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Avec Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-09-14##

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Transcription
00:00Non seulement on avait raison il y a 8 ans, ça s'est aggravé. Le panier de la ménagère, c
00:04'est une explosion, c'est une catastrophe.
00:06Par 3, par 4, là c'est la première de l'année en fait pour nous. Mais c'est pas
00:11fini, on va continuer.
00:13À Nyssa, les gilets jaunes seraient de retour.
00:17En novembre 2018, ils étaient déjà près de 283 000 dès la première journée de mobilisation à enfiler un gilet
00:23jaune et à occuper les ronds-points.
00:24En moins d'un mois, ils obtenaient gain de cause sur la taxe sur les carburants, mais pas sur leurs
00:29revendications de fonds.
00:30Le mouvement s'éteint en mars 2020 avec le confinement et le Covid, mais depuis quelques jours, tous les regards
00:35sont à nouveau tournés vers eux.
00:37Pourtant, les gilets jaunes ne sont peut-être pas vraiment de retour.
00:40Pour en parler avec nous, une figure emblématique du mouvement, Jérôme Rodriguez, bonjour.
00:45Bonjour.
00:46Bonjour Jérôme Rodriguez, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:50Évidemment, je disais dans mon introduction, on s'étonnait qu'il n'y ait pas eu de mouvement d'humeur,
00:56non seulement des gilets jaunes,
00:58mais d'une partie de la population française compte tenu du cumul des inepties gouvernementales, de l'explosion des tarifs
01:03des carburants.
01:04Et là, on sent un frémissement parce que peut-être que certains services, certaines limites ont été franchies.
01:09Et on sent l'exaspération gagner le terrain de ce peuple français qui n'en peut plus.
01:15Jérôme Rodriguez, vous avez été au cœur, vous avez été un des leaders du mouvement précédent quand il était, j
01:19'allais dire, au sommet de sa puissance.
01:22D'abord, est-ce que vous considérez que cette fois-ci, les conditions sont réunies pour qu'une exaspération s
01:26'exprime dans la rue ?
01:28Deuxièmement, est-ce que le mouvement des gilets jaunes tel que vous l'avez connu, tel que vous l'avez
01:31animé, accompagné,
01:33est-ce qu'il pourrait se reproduire de cette même façon ?
01:38Il y a beaucoup de choses à dire.
01:41Dans un premier temps, j'ai eu du mal un petit peu à comprendre l'effet mayonnaise dans les médias
01:46ces dernières 72 heures,
01:47parce que ça avait commencé à partir de vendredi, sur un éventuel mouvement, enfin un éventuel, ce que vous appelez
01:52dans les médias, retour des gilets jaunes.
01:54Moi, aujourd'hui, j'ai eu le temps de creuser tout le week-end, d'appeler des entités, des référents
02:01au sein des différentes régions ou d'autres,
02:04parce qu'il y a eu des gens, les premières personnes qui ont créé le mouvement.
02:07Aujourd'hui, la seule chose que je peux vous dire, c'est que personne n'en a entendu parler.
02:11Et personne n'est à l'initiative de quoi que ce soit.
02:14Donc, à un moment donné, il faudrait se poser la question d'où vient cette date, qui a posé cette
02:18date et pourquoi elle a été posée.
02:20Ça, c'est la première chose, parce que je n'ai aucun retour.
02:24Autant, l'année dernière, sur le 10 septembre, j'avais les contacts et les différents référents qui étaient à l
02:29'organisation de ce mouvement,
02:31qui devait être aussi un mouvement de révolte à l'époque du 10 septembre.
02:34Eux-mêmes n'en ont pas entendu parler.
02:37D'où vient ce titre aujourd'hui, le retour des gilets jaunes ?
02:42Est-ce qu'on a tellement marqué notre époque qu'aujourd'hui, ça devient limite une référence de dire que
02:48s'il y a une révolte,
02:49ce sera forcément des gilets jaunes ?
02:50Je n'ai pas la réponse à la question.
02:52Mais à l'heure actuelle, je vous dis que...
02:56Et puis, en plus, les gilets jaunes ont appris de leurs erreurs.
02:58C'est-à-dire que d'appeler à un mouvement national sur Paris, on a compris la sentence.
03:04Si à un moment donné, il faut regrouper l'ensemble des forces d'action sur Paris
03:07pour que les forces de répression puissent nous en mettre plein la tronche,
03:11autant diviser les forces de répression en amplifiant les différentes forces d'action à l'échelle du territoire national.
03:17On a appris de nos erreurs en termes de stratégie.
03:19Donc, je ne sais pas qui est à l'initiative de cette stratégie de faire monter tout le monde sur
03:23Paris
03:23pour en ramasser plein la tronche.
03:24Je tiens à rappeler quand même que les gilets jaunes se sont fait crever des yeux.
03:26Bien sûr.
03:27Ça, on a tendance un petit peu à l'oublier dans ce pays, avec les démocraties où on crève des
03:31yeux.
03:31Oui, et je ne parle pas que pour moi.
03:33Je parle pour les 30 autres mutilés, les mains arrachées, les 25 000 blessés
03:36qui n'ont toujours pas obtenu justice,
03:38ni même une réponse de la part des honneurs d'ordre
03:42et de ceux qui étaient à l'initiative de nous casser la gueule.
03:46Donc, c'est encore un dossier aujourd'hui qui pose beaucoup de questions
03:50sur lesquelles il y a trop peu de réponses.
03:52Maintenant, sur une deuxième partie, effectivement, il y a une exaspération.
03:56Si mouvement, il doit y avoir, il sera sûrement populaire et citoyen
03:59parce qu'aujourd'hui, l'ensemble des strates de population de ce pays
04:03et l'ensemble des catégories socioprofessionnelles sont à la gorge.
04:07Je vous donne même un exemple.
04:09Vous avez aujourd'hui Michel-Édouard Leclerc qui commence à venir se plaindre
04:12et qui dit qu'il faudrait peut-être agir.
04:14Forcément, quand le produit d'appel sont les carburants
04:16et que vous mettez l'ensemble de votre argent dans un carburant,
04:18vous n'avez peut-être plus d'argent pour acheter des petits pois.
04:20Chose sur laquelle il va faire de la marge.
04:22On en est là aujourd'hui.
04:24Ce n'est plus boire ou conduire, il faut choisir.
04:26Aujourd'hui, c'est manger ou conduire qu'il faut choisir.
04:28Donc, vous voyez, ça devient très compliqué.
04:32Moi, à titre personnel, quand je me balade dans la rue,
04:35j'ai des gens qui m'interpellent
04:36et qui sont aujourd'hui dans un état de colère.
04:39En même temps, je ne suis pas très objectif.
04:40Je n'ai jamais eu de personnes qui viennent me voir en me disant
04:43« Je kiffe la Macronie, la Macronie, c'est toute ma vie, j'adore ça. »
04:46Je n'en connais pas.
04:47Par contre, des gens en colère, j'en reçois beaucoup.
04:50Je reçois beaucoup de remontées d'informations
04:52sur l'exaspération des gens,
04:54sur les factures, les crédits,
04:56le prix à la pompe, le prix en magasin.
04:59Mais on en revient toujours à la même question.
05:01Mais vous êtes où, M. Rodriguez ?
05:02Ils sont où, vos copains ?
05:04Mais quand est-ce que vous allez ressortir dans la rue ?
05:05Comme si c'était mon job, comme si c'était le job des Gilets jaunes
05:08d'aller manifester, se faire éclater la tronche,
05:11pendant qu'eux vont tranquillement peut-être faire autre chose le samedi.
05:15Donc ça me donne, moi, l'impression que dans l'absolu,
05:18les gens ne sont pas forcément prêts à bouger.
05:20Est-ce que le 17 octobre,
05:22il y a une espèce de machination derrière
05:24qui viendrait à dire que le 17 octobre,
05:26ça ferait un flop monumental
05:28et qui viendrait légitimer au final
05:30la non-action du gouvernement ?
05:33Qui se dirait « Bon, vous voyez, les Français sont pas dans la rue.
05:34On va continuer comme ça, on ne va pas se gêner. »
05:37Donc ça, il y a plein de questions.
05:39Et ça, je me réfère aussi à l'ensemble des...
05:41de ce que vous appelez les têtes d'affiche ou leaders
05:43qui n'existent que dans les médias,
05:44parce qu'il n'y a pas eu de leaders.
05:45S'il y avait eu des leaders, on le saurait.
05:46Il y a eu des noms, il y a eu des noms,
05:47quand on voyait à la télé.
05:49Oui, on va dire...
05:50Dont vous êtes, dont vous êtes.
05:51Oui, moi, je me considère plus comme un leadership
05:53qu'un leader en lui-même.
05:54Oui, mais vous étiez un porte-parole, en tout cas.
05:56Voilà, on va dire le...
05:58On va dire ça sur l'ensemble des autres porte-paroles
06:04après le même discours et les mêmes interrogations
06:06sur ce retour des gilets jaunes, quoi.
06:09En tout cas, ça fait bien flipper le gouvernement,
06:11ça c'est sûr, parce que dès qu'on prononce
06:12le mot gilet jaune,
06:13je pense qu'ils ont les poils qui frémissent.
06:15Oui, sauf si, comme vous le dites,
06:17c'est un petit peu eux qui seraient à l'origine
06:20de cette rumeur pour prouver, voyez,
06:21l'exaspération n'est pas...
06:22Je ne peux pas me permettre de dire ça,
06:24parce que ce serait de la part...
06:25Ou alors au contraire, des gens qui souhaiteraient
06:28qu'il y ait un désordre.
06:30Dans le paysage politique, il y a peut-être des gens
06:32qui aimeraient bien qu'il y ait un petit peu désordre
06:34pour dire que ça va très mal.
06:35Peut-être, peut-être.
06:37Non, moi, on va rester sur du basique réseau social.
06:40Vous avez TikTok aujourd'hui,
06:41où le phénomène des trends,
06:43comme disent les jeunes,
06:44moi j'ai 50 ans,
06:45donc je ne suis pas trop dans ce genre de choses,
06:47où il y en a un qui a posté une vidéo
06:49avec un gilet jaune en disant
06:50il y en a marre, l'essence est trop chère,
06:51ça a fait boule de neige,
06:53tout le monde s'est mis dans le créneau
06:54parce que ça fait des vues,
06:55et potentiellement des vues, ça fait des followers,
06:57et potentiellement des followers, ça fait des thunes.
06:59Et c'est plus l'impression que ça me donne aujourd'hui.
07:01Le message est légitime, je dirais,
07:03parce que forcément,
07:03ils ont le droit d'être énervés en allant à la pompe,
07:06mais on a un phénomène de mode aujourd'hui sur TikTok,
07:09où tout le monde met un gilet jaune en disant
07:11on va aller le 17 octobre,
07:14on va aller le 17 octobre.
07:15Est-ce que franchement, aujourd'hui,
07:16les Français ont le temps d'attendre le 17 octobre ?
07:18Est-ce que les Français,
07:20Jérôme Andriès,
07:21on pourrait penser que,
07:22je vous l'ai dit tout à l'heure
07:23en traduisant notre échange,
07:26que le motif d'exaspération,
07:28il est acquis.
07:30La situation n'a jamais été aussi tragique.
07:32C'est palpable.
07:32En 2018, c'était en deçà de ce qu'on a aujourd'hui.
07:37Anissa Arfawi,
07:38est-ce que les Français peuvent avoir peur ?
07:40Est-ce que ça coûte cher de se révolter ?
07:43Alors, ce qui est sûr,
07:44c'est que tous les ingrédients
07:45semblent réunis.
07:46Vie chère,
07:47service public qui recule,
07:48salaire insuffisant,
07:49et sentiment d'injustice.
07:51Pourtant,
07:52la France ne se soulève pas,
07:53comme le disait d'ailleurs Jérôme Rodriguez
07:55il y a un instant.
07:56Pourquoi ?
07:57Parce qu'une addition de colère
07:58ne fait pas automatiquement
07:59une révolte.
08:00En 2018,
08:02une taxe sur le carburant
08:03avait réuni sous un même gilet
08:04l'aide soignante,
08:05l'artisan,
08:06le retraité
08:06et la mère célibataire.
08:08Aujourd'hui,
08:08la colère est partout,
08:10mais chacun souffre dans son coin.
08:12Agriculteurs,
08:12renseignants,
08:13soignants,
08:14salariés
08:14ou indépendants.
08:15Il n'y a plus d'étincelles communes,
08:17plus de lieux de rassemblement,
08:18plus de victoire
08:20à espérer ensemble.
08:21Et puis,
08:21il y a l'épuisement.
08:22Quand on travaille pour survivre,
08:24perdre une journée de salaire
08:25devient impossible.
08:26Et le souvenir des gilets jaunes
08:27est traumatique.
08:28Des gardes à vue,
08:28des condamnations,
08:29des mains arrachées,
08:30des yeux perdus,
08:31Jérôme Rodriguez
08:32en porte la trace.
08:33Le pouvoir n'a donc pas supprimé
08:35la colère.
08:35Il l'a rendu solitaire,
08:37il l'a rendu coûteuse
08:38et politiquement impuissante.
08:40La France ne manque pas
08:41de raison de se révolter.
08:43Pardon.
08:44Elle manque de temps,
08:45d'unité
08:46et surtout de la conviction
08:47que se révolter
08:48puisse encore
08:49changer quelque chose.
08:50La vérité crue
08:51est que depuis la naissance
08:52des gilets jaunes,
08:53les prix ont augmenté
08:54d'environ 17%.
08:55L'alimentation a flambé
08:57de près de 20%
08:58rien qu'en 2022
08:59et 2023.
09:00Le gasoil
09:01qui coûtait en moyenne
09:021,44€ le litre
09:03en 2018
09:04est à plus de 2€
09:05aujourd'hui.
09:05Et la France compte
09:06environ 500 000
09:07personnes pauvres
09:08de plus.
09:09Alors non,
09:09les raisons de la colère
09:10n'ont pas disparu.
09:11Ce qui a changé,
09:11ce n'est pas la situation,
09:12c'est la capacité
09:13des Français
09:14à transformer
09:15leurs difficultés
09:15en mouvement collectif.
09:17Voilà pourquoi
09:17les gilets jaunes
09:18ne sont pas encore
09:19de retour.
09:19Jérôme Vendigues,
09:20les conditions
09:21sont quand même réunies
09:22pour qu'il y ait
09:22un mouvement
09:23de mécontentement.
09:26Elles sont bien pires
09:28et bien plus conséquentes
09:29que celles
09:29que nous avions connues
09:30à l'époque
09:31en 2018.
09:32Avec certitude,
09:33on reste aujourd'hui
09:34sur la capacité
09:35à pouvoir remplir
09:35nos frigos,
09:36à pouvoir ajuster
09:37nos fins de mois,
09:38de pouvoir mettre
09:40de l'essence
09:40pour aller travailler
09:41et travailler
09:41pour rembourser
09:42l'essence
09:43que l'on vient de mettre.
09:43Ça devient très compliqué
09:45et ça,
09:45avec certitude,
09:46on est sur cette similitude
09:48en tous les cas
09:49aggravée
09:49de ce qu'il y a été
09:52la naissance
09:52du mouvement
09:53des gilets jaunes
09:53et je reprends
09:54un petit peu
09:54les propos d'Anissa
09:55qui disait
09:55que c'était venu
09:56et c'est rare
09:57de l'entendre
09:57sur certains médias
09:58que ce qui avait mis
09:59en tout cas
10:00le feu au bidon
10:02pour rester sur la sémantique
10:03des carburants,
10:04c'est quand même
10:05la taxe carbone
10:06et c'est un des rares combats
10:07que justement
10:08les gilets jaunes
10:08avaient gagné
10:09parce que celle-ci
10:09avait été suspendue
10:10à l'époque
10:10au bout d'un mois
10:11qu'est-ce qui pose
10:13aujourd'hui aussi
10:13problème
10:14ne serait-ce que
10:14pour peut-être
10:15alléger la facture
10:16des conducteurs
10:17et des travailleurs
10:18qui ont besoin
10:18de leur véhicule
10:19pour aller travailler
10:19ce sont les taxes
10:20sur les carburants
10:22aujourd'hui
10:22sur 100 euros de carburant
10:23vous payez 60 euros
10:24de taxes
10:25si à un moment donné
10:26le gouvernement
10:27avait la bonne volonté
10:28de peut-être
10:29donner un appel d'air
10:30en baissant les taxes
10:31pour que les gens
10:31puissent peut-être
10:32récupérer un peu
10:33de pouvoir d'achat
10:34et remplir un peu plus
10:35leur caddie
10:35qu'à défaut de tout
10:36foutre dans le réservoir
10:39voilà
10:39c'est pour être
10:40force de proposition
10:40on reste sur un problème
10:41aussi de taxes
10:42alors je veux bien
10:43le détroit d'Hormuz
10:44c'est pas moi
10:44avec ma petite baguette magique
10:45qui va aller débloquer
10:46les bateaux
10:47on est d'accord
10:48mais en tout cas
10:49il y a des leviers
10:50qui peuvent être actionnés
10:51qu'aujourd'hui
10:51le gouvernement ne veut pas
10:52et freine des deux pieds
10:54depuis bientôt
10:558 mois maintenant
10:56Jérôme Rodrigues
10:57est-ce que vous pensez
10:58que le fait que nous soyons
10:59en période électorale
11:00il y a une échéance
11:01très importante
11:02au mois de mai prochain
11:03que les gens se disent
11:04c'est pas la peine
11:05de se mobiliser maintenant
11:06de sortir dans la rue
11:06pour prendre des coups
11:07c'est dans les urnes
11:08que nous réglerons
11:09notre problème
11:10avec ce pouvoir
11:11avec ce gouvernement
11:12en partie
11:13il n'y a pas tout le monde
11:14non non
11:15mais en tout cas
11:15moi des remontées d'informations
11:16généralement
11:17j'ai l'habitude
11:17de fréquenter des gens
11:18qui n'ont rien à foutre
11:19parce qu'ils savent très bien
11:19que tel ou tel pain-pain
11:20c'est pas eux
11:21qui vont changer la donne
11:22c'est pas
11:23le peuple français reste souverain
11:25le peuple français reste souverain
11:27le peuple français reste souverain
11:28ça reste à déterminer encore
11:29oui
11:29enfin on n'est pas obligé
11:30de voter pour les candidats officiels
11:32il y a aussi des gens
11:33voilà
11:35on est d'accord
11:35mais en tout cas
11:36aujourd'hui
11:37les gens
11:38vous même
11:39vous pouvez dire
11:40je me présente
11:42et on reste la table
11:43je vous garantis
11:44mais en soi
11:45et puis j'ai jamais eu la prétention
11:47de faire quoi que ce soit
11:48c'était simplement
11:48quand il faut y aller
11:49il faut y aller
11:49Jérôme Rendéguez
11:50vous le savez bien
11:50quand il faut y aller
11:51il faut y aller
11:51oui
11:52c'est pas certain
11:55mais en tout cas
11:55voilà
11:56les gens aujourd'hui
11:57ont tel manque de confiance
11:58dans des hommes politiques
11:59est-ce que vous voulez
12:00faire confiance à des gens
12:00qui n'ont jamais bossé de leur vie
12:02et qui passent leur temps
12:03à nous traiter de feignants
12:04et de nous dire
12:04qu'il faut bosser toujours plus
12:06s'il vous plaît
12:07ce sont des gens
12:08qui gèrent
12:08et qui jonglent
12:09avec des milliards
12:10qui ne savent même pas
12:11quoi faire de l'argent
12:12qui nous ont mis des dettes
12:13impossibles sur la tête
12:14alors que les français
12:15aujourd'hui gèrent
12:16le moindre centime d'euros
12:17qu'ils peuvent avoir
12:17dans leur porte-monnaie
12:18pour arriver au bout du mois
12:19donc il y en a marre
12:20de ces donneurs de leçons
12:21de politiques
12:22qui n'ont même pas un billet
12:23ou une pièce dans leur poche
12:24qui n'ont jamais bossé de leur vie
12:25et qui viennent nous donner
12:26des leçons de vie
12:27à dire ce que nous
12:28nous devons faire
12:28nous savons très bien
12:29ce que nous allons faire
12:30nous avons tous
12:30nos responsabilités familiales
12:32professionnelles
12:32au demain chaque jour
12:33et quand on vient à fauter
12:35que ce soit familialement
12:36ou dans la rue
12:36qu'on vienne à faire une connerie
12:38on est amendé
12:38on est repris par la justice
12:40et ces gens-là
12:40ça n'existe pas dans leur monde
12:42et c'est ça qu'aujourd'hui
12:43les gens reconnaissent
12:45et se rendent compte
12:46de plus en plus
12:47et c'est ça qui devient aussi
12:48peut-être très compliqué
12:49de donner de la confiance
12:50à tel ou tel homme politique
12:51parce qu'ils ne vont pas
12:52faire grand-chose aujourd'hui
12:53nous sommes bien d'accord
12:54dossier à suivre
12:55Jérôme Andréguès
12:56et si ça bouge
12:57évidemment
12:58nous vous rappellerons
12:59j'aurai besoin de votre avis
13:00et que vous décryptiez
13:02dans quel état aujourd'hui
13:03est la colère du peuple
13:05merci d'avoir été en direct
13:06sur Sud Radio
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