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  • il y a 12 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00A la suite de cette édition spéciale en direct avec vous ce soir avec un moment de dialogue, de débat,
00:00:05c'est selon, juste avant la grande journée de mobilisation, demain, lycéens, étudiants, profs, face à face.
00:00:10Ce soir, Sophia Tizaoui, bonsoir Sophia, merci d'être avec nous, ancienne présidente de l'union syndicale lycéenne, Edris Kheroumi,
00:00:17bonsoir, merci d'être là également, déléguée du syndicat Alliance Police 93, la Seine-Saint-Denis.
00:00:24Donc je voulais organiser cette rencontre-là ce soir, d'un côté une étudiante, de l'autre côté un policier,
00:00:31on voit les débats qui ont lieu en ce moment et c'est parfois très tendu comme aujourd'hui.
00:00:35Et on a ces images qui nous sont arrivées de lance, images dramatiques avec un garçon de 15 ans qui
00:00:40a perdu la main, main arrachée par une grenade de désencerclement,
00:00:44dans des circonstances que la justice devra évidemment établir. Sophia, face à ces images-là, face à ce drame-là,
00:00:50qu'est-ce que vous dites-vous ce soir ?
00:00:52Déjà, un grand élan de solidarité à tous les jeunes qui ont été blessés parce que c'est pas normal,
00:00:57on fait face à une violence qui est disproportionnée,
00:00:59on a quand même affaire à des mineurs, on le rappelle, et aujourd'hui on voit bien que la violence
00:01:05est complètement disproportionnée
00:01:06parce qu'on sait aussi que c'est une manière de nous faire peur pour qu'on arrête notre mouvement,
00:01:10pour qu'on arrête de se mobiliser,
00:01:12mais sauf qu'en fait ça crée juste du ressentiment et ça crée de l'inverse parce que ça crée
00:01:15un élan de solidarité,
00:01:16où on se dit qu'on ne peut pas abandonner nos camarades qui se sont battus pour nous,
00:01:18et que par conséquent il va falloir intensifier la mobilisation pour enfin avoir gagné cause sur ce qu'on demande
00:01:24depuis des années,
00:01:25et ça date pas de nous en 2026, ça date de bien avant, et aujourd'hui on est déterminés,
00:01:29et je pense que ce qui se passe est historique.
00:01:32Depuis mai 68, je ne pense pas qu'il y ait eu un aussi gros mouvement lycéens et étudiants aussi
00:01:37convergent aussi avec les syndicats,
00:01:38donc nous on a plein espoir en cette mobilisation,
00:01:41et bien sûr que ces images sont choquantes et on espère que toute la lumière sera faite sur les cinq
00:01:47enquêtes de BGTN.
00:01:47Et je retiens sur ce que vous dites, violences disproportionnées, le but c'est de nous faire peur,
00:01:51qu'est-ce que vous répondez à ça de Riskeroumi ?
00:01:53Je pense que madame Tizaoui, elle rend hommage aux étudiants, c'est bien, aux blessés,
00:02:04je tenais aussi à rendre hommage aux collègues blessés de 715.
00:02:07On va en parler dans un instant de ce chiffre-là aussi.
00:02:09La police n'est pas là pour faire peur.
00:02:10Quand vous avez une manifestation encadrée, déclarée, d'un point A à un point B,
00:02:18la police, elle ne rentre pas à l'intérieur des manifestations.
00:02:21Mais quand vous avez un mineur qui mesure plus d'un mètre 80,
00:02:24qui arrive dans son sac avec des gros pavés au lieu de s'écailler,
00:02:29je ne pense pas que ce soit un manifestant.
00:02:30Et du coup, ça vous donne une raison de lui éborner un oeil ou de lui arracher une main ?
00:02:34Je ne sais pas ce que je dis.
00:02:36C'est un peu ce que vous justifiez là quand même.
00:02:38Je vous dis juste qu'il faut venir voir les manifestants en Seine-Saint-Denis.
00:02:41J'habite en Seine-Saint-Denis, j'habite à Sevran.
00:02:44On nous a envoyé la béligate de caisse chez nous.
00:02:46Vous avez vu comment ils sont habillés ?
00:02:48Ils ne sont pas habillés en manifestant, ils viennent cagouler, masquer.
00:02:51Le rôle de la police, c'est avant tout quoi ? De protéger les jeunes ?
00:02:53Le rôle de la police, à partir du moment où vous avez des manifestants qui cassent et qui brûlent...
00:02:59Mais vous ne faites pas la différence, c'est ça le problème.
00:03:00Là, la police rentre en jeu.
00:03:02Mais vous ne faites pas la différence entre les lycéens ?
00:03:03Elle est là pour protéger les citoyens.
00:03:05Parce que j'ai travaillé à Sevran, j'ai fait les quartiers difficiles de Sevran, les Bedotes.
00:03:10Il y a des gens à l'intérieur qui sont très bien.
00:03:12J'ai même joué au foot avec des gens à l'intérieur des Bedotes.
00:03:15Il y a des gens qui veulent vivre bien, qui ne veulent pas de problème.
00:03:18Vous avez une minorité qui arrive cagoulée, qui arrive masquée et qui attaque mes collègues ?
00:03:23Là, je ne suis pas d'accord.
00:03:24Driss Kéroumi, une question sur ce qui s'est passé à Lens.
00:03:26Cette grenade de désencerclement, est-ce que c'est normal, logique ?
00:03:31Est-ce que ça correspond aux ordres d'utiliser dans les manifestations
00:03:34où potentiellement il y a des enfants, des adolescents, des jeunes adolescents, 15 ans,
00:03:39ce genre d'armes-là ?
00:03:41Grenade de désencerclement.
00:03:42Alain Mauber, qui était avec nous tout à l'heure, disait que ça fait des années qu'on aurait dû
00:03:45interdire cette arme-là
00:03:45parce qu'elle peut faire des dégâts.
00:03:47La preuve, une main arrachée, on verra dans quelles circonstances.
00:03:49Là, malheureusement, c'est dramatique ce qui est arrivé à Lens.
00:03:53Mais je m'occupe de la Seine-Saint-Denis, je ne pourrais pas vous donner de réponse.
00:03:57Mais sur le principe d'utiliser dans ce genre de manifestation, encore une fois, il y a des ados,
00:04:01ce genre d'armes-là ?
00:04:03Il y a une enquête en cours, je ne pourrais pas vous donner de réponse.
00:04:06Mais l'arme en elle-même, est-ce qu'elle est adaptée au maintien de l'ordre, surtout dans ces
00:04:10circonstances-là ?
00:04:12Il y a un débat quand même dessus, non ?
00:04:14Oui, il y a un débat, ça fait des années qu'il y a un débat.
00:04:16Et qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
00:04:18Moi, je n'en ai jamais eu l'occasion de l'utiliser, mais ça fait des années qu'il y
00:04:21a un débat sur le maintien de l'ordre.
00:04:23Il y a toujours eu un débat.
00:04:25En France, on attend toujours un drame pour qu'il y ait un débat.
00:04:28Mais on n'agit jamais.
00:04:29C'est-à-dire qu'on dit toujours qu'il faut qu'on améliore les choses.
00:04:31Il faut, à chaque fois qu'on dit, il faut faire ci, il faut faire ça, mais il n'y
00:04:35a jamais rien de fait.
00:04:37Vous donniez ces chiffres-là.
00:04:39715 policiers blessés depuis le début de ce mouvement.
00:04:42215 élèves blessés depuis le début de ce mouvement.
00:04:45Quand vous avez ces chiffres-là, Sophia, je vous entendais à l'instant dire, il faut intensifier.
00:04:49Il faut intensifier le mouvement.
00:04:51Précisément, quand on voit les dégâts qu'a déjà causé ce mouvement, est-ce qu'il n'y a pas
00:04:54un moment où vous dites,
00:04:54attention, vous pouvez trouver une autre manière de se mobiliser, parce que là, c'est en train de dégénérer.
00:04:58En fait, le problème, c'est que ça fait des années qu'on essaye tous les moyens.
00:05:01On a essayé de parler avec le ministère, il ne nous a pas reçus.
00:05:05Donc moi, je vous le dis, moi, en tant qu'ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne,
00:05:08avant ce rendez-vous de cette semaine, le ministère ne nous a pas ouvert la porte de son bureau.
00:05:13Donc il a fallu qu'on se bouge dans la rue pour qu'on ait au moins un rendez-vous.
00:05:16Un rendez-vous qui ne va nous mener à rien si on ne continue pas à être dans la rue.
00:05:20D'accord ?
00:05:20Donc on a bloqué nos lycées de manière pacifiste.
00:05:22Moi, j'ai commencé dans mon lycée, on a fait une vidéo TikTok qui a fait plus de 6 millions
00:05:25de vues.
00:05:25Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:05:26Valérie Pécresse a eu la bonne idée de nous dire que c'était nous qui avions fait des trous dans
00:05:30le plafond.
00:05:31Donc, qu'est-ce qu'on fait à partir de ce moment-là ?
00:05:32Et puis, il y a une réalité aussi, c'est que la société est de plus en plus violente.
00:05:36Donc nous, on grandit dans une société où la précarité augmente,
00:05:39où c'est une forme de violence de ne pas avoir de professeur devant sa classe,
00:05:42d'être 40, où on a des classes où il fait moins 4 l'hiver, 30 degrés.
00:05:47Donc c'est une forme de violence.
00:05:48Donc comment voulez-vous qu'on se mobilise de manière pacifique ?
00:05:51Je ne suis pas en train de justifier, attention.
00:05:53Mais comment voulez-vous qu'on se mobilise de manière pacifique ?
00:05:55Justement, vous n'avez pas à vous justifier,
00:05:56mais pourquoi vous, lycéens, ancienne responsable syndicale d'un syndicat de lycéens,
00:06:03pourquoi vous ne foutez pas dehors ?
00:06:05Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire,
00:06:06mais pourquoi vous ne vous désolidarisez pas de ces casseurs qui passent là dans les lycées
00:06:13et qu'on voit encagouler ?
00:06:15Tout est une noire.
00:06:16Je ne suis pas en train de vous dire que c'est la meilleure solution.
00:06:18On aurait bien aimé que tout se passe dans le cadre.
00:06:19Mais foutez-les dehors !
00:06:20Non, mais en fait, on ne va pas rentrer en guerre avec les lycéens.
00:06:24Faut mieux rentrer en guerre contre eux que contre les policiers.
00:06:27Vous voulez juste qu'on se fasse la guerre entre nous, ça ne marche pas comme ça.
00:06:29Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut comprendre la violence, d'où elle vient.
00:06:32Elle vient avant tout de l'État, de la manière dont on est traité.
00:06:34Donc regardez comment ça se traduit.
00:06:36Vous ne répondez pas à ma question ?
00:06:38Si, parce que de fait, franchement, je suis désolée.
00:06:42J'aurais bien aimé voir d'autres images que celle-ci.
00:06:44J'aurais bien aimé voir des blocus festifs, parce qu'il y en a.
00:06:47Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui fait le buzz, à votre avis ?
00:06:49Qu'est-ce qui est relayé par les médias traditionnels ?
00:06:50C'est là où ça casse, c'est là où ça brûle, parce que c'est ce qui fait peur.
00:06:53Et on sait que ce qui fait peur, ça crée de l'émotion.
00:06:56Mais votre mouvement risque justement de perdre en puissance et en écho à cause de ces violences.
00:07:03Mais pourquoi ? Parce que notre message politique est bisé, parce que c'est ce qu'on montre sur les
00:07:06médias.
00:07:07Parce que nous, nos revendications, elles sont claires depuis le début.
00:07:09Les moyens, abolition de parcours.
00:07:11Débarrassez-vous de ces casseurs.
00:07:13– Oui, mais est-ce que, vous pensez sincèrement, si on leur dit de partir, ils vont partir ?
00:07:17– Non, mais vous m'avez entendu.
00:07:18– Oui, mais comment est-ce qu'on fait ?
00:07:20– Juste une question. Demain, il y a cette grande manifestation.
00:07:23Vous y serez, Sophia.
00:07:25Qu'est-ce que vous dites, vous, aux lycéens, c'est-à-dire aux enfants et à leurs parents ?
00:07:30On a un certain nombre d'appels, par exemple du côté de Jean-Luc Mélenchon,
00:07:33qui dit aux parents, mais ou d'autres, qui disent aux parents,
00:07:35« Allez-y, encadrez les manifs, mettez un casque blanc, mettez un foulard blanc, etc. »
00:07:39Encadrez ces manifs-là. Est-ce que c'est la bonne méthode ?
00:07:42– Je pense que oui.
00:07:43De toute façon, c'est une manifestation déclarée auprès de la préfecture,
00:07:48donc qu'il va y avoir un point A, un point B.
00:07:51La police n'intervient pas.
00:07:53Quand il y a une manifestation, elle est déjà encadrée.
00:07:55Donc, normalement, il y a leur propre sécurité qui est là.
00:07:57Donc, la police, elle vient si on fait appel à elle.
00:08:00Mes collègues, ils sont en amont, tout autour de la manif.
00:08:03Il n'y aura personne qui va intervenir si tout se passe bien.
00:08:06On a eu des images comme ça sur Paris ce matin où ça se passait bien.
00:08:09– Mais c'est là où il y a un différent… C'est fou.
00:08:12Il y a une différence de traitement énorme entre la manière dont sont traités les lycéens de banlieue
00:08:17et la manière dont sont traités les lycéens du centre-ville de Paris.
00:08:20Vous voyez qu'il y a un deux poids, deux mesures en termes de répression,
00:08:22qui est tout simplement abject.
00:08:23Je suis désolée, mais la plupart des lycéens qui ont été blessés, malheureusement,
00:08:26il faut se le dire, c'est des racisés, c'est ceux qui viennent de banlieue,
00:08:29c'est ceux qui viennent de quartier, parce qu'il y a une forme de racisme dans…
00:08:31Mais non, mais je vous le dis, il y a une forme de racisme systémique dans la police.
00:08:36Et quand on voit des témoignages…
00:08:36– Vous dites que la police est raciste de façon systématique.
00:08:40– Non, j'ai dit que dans le système…
00:08:42– Attendez, votre expression, elle pèse lourd quand même.
00:08:45Racisme systémique.
00:08:46– Ah oui, clairement.
00:08:48– Dans la police.
00:08:49– Mais bien sûr que oui.
00:08:50Mais regardez comment le fonctionnement de la police est
00:08:52quand on a des témoignages de lycéens qui sont en garde à vue,
00:08:55qu'on agresse, qu'on insulte, etc.
00:08:56et qu'il n'y a même pas d'enquête de l'EGPN,
00:08:58sachant que la manière dont fonctionne l'EGPN est déjà problématique.
00:09:00Mais ça, c'est un autre débat.
00:09:01– La police, des polices.
00:09:02Mais attendez, qu'est-ce que vous répondez de risquer Romy
00:09:03quand il y a cette accusation-là ?
00:09:05Qui est effectivement comme les élives, Yves.
00:09:07Accusation très très lourde de racisme systémique dans la police.
00:09:10– Ça va le discours, franchement.
00:09:12En Seine-Saint-Denis, vous avez 60% de fonctionnaires de police
00:09:16ici de l'immigration, issus de l'immigration.
00:09:17– Et ça ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas être racistes ?
00:09:19Je ne comprends pas.
00:09:20Parce qu'on est racisé, on ne peut pas être raciste.
00:09:22Ça n'a pas de sens.
00:09:22– 60% de fonctionnaires de police de la Seine-Saint-Denis
00:09:25sont issus de l'immigration.
00:09:26Je pense que ce discours-là n'est pas mesuré.
00:09:30Ces propos-là appartiennent à cette dame-là.
00:09:35– Vous vous rendez compte que ça n'a pas de sens ce que vous dites ?
00:09:36C'est-à-dire qu'on ne peut pas être raciste si on est issu de l'immigration ?
00:09:39– En fait, elle mélange tout.
00:09:40Elle mélange tout aujourd'hui.
00:09:41– On ne peut pas protéger les riches si on est pauvre.
00:09:43– Elle mélange tout en fait.
00:09:45Vous mélangez tout aujourd'hui.
00:09:47– Donc vous êtes en train de me dire que parce qu'on est issu de l'immigration,
00:09:49on ne peut pas être raciste.
00:09:51– Vous vous rendez compte que ça n'a pas de sens ce que vous dites ?
00:09:53– Sophia, demain, vous allez sereinement manifester ?
00:09:58– Oui, nous, franchement, on fait en sorte que ça se passe
00:10:00dans la joie et la bonne humeur la plus totale à chaque fois.
00:10:03Et on tend vers ça.
00:10:05Mais à un moment donné, quand on…
00:10:06– Ce n'est pas ce qu'on voit partout.
00:10:07– Mais ce n'est pas ce qu'on voit partout parce que c'est ce qu'on relaie partout.
00:10:09C'est différent.
00:10:09Mais il y a plein de mobilisations qui se passent extrêmement bien.
00:10:12– Sophia, on n'a pas inventé ?
00:10:14– Non, mais je ne suis pas en train de vous dire que vous avez inventé.
00:10:16Je dis que vous mettez en avant, malheureusement,
00:10:18les images où il y a plus de violence.
00:10:19– Je ne suis pas en train de dire que vous avez inventé quelque chose.
00:10:21– C'est vrai qu'elles sont quand même très choquantes, ces images.
00:10:23– Bien sûr.
00:10:24– On les met en avant parce que c'est quand même assez historique
00:10:26de voir en France des lycées qui flambent.
00:10:29Ce qui s'est passé dans un lycée cet après-midi,
00:10:31une porte qui se met à flamber avec au-dessus la cantinière
00:10:33et ses quatre enfants, pardon.
00:10:34Mais on le met en avant aussi parce que c'est exceptionnellement grave
00:10:37de voir ces images-là.
00:10:38– Et de la même façon, ce sont très graves les dix enquêtes de JGPN lancées.
00:10:41– Bien sûr.
00:10:42– Ce qui est dommage d'ailleurs, c'est que l'un a l'air d'exclure l'autre, absolument.
00:10:46C'est-à-dire que soit il faut choisir un camp d'un côté, mais ça n'existe pas en
00:10:50fait.
00:10:50Vous pouvez dire de la même façon les casseurs dehors et dire d'une...
00:10:53– Mais en fait, on déplore les deux, mais il y a un sujet de maintien de l'ordre.
00:10:56– En fait, le problème, c'est qu'on déplore les deux.
00:10:57Mais ce qui est mis en avant par les médias traditionnels, encore une fois,
00:11:00c'est seulement l'aspect où on attaque, les jeunes attaquent la police.
00:11:04Regardez, je pense qu'il faudrait...
00:11:05– Regardez, ce n'est pas ce qu'on fait ici.
00:11:06– Non, mais regardez, il faut qu'il y ait une stat qui sorte sur les médias traditionnels
00:11:09à quel point ils ont relayé les attaques des jeunes sur la police et pas l'inverse.
00:11:13– Les médias traditionnels, qu'est-ce que c'est les médias traditionnels ?
00:11:16– Quand je vous dis, c'est les médias traditionnels,
00:11:17c'est des grandes chaînes comme France Info, CNews...
00:11:20– Est-ce que vous, vous informez que par les réseaux sociaux ?
00:11:22– Non, pas forcément, mais je dis juste qu'à un moment donné,
00:11:25il y a un contre-pouvoir qui est fait sur les réseaux sociaux.
00:11:27C'est-à-dire qu'on a une plus grande liberté quand on fait des TikTok
00:11:29que quand on appartient à une ligne éditoriale.
00:11:32– Mais c'est pas du journalisme.
00:11:32– Mais c'est aussi grâce aux médias traditionnels.
00:11:34– Non, non, mais juste, c'est pas un média, surtout.
00:11:36– Bah oui, c'est pas du journalisme, c'est pas du média.
00:11:38– Je ne vous parle pas de journalisme, là, je parle de relais d'informations.
00:11:40– Oui, oui, l'information, c'est du journalisme.
00:11:43– Bon, on va avancer dans cette soirée spéciale.
00:11:44Je vous remercie, Sofiane Izaoui, Dries Kéoumi, d'avoir été avec nous en direct.
00:11:47On va continuer à parler avec un nouveau témoignage ce soir,
00:11:51à parler de ces accusations de part et d'autre,
00:11:53accusations de violence de part et d'autre.
00:11:56Entre sur ce plateau Maître Mourad Batik, avocat pénaliste,
00:12:00qui défend un lycéen qui a été arrêté.
00:12:02Et on verra ce qui a pu se passer, justement.
00:12:05Et Bruno Pommard qui nous rejoigne.
00:12:06Venez, venez, venez avec nous, ancien instructeur du REL
00:12:08et président du Think Tank, initiative Sécurité Intérieure,
00:12:11auteur de Quartier non prioritaire de la politique de la ville,
00:12:13aux éditions du Panthéon.
00:12:15Bonsoir à tous les deux, bonsoir Maître.
00:12:16– Bonsoir.
00:12:17– Je commence avec vous Maître,
00:12:18parce que vous avez posté sur les réseaux sociaux
00:12:20un certain nombre de vidéos d'un jeune homme de 17 ans
00:12:22qui est aujourd'hui votre client,
00:12:23qui a été arrêté, un lycéen,
00:12:24qui a été arrêté du côté de Dreux.
00:12:27Et vous dites que ce qui s'est passé pour ce jeune homme
00:12:29est particulièrement problématique.
00:12:31Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:12:32– C'est particulièrement problématique,
00:12:33c'est surtout extrêmement triste,
00:12:35puisque ce jeune homme vit une succession de malheurs
00:12:39qu'on aurait pu éviter.
00:12:40Il faut dire que ce jeune homme, son père,
00:12:42avait une fonction très particulière,
00:12:44puisque son papa était policier.
00:12:46Et dans la fonction, dans le cadre de ces fonctions,
00:12:51en qualité de policier,
00:12:52tous les policiers le savent,
00:12:54c'est une profession très dure,
00:12:56extrêmement problématique,
00:12:57avec beaucoup de pression, beaucoup de hiérarchie.
00:12:59Et donc, ce papa a fini par se suicider,
00:13:02parce qu'il y a beaucoup de suicides dans la police.
00:13:05C'est, je crois, l'un des métiers
00:13:06où il y a le plus haut taux de suicides dans cette fonction.
00:13:11Et donc, ce fils essaye de se remettre,
00:13:14autant que faire se peut,
00:13:16du décès de cette figure paternelle,
00:13:18de son papa.
00:13:19Et donc, il travaille, il bosse, il étudie.
00:13:22Il est en terminale, dans une terminale très honorable,
00:13:26puisqu'il a une spécialité maths.
00:13:27Il a 17 de moyenne générale.
00:13:29Et donc, il vient, adreux, étudier,
00:13:32entrer dans le lycée,
00:13:33sans commettre aucune infraction.
00:13:35Et il va être pris à partie par,
00:13:37je vous le donne en mille, des policiers.
00:13:39Et donc, il va être molesté.
00:13:41Vous dites que c'est lui qui est pris à partie.
00:13:42Ce sont des images que l'on voit là.
00:13:43Vous dites que c'est lui qui est pris à partie.
00:13:44Il ne fait rien,
00:13:44et ce sont les policiers qui viennent et...
00:13:46Absolument rien.
00:13:48Il passe, et il est pris à partie.
00:13:50Donc, il va recevoir des coups sur les tibias,
00:13:54sur les hanches, sur les côtes.
00:13:57Il va avoir son maillot déchiré.
00:14:00Il va avoir des hématomes à peu près partout sur le corps.
00:14:03Et donc, ce qui m'intéresse, moi, dans ce dossier,
00:14:06c'est quelle image va avoir ce jeune de la police ?
00:14:10Comment est-ce qu'il va grandir ?
00:14:11Quelle image il va se construire sur le métier de son papa ?
00:14:17Et quel rapport il va avoir à la police
00:14:20dans un moment où il est en train de se construire,
00:14:22où il construit sa personnalité ?
00:14:24Et comment est-ce qu'il va vivre avec cette institution ?
00:14:26Parce qu'il va vivre toute sa vie.
00:14:27Il va devoir cohabiter toute sa vie avec la police.
00:14:30Et donc, comment est-ce que l'on...
00:14:32Et puis, lui, je pense que c'est un cas spécifique de cette jeunesse.
00:14:35De manière plus générale, maintenant, si on dézoome
00:14:37et si on agrandit la focale,
00:14:38comment toute cette jeunesse, quel rapport cette jeunesse
00:14:41va avoir avec la police ?
00:14:42On est censé être dans un État où on doit avoir un rapport sain
00:14:45avec la police.
00:14:47Est-ce que tout ce qui est en train de se passer sous nos yeux
00:14:50va permettre à cette jeunesse d'avoir un rapport sain avec la police ?
00:14:52Je vous donne la parole en une seconde pour le pouvoir.
00:14:53Mais qu'est-ce qui se passe sous nos yeux, selon vous ?
00:14:56Il y a une réaction parfaitement disproportionnée,
00:15:01anormale, parfaitement et hautement questionnable.
00:15:04Regardez, prenez, on va réduire pour qu'on soit tous sur le même niveau d'information.
00:15:08Vous avez deux enfants dans une maison, dans un foyer,
00:15:11qui ne sont pas contents des règles de la maison,
00:15:13qui ne voient pas d'avenir avec leurs parents,
00:15:15qui disent, écoutez, on ne sort pas le week-end,
00:15:17il ne se passe rien dans cette baraque,
00:15:19ça ne va pas, il y a un mauvais climat,
00:15:20il y a une mauvaise ambiance.
00:15:21Ils viennent à table et ils en parlent aux parents
00:15:24en disant, voilà, on n'est pas contents.
00:15:26Ils prennent une torgnole, deux gifles.
00:15:28Vous pensez que c'est une façon d'éduquer des enfants ?
00:15:31D'ailleurs, c'est parfaitement interdit.
00:15:32Pour vous, c'est ça qui est en train de se passer avec la police en France aujourd'hui ?
00:15:34À grande échelle, c'est exactement ce qu'il se passe.
00:15:36C'est-à-dire que vous avez des lycéens
00:15:37qui viennent procéder à des revendications
00:15:40et en face de ça,
00:15:42vous avez une répression qui est,
00:15:44un, massive,
00:15:45deux, parfaitement anormale,
00:15:47trois, historique.
00:15:48Je vous rappelle, je vais vous donner un exemple.
00:15:50Attendez, on va s'arrêter là-dessus.
00:15:52Bruno Pommard, comment vous réagissez à ce que dit Mourad Batik ?
00:15:54Écoutez, Mourad Batik,
00:15:56vous êtes un avocat
00:15:57et c'est très bien.
00:15:59Je ne savais pas que vous étiez un grand spécialiste du maintien de l'ordre.
00:16:03Il faut que vous veniez d'ailleurs nous faire du conseil,
00:16:05faire du conseil au CRS, au gendarme Ville.
00:16:07Moi, je viendrai avec volonté.
00:16:08Je pense que, oui, visiblement,
00:16:10vous avez des qualités dans ce domaine.
00:16:11Non, encore une fois,
00:16:12il ne faut pas faire une généralité.
00:16:13Alors, ce cas particulier de ce gamin
00:16:15qui est fils de policier,
00:16:17qui tombe dans la muscade,
00:16:18il va falloir savoir exactement tous les éléments.
00:16:20Il protège son...
00:16:21Et c'est tout à fait normal.
00:16:22Ce qui s'est passé,
00:16:23que faisait ce garçon dans ce groupe ?
00:16:25Est-ce qu'il y était pour rien ?
00:16:26Visiblement, tous les gamins
00:16:28qu'on attrape dans ces manifs,
00:16:30ils y sont quasiment pour rien.
00:16:31Alors, les avocats sont là pour les protéger.
00:16:33Je l'entends.
00:16:33Alors, c'est plus que visiblement,
00:16:34c'est un chiffre du ministère de l'Intérieur.
00:16:36Deux tiers des gardes à vue mènent à rien.
00:16:39D'accord.
00:16:40A rien.
00:16:40Et 715...
00:16:41Si vous voulez,
00:16:41ce n'est pas moi qui le suis.
00:16:42C'est factuel.
00:16:43C'est-à-dire que les policiers attrapent des jeunes,
00:16:45les foutent en garde à vue,
00:16:46et deux jeunes sur trois ressortent sans rien.
00:16:49Mais vous savez pourquoi on les met à l'abri ?
00:16:50Parce qu'on attrape celui qui passe par là.
00:16:52Vous savez pourquoi on les met à l'abri ?
00:16:53C'est en même temps pour les dégager d'un système
00:16:55dans lequel on ne maîtrise pas grand-chose
00:16:57parce que c'est tellement le bazar.
00:16:59Les parents, vous parliez des parents,
00:16:59les parents devraient déjà avoir un premier rôle d'éducation.
00:17:02Ça, c'est un truc.
00:17:02La deuxième chose,
00:17:03vous avez oublié de dire qu'il y a juste 715 policiers de blessés.
00:17:06Ce n'est pas grand-chose.
00:17:07Moi, je n'ai pas entendu...
00:17:08Alors, je ne vais pas comparer.
00:17:09Non, mais bien sûr.
00:17:1085 enseignants de blessés.
00:17:11Ce n'est pas grand-chose.
00:17:12Moi, ce que j'ai entendu, c'est que du côté des lycéens,
00:17:13il y a, au-delà des chiffres,
00:17:16parce que ce n'est pas un combat de chiffres,
00:17:19aucun policier ne devrait être blessé
00:17:20et aucun lycéen ne devrait être blessé.
00:17:22Ça, on est tous d'accord là-dessus.
00:17:23En revanche, ce que je constate,
00:17:24c'est qu'il y a un lycéen,
00:17:25ce sont des jeunes, des mineurs.
00:17:27Ça aurait pu être vos enfants,
00:17:28ça aurait pu être les miens.
00:17:29Ou mes petits-enfants.
00:17:30Ou les petits-enfants.
00:17:32Un, je vous vois plus jeune que vous ne l'êtes.
00:17:33Merci, je reviens.
00:17:35Un enfant a perdu son œil.
00:17:36Oui.
00:17:37Il va grandir sans son œil droit.
00:17:38Il y a une enquête à court, monsieur.
00:17:39Il y a un enfant qui a perdu sa main.
00:17:42Oui, mais il y a une enquête en cours.
00:17:44Ce n'est pas anecdotique, oui, mais d'accord.
00:17:45Très bien, l'enquête en cours,
00:17:46elle ne va pas repousser la main
00:17:47et elle ne va pas recréer l'œil.
00:17:48Non, mais on peut se douter
00:17:49qu'il y a des circonstances.
00:17:50Si on a utilisé une grenade de désencerclement
00:17:53ou une grenade lacrie,
00:17:55comment on appelle ça ?
00:17:57De lacrie, oui.
00:17:58De désencerclement ?
00:17:58Non, il y a deux sortes de grenades
00:18:00dont ce n'est pas exactement
00:18:01celle qui a été utilisée.
00:18:02L'enquête va le déterminer.
00:18:04Mais on s'en fiche de l'enquête.
00:18:06Mais pourquoi le gamin ramère
00:18:06c'est la grenade ?
00:18:07On ne sait pas s'il la ramasse ou pas.
00:18:12On ne sait pas.
00:18:12Il y a une source policière
00:18:14qui dit de la ramasser.
00:18:15Non, non, attendez.
00:18:17Pour le coup, il faut être juste.
00:18:20Il y a une enquête qui est ouverte.
00:18:21Il y a une source policière
00:18:23qui dit que cette grenade,
00:18:25ce jeune homme l'a ramassé.
00:18:26Une source policière,
00:18:27ça ne fait pas une enquête.
00:18:29C'est surtout pourquoi
00:18:31il y a ces forces qui sont déployées ?
00:18:34Parce qu'elles sont utiles, monsieur.
00:18:36Pourquoi ?
00:18:37Comment vous voulez...
00:18:39Répondez-moi simplement.
00:18:40Je vais vous le dire.
00:18:40Une manifestation,
00:18:41elle est déclarée,
00:18:42tout ce qu'on peut imaginer.
00:18:43Elle est encadrée.
00:18:44Elle est encadrée,
00:18:45soit par des services d'ordre
00:18:46comme ça va être le cas demain.
00:18:47Et j'ose espérer que ça se passera bien
00:18:48parce qu'il y aura des syndicats de présence.
00:18:50J'ose espérer.
00:18:50Même des familles,
00:18:51puisque M. Mélenchon a dit
00:18:52qu'il fallait des gens
00:18:53avec des brassards, etc.
00:18:54J'ose espérer que ça va servir à quelque chose.
00:18:56N'empêche que c'est fait comme ça,
00:18:58c'est dans la Constitution,
00:18:58c'est dans le code de la sécurité intérieure.
00:19:02Lorsqu'il y a des manifestations,
00:19:03elles sont encadrées par des CRS,
00:19:05des gendarmes mobiles
00:19:05et des unités spéciales.
00:19:06Dans le code de la sécurité intérieure,
00:19:07justement, c'est l'article 211-13
00:19:09qui explique que la force,
00:19:10elle doit être proportionnée.
00:19:12Oui, mais...
00:19:13Oui, mais c'est quand même très important.
00:19:14Mais métropathique, c'est facile.
00:19:15C'est très important.
00:19:16Sur un plateau-là,
00:19:16moi je peux vous expliquer,
00:19:17j'ai fait des interventions,
00:19:18j'ai fait plein de trucs,
00:19:20parfois limite,
00:19:21c'est facile sur un plateau de dire
00:19:22« doit être proportionnée,
00:19:23les policiers sont des... »
00:19:25Ce sont des outils qui sont questionnés
00:19:28et qui sont...
00:19:29Adaptés, ce que vous voulez dire.
00:19:30Nécessaires et proportionnées.
00:19:31Vous parlez du LBD, etc.
00:19:32Et voilà,
00:19:32une grenade de désencerclement,
00:19:35c'est adapté à des manifestations.
00:19:35Mais alors, qu'est-ce qu'on fait ?
00:19:36Les policiers, ils vont quoi ?
00:19:37Un short et un basket ?
00:19:38Alors, moi j'ai une idée.
00:19:39Il y a quand même peut-être
00:19:39un juste milieu.
00:19:40Alors, peut-être, moi j'ai une idée.
00:19:41Moi j'ai une idée à vous proposer.
00:19:43Oui, allez-y.
00:19:43Et ce n'est pas tout à fait moi
00:19:44qui la propose,
00:19:45c'est Darmanin.
00:19:46Alors, qu'est-ce qu'a fait Darmanin
00:19:48en 2024
00:19:48quand il y avait ce qu'on appelait
00:19:49la grogne des agriculteurs ?
00:19:51À l'époque, il était ministre de l'Intérieur.
00:19:53Exactement.
00:19:53Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:19:54Grogne des agriculteurs,
00:19:55souvenez-vous.
00:19:56Il y a un bâtiment de l'État
00:19:59à Carcassonne
00:19:59qui est soufflé par une explosion.
00:20:01Ce n'est pas le feu d'un portail
00:20:03d'un collège ou d'un lycée.
00:20:04Oui, il y a du turin dans les supermarchés,
00:20:06il y a le périph' bloqué,
00:20:07il y a des émeutes
00:20:08qui n'ont rien à envier aujourd'hui.
00:20:10Ils n'ont rien à envier,
00:20:11mais alors attendez,
00:20:12attendez, attendez,
00:20:12c'est très important.
00:20:138 millions d'euros de dégâts,
00:20:14parce que là j'entends
00:20:15tout le monde dire les dégâts.
00:20:16Les préfectures
00:20:17qui sont arrosées de fumiers,
00:20:20il y a des feux partout
00:20:21sur des bâtiments publics.
00:20:22Qu'est-ce que nous répond Darmanin
00:20:23à ce moment-là ?
00:20:24Il nous répond
00:20:25la souffrance des agriculteurs
00:20:27ne nous permet pas
00:20:29de répondre par la répression.
00:20:33Alors pourquoi est-ce que la souffrance
00:20:34et les agriculteurs,
00:20:35ils ont tout à fait raison.
00:20:37Alors pourquoi est-ce que
00:20:38les agriculteurs,
00:20:39ils ont le droit de souffrir
00:20:40sans avoir l'intervention
00:20:42de 10 000, je finis ma phrase,
00:20:43de 10 000 ou de 15 000 policiers
00:20:44et pourquoi est-ce que
00:20:45les lycéens, eux,
00:20:46n'ont pas le droit de souffrir ?
00:20:47Je voudrais répondre à ma question.
00:20:49Moi ce que je trouve étonnant
00:20:50pour avoir un peu circulé quand même
00:20:52pendant ces derniers jours,
00:20:53c'est qu'on oppose les étudiants,
00:20:55enfin les lycéens plutôt,
00:20:57aux policiers.
00:20:57Personne n'en répond à ma question.
00:20:58On oublie, on oublie une chose.
00:20:59Sur les agriculteurs.
00:21:00On va y revenir,
00:21:00on va y revenir.
00:21:02On oublie une chose,
00:21:04c'est qu'entre ces deux populations,
00:21:07il y a ceux qui mettent le bazar.
00:21:09Bien sûr.
00:21:09Il y a ceux qui mettent le bazar
00:21:10qui ne sont pas lycéens
00:21:12et qui ne sont pas policiers,
00:21:13qui sont des casseurs
00:21:14qui passent d'établissement
00:21:16en établissement
00:21:16et qui profitent d'une circonstance.
00:21:19Il peut y avoir du chahut,
00:21:20il peut y avoir des lycéens
00:21:20qui brûlent des poubelles et tout.
00:21:22Ça a toujours existé ça.
00:21:23Ça s'est toujours fait.
00:21:24Mais d'avoir des gens
00:21:26qui sont, j'allais dire,
00:21:27presque professionnellement habillés
00:21:29pour mettre le désordre,
00:21:31pour agresser les flics
00:21:33et qui n'ont rien à foutre.
00:21:34Vous ne répondez pas à ma question,
00:21:35Yves Tréard.
00:21:36Je ne parle pas des agriculteurs.
00:21:37Moi j'en parle.
00:21:38Pourquoi est-ce que les agriculteurs
00:21:39ont le droit
00:21:40d'exprimer leur souffrance
00:21:42et de dévaster des bâtiments publics ?
00:21:45Les agriculteurs sont des adultes.
00:21:46Et là, on s'en prend.
00:21:48Alors, c'est des enfants.
00:21:49Mais toi, il y a eu des affrontements.
00:21:51Bruno Bommard, Bruno Bommard, Bruno Bommard.
00:21:53Alors, dites-moi.
00:21:53Très bien, très bien.
00:21:54Une dernière question,
00:21:55c'est très importante.
00:21:56Je veux que vous répondiez à ma question
00:21:57sur les agriculteurs.
00:21:59Pourquoi est-ce qu'il y aurait
00:22:00un deux points de mesure ?
00:22:00Combien d'interpellations ?
00:22:01Mais pas du tout.
00:22:02D'Aleger, son ami,
00:22:03des camions blindés.
00:22:04Oui, vous avez mis
00:22:05des camions blindés.
00:22:06Combien d'interpellations ?
00:22:06Mais dites-moi.
00:22:08Il y a eu des affrontements.
00:22:10Zéro.
00:22:10Mais ce n'est pas la question des...
00:22:11Combien pour les lycéens ?
00:22:12Ne vous arrêtez pas.
00:22:13Cinq mille.
00:22:14Cinq mille.
00:22:14Mais non, mais répondez à ma question.
00:22:16Vous évitez ma question.
00:22:17Mais non, pas du tout.
00:22:18Je l'entends.
00:22:19Mais pas du tout, monsieur Bacchic.
00:22:21C'est que vous avez deux souffrances.
00:22:22Mais parce qu'on veut mettre
00:22:23à l'abri les jeunes,
00:22:24je vais vous répondre.
00:22:25C'est moi répondre.
00:22:26Vous avez la formation élégiste.
00:22:29Vous prenez la parole sans arrêt
00:22:30et vous cartonnez pour dire
00:22:32j'ai raison.
00:22:32Allez-y, vous répondez.
00:22:33Non, je ne suis pas ridicule.
00:22:35Pas vous, vos propos le sont.
00:22:38Cinq mille interpellations.
00:22:40Quand on met les gens à l'abri,
00:22:42ce n'est pas systématiquement
00:22:43pour les sanctionner.
00:22:43C'est surtout pour les sortir
00:22:45du marasme qu'il y a actuellement.
00:22:46Et c'est ce que font les policiers.
00:22:48On les met à l'écart.
00:22:49Pour revenir au métier de l'ordre.
00:22:50J'ai lu le procédure pénale
00:22:51à peu près du début à la fin
00:22:52et plusieurs dizaines de fois.
00:22:53Je n'ai jamais vu que la garde à vue
00:22:55servait à extraire quelqu'un
00:22:56pour le mettre à la règle.
00:22:58Attendez, Maitre Mathieu,
00:22:59juste une question.
00:23:00Quelle est votre réponse
00:23:00à la question que vous posez ?
00:23:01Pourquoi est-ce qu'il y aurait
00:23:02un doigt de mesure entre les agriculteurs
00:23:04et les lycéens ?
00:23:04Tout simplement parce que
00:23:06les lycéens ne votent pas.
00:23:08Premièrement, c'est quand même
00:23:10un argument qui vaut quelque chose
00:23:12à mon sens.
00:23:13Et deuxièmement, parce que l'idée,
00:23:14c'est de faire en sorte
00:23:16que la situation ne s'embrasse pas
00:23:18et ne pollue pas
00:23:21d'autres corps de la société.
00:23:23Et par conséquent,
00:23:24on fout tout le monde en garde à vue
00:23:25pour donner...
00:23:26Mais Mourad Batic, vous savez très bien
00:23:27que ce n'est pas les lycéens
00:23:28qui cassent tout.
00:23:30Voyons, mais arrêtez.
00:23:30Moi, je n'ai jamais dit
00:23:31que c'était les lycéens
00:23:31qui cassent tout.
00:23:31Mais non, mais justement,
00:23:32c'est pour ça que la comparaison
00:23:34avec les agriculteurs
00:23:35est nulle et non avenue.
00:23:36Ce n'est pas le sujet.
00:23:38Le sujet, c'est que là,
00:23:39vous avez des types
00:23:39qui sont...
00:23:40Tout le monde les voit,
00:23:41mais tout le monde les voit.
00:23:42Et les flics ne peuvent rien faire
00:23:43parce qu'ils sont contraints.
00:23:45Ils n'ont pas le droit d'y aller.
00:23:46Et ils se font massacrer.
00:23:48Regardez, les flics se font massacrer.
00:23:49Mais il y a eu plusieurs flics
00:23:50qui se font massacrer quand même.
00:23:51C'est une blague, Yves-Fréa.
00:23:53715...
00:23:53Là, les images qu'on voit,
00:23:56c'est les flics qui se font massacrer.
00:23:56C'est pas long de la réalité.
00:23:58715 blessés, Maître Bacchi.
00:23:59D'accord.
00:24:00Je voudrais en revenir juste...
00:24:00Ils ne sont pas tous blessés en détente.
00:24:02Juste un instant sur la doctrine
00:24:03du maintien de l'ordre.
00:24:04Parce que madame m'a posé la question.
00:24:05Doctrine du maintien de l'ordre.
00:24:06Depuis 2015, rappelez-vous,
00:24:07le gilet jaune,
00:24:08tout ça a largement évolué.
00:24:09Le maintien de l'ordre,
00:24:10c'est remis en question,
00:24:11mais plus...
00:24:11C'est vrai que les yeux sont moins crevés.
00:24:14Vous n'aimez pas les flics, d'accord ?
00:24:15J'ai entendu.
00:24:15Ah non, moi, j'en défendre tous les jours.
00:24:17Vous avez le droit.
00:24:18Non, vous essayez de me caricaturer.
00:24:19C'est parfait, c'est faux.
00:24:20Moi, je ne suis pas du tout en fin de l'ordre.
00:24:22Vous n'êtes pas en plaidoire.
00:24:23Je ne vous permets pas de dire des choses
00:24:24qui sont fausses.
00:24:25Je suis obligé de rebondir.
00:24:26Ce que je ressens.
00:24:26C'est ce que vous ressentez.
00:24:27J'ai fait 36 ans dans cette maison.
00:24:29C'est plus humble.
00:24:30La maison, c'est la police.
00:24:33La doctrine, elle a été largement révisée
00:24:36depuis les...
00:24:37Décembre 2018.
00:24:38Merci, même 2018 plutôt.
00:24:40Donc, sur l'utilisation du LBD.
00:24:42Changement de cartouche
00:24:43parce qu'effectivement,
00:24:43il y avait des dangers...
00:24:44Depuis 2013, le défenseur des droits
00:24:45dit au ministère de l'Intérieur
00:24:47de faire un moratoire sur le LBD.
00:24:48On est le seul pays en Europe...
00:24:49Oui, c'est vrai, mais...
00:24:50Et le seul pays à utiliser
00:24:51les grenades de désencerclement.
00:24:53On n'a pas trouvé d'autres solutions
00:24:54pour l'instant, messieurs.
00:24:55Donc, merci de laisser évoluer.
00:24:56Et alors, ce soir,
00:24:57le ministre de l'Intérieur
00:24:58a eu l'air extrêmement...
00:25:00un peu peiné
00:25:01à la sortie de Matignon
00:25:02sur le thème
00:25:04si les parlementaires,
00:25:05les sénateurs
00:25:06ou les députés
00:25:07me demandent
00:25:07dans le cadre des commissions ad hoc,
00:25:09je suis prêt à m'expliquer.
00:25:10C'est vrai qu'on sent quand même
00:25:11y compris le ministre.
00:25:13Vous n'êtes pas responsable
00:25:14de la police à vous tous.
00:25:15Surtout pas, je ne suis rien du tout.
00:25:17On sent même le ministre
00:25:18un peu...
00:25:20Vous poserez la question...
00:25:21Un peu embarrassé
00:25:22par ce maintien de l'ordre
00:25:23face à des jeunes
00:25:23qui sont pour la première fois
00:25:25en manifestation
00:25:25et qui vont ramasser une grenade
00:25:27parce qu'ils ne sont pas guéris.
00:25:29Oui, bien sûr,
00:25:29c'est un droit constitueur.
00:25:31On ne sait pas
00:25:33s'il a ramassé la grenade.
00:25:34Non, mais le deuxième élément...
00:25:35On va attendre.
00:25:35Moi, je pense aux flicards
00:25:37que j'étais,
00:25:38qui sont sur le terrain.
00:25:39Vous leur enlevez les LBD.
00:25:40Vous leur enlevez
00:25:41même l'arme l'État.
00:25:42En même temps,
00:25:42tant qu'on est,
00:25:43on peut les enlever.
00:25:43On peut leur enlever aussi
00:25:44les tomfins,
00:25:45on ne sait jamais.
00:25:45Ça pourrait blesser...
00:25:46Et puis, ils vont à poil.
00:25:48Excusez-moi.
00:25:49Vous allez voir
00:25:49que les policiers
00:25:50vont finir par déposer les armes.
00:25:51Sincèrement,
00:25:52c'est une question de POCN.
00:25:54Comment on faisait avant
00:25:55les LBD
00:25:55et les grenades de désencerclement ?
00:25:57Il y avait bien
00:25:57un maintien de l'ordre, quand même.
00:25:58Mais oui, il y avait...
00:25:59Bien sûr,
00:26:00j'étais serré à ce moment-là.
00:26:01Il y en a eu, très violents.
00:26:03J'ai fait SKF,
00:26:04j'ai fait les marins pêcheurs
00:26:05dans les années 82.
00:26:06Et vous avez quels outils ?
00:26:09Des matraques, oui.
00:26:11On avait également
00:26:12des lanceurs de balles...
00:26:14Je cherche le nom.
00:26:15Je l'ai perdu.
00:26:16Qui ont été remplacés par LBD.
00:26:18Mais le problème,
00:26:19c'est que le niveau de violence
00:26:20a tellement augmenté
00:26:22qu'on a affaire,
00:26:23non pas à des manifestants
00:26:24sympathiques,
00:26:25comme vous dites.
00:26:25Effectivement, il y en a plein.
00:26:26J'ai pas dit ça.
00:26:27J'ai mis ça.
00:26:27Mais il y a un mélange.
00:26:28Non, mais quand je dis sympathique,
00:26:28ça veut dire les élèves
00:26:29qui manifestent pour des raisons.
00:26:31Mais ils sont mélangés
00:26:32à tout un tas d'antifas
00:26:33qui sont là
00:26:34pour foutre le bordel
00:26:35qui sont des ultra-violents.
00:26:36Quand on chope des mecs
00:26:37avec des sacs à dos
00:26:39remplis avec des bouteilles d'acide,
00:26:41des boules de pétain...
00:26:42Personne ne veut le voir.
00:26:42Ça fait quand même...
00:26:43C'est génial.
00:26:43Mais non, mais non.
00:26:44Mais ils viennent juste manifester cela aussi.
00:26:45Non, mais qu'est-ce que vous voulez
00:26:46qu'on mette en face ?
00:26:47Non, c'est qu'à ça...
00:26:47Attendez, là-dessus.
00:26:48Là-dessus, vous êtes d'accord,
00:26:49Mourad Batik ?
00:26:49Non, mais évidemment.
00:26:50Personne ne veut
00:26:51que la situation dégénère
00:26:53et qu'il y ait de la violence
00:26:54de partout.
00:26:55La proportionnalité est compliquée, là.
00:26:56Non, mais je dis simplement
00:26:57ce que je dis
00:26:57puisque vous m'avez alerté
00:27:00sur la police.
00:27:01Je ne pense même pas
00:27:02que les policiers
00:27:04soient responsables,
00:27:05que le policier
00:27:05du coin de la rue
00:27:06qui va là-bas
00:27:07soit responsable.
00:27:08Je pense que
00:27:08ceux qui ont tort,
00:27:10ce sont ceux qui envoient
00:27:11les policiers
00:27:12pour réprimer un mouvement.
00:27:13Je ne suis même pas sûr
00:27:14que les policiers
00:27:14soient très contents
00:27:15d'être là
00:27:15à réprimer
00:27:18une manifestation lycéenne.
00:27:19Mais je croyais
00:27:20il y a quelques mois
00:27:21en sort de l'été
00:27:22qu'il fallait recentrer
00:27:24la mobilisation
00:27:25des policiers
00:27:26sur des sujets sérieux,
00:27:27sur la lutte
00:27:28contre la pédocriminalité.
00:27:29Et on avait dit
00:27:30à ce moment-là,
00:27:30souvenez-vous,
00:27:31je suis dans ce dossier
00:27:32donc je peux en parler
00:27:32très librement
00:27:33quand est arrivé
00:27:34le dossier
00:27:35sur Barrella,
00:27:36sur les filles,
00:27:38etc.
00:27:39On s'est dit
00:27:39à ce moment-là
00:27:40attention à l'usage
00:27:43excessif et massif
00:27:44des policiers
00:27:45de mettre du bleu
00:27:46pour reprendre l'expression
00:27:47dans la rue partout
00:27:48parce qu'en attendant
00:27:48ils n'ont pas le temps
00:27:49de bosser
00:27:49sur les dossiers sérieux
00:27:50qui nous occupent.
00:27:51Est-ce que vous pensez
00:27:52que cette hyper mobilisation
00:27:54des policiers
00:27:55partout sur le territoire national
00:27:56ne va pas nous faire perdre
00:27:58et prendre du retard
00:27:59sur des dossiers
00:28:00beaucoup plus sérieux
00:28:01qui sont des dossiers
00:28:01de société,
00:28:02la lutte contre
00:28:03la pédocriminalité
00:28:04entre autres
00:28:04on en a parlé cet été
00:28:05et donc je me pose la question
00:28:06donc vous voyez
00:28:07ce n'est pas tant
00:28:08sur le policier
00:28:09que sur les décisions
00:28:10qu'ils ont prises plus haut.
00:28:11Vous répondez avant qu'on avance ?
00:28:12Les effectifs de police
00:28:13qui sont mobilisés là
00:28:13ce sont des CRS,
00:28:14des gendres mobiles,
00:28:15des unités spécialisées
00:28:16pour le maintien de l'ordre
00:28:17ce ne sont pas des OPG
00:28:18ce ne sont pas des gendres de la cible
00:28:19par ailleurs
00:28:20parce que justement
00:28:20on vous demande
00:28:21d'arrêter les gens
00:28:22maintenant
00:28:22c'est ce qu'on vous demandait
00:28:23ce n'est pas des gens spécialisés
00:28:24dans tout ce qui est dossiers
00:28:25de pédocriminalité,
00:28:27etc.
00:28:27Et d'ailleurs
00:28:27ils ne prennent pas de plainte
00:28:28en attendant
00:28:29ils ne prennent pas de plainte
00:28:30et ça a été le gros reproche
00:28:32qu'on a fait cet été
00:28:32mais les effectifs ont été
00:28:33l'impossibilité
00:28:34dans ces sujets
00:28:35On y va, merci en tout cas
00:28:36Bruno Pommard mathématique
00:28:37d'avoir été avec nous
00:28:38on va continuer à en parler
00:28:39évidemment c'est une soirée spéciale
00:28:40une édition spéciale
00:28:41ce soir sur BFM TV
00:28:43et nous rejoignent
00:28:44sur ce plateau
00:28:45et je remercie également
00:28:46Laurent Valdiguier
00:28:46d'avoir été avec nous
00:28:47me rejoignent sur ce plateau
00:28:49Julien Audoul
00:28:50député Rassemblement National
00:28:51de Liole
00:28:51Pris Cateno
00:28:52député Renaissance des Hauts-de-Seine
00:28:53Daniel Simonnet
00:28:55député L'Après de Paris
00:28:56bonsoir à tous les trois
00:28:58et merci d'avoir accepté
00:28:59notre invitation ce soir
00:29:01on va continuer évidemment
00:29:03à parler à la veille
00:29:03de cette grande manifestation
00:29:05de ces chiffres
00:29:06qui nous sont arrivés ce soir
00:29:08on le disait
00:29:08715 policiers
00:29:09gendarmes blessés
00:29:09215 élèves blessés
00:29:11également
00:29:12plus plusieurs dizaines
00:29:12de personnels
00:29:13de l'éducation nationale
00:29:14il y a une séquence
00:29:15et je voulais qu'on commence par là
00:29:17à vous montrer ce soir
00:29:18séquence tournée par nos équipes
00:29:19c'était ce matin
00:29:20dans un lycée parisien
00:29:22notre équipe
00:29:23s'est retrouvée
00:29:25bloquée
00:29:25dans un lycée
00:29:27avec des élèves
00:29:28avec du personnel
00:29:28alors qu'à l'extérieur du lycée
00:29:30il y avait des émeutiers
00:29:31qui étaient en train
00:29:31de mettre le feu
00:29:32voici ça dure moins d'une minute
00:29:34regardez
00:29:35on est assiégé
00:29:36on peut vous le dire
00:29:36on est avec l'approviseur
00:29:38qui tente d'appeler
00:29:39les forces de l'ordre
00:29:39depuis tout à l'heure
00:29:40vous me tenez la porte
00:29:41vous me tenez la porte
00:29:42enfin tiens vous
00:29:42stoppez
00:30:01regardez
00:30:01regardez ce qu'ils font
00:30:02ils passent la buse
00:30:03de l'incendie dans le trou
00:30:05oui
00:30:05travers la boîte aux lettres
00:30:07et sauf qu'un jeune
00:30:08un jeune à ce moment là
00:30:09a bloqué
00:30:11la sortie de la boîte aux lettres
00:30:12ils n'ont pas pu éteindre le feu
00:30:14et le feu qui continue
00:30:15vous voyez toutes les silhouettes
00:30:16qui s'agitent derrière
00:30:17ils continuent
00:30:18d'alimenter ce feu
00:30:20de plus en plus fort
00:30:21et le personnel de l'établissement
00:30:22ne va même plus
00:30:23tenter de l'éteindre
00:30:24il n'y arrive même plus
00:30:25on entend ici
00:30:26l'approviseur
00:30:27qui demande
00:30:27à la centaine d'élèves
00:30:29confinés
00:30:29de reculer
00:30:30et de monter désormais
00:30:31au premier étage
00:30:33je voulais simplement
00:30:35entendre ce soir
00:30:37vos premières réactions
00:30:38après des scènes
00:30:39comme celle-là
00:30:41qui veut commencer
00:30:42Julien Doul
00:30:42ces images sont
00:30:44révoltantes
00:30:45insupportables
00:30:46on se demande
00:30:47où sont les
00:30:48réelles revendications
00:30:49derrière tout ça
00:30:50mettre le feu
00:30:51dévaster
00:30:52saccager
00:30:53piller
00:30:55rien ne justifie
00:30:56un tel niveau de violence
00:30:57rien ne justifie
00:30:59ces débordements
00:31:01et ces émeutes
00:31:02qui sont intolérables
00:31:03et rien ne justifie
00:31:05que ce soit
00:31:05les honnêtes contribuables
00:31:06qui payent tout ça
00:31:07à la fin
00:31:08parce que
00:31:08tout ce qui part en fumée
00:31:09tous ces
00:31:11dizaines de millions d'euros
00:31:12ces centaines de millions d'euros
00:31:14qui vont être
00:31:15brûlés
00:31:16qui vont être dégradés
00:31:17qui vont être
00:31:18saccagés
00:31:18ce sont les français
00:31:19qui vont les payer
00:31:19donc il y a urgence
00:31:21aujourd'hui
00:31:22à remettre de l'ordre
00:31:23mais à tous les niveaux
00:31:24et à responsabiliser
00:31:26tous ces voyous
00:31:27parce que ce sont des voyous
00:31:27ce ne sont pas des lycéens
00:31:28ce sont des racailles
00:31:29ce sont des émeutiers
00:31:30ce sont des sauvageons
00:31:31c'est tout ce que vous voulez
00:31:32ce ne sont pas des lycéens
00:31:33encore une fois
00:31:34la majorité
00:31:35des lycéens
00:31:36on en parle peu d'ailleurs
00:31:37parce qu'on se concentre
00:31:39sur la minorité
00:31:41d'excités
00:31:42d'extrémistes
00:31:43qui foutent le bordel
00:31:44mais la majorité
00:31:45des lycéens
00:31:45ce n'est pas ça
00:31:46la majorité des lycéens
00:31:47veulent travailler
00:31:48sereinement
00:31:49tranquillement
00:31:50veulent se tenir
00:31:51éloignés
00:31:51de ces
00:31:52miliciens d'extrême gauche
00:31:54et
00:31:55ces professionnels
00:31:56de la casse
00:31:56vous savez que là
00:31:58ce sont des miliciens
00:31:59d'extrême gauche
00:31:59bien sûr
00:31:59mais l'immense majorité
00:32:01l'immense majorité
00:32:02visiblement
00:32:03vous êtes armé
00:32:04sur ce plateau
00:32:04donc vous savez
00:32:05de quoi vous parlez
00:32:06mais très clairement
00:32:07c'est l'extrême gauche
00:32:08c'est important
00:32:10parce que c'est l'extrême gauche
00:32:11qui a jeté
00:32:13de l'huile sur le feu
00:32:13c'est l'extrême gauche
00:32:15qui attise
00:32:16la violence
00:32:17aujourd'hui
00:32:18auprès
00:32:18de l'UCE1
00:32:19qui sont des forcenés
00:32:20c'est l'extrême gauche
00:32:21avec le discours
00:32:22de Jean-Luc Mélenchon
00:32:23qui appelle
00:32:24à s'interposer
00:32:24moi je suis quand même
00:32:25frappé
00:32:26de voir qu'on a
00:32:26un candidat de la présidentielle
00:32:28qui demande
00:32:28à des gens
00:32:29à des parents
00:32:30de venir s'interposer
00:32:31entre les élèves
00:32:32et la police
00:32:33jugé sauvage
00:32:35qualifié de sauvagerie
00:32:36avec des brassards
00:32:38avec des brassards
00:32:39Daniel Simonnet
00:32:40qui n'est plus insoumise
00:32:40mais qui est venu
00:32:41avec son brassard
00:32:42et avec son casque blanc
00:32:43vous avez plein
00:32:44de parents d'élèves
00:32:46d'enseignants
00:32:46qui vont venir
00:32:47à la manifestation
00:32:48pour exprimer
00:32:49leur soutien
00:32:49au mouvement lycéen
00:32:51leur revendication légitime
00:32:52et qui sont contre
00:32:53toute la répression
00:32:56qui peut tomber
00:32:57sur la jeunesse
00:32:58et donc
00:32:58avec ce casque blanc
00:33:00ou ce brassard blanc
00:33:02pour montrer
00:33:03notre volonté
00:33:04de soutien
00:33:05à toutes les revendications
00:33:06de la jeunesse
00:33:06qu'est-ce qu'elle demande
00:33:07cette jeunesse
00:33:08il va falloir que vous l'écoutiez
00:33:09il va falloir que vous l'entendiez
00:33:10il va bien falloir accepter
00:33:11elle demande quoi
00:33:12d'avoir tout simplement
00:33:14des conditions d'études dignes
00:33:15parce que quand en 10 ans
00:33:16on a supprimé
00:33:1710 000 votes d'enseignants
00:33:19vous me laissez terminer
00:33:20vous avez 15 millions
00:33:22d'heures
00:33:2315 millions d'heures
00:33:24qui ont été supprimées
00:33:26dans le second degré
00:33:27tout simplement
00:33:28parce que le gouvernement
00:33:28était infichu
00:33:29de faire en sorte
00:33:30que quand vous avez
00:33:31des départs
00:33:32en congé
00:33:32maladie
00:33:33il puisse y avoir
00:33:34tout simplement
00:33:34des remplacements
00:33:35mais la question qui était posée
00:33:36c'était quel rapport
00:33:36avec ce que l'on vient de voir
00:33:37alors très bien
00:33:38alors par rapport à la question
00:33:39que vous me posez
00:33:39sur ce qu'on vient de voir
00:33:40c'est dommage que vous ne montrez pas
00:33:42les images de la suite
00:33:43parce que la suite
00:33:43on voit la principale
00:33:44de l'établissement
00:33:45et à la question du journaliste
00:33:47qui lui demande
00:33:48mais ce sont vos élèves
00:33:49elle dit non
00:33:50ce ne sont pas nos élèves
00:33:51ce n'est pas les élèves du lycée
00:33:52donc on a un problème
00:33:53de violence
00:33:54dans un certain nombre d'endroits
00:33:55qui est totalement inacceptable
00:33:57et qui dessert
00:33:58totalement le mouvement
00:33:59vous légitimez
00:33:59non absolument pas
00:34:00ah si
00:34:01monsieur Baguio
00:34:02légitime la violence
00:34:03vous légitimez la violence
00:34:04on a par ailleurs
00:34:05vous pouvez arrêter
00:34:06de couper la parole
00:34:07parce qu'en fait
00:34:07vous savez je vous dis
00:34:08la violence
00:34:12elle commence
00:34:12quand il y a un défaut
00:34:14total de communication
00:34:15donc par exemple
00:34:16me couper la parole
00:34:17est une forme de violence
00:34:18arrêtez même
00:34:19pas vous pas ça
00:34:20donc si si tout à fait
00:34:21donc quand on veut lutter
00:34:23contre la violence
00:34:24et qu'on est à la tête
00:34:25d'un gouvernement
00:34:26on a une stratégie
00:34:27non pas d'escalade
00:34:28de la violence
00:34:29mais de désescalade
00:34:30de la violence
00:34:30or dès le début
00:34:31de ce mouvement
00:34:32il y a eu
00:34:33de la part
00:34:34du gouvernement
00:34:35dans justement
00:34:36la doctrine
00:34:37du maintien de l'ordre
00:34:38et bien
00:34:39un acharnement
00:34:40surtout sur les lycées
00:34:41professionnels
00:34:42surtout sur les lycées
00:34:43des quartiers populaires
00:34:44de banlieue
00:34:44avec des actes de violence
00:34:46où là aujourd'hui
00:34:48on est quand même
00:34:49on est sur
00:34:51des jeunes
00:34:52qui ont eu
00:34:53la mâchoire explosée
00:34:55les yeux arrachés
00:34:56enfin les yeux
00:34:56borgneux
00:34:57voilà on a un jeune
00:34:58qui a perdu un oeil
00:34:59une main arrachée
00:35:00enfin ce sont des blessures
00:35:01de guerre
00:35:01moi je le dis
00:35:02on reviendra
00:35:02sur ces blessés là
00:35:03il faut interdire
00:35:04les LBD
00:35:05et les grenades
00:35:06de désencerclement
00:35:07dans ce pays
00:35:08arrêtons d'attaquer
00:35:09notre jeunesse
00:35:09et écoutons
00:35:10ses revendications
00:35:11à ce que dit
00:35:12Daniel Simonnet
00:35:13et aux accusations
00:35:14que porte Daniel Simonnet
00:35:15aujourd'hui
00:35:15contre le gouvernement
00:35:16que vous soutenez
00:35:17je laisserai le gouvernement
00:35:19répondre
00:35:19je vais juste
00:35:20le dire assez simplement
00:35:23vous n'êtes
00:35:24absolument pas
00:35:25les porte-parole
00:35:26ni de la jeunesse
00:35:27ni des quartiers populaires
00:35:29ça fait maintenant
00:35:30trois ans
00:35:31que je suis à l'Assemblée nationale
00:35:32que je vous écoute
00:35:33en long
00:35:34en large
00:35:34et en travers
00:35:35nous expliquer
00:35:36qu'il y aura
00:35:36un racisme systémique
00:35:37dans la police
00:35:38comme le détention
00:35:39des droits
00:35:39que tous les gens
00:35:40des quartiers populaires
00:35:42seraient des victimes
00:35:42et seraient forcément
00:35:44soumis à votre doctrine
00:35:46absolument
00:35:47idéologiquement
00:35:47incroyable
00:35:48et souvent
00:35:49contre la république
00:35:50et moi je vous le dis
00:35:51la chose qu'on devrait voir
00:35:52la chose qu'on devrait dire
00:35:54unanimement
00:35:55en regardant
00:35:55ces images
00:35:56c'est d'appeler au calme
00:35:58mais bien sûr
00:35:58demain il va y avoir
00:35:59c'est ce que je viens de faire
00:36:00à la désescalade
00:36:01et le gouvernement
00:36:02le gouvernement
00:36:03a le moyen
00:36:04de désescalader
00:36:05nous avons nous
00:36:06le moyen
00:36:07et les moyens
00:36:08en tant que parlementaires
00:36:09en tant que responsables politiques
00:36:11de familles politiques
00:36:12différentes en plus
00:36:13nous avons nous
00:36:14la responsabilité
00:36:14prenons nous
00:36:15nos responsabilités
00:36:16d'appeler collectivement
00:36:17ce soir
00:36:18à la désescalade
00:36:19à l'apaisement
00:36:20et je dis aux parents
00:36:21plutôt
00:36:22avec le casque blanc
00:36:22je suis maman
00:36:25vous savez ce que j'ai fait ce soir
00:36:26je suis maman
00:36:26je suis rentrée
00:36:28pour essayer de voir un peu
00:36:28mes enfants ce soir
00:36:29avant qu'ils allaient se coucher
00:36:30j'ai un collégien
00:36:31et j'ai entendu qu'il y avait
00:36:31certains collégiens
00:36:32qui allaient peut-être
00:36:33aller manifester
00:36:34je lui ai dit
00:36:34surtout tu n'y vas pas
00:36:36c'est pas parce qu'il n'y a pas
00:36:37de revendication
00:36:38c'est pas parce que
00:36:38je ne veux pas qu'on entende sa voix
00:36:40c'est parce que j'ai peur
00:36:41en fait pour mon gamin
00:36:42moi je ne veux pas
00:36:43qu'on dise aux gamins
00:36:44d'aller demain
00:36:44en manifestation
00:36:46après tout ce qu'on a vu ce soir
00:36:47et je le dis encore une fois
00:36:48le bruit du chaos
00:36:50qui est organisé
00:36:51par des racailles
00:36:52par des voyous
00:36:53qui sont tout sauf
00:36:54des lycéens et des étudiants
00:36:55empêche précisément
00:36:56d'entendre ces revendications légitimes
00:36:58et auxquelles on doit pouvoir répondre
00:37:00en tant que député
00:37:01donc vous dites ce soir
00:37:02vous appliquez ça
00:37:04à vos enfants
00:37:05disons
00:37:06mais vous dites ce soir
00:37:07aux parents
00:37:08n'envoyez pas vos gamins
00:37:09et ne prenez pas
00:37:10de casque blanc
00:37:11de foulard blanc etc
00:37:11n'y allez pas
00:37:12mais c'est pas un happening
00:37:13enfin pardon je suis désolée
00:37:14je le dis vraiment
00:37:15je respecte ce que vous faites
00:37:16il n'y a pas de problème
00:37:17je dis simplement
00:37:18ce soir moi je m'attends
00:37:19à ce qu'on soit
00:37:19on est à la veille d'une manifestation
00:37:21d'une journée de manifestation
00:37:22bloquer c'est interdit
00:37:23manifester c'est possible
00:37:24et c'est un droit
00:37:25qu'il faut qu'on continue à respecter
00:37:26je le dis simplement
00:37:27ça fait maintenant
00:37:2810 jours que le pays s'embrase
00:37:30qu'on a eu des drames
00:37:31je le dis
00:37:32quand on a un jeune là
00:37:33qui effectivement
00:37:34a perdu la main
00:37:35quand il y a eu
00:37:36un jeune qui a perdu son oeil
00:37:38une policière
00:37:39qui se fait courser
00:37:40et tabasser
00:37:41une autre qui se fait
00:37:42brûler le visage
00:37:43à bout portant
00:37:45des établissements brûlés
00:37:46des professeurs
00:37:47qui sont bloqués
00:37:48à l'intérieur
00:37:48de leur établissement
00:37:49parce qu'il y a un incendie déclaré
00:37:50et qu'on est là
00:37:51nous responsables politiques
00:37:52à expliquer qu'il faut aller
00:37:53d'autant plus manifester
00:37:54s'interposer entre
00:37:55les élèves
00:37:56et les forces de l'ordre
00:37:57mais à un moment
00:37:57ça n'a pas de sens
00:37:58est-ce que
00:37:59franchement
00:38:00vous là
00:38:00vous diriez à vos enfants
00:38:01vous allez me dire oui
00:38:02j'en suis sûre
00:38:02vous diriez à vos enfants
00:38:04d'aller manifester demain
00:38:04avec ce qu'on vient de voir aujourd'hui
00:38:06et le risque
00:38:06qu'ils pourraient encourir
00:38:07moi je suis très fière
00:38:09des lycéens
00:38:10qui prennent leur responsabilité
00:38:11alors moi je veux dire
00:38:12mes enfants
00:38:12c'est pas à moi de leur dire
00:38:13si elles vont manifester ou pas
00:38:15voilà mes filles
00:38:15elles sont grandes
00:38:16elles sont majeures
00:38:17je pense qu'elles iront
00:38:18par ailleurs certainement manifester
00:38:20mais c'est pas à moi
00:38:20de leur dire
00:38:21comment elles doivent se comporter
00:38:22et je salue le courage
00:38:24des lycéennes et des lycéens
00:38:26qui malgré le fait que
00:38:27dans les plateaux médias
00:38:29depuis le début de ce mouvement
00:38:32Acrimed a fait une étude
00:38:33montrant qu'il y a 75% du temps
00:38:35qui est consacré
00:38:36à la question des violences
00:38:38et simplement
00:38:3825% sur leurs revendications
00:38:41et bien précisément
00:38:43ils continuent néanmoins
00:38:44à parler
00:38:45de pourquoi est-ce qu'ils se mobilisent
00:38:46par contre moi je vais vous dire
00:38:47je suis profondément féministe
00:38:49je ne crois pas que ce soit 25% ici
00:38:53vous demandez à Acrimed
00:38:56pour savoir le détail
00:38:58télévision
00:38:59vous demandez à Acrimed
00:39:00pour avoir le détail
00:39:02de leur étude
00:39:02média par média
00:39:04mais l'étude qu'ils ont faite
00:39:05c'est sur plusieurs médias
00:39:06et ce sont des journalistes
00:39:08qui la font
00:39:08et qui montrent
00:39:09qu'il y a 75% du temps
00:39:10pour dénigrer
00:39:12la mobilisation
00:39:13faire peur
00:39:14et voilà
00:39:14attendez
00:39:15attendez
00:39:15attendez
00:39:15attendez
00:39:16juste une chose
00:39:17moi je suis contre
00:39:19la violence
00:39:19et je suis contre
00:39:20les méthodes non violentes
00:39:21non mais très bien
00:39:21vous dites dénigrer la mobilisation
00:39:23vous dites dénigrer
00:39:24juste une chose
00:39:25ça fait une vingtaine d'années
00:39:28que je suis journaliste
00:39:28Yves Tréhard un peu plus
00:39:31est-ce qu'on a déjà vu
00:39:33des chiffres
00:39:34pareils
00:39:34715 policiers blessés
00:39:36depuis le policier gendarme blessé
00:39:38215 élèves blessés
00:39:40215 élèves
00:39:41plus de 6000 personnes
00:39:426000 personnes
00:39:43placées en garde à vue
00:39:44ou interpellées
00:39:456000 personnes
00:39:46depuis lundi dernier
00:39:486000
00:39:49donc combien de mineurs
00:39:50placées en garde à vue
00:39:51et donc vous nous dites
00:39:52Daniel Simonnet
00:39:53arrêtez d'en parler
00:39:54n'en parlez pas
00:39:56parlez-en beaucoup moins
00:39:57et parlez des revendications
00:39:58on ne doit pas parler
00:39:59de ce qui se passe là
00:40:00enfin pardon
00:40:01mais ça me paraît
00:40:02ça me paraît absurde
00:40:03quand je parle
00:40:04des policiers blessés
00:40:05quand je parle
00:40:06des 6000 gamins
00:40:06qui ont été placés
00:40:07en garde à vue
00:40:08je suis d'accord
00:40:09pendant ce temps-là
00:40:10je ne suis pas en train
00:40:10de parler
00:40:11je ne suis pas en train
00:40:11de parler
00:40:12des revendications
00:40:13c'est vrai
00:40:14mais est-ce que pour autant
00:40:15je ne suis pas en train
00:40:16de parler de ce mouvement-là
00:40:16quand on explique
00:40:18pourquoi est-ce qu'il y a
00:40:186000 personnes
00:40:20qui ont été placées
00:40:21en garde à vue
00:40:21vous comprenez bien
00:40:22que 6000 personnes
00:40:24placées en garde à vue
00:40:24dans un mouvement lycéen
00:40:25on n'a jamais vu ça
00:40:26depuis mai 68
00:40:28c'est-à-dire qu'on a un pouvoir
00:40:29quand on a une jeunesse
00:40:30qui se met en mouvement
00:40:32mais ça veut dire quoi
00:40:33ça veut dire qu'on a
00:40:34un gouvernement
00:40:35qui face à une mobilisation
00:40:36de la jeunesse
00:40:37n'a pas trouvé d'autre
00:40:38que celle de la répression
00:40:40c'est tout
00:40:41vous êtes sur une autre planète
00:40:42madame Simonnet
00:40:43vous êtes sur une autre planète
00:40:44le vrai sujet qu'on a
00:40:46vous croyez que les jeunes
00:40:47ils se mobilisent pour passer
00:40:49vous avez balancé
00:40:50un géricane d'essence
00:40:51auprès d'une minorité
00:40:52parce qu'il s'agit
00:40:53d'une minorité
00:40:54d'excité
00:40:55que vous entretenez régulièrement
00:40:57et très clairement
00:40:58quand vous voyez
00:40:59les drames que nous vivons
00:41:00quand vous voyez
00:41:01les images qui sont déplorables
00:41:02qui font le tour du monde
00:41:03et encore une fois
00:41:03notre pays est humilié
00:41:05excusez-moi
00:41:05mais les revendications
00:41:07lycéennes
00:41:07aussi essentielles
00:41:09soient-elles
00:41:09elles passent après
00:41:10je suis désolé
00:41:11elles sont éclipsées
00:41:12quand vous voyez
00:41:13les images
00:41:14les images aujourd'hui
00:41:15de dévastation
00:41:16je sais que vous vous en moquez
00:41:17parce que c'est Nicolas
00:41:18qui paye
00:41:19si vous vous en moquez
00:41:20un lycée qui part en feu
00:41:22vous vous en moquez
00:41:23une policière
00:41:25qui se fait courser
00:41:25vous êtes dans l'insulte
00:41:27vous dites que je m'en moque
00:41:28mais vous vous en moquez
00:41:29parce que vous n'avez qu'un seul but
00:41:31c'est appeler les gens
00:41:32à manifester
00:41:32et à s'interposer
00:41:33et moi je vous le dis
00:41:34très clairement
00:41:34parce qu'on a entendu
00:41:35M. Mélenchon
00:41:36M. Mélenchon est un incendiaire
00:41:38M. Mélenchon a
00:41:40malheureusement
00:41:40pas ce soir
00:41:42ah si
00:41:42ah mais bien sûr que si
00:41:43alors
00:41:43ah mais si
00:41:44ah non non mais il serait à
00:41:45il a changé de ton quand même
00:41:46non non mais le ton
00:41:47mais les mots
00:41:48moi je vais traduire
00:41:50M. Mélenchon
00:41:50quand vous demandez à des gens
00:41:52aux parents des émeutiers
00:41:53parce que c'est de ça
00:41:54dont il s'agit
00:41:55et il vise très bien
00:41:56une certaine population
00:41:57à venir s'interposer
00:41:58s'interposer dans le langage
00:42:00de M. Mélenchon
00:42:00ça veut dire
00:42:01aller à la castagne
00:42:02avec des casques
00:42:03et des brassards
00:42:04pour moi c'est du fascisme
00:42:06M. Mélenchon, pardon mais vous
00:42:06vous extrapolez
00:42:07et là vous êtes dans le fascisme
00:42:08carrément
00:42:08M. Mélenchon
00:42:11il y a un continuum
00:42:13il y a un continuum
00:42:14quand on parle de sauvagerie
00:42:15policière
00:42:15quand on dit aux policiers
00:42:17qu'il n'y aura ni oubli
00:42:18ni pardon
00:42:19ni oubli ni pardon
00:42:20ça veut dire quoi ?
00:42:21qu'il faut aller tuer du flic
00:42:22demain dans la rue
00:42:23parce qu'il y a des policiers
00:42:25non mais attendez
00:42:26Julien Audoul
00:42:26la situation
00:42:27la situation
00:42:28Julien Audoul
00:42:29excusez-moi
00:42:30les messages qui sont
00:42:31ceux de l'extrême gauche
00:42:32sont effectivement
00:42:33de tuer des policiers
00:42:34voilà
00:42:34Julien Audoul
00:42:36précisément
00:42:36quand Jean-Luc Mélenchon
00:42:38dit à des parents
00:42:39aller avec les gamins
00:42:41manifester
00:42:42mettez un casque blanc
00:42:43mettez un foulard blanc
00:42:43etc
00:42:44que fait Daniel Souvenet
00:42:45attendez
00:42:46tout à l'heure
00:42:47il n'y a pas que lui
00:42:47qui le dit
00:42:48les associations de parents
00:42:49d'élèves
00:42:50les syndicats
00:42:50Julien
00:42:51Julien
00:42:52tout à l'heure
00:42:53on était avec le criminologue
00:42:54Alain Bauer
00:42:55qui nous disait
00:42:56en fait ça fait 40 ans
00:42:57que ça existe
00:42:58et il y a 40 ans
00:42:59manif de 86
00:43:00on avait appelé
00:43:02les parents précisément
00:43:03à sortir les casques blancs
00:43:05justement
00:43:05et Jean-Luc Mélenchon
00:43:06n'a rien à voir
00:43:07peut-être qu'il était déjà
00:43:08dans la manif
00:43:09j'en sais rien
00:43:09il n'avait pas le poids
00:43:10qu'il avait aujourd'hui
00:43:11c'était Julien Drey
00:43:12moi j'y étais en 86
00:43:14c'était mes premières manifestations
00:43:15et donc il y avait déjà
00:43:16ce mouvement là
00:43:17pour justement
00:43:18aller à l'encontre
00:43:19soit vous avez la mémoire
00:43:22d'un poisson rouge
00:43:23mais Jean-Luc Mélenchon
00:43:24n'en est pas à son coup d'essai
00:43:25voilà
00:43:25il y a eu différentes déclarations
00:43:27il y en a eu des dizaines
00:43:28et des dizaines
00:43:29où effectivement
00:43:29ils ciblaient nos policiers
00:43:31je vous parle de celle-là précisément
00:43:35elle vient après
00:43:36des propos de tribune
00:43:37qui ont été d'une violence extrême
00:43:39elles ont été dans l'incitation
00:43:41et la légitimation
00:43:41de la violence
00:43:42de la part de Bali Bagayoko
00:43:44mais des propos
00:43:44mais extrêmement graves
00:43:45et ça pour le coup
00:43:46vous étiez sur ce plateau
00:43:47et on l'a dénoncé
00:43:48la semaine dernière
00:43:48si on veut débattre
00:43:50et c'est intéressant
00:43:51parce que
00:43:53Bagayoko
00:43:53on ne l'entend plus
00:43:54vous avez remarqué
00:43:55et que
00:43:56monsieur Mélenchon
00:43:57cet après-midi
00:43:58se présente
00:43:59tout penaud
00:44:00derrière un bureau
00:44:01non non mais sincèrement
00:44:02sur le ton
00:44:03sur le ton
00:44:03par rapport
00:44:04au propos d'Estrade
00:44:05vous avez raison
00:44:06il a parlé
00:44:07de sauvagerie policière
00:44:09la semaine dernière
00:44:10et là il dit
00:44:11bon bah
00:44:11sortez votre casque blanc
00:44:12on a l'impression
00:44:14quand même
00:44:14que
00:44:15je ne sais pas si c'est le cas
00:44:16de madame Simonnet
00:44:17qui a été purgé
00:44:18donc je ne sais pas
00:44:18si c'est le cas
00:44:19mais
00:44:20l'idéologie n'a pas été purgée
00:44:22mais madame
00:44:22monsieur Mélenchon
00:44:23a un peu peur
00:44:24qu'il se fasse déborder
00:44:26par ces violences
00:44:28justement
00:44:29on l'écoute
00:44:29Jean-Luc Mélenchon ?
00:44:30on va l'écouter
00:44:31on l'écoute
00:44:34je vous appelle
00:44:35le 6
00:44:36à vous déplacer
00:44:38pour aller
00:44:39encadrer
00:44:40les manifestations
00:44:41des jeunes
00:44:42pour les protéger
00:44:45contre l'éborgnement
00:44:46les tentatives
00:44:48d'asphyxie
00:44:50par les gaz lacrymogènes
00:44:51qui pleuvent
00:44:52parfois
00:44:52tenter si fort
00:44:53que les policiers
00:44:54eux-mêmes
00:44:54sont conduits
00:44:55à s'asphyxier
00:44:55et pour cela
00:44:56vous vous mettrez
00:44:58soit un casque blanc
00:44:59comme celui-ci
00:45:00soit un brassard blanc
00:45:03sur votre bras
00:45:04pour que l'on vous reconnaisse
00:45:06comme une force
00:45:07d'interposition
00:45:10interposition
00:45:10entre la violence policière
00:45:12et la manifestation
00:45:14violence policière
00:45:15il nous fait
00:45:17le coup
00:45:17pardon
00:45:17je vais un peu
00:45:18rejoindre
00:45:19mais pas sur la conclusion
00:45:20c'est vrai qu'on a
00:45:21en permanence
00:45:21Jean-Luc Mélenchon
00:45:22qui souffle sur les braises
00:45:24souffle sur les braises
00:45:24et puis quand ça commence
00:45:25à devenir un peu
00:45:26trop compliqué
00:45:27et trop complexe
00:45:27il nous sort
00:45:28le vieux couplet
00:45:29du père Castor
00:45:30qui nous fait
00:45:30des belles paroles
00:45:31des belles promesses
00:45:32avec un ton tout à fait
00:45:34doux
00:45:34calme
00:45:34etc
00:45:35mais il dit
00:45:36la même chose
00:45:37en gros
00:45:38il appelle
00:45:38les parents
00:45:39à s'interposer
00:45:40et à protéger
00:45:41les jeunes
00:45:42contre qui ?
00:45:45contre les forces de l'ordre
00:45:46là c'est contre la police
00:45:46et ben voilà
00:45:47il dit la même chose
00:45:48il le dit juste avec
00:45:49peut-être un peu plus
00:45:50de bonbons, caramels et chocolat
00:45:52mais c'est la même chose
00:45:52franchement il faut qu'on arrête
00:45:54d'être dupes
00:45:54vraiment
00:45:55ça fait un moment
00:45:56qu'on n'arrête pas
00:45:57et peut-être que je vais vous rejoindre
00:45:58madame Simonnet
00:45:58sur le principe que oui
00:45:59on parle beaucoup effectivement
00:46:00des casseurs
00:46:01de ceux qui brûlent
00:46:02de ceux qui menacent
00:46:03de ceux qui tabassent
00:46:03mais pourquoi ?
00:46:06mais parce qu'ils sont
00:46:07beaucoup plus importants
00:46:08et que les violences
00:46:08qu'on constate
00:46:09et qu'on voit
00:46:10malheureusement
00:46:10sont d'une gravité extrême
00:46:12et si vous voulez
00:46:13qu'on passe beaucoup plus de temps
00:46:14à parler de revendications
00:46:15ce que je souhaite aussi
00:46:16ce que je souhaite aussi
00:46:17et ben il faut condamner
00:46:19unanimement
00:46:20arrêtez
00:46:20on va parler du budget
00:46:22vous allez voir
00:46:22votre groupe politique
00:46:23qui va empêcher
00:46:23le débat du budget
00:46:24avant même la première discussion
00:46:26donc le côté
00:46:27excusez-moi
00:46:27le côté cynique chez vous
00:46:28et le côté hypocrite
00:46:29il est en grandeur nature
00:46:30mais avant le budget
00:46:31attendez on va parler
00:46:32des revendications
00:46:33dans un instant
00:46:33simplement vous parliez
00:46:34des violences
00:46:35on parlait des violences
00:46:36Lisa on a quand même ce soir
00:46:38et là aussi
00:46:39c'est peut-être inédit
00:46:40dans ces points pour cela
00:46:41on a 10 enquêtes IGPN
00:46:43qui sont des armes ouvertes
00:46:43et une liste d'élèves
00:46:46blessés grièvement
00:46:47qui est en train de s'allonger
00:46:47notamment à Lens
00:46:48où ce matin
00:46:50un adolescent de 15 ans
00:46:51a eu la main arrachée
00:46:52par une grenade
00:46:52de désencerclement
00:46:54les circonstances exactes
00:46:55sont encore floues
00:46:56on ne sait pas
00:46:56s'il a ramassé la grenade
00:46:58et s'est donc blessé
00:46:58en la ramassant
00:46:59ou si le tir de la grenade
00:47:01a atterri sur sa main
00:47:02et l'a blessé
00:47:02tout ce que l'on sait
00:47:03c'est qu'il est hospitalisé
00:47:04à Lille
00:47:05et que ses jours
00:47:06ne sont pas en danger
00:47:06c'est ce que dit
00:47:07le préfet du Pas-de-Calais
00:47:08il y a aussi eu
00:47:09un blessé à Saint-Ouen-laumont
00:47:10dans le Val-d'Oise
00:47:11l'IGPN
00:47:12la police des polices
00:47:12vous l'avez dit
00:47:17laissé au visage
00:47:18à cause d'un projectile
00:47:19lancé par un policier
00:47:21propulsé par un lanceur
00:47:23de grenades lacrymogènes
00:47:24son avocate
00:47:25a décrit
00:47:25les blessures
00:47:26double fracture
00:47:27de la mâchoire
00:47:28totalité des dents
00:47:29du haut arrachées
00:47:29une partie des dents
00:47:31du bas arrachées
00:47:32et sa maman a témoigné
00:47:34elle raconte
00:47:34ce soir
00:47:35à quel point
00:47:35la vie de son fils
00:47:36le quotidien de son fils
00:47:38a changé
00:47:38écoutez-la
00:47:39Eden ne va pas bien
00:47:41psychologiquement
00:47:42Eden ne va pas bien
00:47:43physiquement
00:47:44Eden a subi
00:47:45une opération
00:47:46qui est
00:47:47assez lourde
00:47:49et
00:47:50Eden ne peut pas
00:47:51s'exprimer
00:47:51sa mâchoire
00:47:52est scellée
00:47:53il y a juste
00:47:54de l'espace
00:47:55pour laisser passer
00:47:55une paille
00:47:56et actuellement
00:47:58il s'alimente
00:47:58uniquement
00:47:59de façon liquide
00:48:01voilà comment va
00:48:02mon fils aujourd'hui
00:48:04après s'être rendu
00:48:05à l'école
00:48:05de façon normale
00:48:07autre blessure
00:48:08cette fois-ci
00:48:09à l'oeil
00:48:09ça s'est passé à Tours
00:48:10la semaine dernière
00:48:11un jeune de 16 ans
00:48:12a été gravement blessé
00:48:13blessure compatible
00:48:14avec l'impact
00:48:15d'une balle de défense
00:48:16de type LBD
00:48:17et on a appris
00:48:18ce soir
00:48:19qu'il avait perdu la vue
00:48:20Chris Catano
00:48:21est-ce que c'est le moment
00:48:22de s'interroger
00:48:23vraiment
00:48:23sur le maintien de l'ordre
00:48:24en France
00:48:25notamment quand vous avez
00:48:26comme ici
00:48:27des enfants
00:48:28des ados
00:48:29de 14, 15, 16 ans
00:48:30face aux policiers
00:48:32déjà rappelons
00:48:33et je pense que c'est important
00:48:34et je pense que ça a été dit
00:48:35en préambule
00:48:35que des enquêtes
00:48:36ont été tout de suite
00:48:37mises en oeuvre
00:48:38pour que la lumière
00:48:39soit faite
00:48:40et effectivement
00:48:40il n'est pas question ici
00:48:42de trouver des oui
00:48:44mais des mais etc
00:48:44c'est absolument dramatique
00:48:46on parle de jeunes
00:48:47qui vont avoir
00:48:48effectivement leur vie
00:48:49bouleversée
00:48:50aussi bien physiquement
00:48:51que psychologiquement
00:48:51voire les deux
00:48:52maintenant sur l'ensemble
00:48:53du sujet du maintien de l'ordre
00:48:54je ne vais pas vous mentir
00:48:56je ne suis pas experte
00:48:56de ces sujets
00:48:57moi j'ai un sujet
00:48:58assez simple
00:48:59c'est que demain
00:48:59nous avons les questions
00:49:00gouvernements qui reprennent
00:49:02je suis sûre et certaine
00:49:03qu'il y aura un certain
00:49:04nombre de questions
00:49:05qui porteront sur ça
00:49:06aussi bien sur le maintien
00:49:07de l'ordre dans sa globalité
00:49:08que sur effectivement
00:49:09les drames que vous venez
00:49:10de constater
00:49:11et énumérer au travers
00:49:12de madame
00:49:14et aussi sur le fait
00:49:15que tout ce qui se passe
00:49:16aussi par ailleurs
00:49:17avec les faits
00:49:19qu'on a sur une partie
00:49:20pas des lycéens
00:49:21ni des étudiants
00:49:22mais d'une jeunesse
00:49:23qui est complètement
00:49:24désinhibée à la violence
00:49:25doit s'arrêter et cesser
00:49:26ensuite
00:49:27le LBD
00:49:28j'ai entendu le débat d'avant
00:49:30je ne vais pas commencer
00:49:31à m'inventer experte
00:49:32sur le sujet
00:49:32et je vais attendre
00:49:33les retours et les réponses
00:49:34du ministre en charge
00:49:36dessus
00:49:36parce que je pense
00:49:37que c'est aussi important
00:49:37d'avoir des éclairages
00:49:38de la part du ministère
00:49:39de l'Intérieur
00:49:40ça reste quand même
00:49:41très choquant
00:49:41bien sûr
00:49:42je l'ai dit
00:49:44dans l'absolu
00:49:45il y a vraiment
00:49:46quelque chose
00:49:46qui ne va pas
00:49:48de toute façon
00:49:49la question
00:49:49je pense que j'ai été
00:49:51très claire et ferme
00:49:51sur le sujet
00:49:53quand le ministre
00:49:54de l'Intérieur
00:49:54il a dit
00:49:55pas de retenue
00:49:56dans les manifestations
00:49:57aucune consigne de retenue
00:49:58aucune consigne
00:49:59de ne pas utiliser
00:50:00ce qu'il a dit
00:50:00vendredi soir
00:50:01sur le sujet
00:50:02aucune consigne de retenue
00:50:03il n'a pas de responsabilité
00:50:04de ce qui s'est passé
00:50:05est-ce qu'il n'y a pas
00:50:05un sujet
00:50:06sur cette décision
00:50:06on est face à des jeunes
00:50:07on doit faire attention
00:50:09on est face à des jeunes
00:50:10on doit faire attention
00:50:11et c'est pour ça
00:50:11que le problème
00:50:12est assez important
00:50:13au travers des images
00:50:14qu'on peut voir
00:50:15des sujets
00:50:15qui nous sont relayés
00:50:16aussi bien
00:50:16des journalistes
00:50:17qui sont dans les manifestations
00:50:18mais aussi les enseignants
00:50:19et les professeurs
00:50:20c'est qu'on a aujourd'hui
00:50:22des lycéens
00:50:22des étudiants
00:50:23et j'insiste vraiment
00:50:24qui veulent
00:50:25non
00:50:25qui veulent
00:50:26faire oeuvre
00:50:27de revendications légitimes
00:50:28et parmi eux
00:50:29on a des casseurs
00:50:30et ce que je ne comprends pas
00:50:32c'est pourquoi
00:50:32on a une partie
00:50:33de la classe politique
00:50:33qui n'arrive pas
00:50:34à faire la différence
00:50:35entre les deux
00:50:36parce que ça permettrait
00:50:37aussi d'avoir cette capacité
00:50:38d'avoir des manifestations
00:50:39qui se passent bien
00:50:40et de pouvoir
00:50:41effectivement
00:50:42pointer du doigt
00:50:42et mettre
00:50:43vous pointez du doigt
00:50:44une population
00:50:46de casseurs
00:50:47qui est là
00:50:49systématiquement
00:50:49maintenant aussi
00:50:50mais le problème
00:50:51c'est que
00:50:51ça fait un moment
00:50:52qu'on devrait régler ça
00:50:53est-ce que vous vous souvenez
00:50:54des manifestations
00:50:55El Khomri
00:50:56de 2015
00:50:57ou 2016
00:50:58c'était d'une violence
00:51:00mais inouïe
00:51:03on connaît pertinemment
00:51:04leur méthode
00:51:05ils sont là
00:51:05on appelle ça
00:51:06la méthode des black blocs
00:51:08d'ailleurs
00:51:08ils s'infiltrent
00:51:09ce ne sont pas des individus
00:51:10ils sisaillent
00:51:10les manifestations
00:51:11pour ensuite se retrouver
00:51:12mélangés
00:51:13et normalement
00:51:15je suis désolé
00:51:16mais c'est même eux
00:51:17qui ont aussi fait dégénérer
00:51:19d'une certaine façon
00:51:20le mouvement des gilets jaunes
00:51:21et on devrait
00:51:22aujourd'hui
00:51:23en France
00:51:24avoir
00:51:24une doctrine policière
00:51:26pour essayer
00:51:27d'isoler
00:51:28d'anéantir
00:51:30pardon du terme
00:51:31qui est un peu rude
00:51:32mais d'anéantir
00:51:33cette population
00:51:34il y a une petite nuance
00:51:36si vous permettez
00:51:38effectivement
00:51:38et on l'observe
00:51:39depuis une dizaine d'années
00:51:40il y a l'infiltration
00:51:41de milices
00:51:43d'extrême gauche
00:51:43de black bloc
00:51:44d'antifa etc
00:51:45qui pourrissent
00:51:45toutes les manifestations
00:51:47qu'elles soient
00:51:47des manifestations sociales
00:51:49des événements sportifs
00:51:51et autres
00:51:51mais là ce qu'on observe
00:51:52c'est que vous avez aussi
00:51:54des lycéens
00:51:55qui sont chauffés à blanc
00:51:56vous avez aussi des lycéens
00:51:57qui expriment
00:51:58à la fois
00:51:59une haine de l'autorité
00:52:01et c'est la première fois
00:52:02qu'on agresse
00:52:03autant de personnel
00:52:04de l'éducation nationale
00:52:05vous avez des surveillantes
00:52:06mais qui se font rouer de coups
00:52:07vous avez des proviseurs
00:52:08qui se font éclabousser
00:52:09et asperser
00:52:11d'essence
00:52:11ou d'acide
00:52:12donc ça c'est la première fois
00:52:13vous avez des lycéens
00:52:14qui sont
00:52:15comment dirais-je
00:52:16chauffés à blanc
00:52:17dans une haine de la France
00:52:18aussi avec des messages
00:52:19totalement
00:52:20ubuesques
00:52:22totalement absurdes
00:52:23avec des parallèles
00:52:24avec la Palestine
00:52:25qui n'ont rien à faire là
00:52:26on est à des années-lumière
00:52:27des revendications
00:52:28lycéennes
00:52:29donc il y a aussi
00:52:30cette violence-là
00:52:30qui s'exprime
00:52:31et je le dis
00:52:32et je le dis
00:52:33madame Simonnet
00:52:33je le dis
00:52:34vous et vos amis
00:52:35d'extrême gauche
00:52:36vous avez une responsabilité
00:52:38politique morale
00:52:39mais insupportable
00:52:40parce que là
00:52:41le premier réflexe
00:52:42que devrait avoir
00:52:43Jean-Luc Mélenchon
00:52:44et tous vos députés
00:52:45tous les députés
00:52:46de la France Insoumise
00:52:46et autres
00:52:47c'est de dire
00:52:48stop
00:52:48voilà
00:52:49stop
00:52:49tout le monde reste chez soi
00:52:51il y a eu trop de drames
00:52:52oui tout le monde reste chez soi
00:52:54tout le monde reste chez soi
00:52:56oui bien sûr
00:52:56parce que quand vous avez
00:52:57des établissements scolaires
00:52:58qui partent en fumée
00:53:00quand vous avez des jeunes
00:53:01qui perdent
00:53:01qui perdent des yeux
00:53:03qui perdent la main
00:53:04quand vous avez
00:53:04des dizaines et des dizaines
00:53:06de policiers
00:53:06qui se font agresser
00:53:07et qui sont victimes
00:53:09parce qu'on ne pense jamais
00:53:10aux policiers
00:53:10vous n'en avez rien à faire
00:53:11qui est une jeune policière
00:53:12qui se fasse
00:53:14courser
00:53:15au cri de
00:53:16on va te tuer salope
00:53:17visiblement
00:53:17c'était à Paris
00:53:18la semaine dernière
00:53:19voilà
00:53:19quand vous avez un policier
00:53:20à Belfort
00:53:21qui se fait tabasser
00:53:22ça n'émeut pas aussi
00:53:24l'extrême gauche
00:53:25donc là
00:53:25le message
00:53:25effectivement
00:53:26c'est le calme
00:53:27et la responsabilisation
00:53:31parce qu'encore une fois
00:53:33ces jeunes là
00:53:34ils ont des parents
00:53:35ils ont des parents
00:53:36les parents sont responsables
00:53:37et les parents doivent payer
00:53:39à un moment donné
00:53:39pour les dégâts
00:53:40qu'ont commis leurs jeunes
00:53:41Daniel Simonnet
00:53:42pour répondre à Julien Rodoul
00:53:44il faut comprendre
00:53:45quand il y en a une violence
00:53:47qui se développe
00:53:48dans la société
00:53:48comment est-ce qu'on l'a
00:53:50fait redescendre
00:53:51par le dialogue
00:53:52et la discussion
00:53:53que fait ce gouvernement
00:53:54est-ce qu'il instaure
00:53:57depuis le début
00:53:57de ce mouvement
00:53:58un dialogue
00:53:59avec la jeunesse
00:54:00absolument pas
00:54:01il n'y a pas des modes
00:54:01de dialogue
00:54:02avec l'éducation nationale
00:54:03franchement
00:54:04ça devient insupportable
00:54:05allez-y
00:54:06allez-y
00:54:06vraiment quoi
00:54:07allez-y
00:54:07on ne parle pas la même langue
00:54:08donc c'est pour ça
00:54:09vous laissez parler un peu
00:54:10tout vrai que vous n'ayez pas
00:54:12tout le temps monopole
00:54:13de la parole
00:54:13je saigne des oreilles
00:54:14qu'il y a d'autres personnes
00:54:14allez-y
00:54:15franchement quand j'entends
00:54:16votre logoré d'extrême droite
00:54:18oui ça m'écorche beaucoup
00:54:19les oreilles
00:54:19surtout quand je sais
00:54:21ce que vous voulez faire
00:54:21comme mal au pays
00:54:22voilà
00:54:22et je pense que
00:54:23cette jeunesse
00:54:26cette jeunesse
00:54:27elle n'aime pas
00:54:27la xénophobie
00:54:28du Rassemblement National
00:54:28cette jeunesse
00:54:29elle est extrêmement solidaire
00:54:31parce que cette mobilisation
00:54:33elle est partie
00:54:33d'abord
00:54:34de lycées
00:54:35de banlieue
00:54:35notamment
00:54:36dans le Val-de-Marne
00:54:36et dans le 93
00:54:37avec ensuite une solidarité
00:54:39moi j'ai vu dans le 20ème
00:54:40les lycées
00:54:41Laine Boucher
00:54:41Maurice Ravel
00:54:42la première de leurs revendications
00:54:43c'était solidarité
00:54:44avec la dégradation
00:54:46des conditions
00:54:46les lycées
00:54:47qui ont toujours été
00:54:48les leaders de la grève
00:54:50à Paris
00:54:50que subissent
00:54:51les jeunes
00:54:52du 93
00:54:53du 94
00:54:53de 91
00:54:54et d'ailleurs en France
00:54:55qu'est-ce qu'ils subissent ?
00:54:56les dégradations
00:54:57des conditions d'études
00:54:58parce qu'il faut voir
00:54:59dans quelles conditions
00:55:00les jeunes
00:55:01puissent étudier
00:55:02parce que vous avez
00:55:03des classes
00:55:03totalement surchargées
00:55:04des enseignants
00:55:05qui peuvent être absents
00:55:06sans aucun remplacement
00:55:08vous avez des bâtis
00:55:09avec des salles
00:55:11où les oraux
00:55:12du bac
00:55:13se sont faits
00:55:13à 40-45 degrés
00:55:15mais est-ce que
00:55:16l'expression
00:55:16de cette jeunesse
00:55:17peut être vue
00:55:19pas simplement
00:55:19sous l'angle
00:55:20où vous la réduisez
00:55:21à cela
00:55:23ça vous est impossible
00:55:24d'entendre
00:55:25le cri de la jeunesse
00:55:26ça vous est impossible
00:55:27de dire qu'ils en ont ras-le-bol
00:55:28d'avoir un avenir sacrifié
00:55:29par le parcours
00:55:31de Paris
00:55:31mais là c'est vous
00:55:32qui mettez en danger
00:55:34mais écoutez
00:55:34quand vous avez
00:55:35votre établissement
00:55:35qui vient de brûler
00:55:36excusez-moi
00:55:36concrètement
00:55:37alors d'abord
00:55:38tous les établissements
00:55:38ne brûlent pas
00:55:39moi je peux vous dire
00:55:40que ça fait des années
00:55:41que je vais sur le lycée
00:55:42Hélène Boucher
00:55:43le matin tôt
00:55:43quand il y a des blocus
00:55:44pourquoi est-ce qu'il y a
00:55:45des blocus
00:55:45parce qu'on leur donne plus
00:55:46la possibilité de faire
00:55:47les assemblées générales de grève
00:55:48à l'intérieur des établissements
00:55:50et puis maintenant
00:55:50quand il y a des blocus
00:55:53qu'est-ce qui se passe
00:55:54l'année dernière
00:55:57j'ai vu les policiers
00:55:59gazer à ça
00:55:59ils étaient devant moi
00:56:01c'est filmé
00:56:01à ça
00:56:02est-ce que vous croyez
00:56:02qu'ils ont été poursuivis
00:56:04est-ce que l'IGPN
00:56:05s'est saisi vraiment du dossier
00:56:07non rien
00:56:07les jeunes avaient été gazés
00:56:09à bout portant
00:56:10il n'y avait pas de casse
00:56:13vous n'étiez pas suffisant
00:56:15Madame Simonnet
00:56:15Madame Simonnet
00:56:15pardon
00:56:16excusez-moi
00:56:16non mais pardonnez-moi
00:56:17non pas du tout
00:56:18Madame Simonnet
00:56:20excusez-moi
00:56:20permettez-moi
00:56:21vous avez dit quelque chose
00:56:21d'extrêmement important
00:56:22au début
00:56:22c'est permettre
00:56:23les voies de dialogue
00:56:25pour que la jeunesse
00:56:26s'exprime
00:56:27vous n'êtes pas
00:56:29une voie de dialogue
00:56:30pour porter la parole
00:56:31de notre jeunesse
00:56:32dans notre pays
00:56:33mais ils n'ont pas besoin de moi
00:56:33ils s'expriment très bien
00:56:35ils s'expriment très bien
00:56:36de lycée en lycée
00:56:37de grève en grève
00:56:38vous avez tout à fait raison
00:56:39vous n'avez pas besoin
00:56:42non non non
00:56:43détendez-vous
00:56:44parce que je vais finir ma phrase
00:56:45vous n'avez absolument pas besoin
00:56:47de faire le pied de grue
00:56:48vous et tous vos autres députés
00:56:50LFI
00:56:50devant les lycées
00:56:51bien sûr que si
00:56:52et les parents
00:56:53me le demandent
00:56:54là c'est incroyable
00:56:55les parents me le demandent
00:56:56vous n'aimez pas
00:56:56vous n'aimez pas
00:56:58que le RN vous coupe la parole
00:56:59mais vous
00:56:59vous êtes bien dans votre rôle
00:57:00de France insoumise
00:57:01mais je ne suis pas
00:57:02la France insoumise
00:57:02c'est même la même chose
00:57:03donc je vais le dire
00:57:04assez simplement
00:57:05vous n'avez pas besoin
00:57:06de vous faire
00:57:07les porte-parole
00:57:07d'une jeunesse
00:57:08qui peut s'exprimer
00:57:09elle-même
00:57:09au travers
00:57:11des représentants syndicaux
00:57:12au travers
00:57:13des représentants élus
00:57:14au sein de leurs
00:57:15établissements scolaires
00:57:15et d'ailleurs
00:57:16il y a une voie de dialogue
00:57:17qui a été mise en place
00:57:18au sein de l'éducation nationale
00:57:19donc ce que je dis
00:57:20simplement
00:57:21c'est oui pour entendre
00:57:22des revendications
00:57:23mais depuis tout à l'heure
00:57:24ce que je vous dis
00:57:24c'est à quel moment
00:57:25on tolère
00:57:26que revendiquer
00:57:27pour des meilleurs locaux
00:57:28c'est du coup
00:57:30fermer les yeux
00:57:30sur des lycées
00:57:31qui bloquent
00:57:32à quel moment
00:57:33on tolère
00:57:33que le gouvernement
00:57:34rétrime à ce point
00:57:35à sa jeunesse
00:57:35à quel moment
00:57:36on tolère
00:57:36en démocratie
00:57:37et bien c'est ce qu'on
00:57:38est en train de se passer
00:57:38là il y a un sujet
00:57:40qui va arriver sur la table
00:57:41c'est celui du budget
00:57:42du budget de la nation
00:57:44ils vont le bloquer
00:57:44comme lycée
00:57:45quelle va être
00:57:45votre attitude
00:57:47notamment sur le
00:57:48sur le budget
00:57:49de l'éducation nationale
00:57:50qu'est-ce que vous allez dire
00:57:51c'est ça qui est intéressant
00:57:52parce que vous dites
00:57:53qu'il y a des revendications
00:57:54alors qu'est-ce qu'on fait
00:57:55par exemple
00:57:56ce budget
00:57:57il prévoit 4000 suppressions
00:57:58de postes dans l'éducation nationale
00:57:59dont 1588
00:58:01dans le second degré
00:58:02alors que précisément
00:58:03qu'est-ce qui
00:58:04est vraiment
00:58:05la base
00:58:06qui a lancé
00:58:07ce mouvement
00:58:08dans toute la France
00:58:09c'est le ras-le-bol
00:58:10d'avoir des profs
00:58:11qui manquent
00:58:12et des profs
00:58:13qui ne sont pas remplacés
00:58:13et d'avoir
00:58:14de trop d'effectifs
00:58:16par classe
00:58:16si le budget
00:58:17continue
00:58:18tel qu'il est prévu
00:58:19et bien ça veut dire
00:58:19que la situation
00:58:20des conditions d'études
00:58:21vont se dégrader
00:58:21plus encore
00:58:23concrètement ça veut dire
00:58:23que le budget
00:58:24ne prévoit
00:58:25le budget
00:58:25ça va être encore pire
00:58:27ah oui donc il faut accepter
00:58:28non mais du coup
00:58:29quelle est l'action
00:58:30au parlement
00:58:30non moi c'est très concret
00:58:31quelle est l'action
00:58:32d'un moment
00:58:32pour un autre budget
00:58:33mais alors du coup
00:58:34vous allez vous opposer
00:58:35aux motions de rejet
00:58:36préalables
00:58:36qui sont faites
00:58:37en permanence
00:58:38en chaque début
00:58:38d'examen de budget
00:58:39vous allez nous laisser
00:58:40étudier le budget
00:58:41parce qu'au-delà
00:58:41de la technique
00:58:42et de la bataille
00:58:43c'est hyper important
00:58:43c'est hyper important
00:58:45sauf qu'il y a une chose
00:58:46que je ne comprends pas
00:58:47Prisca Tevenot
00:58:48c'est que vous dites
00:58:49depuis tout à l'heure
00:58:50et vous étiez d'accord
00:58:51aussi au début
00:58:51Julien Roudoul
00:58:52pour dire
00:58:52il y a des revendications
00:58:53qui sont légitimes
00:58:54alors pardon
00:58:55je vais ressortir
00:58:55mes chiffres
00:58:56je les mets une fois par heure
00:58:58ce soir
00:58:59c'était d'idées comme ça
00:59:01c'était d'idées comme ça
00:59:01je suis désolé
00:59:02j'ai bossé cet après-midi
00:59:03j'ai ces chiffres
00:59:03je les mets une fois par heure
00:59:04sur le fond des revendications
00:59:06est-ce qu'on n'a pas laissé tomber
00:59:08cette génération-là
00:59:10je regardais les chiffres
00:59:12notamment sur les profs non remplacés
00:59:14nombre de jours d'absence
00:59:15de longue durée
00:59:16non remplacés
00:59:17plus 93,2%
00:59:19entre 2019 et 2024
00:59:20plus 93%
00:59:22les lycéens se plaignent
00:59:23de la vétusté des locaux
00:59:24ancienneté moyenne
00:59:25d'un lycée général
00:59:25en France
00:59:2765 ans
00:59:2765 ans
00:59:28et on ajoute un chiffre
00:59:30en 30 ans
00:59:30la part du PIB consacrée aux retraites
00:59:32a augmenté de 2,4 points
00:59:33la part du PIB consacrée
00:59:36à l'éducation publique
00:59:37a baissé d'un point
00:59:38je vais vous répondre
00:59:39très concrètement
00:59:39est-ce que précisément
00:59:40alors vous nous dites tout à l'heure
00:59:41oui mais
00:59:42non mais je vais vous répondre
00:59:42du coup non
00:59:43la colère non etc
00:59:44très bien
00:59:45ça c'est d'une certaine manière
00:59:46c'est votre bilan aussi
00:59:49si vous permettez
00:59:49je vais répondre du coup précisément
00:59:51et je vais essayer
00:59:51de prendre point par point
00:59:52très rapidement
00:59:53j'aime pas qu'on réponde à ma place
00:59:55sinon ça ne sert à rien
00:59:55bien que je sois là
00:59:56allez-y
00:59:56sur le premier point
00:59:57effectivement il y a un sujet
00:59:58de non remplacement
00:59:59des profs absents
01:00:00pour plein de raisons
01:00:02maladie, santé, grossesse etc
01:00:04là il faut travailler
01:00:05l'attractivité des métiers
01:00:05parce que vous pouvez
01:00:06vous la remoyer toute la journée
01:00:07et monter sur une chaise
01:00:08les bras en croix
01:00:09pour dire il faut plus de profs
01:00:10si le métier n'est pas attractif
01:00:11ils ne viendront pas
01:00:11donc on a commencé
01:00:12c'est incroyable
01:00:13donc on va
01:00:14oui vous avez raison
01:00:15et c'est précisément
01:00:16non mais attendez
01:00:17je vais être d'accord
01:00:17avec madame Simonnet
01:00:18oui précisément
01:00:19on l'a fait malgré vous
01:00:20parce que vous rejetez les budgets
01:00:21plus 11% d'augmentation
01:00:22quand on est au ministère
01:00:23de l'éducation nationale
01:00:24avec Gabriel Attal
01:00:25et plus 93% d'absence
01:00:26attendez je vais juste finir
01:00:27parce que vous m'avez quand même
01:00:28dit pas mal de questions
01:00:29c'est quand même bien
01:00:30que je puisse
01:00:30allez-y
01:00:30merci
01:00:31et donc ensuite
01:00:32il y a aussi le sujet
01:00:33de l'amélioration aussi
01:00:34des conditions de travail
01:00:35à l'intérieur
01:00:35avec plus de personnel
01:00:36en dehors même
01:00:37simplement des professeurs
01:00:38parce que vous savez
01:00:38que sinon c'est compliqué
01:00:39notamment sur les AESH
01:00:41notamment sur la capacité
01:00:42d'avoir du personnel
01:00:43de soins
01:00:44avec les infirmières etc
01:00:45nous avons commencé
01:00:46à y travailler
01:00:47on n'a pas pu finir
01:00:47à cause de la dissolution
01:00:48mais nous continuons
01:00:49à mener ces combats
01:00:50au travers des différents budgets
01:00:51ensuite vous me dites
01:00:53oui effectivement
01:00:53aujourd'hui la part du budget
01:00:55consacrée aux retraites
01:00:56est plus importante
01:00:56que le reste
01:00:57mais c'est la faute à qui ?
01:00:58c'est la faute au Rassemblement National
01:01:00et la France Insoumise
01:01:00qui nous ont empêché
01:01:01de mener les réformes
01:01:02et qui nous ont en plus fait
01:01:03abroger la seule réforme
01:01:04qui nous permettait
01:01:05d'avoir des marges de manœuvre
01:01:06donc ce que je dis maintenant
01:01:08tout simplement
01:01:08c'est qu'on peut se la moirier
01:01:10toute la journée
01:01:10sur ce qui s'est passé
01:01:11là ce que je dis
01:01:12c'est que la semaine prochaine
01:01:13il y a un truc qui commence
01:01:14qui s'appelle
01:01:14le budget en séance
01:01:15il commence en commission
01:01:16cette semaine
01:01:16est-ce qu'on peut avoir
01:01:17plutôt un moment
01:01:18de responsabilité politique
01:01:20les yeux dans les yeux
01:01:21les yeux dans les yeux
01:01:22les yeux dans les yeux
01:01:23s'il n'y avait pas tout ça
01:01:25s'il n'y avait pas eu tout ça
01:01:26depuis 15 jours
01:01:27est-ce qu'on serait en train
01:01:28de parler des profs absents
01:01:29les yeux dans les yeux
01:01:31je vais vous dire
01:01:31très concrètement
01:01:32ce que j'ai fait
01:01:33dans ma propre circonscription
01:01:34depuis le mois de juin
01:01:35on sait qu'il va y avoir
01:01:36un problème
01:01:36sur certains établissements
01:01:38où il y aura moins
01:01:39de professeurs
01:01:40ou alors des dérogations
01:01:42pour les chefs d'établissement
01:01:43pour qu'ils puissent faire
01:01:44par exemple des plans
01:01:45sur le harcèlement
01:01:46etc
01:01:46je me suis bastu tout l'été
01:01:48pour que ça n'ait pas lieu
01:01:48et ça n'a pas eu lieu
01:01:49donc on se mobilise aussi
01:01:50pardon monsieur Switek
01:01:51en dehors des médias
01:01:52on le fait justement
01:01:53dans les canaux qui sont les nôtres
01:01:54en voyant les lycéens
01:01:56en voyant les profs
01:01:56les parents d'élèves
01:01:57et en voyant les recteurs d'académie
01:01:59et donc oui ce travail
01:02:00peut-être qu'on ne le dit pas
01:02:01sur les médias
01:02:01parce qu'on n'est pas invité
01:02:02pour en parler
01:02:03mais on le fait
01:02:03en tant que responsable politique
01:02:04et en tant que député
01:02:05de circonscription
01:02:06et je n'oublie pas
01:02:06que vous avez mis en cause
01:02:07notamment le rassemblement national
01:02:08sur le vote du budget
01:02:09il fallait bien
01:02:10sur les retraites
01:02:11c'est vrai
01:02:12sur les retraites
01:02:13ah bah non mais moi
01:02:14j'essaie d'affecter
01:02:36ce n'est pas le seul domaine
01:02:37malheureusement
01:02:38or ils ont échoué
01:02:39alors que le budget a augmenté
01:02:41le budget a augmenté
01:02:43et on voit qu'on assiste
01:02:45à un délabrement
01:02:46des conditions de travail
01:02:48à la fois de nos enseignants
01:02:49et des conditions d'apprentissage
01:02:51et d'enseignement
01:02:52pour nos lycéens
01:02:56et nos collégiens
01:02:58mais ce qui se passe actuellement
01:03:01ne justifie rien
01:03:03ce qui se passe actuellement
01:03:05en fait
01:03:07quel que soit le bilan
01:03:08d'Emmanuel Macron
01:03:09et de ses gouvernements
01:03:10qui je le dis
01:03:11ont été déficients
01:03:13et incapables
01:03:14d'apporter un mieux-être
01:03:15pour les enseignants
01:03:17et d'apporter une amélioration
01:03:19du bâti
01:03:20notamment dans les lycées
01:03:21ce qui se passe
01:03:23est totalement à côté
01:03:24parce que les revendications
01:03:25et je le dis
01:03:26n'ont rien à voir avec ça
01:03:27l'objectif
01:03:28c'est pas de meilleure classe
01:03:30c'est pas moins d'effectifs
01:03:31l'objectif
01:03:32c'est de casser
01:03:32c'est de salir
01:03:33c'est d'agresser
01:03:37vous êtes formidables
01:03:38vous avez commencé
01:03:40cette interview
01:03:40Julien Audoul
01:03:41en expliquant
01:03:42qu'il y avait
01:03:42des revendications
01:03:43légitimes
01:03:44je vous parle de la casse
01:03:45et de ce à quoi on assiste
01:03:47mais là on parle
01:03:47des revendications
01:03:47elles ont été
01:03:49totalement éclipsées
01:03:50malheureusement
01:03:51aujourd'hui
01:03:51on parle de quoi ?
01:03:54vous enlevez les casseurs
01:03:55etc
01:03:55il y a des revendications
01:03:56là on parle
01:03:57du maintien de l'ordre
01:03:58on parle de la sécurité
01:03:59non
01:04:00là je t'en ai
01:04:01des revendications
01:04:01là ce qui nous intéresse
01:04:03il y a du mal à suivre
01:04:04non non
01:04:04j'ai pas du mal à suivre
01:04:05je fais justement
01:04:06une petite hiérarchie
01:04:07parce que vous voyez
01:04:07entre des classes à 30
01:04:09et des enfants
01:04:11qui perdent la main
01:04:13il y a des classes à 30
01:04:14aussi
01:04:14arrêtez de l'étagérer
01:04:17moi je le dis
01:04:18et très clairement
01:04:19les établissements
01:04:19que vous avez visés
01:04:21notamment dans le département
01:04:22de la Seine-Saint-Denis
01:04:23je suis au regret de vous dire
01:04:24que ce département
01:04:26est peut-être
01:04:27l'un des plus privilégiés
01:04:28de France
01:04:28non
01:04:28vous êtes
01:04:29c'est l'inverse
01:04:30si si je le connais bien
01:04:32c'est le département
01:04:33le plus riche de France
01:04:34en termes de budget
01:04:36de politique de la ville
01:04:37de subvention publique
01:04:38alors moi je veux bien
01:04:39effectivement
01:04:39qu'il y ait des problèmes
01:04:40et il y a des problèmes
01:04:41et il y a des problèmes
01:04:42et on en connaît tous
01:04:44mais quand vous allez
01:04:45justement aggraver
01:04:47ces problèmes
01:04:47parce que vous allez saccager
01:04:48parce que vous allez
01:04:49agresser des professeurs
01:04:50parce que vous allez
01:04:51tirer aux mortiers
01:04:52sur des pompiers
01:04:53ou des policiers
01:04:54en quoi ça améliore
01:04:56votre situation
01:04:56en quoi ça va faire
01:04:57que vous allez
01:04:58en rien
01:04:58ça la dégrade
01:04:59donc ça la dégrade
01:05:00donc évitez
01:05:02évitez de jeter
01:05:03de l'huile sur le feu
01:05:04si vous avez
01:05:04un casque blanc
01:05:05c'est pas de l'huile sur le feu
01:05:07c'est de dire
01:05:07un casque blanc
01:05:08ça reste un casque
01:05:09un casque blanc
01:05:10ça reste un casque
01:05:12et on sait très bien
01:05:13ce que ça signifie
01:05:13dans votre bouche
01:05:14et malheureusement
01:05:15un symbole pacifique
01:05:16malheureusement
01:05:17j'ai pas de boule de cristal
01:05:19madame Simonnet
01:05:19j'ai pas de boule de cristal
01:05:21mais je sais que demain
01:05:22ce sera l'horreur
01:05:22je sais que demain
01:05:23il y aura de la casse
01:05:24je sais qu'il y aura
01:05:24des policiers
01:05:25qui seront malmenés
01:05:26je sais qu'il y aura
01:05:26c'est pas à souhaiter
01:05:28quand même
01:05:28je ne souhaite pas
01:05:30mais les appels
01:05:31les appels qui sont faits
01:05:32je ne l'ai pas
01:05:32monsieur Tréhard
01:05:34je ne le souhaite pas
01:05:35mais malheureusement
01:05:36les appels qui sont faits
01:05:37par Jean-Luc Mélenchon
01:05:38et par vos collègues
01:05:39d'extrême gauche
01:05:40vont inciter des gens
01:05:41à passer à l'acte
01:05:42non alors non
01:05:43et puis écoutez
01:05:45c'est pas moi
01:05:46qui ferai l'avocate
01:05:47de Jean-Luc Mélenchon
01:05:47mais je ne l'ai pas entendu
01:05:48appeler à la violence
01:05:49je l'ai au contraire
01:05:49entendu à dire
01:05:51voilà comme l'ont dit
01:05:52les syndicats d'enseignants
01:05:54comme l'ont dit
01:05:54les associations
01:05:56de parents d'élèves
01:05:57nous parents
01:05:57on prend nos responsabilités
01:05:58on propose vraiment
01:05:59un mouvement des darons
01:06:00des darons
01:06:00figurez-vous
01:06:01pour être là
01:06:02pacifiquement
01:06:03dans les manifestations
01:06:03parce qu'on est fier
01:06:04du courage
01:06:06de notre jeunesse
01:06:06qui se mobilise
01:06:07et on veut
01:06:09qu'elle cesse
01:06:09d'être méprisée
01:06:10parce que ce qui se passe
01:06:11depuis le début
01:06:12de ce mouvement
01:06:13c'est que tout est fait
01:06:14pour la dénigrer
01:06:15et pour la terroriser
01:06:16et moi j'ai reçu
01:06:18plein d'appels
01:06:19de parents
01:06:19qui à la fois
01:06:20souhaitaient que je sois là
01:06:21demain matin
01:06:22comme hier matin
01:06:23devant les établissements
01:06:24scolaires
01:06:24avec mon écharpe
01:06:25et moi je les invite
01:06:26à venir place de la République
01:06:28avec un foulard blanc
01:06:29pour pouvoir montrer
01:06:31c'est irresponsable
01:06:32si on est capable
01:06:33de faire une belle ligne
01:06:34et de soutenir
01:06:36cette mobilisation
01:06:36si demain il y a
01:06:37des jeunes blessés
01:06:38vous serez responsable
01:06:39moralement
01:06:39je ne suis pas pour
01:06:40qu'il y ait des jeunes blessés
01:06:41je ne suis pas pour
01:06:42si malheureusement
01:06:43il y en a
01:06:43vous serez responsable
01:06:44politiquement et moralement
01:06:45je veux que ce soit pacifique
01:06:46mais je veux que ce gouvernement
01:06:47entende
01:06:48et on parlait du budget
01:06:49la première mesure
01:06:50que doit prendre ce gouvernement
01:06:51c'est de renoncer
01:06:52à supprimer les postes
01:06:53dans l'éducation nationale
01:06:54c'est enfin
01:06:55sur ce point là
01:06:56c'est enfin de supprimer
01:06:57par cours sup
01:06:58et de mettre les moyens
01:06:59dans l'enseignement supérieur
01:07:00sur le sujet des postes
01:07:02dans l'éducation nationale
01:07:03encore une fois
01:07:04je suis tout sauf
01:07:05d'extrême gauche ou droite
01:07:06mais factuellement
01:07:07on doit se servir
01:07:09de la conséquence
01:07:10de la déprise démographique
01:07:11donc qu'on ait moins
01:07:12d'enfants par classe
01:07:13et par tout niveau
01:07:14en cohorte affichée
01:07:16pour augmenter
01:07:17le taux d'encadrement
01:07:18et améliorer
01:07:19le taux d'encadrement
01:07:19dans nos écoles
01:07:20et c'est d'ailleurs
01:07:20ce que je vous ai dit
01:07:21ce que j'ai fait moi-même
01:07:21en revendication
01:07:22sur ma...
01:07:23laissez-moi parler
01:07:24c'est insupportable en fait
01:07:26je suis en plus
01:07:26en train d'aller
01:07:27sur un sujet important
01:07:28de revendication
01:07:29précisément
01:07:29les 1580 000 euros
01:07:30moi je suis pour
01:07:31qu'on ne les supprime pas
01:07:32et d'ailleurs
01:07:32c'est ce qu'on avait fait
01:07:33quand on était à Matignon
01:07:34on avait permis
01:07:35alors qu'il y avait
01:07:36une déprise démographique
01:07:37et moins d'élèves
01:07:37on avait projeté
01:07:39plus de recrutement
01:07:40c'est concret
01:07:41et je vous le dis
01:07:41non seulement
01:07:41quand on était à Matignon
01:07:42et qu'on l'avait fait
01:07:43avec Gabriel Lattel
01:07:43vous êtes toujours à Matignon
01:07:44votre famille politique
01:07:45est toujours à Matignon
01:07:46clairement pas
01:07:46quand on augmente les impôts
01:07:47Sébastien Lecornu
01:07:48n'est pas...
01:07:49et donc attendez
01:07:50je ne sais pas faire
01:07:51les deux en stéréo
01:07:51vous êtes dans l'opposition
01:07:52vous allez faire les trois
01:07:55parce que là
01:07:55c'est une révélation
01:07:56je ne suis pas au gouvernement
01:07:57je suis députée
01:07:58même qu'elle était prête
01:07:59à voter
01:08:00elle est prête à voter
01:08:01pour annuler
01:08:02la suppression de trois
01:08:03je ne vais pas faire
01:08:04à l'Assemblée Nationale
01:08:05de l'ERN
01:08:08attendez
01:08:08Pris-Catelot
01:08:09vous avez été ministre
01:08:12pendant combien de temps ?
01:08:13pendant un an
01:08:13pendant un an
01:08:14qui était le ministre
01:08:16de la Défense
01:08:17des Armées
01:08:17à ce moment-là ?
01:08:18Monsieur Lecornu
01:08:18j'étais même sous sa tutelle
01:08:20quand j'étais à la jeunesse
01:08:21et aujourd'hui
01:08:22que Monsieur Lecornu
01:08:23et Premier Ministre
01:08:23et que vous vous êtes députée
01:08:24et je ne suis pas au gouvernement
01:08:24plus aucun rapport avec
01:08:25mais bien sûr que non
01:08:26mais je ne suis pas
01:08:26vous êtes renaissance
01:08:28il est renaissance
01:08:28vous vous présentez
01:08:29Maxime Suitek
01:08:30je ne suis pas au gouvernement
01:08:31c'est factuellement vrai
01:08:32ah bah oui
01:08:33ça d'accord
01:08:34et c'est bien la raison
01:08:37et vous ne soutenez pas
01:08:38ce gouvernement
01:08:39même vous
01:08:40vous ne me laissez pas
01:08:41placer une phrase
01:08:41c'est quand même dingue
01:08:42Monsieur Suitek
01:08:43que Monsieur Oudou
01:08:44ne le fasse pas
01:08:44et que Madame Simonnet
01:08:45ok mais pas vous
01:08:46pas vous Monsieur Suitek
01:08:47vous êtes quand même
01:08:48de la même famille politique
01:08:49ah bah non mais c'est incroyable
01:08:50même famille politique
01:08:51mais bien sûr
01:08:52et c'est ce que je viens de répondre
01:08:53mais parce que comme vous parlez
01:08:54en même temps
01:08:55on n'arrive même pas
01:08:56à entendre la fin de ma phrase
01:08:57donc je vais parler plus doucement
01:08:58comme ça on va juste
01:08:59peut-être baisser le niveau
01:09:00et donc Monsieur Traillère
01:09:01je vais finir ma phrase
01:09:02vous allez voir
01:09:04donc je le redis
01:09:05calmement
01:09:06il n'y a pas de scoop
01:09:07factuellement
01:09:07je ne suis pas au gouvernement
01:09:08je suis députée
01:09:10et oui je ne suis pas d'accord
01:09:11avec l'ensemble des mesures
01:09:12qui peuvent être dans les budgets
01:09:13depuis maintenant trois ans
01:09:14est-ce que j'étais pour
01:09:15les augmentations de Monsieur Barnier ?
01:09:16Non
01:09:16et d'ailleurs je l'ai exprimé
01:09:17est-ce que j'étais pour
01:09:18l'abrogation de la réforme
01:09:19des retraites
01:09:19de Monsieur Locornu ?
01:09:20Non
01:09:21et d'ailleurs je me suis exprimé
01:09:22pour autant
01:09:22est-ce que j'ai menacé le gouvernement ?
01:09:24est-ce que j'ai empêché
01:09:24les débats sur le budget ?
01:09:25Non
01:09:26et d'ailleurs j'ai essayé
01:09:26de les améliorer
01:09:27par voie d'amendement
01:09:28et nous sommes la seule
01:09:29et unique famille politique
01:09:30à ne pas avoir bloqué
01:09:32menacé
01:09:32et avoir fait des compromis
01:09:33pour les deux derniers budgets
01:09:34et c'est ce qu'on va continuer
01:09:35à faire sur ce budget-là
01:09:36excusez-moi
01:09:37mais c'est ainsi
01:09:37maintenant ce que je suis en train de dire
01:09:39sur un sujet extrêmement important
01:09:40qui relève
01:09:40d'une revendication étudiante
01:09:42et de nos lycéens
01:09:43et des parents
01:09:43et des enseignants
01:09:44c'est sur le sujet
01:09:45du personnel éducatif
01:09:47et donc oui
01:09:48il ne faut pas considérer
01:09:49que parce qu'il y aurait
01:09:49moins d'enfants
01:09:50moins d'élèves
01:09:51alors il faudra en profiter
01:09:52pour avoir
01:09:53moins de personnel éducatif
01:09:54aussi bien
01:09:55les personnes dans leur globalité
01:09:56que les enseignants
01:09:57et c'est ce que nous avons fait
01:09:59nous quand on était à Matignon
01:10:00avec Gabriel Attal
01:10:00il y avait moins d'enfants
01:10:02moins d'élèves
01:10:02et nous avons projeté
01:10:03plus de recrutement
01:10:04c'est factuel
01:10:05il y a quelque chose
01:10:06je voudrais vous interpeller
01:10:08Jean-Michel Blanquer
01:10:09a été le ministre
01:10:10de l'éducation nationale
01:10:12pendant 5 ans
01:10:12on s'aperçoit aujourd'hui
01:10:14que beaucoup
01:10:15des mécontentements
01:10:16sinon des colères
01:10:17qui sont exprimées
01:10:18sont dus
01:10:20ou prennent leur source
01:10:21dans certaines des réformes
01:10:23faites par monsieur Blanquer
01:10:25j'entends
01:10:27et une des plus grandes
01:10:30une des plus grandes
01:10:32revendications
01:10:32c'est aussi
01:10:33un des plus grands mécontentements
01:10:34c'est aussi Parcoursup
01:10:37Parcoursup
01:10:38qui est un véritable casse-tête
01:10:39et c'est pour ça d'ailleurs
01:10:39que beaucoup de parents d'élèves
01:10:42soutiennent
01:10:42ou en tous les cas
01:10:43sont derrière
01:10:44leurs jeunes enfants
01:10:46enfin leurs enfants
01:10:47parce que
01:10:48personne n'y comprend rien
01:10:49vous voyez Yves Friart
01:10:51que vous trouvez des revendications
01:10:52audibles dans ce mouvement
01:10:53mais c'est bien de parler du fond
01:10:54mais là c'est bien de parler du fond
01:11:11Yves Friart se gauchise
01:11:12par cette atmosphère dégueulasse
01:11:13attendez on parle des revendications
01:11:14ça devient intéressant
01:11:15c'était pas intéressant
01:11:17c'est important qu'on puisse aussi
01:11:19parler des revendications
01:11:19des étudiants
01:11:20à la veille d'une manifestation
01:11:21importante
01:11:22qu'est-ce que vous dites de ça ?
01:11:23moi ce que je dis
01:11:23c'est que le vrai problème
01:11:25qu'on a eu sur l'éducation nationale
01:11:26au cours de ces dix dernières années
01:11:27c'est qu'on a changé
01:11:28trop souvent de ministre
01:11:29de l'éducation nationale
01:11:30avec
01:11:318 ministres
01:11:31et voilà
01:11:328
01:11:32encore un chiffre
01:11:33qui est très important
01:11:348 ministres de l'éducation nationale
01:11:35en moins de dix ans
01:11:36et à chaque fois
01:11:37avec des sujets
01:11:38qui étaient annulés
01:11:39ou revendiqués différemment
01:11:40d'un ministre à l'autre
01:11:41ça fait perdre la stratégie
01:11:42et c'est pour ça
01:11:43qu'on porte avec Gabriel Attal
01:11:45de façon extrêmement claire
01:11:46d'avoir
01:11:47dès 2027
01:11:48s'il est à l'Elysée
01:11:49d'avoir
01:11:50un ministre de l'éducation nationale
01:11:51pendant 5 ans
01:11:52et que ce ministre
01:11:53soit le premier des ministres
01:11:54au sein du gouvernement
01:11:55maintenant
01:11:56tout n'est pas ajouté
01:11:57dans ce qui a été fait
01:11:58par Jean-Michel Blanquer
01:11:59permettez-moi
01:11:59le dédoublement des classes
01:12:00et notamment
01:12:01ça a profité
01:12:02essentiellement et majoritairement
01:12:03aux quartiers populaires
01:12:05dans leur globalité
01:12:06les enfants des quartiers populaires
01:12:07ont le droit
01:12:07à la même attention
01:12:09que les autres
01:12:09monsieur Oudoul
01:12:10et sur Parcoursup
01:12:11j'entends les revendications
01:12:12certaines veulent l'arbreger
01:12:13mais sans dire
01:12:14par quoi ils veulent le remplacer
01:12:15donc ça pose quand même
01:12:16une question aussi
01:12:16vous avez une idée vous ?
01:12:17je pense qu'il faut surtout
01:12:18de l'améliorer
01:12:18il faut plus de transparence
01:12:19et plus de clarté
01:12:20et au-delà de Parcoursup
01:12:22il faut aussi pouvoir regarder
01:12:23aujourd'hui l'orientation
01:12:24qui est travaillée trop tard
01:12:25auprès de nos jeunes
01:12:25notamment au niveau du collège
01:12:27où on laisse croire
01:12:27qu'on pourrait faire
01:12:28toutes les filières possibles
01:12:30sans vraiment se rendre compte
01:12:32de ce que les filières
01:12:32sont capables d'offrir
01:12:33en termes de place
01:12:34et de capacité
01:12:34Daniel Simonnet
01:12:35c'est ça le problème aussi
01:12:37c'est le nombre de places
01:12:37et de capacités
01:12:38dans l'enseignement supérieur
01:12:39moi je suis psychologue
01:12:40de l'éducation nationale
01:12:41de métier
01:12:41d'accord ?
01:12:42de profession
01:12:43et je peux vous dire
01:12:44que d'année en année
01:12:45le nombre de psychologues
01:12:47de l'éducation nationale
01:12:48premier et second degré
01:12:49ne cesse de baisser
01:12:51il n'y a pas de recrutement
01:12:52il n'y a pas de revalorisation
01:12:53et tout l'accompagnement
01:12:55des jeunes
01:12:55dans la construction
01:12:57de leur parcours d'orientation
01:12:58se dégrade complètement
01:13:00Parcoursup
01:13:01c'est une gestion
01:13:02algorithmique
01:13:03de la pénurie
01:13:04le vrai problème également
01:13:05c'est que tant que vous
01:13:06ne créez pas plus de place
01:13:07dans l'enseignement supérieur
01:13:08avec les budgets
01:13:09que vous vous mettez en place
01:13:10ça va être compliqué
01:13:12parce que vos budgets
01:13:13sont des budgets d'austérité
01:13:14au lieu d'aller chercher l'argent
01:13:15vous aussi vous pouvez la parole
01:13:17en fait l'extrême gauche
01:13:17nous explique
01:13:18vous aussi vous pouvez
01:13:19permettre de prendre la parole
01:13:20un je ne suis pas
01:13:21d'extrême gauche
01:13:22voilà il y a l'extrême gauche
01:13:23dans ce pays
01:13:24c'est lutte ouvrière
01:13:25si vous voulez
01:13:26c'est voilà
01:13:26la députée
01:13:27respectez-la
01:13:27moi je suis députée
01:13:29de l'après
01:13:29la France insoumise
01:13:30non
01:13:33je suis députée
01:13:34de l'après
01:13:34membre du groupe
01:13:35écologiste et social
01:13:36voilà
01:13:36moi ce que je veux dire
01:13:37c'est que vous avez
01:13:38une responsabilité
01:13:38en tant que députée
01:13:39d'améliorer le budget
01:13:40la responsabilité
01:13:41que nous avons
01:13:42c'est de nous battre
01:13:43pour qu'il y ait bien
01:13:43plus de recettes
01:13:44et c'est ce que nous
01:13:46défendons à chaque fois
01:13:47dans ce budget
01:13:48pour arrêter de casser
01:13:50les services publics
01:13:51vous avez cassé
01:13:51l'enseignement supérieur
01:13:52et la recherche
01:13:53vous avez cassé
01:13:54l'éducation nationale
01:13:55vous avez cassé
01:13:56le financement
01:13:56de notre modèle social
01:13:57autour des trois dernières années
01:13:58des postes sans arrêt
01:13:59et quand vous parlez
01:14:00du dédoublement
01:14:01de TD
01:14:02c'est très intéressant
01:14:03parce que
01:14:05le dédoublement des classes
01:14:06était une très bonne chose
01:14:07le problème
01:14:08c'est qu'il s'est fait
01:14:08au détriment des autres classes
01:14:09c'est-à-dire que
01:14:10comme vous n'avez pas fait en sorte
01:14:11de suffisamment mettre
01:14:13d'effectifs enseignants
01:14:14à la hauteur
01:14:15et bien
01:14:16il y a d'autres classes
01:14:16où les situations
01:14:17se sont dégradées
01:14:18donc aujourd'hui
01:14:19il faut un budget
01:14:20qui permette véritablement
01:14:22à l'un fois
01:14:23dans le secondaire
01:14:25dans le primaire
01:14:25dans le secondaire
01:14:26et dans le supérieur
01:14:27d'avoir des postes
01:14:28suffisants
01:14:29d'enseignants
01:14:30et évidemment
01:14:31il faut créer
01:14:31de l'attractivité
01:14:32au métier
01:14:33or aujourd'hui
01:14:34nos enseignants
01:14:34sont les moins
01:14:35de l'Union Européenne
01:14:38il faut supprimer
01:14:40par cours sub
01:14:40c'est une spectatrice
01:14:41de l'action politique
01:14:42au métier
01:14:44vous au pouvoir
01:14:45il y a plus de proches
01:14:47en France
01:14:47un mandat unitaire
01:14:49vous au pouvoir
01:14:50il y a plus de proches
01:14:52pour faire avancer
01:14:53les sujets
01:14:54parce qu'effectivement
01:14:55il faut
01:14:55non
01:14:56mais c'est important
01:14:58parce qu'effectivement
01:14:59et je vais être aussi
01:15:00d'accord avec Priska Thévenot
01:15:01sur un point
01:15:02on a un vrai sujet
01:15:03on a un vrai sujet
01:15:06qui est
01:15:06la défense
01:15:07de l'école rurale
01:15:08et je sais
01:15:09de quoi je parle
01:15:09puisque dans mon département
01:15:11de Lyon
01:15:11la Macronie
01:15:13a fermé des classes
01:15:14à tour de bras
01:15:14tous les ans
01:15:15vous avez une angoisse
01:15:16c'est la carte scolaire
01:15:17la carte scolaire
01:15:18c'est
01:15:19la perte d'attractivité
01:15:21pour un village
01:15:22qui va perdre une classe
01:15:23ou qui va perdre son école
01:15:24c'est des conditions d'enseignement
01:15:26qui sont beaucoup plus difficiles
01:15:27parce que
01:15:27des kilomètres supplémentaires
01:15:29pour les enfants de la ruralité
01:15:30et ce qui est insupportable
01:15:31et là on parle d'inégalité
01:15:33le dédoublement des classes
01:15:34qui effectivement
01:15:35avait une vertu
01:15:36et moi j'entends
01:15:37effectivement
01:15:37qu'on favorise
01:15:38les enfants
01:15:38des quartiers dits prioritaires
01:15:40sauf que
01:15:40dans la ruralité
01:15:41vous fermez une classe
01:15:42quand elle est à 18
01:15:43dans les quartiers prioritaires
01:15:44ils ont la chance
01:15:45d'avoir un enseignant
01:15:47avec 12 élèves
01:15:4812, 13, 14
01:15:50et aujourd'hui
01:15:51ce que l'on observe
01:15:51mais oui
01:15:52mais excusez-moi
01:15:53c'est faux
01:15:53par contre sur la ruralité
01:15:55c'est vrai
01:15:55mais sur le 93
01:15:56c'est totalement faux
01:15:57ne me dites pas ça
01:15:59aussi je vais vous le dire
01:15:59le dédoublement des classes
01:16:01madame Simonnet
01:16:03madame Simonnet
01:16:03c'est pas des dédoublements
01:16:04de classes
01:16:05dans tous les niveaux
01:16:06évidemment
01:16:07il va falloir que vous alliez voir
01:16:09les mobilisations
01:16:09des lycéens
01:16:10en jeûne rurale
01:16:11parce qu'ils sont très mobilisés
01:16:12avec les mêmes revendications
01:16:13je vous ai pas attendu
01:16:14je connais bien le sujet
01:16:15dans ma circonscription
01:16:16vous avez des classes
01:16:17dans les quartiers prioritaires
01:16:18où vous avez 12, 13, 14 élèves
01:16:20et c'est très bien
01:16:21sauf que vous avez
01:16:23une injustice majeure
01:16:24pour les classes de la ruralité
01:16:25donc nous ce que nous souhaitons
01:16:26c'est préserver l'école rurale
01:16:28parce que l'école rurale
01:16:29non seulement
01:16:30c'est un principe d'égalité
01:16:31pour que tous les enfants
01:16:31de la République
01:16:32quel que soit leur lieu de résidence
01:16:34soient logés à la même enseigne
01:16:35et effectivement
01:16:36c'était un motif
01:16:37extrêmement de conflit
01:16:39de divergence
01:16:40avec Papendiaï
01:16:41puisque lui
01:16:41il avait effectivement
01:16:42mais donc vous rouvrez des classes
01:16:43vous rouvrez des classes
01:16:44et bien il faut rouvrir des classes
01:16:46dans certaines communes
01:16:48et aujourd'hui
01:16:48quand vous voyez
01:16:49que des départements
01:16:50sont vidés de leur classe
01:16:51et de leur attractivité
01:16:52ça pose un sérieux problème
01:16:54d'égalité
01:16:55des chances
01:16:56devant une offre éducative
01:16:57qui est de plus en plus rare
01:16:59il faut bien le dire
01:17:00juste à voir votre réaction
01:17:01sur un argument
01:17:01qui a été donné par le gouvernement
01:17:04pour supprimer précisément
01:17:05des postes d'enseignants
01:17:06ils disent que c'est parce que
01:17:08le nombre d'élèves
01:17:09se réduit
01:17:10la démographie baisse
01:17:12et donc
01:17:13qu'est-ce que vous en pensez ?
01:17:14C'est un argument
01:17:14qui ne tient pas de bout
01:17:15pourquoi
01:17:16vous avez vu les chiffres
01:17:18du classement PISA
01:17:19on a un niveau
01:17:22en mathématiques
01:17:23en lecture
01:17:24qui est affligeant
01:17:25on a 40% d'élèves
01:17:27qui entrent en 6ème
01:17:28qui ne savent ni lire
01:17:29ni écrire
01:17:30ni compter
01:17:30donc il ne faut pas
01:17:32moins de profs
01:17:32il ne faut pas plus d'élèves
01:17:34dans les classes
01:17:34il faut des classes
01:17:35à taille humaine
01:17:36donc il faut effectivement
01:17:37moins d'élèves
01:17:38Maxime vous a demandé
01:17:39s'il y avait
01:17:40avec vous au pouvoir
01:17:41il y aurait plus de profs
01:17:42vous avez dit pas moins
01:17:43plus ou pas ?
01:17:44On a moins d'élèves
01:17:45c'est la démographie
01:17:46c'est malheureux
01:17:47c'est comme ça
01:17:47les français font moins d'enfants
01:17:49donc on va voir
01:17:50ces prochaines années
01:17:51moins d'élèves
01:17:52mais il faut qu'on ait
01:17:53le même niveau
01:17:53Il faut juste modérer
01:17:54le côté moins d'élèves
01:17:55quand on regarde
01:17:56les chiffres
01:17:56aujourd'hui en réalité
01:17:57pour ce qui est du secondaire
01:17:59en lycée
01:18:00en réalité
01:18:00le nombre d'élèves
01:18:02a largement augmenté
01:18:04largement augmenté en lycée
01:18:05et j'en veux pour preuve
01:18:06qu'à Sens
01:18:08nous avons deux lycées
01:18:09sur un même site
01:18:10on a près de 3000 élèves
01:18:11effectivement les effectifs
01:18:13ne diminuent pas
01:18:13et l'une des revendications
01:18:15puisque si on peut parler
01:18:15des revendications
01:18:16que je porte avec les élus locaux
01:18:18c'est la construction
01:18:19d'un autre lycée
01:18:20qui permettrait
01:18:21de désengorger
01:18:22c'est une structure
01:18:24énorme
01:18:25qui concentre encore une fois
01:18:26tous les élèves
01:18:27du territoire
01:18:28qu'on ait un autre lycée
01:18:29à taille humaine
01:18:30dans le nord de Lyon
01:18:31ça, ça fait partie
01:18:31des revendications

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