- il y a 21 minutes
- #sudradio
Avec Jérôme Bayle et Robert Ménard
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NewsTranscription
00:02Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h13, et nous recevons, nous avons en ligne Robert Ménard, maire de
00:14Béziers.
00:15Bonjour Robert Ménard.
00:17Bonjour, bonjour à vous.
00:18Bon, Robert Ménard, vous avez, j'aime bien rappeler votre âge parce que vous le rappelez souvent, vous avez 73
00:22ans, vous êtes né en Algérie en 53, à Oran.
00:25Vous avez été un étudiant engagé, vous avez milité dans des partis politiques, chez les trotskistes, aux partis socialistes, vous
00:31avez fondé Reporters sans frontières, vous avez voyagé à travers le monde.
00:35Le vrai fascisme, vous savez ce que c'est. Le racisme qui tue, vous savez ce que c'est. La
00:39guerre civile, vous savez ce que c'est, vous l'avez vécu.
00:41La haine, la détestation et la mort à cause d'idées qu'on ne supporte pas, vous savez ce que
00:46c'est.
00:46Robert Ménard, quel nom doit-on donner un pays dont 600 000 citoyens signent une pétition publique demandant l'interdiction
00:56d'un média suivi par des millions d'autres concitoyens ?
01:00Il s'appelle comment ce pays, Robert Ménard ?
01:02Il est malade, il est malade, il est atteint d'une maladie profonde, c'est l'intolérance.
01:09Il est atteint d'une maladie profonde qui s'appelle la haine de l'autre.
01:13Il est atteint d'une maladie profonde qui s'appelle le sectarisme.
01:17Il est un matin d'une maladie profonde qui s'appelle la politisation de tout,
01:22le débat, l'idéologisation de tout.
01:27Comment autant de Français demandent juste l'interdiction d'un média ?
01:32Moi, je me suis battu toute ma vie, vous l'avez rappelé, dans tous les pays du monde.
01:36On avait, Reporters Frontier, on était présents dans plus de 120 pays du monde.
01:40Justement, pas pour qu'on interdise, mais qu'on autorise des médias.
01:44Et Dieu sait qu'il pouvait penser des choses différemment, par exemple, de ce que je pense,
01:50et que je pouvais condamner même ce qu'il disait au temps, vous avez compris, d'un débat,
01:54où je pourrais, Péricault, discuter avec vous et m'engueuler avec vous en disant que vous dites une connerie et
01:59tout ça.
02:00Mais est-ce que je dirais, est-ce qu'on va interdire Sud Radio ?
02:04Mais enfin, il faut être tombé sur la tête.
02:06Mais le problème, c'est que ça reflète autre chose.
02:10Ça n'a peut-être pas seulement la capacité folle d'un certain nombre de gens à penser qu'ils
02:17ont à ce point raison qu'il faut faire taire les autres.
02:20Mais ça dit quelque chose de profond.
02:22Ça dit une violence du débat d'idées, du débat politique incroyable.
02:29Vous avez vu les équipes de journalistes se faire agresser.
02:32Alors avant, pardon, c'était CNews.
02:34Ça n'excuserait, vous avez bien dit.
02:35Moi, j'y interviens tous les jeudis sur CNews.
02:38Ça, c'est l'argile.
02:39Vous avez vu BFM TV.
02:40Mais à tous, vous avez vu BFM.
02:42Mais même M. Mélenchon qui trouve que l'interview d'Anne-Marie Coudray, il ne lui convient pas sur TF1.
02:50D'un autre côté, vous avez un certain nombre de gens qui disent,
02:54Ah, Sonia Mabrouk, elle vient de CNews, donc il faudrait l'interdire de parler.
02:59Ou au moins, on ne va plus chez elle.
03:02Je pense à la France Insoumise.
03:04Il y a encore, je disais, le témoignage d'une journaliste de CNews, vous avez vu, samedi,
03:08qui disait, s'il n'y avait pas eu des gens pour me protéger, je ne sais pas comment ça
03:13aura fini.
03:14Attendez, Perico, vous vous rendez compte ?
03:16Est-ce que vous vous rendez compte de la phrase que je viens de prononcer ?
03:18Tout à fait.
03:19Elle dit, heureusement qu'il y avait des gens pour me protéger.
03:22Parce qu'on est dans un pays où il faut qu'il y ait des gardes du corps
03:26qui accompagnent des journalistes pour être protégés.
03:29Mais vous vous rendez compte où on en est arrivé ?
03:32Robert Ménard, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:34Et vous avez connu, avec un peu plus d'avance que moi,
03:36deux quotidiens, minutes, qui étaient vraiment le quotidien de l'extrême droite violente,
03:39et l'humanité, qui était le quotidien du Parti communiste stalinien.
03:43Jamais vous n'avez entendu, vous vous en souvenez,
03:45un journaliste communiste demandait la fermeture de minutes.
03:48Jamais un journaliste de minutes n'a demandé la fermeture de l'humanité.
03:52Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
03:53Pourquoi la disqualification a remplacé la contestation ?
03:57Pourquoi le dénigrement a remplacé l'opposition ?
04:00Pourquoi ce pays est devenu fou de haine ?
04:03Il est devenu fou de haine parce qu'il y a un parti qui s'appelle la France insoumise
04:07et qui vit de ça, qui vit de ce commerce-là,
04:11qui vit de la peur, qui essaye de nous expliquer au fond,
04:15regardez si vous élisez Marine Le Pen.
04:17Et comme vous le savez, je ne suis pas un électeur aujourd'hui de Marine Le Pen,
04:22donc je ne plaide pas pour moi.
04:24Et ils vous disent, si vous élisez Marine Le Pen,
04:26regardez le bordel que ça va être.
04:30Regardez.
04:30Et tout est prétexte à ça.
04:33Là, avec les médias, mais avec les étudiants ou les lycéens
04:36à qui on me fait miroiter un certain nombre de choses
04:40dont on sait pertinemment que ça n'a aucun sens.
04:42Aujourd'hui, supprimer Parcoursup, ça veut dire quoi ?
04:45Peut-être qu'il faut modifier Parcoursup.
04:47Honnêtement, j'ai un sens curieux à mes enfants.
04:49Il faut une sélection.
04:51Oui, c'est ça.
04:52Ça voudrait dire quoi ?
04:53Ça voudrait dire qu'on ne va plus sélectionner les gens ?
04:55Bien sûr.
04:56Aujourd'hui, vous savez combien il y a de gens qui veulent faire Sciences Po Paris ?
04:59Il y en a 20 000 par an.
05:01On va dire oui aux 20 000 ?
05:03Vous voyez bien, Perico, vous voyez bien l'imbécilité du propos que je viens de tenir.
05:08On ne va pas dire aux 20 000 qui veulent faire Sciences Po Paris,
05:12mais mes petits chéris, il n'y a aucun problème, vous le faites.
05:15Et il y a des gens qui entretiennent ce climat-là,
05:18qui entretiennent un climat de haine par rapport à la police.
05:21Ils ont commencé avec la police.
05:23Et aujourd'hui, c'est les médias.
05:25Et c'est les mêmes d'ailleurs qui vous disent qu'au fond,
05:27la police, les médias, tout ça, c'est la censure,
05:30tout ça, c'est une violence institutionnalisée.
05:33Mais je te les prendrai par la peau du cul, pardon de vous le dire.
05:36Je les amènerai dans un vrai pays où le fascisme règne,
05:40où un régime autoritaire règne,
05:42et on verrait ce qu'ils en pensent.
05:44Alors justement, Robert Ménard,
05:45des enfants gâtés.
05:46Quand vous et moi, nous écoutons,
05:48et tous ceux qui sont sur cette antenne,
05:51quand on se lève le matin à 8h30,
05:53quand on entend la violence des insultes,
05:55des menaces, des disqualifications, des dénigrements,
05:58je me dis à 8h30, je suis en Afrique du Sud au moment de l'apartheid.
06:01À 11h30, je suis au Chili avec la dictature de Pinochet.
06:04À 15h30, je suis chez Erdogan en Turquie
06:06avec la répression de l'opposition.
06:08À 18h, je suis peut-être en Biélorussie.
06:11Est-ce qu'on va finir à 22h30
06:12avec des kmermouges, au train où ça va ?
06:15Est-ce que vous êtes inquiet sur l'évolution de cette monstruosité ?
06:19Je suis inquiet et rassuré.
06:23Inquiet parce que cette évolution,
06:25cette violence qui gangrène le débat politique
06:27et qui se traduit par cette pétition,
06:30évidemment, en plus,
06:32j'ai défendu la liberté de la presse
06:33pendant plus de 25 ans à faire ça.
06:37Et je sais à quel point cette liberté,
06:39elle est essentielle pour le débat.
06:41Parce que si vous n'avez pas de médias
06:43de point de vue différent,
06:44mais vous n'avez pas de débat.
06:46Et en même temps, je suis rassuré
06:47parce que je crois que la France,
06:48elle est plus forte que ça.
06:49Honnêtement, Péricault,
06:50je pense qu'elle est plus forte que ça.
06:51Et qu'aujourd'hui, on est dans une période folle
06:54où il faut vite tourner la page de M. Macron.
06:57Vous savez, je suis de ceux qui disent
06:58qu'il faudrait qu'il parte plus tôt
07:01sans penser une seconde qu'il le fera.
07:03Donc, c'est une espèce de vœu pieux.
07:04Je le souhaiterais.
07:05Mais enfin, comme je ne peux pas l'obliger.
07:08Et ensuite, j'espère que les citoyens français,
07:12que nous tous, on saura ne pas croire
07:14un certain nombre de charlatans
07:16qui nous vendent des propositions
07:19dans tout un tas de domaines économiques,
07:22sociaux, de politiques étrangères,
07:24de démagogues, de promesses
07:26dont ils savent qu'ils ne tiennent pas
07:28et qui feraient que les gens,
07:30voyant qu'elles ne sont pas tenues,
07:32passeraient à un degré de violence
07:33encore plus important.
07:34Vous vous rendez compte ?
07:35Vous avez vu ce qui se passe
07:36de samedi en samedi ?
07:37Robert Ménard,
07:38est-ce que vous pouvez considérer,
07:40on va prendre les termes de la corrida,
07:41que les quatre derniers présidents
07:43de la République,
07:43le premier était le Picador,
07:45on va dire Chirac,
07:46ensuite on a eu les banderilles,
07:47est-ce que Macron,
07:48c'est l'estocat de la démocratie ?
07:50Car le terrain dans lequel
07:51cette situation et cette société
07:53est en train de dégénérer,
07:54ce n'est pas Macron tout seul
07:55qui l'a créé.
07:56Il y a eu des antériorités.
07:57C'est 40 ans de délapement.
07:59C'est pour ça que je refuserai
08:01d'en faire l'estocat
08:02et il ne serait pas l'estocat.
08:03Il ne porte pas la mise à mort
08:05du taureau ou la mise à mort
08:07aujourd'hui de la démocratie.
08:08Je ne crois pas.
08:09Je crois qu'on est encore une fois
08:11des enfants gâtés
08:13qui ne faisons pas attention
08:14à la chance qu'on a.
08:15On est dans un pays
08:16de vraie liberté.
08:18Moi, je n'ai jamais connu
08:19un débat démocratique
08:21aussi important.
08:22Écoutez, vous avez compris
08:23que vous le disiez,
08:23je ne suis pas tout jeune.
08:25J'ai participé.
08:26J'étais journaliste
08:27depuis presque 50 ans.
08:31J'ai commencé à être journaliste.
08:33Et alors, à l'époque,
08:34on avait une SMP,
08:35vous vous en souvenez,
08:36peut-être,
08:36vous êtes plus jeune que moi,
08:37mais vous vous en souvenez,
08:38un monopole d'État
08:40à Béziers, ici,
08:41dans la région.
08:42Tu avais le code.
08:43Tu avais, à l'époque,
08:45ça devait s'appeler FR3.
08:47FR3, vous savez,
08:48qui était l'État.
08:49Et tu avais une radio officielle.
08:52Déjà France Inter.
08:53Et tu avais midi libre,
08:55monopole de la presse
08:57qu'il est régionale.
08:57Robert Ménard,
08:58vous l'avez connu,
08:59où le ministre de l'Information,
09:00qui s'appelait M. Alain Perfi,
09:02dictait le contenu du JT
09:03directement au téléphone.
09:04Il avait une ligne directe
09:05avec la principale rédaction
09:09de l'audiovisuel.
09:10Tout ça, ça a changé.
09:12C'est un progrès colossal.
09:14Aujourd'hui,
09:15on a des chaînes
09:16qui s'affrontent.
09:17Si des chaînes disent des conneries
09:19ou sont en dehors des clous,
09:23elles sont condamnées.
09:24Très bien,
09:25elles sont condamnées.
09:26Mais elles sont condamnées.
09:27Je ne suis pas contre
09:28ces condamnations-là,
09:29je vous le dis tout de suite.
09:30Mais en même temps,
09:31vous ne pouvez pas,
09:32à partir de là,
09:32dire maintenant,
09:33elles vont se taire.
09:35Justement, Robert Ménard,
09:36je voudrais juste qu'Anissa Arfawi
09:37nous fasse un rappel.
09:38La pétition a plus de 600 000 signatures.
09:40Et maintenant, Anissa ?
09:41Plus de 600 000 signatures,
09:42juste il y a 10 minutes,
09:43elle a affiché 713 851 signatures
09:46sur le site de l'Assemblée nationale.
09:47Donc ça grossit, ça grossit.
09:48Je vous rappelle que la semaine dernière,
09:50elle était encore autour
09:51de 100 000 signatures.
09:56Alors, maintenant,
09:57qu'est-ce qui se passe ?
09:57Premier rendez-vous cet après-midi
09:59à 14h15,
10:00le bureau de la commission
10:01des affaires culturelles
10:02se réunit.
10:03Il peut proposer
10:04de classer la pétition
10:05ou de confier le dossier
10:06à un député rapporteur.
10:07La commission devrait normalement
10:09se prononcer demain matin.
10:10Pour que l'affaire arrive
10:11dans l'hémicycle,
10:12il faut que le cap
10:13des 500 000 signatures
10:14soit déjà franchi,
10:15ce qui est déjà le cas.
10:16Il faut aussi qu'elle vienne
10:17d'au moins 30 départements
10:18ou collectivités d'outre-mer.
10:20Alors, si la commission
10:21examine la pétition,
10:22son président ou un président de groupe
10:23peut demander un débat.
10:25Et c'est la conférence
10:26des présidents qui tranche.
10:28Mais enfin, si les députés
10:29débattent de cette pétition,
10:30est-ce qu'ils peuvent faire
10:31disparaître CNews
10:32de la TNT carrément ?
10:33Alors, la fréquence en elle-même,
10:35c'est l'ARCOM qui en décide.
10:36Aujourd'hui,
10:37CNews est autorisé
10:38à y mettre sur la TNT
10:39jusqu'au 31 août 2035.
10:41L'ARCOM peut aller
10:42jusqu'à retirer cette autorisation
10:44si elle constate
10:45après une mise en demeure
10:45un nouveau manquement
10:47suffisamment grave.
10:48C'est une procédure
10:48à part entière.
10:49Donc, à 7h,
10:50enfin, en tout cas,
10:51ce qu'on sait,
10:51c'est que demain matin,
10:52on verra si la commission
10:54classe le dossier
10:55ou si elle charge
10:55un député de l'étudier.
10:57Pour la fréquence
10:58donc de cette chaîne
10:59d'informations,
10:59c'est un autre calendrier.
11:01Robert Ménard,
11:02imaginez que CNews
11:03lance une pétition
11:04pour une contre-pétition
11:05pour dire qu'au contraire,
11:07on demande à ce que CNews continue.
11:08Elle pourrait rassembler
11:10combien de signatures ?
11:11J'espère plus que ça.
11:13Évidemment,
11:14c'est le risque
11:15que prennent les autres.
11:17Mais Péricault,
11:17je serai le premier
11:18à la signer.
11:19Mais je signerai
11:20en même temps
11:21une pétition
11:22si quelqu'un
11:23voulait interdire
11:24l'humanité.
11:25Enfin,
11:26c'est le minimum.
11:27Moi,
11:27Dieu sait que l'humanité
11:28a menti.
11:29Dieu sait que ce journal
11:30avait même négocié
11:32au début
11:33de la Deuxième Guerre mondiale
11:34l'autorisation
11:35de paraître
11:35pendant l'occupation
11:37nazie de la France.
11:38Mais ce n'est pas pour ça
11:39que j'irai demander
11:40l'interdiction
11:41de l'humanité.
11:41C'est quelque chose
11:44qui me dépasse.
11:45Vous vous rendez compte
11:45le débat
11:47moyenâgeux
11:47qu'on a ?
11:48Un débat moyenâgeux ?
11:49Qu'est-ce que c'est ?
11:50On va marquer au fer rouge
11:51tel journaliste ?
11:53Attendez,
11:55je choisis à dessein
11:56puisque vous avez remarqué
11:57qu'à sa tombe
11:58de chaîne de télévision
11:59maintenant
12:00n'ont plus
12:00le logo de la chaîne
12:01ni sur la caméra
12:02de leur caméraman
12:03ni sur la bonnette
12:06de leur micro
12:07tellement elles ont peur
12:08de se faire agresser.
12:09On se cache.
12:10Ce pays est fou furieux.
12:12Robert Ménard,
12:13merci, merci infiniment
12:15d'avoir accepté
12:16cette conversation.
12:17J'espère pouvoir compter
12:18sur vous pour continuer
12:19à nous éclairer davantage
12:20sur la tragédie
12:21qui touche la démocratie française.
12:23Je vous dis à très bientôt.
12:24Merci d'avoir été avec nous.
12:25A très bientôt.
12:26Nous avons Olivier
12:26qui nous appelle de Melun.
12:27Bonjour Olivier.
12:29Bonjour Péricault.
12:30Que vous inspire
12:30cette situation
12:31et cette pétition ?
12:33Alors évidemment
12:35au ras du sol
12:36c'est un vrai scandale
12:38et je pense que
12:40alors
12:40dans un fonctionnement
12:41de démocratie normale
12:43que des gens se disent
12:43qu'il faudrait jeter
12:44un coup d'oeil
12:44sur quelque chose
12:46et que le gouvernement
12:47s'en empare
12:47c'est assez logique
12:48à condition que
12:49le gouvernement
12:50fasse son boulot
12:50correctement derrière.
12:53L'ARCOM
12:53ne s'est pas gêné
12:54de fermer ses huit
12:55sans demander d'avis
12:56ni des français
12:57ni du gouvernement.
12:58S'ils ne se sont pas
13:00saisis de la faire saigneuse
13:01c'est qu'à mon avis
13:01ça devrait faire chier.
13:02C'est logique.
13:03C'est ce qu'on dit.
13:04L'ARCOM n'est pas complaisante.
13:06La preuve
13:06elle est allée jusqu'à fermer ses huit
13:07donc je pense que
13:08s'il y a une police
13:09quelque part
13:10des médias
13:10elle existe
13:11on n'a pas besoin
13:12d'en rajouter
13:12me semble-t-il.
13:13Voilà.
13:14Mais par contre
13:14en prenant un peu de hauteur
13:16moi j'ai l'impression
13:17que c'est un peu
13:18le début du fond du signe
13:19de LFI
13:20et de M. Mélenchon.
13:22Je vous explique
13:22après avoir fait
13:23beaucoup beaucoup de bruit
13:25et être allé
13:26assez loin
13:27dans les excès
13:27de tout genre
13:28de Mathilde Panot
13:29à M. Mélenchon
13:31dans ses meetings
13:33il y a enfin
13:34un réveil
13:35de
13:37de tous les gens
13:37qui ne sont pas
13:38éléfistes
13:38que ce soit
13:39des Glucksmann
13:40ou au lié
13:42fort de la gauche
13:42même si lui
13:43pour des raisons politiciennes
13:45a tendance
13:45de temps en temps
13:46à vouloir dire
13:46qu'il aura des
13:48approintances
13:48On peut même parler de sursaut
13:49On peut même parler de sursaut
13:51Voilà
13:52et je pense que
13:53Mélenchon est à bloc
13:54et que là
13:55pour lui
13:56maintenant
13:56il est passé par l'apex
13:58il se débat
13:59comme il peut
14:00mais il ne va faire
14:00que redescendre
14:01quand on regarde
14:02les précédentes élections
14:03il a toujours
14:04gagné 5, 6, 7, 8 points
14:06pendant la campagne
14:07avant l'élection
14:09mais là
14:09en ce moment
14:10sa réserve de voix
14:11il semblerait
14:11que ce soit les jeunes
14:12or je ne vois pas
14:13pourquoi un jeune
14:14qu'on irait sonder
14:15dirait
14:16je ne suis pas encore sûr
14:17de voter pour Mélenchon
14:18donc dans les sondages
14:20qui sont faits
14:20de population
14:21je pense que ça inclut
14:22déjà sa réserve de voix
14:23Vous voulez dire
14:24que le schéma
14:24est très clair
14:25et aujourd'hui
14:25quand on est interrogé
14:26on sait très bien
14:27à quoi s'en tenir
14:27quand on vote
14:28pour l'un ou pour l'autre
14:29il n'y a pas de part
14:29de mystère à garder
14:31Voilà
14:31et surtout
14:32les jeunes
14:32ils sont fouilleux
14:34donc ils n'ont pas de raison
14:35L'avenir le dira
14:37et je vous avoue
14:37qu'il y a certains stendeurs
14:38qui nous disent
14:39au contraire
14:39il a été surévalué
14:40peut-être que là
14:41au contraire
14:41il a été sous-évalué
14:42peut-être que là
14:43il est surévalué
14:44Olivier merci pour votre témoignage
14:45vous appeliez de Melun
14:46et on a bien compris
14:47que vous étiez très inquiets
14:48vous aussi sur cette situation
14:49vous restez avec nous
14:50Les lycéens se mobilisent
14:51et pendant ce temps
14:52qui écoutent encore
14:53les agriculteurs
14:54la colère des lycéens
14:55a-t-elle fait oublier
14:56la colère paysanne
14:57on va demander
14:58à Jérôme Bail
14:59l'éleveur bovin
15:00et figure du mouvement
15:01ce qui a vraiment
15:02bougé pour les agriculteurs
15:04depuis leur manifestation
15:05et puis vous
15:06qui nous écoutez
15:06est-ce que vous pensez
15:07qu'on les entend encore
15:08ou est-ce que ça y est
15:09on les a littéralement oubliés
15:11dites-le au 0826 300 300
15:20Il est 12h32
15:22vous êtes bien sur Sud Radio
15:23nous avons parlé
15:25de cette pétition
15:26qui demande la fermeture
15:27de CNews
15:28avec Robert Ménard
15:28et là nous recevons
15:30une autre personnalité
15:32méridionale
15:32également
15:33une grande voix
15:34je n'ai pas dit
15:34une grande gueule
15:35même s'il peut l'avoir
15:36une grande voix
15:37qui est Jérôme Bail
15:38donc cet éleveur
15:39de bovin
15:41de la Haute-Garonne
15:43qui a pris
15:43allez
15:44il a pris la tête
15:45de la jacquerie
15:45à un moment donné
15:46et il n'a pas fait vaciller
15:48la République
15:48mais il a fait peur
15:49il a fait peur
15:50aux nos dirigeants
15:51il a été écouté
15:51et partiellement respecté
15:53merci Jérôme Bail
15:54d'être avec nous
15:55sur Sud Radio
15:56dans ce studio
15:57c'est toujours un plaisir
15:58et une émotion
15:58de vous avoir
15:59parce que vous représentez
16:00une souffrance réelle
16:01vous avez vu
16:02dans quel état le pays
16:03manifestations lycéennes
16:05des violences
16:06des actes
16:07et souvent d'ailleurs
16:08vous avez été pris
16:08en référence
16:10ah oui mais les paysans
16:10ils ont le droit eux
16:11de brûler
16:12ou de mettre du fumier
16:13pourquoi on n'aurait pas le droit
16:14mais peut-être que la souffrance
16:15n'est pas la même
16:16on ne vous entend plus
16:17depuis quelques temps
16:18les agriculteurs
16:19votre détresse
16:20est encore plus énorme
16:21qu'avant
16:21est-ce que ça peut péter
16:23là du coup ?
16:24est-ce que ça peut péter
16:25je pense que
16:28on ne peut pas
16:29continuer comme ça
16:30mais aujourd'hui
16:31quand on nous prend
16:31en référence
16:32en disant
16:33les agriculteurs
16:33ils ont le droit
16:34de faire ci
16:34ils ont le droit
16:35de faire là
16:35j'ai jamais vu
16:36des agriculteurs
16:36qui ont été péter
16:37des vitrines
16:38qui ont brûlé
16:39des lycées
16:40qui ont pillé
16:41pour piller
16:41et qui ont surtout
16:45été instrumentalisés
16:46par une classe politique
16:48qui aujourd'hui
16:49crée la psychose
16:50crée la psychose
16:52dans le pays
16:52et qui arrive surtout
16:53à motiver
16:54des gamins
16:55et à leur faire faire
16:56n'importe quoi
16:57et en leur mettant
16:59de la poudre aux yeux
17:00en leur disant
17:01que s'ils font comme ça
17:02ils vont y arriver
17:03non ils ne m'ont pas y arriver
17:03moi je peux
17:04et je serais mal placé
17:06de dire que les gens
17:07n'ont pas le droit
17:08de porter des revendications
17:10et de montrer
17:11de la fermeté
17:12dans leurs intentions
17:13de blocage
17:14et d'objectifs
17:15auprès de l'État
17:17mais moi
17:18je vais tout en dire
17:19un truc
17:19c'est que pour être respecté
17:20il faut être respectable
17:20et malheureusement
17:22aujourd'hui
17:22les causes
17:23de cette révolte étudiante
17:26on n'en parle plus
17:28moi je veux bien
17:29entendre
17:29qu'ils ont des problématiques
17:31comme beaucoup
17:32aujourd'hui
17:32dans la société française
17:33beaucoup de personnes
17:34qui est dans cette société
17:36qui est dans le dur
17:38mais
17:39on ne parle que du fracas
17:40on ne parle pas
17:42de l'origine du problème
17:44et ces gamins là
17:46ils ont raison
17:46de montrer leur mécontentement
17:48mais moi
17:48j'ai vu des images
17:50qui ne me donnent pas envie
17:51d'aller les soutenir
17:52tout simplement
17:53et à côté de ça
17:54j'ai vu des images
17:55de gamins
17:55qui me donneraient envie
17:56d'aller les soutenir
17:57c'est en Corse
17:57où ils étaient devant
17:59devant leur lycée
18:00en train de chanter
18:01en train de montrer
18:02qu'ils montaient
18:03dans la protestation
18:04mais sans casser
18:04et je pense qu'aujourd'hui
18:06dans cette société
18:07qui se fracture
18:08de jour en jour
18:09les images qu'on voit
18:11n'aident pas
18:11à réconcilier les gens
18:12le fait est Jérôme Mael
18:13que lorsqu'on voyait
18:14les images
18:14des agriculteurs
18:15en colère
18:16en détresse
18:16verser des litres
18:18de lait
18:18du lisier
18:19du fumier
18:20voire mettre le feu
18:22il y avait quasiment
18:23un soutien
18:23de l'opinion publique
18:24en disant
18:24c'est vrai que c'est pas bien
18:26mais ils sont dans un tel
18:27état de détresse
18:28on comprend leur colère
18:29et là c'est pas comparable
18:30avec des gamins
18:31qui viennent
18:31qui piquent
18:32qui saccagent
18:32voilà vous avez pas envie
18:33d'être assimilé à cela
18:34pourtant il y a eu
18:35des tentatives
18:36de récupération
18:37de la colère paysanne
18:37par les partis
18:38ça n'a jamais abouti
18:39bien sûr
18:39mais après moi je le dis
18:41nous on n'est peut-être
18:42pas le bon exemple
18:42puisque nous
18:43on a bloqué pendant 12 jours
18:45en 2024
18:45et 33 jours en 2025
18:472026
18:48on a coûté 0 centime
18:49au contribuant français
18:50et voilà
18:50et on a payé
18:52les balayeurs de notre poche
18:53pour nettoyer les autoroutes
18:54on a quand même
18:56on a quand même montré
18:57une image
18:58plus que positive
18:59et c'est ce qui
19:00vous en rappelez
19:01qui a fait de carbone
19:02et bien les pistes
19:03entre le sol colère
19:03mais surtout le respect
19:04après peut-être que
19:05on n'a pas utilisé
19:07de bons moyens
19:07mais en tout cas moi
19:08ce que je sais
19:08c'est que
19:09les français aujourd'hui
19:10ils nous soutenaient
19:11parce qu'on était respectables
19:12Jérôme Bayne
19:13vous vous souvenez
19:14quand vous êtes
19:15vous les paysans
19:15genouillés devant les CRS
19:16en leur demandant
19:18en disant
19:18comprendre
19:19vous êtes les gardiens
19:19de la république
19:20respectez-nous
19:21la force de cette image
19:22par rapport à ce qu'on voit
19:24aujourd'hui
19:24c'était en Haute-Vienne
19:25si je ne me trompe pas
19:27ou en Corrèze
19:28et bien sûr
19:30mais aujourd'hui
19:31on n'a jamais vu
19:32des agriculteurs
19:33qui ont jeté
19:33des cocktails Molotov
19:34sur des CRS
19:38on n'aura jamais tiré
19:39des mortiers d'artifice
19:40voilà
19:40après
19:41est-ce que vraiment
19:42on ne doit se focaliser
19:44que sur ces images-là
19:45alors on est obligé
19:45d'en parler
19:46parce que c'est une réalité
19:47mais moi je pense que
19:50et c'est un peu
19:50ce que je vais reprocher
19:51encore une fois
19:52alors on va dire
19:52que j'en veux aux politiques
19:54peut-être
19:54mais ce qu'on peut leur reprocher
19:56c'est qu'ils instrumentalisent
19:58tout ça
19:58ils ne se servent
19:59que de ces images
20:00et personne ne répond
20:01au fond de la question
20:02et au vrai problème
20:03le vrai problème
20:04de ces gamins-là
20:05c'est qu'à l'avenir
20:05on va leur laisser
20:07et ça
20:08personne n'y répond
20:09après
20:10certains
20:10je le répète
20:11veulent les instrumentaliser
20:12et arrivent à leur faire croire
20:14que pour une
20:15pour
20:16qu'il y aura de la passe
20:17pour tout le monde
20:18dans cette société
20:18malheureusement
20:19ce n'est pas le cas
20:19Jérôme Bail
20:20je vous soupçonne
20:21de pédagogie
20:23d'aimer votre pays
20:24et de croire en la jeunesse
20:25est-ce que vous pourriez
20:26les prendre pour certains
20:27leur montrer le travail
20:28de la terre
20:29leur dire
20:29voilà
20:29il n'y a pas que du désespoir
20:31venez avec nous
20:33venez dans l'élevage
20:34venez dans les campagnes
20:35réinsérez-vous
20:36aimer ce pays
20:37à travers la vie
20:38la vie rurale
20:39est-ce que c'est possible ça ?
20:42heureusement que c'est possible
20:43et je pense même
20:44que c'est une
20:45solution majeure
20:48aujourd'hui
20:48on n'a que des gamins
20:50qui veulent
20:51qui veulent faire
20:53ingénieur
20:53puisqu'ils veulent tous
20:54aller à l'université
20:55et ce qu'on sauf
20:56qu'ils ont oublié
20:57c'est qu'en face d'eux
20:57ils ont une arme
20:58de destruction massive
20:59qui s'appelle l'IA
21:00et tous ces gens
21:01qui vont travailler
21:02qu'avec la tête
21:03bientôt
21:04il y aura une autre tête
21:05à leur place
21:06il y aura quelqu'un
21:07qui pensera pour eux
21:09mais par contre
21:09dans les métiers manuels
21:10aujourd'hui
21:11il va manquer de bras
21:11parce que l'IA
21:12qu'on le veuille ou pas
21:13il ne remplacera jamais
21:14un agriculteur
21:14pour aller faire
21:15un vélage en pleine nuit
21:17ou faire téter un veau
21:19ou retourner de la terre
21:20ou semer
21:21ou cultiver des prairies
21:23faire des clôtures
21:23ça n'existera pas
21:24dans notre métier
21:25il y aura du déboucher
21:26bien sûr
21:26sauf qu'il y a un gros problème
21:29c'est le revenu
21:30et c'est d'arriver à pouvoir
21:31embaucher des gens
21:32mais on le voit
21:34dans l'agriculture
21:34il manque de main
21:36et il faut qu'il y ait des jeunes
21:37qui se disent
21:39que travailler
21:40être agriculteur
21:41ce n'est pas une honte
21:42et on n'a pas besoin
21:43de faire un parcours sup
21:43les paysans auront toujours
21:45et les campagnes
21:46et nos terres de France
21:47auront toujours
21:48une intelligence naturelle
21:49qui ne pourra jamais
21:50être remplacée
21:50par l'intelligence artificielle
21:51Jérôme
21:52et surtout des valeurs
21:53parce qu'aujourd'hui
21:56on le voit
21:57ces gamins
21:57quand ils sont
21:59en groupe
22:02ils suivent
22:03ils suivent
22:04et que si on arrive
22:05un peu
22:05à en garder
22:07à en préserver
22:07dans ce monde rural
22:08mais pour les garder
22:09et les préserver
22:10dans ce monde rural
22:11il faut que ce monde rural
22:12ne soit pas oublié
22:13comme il est depuis quelques années
22:14Alors on y vient
22:15on y vient Jérôme
22:15Jérôme
22:16on vient sur le terrain
22:17concrètement
22:18là c'est vrai
22:18qu'il y a eu
22:19une petite pause
22:20dans la colère paysanne
22:20parce que l'actualité
22:21l'a remplacé
22:23je suppose que vous êtes
22:24autant frappé
22:24que les autres
22:25par la hausse des carburants
22:26la situation devient
22:28un peu dramatique
22:30vous imaginez
22:30que je connais
22:31que je rencontre
22:31beaucoup d'agriculteurs
22:32qui me disent
22:33là on est au bout
22:34du bout
22:34on est devant le mur
22:37certains me disent
22:38j'ai même plus
22:38le courage de me battre
22:40j'ai même plus le courage
22:41de ne rien faire
22:42je vais jeter l'éponge
22:44on ne parle même pas
22:44des gens qui mettent fin
22:45à leur vie
22:45la situation est
22:47aujourd'hui en novembre
22:482026
22:49peut-être pire que jamais
22:50ou non ?
22:51Ah bien bien sûr
22:51on vient de passer
22:52une année totalement
22:54catastrophique
22:54avec cette sécheresse
22:56avec le conflit en Iran
22:58qui a fait augmenter
22:59et exploser
23:01les coûts du GNR
23:02du gazoil non routier
23:03on a les intrants
23:04les engrais
23:05qui ont explosé
23:06on a les
23:08toutes nos matières premières
23:09qui sont
23:11nos semences
23:12et tout ça
23:12qui ont explosé
23:13et aujourd'hui
23:14dans l'agriculture
23:15on est quand même
23:16l'un des seuls métiers
23:18à prendre le risque
23:19tout seul
23:20moi quand je vois
23:21que sur un caddie alimentaire
23:23de 100 euros
23:24il n'y a que 8 euros
23:24qui reviennent
23:25à la production
23:26et 92 euros
23:27qui vont
23:28à tous les intermédiaires
23:29jusqu'à la grande distribution
23:31les chiffres sortent
23:32de plus en plus
23:33pas seulement sur l'agriculture
23:34mais on voit
23:35les vrais chiffres
23:35de l'économie française
23:36c'est révoltant
23:37mais c'est plus que révoltant
23:38parce que
23:39moi je veux bien
23:40mais ils ont pris quoi
23:41comme risque eux
23:41que dalle
23:42moi je parlais
23:43tu vois dans le taxi
23:44j'étais au téléphone
23:45avec un ami à moi
23:45et qui me disait
23:47purée j'ai passé
23:48un bon week-end
23:48je rentre
23:49je fais véler une vache
23:50le vau est né
23:52tout est bien
23:52le col s'est mal refermé
23:54c'est petit c'est mis
23:55la vache est morte
23:55et en fait
23:57nous
23:58on paye cher
23:59le moindre
24:00le moindre petit problème
24:01on a réussi
24:02nos semis de printemps
24:03qui sont magnifiques
24:05alerte météo
24:06orage de grêle
24:06tu perds tout
24:07en 5 minutes
24:08quand Annie Gennevar
24:09vous dit
24:09mais comme Marie Antoinette
24:10qui disait
24:11qu'ils n'ont pas de pain
24:11qu'ils mangent de la brioche
24:12assurez-vous
24:13ça coûte combien l'assurance ?
24:15ça coûte combien ?
24:16déjà ça coûte très cher
24:17alors
24:18l'état a une lumineuse innée
24:20il y a 2 ans
24:21ou 3 ans
24:21de mettre 70%
24:23d'aide sur les assurances
24:24sauf que les assurances
24:25ont augmenté 70%
24:26voilà
24:27donc on a fait encore une fois
24:28on fait que des blanchisseurs
24:30d'argent
24:30nous
24:30aujourd'hui
24:32mais après
24:32il faut savoir
24:33que le système
24:34assurantiel français
24:34il est basé
24:35sur les rendements
24:36des 5 dernières années
24:37et malheureusement
24:39nous en Occitanie
24:40encore plus que les autres
24:42on est frappé
24:42depuis 7, 8 ans
24:449, 20, 10 ans
24:44de la sécheresse
24:45donc on prend
24:46sur les 5 dernières années
24:48on prend la moyenne olympique
24:50on sort la meilleure
24:50et la pire
24:51et on fait la moyenne des 3
24:52mais aujourd'hui
24:53on a des rendements
24:54qui sont tellement faibles
24:55que ça nous coûte plus cher
24:55d'assurance
24:56que ce qu'on va toucher
24:57vous avez des rendez-vous
24:58prévus avec le gouvernement
24:59ils sont censés vous réécouter
25:01vous avez envie de les voir
25:02ou on est là
25:03dans une confrontation
25:04avec la colère qui monte
25:06je pense qu'aujourd'hui
25:08qu'est-ce qu'on doit attendre
25:08du gouvernement ?
25:09plus rien
25:10puisqu'ils ont annoncé
25:12quasiment annoncé
25:13qu'à partir du 15 décembre
25:15ils ne gèreraient plus d'affaires
25:17donc
25:17non mais moi
25:18je peux faire des propositions
25:20tout simplement
25:21mais aujourd'hui
25:23puisqu'on a décidé
25:24qu'on n'allait plus
25:26créer de choses
25:28pour l'avenir du pays
25:28pendant 6 mois
25:29puisqu'on est à 6 mois
25:30les présidentielles
25:32pourquoi
25:33pourquoi on ne verrait pas
25:34et on ne reverrait pas
25:35aux députés
25:36c'est un message
25:37que je leur lance
25:38pourquoi on ne reverrait pas
25:40toutes ces lois
25:40qui ne servent à plus rien
25:41dans notre pays
25:42je crois que la constitution
25:43elle va avoir 70 ans
25:45c'est en 58
25:46il me semble un truc comme ça
25:48tout à fait
25:48et aujourd'hui
25:50on a des milliers
25:51des milliers
25:51des milliers
25:52des milliers
25:52de lois
25:53qui font que
25:54n'importe quel
25:55citoyen français
25:56est un délinquant potentiel
25:58donc
25:58revoyons toutes ces lois
26:00qui ne servent à plus rien
26:01je suis tombé
26:02sur une émission
26:04où c'est que
26:05j'entendais
26:06qu'il fallait remplir
26:06un serfa
26:07pour déplacer
26:08une couleuvre
26:08sur un chantier
26:09mais il faut remplir
26:10un serfa
26:12pour dire
26:12comment on transporte
26:13la couleuvre
26:14et un autre serfa
26:15pour savoir
26:15où c'est qu'on l'a met
26:16et il ne faut pas se tromper
26:17de case
26:17sinon le serfa
26:18est annulé
26:19il faut recommencer
26:19la procédure
26:20donc au bout d'un moment
26:21comment vous voulez-vous
26:22qu'aujourd'hui
26:23on arrive à créer
26:24quelque chose
26:26économiquement
26:27on est au fond du saut
26:29il ne faut pas se voiler
26:29la face
26:30certains disent
26:31qu'on va s'en sortir
26:32moi je pense
26:33que ça va être très difficile
26:34certains disent
26:34qu'on va droit dans le mur
26:35moi je pense
26:36qu'on est dans le mur
26:37on ne l'a pas traversé
26:38parce qu'on n'est pas en forme
26:39mais tant qu'on ne changera pas
26:41tout ce système là
26:41qui font qu'aujourd'hui
26:44les gens se plaignent
26:45du gasoil
26:47de tout ça
26:47les entrepreneurs
26:48les agriculteurs
26:49tout le monde se plaint
26:50de ces hausses des charges
26:52mais si on avait
26:52des hausses des charges
26:53qu'on n'avait pas
26:54tout ce système administratif
26:56à côté
26:56qui aujourd'hui
26:57nous empêche de produire
26:58nous empêche de travailler
27:00et cette hypocrisie
27:02de nos politiques
27:02et de beaucoup de politiques
27:04qui disent
27:04et bien aujourd'hui
27:06nous en France
27:07on veut que ça soit comme ça
27:08et qu'à côté de ça
27:09on laisse venir
27:10des travailleurs étrangers
27:11alors je n'ai rien contre eux
27:12ce n'est pas du racisme
27:13que je fais
27:14même si aujourd'hui
27:14il faut dire attention
27:15faire attention à ces mots
27:16mais quand on fait venir
27:18en France
27:19travailler
27:20des polonais
27:21des entreprises polonaises
27:23qui ne respectent
27:24aucune norme de sécurité
27:25et moi je comprends
27:26la colère des maçons
27:27ils mettent tous
27:28la clé sous la porte
27:28Jérôme Bale
27:29on continue cette discussion
27:31il y a Anne
27:31qui nous appelle
27:32de Seignos
27:32qu'on va prendre
27:33on va d'abord
27:33écouter André Bercoff
27:34André Bercoff
27:35absolument dans quelques instants
27:36qui se pose une question
27:37comment savoir
27:38si vous êtes d'extrême droite
27:40et si vous souhaitez réagir
27:41aux propos de Jérôme Bale
27:42qui est avec nous
27:42n'hésitez pas à nous appeler
27:43au 0 826 303
27:47mais nous sommes tous
27:48des antifascistes
27:49sauf que le problème
27:50c'est que
27:50n'est pas le plus fasciste
27:52celui qu'on croit
27:53il n'est pas toujours
27:53à l'endroit où on l'attend
27:55nous avons Anne
27:55qui nous appelle
27:56de Seignos
27:58dans les Landes
27:58dans cette belle Gascogne
28:00et qui veut
28:01qui veut dire
28:02son soutien
28:03à Jérôme Bale
28:04bonjour Anne
28:05bonjour
28:06je suis ravie
28:07d'être
28:07sur votre radio
28:10que j'écoute
28:10tous les jours
28:11merci Anne
28:12et monsieur Bale
28:13ma meilleure amie
28:14habitait Carbone
28:15donc
28:15je crois que j'ai un lien
28:17avec
28:18ce sud-ouest
28:19très large
28:20depuis ma plus
28:22petite enfance
28:23et surtout
28:24cette nature
28:25nous ici
28:26on est dans les
28:27pâtiments
28:27au bord de l'océan
28:28donc
28:29au milieu des peintres
28:30qui ont bien brûlé
28:32cet été
28:33et quel tricet
28:34alors Anne
28:35vous êtes justement
28:36tellement
28:36vous êtes tellement
28:37en réalité au milieu des peintres
28:38qu'on a une mauvaise liaison
28:40avec vous
28:41mais on a compris
28:42que vous appétiez
28:43son soutien aux agriculteurs
28:44vous avez une question précise
28:46ou non ?
28:47ou vu
28:47c'est juste pour
28:48pour témoigner votre soutien
28:50à Jérôme Bale
28:51oui
28:51je tenais à témoigner
28:53mon soutien
28:54à dire que nous sommes gouvernés
28:55par
28:56des gens
28:57abjects
28:58qu'il faut qu'ils tiennent
28:59que les jeunes
29:00se révoltent
29:01et qu'il faut qu'ils tiennent
29:02abjects
29:03est un propos
29:04que je vous laisse
29:04mais effectivement
29:05c'est des gens
29:05qui nous montent en colère
29:06Jérôme Bale
29:07ça c'est sûr
29:07que cette gouvernance-là
29:08elle est quand même
29:09quelquefois un peu compliquée
29:10à suivre
29:11comme les gouvernances
29:12qui se sont succédées
29:13depuis quelques années
29:14sauf qu'aujourd'hui
29:16la situation financière
29:17des Français
29:18fait que le moindre
29:20petite braise
29:21a rallumé l'incendie
29:22alors malheureusement
29:23j'étais mal placé
29:24par rapport à Seignos
29:25mais ce que je veux dire
29:26c'est que
29:27aujourd'hui les Français
29:28sont à bout
29:29parce qu'ils ne s'en sortent plus
29:30et ils ne s'en sortent plus
29:31parce qu'on paye
29:3230 ans, 40 ans
29:33de négligence politique
29:34où c'est que certains
29:35s'en sont mis peines
29:36les poches
29:37sans se soucier
29:38de la situation
29:39des Français
29:40et quand on voit
29:42aujourd'hui
29:42qu'on a
29:44des élus
29:45de la République
29:46pour parler
29:46des députés
29:47ou parler
29:49de ces gens-là
29:50qui aujourd'hui
29:51est-ce qu'ils ont
29:52un intérêt pour le pays
29:53ou est-ce qu'ils ont
29:53un intérêt personnel
29:54mais ce n'est même pas personnel
29:55c'est plutôt
29:56pour leur parti politique
29:57Beaucoup de gens
29:58se posent la question
29:59Beaucoup de concitoyens
30:00se posent la question
30:00Aujourd'hui
30:01je ne suis pas sûr
30:01que des gens de gauche
30:04puissent voter une loi
30:05de gens de droite
30:05même si elle va bien
30:06pour les citoyens français
30:07Aujourd'hui
30:08ils font un jeu
30:09ils jouent
30:10c'est le jeu politique
30:11ils disent
30:11mais du temps qu'ils jouent
30:13le peuple crève
30:14On est dans le dénigrement
30:15et la disqualification
30:17de le monde
30:17Et voilà
30:18et en France
30:19on a trop d'élections
30:20on a des élections
30:20trop souvent
30:21donc ils pensent
30:22tout le temps
30:22au coup d'après
30:23on le voit nous
30:24dans l'agriculture
30:25avec les retenues culinaires
30:26où c'est que personne
30:27ne veut se mouiller
30:28c'est le cas de le dire
30:29parce que en 2028
30:30il y aura encore des élections
30:31en 2027
30:32il y a des élections
30:33en 2029
30:34et en fait
30:34comme il y a des élections
30:35chaque année
30:36personne ne veut prendre le risque
30:37pour se fâcher l'électorat
30:40Et du moment
30:41où c'est que
30:42tu ne veux pas fâcher l'électorat
30:44tu ne fais plus avancer ton peuple
30:45C'est un des inconvénients
30:46du suffrage universel
30:47mais comme il dit
30:48Winston Churchill
30:49c'est le pire du système
30:50à l'exception
30:50de tous les autres
30:51Merci Jérôme Bale
30:52d'avoir été avec nous
30:53Merci beaucoup
30:54En studio fidèlement
30:55et je vous dis à bientôt
30:56parce que je pense
30:57qu'on aura besoin
30:57d'avoir des nouvelles
30:58de l'agriculture française
30:59et vous nous en derez
31:00A très vite
31:00A très vite
31:01Merci beaucoup