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  • il y a 10 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00Et c'est Alain Duhamel qui nous rejoint à présent comme chaque vendredi soir pour la semaine d'Alain Duhamel.
00:06Alain qui débattra dans quelques minutes avec Jérôme Guetsch, qui est député socialiste de l'ESSA,
00:09qui est candidat non pas au concert de Céline Dion mais à la primaire socialiste.
00:14Bonsoir Alain.
00:15Bonsoir.
00:16Vous êtes fan ? Pas de Jérôme Guetsch, de Céline Dion ?
00:20Pas vraiment.
00:21Pas vraiment. Je passe tout de suite à la question suivante du coup.
00:25On va commencer tout d'abord par le 20-27, c'est le résumé politique de cette journée.
00:30Et ensuite ce sera votre semaine.
00:31A tout de suite.
00:31Votre semaine.
00:34C'est un accueil plus qu'enthousiaste, presque de rockstar.
00:41Jordan Bardella était aujourd'hui en terrain conquis à la foire de beaux croissants dans l'Isère.
00:46Un bon bout !
00:47Un bon bout, Jordan.
00:50Un bon bout, Jordan.
00:52Rappelons que le plan B du RN n'est pas candidat.
00:55C'est un bien, Jordan.
00:56Mais il est venu occuper le terrain médiatique.
01:00Par les pouvoirs d'achat, vie culturelle.
01:03Vous avez des sélignions ?
01:04Oui, j'ai beaucoup sélignion.
01:06Un peu français d'ailleurs.
01:07Mais surtout de sa patronne, Marine Le Pen.
01:11Avec laquelle, on le dit en froid.
01:14Elle qui doit faire sa rentrée politique ce week-end.
01:17Je parle de vos relations avec Marine Le Pen.
01:20Beaucoup nous disent ce qu'il y a de la fricule.
01:22Mais pardon.
01:24Mais j'étais avec Marine au téléphone il y a quelques minutes.
01:28Je ne vais pas la rappeler devant vous et la mettre en haut-parleur pour vous montrer que tout va
01:33bien.
01:33Mais arrêtez, s'il vous plaît, de colporter des informations qui sont fausses.
01:42Loin de la folie autour de Jordan Bardella, François Ruffin, en Gironde, ravagé par les incendies cet été.
01:51Donc voilà, c'était aux portes de Bordeaux.
01:53Le feu, il s'est arrêté ici.
01:54Donc c'est ici qui a été le lieu d'arrêt.
01:57Et sinon, c'était la catastrophe pour toute la métropole.
02:00S'isoler dans la forêt, est-ce la méthode Ruffin pour échapper aux questions sur la primaire de la gauche
02:07à laquelle il n'est pas convié ?
02:09Compliqué de se débarrasser du sujet.
02:12Ils ont fixé leurs règles.
02:14Je ne viens pas à bousculer leurs règles.
02:15Comment on prétend diriger ce pays quand François Ruffin arrive et qu'on a peur ?
02:20Ce n'est pas possible.
02:21Vous êtes en train de rallumer le feu, là, un peu, quand même ?
02:23D'abord, je pense que sur un lieu comme celui-là, je me permets, mais je pense que tout jeu
02:27de mots dans ce contexte-là est déplacé.
02:29Sans faire la leçon, mais bon, donc non.
02:34À la foire agricole de Mani, Gabriel Attal est venu rencontrer les agriculteurs.
02:40Parce que oui, il avait besoin de sortir de son opération polémique, tourner des bistrots.
02:46On organise l'opération « Nuit bistrots ».
02:49J'ai hâte de vous retrouver.
02:50Enfin.
02:51Attention, je vais encore me faire enguler.
02:52J'ai fait une vidéo où je buvais une bière.
02:55Il y a des gens qui ont dit que c'est faire la promotion de l'alcoolisme, etc.
02:59Bon, c'est bien beau, mais ce n'est pas à table avec une bière que la campagne va avancer.
03:04Monsieur Attal, vous êtes venu pour quoi aujourd'hui ?
03:07J'ai un plan pour l'agriculture française. C'est un, le revenu. Deux, la simplification. C'est le grand
03:13échec du macronisme et des dix dernières années.
03:15Pardon ? On n'a pas bien compris. Parce que quand vous étiez Premier ministre en 2024, vous leur aviez
03:21dit ça aux agriculteurs.
03:24On va lancer ces trois prochaines semaines d'ici au Salon, un mois de la simplification.
03:30Et visiblement, l'un d'eux s'en est souvenu cet après-midi.
03:34Je vous l'ai vu sur une balle de paille à la télé il y a deux ans.
03:37Nickel, marketing, super.
03:38On arrive au bout du chemin. Il n'y a plus de lumière, rideau.
03:41Allez, soyons fair-play. Gabriel Attal ne saura rester que huit mois à Matignon, éjecté par la dissolution.
03:48Mais attention, dans cette campagne, tous les électeurs n'ont pas la mémoire courte.
03:57Le 20-27, grâce à toutes les équipes de BFM TV sur le terrain, Alain Demel, l'image qu'on
04:01vient de voir à la fin,
04:02c'est-à-dire Gabriel Attal qui se fait reprendre par cet agriculteur qui lui dit
04:07« Vous avez été au pouvoir ces dernières années ». Est-ce que ça va le suivre pendant toute la
04:10campagne ?
04:12Est-ce que c'est un handicap d'avoir été macroniste aujourd'hui ?
04:14En tout cas, en l'occurrence, ce n'est pas le fait d'avoir été macroniste.
04:18C'est son style, à un moment, devant un événement, un style qu'il a choisi lui-même.
04:23L'histoire de la botte de paille, etc. C'est lui qui a choisi. Personne ne lui a demandé.
04:28Eh bien oui, quand on a trouvé quelque chose de symbolique de ce genre, ça peut vous suivre très longtemps.
04:35On a vu très rapidement le lancement de la campagne de l'herbrier-Lattal qui a décidé de lancer sa
04:39campagne.
04:40Là, on s'est rentré dans les cafés. C'est l'opération « 1000 cafés pour rencontrer les Français ».
04:45Vous dites quoi ? C'est bien vu ? C'est du Chirac ?
04:48C'est du Chirac.
04:48C'est du Chirac ?
04:49Ce qui lui avait plutôt réussi à Jacques Chirac ?
04:52Oui, ce qu'il veut.
04:53Mais est-ce que Gabriel Attal est Jacques Chirac ?
04:54Non. Mais il n'y a aucune raison qu'il le soit, d'aucune manière. C'est ni sa famille
04:59politique, ni sa génération, ni son style. Non.
05:02Mais s'il s'agit pour un homme politique ayant de grandes ambitions de chercher à donner le sentiment de
05:10la proximité avec les Français,
05:13de ce point de vue, j'allais dire tout candidat présidentiel est Chiracien.
05:18L'événement de la semaine, pour vous Alain Dommel, c'est une vidéo dont on a beaucoup parlé ici même,
05:24des policiers municipaux de Carcassonne qui sont filmés à leur insu par leur caméra piéton pendant qu'ils profèrent des
05:29insultes racistes, sexistes.
05:32Ils ont tous les quatre, je précise, été suspendus.
05:35Parmi eux figure un membre du service d'ordre du Rassemblement National qui l'a exclu dans la foulée de
05:41cette révélation.
05:42Quelle est votre réaction à cette affaire ?
05:45D'abord, je trouve consternant, mais pas du tout étonnant, qu'il y ait des gens qui pensent ce qu
05:51'on dit, ces deux individus.
05:54Je trouve que c'est absurde, je trouve que c'est dangereux.
05:58Mais je sais très bien qu'il y a beaucoup de gens qui pensent de cette manière et qui réagissent
06:02de cette manière.
06:03Donc je suis, si j'ose dire, navré, choqué, mais pas du tout étonné.
06:08Bon, alors ensuite, évidemment, ça pose un problème au Rassemblement National.
06:12Vous savez, si vous vous rappelez l'histoire du Rassemblement National, les thèmes qu'il a développés pendant des années
06:18et des années,
06:19les formules qu'il a employées, le type de propagande qu'il a menée, si vous vous rappelez tout ça,
06:24il ne faut pas être tellement étonné qu'il y ait des vastes communicants entre ce qu'on dit, ces
06:30deux individus et le Rassemblement National.
06:32On précise que cette mairie de Carcassonne est dirigée par le Rassemblement National depuis le mois de mars dernier.
06:38Et lui dit, c'est une affaire qui concerne la municipalité précédente, puisque la vidéo a été tournée en novembre
06:43dernier.
06:43Et Jordan Bardella, le patron du parti, s'est exprimé aujourd'hui.
06:47Nous ne sommes pas responsables des propos absolument ignobles qui sont tenus par un policier municipal de Carcassonne
06:55qui a été embauché par la précédente municipalité et par le maire Les Républicains.
06:59Ça ne veut pas dire que ces propos sont de la responsabilité du maire Les Républicains.
07:02Mais je me permets de vous rappeler, pour être extrêmement précis, que cette vidéo a manifestement attiré l'attention
07:11de l'ancienne municipalité et de l'administration en novembre 2025, et que cette personne-là n'a pas été
07:17suspendue.
07:18Nous ne sommes pas responsables.
07:21Bon, ça me fait penser à une formule ancienne qui était coupable mais pas responsable.
07:32Ils ne sont pas responsables directement.
07:33Évidemment, ce n'est pas le Rassemblement National qui a décidé ça.
07:37Les deux individus ne sont pas membres du Rassemblement National.
07:41S'ils le disent, je ne vais pas vérifier, mais s'ils le disent, je suppose qu'ils doivent avoir
07:46des informations solides.
07:47L'un des deux l'était et il a été suspendu cette semaine.
07:52Donc, il y a des capillarités.
07:54Quand il y a des climats, il y a, entre guillemets, une culture politique qui est propre à chaque formation,
08:04il ne faut pas être hypocrite, dans la culture politique, dans l'histoire politique du Rassemblement National,
08:11il y a eu de très nombreux épisodes où ils manifestaient ce qui ressemblait à ça en moins caricatural,
08:21mais qui allait dans le même sens.
08:22– Votre femme de la semaine, Alain, elle est socialiste, elle a été finaliste de l'élection présidentielle
08:28et vous n'avez pas toujours été tendre envers elle, c'est Ségolène Royal.
08:32Pourquoi elle ?
08:34– Il faut reconnaître, d'abord, elle a un côté indestructible.
08:40C'est assez rare, mais elle est réellement indestructible.
08:46En politique, elle sort par une fenêtre, elle revient par la porte ou l'inverse.
08:50Bon, ensuite, elle a une espèce d'énergie vitale qu'elle manifeste dans ces cas-là
08:57et un envie d'être, un envie d'être un personnage politique,
09:04c'est-à-dire qu'il n'est pas question de raccrocher.
09:06Bon, je suis assez bien placé pour comprendre ces sentiments-là,
09:09mais il se trouve que c'est plus visible chez elle que chez d'autres
09:14parce qu'elle a une façon de s'exprimer, une façon de se mettre en scène
09:18qui est plus théâtrale que d'autres.
09:21– Est-ce que ça peut être elle ?
09:23Est-ce qu'elle peut battre Olivier Faure, Raphaël Glucksmann
09:25à la primaire du mois d'octobre ?
09:27– Écoutez, je ne sais pas.
09:30Je ne préjuge pas du résultat de ce scrutin.
09:34Je pense qu'elle a, en tout cas, au moins autant de talent qu'eux.
09:39Elle a un caractère très différent, évidemment.
09:42Elle est, c'est une originale, on le sait bien.
09:45Je ne dirais pas qu'elle est la favorite,
09:49mais elle a un rapport avec les Français qui est assez particulier
09:53parce qu'elle appartient vraiment à notre paysage politique permanent
10:01et avec un style tellement théâtral qu'on ne risque pas de l'oublier.
10:09– Si elle emporte la primaire, François Hollande, on le sait,
10:12a dit qu'il prendra sa décision, lui, au mois de décembre.
10:15Vous imaginez le retour du match Royal-Hollande en politique ?
10:18– J'ai un peu de mal.
10:20– Dans ces cas-là, quoi ? Il n'ira pas ?
10:22– Non, je ne pense pas.
10:24François Hollande, je crois qu'il n'irait pas contre Ségolène-Royal.
10:28Mais attendez, Ségolène-Royal, elle n'est pas encore investie.
10:33On en est très loin.
10:35Elle prend l'initiative, elle est à l'offensive,
10:38c'est son tempérament, elle sait se mettre en scène.
10:42Mais enfin, elle n'est pas investie par le Parti Socialiste,
10:44parce qu'au sein du Parti Socialiste,
10:46elle a quand même énormément d'adversaires.
10:50– L'info qui, selon vous, est passée sous les radars,
10:52celle dont on n'a pas assez parlé cette semaine dans les médias,
10:56elle concerne Sébastien Lecornu, qui a soufflé,
10:57enfin je ne sais pas s'il l'a soufflé d'ailleurs,
10:59sa première bougie à Matignon.
11:01Pourquoi est-ce qu'il fallait en parler plus ?
11:03– Écoutez, je pense qu'il y a un an,
11:06il y avait assez peu d'observateurs politiques,
11:10comme on dit, qui lui prédisaient de rester 12 mois en place.
11:14L'idée était, quand il a été nommé Premier ministre,
11:18le sentiment que j'entendais autour de moi,
11:20c'était, enfin chez les observateurs politiques,
11:23chez les journalistes politiques et dans le monde politique,
11:27c'était une fake passé.
11:28– Ben non, il est toujours là, il a la vie très dure,
11:35il prépare un budget qui est difficilement faisable,
11:40il est minoritaire à l'Assemblée,
11:42donc on ne peut pas dire qu'il est dans une situation confortable.
11:45Au contraire, il est toujours assis sur une baïonnette.
11:48Bon, mais il tient,
11:52ce qui prouve une capacité à la fois de résidence,
11:55puis une forme d'habileté incontestablement.
11:57– Vous le croyez, quand il dit
12:00« je n'ai absolument aucune envie de me lancer dans la course à l'Elysée »,
12:04même s'il l'a d'ailleurs dit dans des interviews,
12:06il dit « je ne suis pas extrêmement heureux à Matignon »,
12:07mais après tout, c'est le devoir.
12:09Est-ce que vous le croyez ?
12:10– Écoutez, vous allez peut-être me trouver très naïf
12:13ou manquant trop d'expérience, peut-être,
12:16mais je pense qu'il est sincère.
12:19– C'est le seul homme politique aujourd'hui
12:21qui ne pense pas à l'Elysée le matin ?
12:22– Non, il y a beaucoup d'hommes politiques,
12:25heureusement qu'ils savent qu'ils ne sont pas du tout,
12:27ils n'ont pas du tout l'envergure qui lui convient,
12:30il y en a énormément.
12:32À partir du moment où il est Premier ministre,
12:34la question se pose forcément.
12:36Vous vous rappelez ce que disait Georges Pompidou,
12:38quand on monte pour la première fois les marches de Matignon
12:41quand on vient d'être nommé Premier ministre,
12:42on ne peut pas s'empêcher de penser à la présidentielle.
12:46Bon, je crois, je peux me tromper complètement,
12:48mais je crois que Sébastien Chenu, non.
12:51Il fait mentir.
12:52– Sébastien Lecornu.
12:53– Oui.
12:53– Sébastien Lecornu, Chenu, c'est un autre, il est au RN.
12:55– Eh bien oui, c'est à cause des images que je regardais.
12:57Il ne faut jamais regarder d'images quand on vous parle.
13:00Mais je pense que lui, quand il monte les escaliers de Matignon,
13:05je ne pense pas qu'il soit en train de réfléchir à l'Élysée.
13:09– Alors vous parliez de Georges Pompidou il y a un instant,
13:11c'est intéressant Alain Dommel,
13:12parce que vous adressez cette semaine votre carton jaune
13:14à Marine Tandelier, la secrétaire nationale des écologistes,
13:17qui était invitée cette semaine chez nos confrères de LCI.
13:20Et elle a été interrogée, on lui a montré les visages
13:24de tous les présidents de la Ve République
13:25en lui demandant de dire quelques mots sur chacun de ses présidents.
13:29Elle a un peu séché, en tout cas sur les plus anciens.
13:34Sur Charles de Gaulle, elle dit, voilà, on va voir, j'ai un infini respect.
13:38– Oui, c'est une banalité basique.
13:40– Sur Pompidou, je n'ai pas de souvenirs, je n'ai pas connu,
13:43ce qui n'est pas votre cas.
13:44Et sur Giscard, il me fait penser à Macron.
13:47Pourquoi ça vous a dérangé ? Est-ce que c'est grave ?
13:49– Je trouve que quand on est à la tête d'un parti politique,
13:54même si c'est un parti politique qui n'aime pas beaucoup sa tête en général,
13:57les écologistes, mais enfin bon, elle est à la tête.
14:00Quand on est une personnalité politique nationale,
14:03c'est une personnalité politique nationale, Martin Tondelier.
14:07Bon, le fait de ne pas très bien voir qui est Georges Pompidou,
14:11je veux dire, c'est comme un élève de sixième qui ne sait pas lire.
14:14Il y a quand même un minimum.
14:16Je veux dire, la culture politique a quand même un minimum d'exigence.
14:22Si on est à la tête d'un parti, si on a des ambitions,
14:25si on veut compter au niveau national, comme c'est son cas,
14:28on connaît son histoire politique, enfin, où il faut faire autre chose.
14:32– Il faut faire autre chose ?
14:33– Oui, franchement.
14:35– Elle aurait dû vous demander conseil ?
14:36– Non, sûrement pas, parce que je ne suis pas là pour donner des conseils.
14:39Mais en revanche, quand je trouve qu'il y a quelque chose qui est anormal, je le dis.
14:42– Bon, vous savez ce qui vous attend, Alain de Vamel, forcément.
14:46Je crois qu'on ne vous a pas prévenu,
14:47mais les voici les visages des présidents de la Vème République,
14:50en quelques mots, simplement pour voir si ça pourrait inspirer Marine Tondelier.
14:55Pourquoi pas ?
14:56Le général de Gaulle, en quelques mots.
14:58– C'est le grand homme français du XXe siècle, il y en a deux,
15:01il y a Clémenceau et lui.
15:03– Pompidou ?
15:04– Eh bien, Pompidou, il avait de l'envergure.
15:09Il n'avait pas le panache, mais il avait l'envergure, la connaissance.
15:13Bon, moi je l'ai un peu approché, il était très impressionnant.
15:16On se rendait compte que c'était une personnalité vraiment de premier plan.
15:20Ça se sentait physiquement.
15:22Quand on était à cette distance-là,
15:26il y a beaucoup de gens qui sont brillants, etc., qui sont importants,
15:29mais lui, on sentait qu'il y avait quelque chose qui était au-dessus des autres.
15:34– Giscard ?
15:35– Giscard, je suis de parti pris quand il s'agit de Giscard,
15:38parce qu'il a réussi peut-être la plus belle première année de président.
15:46– Et en creux, on veut dire qu'il a raté les autres.
15:47– Ça a été déclinant, évidemment.
15:50– Mitterrand ?
15:50– Mitterrand, c'est la quintessence de la politique.
15:56En matière politique, je pense qu'il n'a pas d'égal au XXe siècle.
16:01– Chirac ?
16:03– Chirac, sa grande force, bon, il avait deux grandes forces.
16:07La première, c'est qu'il avait une énergie et une vitalité incroyables.
16:11Mais la deuxième, à laquelle je suis plus sensible que la première,
16:17c'est qu'il aimait vraiment les gens.
16:19Et il savait le faire sentir.
16:21Et qu'on voyait que quand il parlait à des Français qu'il rencontrait dans une campagne,
16:25qu'il rencontrait quand il était à la tête de Sissi-Otsula,
16:28on voyait qu'il les aimait vraiment.
16:31Alors, c'est assez démocratique, ça, si vous le voulez.
16:34– Il nous reste 20 secondes pour trois présidents.
16:36Choisissez bien vos mots.
16:37Nicolas Sarkozy ?
16:38– Nicolas Sarkozy, c'est le dynamisme et la vitalité,
16:45quelquefois prodigieuse et à des moments importants,
16:47comme la crise financière.
16:48– François Hollande ?
16:49– François Hollande, c'est la politique.
16:50– François Hollande, c'est la quintessence de la politique.
16:53Je peux vous dire mieux,
16:55si vous deviez me demander un visage pour la politique,
16:59c'est encore plus que François Mitterrand,
17:01dans la mesure où François Mitterrand,
17:02il y avait toute sa dimension littéraire par ailleurs et sa vie personnelle.
17:07Bon, François Hollande, c'est la politique.
17:09– Et un mot pour Emmanuel Macron, un seul.
17:11– Emmanuel Macron, c'est le président en place,
17:14donc c'est l'homme le plus controversé par principe.
17:17Et je pense que ces controverses-là,
17:19elles s'apaiseront comme c'est le cas de ses prédécesseurs.
17:23– Alain Demel, vous restez avec nous.
17:24Dans un instant, vous débattrez face à Jérôme Gage,
17:26député socialiste, candidat à la primaire,
17:28un homme qui peut-être, s'il gagne,
17:30sera un jour dans cette galerie de portraits.
17:31A tout de suite.
17:32– Sous-titrage ST' 501
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