- il y a 6 minutes
- #sudradio
Avec Jerôme Bayle, éleveur bovin et militant agricole
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-09-10##
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-09-10##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06Après un été ravagé par les canicules et la sécheresse, les récoltes sont amputées, les pâturages desséchés et les éleveurs
00:12contraints d'acheter le fourrage qui leur manque.
00:14Face à des pertes agricoles colossales, le milliard d'euros annoncé par le gouvernement suffira-t-il à calmer la
00:20grande paysanne ?
00:21Pour en parler, nous recevons Jérôme Baye, l'éleveur bovin Haute-Garonne, co-fondateur des ultras de l'A64, figure
00:27de la colère agricole.
00:28Bienvenue et bonjour Jérôme.
00:30Bonjour.
00:31Merci Jérôme Baye d'être en direct et en présentiel aujourd'hui sur Sud Radio.
00:35Je sais que vous êtes en colère.
00:36Je ne vous présente plus Jérôme Baye parce que vous incornez aujourd'hui la colère et la souffrance paysanne de
00:41tous les paysans et toutes les paysannes de France qui souffrent,
00:45qui ont été confrontés depuis tant d'années.
00:46Là, il y a eu la canicule qui est encore une épreuve de plus, mais ça fait tellement de temps
00:51que vous vous battez.
00:52On se souvient de vous, là où vous êtes devenus célèbres.
00:54Une célèbre conférence de presse en Haute-Garonne devant une mode de paille du Premier ministre à l'époque, Gabriel
01:00Attal, qui avait l'air très sincère et qui promettait beaucoup de choses.
01:03On l'écoute à l'instant.
01:04Vous avez voulu envoyer un message et je suis venu vous dire que le message, on l'a reçu 5
01:08sur 5.
01:08Le gouvernement vous a entendu, mais en plus, il vous a compris.
01:14Et puis, non, ça s'arrête.
01:16Bon, bon, très bien.
01:17Donc, il vous a compris.
01:18Il promettait d'autres choses après.
01:20C'est exactement la suite.
01:23Ils nous ont compris et il n'y a pas eu la suite.
01:25On a eu les trois mesures urgentes qu'on avait demandé avec l'anonymisation sur la maladie hémorragique épisodique,
01:31la suppression de la nouvelle taxe sur le gasoil non routier, le GNR,
01:34qui aujourd'hui, heureusement qu'on a obtenu cette suppression de ce taxe,
01:38parce qu'on le paierait à 35 centimes de plus du litre, en sachant que déjà, il est à 1
01:42,30€.
01:43Donc, pour nous, c'est des conséquences dramatiques.
01:45On a eu ça et après, il n'y a pas eu de suite.
01:47Il n'y a pas eu de suite pour des raisons X et Y, peut-être la dissolution.
01:51Peut-être que s'il avait continué, on aurait eu une continuité.
01:54Et je l'espère parce qu'il avait laissé une bonne impression de ce jour-là.
01:58Mais est-ce que la problématique agricole revient de ces annonces de Gabriel Attal ?
02:03Je ne pense pas. C'est il y a 30 ans, 40 ans...
02:05Jérôme Bayle, la première promesse, c'est dans le discours exceptionnel d'Emmanuel Macron
02:10à la sortie des États généraux en octobre 2017 à Rangis,
02:13où on se dit, ça y est, il a tout compris, il avait tout dépeint,
02:16et il va y avoir des solutions, la loi Egalim et compagnie.
02:18Vous êtes en colère aujourd'hui, Jérôme Bayle, en particulier,
02:20parce que vous deviez vous exprimer ailleurs, et puis ça ne s'est pas passé comme vous voulez.
02:24Ouais, moi en colère, je ne suis pas en colère.
02:26Tu le sais, Perico, moi je suis quelqu'un qui dit tout simplement ce qu'il pense,
02:30et je n'ai pas besoin d'être en colère pour dire ce que je pense.
02:32C'est tout simplement qu'on t'invite dans des émissions,
02:35et qu'on te dit ce que tu dois dire, et moi, on ne me dit pas ce que je
02:38dois dire,
02:38je dis ce que j'ai envie de dire, et ce que je trouve bon à dire.
02:41C'est surtout ça, et c'est pour ça que je te remercie vraiment, encore une fois,
02:44de ton invitation à cette émission, parce qu'au moins on peut dire ce qu'on veut,
02:48que ça soit bien ou mauvais, que ça plaise ou que ça ne plaise pas,
02:50mais au moins on dit ce qu'on a sur le cœur.
02:52Et aujourd'hui, sur le cœur, je pense que le monde agricole,
02:54et je ne parle pas que de Jérôme Bayle, le monde agricole en a gros sur la patate, gros sur
02:58le cœur,
02:58et que s'il ne se passe pas un truc rapidement avec une union totale du monde agricole,
03:04que ce soit les agriculteurs syndiqués, non syndiqués,
03:07que ce soit qu'on soit encarté, qu'on y croit, qu'on n'y croit pas,
03:11qu'on fasse n'importe quelle production, qu'on soit en bio, conventionnel,
03:13si le monde agricole français ne s'unit pas dans les quelques mois à venir,
03:18ça sera la fin de l'agriculture, et surtout la fin pour notre patrimoine,
03:24excusez-moi, et surtout pour notre souveraineté.
03:27Jérôme Bayle, la devise de Sud Radio c'est, parle en vrai,
03:31je suis désolé, on ne sait pas faire autre chose,
03:33et c'est pour ça qu'on est d'ailleurs sur ce média,
03:35c'est parce qu'on ne sait que parle en vrai.
03:37Mais il faut continuer comme ça.
03:37Et on n'a vraiment aucun mérite, voilà, on est proche du réel,
03:41et on reçoit, on écoute tout le monde ici, tout le monde peut venir,
03:44pour que l'on respecte les lois fondamentales de la République.
03:46On écoute tout le monde, et c'est un honneur.
03:48Et tu ne dis pas aux jeunes ce qu'ils doivent dire ?
03:51Non, non, surtout pas, au contraire, je leur dis,
03:55dites-nous ce que vous n'oseriez pas dire ailleurs,
03:57et que vous avez envie de dire ici,
03:59et vous incarnez Jérôme Bayle, cette expression, cette colère,
04:03et justement, aujourd'hui, je vous pose la question solennellement,
04:06vous arrivez du terrain, vous êtes exploitant, vous êtes éleveur,
04:11en Haute-Garante, dans une ferme familiale,
04:13je répète parce que vous êtes déjà venu,
04:15votre papa s'est donné la mort, dans la détresse paysanne,
04:18c'est quelque chose qui vous a marqué,
04:20qui a peut-être été déterminant pour votre engagement personnel.
04:23Où en est aujourd'hui l'agriculture, en Haute-Garonne,
04:25où en est votre élevage ?
04:25Vous vivez combien, Jérôme Bayle ?
04:28Aujourd'hui, on ne sait même pas avec quoi on vit,
04:31puisqu'on n'a pas de visibilité, ni à demain, ni à après-demain.
04:34Donnez-moi un chiffre, donnez-moi un chiffre.
04:35Je ne sais pas, moi, sur l'année dernière,
04:37j'ai dû perdre entre 25 et 30 000 euros.
04:39Ah oui, ce n'est même pas que vous gagnez, c'est combien vous perdez ?
04:41Aujourd'hui, on perd, et aujourd'hui, dans l'élevage,
04:43il faut dire, depuis un an, un an et demi,
04:45on avait connu des prix à peu près rénumérateurs
04:48sur le cours de la viande et sur nos broutards,
04:51nos jeunes bovins,
04:52mais aujourd'hui, la pensée, elle va à tous ces agriculteurs.
04:55Mais vous vivez de quoi ?
04:56Comme je te l'ai dit...
04:57Vous vivez de quoi ?
04:58On survit, on survit.
05:00Aujourd'hui, on décapitalise.
05:02Aujourd'hui, on décapitalise.
05:03Moi, je suis en train de réfléchir pour vendre 30 vaches de plus
05:06pour pouvoir boucler mon année.
05:07Donc, 30 vaches, c'est à peu près entre 25 et 30 % de mon cheptel.
05:13Et donc, vous avez des confrères paysans agriculteurs
05:15qui, eux, déposent le bilan illiquide.
05:17Quels sont les chiffres ?
05:18On le voit, les premiers chiffres que j'ai reçus ce matin
05:21de la MSA Mili-Pyrénées-Sud,
05:23donc quatre départements qui sont l'Ariège,
05:25la Haute-Garonne, le Gers et les Hautes-Pyrénées,
05:27ils ont fait 64 dépôts de bilan
05:30ou cessation d'activité dans le premier trimestre, en 2026,
05:33en sachant qu'en 2021, c'était 36 dans l'année.
05:38Donc, on a déjà, sur le premier trimestre,
05:40doublé les chiffres de 2021.
05:43Donc, c'est dramatique.
05:44Et aujourd'hui, avec ce plan d'urgence qu'a fait la ministre,
05:47des annonces faramineuses
05:48qui, tout simplement, ont rendu les gens
05:51sur les réseaux sociaux complètement fous
05:53en disant encore un milliard d'euros pour le monde agricole.
05:56On va dire les vraies choses,
05:57puisqu'on est là pour dire les vérités.
05:59Il n'y a pas un milliard d'euros pour le monde agricole.
06:02Déjà, il y a l'ISN qui était déjà budgétisé depuis longtemps,
06:06qui ne reviendra pas beaucoup au monde agricole.
06:10Un abattement sur la TFNB, la taxe foncière non bâtie.
06:14Aujourd'hui, il n'y en a pas beaucoup
06:16qui vont arriver aux agriculteurs pour vous dire
06:17que ça va vous faire du 5 euros l'hectare.
06:19Et en plus, on a un plan de souveraineté
06:23qu'elle a dit, on va mettre de l'argent
06:26pour pérenniser les exploitations.
06:28Et au final, ça va nous faire du 7 euros l'hectare.
06:32Donc, on n'a rien.
06:33Moi, j'ai des amis, aujourd'hui,
06:36céréaliers dans notre région,
06:37dans notre département,
06:38qui ont perdu 80% de leur récolte de maïs de tournesol.
06:42Alors oui, on dit, il ne faut pas faire de maïs.
06:44Mais là, c'est du maïs en sec.
06:45Donc, ça n'a pas du tout utilisé d'eau.
06:47Que ça rassure les anti-retenues culinaires
06:51et les anti-bassines.
06:52On n'a pas utilisé d'eau.
06:54Mais ces gens-là, aujourd'hui,
06:55ils ont balancé de l'engrais,
06:57des pesticides, des frais, du travail
06:58pour perdre entre 1000 et 1500 euros l'hectare.
07:01Et ça, c'est dramatique.
07:02Anissa, un point sur la situation.
07:04On va faire un point, effectivement,
07:05parce qu'on parle de votre détresse
07:07et il serait temps de comprendre
07:08à quel point ces subventions sont importantes
07:10et pourquoi vous avez besoin de subventions.
07:12Les éleveurs bovins dépendent des subventions
07:14parce que le prix de leur viande
07:16ne rémunère pas suffisamment leur travail.
07:18Pourtant, il faut le dire,
07:20la France reste le premier pays
07:21d'élevage bovin de l'Union européenne.
07:23En 2014, elle comptait 19,3 millions de bovins,
07:27très loin devant l'Allemagne
07:28et ses 12,7 millions.
07:30Aujourd'hui, notre cheptel
07:31est tombé autour de 16 à 16,5 millions
07:34de têtes près,
07:35de 3 millions de bovins perdus en 10 ans.
07:38Depuis 2016, 1 million de vaches ont disparu,
07:40dont 600 000 vaches allaitantes
07:42et dans le même temps,
07:42le nombre d'exploitations bovines
07:44est passé de 200 000 à 143 000.
07:46La France, elle n'a donc pas perdu
07:48sa première place européenne,
07:49mais elle perd ses vaches et ses éleveurs
07:50à une telle vitesse
07:52que cette première place
07:53ressemble de plus en plus
07:54à un titre en sursis.
07:56Maintenant, la vraie question est pourquoi.
07:58Pourquoi leur viande ne rémunère pas assez ?
08:00Ils vendent à quelques négociants
08:02ou abattoirs puissants
08:03et disposent de peu de pouvoir
08:05pour fixer leur prix.
08:06Il faut 2 à 3 ans de travail
08:07avant qu'un bovin puisse être vendu.
08:09Leur charge augmente.
08:11Alimentation, carburants,
08:12vétérinaires, matériels et bâtiments.
08:14La consommation de bœuf recule,
08:16il faut aussi le dire,
08:17et les viandes importées
08:18exercent une pression sur les prix.
08:20Les aides de la PAC
08:21ont historiquement été conçues
08:23pour compenser la baisse
08:24des prix agricoles
08:25au lieu de garantir
08:27une rémunération par le marché.
08:28Maintenant, on va parler sous,
08:30parce que l'aide spécifiquement
08:31réservée aux bovins,
08:32Jérôme, vous me dites,
08:33elle représente un peu moins
08:34de 700 millions d'euros par an
08:35et en France,
08:36dans le cadre de la PAC seulement.
08:37J'insiste sur cette aide directe
08:38parce que d'autres aides
08:39peuvent être apportées
08:40par d'autres organismes.
08:41Alors, le chiffre peut faire croire
08:42que c'est énorme.
08:43Alors, on va ajouter une précision.
08:45C'est un ordre de grandeur.
08:46Vous me corrigez,
08:47c'est à peu près 6400 euros
08:49par exploitation.
08:50C'est un ordre de grandeur.
08:51Là, tout de suite,
08:51la répartition,
08:52on se rend compte
08:53que ce n'est pas grand-chose
08:54et elle varie fortement
08:55selon le nombre
08:56et la catégorie
08:57des animaux éligibles.
08:59Comme vous le voyez,
08:59ce n'est pas folichon comme aide.
09:01Voilà des chiffres clairs
09:02qui viendront calmer les ardeurs
09:03de ceux qui se diraient
09:04qu'ils sont gavés de subventions.
09:05Ces subventions,
09:06dans le fond,
09:07elles masquent le vrai problème
09:07parce que tant qu'elles compenseront
09:09des prix trop faibles
09:09sans rémunérer correctement
09:11le travail,
09:11nous subventionnerons
09:13la disparition progressive
09:14de notre propre élevage.
09:15Jérôme Beil,
09:16le tableau est à peu près
09:17conforme à la tragédie
09:18que vous vivez,
09:19que vous connaissez.
09:20Oui, mais là,
09:21le problème,
09:22il est depuis 1992
09:23et la mise en place
09:24de la PAC.
09:25Tout simplement,
09:25on a arrêté
09:27la structuration
09:27de notre agriculture.
09:29À quoi elle servait la PAC ?
09:31À consolider les agriculteurs
09:33les plus riches
09:33et pas les petits ?
09:34Non, même pas.
09:35Elle voulait permettre
09:37aux agriculteurs
09:37d'accepter le travail à perte,
09:38tout simplement.
09:40Et ça,
09:40nous,
09:41on ne l'accepte plus.
09:42Moi,
09:42je peux vous dire un truc.
09:43Si à chaque fin d'année,
09:44on ne me donnait pas les primes
09:46mais que j'étais libre
09:47de vendre mes produits
09:49au prix rémunérateur
09:51que je le souhaite,
09:52moi,
09:53je n'en veux pas des primes.
09:54La seule chose
09:54que vous demandez
09:55c'est à travailler,
09:56c'est à dire de votre travail.
09:57Vous demandez
09:57du travail, c'est tout.
09:58Bien sûr,
09:58mais vivre plus
10:01que de notre travail,
10:03faire continuer
10:03à faire perdurer
10:04nos histoires,
10:05nos exploitations.
10:06Parce qu'aujourd'hui,
10:07dites-vous un truc,
10:07c'est qu'il y a des agriculteurs
10:08qui ont même pu regarder
10:09leurs gamins
10:10qui rêvent de devenir
10:11agriculteurs
10:12comme leur papa
10:13parce qu'ils ont honte.
10:15Ils ne veulent pas
10:16transmettre ces outils-là
10:17parce que c'est des outils
10:19aussi qu'aujourd'hui,
10:19on n'y arrive plus.
10:21Et depuis,
10:22alors,
10:23depuis combien de temps
10:24on a laissé
10:25à l'abandon
10:25cette agriculture,
10:26cette décroissance ?
10:27Parce que,
10:28Péricault,
10:28quand même,
10:28il faut dire les choses.
10:29Aujourd'hui,
10:31est-ce que c'est quand même
10:31normal
10:33qu'on nous donne
10:34des aides
10:35tout le temps
10:36conjoncturel
10:37?
10:37Jamais de structurel.
10:39Le président de la République...
10:40C'est du pansement.
10:40C'est du pansement permanent.
10:41Le président de la République
10:42a fait 10 ans.
10:43En 10 ans,
10:44s'il avait eu un projet
10:45agricole
10:47pour le pays,
10:48en 10 ans,
10:49on peut faire des choses.
10:49Jérôme,
10:50pourquoi ils sont aussi nuls,
10:51nos gouvernants ?
10:52Les ministres et ministres,
10:54comment ils peuvent être
10:55aussi nuls ?
10:56Incompétence rajoutée
10:57à la nullité,
10:58à la lâcheté
10:59et aux mensonges ?
11:01Alors,
11:01je vais te dire,
11:02moi,
11:02je n'ai pas fait d'études,
11:04mais au final,
11:05quand je vois
11:06comment certains
11:06qui ont fait des études
11:07ne sont pas bons,
11:08je suis content
11:08de ne pas en avoir fait.
11:09Parce que,
11:10je me dis que la nature,
11:11dans la vie,
11:12elle fait bien les choses
11:12et que naturellement,
11:14on ne peut pas être aussi mauvais
11:15que ceux qui sont mauvais.
11:16Donc,
11:17c'est qu'ils ont dû prendre
11:18des cours
11:18pour devenir mauvais.
11:20La nature ne peut pas faire
11:21des gens aussi mauvais
11:22qui ne respectent pas
11:23et qui ne comprennent pas
11:24le système.
11:25Comment,
11:25aujourd'hui,
11:26en France,
11:27un pays puissant,
11:29le pays le plus imposé
11:31au monde,
11:31on est bien d'accord ?
11:32Oui.
11:33Comment,
11:34avec l'argent
11:35des impôts
11:36des Français,
11:37on n'est pas capable
11:38de créer
11:39une autonomie française ?
11:40Comment ça se fait
11:41que mon facteur,
11:42il vienne ?
11:43Aujourd'hui,
11:44il est livré
11:44le courrier
11:45avec une fiat
11:47pas avec une Renault
11:48ou une Peugeot.
11:49Comment ça se fait
11:50que dans notre éducation,
11:52dans nos services publics,
11:53dans nos hôpitaux,
11:55on ne mange pas
11:55100% français ?
11:57Jérôme Bayne,
11:57parce que l'offre publique,
11:58elle a été,
11:59j'allais dire,
12:00insultée.
12:01Et si l'offre publique,
12:02je pense que vous partagez
12:03cet avis,
12:04si la commande publique
12:05était d'abord destinée
12:07à la production française
12:07et notamment les agriculteurs,
12:09je pense qu'on écrirait
12:10une autre histoire
12:11de ce pays.
12:11Mais c'est surtout que nous,
12:13moi je peux prendre
12:14l'exemple de la Haute-Garonne,
12:15aujourd'hui,
12:16si 100%
12:17de la collectivité
12:19de la Haute-Garonne
12:20se servait
12:21des produits
12:21de la Haute-Garonne,
12:22au niveau agricole,
12:24on n'est pas capable
12:24de les fournir.
12:25Cantines scolaires,
12:26EHPAD,
12:27tout ce qui est restauration
12:28collective officielle,
12:29vous vous rendez compte
12:29le volume que ça représente
12:31et l'argent que ça suppose.
12:32Péricault,
12:33t'es un peu comme moi,
12:34t'es un peu dans bon point,
12:36mais aujourd'hui,
12:37si on doit maigrir
12:37tous les deux,
12:38on ne va pas voir
12:39une diététicienne.
12:40Tu te casses une jambe,
12:41tu vas un mois à l'hôpital,
12:43t'as perdu 20 kilos,
12:44tellement que c'est dégueulasse
12:45ce qu'on bouge.
12:46Je sais.
12:46Comment ça se fait
12:47que dans le pays
12:48comme la France,
12:49donc sa renommée
12:50a été la gastronomie
12:52et l'agriculture,
12:54on est capable
12:55de bouffer aussi dégueulasse
12:56et aussi malsain
12:58dans nos cantines scolaires,
13:00dans nos hôpitaux,
13:01dans nos EHPAD.
13:01C'est une honte.
13:03Alors que dans d'autres pays,
13:04et ce n'est pas moi
13:05qui l'ai dit,
13:05c'est quelqu'un de proche de toi
13:07qui l'a dit
13:08il n'y a pas longtemps,
13:09dans d'autres pays,
13:10la commande publique,
13:10c'est 80% dans le territoire.
13:12En France,
13:13on est à 15%.
13:14Voilà.
13:14On est des guignols.
13:15Jérôme,
13:16Jérôme,
13:16il y a tellement d'appels
13:17que l'on va poursuivre
13:18cet échange
13:19après la petite pause
13:20et on continue
13:21à discuter ensemble
13:22et vous continuez
13:23à nous livrer
13:25non seulement
13:25vos états d'âme
13:26mais votre colère.
13:28A tout de suite
13:28sur Radio.
13:31Sur Sud Radio,
13:32la France dans tous ses états,
13:34le fait du jour.
13:36Nous sommes toujours
13:37avec Jérôme Baye,
13:38nous parlons
13:38détresse agricole.
13:39On prolonge le débat
13:41alors qu'on aurait dû
13:42passer au père.
13:42On va aller reculer
13:43un petit peu
13:43parce que la présence
13:44de Jérôme Baye
13:45l'a suscité beaucoup d'appels.
13:46On ne pourra pas tous les prendre
13:47mais on voit comment
13:48en prendre quelques-uns.
13:49C'est un instant important,
13:50c'est un instant d'histoire
13:50vous êtes sur Sud Radio
13:52et Jérôme Baye
13:53nous fait l'honneur
13:53de sa présence
13:54et ce qu'il incarne
13:55évidemment est aujourd'hui
13:55au cœur de la préoccupation
13:57des Français
13:57et de nos agriculteurs.
13:59Nous avons Christophe
13:59qui nous appelle d'Assas.
14:00Bonjour Christophe.
14:02Bonjour Perico.
14:03Bonjour Jérôme.
14:04Comment vous vivez
14:05la situation Christophe ?
14:07Je la vis comme Jérôme
14:10et je suis attristé
14:12et Jérôme a essayé
14:14et j'espère qu'il arrivera
14:16à faire une table ronde
14:17avec comme il le disait
14:18en préhendule
14:19les syndiqués
14:20les non-syndiqués
14:21les ultras
14:22ce sera le seul moyen
14:24qu'on s'en sorte.
14:25Christophe, il y a eu
14:26les états généraux
14:27de l'alimentation
14:27à l'été 2017
14:29qui était bien parti
14:29pour la première fois
14:30de l'histoire de la République.
14:32Tous les acteurs
14:33de l'acte alimentaire
14:33étaient autour de la table.
14:34Regardez ce que ça a donné
14:35égalime 1, égalime 2, égalime 3
14:37du pipeau.
14:38Jérôme Baye,
14:39vous y croyez encore
14:40aux tables rondes ?
14:41Peut-être qu'il va falloir
14:42les états généraux
14:43de l'agriculture
14:44et entre agriculteurs
14:46parce que je m'aperçois
14:47que quand on laisse
14:47la main aux autres
14:48on se fait tout le temps
14:49à voir.
14:50Donc peut-être
14:50comme l'a dit
14:51l'auditeur Christophe
14:52l'an dernier
14:53j'avais proposé
14:54aux syndicats
14:55de se réunir tous
14:57à Cournon
14:58au sommet de l'élevage
14:59en offre
15:01pour qu'on amène
15:01tous 15, 20 revendications
15:03qu'on trouve importantes
15:05chacun pour soi
15:06pour l'agriculture
15:07et de faire un point
15:08une synthèse
15:09sortir les 4, les 5, les 6
15:11les 10, les 15 points
15:12qu'on a en commun
15:13et on part au combat
15:14ensemble
15:15reconstruire notre projet agricole
15:16et je pense que ça passera
15:17que par là
15:18parce que tout simplement
15:19moi je m'aperçois
15:20les ministres passent
15:22les gouvernements passent
15:23les présidents passent
15:24les conseillers passent
15:25on nous propose des trucs
15:27mais il n'y a rien
15:27qui nous correspond
15:28donc au bout d'un moment
15:29prenons nous
15:30monde agricole
15:30notre responsabilité
15:31assis on est autour
15:33d'une table
15:33chez les agriculteurs
15:34du nord
15:34du sud-ouest
15:35du sud-est
15:36qui m'appellent
15:37du centre
15:37un peu de partout
15:38et bien peut-être
15:39qu'on le fera
15:39si au niveau national
15:41et au niveau dirigeant
15:42syndicaux nationaux
15:43ils ne veulent pas le faire
15:44mais peut-être des agriculteurs
15:45motivés voudront le faire
15:46et on se réunira
15:47moi j'invite ces gens-là
15:48chez moi en Occitanie
15:49où s'il faut se déplacer
15:50on se déplacera
15:50mais il faut qu'on construise
15:52un projet agricole
15:53commun
15:54accepter les différences
15:55de chacun
15:55parce que ça c'est une problématique
15:56c'est qu'aujourd'hui
15:57on a les pro-irrigation
15:59les anti-irrigation
16:00c'est des guéguerres
16:01entre nous
16:01ça il faut passer au-dessus
16:02de tous ces clivages
16:03et il faut tout simplement
16:04qu'on arrive à s'accepter
16:06avec nos modes
16:06de production différentes
16:07qu'on soit bio
16:08qu'on soit en conservation
16:09un peu en intensif
16:10parce qu'on en a besoin
16:11un peu en extensif
16:13et qu'on arrive tous ensemble
16:14à créer un projet agricole
16:17pérenne
16:17sur les années futures
16:20parce qu'autrement
16:20on ne s'en sortira pas
16:22les politiques sont pas bonnes
16:23je constate Jérôme Bayle
16:24que vous n'appelez pas
16:25à l'insurrection
16:26et à la révolte
16:27qu'on aurait pu
16:28vous le suggérer
16:29vous n'êtes pas
16:29et vous avez le pouvoir
16:30de le faire
16:31et vous l'avez fait
16:32le moment venu
16:33voilà mais là
16:34vous êtes là aujourd'hui
16:34pour travailler concrètement
16:35et trouver des solutions
16:36n'empêche
16:37qu'est-ce qui se passe
16:38est-ce que la classe politique
16:40est soumise au lobby
16:40à la finance
16:41autant d'incapacité
16:42autant de mensonges
16:44autant de promesses non tenues
16:46il y a bien quelqu'un
16:46qui tire les ficelles
16:47et qui ferme le robinet
16:48c'est bien les groupes financiers
16:50mais il faut faire attention
16:50parce que les ficelles
16:51des fois elles se coupent
16:52et nous dans notre métier
16:54on sait très bien
16:54les couper
16:55donc au bout d'un moment
16:56jusqu'à maintenant
16:58nous on a tout le temps
16:58fait des actes pacifistes
16:59on a tout le temps
17:01appelé à la construction
17:02au dialogue
17:03mais si au bout d'un moment
17:04on voit qu'on a trop d'entraves
17:05et bien qu'il y a des murs
17:06trop gros en face de nous
17:07et bien on essayera
17:08de les casser
17:09parce que moi je le dis
17:10je le redis
17:11je l'ai dit à mon préfet de région
17:12ce matin
17:13un truc qui est sûr
17:14c'est que je n'accepte plus
17:14la situation actuelle
17:16du monde agricole
17:17où mes amis n'y croient plus
17:18ne croient plus
17:19en ce métier
17:19où des femmes
17:20des hommes
17:21n'osent plus regarder
17:22leur gamin le soir en rentrant
17:23quand le gamin il dit
17:25le regarder dans les yeux
17:26qu'il dit
17:26moi je veux être agriculteur
17:27ça c'est fini
17:28donc maintenant
17:29moi un truc qui est sûr
17:30c'est que s'il faut durcir le ton
17:32on durcira le ton
17:33et peut-être qu'à la sortie
17:34de mon rendez-vous
17:35cet après-midi
17:37on fera autre chose
17:38avec le directeur de cabinet
17:40du président de la république
17:41le préfet d'Occitanie
17:43vous a entendu ?
17:44je l'ai eu ce matin
17:45je le rencontre en début
17:46je le rencontre en début de semaine
17:47un truc qui est sûr
17:48il le sait
17:49c'est que
17:50je ne crèverai pas un silence
17:52et le monde agricole
17:52ne crèvera pas un silence
17:53on a bien compris
17:54nous avons Philippe
17:55qui nous appelle de Cazillac
17:56justement dans le lot
17:58pas très loin
17:58pas très loin
17:59bonjour Philippe
18:00bonjour Périco
18:01et bonjour
18:03bonjour
18:03Jérémy
18:04je connais Périco
18:06qui est invité chez nous
18:07le 25
18:07à Cazillac
18:08le 25 septembre
18:09et Jérôme
18:10jusqu'à aller voir son film
18:11et on a eu une échange
18:12ensemble
18:12à Pris-de-la-Gaillard
18:14voilà
18:15la colère
18:15la colère dans le lot aussi
18:17des agriculteurs
18:18comment ?
18:18la colère dans le lot aussi
18:19c'est la vraie colère
18:21la vraie colère
18:22parce que
18:23ça fait
18:23ça fait 30 ans
18:24que les pouvoirs publics
18:26ont abandonné l'agriculture
18:27et aujourd'hui
18:29que la maison brûle
18:30il y a le feu partout
18:31ils veulent tout faire
18:32pour le sauver
18:32mais c'est trop tard
18:33c'est trop tard
18:34parce qu'aujourd'hui
18:35il y a un désarroi
18:36tel que dans le monde agricole
18:38aujourd'hui
18:39qui n'est plus possible
18:41la personne
18:41votre collègue
18:42tout à l'heure
18:43a expliqué
18:45le rendu
18:46le rendu
18:46de l'agriculture
18:47on sait tous
18:48pourquoi on nous a mis
18:49la plaque
18:50en 90
18:50parce qu'on est venu
18:51nous dire
18:52on va vous mettre
18:54au prix
18:54au cours mondial
18:55bien évidemment
18:57c'est impossible
18:57donc on nous a donné
18:59des gènes
19:00voilà
19:00et aujourd'hui
19:01la production agricole
19:03elle est partie du pays
19:04on n'en produit plus
19:05parce que
19:06l'export
19:07on avait un excédent
19:09il y a quelques années
19:10on exportait
19:124,7 milliards
19:14aujourd'hui
19:15on est 7,8ème
19:16on est en dessous
19:17l'Italie
19:17en dessous l'Allemagne
19:18on exporte
19:190,5 milliards
19:20aujourd'hui
19:21d'excédent
19:22alimentaire
19:22ça veut dire
19:23qu'on est à la limite
19:24même de plus
19:25de souvenirs nous-mêmes
19:26donc aujourd'hui
19:27s'il n'y a pas
19:28un vrai robot
19:29un vrai robot
19:30et c'est pas une affaire
19:32d'années
19:32c'est une affaire de moi
19:33j'ai rembaille l'idée
19:34c'est une affaire de moi
19:35il faut aller très très vite
19:38notre souveraineté alimentaire
19:39va disparaître
19:40bien évidemment
19:41avec des abandons
19:43des paysages
19:44et tout ce qui s'ensuit
19:45heureusement que Mme Gennevard
19:47porte le titre de ministre
19:48entre autres
19:49de la souveraineté alimentaire
19:50on voit son efficacité
19:52ministre ou sinistre ?
19:54allô ?
19:55oui oui
19:56je voudrais dire
19:58je voudrais dire
19:59je voudrais dire
19:59à tous les politiques
20:00comme disait Jérôme
20:01d'ailleurs
20:02on en a vu passer
20:03des ministres
20:03des présidents
20:04et on va avoir encore
20:05mais vous savez pas
20:06je pense qu'à Sud Radio
20:08on devrait se cotiser
20:10pour leur acheter
20:11des miroirs
20:11vous savez pourquoi ?
20:13parce que le matin
20:13il faut qu'ils se regardent à la glace
20:15bonne suggestion Philippe
20:16merci pour votre témoignage
20:17Jérôme
20:17là aussi la colère
20:18dans le lot
20:19bien sûr
20:20mais au fond de ces mots
20:22il n'y a pas que de la colère
20:23il y a de la détresse
20:24et aujourd'hui
20:25c'est quand même
20:26un sentiment qui est très grave
20:28pour une profession
20:29qui se lève tous les matins
20:30qui ne compte pas 16h
20:31qui est là
20:32les premiers acteurs
20:33des territoires
20:34parce que
20:34ce que certains ont oublié
20:36et ça c'est le gros problème
20:38qu'on a en France
20:39c'est que tout simplement
20:40on a trop de fonctionnaires français
20:41qui sont nés à Paris
20:43ils ont fait Sciences Po Paris
20:44pour les meilleurs
20:46peut-être
20:47ils en ont pris 2 ou 3
20:48qui venaient de Sciences Po de Lille
20:49mais un truc
20:50des mecs
20:50qui viennent du fond de la France
20:53ou du fond de la France
20:53comme le disait si bien ma maman
20:56il n'y en a pas beaucoup
20:57donc nos problématiques
20:58ils ne peuvent pas les comprendre
20:59mais un truc qui est sûr
21:00c'est qu'aujourd'hui
21:01la France
21:01est composée de 80%
21:03du territoire rural
21:05et la ruralité
21:06c'est les gens
21:07qui vivent sur le territoire
21:08qui la font vivre
21:08on l'a vu cette année
21:10avec les incendies
21:11qui ont touché la Gironde
21:12qui ont touché les PO
21:13qui ont touché d'autres départements
21:15de France
21:15c'est dramatique
21:16et ces départements-là
21:18si on les analyse
21:18c'est des départements
21:20qui sont abandonnés
21:21agricolement
21:21et là on a besoin de soutien
21:23c'est une première agence
21:23que les français consomment
21:24de la nourriture française
21:25je vois au Garonnet
21:27qui est le label
21:28de la viande
21:29de votre Garonne
21:31réflexe citoyen
21:32en fonction de vos moyens
21:34regardez ce que vous mangez
21:35consommez français
21:36les appels d'offres de l'état
21:38évidemment
21:38d'abord à la culture française
21:39c'est le message principal
21:40mais bien sûr Péricault
21:41quand j'entends la ministre
21:42l'autre jour
21:43dans son discours
21:43qui dit
21:44j'en appelle à la mobilisation
21:46des français
21:46pour aider les agriculteurs
21:48mais qu'elle commence
21:49à montrer l'exemple
21:49qu'elle disait
21:50nous on a l'argent
21:51des impôts des français
21:52on va faire consommer français
21:54dans nos écoles
21:55dans nos épands
21:55dans nos services publics
21:56magnifique
21:57c'est ça en fait
21:57et pour revenir
21:59sur cette marque
22:00donc la marque au Garonnet
22:02c'est une réflexion
22:03après pour te faire vite fait
22:04après les blocages de 2024
22:06où on a fait un constat
22:07comme l'a dit
22:07l'auditeur précédent
22:09c'est qu'on exporte
22:1095% de nos broutards
22:11vers les pays étrangers
22:13vers l'Italie
22:13l'Espagne
22:1495% de nos céréales
22:16pour pas dire
22:16un peu plus pour certains
22:18et au final
22:19on ramène de la viande
22:20dans notre pays
22:21donc on a essayé
22:21de décider de laisser
22:23la valeur ajoutée
22:23sur notre territoire
22:24et dans la Haute-Garonne
22:25on a Christemarie
22:26au Garonnet
22:26qui est tout simplement
22:27né, élevé, engraissé
22:29abattu dans le département
22:30et transformé dans le département
22:32ça contourne le cynisme politique
22:33de nos gouvernants
22:34et de la ministre de l'agriculture
22:35Jérôme Bail
22:36merci
22:37merci d'avoir été
22:39sur Sud Radio
22:39vous allez évidemment revenir
22:40on est à votre écoute
22:41c'est votre station
22:42et les paysans
22:43et les paysannes de France
22:44savent que ici
22:45le par les vrais paysans
22:46et les agriculteurs
22:47qui se battent
22:47sera toujours à l'ordre du jour
22:49merci Gérôme Bail
22:50à très bientôt
22:50merci Perico
22:50bon courage et bonne chance
22:51l'après-midi à 16h
22:52au Palais de l'Elysée
22:53avec les présentants
22:54du président de l'agriculture
22:55alors du courage
22:56j'en ai à revendre
22:57donc ça va
22:57il n'y a pas de soucis
22:59mais en tout cas
22:59merci encore une fois Perico
23:01de m'avoir donné la parole
23:02de nous avoir donné la parole
23:03sur des émissions longues
23:04où on peut aller
23:05à la profondeur du sujet
23:06et aujourd'hui
23:07j'appelle vraiment
23:08à une prise de conscience
23:10générale du monde agricole
23:12parce que
23:13si on ne s'unit pas
23:14on ne s'en sortira pas
23:15c'est un truc qui est sûr
23:16et
23:17l'union fait la force
23:18et je le disais souvent
23:19à Carbone
23:20ensemble on risque rien
23:21donc maintenant à nous de le prouver
23:22le message est passé
23:22merci Gérôme Bail
23:23à très bientôt
Commentaires