:48Alors,
35:49les partenaires
35:50étaient à proximité
35:51d'hôtels de ville
35:52tout à l'heure,
35:52voilà,
35:53ils étaient sur la route
35:55pour faire barrage,
35:56mais tout se passe bien
35:57pour l'ensemble,
35:58donc il n'y a pas
35:58d'intervention
35:59et à l'hôtel de ville
36:01tout va bien.
36:02Quel était
36:02l'itinéraire prévu ?
36:03Ils repassent
36:04sur la rive gauche
36:04ou ils contournent
36:06par le pont de la Concorde
36:07où il y avait
36:07un itinéraire de prévu
36:08ou pas encore
36:09pour les manifestants ?
36:11Alors,
36:11comme vous pouvez l'entendre,
36:12il y a énormément de bruit,
36:13je vous entends très mal.
36:14Oui,
36:14je demande
36:15s'il y avait
36:15un itinéraire de prévu
36:16par les manifestants
36:17pour aller à Matignon,
36:18par la rive gauche
36:19ou en passant
36:20par le pont de la Concorde ?
36:23Je n'en sais pas plus
36:24par où ils vont passer
36:25exactement
36:25pour aller jusqu'à Matignon.
36:26Pour l'instant,
36:27ils sont en place
36:27de l'hôtel de ville
36:28et vous dites
36:28qu'il y a du monde.
36:30Pour l'instant,
36:30il y a beaucoup d'animation,
36:32beaucoup d'ambiance,
36:33des slogans,
36:34des musiques.
36:35Et pas d'attitude violente
36:37pour l'instant,
36:38c'est assez apaisé ?
36:40Oui,
36:40pour l'instant,
36:41c'est très apaisé,
36:41pas de tension.
36:42Entendu.
36:43Merci Esther,
36:43merci Esther,
36:44bien entendu,
36:44vous restez en contact
36:45s'il y a du nouveau.
36:47Benjamin Cochy,
36:49vous êtes toujours là ?
36:50Benjamin Cochy,
36:51on discutait à l'instant
36:52avec Olivier Vial,
36:55quelle est la marge
36:56de manœuvre là
36:57du gouvernement
36:58pour éteindre
37:00ce début d'incendie
37:01et éviter la catastrophe ?
37:03Ils sont à l'os,
37:04comme vous disiez,
37:05en 2018,
37:06il y avait de l'argent
37:06dans les caisses
37:07et si on n'avait pas,
37:08on le créait.
37:09Là,
37:09la marge de manœuvre
37:09est extrêmement restreinte.
37:11Il y a une réponse sociale
37:11à apporter quand même
37:12et éducative
37:13sur le plan scolaire ?
37:16Honnêtement,
37:16je pense qu'il n'y a pas
37:17véritablement d'issue.
37:18La seule solution
37:19qu'ils vont essayer
37:20de trouver,
37:20c'est une solution financière,
37:24évidemment budgétaire
37:25et ils n'ont pas
37:26les marges de manœuvre.
37:27Donc, à part l'arrivée
37:29des trois mises d'enseignants
37:30et peut-être d'un moratoire
37:33sur le parcours sup,
37:34mais encore avec les futures échéances
37:37législatives et présidentielles,
37:39c'est entre guillemets,
37:40puis c'est dans un violent,
37:41si je puis me permettre l'expression.
37:42Donc, la seule chose
37:42qu'ils vont pouvoir faire,
37:43c'est de remettre
37:46le dossier de l'éducation
37:47à l'ordre du jour
37:48et comme un élément
37:50indispensable
37:51à la campagne présidentielle.
37:52Je pense que c'est
37:52la seule solution.
37:53C'est dériger l'éducation nationale
37:55et l'avenir de la jeunesse
37:56comme un pilier
37:57de la campagne présidentielle à l'avenir,
37:59mais ils n'auront pas
38:00d'autres alternatives.
38:00Toute décision politique,
38:02économique et sociale
38:02de toutes les manières
38:03est suspendue au calendrier
38:04et comment il y a une
38:05séance majeure
38:05qu'est la présidentielle.
38:06Quoi qu'on dise,
38:07pour l'instant,
38:08ça n'aura pas l'incidence.
38:08Nous avons Damien
38:09qui nous appelle
38:10de Castanet-Tolosan.
38:12Bonjour Damien.
38:13Vous pensez
38:14que ce mouvement
38:15est vraiment récupéré
38:17ou qu'au départ,
38:17il y avait quand même
38:18une sincérité
38:19dans la démarche
38:20des lycéens ?
38:21Oui, Perigo,
38:22bonjour.
38:22Monsieur Vial,
38:23bonjour.
38:24Bonjour.
38:26Monsieur Cochi,
38:27pardon.
38:29Moi, j'ai eu l'occasion
38:30d'intervenir déjà
38:31sur notre antenne
38:32dans ce sujet
38:32il y a quelque temps.
38:33Oui, je me souviens.
38:34Je me souviens très bien.
38:35Sur la perspective
38:36de la mobilisation
38:37des mouvements
38:39de type Gilets jaunes,
38:41clairement,
38:42ce qui me gêne
38:43aujourd'hui,
38:43c'est la politisation
38:45et la récupération
38:46qui a été faite.
38:47À la base,
38:48on avait peut-être
38:48des étudiants
38:50qui avaient des revendications
38:51qui étaient
38:53ce qu'elles sont
38:54mais qui étaient
38:56fondées et sincères.
38:58Voilà,
38:58qui étaient fondées et sincères
38:59et quant à moi
39:00ce qui s'est passé
39:01avec les black box,
39:03les carcères et tout ça
39:04et voilà,
39:05derrière,
39:06il y a
39:07malheureusement,
39:08il y a toujours
39:08des factions politiques
39:09qui appellent
39:10à une bordélisation
39:11et ce qui fait peur
39:13c'est que
39:14les revendications
39:15finissent par être
39:16moillées
39:17dans ces événements
39:20et on se dirige
39:21plus vers
39:22une guerre civile
39:23je crois
39:24que vers le grand sort
39:25et une vraie
39:27récupération
39:28patriote et citoyenne.
39:29C'est ça qui est dommage.
39:29Oui, mais on comprend
39:30votre point de vue
39:31Damien, Olivier.
39:32Oui, mais totalement
39:33parce qu'effectivement
39:33les inquiétudes
39:34des lycéens
39:35on en a déjà parlé
39:36mais avoir un diplôme
39:38qui permet d'obtenir
39:39un emploi
39:41la grande solitude
39:42des jeunes
39:43en fait, on sait
39:43qu'il y a une épidémie
39:44de solitude très forte
39:45et donc un malaise
39:45très important.
39:47Toutes ces questions-là
39:47en fait, elles ne sont plus
39:49dans les revendications.
39:49Il y a eu un vrai
39:50hold-up idéologique.
39:51En fait,
39:52détournement
39:54et les revendications
39:55aujourd'hui
39:56elles sont là
39:57simplement pour nourrir
39:58l'agenda de LFI
39:59et pas du tout
40:00pour répondre
40:01aux vraies questions
40:02qui sont légitimes
40:03de cette jeunesse
40:04qui effectivement
40:04s'interroge
40:05sur son avenir
40:06sur la capacité
40:07de trouver du boulot
40:08avec l'intelligence artificielle
40:10et tout ça
40:11effectivement
40:11c'est des choses
40:11qui peuvent être angoissantes
40:12sauf que c'est pas du tout
40:13dans la plateforme
40:14de revendications
40:14au contraire
40:15et pour les enseignants
40:17il y a aussi
40:17un vrai changement
40:19à avoir
40:19parce que oui
40:20ils demandent plus d'enseignants
40:21et il y a quand même
40:23quelque chose
40:24qui est très intéressant
40:25Le ministre en a mis
40:253000 tout de suite
40:26il y a saupoudré
40:27il les a parachutés
40:29ce qui est la preuve
40:29il les avait
40:30et en fait
40:30on ne savait pas
40:31où ils étaient
40:31il faut entendre
40:32les profs en question
40:33avec qui on va faire
40:34120 kilomètres
40:35aller et retour
40:36qui ne sont pas prévenus
40:37et qui ne sont pas disposés
40:38il y a cette mauvaise gestion
40:40les ressources humaines
40:41du ministère
40:42c'est une catastrophe
40:42mais il y a une autre chose
40:43c'est qu'en 10 ans
40:44ce qui a beaucoup changé
40:45dans l'éducation nationale
40:46c'est qu'avant
40:46on disait
40:47être prof
40:48c'est un métier à vie
40:48aujourd'hui
40:50en 10 ans
40:51le nombre de démissions
40:52il a été multiplié par 8
40:53et le nombre de démissions
40:55il n'est pas simplement
40:57surtout lié aux conditions
40:58aux conditions d'études
41:00au fait que
41:01dans les classes
41:02il n'y a pas de discipline
41:04et que très souvent
41:05les professeurs
41:05se sentent isolés
41:06parce que quand ils
41:07prennent une décision
41:07leurs chèques d'établissement
41:08ne les suivent pas
41:09et les réctorats
41:10ne les suivent pas
41:11le pas de vague
41:11c'est ce qui aujourd'hui
41:13fait qu'il y a une grande partie
41:14des enseignants
41:14qui préfèrent démissionner
41:15même d'un job
41:17qui était un job
41:19normalement très sûr
41:20ils préfèrent démissionner
41:21parce que c'est intenable
41:22et donc ça
41:23si on n'est pas capable
41:24de remettre en cause
41:25ce pas de vague
41:25de faire en sorte
41:26qu'il y a un vrai pacte
41:27des adultes
41:27et qu'on retrouve du côté
41:28de l'autorité
41:29les parents
41:30les enseignants
41:31et les chefs d'établissement
41:32ensemble
41:33et bien on n'y arrivera pas
41:33Benjamin Cauchy
41:34oui Damien
41:35vous vouliez dire quelque chose
41:37Damien
41:37pour rebondir au propos
41:39de l'auditeur
41:40c'était monsieur Vial
41:41je crois
41:43la preuve est faite
41:45qu'on est sur une récupération
41:46politique
41:46parce qu'on est sur un problème
41:47franco-français
41:48et aujourd'hui
41:49moi quand on m'explique
41:50ce que folle
41:50les drapeaux
41:51de Gaza
41:52dans les manifs
41:53les drapeaux palestiniens
41:54les drapeaux palestiniens
41:55et les slogans
41:56sur la Palestine
41:57et éventuellement
41:59je conseille aux personnes
42:01qui ont orchestré
42:02la récupération
42:03de faire envoyer
42:04à ces jeunes
42:04des TV
42:05en Palestine
42:06un jour où ils cherchent
42:07le travail
42:07je pense que ça ne va pas
42:08les aider
42:10de même que
42:12la mobilisation
42:13aujourd'hui
42:13de Greta Thunberg
42:14à Saint-Denis
42:15mais qu'est-ce qu'elle
42:16vient de foutre là
42:16oui
42:17on se pose la question
42:19on se pose la question
42:21elle est venue
42:22pour dénoncer
42:23la violence policière
42:25et combattre
42:26la répression
42:27elle a même été
42:27très directe
42:28puisque son premier mot d'ordre
42:30quand elle arrive au lycée
42:31c'est
42:31fuck the police
42:32donc on voit qu'en plus
42:33son anglais
42:34est limité
42:35à quelques slogans
42:36très vulgaires
42:38Benjamin Cauchy
42:39Benjamin Cauchy
42:40est-ce que
42:41ce régime
42:42si je peux m'exprimer ainsi
42:43n'est pas au bout
42:44du rouleau
42:45là
42:45est-ce qu'on sent
42:46que la maison
42:47France telle qu'elle est
42:48aujourd'hui
42:49constituée dans ce système
42:50politique
42:51est au bord de l'effondrement
42:52et qu'il va peut-être
42:53falloir revoir
42:54les fondations
42:55le système est à bout
42:58le système est à bout de souffle
43:00et je pense effectivement
43:01qu'il va falloir faire
43:02un grand reset
43:02il va falloir faire
43:03un grand reset
43:05fiscal
43:05se demander
43:07quelles sont les prérogatives
43:08que l'état doit encore conserver
43:09que ce soit
43:10l'éducation
43:11la défense
43:12la justice
43:13évidemment
43:13mais est-ce que
43:14tous les autres périmètres
43:15ne peuvent pas être confiés
43:16à des acteurs privés
43:18qui savent faire
43:18qui ne seront pas bloqués
43:20par la technocratie
43:21donc je pense que la France
43:23a effectivement besoin
43:24d'un grand bol d'air frais
43:27un reset fiscal
43:29supprimer toutes les niches
43:30fiscales que vous pouvez
43:31entendre de gauche
43:32et de droite
43:33et tout simplement
43:35mettre une flat tax
43:36par exemple
43:37bref
43:37il y a exactement
43:38plein de choses
43:39que l'on peut mettre en place
43:40pour redonner du souffle
43:41au pays
43:41encore faut-il
43:42qu'il y ait quelqu'un
43:42qui l'incarne
43:43et ça
43:43ça sera un autre sujet
43:44dans la grande panoplie
43:45qui nous est proposée
43:46depuis quelques mois
43:48et quelques semaines
43:49est-ce que Benjamin Cauchy
43:50trouve son choix
43:51pour sauver la France
43:52ou vous êtes un petit peu
43:55circonspect ?
43:56ah oui moi
43:56pour l'instant
43:57mon choix
43:57c'est de faire en sorte
43:58que mon entreprise
43:59tienne le rythme
44:01et tienne le flot
44:02des grandes vagues
44:03qui arrivent devant nous
44:03voilà
44:04Benjamin Cauchy
44:05merci d'avoir été
44:06avec nous à l'antenne
44:07en direct
44:07avec votre ferveur
44:09et votre spontanéité
44:09Olivier Vial
44:10merci pour votre présence
44:11avec plaisir
44:12je pense qu'on aura l'occasion
44:14de se rappeler
44:14et de se revoir
44:15les uns et les autres
44:16parce que ce dossier
44:17n'est pas terminé
44:18Alissa
44:18évidemment
44:19on remercie également
44:20Pierre Chasserey
44:21qui était avec nous
44:21un petit peu plus tôt
44:22et Jérôme Rodrigues
44:23merci à eux également
44:24d'avoir été là
44:24merci à ceux qui nous écoutent
44:26on se retrouve demain
44:27bien sûr dès midi
44:28dans la France
44:29dans tous ses états
44:29à suivre tout de suite
44:30Brigitte Lae

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