- il y a 21 heures
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Avec Baptiste Gilli, délégué national de l'UNI + Bastien Bonnargent, secrétaire général du MJCF
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00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:06Vous êtes bien sur Sud Radio ce lundi, nous sommes déjà le 12 octobre 2026, il est 13h04.
00:14Nous allons tenter de comprendre pourquoi ce mouvement ne s'essouffle pas, enfin pas encore,
00:20et pourquoi il peut au contraire évoluer, voire s'aggraver.
00:24Nous recevons pour cela, ils étaient dans le studio il y a quelques jours et ils avaient entamé un débat
00:30tout à fait pertinent et percutant,
00:32Bastien Bonnard, Jean-Secrétaire Général des MJCF, Mouvement des Jeunesses Communistes,
00:36et puis donc en face de lui et à ma droite, Baptiste Gilly, délégué national de l'Union Nationale Interuniversitaire.
00:44Dans quelques instants, Anissa nous fera l'inventaire des établissements qui sont touchés et qui ne sont pas en petit
00:51nombre,
00:51mais là, je voudrais rejoindre l'actualité, nous avons en direct d'Aubagne notre correspondant,
00:56Lionel Maillet, qui nous fait un dernier point sur la tragédie qui vient de se produire.
01:01Lionel, vous m'entendez ?
01:02Oui, bonjour.
01:03L'émotion est à son comble à Aubagne ou non ?
01:05Oui, très vive émotion ici, Perico, dans ce cosselège, Joseph Lacanal, encore totalement bouclé par la police,
01:12les élèves sortent au compte-gouttes récupérés par les parents affolés,
01:16ils sont restés une bonne partie de la matinée dans la cour de l'établissement par mesure de sécurité,
01:20alors ce qui s'est passé ce matin vers 9h30 au rez-de-chaussée de ce collège,
01:25un élève de 14 ans a ouvert le feu sur le principal avec un fusil de chasse de calibre 12,
01:30l'homme de 57 ans a été blessé à la hanche,
01:33une enseignante a été touchée à la cuisse par un tir qui a ricoché,
01:38une troisième personne a également été touchée superficiellement,
01:41trois blessés donc en tout, leurs jours ne sont pas en danger,
01:44cet élève de 14 ans a ensuite été maîtrisé par le CPE du collège avant d'être interpellé.
01:51Il semblait que cet élève n'a pas d'antécédent dans l'établissement à la connaissance du dossier actuel, je
01:56crois.
01:56Alors non, pas d'antécédent, mais a priori, d'après ce que nous disent plusieurs de ses camarades de troisième,
02:03un différent avec une professeure de mathématiques,
02:07à laquelle il aurait voulu s'en prendre apparemment ce matin,
02:10et ça faisait plusieurs jours qu'il disait « je vais la tuer, je vais la tuer »,
02:14des informations évidemment à prendre avec des pincettes,
02:17parce que ce sont ses camarades qui nous disent ça,
02:19mais la police nous indique et le procureur de la République nous disent que cet élève de 14 ans n
02:22'avait pas d'antécédent.
02:24En conséquence de quoi on écarte un rapprochement avec l'actualité des mouvements lycéens pour l'instant, je pense que
02:30la dissociation...
02:31Oui, exactement, parce qu'on est déjà dans un collège et que ce collège n'était pas bloqué et pas
02:36concerné par les mouvements lycéens.
02:38Parfait. Merci Lionel Maillet, vous n'hésitez pas à nous joindre si vous voulez intervenir au cas où il y
02:43aurait une évolution dans cette affaire.
02:45Merci Lionel Maillet.
02:47Messieurs, merci d'être là, donc Bastien Bonargent et Baptiste Gilly pour ce face-à-face républicain et lycéen.
02:55Vous n'aviez pas l'air d'accord la semaine dernière sur, j'allais dire, la teneur de cet engagement
03:00lycéen de ce mouvement.
03:02Pour autant, je commence par vous Bastiste Gilly, l'Uni soutient quand même ce mouvement lycéen où il participe.
03:09Il y a quand même des matières à revendication qui justifient qu'il y ait une colère lycéenne, une colère
03:14étudiante.
03:14On ne soutient pas le mouvement en tant que tel, ça non et non, et je reviendrai plus tard pourquoi.
03:19En revanche, effectivement, dans les quelques points qui sont mis en avant par cet espèce de mouvement un peu protéiforme,
03:25avec plusieurs revendications, enfin une myriade en réalité de revendications qui se mêlent,
03:30il y a effectivement des points qui sont compréhensibles et qu'on soutient.
03:36Avoir plus de profs, un prof devant chaque classe, du bâti de bonne qualité, rénové, ça, c'est compliqué de
03:42s'y opposer.
03:43Et nous, de bon cœur, on le partage aussi.
03:46Mais non, nous, on n'est pas pour ce mouvement et on ne le soutient pas parce qu'à sa
03:50racine,
03:50et je l'ai déjà dit plusieurs fois, il est violent.
03:52Il a la violence comme terreau et surtout, il instrumentalise les lycéens et les revendications lycéennes
03:56comme uniquement un prétexte pour pouvoir servir un projet politique beaucoup plus global,
04:01sur lequel je pourrais revenir aussi, qui est celui de Jean-Luc Mélenchon,
04:03et de soulever toute la jeunesse pour mobiliser ce fameux quatrième bloc qu'il théorise depuis des années,
04:08qui est la jeunesse instruite, la jeunesse et les quartiers populaires.
04:12Donc là, en fait, on a la matérialisation de ce que veut la France Insoumise depuis des mois.
04:16Pour autant, Baptiste Génie, vous convenez du délabrement, vous dénoncez de l'école.
04:20Vous attendiez quoi pour vous bouger ?
04:23Pourquoi, pardon ?
04:24Pour vous bouger ?
04:24Mais non, on le fait forcément.
04:26Et moi, je pense que la responsabilité, elle est sur le gouvernement,
04:30qui n'a pas su prendre à bras le corps là ces sujets,
04:33qui n'a pas fait de concertation avec les parents d'élèves,
04:36qui sont les grands oubliés dans toute cette histoire,
04:37parce que c'est eux qui doivent être le vecteur aussi des demandes des élèves, des étudiants.
04:41Donc en fait, nous, on dénonce le fait qu'il n'y ait pas eu de grandes concertations avant,
04:45et que le gouvernement ait laissé prospérer un terreau fertile à une récupération
04:49et à une mobilisation de l'extrême gauche sur ces sujets-là.
04:52On écoute Anissa qui nous fait un point, avant que je donne la parole à Basté Monargent,
04:56un point sur le nombre d'établissements touchés.
04:58Alors, nous n'avons pas de total national absolument consolidé pour le moment,
05:02mais les bilans sont faits jour après jour,
05:04et un même lycée peut peut-être apparaître plusieurs fois dans les chiffres que je vais vous donner.
05:08Ceci étant dit, ce que l'on sait, c'est que 1207 lycées avaient déjà connu des perturbations au 2
05:14octobre.
05:14C'est beaucoup selon les chiffres du ministre de l'Éducation nationale.
05:18Pour les fermetures totales, les derniers chiffres montrent une baisse.
05:22224 établissements jeudi 8 octobre, donc jeudi dernier au matin,
05:28157 à la mi-journée, puis 141 vendredi dernier.
05:31Et donc on note quand même une petite diminution du nombre de lycées et d'établissements fermés.
05:36Cela représente donc au total moins de 4% des lycées du pays,
05:40et une baisse d'environ 37% entre les bilans de jeudi matin à vendredi matin.
05:44Donc peut-être que là, nous notons un essoufflement.
05:48Pour ce lundi 12 octobre, à date, vous me direz si jamais c'est le cas,
05:52mais nous n'avions pas encore de prévision nationale chiffrée sur le nombre de lycées fermés aujourd'hui.
05:57Une nouvelle rencontre avec les organisations lycéennes est ceci dit annoncée.
06:02Notamment sur Parcoursup, on l'a déjà dit ici un petit peu plus tôt.
06:06Certains établissements doivent cependant rester fermés plus longtemps comme à Nantes.
06:09Nelson Mandela devait poursuivre les cours à distance jusqu'aux vacances de la Toussaint.
06:14Demain, mardi 13 octobre, est-ce qu'il va à nouveau se passer quelque chose,
06:18vu qu'une nouvelle journée de mobilisation est prévue,
06:20avec un appel à la grève de 6 organisations syndicales de l'éducation ?
06:24Alors peut-être qu'un rebond des perturbations demain dans les lycées et dans les fermetures est possible.
06:29On ne peut pas encore le dire fermement.
06:32On ouvre également une autre parenthèse qui est celle de l'arrivée des vacances scolaires
06:36qui vont démarrer en cette fin de semaine.
06:38Donc est-ce que ce sera un frein supplémentaire à la mobilisation et en tout cas la fermeture des lycées
06:43?
06:43C'est une question que l'on peut se poser.
06:45Et oui Anissa, merci Anissa.
06:46Et on va en discuter avec nos deux invités.
06:48Bastien Bonargent, donc secrétaire général de l'AMG, porte-parole du Parti communiste.
06:52Je vous ai vu hier sur une grande chaîne de télévision.
06:55Eh oui.
06:55Vous aviez une autorité légitime tout à fait parfaite.
06:58Pour autant, je taquine un petit peu, vous voyez, ce Baptiste Eugélie en lui disant
07:02qu'est-ce que vous attendez pour prendre une position dans ce mouvement ?
07:05Je vous sens un petit peu mal à l'aise, un peu de pudeur de la part du Parti communiste
07:10et de certains syndicats.
07:10Enfin, vous n'avez pas envie d'être confondus avec les casseurs non plus.
07:13Donc oui, au mouvement lycéens.
07:15Oui, mais sauf que vous êtes quand même sur le terrain.
07:19Non, non, on n'a pas envie d'être confondus avec les casseurs.
07:22Mais vous savez, on n'a par contre aucune honte et bien au contraire à dire qu'on est aux
07:27côtés des lycéennes et des lycéens
07:29qui sont mobilisés depuis le 29 septembre dernier, même avant.
07:31On continuera d'être mobilisés avec eux.
07:33Et moi, j'entends ce qui a été dit, la violence comme terreau de cette mobilisation sociale.
07:37Je pense que c'est beaucoup exonéré le gouvernement de sa responsabilité sur aujourd'hui les mobilisations.
07:44Parce que ce qui est aujourd'hui au cœur de cette mobilisation des lycéennes et des lycéens de ce pays,
07:49c'est la colère sociale.
07:51C'est-à-dire qu'on est confronté à une situation aujourd'hui au sein de l'éducation nationale
07:54qui est absolument terrible avec des lycées qui sont délabrés,
07:57avec des professeurs qui manquent dans quasi toutes les classes,
08:01dans tous les établissements, pardon.
08:03C'est Parcoursup qui fait de la sélection sociale et qui empêche des lycéens,
08:07parfois même bacheliers, parfois même avec mention très bien,
08:10d'accéder à l'enseignement supérieur alors qu'ils devraient pouvoir.
08:13Et donc je pense qu'aujourd'hui, ce qui est au cœur de cette mobilisation, c'est ça.
08:16Et donc tant que ces revendications ne trouveront pas bout
08:19et que le gouvernement ne fera aucune annonce satisfaisante sur la question,
08:23la colère sociale ne redescendra pas.
08:25Et donc on restera mobilisés aujourd'hui,
08:27demain le 13 octobre aussi pour une date importante,
08:30et aussi le 17 octobre, ce week-end,
08:31parce qu'il n'y a pas que les lycéens et les lycéennes qui sont en colère dans ce pays,
08:34il y a bien d'autres secteurs professionnels
08:35et je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir.
08:37Bastien Bonargent, je vous concède le délabrement de l'école,
08:40Baptiste Gilly en convient,
08:41je vous concède la fracture sociale et la souffrance.
08:44Pour autant, nous avons assisté,
08:46j'ai hélas une cinquantaine d'années de plus,
08:49ou quarante d'années de plus que vous,
08:50entre les deux,
08:52une manifestation lycéenne, ça a toujours existé,
08:54même étudiante, il y a des coups, il y a des heures.
08:56Là, vous ne vous êtes pas sentis mal à l'aise
08:58d'être, j'allais dire, pénétrés par cette violence.
09:02Vous êtes quand même un peu, quelque part, manipulés,
09:05à votre insu.
09:06On voit bien qu'il y a des tendances,
09:08des mouvements politiques en France
09:09qui veulent mélanger les deux,
09:11le mouvement lycéen et la colère,
09:12et après tout, s'il y a la violence, c'est la faute du gouvernement.
09:14Vous n'avez pas l'impression de tomber dans un piège ?
09:17Aucun malaise, je vais vous dire pourquoi,
09:18parce qu'effectivement, il y a...
09:20Non, s'il vous plaît, si je peux continuer.
09:22Aucun malaise, je vais vous dire pourquoi,
09:23parce que si, effectivement, il y a, on l'a vu,
09:26dans les mobilisations parfois des casseurs,
09:28d'ailleurs, bien souvent, qui viennent de l'extérieur
09:29et qui font passer le second plan...
09:32Il n'y a pas moyen de faire une dissociation ?
09:33Non, mais je vais vous dire, si, il y a une dissociation.
09:35Nous, on ne soutient aucune casse, aucune agression, aucune violence.
09:38De la même manière qu'on dénonce, d'ailleurs, la répression
09:40qui s'abat parfois sur les lycéennes et lycéens.
09:42Vous dites que l'exaspération est telle
09:44qu'à un moment donné, il faut bien comprendre que ça...
09:46C'est ça, je pense qu'aujourd'hui, moi, je ne mettrais pas sur le même plan aujourd'hui
09:48la casse qui peut exister
09:50et les casseurs qui viennent
09:52et qui desservent aujourd'hui la mobilisation sociale.
09:54Et bien sûr, effectivement, le Parti communiste
09:56et les communistes ont toujours dit que la violence était l'ennemi
09:57de la mobilisation, donc je leur dirai là
09:59et je leur dirai à chaque fois qu'il faudra sur votre entraîne.
10:01Par contre, je n'ai jamais pas au même niveau que la violence de classe
10:04qui s'abat quand même sur les jeunes de ce pays
10:05depuis près de 20 ans maintenant et avec une violence
10:08qui est quand même innée.
10:09Qu'est-ce qu'on dit vis-à-vis de tous ces
10:12lycéens et lycéennes
10:13qui sont diplômés, qui voudraient accéder à l'enseignement supérieur
10:16et le système leur refluse parce que
10:18soit disant faute de moyens ?
10:19Ça, c'est la véritable violence qu'est au cœur de la mobilisation sociale
10:21et donc moi, tant qu'il le faudra, je continuerai de parler de celle-là
10:23exclusivement parce que cette mobilisation, elle est légitime
10:25et on pense qu'il faut qu'elle prenne de l'ampleur.
10:27On entend votre observation, il n'y a pas de problème.
10:29N'empêche que lorsque l'on constate la situation,
10:32on se dit qu'il y a à un moment donné
10:33un malaise. On peut manifester.
10:37Baptiste,
10:38Gilly, vous êtes vous-même
10:40d'un, j'allais dire, assez tranchant
10:41sur le fait qu'il y a manipulation.
10:44Est-ce que pour autant, il y a une manipulation
10:46de la France insoumise
10:47qui ne serait pas celle des autres partis de gauche
10:49qui voudrait effectivement qu'il y ait une pression
10:52sur le gouvernement, sans pour autant
10:54vous en convenez, basculer dans la violence ?
10:57Bastien Bonargent
10:58n'arme pas les bras
11:00des casseurs, ça vous en convenez ?
11:02Voilà, par contre...
11:04Quelque part si, mais moi ça me fait toujours un peu
11:06sourire quand j'entends les communistes
11:07qui nous parlent d'être contre la violence,
11:09qu'on rappelle que c'est quand même l'idéologie
11:11qui a amené 100 millions de morts à l'humanité,
11:12et que surtout sur les campus, encore aujourd'hui,
11:15moi je me suis fait agressé par les militants
11:16de...
11:17En France, ils ont payé 100 millions de morts,
11:21je trouve pas assez bon, c'est mon avis.
11:22Tout ça pour dire que...
11:24Attendez, attendez, je fais une précision.
11:26Non, mais même encore aujourd'hui,
11:28moi je me suis déjà fait agressé
11:30par les membres du MJCF.
11:32Faites attention, on mange les enfants aussi.
11:34Non, non.
11:35Oui, vous êtes pas loin, ça doit être ça.
11:36Enfin, pour reprendre un peu plus de sérieux...
11:38Il y a eu des militants violents
11:39dans toutes les tendances politiques de ce pays.
11:42À gauche, quand même, depuis quelques années,
11:44je trouve que ça crève un peu l'écran,
11:45qu'on n'en parle pas assez,
11:46et je trouve que le MJCF s'en tire vraiment
11:48très très bien à chaque fois,
11:49donc je pense que c'est pas mal de le rappeler
11:51quand même de temps en temps,
11:52qu'ils avalisent encore aujourd'hui
11:54la violence politique.
11:55Mais au-delà de ça, effectivement...
11:57On n'a jamais fait personne
11:58avec des cahiers de doléances.
11:59Non, mais justement,
12:00la chose est que sur les campus,
12:01c'est pas les cahiers de doléances
12:02qui nous font mal,
12:03c'est vos points et c'est vos groupes masqués
12:06qui viennent nous frapper.
12:08Enfin, passons...
12:09Oui, je vous enverrai tout le débat de plainte,
12:12on en a 55.
12:13Je vous donnerai mon adresse mail
12:14avec grand plaisir.
12:15Tout ça pour revenir au sujet,
12:17effectivement, aujourd'hui,
12:18le MJCF n'arme pas le bras
12:21des casseurs,
12:22c'est beaucoup plus des groupes
12:24comme plus proches de la France Insoumise.
12:25En réalité,
12:26les jeunes communistes,
12:26aujourd'hui,
12:27sont de plus en plus inexistants
12:28et ne manipulent plus grand-chose.
12:29Mais au contraire,
12:30ils sont en fait les idiots utiles
12:32de la France Insoumise.
12:33Parce que quand ils ont ce genre
12:34de revendications,
12:35ce genre de discours,
12:36ils mettent tout à fait de côté
12:38qu'effectivement,
12:39à la racine de ce mouvement,
12:41il y a la France Insoumise
12:41et ses élus.
12:42Et d'ailleurs,
12:42les renseignements ont fait
12:43une note éclairante sur le sujet.
12:45Le JDD l'a repris
12:45et a bien montré
12:46les liens qu'il y avait
12:47entre les élus de la France Insoumise,
12:49les syndicats
12:50et les associations
12:51proches de la France Insoumise,
12:52l'union syndicale lycéenne,
12:54l'union étudiante,
12:54dans la mobilisation
12:55de certains jeunes
12:57sur ces questions-là
12:58dans les lycées,
12:59notamment au début
13:00en Seine-Saint-Denis.
13:00Puis ensuite,
13:01ça s'est étendu partout.
13:02Ça crève les yeux.
13:03Tout le monde le dit,
13:03enfin tous ceux
13:04qui sont de bonne foi.
13:05Et on continue à nous dire
13:06que les casseurs,
13:08comme dans tous les mouvements sociaux,
13:09dans ce mouvement social-là,
13:11ça n'est qu'un facteur exogène
13:12qui vient se greffer.
13:13Non, c'est faux.
13:14C'est faux.
13:14C'est la racine même du mouvement.
13:16Donc arrêtons de toujours poser
13:18les termes du débat
13:19en disant que c'est un facteur exogène.
13:20Le clivage est bien net.
13:22On poursuit ce débat.
13:22Alissa, on continue.
13:24Eh bien, pourquoi on recentre ?
13:25Pourquoi le mouvement lycéen
13:27ne s'essouffle pas ?
13:28Nous en débattons
13:29avec Baptiste Gilly,
13:30délégué national de l'Uni
13:32et Bastien Bonargent,
13:33secrétaire général
13:34des Jeunes Communistes de France.
13:35Et vous, qu'en pensez-vous ?
13:36Comprenez-vous les revendications
13:38des lycéens ?
13:39Qu'attendez-vous du gouvernement
13:40pour sortir de cette crise ?
13:41Appelez-nous pour nous le dire
13:42au 0826 300 300.
13:46Sud Radio, Rico Légas.
13:47Vous êtes bien sur Sud Radio.
13:49Il est 13h20.
13:50Nous sommes dans un débat
13:52animé,
13:53mais même si la cordialité
13:55n'est pas toujours là,
13:56il y a en tout cas
13:56le respect mutuel
13:58de l'adversaire.
13:59Entre Bastien Bonargent,
14:00secrétaire général
14:01des Jeunesses Communistes,
14:02et Baptiste Gilly,
14:04délégué national
14:05de l'Union Nationale
14:07interuniversitaire,
14:08nous débattons
14:08pour savoir
14:09si ce mouvement
14:09est en train de s'essouffler.
14:11Non, il ne s'essouffle pas.
14:12Est-ce qu'il est récupéré ?
14:13Est-ce qu'il est bien orienté ?
14:15Est-ce que les revendications
14:16des lycéennes sont légitimes ?
14:17Est-ce que pour autant
14:18la violence peut ou pas
14:21ternir l'image
14:21de ce mouvement
14:23qui est tout à fait respectable ?
14:25Je reste avec vous,
14:26Baptiste Gilly.
14:28Malgré tout,
14:29l'UNI doit prendre
14:30une position.
14:31Oui,
14:32mais est-ce que vous avez envie
14:33de l'exprimer
14:34d'une façon,
14:35là aussi,
14:36au-delà
14:37qu'une revendication ?
14:38Est-ce que vous avez envie
14:39de faire une manifestation ?
14:40Est-ce que de mobiliser
14:41la jeunesse ?
14:42D'interpeller ?
14:43Nous, on mobilise la jeunesse.
14:44Alors, actuellement,
14:45c'est compliqué
14:46de mobiliser dans la rue.
14:47Pourquoi vous n'êtes pas
14:47solidaire des auticiens,
14:48même de gauche ?
14:50Vous avez bien
14:51un combat commun,
14:52à un moment donné.
14:52Quand bien même
14:53on irait dans les manifestations,
14:54on se ferait violenter
14:55comme à chaque fois
14:56qu'un militant de droite
14:58qui s'assume de droite
14:59s'approche aujourd'hui
15:00d'un mouvement
15:02marqué à l'extrême gauche.
15:03C'est une constante,
15:04on le sait,
15:04et d'ailleurs,
15:05les menaces que je reçois,
15:06que Louise aussi,
15:07qu'on voit beaucoup
15:07sur les médias...
15:08Même des médias
15:09qui étaient mal étiquetés
15:10ont été évacués
15:11en disant que c'était pas là.
15:12Oui, tout à fait.
15:14C'est pour ça
15:17qu'on ne va pas aller
15:18dans les manifestations
15:18et au-delà de ça,
15:19ce serait avaliser
15:20ce mouvement
15:21qui, je le rappelle,
15:22vous vous dites
15:22qu'il est respectable,
15:23les revendications
15:24certaines peuvent l'être.
15:24Je parle de revendications.
15:27Mais par contre,
15:28oui, après,
15:28on a des positions
15:29sur certaines de ces revendications.
15:31Comme je l'ai dit,
15:32plus de profs,
15:33du meilleur bâti,
15:34ça, ça va.
15:34Mais encore une fois,
15:35moi, je pointe du doigt.
15:36Moi, vous voyez,
15:36j'étais au lycée
15:37dans le deuxième pire lycée
15:38de mon département.
15:39Il n'y avait pas énormément
15:40de moyens.
15:40C'était le lycée
15:42Rénoir à Brignol.
15:43En plus, Brignol
15:44qui est l'exemple
15:44de la France périphérique
15:45que prend Christophe Gullit
15:46dans son livre.
15:47C'est pour montrer un peu
15:48dans quel terreau
15:49j'ai grandi.
15:50On parle de Brignol du Var.
15:51Oui, bien sûr,
15:52c'est ça.
15:52Exactement.
15:53Donc, effectivement,
15:55dans la France périphérique aussi,
15:56on a des problèmes
15:57de ce même type
15:57et je crois que
15:58je n'ai jamais brûlé mon lycée,
15:59je ne l'ai jamais cassé.
16:00Donc, encore une fois,
16:01ce qu'on pointe du doigt,
16:02c'est ça.
16:03Mais Bastien,
16:03mon argent n'a rien cassé.
16:06Quand il appelle au blocage,
16:08ce n'est pas anodin
16:08parce qu'un blocage,
16:09c'est déjà illégal
16:10et ça emmène le reste.
16:11Et quand des groupes
16:11d'extrême-gauche
16:12qui ensuite récupèrent
16:13ces blocages,
16:14les engraines vont
16:15vers de la destruction,
16:16il est aussi coupable.
16:18Bastien,
16:18vous avez appelé au blocage ?
16:19Oui, on appelle au blocage.
16:20C'est le problème,
16:21c'est illégal ce que vous faites.
16:22Non, mais d'accord,
16:22mais on appelle au blocage,
16:23on continue à le faire.
16:24D'ailleurs, pour tout vous dire,
16:25moi, j'ai adhéré
16:26au mouvement Jeune Communiste de France.
16:27Alors, qu'est-ce qu'on appelle blocage ?
16:28Qu'est-ce qu'on appelle blocage ?
16:29Bloquer la porte
16:30de l'établissement de son lycée
16:31pour passer des revendications.
16:32Voilà, donc vous empêchez
16:33les élèves qui veulent
16:34aller travailler les lycées.
16:35Non, mais non,
16:36mais même pas forcément
16:36parce que vous savez,
16:37dans beaucoup de blocages
16:38qui sont faits sur les lycées,
16:39souvent, il y a une entrée
16:40qui est bloquée
16:40et puis les élèves
16:42qui souhaitent pouvoir
16:43aller en cours résident.
16:44J'ai dans mon entourage immédiat
16:45des lycéens et des étudiants
16:46qui voulaient aller étudier
16:47et qui n'ont pas pu.
16:48Et d'ailleurs, pour tout vous dire,
16:49même sur beaucoup des blocages
16:50qu'on a vus la semaine dernière,
16:53il y avait des professeurs,
16:54il y avait même parfois le proviseur
16:55qui ont aidé les lycéens
16:56à bloquer, à se mobiliser.
16:58Enfin, empêchez quelqu'un...
17:00Alors, un piqué de grève.
17:01Il s'agit de quelque chose.
17:02Baptiste Gilly, s'il vous plaît.
17:03Vous parlerez quand vous aurez la parole.
17:04Soyez disciplinés,
17:05sinon je vais être obligé de sévir.
17:07Je vais vous coller.
17:09Non, vous n'avez pas le droit
17:10d'interdire à quelqu'un
17:12qui veut aller.
17:12Il ne s'agit pas d'interdire.
17:13Il y a le piqué de grève.
17:14D'accord, c'est limite,
17:16mais un étudiant, un lycéen
17:17qui veut aller dans sa boîte,
17:18dans son bahut pour y aller,
17:20lui dire tu n'y vas pas,
17:21il y a quand même un problème,
17:22vous reconnaissez.
17:23Je vous le répète ici,
17:25il ne s'agit pas d'interdire
17:26les élèves d'aller en cours.
17:28Souvent, c'est blocus
17:29qui sont organisés
17:30sur les lycées,
17:31les lycées professionnels.
17:33D'ailleurs, je le dis aussi,
17:34notamment en France périphérique,
17:35c'est des mobilisations
17:37qui permettent de mettre en avant
17:38des revendications
17:39pour plus d'éducation,
17:40pour une meilleure éducation.
17:41Et c'est des lycéennes
17:42et des lycéens
17:42qui ne demandent que ça,
17:43que d'aller en cours,
17:44que de pouvoir étudier,
17:45qu'avoir une débouchée
17:46et pouvoir s'inscrire ensuite
17:47dans un métier qui soit utile
17:48dans ce pays.
17:49Donc, moi, je ne soutiendrai jamais
17:51l'idée de dire
17:52que les blocus
17:52c'est empêcher les lycéennes
17:53et les lycéens d'aller en cours.
17:55En fait, c'est même l'inverse.
17:56Parce que,
17:56qu'est-ce qui se passe
17:57sur ces blocus ?
17:58On demande l'embauche de professeurs,
18:00on demande du meilleur matériel
18:01pour pouvoir étudier,
18:02on demande de pouvoir accéder
18:03à l'enseignement supérieur.
18:04Et vous savez,
18:04je disais,
18:05ces blocus qui sont beaucoup
18:09caricaturés, pardon.
18:10Vous savez, moi,
18:11j'ai adhéré au mouvement
18:11Jeunes Communistes de France
18:12aussi à Tarbes,
18:13dans le 65.
18:14Donc, c'est pas non plus...
18:15C'est aussi la France périphérique
18:16sur un blocus de lycées
18:18et c'était assez exceptionnel.
18:20C'était des moments de joie,
18:22de fraternité,
18:22de revendications
18:23qui m'ont permis
18:24de m'engager en politique.
18:25Donc, voilà,
18:26je pense qu'il faut prendre
18:26les choses aussi de cette manière
18:27et je le répète,
18:28nous, on a vu beaucoup de lycées
18:30se mobiliser
18:31avec les lycéens et les lycéennes,
18:32avec les professeurs,
18:33avec les proviseurs,
18:34avec les pions des établissements.
18:35Donc, le récit des lycéens
18:36qui viennent brûler leurs lycéens
18:37en revendiquant plus de moyens
18:38pour l'éducation nationale,
18:39c'est un récit
18:40qui est complètement
18:41à côté de la plaque.
18:42En tout cas,
18:43la situation est urgente,
18:44elle est grave.
18:45Est-ce qu'il y a quand même
18:46des aspects de ce conflit
18:48sur lesquels vous pourriez
18:49vous retrouver l'un et l'autre
18:50pour sauver l'école ?
18:52Est-ce que vous pouvez donner
18:53priorité, j'allais dire,
18:54aux intérêts collectifs ?
18:55L'école de la République,
18:57elle a besoin.
18:57Est-ce que l'Uni
18:58et la jeunesse communiste,
18:59au-delà des divergences
19:01qui peuvent intervenir après,
19:02est-ce que vous pouvez
19:03à un moment donné vous dire
19:04oui, là, on est solidaires
19:05parce qu'il faut qu'on soit ensemble
19:07pour obtenir du gouvernement
19:08une réforme scolaire
19:09qui nous remette
19:10l'école sur les rails ?
19:11Est-ce que ça,
19:12je commence par vous,
19:13est-ce que vous acceptez
19:14à un moment donné
19:15de faire un consensus historique
19:17avec Baptiste Bonargent
19:18pour essayer d'obtenir...
19:20Oui, tout à fait.
19:21Alors, forcément,
19:22je le disais,
19:23encore une fois,
19:24je le répète,
19:24il y a certaines revendications
19:25qui sont mises en avant
19:26qui sont tout à fait légitimes.
19:28Les profs, encore une fois,
19:29voilà,
19:29il y a plusieurs choses comme ça.
19:30Par contre, moi,
19:31ce que je ne vois pas
19:31dans notamment les dix points
19:33qui ont été mis en avant
19:34dans cette manifestation,
19:36ces manifestations,
19:37c'est la remise au cœur
19:39des savoirs fondamentaux,
19:41enfin, voilà,
19:41des choses simples,
19:42l'orthographe,
19:43les maths,
19:44même l'histoire
19:45et la géographie
19:45qui sont plus remis,
19:46qui sont plus au cœur aujourd'hui
19:48au fur et à mesure
19:49des réformes scolaires.
19:50Il faudrait le remettre au centre
19:51parce que la vraie revendication
19:52qu'énormément de lycéens,
19:54de cette majorité silencieuse
19:55qui ne va pas bloquer,
19:56qui ne va pas brûler,
19:56c'est quand même
19:57de savoir ce qu'ils vont devenir.
19:58Est-ce que le système scolaire français
20:00va les emmener vers un avenir,
20:02vers l'emploi ?
20:02Et ça, aujourd'hui,
20:03on le voit
20:04dans ce mouvement pseudo-lycéen,
20:08ces revendications-là
20:09ne sont absolument remises en avant
20:10et je pense que c'est ça
20:11le cœur du sujet
20:12qu'on devrait tous avoir,
20:13la préoccupation
20:14qu'on devrait tous avoir à la bouche,
20:15c'est ça.
20:16Non, mais c'est...
20:17Vous dites quand même...
20:18Patrice de bon argent.
20:19Vous partez de la préoccupation
20:20des lycéens qui se mobilisent
20:21et vous dites que c'est la préoccupation
20:22des lycéens qui ne se mobilisent pas.
20:24C'est assez incompréhensible.
20:25Aujourd'hui,
20:25tous les lycéens et les lycéennes
20:27qui sont mobilisés
20:27devant leur établissement
20:29qui viennent en manifestation
20:29quand même 450 000 personnes
20:31dans la rue
20:32le 6 octobre dernier.
20:34Peut-être un peu moins
20:34si vous le souhaitez,
20:35mais en tout cas,
20:36l'immense majorité
20:37des lycéens qui se mobilisent
20:38aujourd'hui,
20:38ils le disent.
20:39Ce qu'ils veulent,
20:39c'est pouvoir construire
20:41leur avenir
20:41et construire le pays
20:42dans lequel ils évoluent.
20:43Ils ne demandent que ça.
20:44Je trouve que c'est trop facile
20:45de dire d'un côté,
20:46il y a les casseurs
20:47qui sont les gens
20:47qui sont mobilisés
20:48et puis de l'autre,
20:49il y a les jeunes
20:50qui veulent bien travailler
20:51et qui veulent bien étudier.
20:52Mais déjà,
20:53ne donnons pas de leçon
20:54aux lycéens
20:54et aux lycéennes.
20:55Je ne donne pas de leçon
20:55aux lycéennes,
20:56je vois juste l'effet.
20:57Non, mais l'effet,
20:58ce n'est pas ça.
20:59Vous regarderez la note
21:00des renseignements,
21:00vous ne l'avez toujours pas vue
21:01depuis une semaine,
21:01pourtant je ne vous avais
21:02que dit comme devoir
21:03de le regarder.
21:05Moi, je trouve que le gouvernement
21:06instrumentalise quand même
21:07beaucoup la France insoumise
21:08parce que c'est facile
21:09de dire de sorte de sorte.
21:11Quand tout le monde
21:11essaie d'instrumentaliser
21:12tout le monde,
21:13le public va tomber dans le pied.
21:15Nous, c'est simple,
21:16on ne fait pas ça.
21:16On va aux côtés
21:17des lycéennes et des lycéens
21:18et on écoute ce qu'ils ont
21:18à nous dire
21:19et ce qu'ils ont à nous dire
21:19c'est qu'ils veulent plus
21:20de moyens dans l'éducation
21:21internationale.
21:21On continue ce débat
21:22passionnant et très enrichissant
21:24et je suis sûr
21:24qu'on va aboutir
21:24à une conclusion.
21:25J'ai quand même avancé
21:26des points où on pouvait
21:27être d'accord,
21:27il n'y a pas eu de réponse.
21:28Je vous donne ma parole
21:29dans quelques minutes.
21:30Depuis trois semaines maintenant
21:31que les lycéens sont mobilisés
21:33et à ce jour,
21:34le soufflet ne redescend
21:35toujours pas.
21:36Alors qu'est-ce qui ferait
21:37retomber la colère
21:37dans les lycées selon vous ?
21:39On en parle déjà
21:39avec Baptiste Gilly,
21:40délégué national de l'Uni
21:42et Bastien Bonargent,
21:43secrétaire général
21:44des jeunes communistes
21:45de France.
21:46On veut également vous entendre.
21:47Est-ce que vous êtes lycéens ?
21:48Est-ce que vous avez envie
21:49de pousser un coup de gueule
21:50contre la mobilisation
21:51ou au contraire pour parents ?
21:53Comment vivez-vous
21:54les blocages
21:55et les cours interrompus ?
21:56Appelez-nous au 0826 300 300.
21:58Midi 14h, Sud Radio,
22:01la France dans tous ses états,
22:03Péricault-Légas.
22:04Vous êtes bien sur Sud Radio,
22:06il est 13h31,
22:07nous sommes dans ce débat
22:09passionné entre Baptiste
22:10Julie et Bastien Bonargent.
22:13Est-ce que le mouvement
22:13est en train de s'essouffler ?
22:14Est-ce qu'à un moment donné,
22:15il peut y avoir,
22:16vu l'urgence de la situation,
22:18la gravité dans laquelle
22:19se trouve l'école ?
22:19Est-ce qu'il peut y avoir
22:20un consensus de façon
22:22à ce que tout le monde
22:22se rassemble hors casseur
22:23justement pour évacuer
22:25ceux qui veulent la violence
22:26et faire aboutir
22:28une juste revendication ?
22:29Nous avons Nathalie
22:30qui nous appelle
22:31de Juvisy-sur-Orge.
22:32Bonjour Nathalie.
22:33Vous êtes prof d'anglais,
22:34c'est ça, dans un lycée ?
22:35C'est ça.
22:36Alors, comment vous vivez
22:38la situation, Nathalie ?
22:39Alors, je soutiens
22:41les lycéens parfaitement
22:43pour les revendications
22:43qui sont légitimes
22:45et qui couvrent depuis longtemps.
22:47Donc après,
22:48il ne faut pas non plus
22:49s'étonner de la colère
22:49qu'ils ont.
22:50Oui, bien sûr.
22:51Mais ça, d'ailleurs,
22:53là-dessus, je ne le pate...
22:53La colère saine, hein ?
22:54Oui, bien sûr,
22:55la colère saine.
22:56Comment vous expliquez
22:57qu'il y a eu des débordements
22:59aussi violents
22:59et que le mouvement
23:01n'ait pas pu se dissocier
23:03plus précisément
23:03de ces actes de vandalisme ?
23:06Je pense qu'en fin de compte,
23:08il faudrait qu'ils fassent
23:09les ménages,
23:09les lycéens.
23:11C'est-à-dire que
23:11trop d'idéologie
23:12qu'une idéologie.
23:14Donc, en fin de compte,
23:14ils sont victimes
23:15de leur propre idéologie,
23:18tout simplement.
23:19Et à un moment donné,
23:20il faut dépoussiérer tout ça,
23:22il faut aller à l'essentiel,
23:23il faut que ce soit
23:23une colère saine.
23:24Et bon, pour certains,
23:26pour les émeutiers,
23:26pour certains,
23:27ils ne sont pas lycéens.
23:28Ce sont des gens
23:28qui viennent mettre le bazar.
23:30C'est tout.
23:30Bien sûr, bien sûr.
23:31Vous-même,
23:32en tant qu'enseignante
23:33dans un lycée,
23:34vous êtes confrontée
23:34à ce que vous dénoncez
23:35là, actuellement ?
23:36Oui.
23:38Concrètement ?
23:39Dans votre classe,
23:40vous avez des éléments
23:41qui sont très idéologisés
23:42et qui sont donc...
23:44qui recherchent
23:45de la confrontation,
23:46si je comprends bien.
23:47Oui,
23:48ils recherchent
23:48la confrontation,
23:50ils sont très...
23:50Mais même,
23:51ça peut être simplement
23:52des élèves
23:53qui, en fin de compte,
23:53se laissent embringuer
23:54dans une idéologie
23:56qui leur paraît
23:56tout à fait...
23:58Légitime.
23:59Oui, oui.
24:00Légitime,
24:00faire partie
24:01d'un avenir commun.
24:03Bon,
24:04le grand soir,
24:05l'idée du grand soir,
24:06mais en fin de compte,
24:08avec le recul,
24:09ils ne se rendent pas
24:09de compte
24:09que cette idéologie
24:11peut leur être fatale.
24:12Nathalie,
24:12est-ce que vous ne pensez pas
24:13que les autorités éducatives
24:15auraient dû s'inquiéter
24:16de cette dérive
24:16depuis plus longtemps
24:17et faire preuve
24:18d'un peu plus
24:18de sévérité
24:19et de rigueur
24:20avec ces éléments-là
24:21et qu'on a laissé
24:21un peu courir
24:22en se disant
24:22bon,
24:23c'est pas méchant
24:24et aujourd'hui,
24:25on voit les proportions
24:26que ça atteint.
24:27Oui,
24:27mais enfin,
24:28bon,
24:31le problème étant
24:32que sans être
24:33une grosse réac,
24:35j'ai fait des grèves,
24:38des manies,
24:38depuis que je suis lycéenne,
24:39je le fais encore
24:40en tant qu'enseignante,
24:41mais je pense
24:41que les mêmes aussi,
24:43à la tête
24:44de certaines directions,
24:45sont aussi
24:45dans l'idéologie
24:47et en réalité,
24:48n'ont plus le courage
24:49de dire
24:50et d'affirmer
24:51qu'ils sont allés
24:51trop loin.
24:53Là,
24:53concrètement,
24:54je ne vous demande pas
24:55ce que vous feriez
24:56si vous y étiez ministre,
24:57vous n'avez peut-être
24:57aucune envie
24:58d'être ministre éducationale,
24:59mais là,
24:59vous en tant qu'enseignante
25:01sur le terrain,
25:01est-ce qu'il y a
25:02une ou deux mesures
25:03par rapport à ce qu'on est
25:04en train de vivre
25:04que vous prendriez
25:05immédiatement
25:06quant aux effectifs,
25:07parcours sup ?
25:08Qu'est-ce que vous pensez
25:09par exemple
25:09des enseignants de remplacement
25:11que M. Jeffrey
25:13a proposé ?
25:14C'est une mesure
25:14malgré tout
25:15c'est un pansement
25:16ou c'est une riolade ?
25:17Non,
25:18je pense qu'il s'est tiré
25:19une balle dans le pied.
25:20Oui,
25:20d'accord.
25:21C'est vraiment,
25:22c'est rigolo.
25:24Enfin,
25:24on peut en rigoler.
25:26Mais ce sont des mesurettes.
25:29On ne sait pas
25:30d'où il est sort.
25:31C'est vraiment
25:31un lapin sorti du chapeau.
25:33Ce n'est pas du tout
25:34ce qu'il aurait fallu faire.
25:36La première mesure
25:37qu'il aurait dû annoncer
25:37c'est
25:38on va revoir
25:38parcours sup.
25:40Que vous remplacez,
25:41alors justement,
25:42Jean-Luc Mélenchon
25:43hier à son meeting
25:44de Clermont-Ferrand
25:45a stigmatisé
25:46parcours sup.
25:46On dirait
25:47que c'est une énorme conquête,
25:48que c'est une monstruosité.
25:50Admettons que parcours sup
25:51soit très mal conçu.
25:52Voilà.
25:52Vous le remplacez par quoi ?
25:54Il faut bien à un moment donné
25:55qu'il y ait un outil d'orientation.
25:56Vous êtes d'accord Nathalie ?
25:57Donc il faut avoir le courage
25:58de se dire
25:59qu'il va y avoir
26:00une sélection.
26:01Une sélection.
26:01Autrement dit,
26:02autrement dit,
26:03et c'est ce que me disent
26:04beaucoup d'enseignants
26:05à couvert,
26:05la loi de Vaquet
26:06quand on la revoit aujourd'hui,
26:08elle n'était pas
26:08si bête que ça.
26:09Il aurait peut-être fallu
26:10l'adapter,
26:11mais elle n'était pas
26:12si bête que ça.
26:12Absolument, il aurait fallu l'adapter.
26:12Et aujourd'hui,
26:13on paye cher.
26:14On paye cher de ne pas avoir rien.
26:16Absolument.
26:16Nathalie, merci pour ce témoignage.
26:18J'en vois très bien
26:18dans quel sens vous allez.
26:19Vous avez le courage
26:20de dire les choses
26:20telles que vous le pensez.
26:22Pardon,
26:22vous êtes enseignante
26:23depuis que j'allais demander
26:24votre âge.
26:24Est-ce que vous avez encore
26:25du chemin à parcourir ?
26:28J'ai 30 ans,
26:29j'ai encore une bonne dizaine d'années.
26:31Bon, on souhaite
26:32que l'éducation nationale française
26:33s'améliore
26:33et vous donne les conditions
26:35parce que vous faites
26:35un métier tellement important,
26:37tellement essentiel
26:38pour la République.
26:38J'espère que vous trouverez
26:39un jour le contexte
26:40qui vous permettra
26:41de vous épanouir
26:41dans ce que vous faites
26:42et d'apporter la pédagogie
26:43dont les enfants de France
26:44ont besoin.
26:46Messieurs,
26:46merci à vous Nathalie.
26:47Vous avez entendu
26:48le témoignage de Nathalie ?
26:50Eh oui, bien sûr.
26:51J'interpelle d'abord
26:54Baptiste Bonargent.
26:55Non, Bastien.
26:56Bastien Bonargent,
26:57Baptiste Agilier.
26:58Bastien Bonargent.
26:59Voyez le malaise
27:00de cette professeure quand même.
27:03Elle dit
27:03qu'il y a quand même eu
27:04un laissé-aller.
27:05C'est sûr qu'il y a une crise,
27:06il y a une défaillance,
27:08il y a même des lâchetés,
27:09des renonciations
27:09et des démissions.
27:10Pour autant,
27:11on l'a laissé courir
27:12et une idéologisation
27:13de l'école.
27:14Est-ce que vous êtes,
27:14vous, conscient
27:15que l'école
27:17n'est pas forcément
27:17l'endroit où
27:18on peut avoir des opinions,
27:19on peut avoir des valeurs,
27:20c'est de la pédagogie,
27:20c'est de l'assurance civique,
27:21mais de l'idéologie conflictuelle,
27:23est-ce que c'est vraiment,
27:24est-ce que l'école
27:25est vraiment l'endroit
27:25où il faut la développer ?
27:26Mais moi,
27:27je ne pense pas
27:28parce que, en fait,
27:28je trouve la question
27:29un peu mal formulée
27:30dans le sens où,
27:31aujourd'hui,
27:32quand on regarde,
27:33pour séparer deux choses,
27:34d'abord sur la présence
27:35d'organisations politiques
27:36sur les établissements scolaires,
27:37notamment,
27:38que ce soit les lycées,
27:38que ce soit les centres
27:39de formation d'apprentis
27:40ou que ce soit
27:40les lieux d'enseignement supérieur.
27:42Je pense qu'au contraire,
27:43c'est la présence
27:44de ces organisations de jeunesse
27:45qui sont, d'ailleurs,
27:47qui sont construites
27:48avec les lycéennes
27:49et les lycéens,
27:49pour les lycéennes
27:50et les lycéens,
27:50qui permet aussi
27:51d'encadrer les mobilisations
27:52et de faire en sorte
27:53qu'elles soient toujours
27:54politiques, revendicatives,
27:56construites
27:56et toujours dans la défense
27:58de revendications
27:58de ces lycéennes
27:59et de ces lycéens.
28:00Donc ça, je pense que
28:01la présence
28:01d'organisations politiques
28:03sur ces lieux de jeunesse,
28:04c'est une bonne chose.
28:05Surtout quand on voit
28:05aujourd'hui
28:07la difficulté
28:07qu'on peut avoir
28:08à amener la politique
28:09auprès des jeunes.
28:10Je ne vous rappelle pas
28:10les taux d'abstention
28:11qui sont très importants
28:12aujourd'hui chez les jeunes.
28:13Ça, c'est pour la première chose.
28:14Deuxième chose
28:14sur la question
28:15des revendications.
28:16Moi, franchement,
28:17ce que demandent aujourd'hui
28:17les lycéennes et les lycéens,
28:18ce n'est pas le socialisme.
28:19C'est presque le respect
28:20même de notre constitution.
28:22C'est l'école républicaine,
28:23c'est-à-dire celle
28:24qui garantit l'égalité
28:25de toutes et tous
28:31devant chaque classe
28:32pour pouvoir apprendre
28:32dans les mêmes conditions
28:34qu'on soit en banlieue,
28:35en France périphérique
28:36ou au centre-ville de Paris.
28:37Et c'est la suppression
28:38de Parcoursup
28:39qui, il faut le dire,
28:40est un outil de tri-social
28:41parce qu'il ne permet pas
28:43aujourd'hui
28:43à des lycéennes et des lycéens
28:44qui sont diplômés
28:45d'accéder à l'enseignement supérieur
28:47alors que le bac
28:47est le premier diplôme
28:48de l'enseignement supérieur.
28:49Donc, moi, je pense
28:50que ça, il faut le dire.
28:52Et donc, voilà,
28:53c'est ce que demandent
28:54aujourd'hui les lycéennes et les lycéens.
28:55Il ne faut pas arrêter
28:55de dire que c'est de l'idéologie,
29:01vous convenez qu'on envoie
29:02aujourd'hui des lycéens
29:03après le bac.
29:04C'est peut-être le bac
29:05qui est un vrai problème
29:05puisque Parcoursup.
29:08On les envoie quand même
29:08dans le mur.
29:09Là, vous êtes assez facturé.
29:10Et on les envoie dans le mur
29:11pour une raison
29:11parce que moi, j'entends bien
29:12et j'entendais votre question
29:13que je trouve très intéressante
29:14sur par quoi on remplace
29:16Parcoursup.
29:17C'est qu'en fait,
29:17Parcoursup, ça cache un problème
29:18qui est plus profond.
29:19Le problème qui est plus profond,
29:20c'est qu'en fait,
29:21dans ce pays,
29:21on a passé des années
29:23à casser l'enseignement supérieur,
29:25à casser les outils
29:26de formation professionnelle
29:27qui font qu'aujourd'hui,
29:28on manque de place
29:29dans les dispositifs de formation
29:30alors qu'on a des besoins
29:31qui sont immenses dans ce pays.
29:33Juste pour vous donner un chiffre,
29:34il faudrait,
29:34pour pouvoir réindustrialiser
29:35partiellement le pays,
29:36plus de 100 000 ingénieurs par an
29:37d'ici à 2032.
29:39Mais comment on fait
29:39si on n'a pas de place ?
29:41Donc en fait,
29:41Parcoursup,
29:42ça cache un autre problème.
29:43C'est qu'on ne met plus de moyens
29:43dans la formation
29:44ni dans la formation professionnelle.
29:45Très bonne question.
29:46Baptiste Gélie,
29:47par quoi on remplace Parcoursup ?
29:48Est-ce qu'il faut une sélection ?
29:49Oui,
29:50évidemment qu'il faut une sélection.
29:52Une sélection pertinente
29:52et juste.
29:53Évidemment pertinente,
29:54juste et fondée
29:55sur le niveau objectif des élèves.
29:56Donc ça demande des critères,
29:57ça demande un filtre
29:58qui s'appelle le baccalauréat
30:00qui ne joue plus du tout son rôle
30:02depuis 30, 40,
30:03presque 50 ans maintenant.
30:05Donc oui,
30:05Parcoursup,
30:06le remplacer...
30:07Remplons ce que devrait être le bac.
30:09Le bac,
30:09c'est une sélection
30:10malgré tout
30:11de ceux qui sont amenés
30:12à aller faire des études universitaires.
30:14Le premier endroit
30:15où on oriente aussi
30:16parce qu'il faut le dire,
30:17il y a des étudiants,
30:19des lycéens
30:19qui n'ont pas
30:19ni les capacités
30:20ni l'envie
30:21qui ne sont pas faits
30:21pour les études supérieures.
30:22Et ça,
30:23c'est une réalité.
30:24Et pourtant,
30:25on leur dit,
30:25on leur répète depuis 50 ans
30:26que le but de tout lycéen
30:28c'est d'aller jusqu'au master.
30:29Et on se retrouve
30:30avec des inepties
30:31où on a des énormes promos
30:33de sociologie,
30:34de psychologie
30:35qui se retrouvent
30:35à aller dans le mur
30:36sans déboucher.
30:37Et surtout,
30:38on a une sélection
30:39de fait qui se fait.
30:40Vous répétez
30:41pas de sélection,
30:41pas de sélection.
30:42Quand on a 60%
30:43de taux d'échec
30:43en première année en droit
30:44parce que le niveau
30:45n'y est pas,
30:46c'est bien que ça montre
30:46quelque chose.
30:47Et donc,
30:47il faut une sélection
30:48pour pouvoir mieux les orienter.
30:49Depuis 50 ans,
30:50vous les envoyez au casse-pipe
30:51et vous alimentez le chômage.
30:53On a le taux de chômage
30:54chez les jeunes,
30:55un des plus hauts d'Europe.
30:56On est à 21%.
30:56C'est 5 points de plus
30:57que l'Allemagne.
30:58Et on a encore
30:59des communistes,
31:00l'extrême-gauche
31:01qui continuent à nous dire
31:02qu'il faut ouvrir
31:03l'université aux 80 ans.
31:04Non.
31:05Alors,
31:05Baptiste Géli,
31:06quel mode de sélection
31:08pertinente et juste ?
31:09Je faisais l'usure
31:10tout à l'heure
31:10à la loi de Baquet
31:11quand on la relit aujourd'hui.
31:12Finalement,
31:13c'était pas si mal.
31:14Il faut être à réactualiser.
31:15Exactement.
31:15J'avais dit devant le Sénat
31:16parce qu'on avait été entendus
31:18dans justement
31:19cette question-là
31:19de l'excellence à l'université.
31:21D'ailleurs,
31:21je t'invite à lire ce rapport
31:23qui dit bien
31:24que le manque de sélection
31:25est aujourd'hui
31:25le principal problème
31:27de l'université française.
31:28Donc,
31:28qu'est-ce qu'il faut faire
31:29pour concrètement
31:30que ça aille mieux
31:31dans l'université ?
31:32Il faut déjà
31:32que le bac joue son rôle
31:34de filtre,
31:34on l'a dit
31:35mais c'est bon
31:36de le répéter.
31:36Il faut que le bac
31:38puisse permettre
31:38à ceux qui ont le niveau
31:39et ceux qui s'y dessinent
31:40à aller à l'université.
31:41Ça ne veut pas dire
31:42que c'est que les enfants de riche
31:43qui doivent y aller.
31:44Effectivement,
31:44qu'il faut des ouvertures sociales,
31:46des choses comme ça.
31:46Ça va de soi.
31:48Et ensuite,
31:48il faut remettre en avant
31:49les filières professionnelles.
31:51Même,
31:51tu le disais,
31:52on a besoin d'ingénieurs.
31:53C'est vrai,
31:53il faut reformer des ingénieurs
31:55mais il faut aussi
31:55qu'on ait des voies,
31:58des filières
31:58plus professionnalisantes
31:59qui emmènent plus rapidement
32:01vers l'emploi
32:01et ça c'est central.
32:03C'est extrêmement important.
32:03Je rappelle simplement
32:04et je martèle ce chiffre,
32:05en 1970,
32:0717% des élèves
32:08de grandes écoles
32:09étaient originaires
32:10de la classe ouvrière
32:11puisqu'à l'époque
32:11il y avait une classe ouvrière.
32:12Aujourd'hui c'est 5%.
32:13Donc,
32:14la tendance ne s'est pas démocratisée.
32:16Nous avons Christophe
32:17qui nous appelle.
32:18D'où nous appelez-vous ?
32:19Christophe,
32:19d'où nous appelez-vous ?
32:20Bonjour,
32:21de Montreuil.
32:22Ah, Montreuil,
32:22très bien,
32:23région parisienne.
32:23En 1993.
32:24Vous vous dites
32:25que cette mobilisation
32:26elle dépasse
32:27le mouvement lycéen ?
32:29Oui,
32:30totalement oui.
32:31Moi j'habite juste
32:31en face d'un collège
32:33qui est bloqué
32:34déjà depuis deux semaines.
32:35Donc,
32:36les collégiens
32:37s'y sont mis aussi.
32:38Et ma fille
32:39est à la fac
32:40de Nanterre
32:41et ça fait aussi
32:42une semaine et demie
32:43que c'est bloqué.
32:44Et d'ailleurs,
32:45demain,
32:45ils bloquent encore
32:46normalement
32:46et ils vont aller manifester.
32:48Donc,
32:49il n'y a pas...
32:50Parce que vous appelez ça
32:50vous les médias
32:51le mouvement des lycéens
32:52mais ça va plus loin
32:54que le mouvement des lycéens.
32:55Oui,
32:55on en discute justement.
32:56C'est le débat d'aujourd'hui
32:57et on voit bien
32:58qu'il n'y a pas
32:59que du mouvement lycéen
33:00dans ces émeutes.
33:02Il va y avoir...
33:03En fait,
33:04il y a plein de choses
33:05et c'est un amoncellement
33:06de,
33:06je dirais,
33:07de conneries
33:08depuis que Macron
33:09est au pouvoir.
33:11Déjà,
33:12vous êtes au courant
33:13qu'il va y avoir
33:13un vote bientôt
33:14pour passer
33:15les frais d'inscription
33:16de 240 à 900 euros
33:18par an.
33:19Oui,
33:20oui.
33:20Bon,
33:21ça c'est inadmissible.
33:22Qu'est-ce que ça veut dire
33:23d'augmenter des tarifs
33:25comme ça ?
33:25Alors,
33:25j'espère que ça ne sera pas
33:26voté à l'Assemblée
33:27mais en attendant,
33:28c'est en prévision
33:29pour la saison prochaine.
33:31En plus,
33:32depuis que...
33:32Moi,
33:33j'ai 58 fois,
33:34je suis quelqu'un de gauche,
33:35j'ai manifesté
33:36depuis l'âge de 15 ans,
33:38depuis que Macron
33:39est au pouvoir,
33:40les forces de l'ordre,
33:42ils ont une manière
33:43de gérer les manifestations
33:44d'une manière
33:45qui est très mauvaise.
33:47Quand moi,
33:48je manifestais avant,
33:49maintenant,
33:50je n'y vais plus.
33:50mais quand j'allais manifester
33:52avant,
33:53les forces de l'ordre,
33:54on ne les voyait pas.
33:55Elles étaient là,
33:56mais elles étaient sur le côté
33:58et elles intervenaient
33:59qu'en cas de problème.
34:01Maintenant,
34:01quand on va manifester,
34:02on est carrément nassé,
34:04encerclé pendant toute la manif,
34:06et ça,
34:06ça crée de la provocation.
34:08Christophe,
34:08c'est qu'il n'y a pas
34:09que des manifestants gentils
34:10dans ce genre de situation.
34:12C'est pas ce que je veux dire.
34:12C'est pas ce que je veux dire.
34:13Moi,
34:13je vous le dis,
34:14il n'y a pas que des gentils,
34:14donc la police,
34:15il faut bien qu'elle soit
34:15pas trop loin non plus.
34:16Voilà.
34:16C'est pour ça que je vous dis,
34:18mais il faut qu'elle soit
34:18dans les rues adjacentes,
34:20mais il ne faut pas qu'elle soit...
34:21Là,
34:21vous vous rendez compte,
34:22maintenant,
34:23ils sont carrément
34:23en début de cortège,
34:25et puis sur les côtés,
34:26les casques,
34:27enfin,
34:28c'est rien que le fait
34:29de la manière
34:29qu'ils soient là
34:30et comment ils sont là,
34:32c'est déjà de la provocation.
34:34Ils peuvent très bien
34:35être dans les rues adjacentes
34:36et prêts à intervenir,
34:38surtout que maintenant,
34:39avec la brave et leur moto,
34:40ils sont là en deux secondes,
34:41et puis dès qu'il y a
34:42des vitrines qui sautent
34:44ou des gens
34:44qui commencent à foutre le bordel,
34:46là,
34:46ils interviennent tout de suite,
34:47vous comprenez ?
34:48Ils sont dans le coin.
34:49Mais là,
34:50on se sent oppressés
34:51quand on manifeste.
34:52Moi,
34:52la dernière manifestation
34:53que j'ai faite,
34:54je vous assure,
34:54on se sent oppressés
34:56par les forces de l'ordre,
34:57même quand on ne fait rien,
34:58parce qu'elles nous encerclent
35:00totalement
35:00et on sent
35:01qu'on n'a pas le droit
35:02de bouger,
35:02au moindre mouvement,
35:04on va se faire sauter dessus,
35:05et ça,
35:05ça crée de la tension.
35:07Vous comprenez ?
35:08Bien sûr.
35:09Et je pense que ça,
35:11c'est un mauvais...
35:11Et ça,
35:12je vous assure
35:12qu'avant Macron,
35:14c'était pas comme ça.
35:15Moi,
35:15ça fait 40 ans
35:16qu'il manifeste.
35:17Je peux vous assurer
35:20qu'avant Macron,
35:21ce n'était pas comme ça.
35:22Oui,
35:22on vous a bien entendu,
35:23on a bien compris ce que...
35:24Merci Christophe
35:25pour votre témoignage.
35:26Anissa,
35:27le débat continue.
35:28Le débat continue,
35:28absolument.
35:29Le mouvement lycéen
35:30ne faiblit pas
35:30et à ce jour,
35:31on se pose la question
35:32qu'est-ce qui pousse
35:32les jeunes à poursuivre
35:33la mobilisation ?
35:34Parents,
35:35par exemple,
35:35comment vivez-vous
35:36les blocages
35:37et les cours interrompus
35:38si à l'origine
35:39le manque de professeurs
35:40et les classes vétustes
35:41étaient les revendications ?
35:42Aujourd'hui,
35:45on en discute
35:46avec Baptiste Gilly
35:47de l'Uni
35:48et Bastien Bonargent
35:49des Jeunes Communistes.
35:50Vous pouvez nous appeler
35:51au 0826 300 300.
35:54Midi 14h,
35:55Sud Radio,
35:56la France dans tous ses états,
35:58Péricault et Gass.
35:59Vous êtes bien sûr
36:00Sud Radio,
36:01il est 13h47,
36:02nous poursuivrons ce débat
36:03entre Bastien Bonargent,
36:04secrétaire général
36:04des Jeunesses Communistes
36:05et Baptiste Gilly,
36:06délégué national de l'Uni.
36:08Est-ce que ce mouvement
36:09est en train de s'essouffler ?
36:10D'où vient-il ?
36:10Où va-t-il ?
36:11Que faut-il faire
36:12pour sauver l'école ?
36:14Là,
36:15nous avons vu
36:15les confrontations,
36:16les divergences
36:17et là,
36:18j'essaie de créer
36:19un consensus
36:19parce que cet enjeu
36:21est tellement gigantesque
36:22l'école de la République
36:23et on sait dans quel état
36:24elle est
36:24que forcément,
36:25à un moment donné,
36:26on est bien d'accord
36:26que même si on a
36:27des divergences idéologiques
36:28et politiques,
36:29on est obligé à un moment
36:29de se serrer les coudes
36:30pour reconstruire
36:31ce socle fondamental
36:32de la nation.
36:33nous avons Christian
36:34qui nous appelle
36:35de l'île sur la sorgue.
36:36Bonjour Christian.
36:38Bonjour Péry.
36:38Voilà.
36:39Vous,
36:39vous ne comprenez pas
36:41les revendications
36:42des lyciens ?
36:43Vous ne les comprenez pas
36:44sur le fond
36:44ou vous ne les comprenez pas
36:45sur la forme ?
36:47Je les comprends très bien.
36:48Bon,
36:48j'ai un peu de mal
36:49sur la forme.
36:50Je suis belge,
36:51on n'a pas cette...
36:51Quoi que maintenant,
36:52c'est arrivé en Belgique aussi.
36:53Oui,
36:54vous nous rejoignez
36:55de temps en temps.
36:55Vous nous rattrapez,
36:56vous rattrapez le retard.
36:58ou c'est nous
36:59qui nous rattraper aussi
36:59quelques fois.
37:00Voilà.
37:01Je voulais intervenir
37:02sur le fait,
37:03mais là,
37:04ils s'en sont rendus compte
37:05que la plupart des formations
37:06qu'on leur propose
37:07en face,
37:08ça n'a aucun sens.
37:09La France,
37:10elle forme
37:11les meilleurs sociologues,
37:13les grandes écoles commerciales,
37:14mais la France
37:15n'a plus rien à vendre.
37:16Mais il y a deux points,
37:17des points,
37:18moi,
37:18qui me paraissent intéressants
37:19qui n'ont pas l'air de les...
37:21En fait,
37:22ils ont entendu parler
37:23de choses
37:23comme le rapport Mido,
37:25comme le GIEC,
37:26et qu'ils ont conscience
37:28que le système,
37:30il ne peut pas durer
37:31et il ne va pas durer.
37:34Avant leur intervention,
37:35une personne parlait
37:36de l'Europe
37:37qui devait s'autonomiser,
37:38etc.
37:39Mais l'Europe,
37:39elle n'existe plus.
37:41Ça n'a jamais existé.
37:43Donc,
37:43pour en revenir au lycée
37:44et aux écoles,
37:45il faudrait peut-être
37:46qu'ils orientent leur...
37:47qu'ils discutent entre eux
37:49parce qu'ils n'ont pas
37:49d'idéologie.
37:50En fait,
37:51ils sont la société du fil.
37:52C'est une société de consommation.
37:54J'écoutais la pub juste avant.
37:55Les pâtes,
37:56ça doit se cuire
37:57en trois minutes.
37:58C'est un peu...
37:59Ils demandent 10 milliards.
38:00Mais on va aller les chercher
38:02où, les 10 milliards ?
38:02La France n'a pas d'argent.
38:04Il n'en a plus depuis longtemps
38:04dans la poche
38:05de leurs parents.
38:06Mais bon,
38:07je reviens sur
38:08les problèmes écologiques,
38:09les problèmes économiques.
38:11Ce qu'ils demandent,
38:12ils suivent des gens,
38:14Marine Le Pen,
38:15Mélenchon,
38:15qui sont des dinosaures.
38:17Mélenchon,
38:17il a 72 ans.
38:19C'est quelqu'un
38:19d'extrêmement intrigant.
38:20Ils utilisent des méthodes
38:22que Mao a utilisées.
38:23Il y a une personne
38:24qui disait
38:25qu'il y a des méthodes
38:26de la droite nationale
38:28dans les années 30.
38:29On noyaule les universités.
38:32On élimine
38:33toute pensée
38:35interdite.
38:36Donc,
38:37ils sont...
38:38Leur combat
38:39est un combat
38:40d'arrière-garde.
38:40Il faudrait peut-être
38:41les lycées,
38:42peut-être qu'il serait
38:43peut-être temps
38:43qu'ils discutent entre eux
38:44de savoir
38:45où ils vont.
38:46mais ce n'est pas
38:47en cassant tout
38:48et en réclamant
38:48que tout redevienne
38:49comme avant.
38:50C'est le G.O.T.
38:51Good old time.
38:52Ça va venir comme avant.
38:54On va réorganiser.
38:55Ça va marcher.
38:56Ça ne peut pas marcher.
38:57Mais ça ne marchera plus.
38:59Il ne faut...
39:00Ce n'est pas en votant
39:00Mélenchon
39:01ou en votant
39:02Marine Le Pen
39:02que ça va marcher.
39:03La France a besoin
39:04de savoir
39:05quels sont les débouchés
39:06qu'elle doit développer
39:07parce que la France
39:08est un pays merveilleux
39:09où il y a de tout.
39:11Il y a des sociologues,
39:12il y a des anthropologues,
39:13il y a des artisans.
39:15Donc voilà.
39:15Et donc l'école autrefois,
39:17l'orientation était bien faite
39:18et j'allais dire
39:19toutes les professions
39:20étaient fournies
39:21en candidats
39:22et en élèves
39:24et en étudiants
39:25qui savaient
39:25où ils allaient.
39:26Aujourd'hui,
39:27effectivement,
39:27le marasme est total
39:28puisqu'on a des générations
39:30qu'on pousse
39:31vers les études universitaires
39:32et arriver
39:33à un quart du chemin,
39:35ils se rendent compte
39:35que c'est une mauvaise orientation
39:36qu'on les a envoyées
39:37dans le mur.
39:38Christian,
39:39merci pour votre témoignage.
39:41Bastien Bonargent,
39:43il faudra bien
39:44à un moment donné
39:44que ce gouvernement,
39:46là où les vacances arrivent
39:48vendredi prochain
39:48mais ça peut repartir après,
39:50est-ce que vous attendez
39:51concrètement
39:52quelques mesures
39:53pas symboliques,
39:54des mesures structurelles
39:55qui pour vous
39:56permettraient de croire
39:57qu'on va enfin essayer
39:59de s'en sortir
39:59et que l'école
40:00et le lycée
40:00va pouvoir retrouver
40:01la juste voie
40:02dont ce pays a besoin ?
40:04Bien sûr,
40:04je pense que
40:05je reprends vos mots,
40:06vous disiez à l'instant
40:07la France est un pays merveilleux
40:08et je pense que
40:09ce que demandent aujourd'hui
40:10les lycéennes
40:11et les lycéens qui sont mobilisés
40:12c'est qu'elle le reste
40:12et pour que la France
40:14reste un pays merveilleux,
40:15il faut qu'elle puisse
40:16aujourd'hui répondre
40:17aux défis
40:19auxquels on fait face
40:20aujourd'hui,
40:20le défi climatique,
40:21le défi diplomatique,
40:22la capacité à produire plus
40:24parce qu'on en a besoin
40:24dans ce pays
40:25et pour ça,
40:26il faut qu'on puisse donner
40:26aujourd'hui
40:27les moyens aux jeunes
40:29de ce pays
40:29de pouvoir participer
40:31à ces défis-là
40:32en entrant dans des métiers,
40:34dans des filières
40:34qui soient professionnalisantes,
40:36qui permettent donc
40:37de remplir ce rôle utile.
40:38On a vu la catastrophe climatique
40:40quand même se manifester
40:41cet été
40:41à travers la canicule,
40:43une France qui n'était pas capable
40:45de produire des canadaires.
40:46Donc nous,
40:46ce qu'on demande aujourd'hui,
40:47c'est qu'on puisse réparer
40:48l'école de la République
40:49qui est quand même
40:50la première étape
40:51pour pouvoir justement
40:52permettre à ces jeunes
40:53de participer
40:54à la construction du pays
40:55et donc oui,
40:56il faut aujourd'hui
40:56supprimer Parcoursup
40:57parce que c'est un outil
40:58de sélection sociale
40:59c'est la France Raboubri
41:00Et vous le remplacez par ?
41:01Le remplacez par un service
41:02public de l'orientation
41:03qui permet d'accompagner
41:04les élèves du collège
41:06jusqu'à l'insertion
41:07dans le monde du travail
41:08à travers des formations
41:09qui soient à la fois
41:10émancipatrices pour eux,
41:11bien rémunérées
41:11et qui soient utiles
41:12aux pays qui permettent
41:13de répondre à des besoins.
41:15Avec une sélection républicaine.
41:16Je dis bien républicaine
41:17mais une sélection quand même.
41:18Le débat sur la sélection
41:19aujourd'hui,
41:20c'est un faux débat.
41:20C'est-à-dire qu'on a
41:21un gouvernement d'un côté
41:22à la tronçonneuse
41:23qui a supprimé
41:24des dizaines de milliers
41:25de formations
41:25dans l'enseignement supérieur
41:26des formations d'ingénieurs
41:27et de l'autre.
41:28Comment réparer tout ça
41:30sans dire à tout le monde
41:31allez-y, vous avez votre chance.
41:32Il y a des gens
41:32qui ne sont pas fermés.
41:33Nous on va le dire
41:34allez-y, on a votre chance
41:35et on mettra les moyens pour.
41:36Il faut plus de formations
41:37dans ce pays.
41:37Il faut planifier des formations.
41:39Fabien Roussel
41:39très discret
41:40dans son programme là-dessus.
41:42Peut-être qu'il a peut-être
41:43encore abordé dans le détail.
41:44Ah si, non.
41:45Je pense qu'il n'est pas discret.
41:46Au contraire,
41:46il s'est bien fait remarquer
41:47en appelant au tribunal populaire
41:48contre les 8 ministres
41:49de l'éducation nationale
41:50qui ont passé
41:51ces 10 dernières années
41:53à s'aborder
41:53l'école républicaine justement.
41:54Et on a présenté ensemble
41:56d'ailleurs un plan
41:57pour la jeunesse,
41:58un plan d'urgence
41:59qui parle de la rénovation
42:00du bâti,
42:01qui parle justement
42:01de la possibilité
42:02de mettre
42:03et comment financer
42:04pour mettre un prof
42:05devant chaque classe,
42:06qui parle justement
42:07de la suprémission
42:07de Parcoursup
42:08et d'un service public
42:09de l'orientation.
42:09Donc les communistes
42:10ont toujours été très offensifs
42:11sur la question
42:12de l'éducation nationale
42:13et on le sera
42:14tout au long de cette campagne.
42:17Baptiste Gilly,
42:18qu'est-ce que vous attendez
42:19là d'un gouvernement
42:19qui est aux abois,
42:21qui a 7 mois de survie,
42:22on est dans une crise,
42:23est-ce qu'il y a quand même
42:24quelques mesures structurelles
42:25importantes
42:25qu'il pourrait prendre,
42:26qui pourrait contribuer ?
42:28Je ne parle même pas
42:29d'apaisement du conflit,
42:30sortir l'école du guépier
42:31dans les gammes.
42:31Déjà la première chose
42:32pour dire que ce n'est pas structurel,
42:34mais moi je pense que c'est structurel,
42:35c'est la fin du laxisme,
42:36réouvrir les lycées,
42:38maintenir la liberté d'étudier
42:39pour tous,
42:40de partout,
42:41et surtout mettre en route
42:42la chaîne pénale
42:42contre ceux qui cassent,
42:43qui bloquent,
42:44qui brûlent,
42:45même ceux qui bloquent
42:45depuis 10 ans,
42:46depuis 15 ans,
42:47depuis 50 ans,
42:47on a trop laissé faire ce laxisme
42:49et aujourd'hui,
42:49ce gouvernement en paye
42:51très cher le prix.
42:52Pour ce qui est des lycéens,
42:53effectivement,
42:53les revendications de plus de profs,
42:55ça s'entend et c'est légitime,
42:57il faut effectivement,
42:58pour l'enseignement supérieur,
42:59mettre en place
43:00de la sélection,
43:01mieux orienter
43:02tous les étudiants,
43:02développer
43:03les filières professionnalisantes
43:06et puis permettre à tous
43:07de pouvoir trouver un emploi
43:08et c'est ça le grand oublié,
43:10c'est que pendant 50 ans,
43:11vous avez répété aux étudiants
43:12qu'ils pouvaient faire
43:13ce qu'ils voulaient.
43:13Mais non, mais je parle
43:14de la guerre.
43:15Et aujourd'hui,
43:16Bastien n'était pas là
43:16il y a 50 ans.
43:18Son idéologie,
43:19ça fait un peu plus de 50 ans.
43:20Vous jetez l'anathème
43:20comme s'il était
43:21le parti communiste.
43:22Mais oui, il en est pour parole,
43:23pardon, mais sur qui
43:24le jette l'anathème,
43:25il ne veut pas.
43:25Il n'y a jamais jeté
43:26les gens en fac de sociologie.
43:27Là, ce que tu dis,
43:28c'est très clair,
43:29quand tu dis que tout le monde,
43:30tout le temps,
43:31peut toujours avoir sa chance
43:32dans l'enseignement supérieur,
43:32c'est la matérialisation
43:34de la ruine
43:35de l'enseignement supérieur
43:36depuis 50 ans.
43:36C'est justement le débat.
43:38Comment faire en sorte
43:39que chacun ait sa chance
43:41et soit reconnu
43:42par ses compétences
43:43et ses talents
43:44pour une activité professionnelle,
43:46qu'elle soit universitaire
43:47ou en formation professionnelle ?
43:48Est-ce que le pays
43:49peut dire à un moment donné
43:49voilà ce dont j'ai besoin ?
43:51Oui, il faut une sélection
43:52républicaine
43:52qui est basée
43:53sur des critères objectifs
43:54de niveau
43:55et de qualité des savoirs.
43:57Et surtout,
43:58il faut mieux accouder
44:00l'enseignement supérieur
44:01et le monde professionnel.
44:03Ça, c'est un grand oublié aussi.
44:04Pendant longtemps,
44:05on nous a dit
44:05que vous verrez bien
44:06ce que vous ferez
44:07avec un master,
44:07vous ferez tout.
44:08Non, il faut que les masters,
44:09derrière,
44:09il y ait des débouchés.
44:10Et ça, ça se fait
44:11avec le privé,
44:11avec le public aussi.
44:13Il faut mieux faire discuter
44:14ces deux sphères-là
44:15qui, pendant 50 ans,
44:16n'ont pas discuté entre elles.
44:18Planifier l'économie,
44:19c'est tout ce que les communistes
44:20demandent.
44:20Non, mais non,
44:21pas du tout,
44:22on ne planifie pas l'économie.
44:23Au contraire,
44:24on met en lien
44:24l'économie et la formation.
44:26C'est vous qui allez conclure
44:27puisque j'ai donné la parole
44:28à Baptiste au départ.
44:29Quand est-ce que
44:30le Parti communiste
44:31va enfin se soucier
44:32de nous rendre
44:33de vrais ouvriers
44:34dont la France a besoin
44:35de les défendre ?
44:36Parce que là,
44:37pour l'instant,
44:37c'est assez théorique.
44:39Oui, mais c'est notre
44:42cœur de métier,
44:43on va dire.
44:44Je pense qu'effectivement,
44:45aujourd'hui,
44:46quand on regarde l'État
44:46dans lequel Emmanuel Macron
44:48laisse le pays,
44:48une France désindustrialisée...
44:50Alors là,
44:50vous aurez été d'accord
44:51tous les deux sur Macron.
44:52Là, on vous a rassemblés.
44:53Le pauvre,
44:54il n'a pas de chance.
44:55Il a Baptiste
44:55et Bastien contre lui.
44:56Il a intérêt
44:58à bien se conduire.
45:02Il a sabordé le pays.
45:03Une France désindustrialisée,
45:05la fermeture d'ArcelorMittal
45:06qu'on est incapable
45:07aujourd'hui de nationaliser.
45:08On laisse le patron de Total
45:09faire ce qu'il veut.
45:10C'est un président de la République
45:12qui a gouverné
45:12contre la classe ouvrière
45:13et donc nous,
45:14au contraire,
45:14on veut lui rendre
45:15toute sa voix,
45:15la rendre d'autant plus importante
45:17parce que sans les ouvriers
45:18et les ouvriers,
45:19sans les travailleurs
45:19et travailleuses de ce pays,
45:20on n'arrivera jamais
45:21à rien construire
45:22et c'est dommage
45:23parce qu'on est confronté
45:24au plus grand défi,
45:24à savoir le défi climatique
45:26auxquels on n'a jamais
45:27été confronté
45:27donc il faut qu'on puisse
45:28y trouver une réponse
45:29et c'est là qu'elle se trouve.
45:30Bon, reconnaissons lui
45:31au président de la République
45:32qu'il aura fait l'inventaire
45:33de tout ce qu'il ne faut pas faire
45:35donc voilà,
45:35vous êtes jeune,
45:36vous avez l'avenir,
45:37vous retiendrez
45:38des erreurs d'Emmanuel Macron
45:39ce qui va permettre
45:40à ce pays peut-être
45:41de se sortir du merdier
45:43dans lequel cette classe politique
45:44a plongé.
45:44Messieurs,
45:45merci d'avoir été
45:46à l'antenne,
45:47en studio,
45:48face à face,
45:48dans votre divergence,
45:49dans votre ferveur,
45:50dans votre vigueur
45:51et malgré tout,
45:52c'est un débat très enrichissant
45:53et nous avons appris
45:54beaucoup de choses
45:54et surtout j'ai confiance en vous
45:55et je sais
45:56quand je serai très très vieux
45:57je pourrai compter
45:58sur l'énergie de l'un et d'autre
45:59pour que la France
45:59reste ce beau pays,
46:00ce merveilleux pays
46:01dont je vais parler.
46:02Alissa, c'est déjà terminé ?
46:03Eh bien c'est déjà terminé
46:04et on va effectivement
46:05remercier Grégory Joron
46:06qui était là plutôt
46:07policier et secrétaire général
46:08du syndicat Unité.
46:10Merci à tous
46:11à suivre Brigitte Lae
46:12qui vous parlera
46:13de l'amitié
46:14avec ses ex.
46:15Eh bien écoutez,
46:16c'est un plein débat.