- il y a 9 heures
- #sudradio
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-08##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-08##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Eric Olegas.
00:00:07Il est midi 14h, en ce jeudi 8 octobre 2026, je vous souhaite la bienvenue sur Sud Radio, la France
00:00:12est dans tous ses états.
00:00:13Bon appétit pour ceux qui sont à table, est-ce que jeudi c'est ma coronie, je ne sais pas,
00:00:16ça dépend des jours.
00:00:18L'actualité est fournie, nous sommes une époque, nous vivons une époque quand même très très très agitée, très animée,
00:00:25on pourrait dire ça depuis la nuit des temps.
00:00:26Mais là nous qui sommes à l'écoute en permanente de l'actualité, je veux vous dire qu'elle est
00:00:30fournie, qu'elle nous interpelle.
00:00:32Anissa Arfawi est à mes côtés, nous avons savamment préparé cette émission, elle et moi, dans un accord relatif, on
00:00:38n'est pas toujours d'accord et elle a toujours raison.
00:00:40Vous avez tout compris.
00:00:43Julien Delmacella devant sa vérifique console, une technicité pointue pour assurer la qualité d'une émission exemplaire par sa qualité
00:00:53technique, je dis bien.
00:00:54Et puis Zacharias Abrus, un des membres du commando 0826 est là et vous attend au 0826 300 300, parce
00:01:04que vous ne manquerez pas de nous faire part de vos émois, de vos joies, de vos colères.
00:01:08En tout cas vous aurez envie de réagir à l'actualité et aux informations qu'on va vous proposer aujourd
00:01:13'hui, qu'on va vous soumettre, qu'on va dispenser.
00:01:15Et puis Elvin est là, assis très sagement, l'œil très attentif et Elvin retranscrira sur le site web la
00:01:24totalité de ce programme qui va de midi à 14 heures.
00:01:29Alors, suppression du crédit d'impôt pour emploi à domicile, c'est une rengaine qui vient depuis longtemps.
00:01:34Les députés, pas tous, il y en a qui ne sont pas d'accord, s'attaquent à nos familles et
00:01:38à nos vieux.
00:01:39Il y a des gens, des personnes âgées qui ont besoin de ça, donc on va voir si c'est
00:01:44une bonne ou une injuste mesure.
00:01:45On sait qu'on a besoin de faire X milliards d'économies, 47, 53, 200, il y a 3600 milliards
00:01:50de dettes.
00:01:50Alors les économies, on peut y aller.
00:01:52Est-ce que c'est vraiment sur cette niche-là qu'il faut taper ?
00:01:54On verra ça avec Loïc Gobet, président de la FESP, Fédération des entreprises du service à la personne.
00:02:00Pas sûr que...
00:02:02Et on sait qu'Edouard Philippe a demandé à ses députés de ne pas retirer les 10% pour les
00:02:07retraités,
00:02:08parce que le retraité, ça vote, et les personnes âgées aiment bien Edouard Philippe.
00:02:13Donc il a peut-être peur de perdre des voix.
00:02:16Vous voyez, comme quoi tout est relatif.
00:02:18Nous recevrons de 13 à 14 heures la sénatrice de l'or, Nathalie Goulet,
00:02:23qui est une personnalité, j'allais dire, véhémente dans le combat contre la corruption,
00:02:28qui sont ceux qui veulent corrompre la France et qui corrompent déjà le monde.
00:02:32Elle est l'auteur d'un livre qui s'appelle La gangrène,
00:02:34« Comment l'argent sale pourrit le monde » aux éditions Amber Lafond.
00:02:38Et nous passerons une heure avec elle pour décrypter quels sont les mécanismes.
00:02:41On recevait l'autre jour Benjamin Cyr, c'était le narcotrafic international.
00:02:45Et puis aujourd'hui, on reçoit Nathalie Goulet pour la corruption en France et la gangrène de l'argent sale.
00:02:50Vous voyez, de ce côté-là, heureusement que nous avons des gens qui enquêtent
00:02:53et qui nous révèlent quelquefois des travers qui menacent notre société,
00:02:57qui menacent notre civilisation.
00:02:58Mais on est là pour les dénoncer et on est en première idée.
00:03:01Et puis, à Nissa...
00:03:02Eh bien, on va parler du dernier fantasme allemand, figurez-vous.
00:03:06L'extrême droite allemande souhaite récupérer l'Alsace-Lorraine.
00:03:10On parlera également des sportifs qui hésitent à parler politique aujourd'hui
00:03:13par peur de se faire démolir dès qu'ils prennent position.
00:03:16On reviendra également sur les boissons énergisantes Péricault.
00:03:18Derrière la promesse du coup de boost, le débat s'anime.
00:03:21Et puis, direction les coulisses du trafic de cigarettes
00:03:24pour comprendre ce qui se cache derrière les paquets vendus sous le manteau.
00:03:27Vous n'en êtes pas dans le trafic de cigarettes.
00:03:28Vous consommez un petit peu, mais bon, d'accord.
00:03:30Je voulais juste m'en assurer.
00:03:32Voilà le programme du jour.
00:03:33Sud Radio.
00:03:34La France dans tous ses états.
00:03:36L'humeur de Péricault.
00:03:38Pourquoi l'école de la République peut devenir le cimetière de la France ?
00:03:41Marre d'entendre partout hurler à roux sur Parcoursup.
00:03:45On s'en fout de Parcoursup.
00:03:46Ce n'est qu'un outil mal utilisé, certes.
00:03:48Mais le principe de la sélection reste incontournable.
00:03:50Vous voulez deux décisions politiques fortes et concrètes à prendre d'urgence ?
00:03:54Les voici.
00:03:54Un, suppression du baccalauréat qui est devenu un mensonge d'état
00:03:58et un crime contre la jeunesse.
00:04:00Deux, inscription de la formation professionnelle dans la Constitution
00:04:03pour qu'au moins 70% d'une classe d'âge ait un avenir assuré.
00:04:06Le reste, c'est du pipeau.
00:04:07Quand je dis inscrire dans la Constitution,
00:04:09comme on est sur une époque, on veut des grands principes.
00:04:11En tout cas, c'est de donner la priorité à cette formation professionnelle
00:04:14qui est la seule issue par laquelle l'univers scolaire pourra sortir
00:04:18du guépier dans lequel il est et apporter à ce pays
00:04:20la réponse qu'il a besoin au niveau de la formation professionnelle et de l'université.
00:04:24Les images de l'émeute lycéenne qui bouleversent ce pays
00:04:27et surtout le niveau des échanges qui nourrissent le débat public.
00:04:31Et l'actualité, depuis quelques jours, témoigne de l'effondrement de notre société.
00:04:34L'école, qui fut longtemps le socle fondamental des gloires de la France
00:04:38et du génie français, est en passe de devenir la fausse commune
00:04:41d'un idéal républicain déserté, trahi et souillé par cela même
00:04:45dont la mission démocratique était de le préserver.
00:04:48Que s'est-il passé ?
00:04:49En 1959, la scolarité obligatoire est portée à 16 ans.
00:04:52Cela devenait urgent car l'accès au savoir est un droit constitutif
00:04:55de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.
00:04:58Dans les années 60, de plus en plus d'enfants des classes populaires
00:05:01accèdent au secondaire puis progressivement au lycée et à l'université.
00:05:05On assiste de fait, et c'est normal et tant mieux, à une massification du système scolaire.
00:05:09C'est peut-être là, faute d'avoir su encadrer et planifier ce séisme naturel
00:05:13que la machine scolaire a commencé à déconner.
00:05:16Cet élément est essentiel pour comprendre la baisse de certains indicateurs de niveau.
00:05:20On ne mesure plus la même population.
00:05:23Une école qui sélectionnait fortement les élèves avant le secondaire
00:05:26pouvait afficher de très bons résultats parmi ceux qui étaient restés dans le système.
00:05:30Quand quasiment toute une classe d'âge est scolarisée jusqu'à 16 ans, puis davantage,
00:05:34elle accueille mécaniquement beaucoup plus d'élèves en difficulté.
00:05:37Cela ne signifie pas que le niveau n'a pas pu se dégrader.
00:05:40Cela veut simplement dire qu'il faut éviter de confondre massification et dégradation pédagogique.
00:05:45Au lieu de clarifier les enjeux et de consolider l'idée
00:05:48que cette massification devait être orientée en fonction des besoins du pays et de la population,
00:05:53la classe politique et les autorités éducatives ont préféré basculer dans l'idéalisme.
00:05:57Les principes ont été dissociés de la réalité.
00:06:00Nous le payons très, très cher aujourd'hui.
00:06:02Mai 68 a indéniablement modifié la conception de l'autorité, du maître et de l'élève,
00:06:07mais, dans le mauvais sens, l'ancien modèle scolaire, loin d'être parfait,
00:06:11reposait largement sur l'autorité du professeur, la discipline, l'apprentissage méthodique,
00:06:15la mémorisation des programmes structurés, une forte sélection et une orientation précoce
00:06:20avec une distinction nette entre le rôle de l'école et celui de la famille.
00:06:24L'essentiel était sauf, sauf, pour preuve, cette statistique aussi édifiante que douloureuse.
00:06:29En 1970, écoutez-moi bien, 17% des étudiants en grandes écoles provenaient des classes sociales les moins favorisées.
00:06:36Autrement dit, un fils d'ouvrier avait plus de chances d'entrer à Polytechnique qu'aujourd'hui.
00:06:41Ces étudiants ne sont plus aujourd'hui que 5%.
00:06:44L'évolution des mœurs inhérentes à toute société de consommation,
00:06:48l'arrivée de la télévision qui capte ou détourne les attentions désormais soumises aux influences cathodiques,
00:06:53suggère alors l'idée que l'école doit davantage favoriser l'épanouissement de l'enfant,
00:06:57développer son autonomie, tenir compte de ses intérêts, réduire les rapports hiérarchiques,
00:07:01privilégier certaines formes de pédagogie active, démocratiser l'accès au savoir.
00:07:05Sur le papier, c'est adorable. Sur le terrain, c'est un fiasco.
00:07:08L'introduction de l'écran sous toutes ses formes dans la scolarité,
00:07:12tant vantée par le ministre socialiste de l'éducation nationale Caudalègue,
00:07:15apparaît bien vite comme un fléau, car non maîtrisé.
00:07:18Celle de l'intelligence artificielle, encore moins jugulée, annonce quant à elle le coup de grâce.
00:07:22Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, râble et réveille-toi, ils sont devenus cons.
00:07:27Pas besoin de rapports PISA pour constater la décérébration d'une population scolaire
00:07:30jetée en pâture au consumérisme numérique et sociétal sous toutes ses formes.
00:07:34La réalité est là et pas ailleurs.
00:07:36Et pourtant, ce vieux et grand pays, encore plein de ressources, regorge d'énergie et de talent,
00:07:40à condition que l'école lui fournisse les citoyennes et les citoyens nécessaires à sa grandeur.
00:07:44Nos élites trouveront-elles d'elles-mêmes l'issue de secours ?
00:07:47Ou faudra-t-il passer par le chaos pour qu'elles dégagent ?
00:07:50La donnée est très simple et je conclue là-dessus.
00:07:52Immigration, université, même combat.
00:07:54La France ne peut et ne doit accueillir que ceux à qui elle garantit des conditions de vie
00:07:59et un avenir conforme à ses valeurs et surtout à ses besoins.
00:08:02Envoyer des enfants dans le mur en ruinant le pays parce qu'on n'a pas eu le courage de
00:08:06les orienter vers la bonne filière au moment opportun
00:08:08relève aujourd'hui de la haute trahison.
00:08:10Pour l'instant, c'est le peuple français qui paye la facture.
00:08:13Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile est dans le viseur de plusieurs députés.
00:08:17Réduire cette aide, est-ce vraiment faire des économies au risque de fragiliser les familles et les emplois ?
00:08:22Sachez que vous pouvez déjà réagir en nous appelant au 0826 300 300.
00:08:26En tout cas, nous allons en parler avec Loïc Gobet, président de la Fédération des entreprises de service à la
00:08:32personne,
00:08:32dans quelques instants sur Sud Radio.
00:08:35Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:08:41Supprimer, raboter ce CISAP, en tout cas le raboter, ça ferait flamber le travail au noir.
00:08:50Moi, je pense à toutes ces personnes qui travaillent à domicile, qui viennent nous voir dans le permanence et qui
00:08:54nous disent
00:08:55« Pendant des années, j'ai eu une carrière hachée, oui j'ai fait du noir, et maintenant j'ai
00:08:58une carrière hachée,
00:08:59et je vais avoir une toute petite retraite, ou j'ai une toute petite retraite à cause de ça. »
00:09:04Aujourd'hui, ce dispositif rembourse un sacré pourcentage des dépenses éligibles dans la limite des plafonds
00:09:10et plusieurs députés aujourd'hui veulent raboter ce fameux crédit d'impôt pour faire des économies.
00:09:15Pour les ménages concernés, cela pourrait augmenter la facture et les conduire à réduire leurs heures de ménage
00:09:20ou d'autres services à domicile.
00:09:21Pour en parler, nous avons Loïc Gobet avec nous, président de la Fédération des entreprises de service à la personne.
00:09:27Bonjour Loïc Gobet, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio pour traiter de ce sujet qui concerne
00:09:34beaucoup plus de monde
00:09:35qu'on le pense et qui peut créer de vrais problèmes à une certaine partie de notre population.
00:09:41On sait que ça fait longtemps qu'une partie de la classe politique, c'est la chasse aux niches.
00:09:46Donc à un coup, tel privilège, c'est un coup tel l'autre.
00:09:50Les 10% d'abattement sur les retraités dont on apprend que certains députés d'horizon disent non
00:09:54parce qu'on soupçonne que ça peut toucher des électeurs de M. Édouard Philippe.
00:09:58Et là, évidemment, c'est la niche sur l'emploi à domicile.
00:10:04Cette niche d'emploi à domicile, est-ce qu'elle crée des emplois et des richesses telles qu'on nous
00:10:10le dit ?
00:10:10C'est un vrai avantage pour l'économie de la France ?
00:10:15C'est évidemment un avantage pour l'économie de la France parce qu'il faut savoir qu'il y a
00:10:19à peu près un Français sur six
00:10:21aujourd'hui qui fait appel à un service à la personne parmi les 26 métiers des services à la personne.
00:10:27Ça représente plus d'un million et demi d'emplois créés, déclarés, qui payent des cotisations.
00:10:35Ça paye aussi, ça fait rentrer des subsides dans les caisses de l'État, avec la TVA,
00:10:41avec toutes les cotisations diverses et variées auxquelles sont soumises les entreprises, mais aussi les ménages.
00:10:46Donc évidemment, ça a une valeur pécuniaire pour l'État.
00:10:50Mais ça a aussi une valeur sociétale, parce que ce sont ces services qui permettent à un parent de pouvoir
00:10:57aller travailler
00:10:58et donc de créer de la richesse pour le pays.
00:11:01Ça permet à un aidant de ne pas s'occuper, de ne pas arrêter de travailler parce qu'il doit
00:11:06accompagner un parent âgé.
00:11:08En fait, on est une structure invisible de la société.
00:11:11Tant qu'on tient, on ne nous voit pas.
00:11:14Et aujourd'hui, parce qu'on ne nous voit pas, on se dit, tiens, et si ça pouvait être la
00:11:18variable d'ajustement du budget ?
00:11:19Ce n'est pas très raisonnable.
00:11:21Leïc Gobey, quelles sont les principales activités qui rentrent dans cette forme d'emploi à domicile ?
00:11:25C'est d'abord les personnes âgées peut-être, ou des activités ménagères dans les familles, ou la garde d
00:11:30'enfants ?
00:11:31On a trois grands pôles dans les services à la personne qui vont du début à la fin de la
00:11:35vie.
00:11:36On a l'accompagnement de la garde d'enfants, que ce soit en milieu collectif ou alors au domicile des
00:11:41parents.
00:11:42Ça poursuit avec le soutien scolaire, par exemple, puis l'entretien du cadre de vie pour les actifs,
00:11:48le ménage, le jardinage, le petit bricolage, et après toutes les activités liées à l'autonomie, à la dépendance, à
00:11:54l'accompagnement du handicap.
00:11:55Donc on couvre tous les aspects de la vie des Français, de la naissance jusqu'à la fin de la
00:12:00vie.
00:12:00Donc on peut dire que ça facilite, ça permet, j'allais dire, le fonctionnement familial, l'organisation d'une vie
00:12:06familiale, d'une vie professionnelle.
00:12:08Il y a des gens sans cette aide qui vont voir leur vie quotidienne bouleversée, voire traumatisée.
00:12:15Exactement. En fait, ce que je vous disais, on est l'espèce d'échafaudage de la société.
00:12:20C'est-à-dire que grâce à nous, une grande partie du reste des piliers économiques du pays continue à
00:12:27travailler, continue à produire.
00:12:29Donc sans nous, ça va aussi impacter les autres secteurs d'activité.
00:12:35Ce crédit d'impôt remonte à quand ? Qui en fut le concepteur ?
00:12:39C'est Jean-Louis Borloo, en 2005, qui avait pour ambition de faire disparaître le travail dissimulé,
00:12:48de rendre de la dignité essentiellement aux femmes, puisque c'était principalement, ça l'est encore aujourd'hui,
00:12:55les femmes qui travaillent dans nos secteurs d'activité.
00:12:57Aujourd'hui, revenir sur ce dispositif, c'est prendre le risque de replonger ces salariés dans une espèce de précarité
00:13:07et puis leur faire disparaître une certaine dignité.
00:13:11Loïc Gobet, je vais demander à Anissa Arfawi de nous faire un petit rappel historique des aides à domicile avec
00:13:16crédit d'impôt.
00:13:17Bien sûr, alors vous avez parlé de Jean-Louis Borloo, mais en fait l'aide à domicile ne date pas
00:13:22d'hier ni de Borloo.
00:13:23Elle est née à la base en 1945.
00:13:26La France sort alors de la guerre et dans les campagnes, des familles ont besoin d'un coup de main
00:13:30pour faire face au quotidien.
00:13:31Et là, vous avez deux militants du mouvement familial rural, François Romatif et Marie Godineau, rendons hommage,
00:13:37lancent alors une première association à communer près de Lyon.
00:13:40Et là, c'est le début du réseau qui deviendra l'ADMR.
00:13:43Leur idée est simple, aider les familles à la maison et créer des emplois sur place,
00:13:47notamment pour les jeunes femmes des villages.
00:13:49On part donc d'une initiative associative, d'une solidarité de proximité en gros.
00:13:53Voilà en tout cas pour l'acte de naissance du crédit d'impôt.
00:13:56Ensuite, on va dire que le grand tournant fiscal, lui, arrive fin 1991.
00:14:02L'État crée une réduction d'impôt, 50% des dépenses d'emploi à domicile dans la limite d'un
00:14:07plafond.
00:14:07Il s'agit alors de rendre ces services plus accessibles et d'encourager les emplois déclarés, bien sûr,
00:14:13seulement pour en profiter, en tout cas d'une réduction d'impôt,
00:14:16et bien encore, faut-il payer suffisamment d'impôt ?
00:14:18Sur cette idée, en 2005, Jean-Louis Borloo lance son plan pour développer les services à la personne.
00:14:23C'est notamment la création du CESU, tel que vous le connaissez,
00:14:26qui simplifie les démarches pour employer quelqu'un chez soi.
00:14:29Et à partir de 2007, le crédit d'impôt s'ouvre à certains actifs.
00:14:32Ensuite, une autre étape, 2017, il est généralisé, notamment retraité non imposable.
00:14:38Cette fois, même quand vous ne payez pas d'impôt, vous pouvez recevoir un remboursement.
00:14:42Et puis, en 2022, il y a eu l'avance immédiate qui s'est déployée.
00:14:46Pour certaines prestations, vous payez même directement votre part sans attendre le remboursement.
00:14:49Mais tout ça, c'était avant, puisqu'aujourd'hui, tout risque bien de basculer et de changer.
00:14:53Le IGOB, en quoi consiste concrètement cette niche fiscale ?
00:14:59C'est un pourcentage ? C'est une somme ? C'est étudié selon les cas, selon le nombre d
00:15:04'enfants ou l'âge de la personne ?
00:15:07Aujourd'hui, le crédit d'impôt, il est à hauteur de 50% des sommes dépensées dans la limite de
00:15:13certains plafonds en fonction des activités.
00:15:15Ah oui, oui.
00:15:17Ça ne fait que rendre accessible le service.
00:15:21Ce n'est pas une niche fiscale au sens où quelqu'un pourrait profiter de ça pour se payer un
00:15:28prof de salsa à la maison ou un chef particulier.
00:15:31Ce n'est pas ça, les services à la personne.
00:15:32Les services à la personne, c'est les services du quotidien.
00:15:35Vraiment, je leur dis, c'est la garde d'enfants à domicile, c'est l'entretien du cadre de vie,
00:15:40c'est l'accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
00:15:44On est d'accord que l'économie, par rapport au trou dans la caisse de la République, c'est assez
00:15:50dérisoire par rapport aux avantages que ça apporte.
00:15:53C'est un bout de chandelle aujourd'hui, cette économie.
00:15:57On ne nie pas que c'est une dépense, ou en tout cas, c'est une politique qui a été
00:16:01mise en place.
00:16:02Le crédit d'impôt au service à la personne, c'est 7 milliards.
00:16:05Par contre, ce n'est pas 7 milliards de dépenses, c'est 7 milliards de crédits d'impôt qui sont
00:16:11compensés par d'autres recettes
00:16:13qui sont induites par cette activité économique.
00:16:17Donc, ne voyons pas que la dépense, voyons aussi ce que ça rapporte.
00:16:21Et c'est un des rares secteurs, malheureusement, qui fonctionne bien aujourd'hui.
00:16:25C'est un dispositif qui fonctionne, qui est utilisé, qui se développe parce que les gens font de plus en
00:16:31plus appel à nos services
00:16:33parce que ça répond à un besoin dans l'organisation de la vie familiale.
00:16:38Donc, s'il vous plaît, ne touchons pas à quelque chose qui fonctionne.
00:16:43Quand la gauche, Loïc Lebet, nous dit, la gauche un peu radicale, nous dit que ça ne profite qu'aux
00:16:48riches, c'est un cliché ?
00:16:51Oui, c'est un cliché.
00:16:52C'est un cliché qui permet de faire passer un message politique.
00:16:57La réalité du terrain, c'est...
00:16:59Moi, par exemple, mon entreprise, elle est dans les Ardennes, à Charleville-Mézières,
00:17:04quand je vais aider une retraitée de 90 ans qui est toute seule, qui est la seule personne que l
00:17:11'on voit.
00:17:12Quand notre intervenante est la seule personne qu'elle voit de la journée, on ne peut pas parler de privilégié.
00:17:17Bien sûr. Est-ce que vous consentez ?
00:17:19Je suppose que, ce n'est pas qu'on va rentrer dans une négociation, mais bon, il va y avoir
00:17:23un débat parlementaire.
00:17:25Il est évident que tous les parlementaires, tous les députés ne sont pas favorables à cette mesure.
00:17:29Est-ce qu'il y aurait moyen de, j'allais dire, l'adapter plus à la réalité, de la moderniser,
00:17:36de l'élaguer un petit peu,
00:17:37où elle est parfaite comme ça, où il y a toujours une façon d'améliorer ce genre de dispositif ?
00:17:42Il y a toujours moyen d'améliorer.
00:17:44On a toujours été à la disposition, et des parlementaires et du gouvernement, pour étudier toutes les opportunités.
00:17:50On pourrait, pour nous, le taux de crédit d'impôt, c'est vraiment ce qui maintient le secteur.
00:17:56Par contre, on n'est pas complètement fermé à étudier, par exemple, les plafonds.
00:18:00Bien sûr.
00:18:02Ils visent quoi, là, concrètement ? Une réduction partielle, je crois que c'est un...
00:18:05Là, on passerait de 50% à 40% du crédit d'impôt.
00:18:10Ah, c'est quand même... ça peut être lourd sur certains budgets.
00:18:13Exactement.
00:18:14Ce n'est pas sans conséquences.
00:18:16Et nous, ce qu'on reproche essentiellement, c'est le fait de pouvoir prendre une décision qui va avoir un
00:18:21impact fort,
00:18:21sans en mesurer les conséquences.
00:18:23Mesurons les conséquences, et discutons-en.
00:18:25Loïc Gommet, vous êtes mobilisé, vous êtes soutenu, je suppose.
00:18:29C'est une juste cause.
00:18:30Je pense que vous n'êtes pas sûr.
00:18:32Oui, on est soutenu.
00:18:34On a quand même beaucoup de parlementaires sur les bancs de l'Assemblée qui soutiennent notre secteur d'activité.
00:18:42Et vous aurez remarqué que le gouvernement, dans sa copie initiale, n'avait pas prévu ce rabot sur le crédit
00:18:49d'impôt.
00:18:49Donc, pour une fois, j'ai envie de dire, ça veut bien dire aussi qu'on a réussi à convaincre
00:18:55que notre secteur n'était pas un secteur de profiteurs,
00:18:58mais un secteur essentiel à l'économie du pays.
00:19:01Bon, merci d'avoir été en direct sur Sud Radio.
00:19:03Nous restons vigilants, bien entendu, sur l'évolution de ce projet législatif de suppression, ou en tout cas d'aménagement.
00:19:10Et bien entendu, on fera appel à votre connaissance, Loïc Gommet, si l'affaire devait se compliquer.
00:19:15A très bientôt sur Sud Radio.
00:19:16Merci, au revoir.
00:19:17A suivre sur Sud Radio, nous allons parler de la dernière lubie de l'extrême droite allemande qui lorne sur
00:19:22l'Alsace-Lorraine.
00:19:23On s'intéressera également aux sportifs qui hésitent désormais à parler politique par peur de se faire attaquer.
00:19:29Au programme également, les boissons énergisantes pour garder de plus près la promesse du coup de boost.
00:19:34Et on finira sur les coulisses du trafic de cigarettes, ce qui se cache derrière les paquets vendus sous le
00:19:38manteau.
00:19:39C'est à suivre sur Sud Radio.
00:19:41La France dans tous ses états.
00:19:43Nous poursuivons juste un instant cet échange avec Loïc Gommet sur le retrait de la niche fiscale sur les aides
00:19:50à domicile.
00:19:50Parce que nous avons Pauline qui nous appelle de Palavas-les-Flots et qui, elle, trouve cette histoire aussi hallucinante.
00:19:56On vous écoute, Pauline, rapidement.
00:19:57Oui, oui, écoutez, c'est de l'humain.
00:20:00On parle de personnes qui sont âgées, qui ne peuvent plus bouger, des personnes qui ont des tumeurs, des personnes
00:20:05qui ont des scléroses en plaques, des personnes, voilà.
00:20:07Et ces personnes-là ne peuvent plus travailler, elles n'ont rien pour vivre, absolument rien.
00:20:11Donc si on baisse ces aides-là, mais elles vont devenir quoi, quoi ?
00:20:14Nous, on est le seul lien avec l'extérieur.
00:20:18La majorité des personnes n'ont plus de famille, ou bien elles ont des familles qui ne peuvent pas tout
00:20:22faire.
00:20:22C'est le dernier fil qui permet à ces personnes d'avoir du lien social, du relationnel.
00:20:28Et nous-mêmes, ça nous fait vivre parce que nous, on aime ça, on aime l'humain.
00:20:31Donc si cet état veut tuer ça, mais où est-ce qu'on va, quoi ?
00:20:34C'est à se demander si les parlementaires qui ont demandé cette suppression de crédit d'impôt ont bien pris
00:20:39connaissance du dossier, de la réalité.
00:20:41En tout cas, merci Pauline pour votre témoignage, effectivement.
00:20:44Et comme le disait Loïc Gobé, c'est une mesure qui apporte vraiment une aide et un soutien logistique à
00:20:50beaucoup de familles françaises.
00:20:51Ça serait une aberration, quel que soit le prix que ça coûte de la supprimer.
00:20:54Et en plus, ça crée des emplois.
00:20:57Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
00:21:14Alors, vous avez reconnu une marche militaire allemande de la Wehrmacht qui s'appelle Erika, qui nous rappelle des périodes
00:21:20douloureuses.
00:21:20Mais c'est à se demander si on ne va pas retrouver à un moment donné une tension avec l
00:21:24'Allemagne,
00:21:24puisque le parti AFD, qui a gagné les élections dans un land de Saxe, a tout simplement émis une carte
00:21:32de la Nouvelle-Allemagne,
00:21:33dans laquelle il réintègre l'Autriche, une partie du Luxembourg et surtout l'Alsace et la Lorraine.
00:21:42Très exactement, l'Alsace, c'est-à-dire les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin,
00:21:46et une moitié du département de la Moselle, telle qu'elle avait été intégrée au deuxième Reich allemand par Bismarck
00:21:52en 1870 après la défaite de la France.
00:21:55Et ces deux régions, qui étaient devenues françaises en 1660, étaient redevenues allemandes en 1870.
00:22:02pour redevenir françaises en 1918, pour redevenir allemandes en 1940,
00:22:07puisqu'Hitler les avait réintégrées au troisième Reich, et redevenir françaises en 1944.
00:22:12J'ai connu, moi, des gens qui étaient nés allemands, qui étaient membres français, d'autres qui étaient membres français,
00:22:16qui étaient nés allemands.
00:22:16Enfin bon, extraordinaire.
00:22:17Et là, l'AFD, c'est Génération Deutschland, qui est le mouvement de jeunesse de l'AFD,
00:22:23et bien met ça à son programme, parce qu'il faut, écoutez, la formule est très simple,
00:22:28Il faut rassembler le peuple allemand dans une seule entité géographique et populaire.
00:22:34Le slogan d'Hitler, c'est « Ein Reich, ein Volks, ein Führer ».
00:22:40Alors là, on n'a pas la partie « Ein Führer », mais on a la partie « Ein Reich,
00:22:43ein Volks, un État et un peuple ».
00:22:46Très inquiétant de la part de ce parti qui est en train de gagner des voix en Allemagne.
00:22:51Est-ce qu'on va devoir remettre une ligne Maginot ?
00:22:53Voilà, est-ce que la ligne bleue des Vosges ?
00:22:55Moi, pour ma part, je veux bien écouter la musique Erika,
00:22:58qui a l'air chère au cœur de M. Luca Maurice Stroff,
00:23:02le leader de Génération Deutschland.
00:23:04Pour ma part, je préfère écouter cette chanson-là.
00:23:06« Vous n'aurez pas la source et la lorraine,
00:23:10mais n'allez-vous nous resterons français ?
00:23:15Je n'os avais plus, j'ai un disais la plaine,
00:23:19mais notre cœur, vous n'aurez jamais. »
00:23:24Alors, Alissa ?
00:23:25Ce qui m'angoisse, c'est plus la tournure que prend le pays.
00:23:29Ça m'angoisse, même moi, sportif de haut niveau.
00:23:31C'est-à-dire ?
00:23:32Ça m'angoisse de voir tout ça,
00:23:35la montée des extrêmes, ça me fait flipper, ouais.
00:23:38Des extrêmes ?
00:23:39Ouais.
00:23:41Des deux extrêmes ?
00:23:42De l'extrême droite.
00:23:43Alors, Alissa, on avait déjà évoqué ce sujet,
00:23:46Teddy Rinière, qui proposition avec Elvin,
00:23:48qui était venu nous faire une perle.
00:23:51Et ce sujet revient sur le devant de la scène.
00:23:54C'est le principe des sportifs en politique
00:23:56qui commence à poser problème.
00:23:57Qui commence à poser problème.
00:23:59Ceci étant dit, Périco, on va quand même se dire
00:24:01qu'on a l'habitude d'entendre les artistes.
00:24:02C'est vrai que les sportifs n'entraient pas
00:24:04sur l'arène du débat politique.
00:24:06Mais on a quand même eu la douce musique
00:24:09de comédiens, de chanteurs
00:24:10qui, depuis 30 ans, s'expriment assez ouvertement.
00:24:14Avec leur lot de propos pertinents ou moins pertinents.
00:24:17Absolument.
00:24:17Ensuite, chacun fait son choix.
00:24:18Exactement, chacun fait son choix.
00:24:19Alors, en tout cas, c'est vrai que ce qu'on redécouvre aujourd'hui
00:24:22dans les colonnes du Parisien,
00:24:23c'est que quand on parle de champions de terrain,
00:24:25ils savent affronter un adversaire, un stade entier,
00:24:27la pression d'une finale.
00:24:28Mais là, ça y est, prendre la parole sur la politique
00:24:30devient une épreuve douloureuse pour ses champions.
00:24:33Le Parisien raconte cette nouvelle hésitation
00:24:36des sportifs à l'approche de la présidentielle
00:24:38de 2027.
00:24:39Et vous aviez Erwin Engapet,
00:24:41qui est double champion olympique de volet,
00:24:43qui résume la situation avec cette phrase assez forte.
00:24:45Si on le fait, on se fait massacrer.
00:24:47C'est violent quand même.
00:24:48Il s'était exprimé, effectivement,
00:24:50contre le Rassemblement National
00:24:51lors des législatives de 2024.
00:24:54Bon, il y a eu des réactions.
00:24:55Le journal évoque également Teddy Riner,
00:24:57que nous venons d'entendre,
00:24:58après avoir dit son inquiétude, lui.
00:25:00Face à la montée de l'extrême droite,
00:25:01il a subi des insultes racistes
00:25:04et du cyberharcèlement,
00:25:05en tout cas assez pour déstabiliser ce champion.
00:25:07En septembre, critiqué également
00:25:10par un éditorialiste journaliste
00:25:12d'une chaîne d'information en continu,
00:25:15il avait répondu alors
00:25:16que chaque citoyen devait pouvoir participer
00:25:18au débat, quel que soit son parcours.
00:25:19C'est effectivement une question qu'on peut se poser.
00:25:22Les sportifs ont-ils, oui ou non,
00:25:24le droit de s'exprimer en dehors de leur champ d'action
00:25:28et sur la politique ?
00:25:29Le débat divise encore pour le moment.
00:25:31Alors, ils ont totalement le droit de s'exprimer.
00:25:34Ils ont même le devoir de s'exprimer.
00:25:35Ce sont des citoyens à part entière.
00:25:37Ils ont des opinions et des sensibilités.
00:25:38La polémique a surgi du fait
00:25:40que cette, j'allais dire,
00:25:43leur prise de position
00:25:43va très régulièrement et majoritairement
00:25:46contre le Rassemblement National.
00:25:47Et donc, les adeptes du Rassemblement National disent
00:25:50« Mais attendez, le Rassemblement National
00:25:51serait un parti de classe, d'une élite riche. »
00:25:55C'est l'hélas, hélas pour eux,
00:25:57dans leur argumentation.
00:25:58Vous attaquez un parti qui est un petit peu...
00:26:00Parce que souvent, ces sportifs viennent aussi
00:26:02de la banlieue, viennent aussi...
00:26:03C'est votre peuple, c'est votre catégorie sociale,
00:26:06ce sont les anciens électeurs du PS
00:26:07et du Parti Communiste.
00:26:08C'est des gens qui sont dans la souffrance,
00:26:10dans la fracture sociale.
00:26:11Ils se trompent peut-être de choix.
00:26:13Voilà.
00:26:13Mais dire que c'est un parti fasciste,
00:26:16alors ça veut dire qu'une partie du peuple français
00:26:18est fascisant.
00:26:19Et c'est là où on leur dit
00:26:20« Attention, quand vous dites ça,
00:26:23que vous ne soyez pas d'accord
00:26:24avec les idées de ce parti, c'est une chose,
00:26:25mais ne jetez pas l'anathème
00:26:27sur une partie du peuple français
00:26:28qui est de plus en plus importante. »
00:26:29Mais les artistes faisaient la même chose,
00:26:31je veux dire,
00:26:31qui étaient proches du Parti Socialiste,
00:26:34tous les artistes, chanteurs, musiciens,
00:26:35ils faisaient également...
00:26:37Vous avez les mêmes prises de position.
00:26:38La bien-pensance a toujours été à gauche,
00:26:41c'est un fait,
00:26:41c'est ni bien ni mal,
00:26:42c'est comme ça.
00:26:43Et du coup,
00:26:44puisque la bien-pensance est à gauche,
00:26:45la mal-pensance a le droit de leur dire
00:26:46de temps en temps
00:26:47« Hé les mecs, on partage le gâteau,
00:26:49vous n'avez pas forcément
00:26:50le monopole de la raison. »
00:26:53Ça agit déjà sur le système cardiovasculaire
00:26:55puisque ça entraîne une augmentation
00:26:57de la fréquence cardiaque,
00:26:58notamment des enfants,
00:27:00ça entraîne des palpitations,
00:27:01des tachycardies,
00:27:02ça entraîne des troubles
00:27:03sur le neurodéveloppement
00:27:05qui sont bien connus,
00:27:06notamment chez les femmes enceintes
00:27:07et chez les jeunes enfants,
00:27:08chez les adolescents,
00:27:09et bien ça entraîne
00:27:10des troubles de concentration.
00:27:12Alors on parle des boissons énergisantes,
00:27:13Péricault,
00:27:14qu'on voit partout d'ailleurs,
00:27:16pulluler aux mains
00:27:16de nombreux jeunes.
00:27:18On entendait le député LR,
00:27:20Yannick Noderre,
00:27:20qui était chez notre ami Jacques Cardoz
00:27:23récemment,
00:27:24voilà,
00:27:24et lui
00:27:25et l'autre député socialiste,
00:27:28Sandrine Runel,
00:27:29ont pris
00:27:30fait et cause
00:27:31pour que ces boissons énergisantes,
00:27:33il y avait déjà
00:27:34une taxe sur les prémixes,
00:27:35ces boissons énergisantes
00:27:36qui sont des boissons sucrées
00:27:37distribuées,
00:27:38j'allais dire,
00:27:39librement dans des distributeurs
00:27:41et surtout quelquefois
00:27:43dans des milieux
00:27:45scolaires,
00:27:45quelquefois même si ça a été
00:27:47réglementé,
00:27:47et là ils demandent
00:27:48tout simplement
00:27:49que ces produits
00:27:50soient inaccessibles
00:27:51au moins de 16 ans.
00:27:52Il y a une étude alimentaire
00:27:54qui est faite,
00:27:54nutritionnelle,
00:27:55c'est vrai que
00:27:55non seulement les produits énergisants
00:27:57sont un petit peu violents,
00:27:59ils peuvent être nocifs,
00:28:00c'est surtout des boissons sucrées,
00:28:01et donc là dans les boissons énergisantes
00:28:02vous avez l'effet
00:28:03de l'excès de sucre
00:28:04et ces stimulants,
00:28:05ces énergisants
00:28:06qui ne sont pas toujours,
00:28:07tout dépend de la fréquence
00:28:08de consommation,
00:28:09si c'est une fois de temps en temps
00:28:11et je dis même
00:28:11que les boissons,
00:28:13les sodas américains
00:28:14et les fast-food américains
00:28:16de marques connues,
00:28:17si on en prend une fois
00:28:18de temps en temps,
00:28:19ce n'est pas un problème,
00:28:20mais si on rentre dans l'addiction,
00:28:21ça peut être tout à fait naissif
00:28:22et là le problème
00:28:22c'est que ces boissons
00:28:23engendrent des addictions
00:28:24chez les adolescents
00:28:25et là ces deux parlementaires
00:28:27sont partis en guerre
00:28:28pour que les pouvoirs publics,
00:28:3116 ans,
00:28:31l'accès à ces boissons,
00:28:32je ne sais pas comment on va faire,
00:28:33est-ce qu'il va donner
00:28:34sa carte d'identité
00:28:34quand on va acheter le produit,
00:28:36mais ce n'est pas évident
00:28:36à un ISSA à mettre en place.
00:28:37On va rappeler quand même
00:28:38un élément,
00:28:39lorsqu'on avait commencé
00:28:40à prendre la mesure
00:28:41de la dangerosité
00:28:42d'une marque de boissons énergisantes
00:28:44qui commence par R
00:28:45et qui finit par L,
00:28:46on se souvient avoir mesuré
00:28:47l'équivalent de 6 ou 7 expresso
00:28:49dans une seule de ces boissons.
00:28:51Quand vous avez des gamins
00:28:52de 12 ans
00:28:53qui vont en boire 2, 3,
00:28:54peut-être 4 dans la journée,
00:28:55imaginez,
00:28:56faites la multiplication,
00:28:57on comprend qu'il y ait
00:28:58des malaises cardiaques
00:28:59par la suite,
00:28:59donc c'est extrêmement dangereux
00:29:01pour les gens.
00:29:03Après, on s'étonne
00:29:03qu'ils aillent dans la rue
00:29:04et qu'ils fassent des bêtises.
00:29:05Ils sont remontés à bloc.
00:29:10Je suis amoureux
00:29:14d'une cigarette
00:29:20On a reconnu Jacques Higelin.
00:29:23Toute la sainte journée
00:29:26Vous êtes amoureuse
00:29:27d'une cigarette, vous aussi ?
00:29:29Alors en tout cas,
00:29:30on va quand même parler
00:29:31cigarette,
00:29:32le trafic de cigarettes
00:29:34de contrebandes,
00:29:35surtout qui prend de l'ampleur
00:29:36au point qu'aujourd'hui
00:29:37le marché parallèle
00:29:38est estimé par les industriels
00:29:40du tabac
00:29:40entre 41% et 49%.
00:29:43Ceci dit,
00:29:43on va prendre le chiffre
00:29:44avec des pincettes
00:29:45parce que l'enquête
00:29:46a quand même été commandée
00:29:47par le secteur concerné
00:29:48donc on va se dire
00:29:49allez, on va la diminuer un peu
00:29:50on va prendre une estimation basse
00:29:52allez, 40%
00:29:53et même si c'est 35%
00:29:55c'est déjà beaucoup trop.
00:29:56Le journal Le Parisien
00:29:57s'y est intéressé
00:29:58également aujourd'hui
00:29:58et il parle des problèmes
00:30:01et les problèmes
00:30:02quels sont-ils ?
00:30:02En fait, on va commencer
00:30:03par le plus important
00:30:04déjà pour le public
00:30:05ce sont les risques accrus
00:30:06pour la santé
00:30:06c'est-à-dire qu'on ne sait pas
00:30:07ce qu'il y a dedans
00:30:08dans ces cigarettes de contrebandes
00:30:09ce sont des cigarettes
00:30:10de contrefaçon
00:30:11Ensuite, évidemment
00:30:12on a un petit manque à fiscal
00:30:13à gagner pour l'État
00:30:14on comprend aussi
00:30:14pourquoi finalement
00:30:15on s'y intéresse de si près
00:30:17ce manque à gagner
00:30:18s'évalue à 2 milliards d'euros
00:30:20ben oui, ça donne envie
00:30:21de prendre le problème
00:30:22à bras-le-corps
00:30:23mais de manière justifiée
00:30:24encore une fois
00:30:24parce que les risques
00:30:25pour la santé
00:30:26sont supérieurs
00:30:27à ceux de la cigarette classique
00:30:28alors pourquoi le phénomène
00:30:30explose Perico ?
00:30:30c'est évident
00:30:31c'est pour des questions financières
00:30:3213 euros le paquet de cigarettes
00:30:33dans le bureau de tabac
00:30:34contre 5 euros environ
00:30:35à la sauvette
00:30:36voilà, rien de neuf
00:30:37sous le soleil
00:30:37la nouveauté est qu'aujourd'hui
00:30:39on découvre des vendeurs
00:30:40sur des zones
00:30:41bien plus étendues
00:30:42à Paris par exemple
00:30:44les bastions historiques
00:30:45qui étaient le quartier
00:30:46de Barbès
00:30:46La Chapelle ou Belleville
00:30:47et bien aujourd'hui
00:30:48les vendeurs ont pris d'assaut
00:30:49la grande couronne
00:30:50on va quand même
00:30:51finir par rappeler
00:30:52les sanctions
00:30:53juste pour boucler le sujet
00:30:54acheter du tabac
00:30:55de contrebande
00:30:56expose les consommateurs
00:30:57à une contravention
00:30:57de 4ème classe
00:30:58fixée à 135 euros
00:31:00quant aux revendeurs
00:31:01ils encourrent quant à eux
00:31:01des peines de prise en ferme
00:31:03et des amendes solidaires
00:31:04prononcées par le tribunal
00:31:05on avait le tabac
00:31:06narcotrafic
00:31:07maintenant nous avons le nico
00:31:08le nico trafic
00:31:09voilà
00:31:09on verra si on a un parlementaire
00:31:11qui fait un bouquin là-dessus
00:31:12tout à l'heure
00:31:13voilà
00:31:14on va écouter André
00:31:15évidemment c'est l'heure
00:31:16d'André Bercoff
00:31:17qu'est-ce qui le met aujourd'hui
00:31:18dans tous ses états
00:31:19et bien il revient
00:31:20sur les lycées
00:31:21dans tous ses états
00:31:22on se souvient du discours
00:31:24du vice-président
00:31:25Gidey Vance
00:31:26à Munich en 2025
00:31:27qui avait soulevé les passions
00:31:28et là c'est le discours
00:31:30du secret des états
00:31:31américain
00:31:32Marco Rubio
00:31:33à Athènes
00:31:33qui interpelle notre ami
00:31:35André Bercoff
00:31:36écoutez
00:31:36écoutez la voix
00:31:37d'André Bercoff
00:31:38ici Sud Radio
00:31:40les français parlent au français
00:31:43les carottes sont cuites
00:31:46Sud Radio Bercoff
00:31:48dans tous ses états
00:31:49et que nous devions être proud
00:31:50c'était hier à Athènes
00:32:06devant le Parthénon
00:32:08devant le Parthénon
00:32:092500 ans
00:32:10d'histoire vous contemple
00:32:12et c'était Marco Rubio
00:32:15le secrétaire d'état
00:32:17le ministre des affaires étrangères
00:32:19des Etats-Unis
00:32:20qui parlait
00:32:21et en ces temps
00:32:23de vacarme
00:32:24lycéen
00:32:25en ces temps
00:32:26de polémiques
00:32:27plus ou moins
00:32:28réussies
00:32:30plus ou moins
00:32:30effilochées
00:32:31et bien il a fait un discours
00:32:33vraiment
00:32:34qu'il est
00:32:35bon d'entendre
00:32:36c'était hier
00:32:37c'était un formidable discours
00:32:39rapidement
00:32:40ce qu'il dit
00:32:43il dit ceci
00:32:44il disait ceci
00:32:45Marco Rubio
00:32:46il disait
00:32:47c'est intéressant
00:32:48le nationalisme
00:32:49est devenu un mot sale
00:32:50est devenu
00:32:51presque une injure
00:32:53nous avons démoli
00:32:54nos monuments
00:32:55nous avons condamné
00:32:57nos propres
00:32:58nos propres histoires
00:33:00et en trop d'endroits
00:33:02nous avons enseigné
00:33:04à nos enfants
00:33:05à avoir honte
00:33:06des pays
00:33:07qu'ils héritent
00:33:08dans ce fracas
00:33:11dans ce processus
00:33:13nous avons ouvert
00:33:14nos frontières
00:33:15nous avons délocalisé
00:33:17notre industrie
00:33:18nous avons permis
00:33:19à nos armées
00:33:19de dépérir
00:33:20et de se dégrader
00:33:22il dit
00:33:22je vous parle
00:33:23voilà
00:33:23d'un temps
00:33:242500 ans
00:33:26devant ce Parthénon
00:33:27et je vous parle
00:33:29des 250 ans
00:33:30d'existence
00:33:31et d'anniversaire
00:33:32des Etats-Unis
00:33:32d'Amérique
00:33:34et il dit ceci
00:33:35il dit
00:33:36nous avons honte
00:33:37nous avons honte
00:33:38nous sommes honteux
00:33:39de ce qui nous a fait
00:33:40exceptionnel
00:33:41nous avons honte
00:33:43de cet Occident
00:33:44nous sommes au tournant
00:33:46nous sommes au tournant
00:33:48et il dit
00:33:48voilà c'est très simple
00:33:50où l'Occident
00:33:51maintient sa place
00:33:52où c'est le déclin
00:33:53le déclin
00:33:54comme tant d'autres empires
00:33:56et il dit
00:33:56on agit maintenant
00:33:58où on n'agit plus du tout
00:33:59et il ajoute
00:34:01et il conclut
00:34:02nous avons une dette
00:34:03que ni l'OTAN
00:34:05ni l'espace
00:34:05ne peuvent effacer
00:34:07voilà
00:34:08et bien
00:34:09ça s'adressait
00:34:11à qui ?
00:34:12aux Etats-Unis
00:34:13bien sûr
00:34:14à son propre pays
00:34:14Marco Rubio
00:34:15mais ça s'adresse aussi
00:34:17à nous
00:34:17ça s'adresse
00:34:19au-delà du fracas
00:34:21au-delà des petites
00:34:23pointes
00:34:24des petites polémiques
00:34:26électoralistes
00:34:26des grandes braderies
00:34:27de la petite politique
00:34:30politicienne
00:34:31plus ou moins récupérée
00:34:32qu'est-ce qu'il dit
00:34:33Marco Rubio ?
00:34:35et il n'est pas le seul
00:34:36on a oublié alors
00:34:38ce que c'est que Rome
00:34:39Athènes
00:34:40Jérusalem
00:34:41on a oublié
00:34:42de ce que
00:34:43on leur doit
00:34:44on a oublié
00:34:45de ce que ça a été
00:34:46ça
00:34:46il ne s'agit pas
00:34:47de dire
00:34:48il y a l'Occident
00:34:48et que l'Occident
00:34:49il ne s'agit pas
00:34:50évidemment
00:34:51de nier
00:34:51toutes les autres
00:34:52civilisations
00:34:52au contraire
00:34:53mais il s'agit
00:34:55d'arrêter
00:34:55non pas d'avoir peur
00:34:57mais d'avoir honte
00:34:58d'avoir honte
00:35:00effectivement
00:35:00de soi
00:35:01avoir presque
00:35:02la haine de soi
00:35:03la haine de son histoire
00:35:04la haine de ses civilisations
00:35:06la haine de son passé
00:35:07que chacun
00:35:08que chacun
00:35:09ait fait
00:35:10a eu sa part
00:35:11de massacre
00:35:12sa part
00:35:13de saloperie
00:35:15bien sûr
00:35:16mais enfin
00:35:17se
00:35:18faire
00:35:19ce masochisme
00:35:20institutionnalisé
00:35:21qui consiste à dire
00:35:23que tout ce qui n'est pas
00:35:24Occident est formidable
00:35:25et tout ce qui est Occident
00:35:27est absolument
00:35:28à bannir
00:35:29et à rejeter
00:35:30comme le font trop
00:35:31de soi-disant élites
00:35:33et de soi-disant
00:35:35politicards
00:35:36qui aspirent
00:35:37à nous gouverner
00:35:38ou qui nous gouvernent
00:35:39je crois que trop
00:35:40c'est trop
00:35:41et c'est intéressant
00:35:42de savoir
00:35:43qu'un discours pareil
00:35:44et bien c'est un américain
00:35:45qui le fait
00:35:46un américain
00:35:46d'origine espagnole
00:35:47Marco Rubio
00:35:49était cubain
00:35:49et puis ses ancêtres
00:35:51d'origine espagnole
00:35:52donc de l'Europe
00:35:53est-ce qu'il ne serait pas
00:35:54tant d'entendre
00:35:55de la part
00:35:56de leaders européens
00:35:58un discours
00:35:59mobilisateur
00:36:00là-dessus
00:36:01est-ce que ce serait
00:36:02trop demandé
00:36:03on ne sait pas
00:36:05écoutez
00:36:05on va tendre l'oreille
00:36:07on va voir
00:36:07si d'Europe
00:36:08si de cette vieille Europe
00:36:10et surtout
00:36:12de la France
00:36:12qui n'a pas
00:36:13à rougir
00:36:14de son passé
00:36:16et de son histoire
00:36:17on entendra
00:36:18quelques mots
00:36:19qui peut-être
00:36:20nous mobiliseront
00:36:21peut-être
00:36:22qui sait
00:36:23qui votera
00:36:24verra
00:36:25à demain
00:36:27vous venez d'écouter
00:36:29André Bercoff
00:36:30qui commentait
00:36:31les discours
00:36:32de Marco Rubio
00:36:33secrétaire d'Etat
00:36:34ministre des Affaires étrangers
00:36:34américains
00:36:35hier à Athènes
00:36:36qui faisait suite
00:36:37à un autre discours
00:36:38en 2025
00:36:39de G.D. Vance
00:36:40le vice-président
00:36:40des Etats-Unis
00:36:41alors c'est vrai
00:36:42que les Américains
00:36:42viennent nous donner
00:36:43un peu des leçons
00:36:44de morale politique
00:36:44et André Bercoff
00:36:45soulève ce sujet
00:36:46mais il y a
00:36:47dans le trumpisme
00:36:48des choses qui sont
00:36:49tout à fait insupportables
00:36:49et condamnables
00:36:50pour autant
00:36:51pour autant
00:36:52il nous rappelle
00:36:53nous qui sommes
00:36:53l'Europe
00:36:54la vieille Europe
00:36:55quelquefois
00:36:56à nos valeurs
00:36:56à notre passé
00:36:57et nous interpelle
00:36:59sur le fait
00:36:59qu'on a peut-être
00:37:00quelquefois
00:37:01renoncé
00:37:01à certains principes
00:37:02à une certaine idée
00:37:03de l'Europe
00:37:04à une certaine idée
00:37:04du monde
00:37:05de la démocratie
00:37:05et que de ce fait
00:37:07peut-être contaminé
00:37:08par des idéologies
00:37:09complexes
00:37:10et la démocratie
00:37:11veut que tout le monde
00:37:12puisse s'exprimer
00:37:12et le suffrage universel
00:37:14est là
00:37:14pour que chacun
00:37:15puisse être représenté
00:37:16pour autant
00:37:17est-ce qu'il y a
00:37:17aujourd'hui
00:37:18une tendance idéologique
00:37:19dans le monde développé
00:37:21en Europe
00:37:22et en France
00:37:22en particulier
00:37:23à dénigrer
00:37:24notre passé
00:37:24je fais souvent
00:37:26allusion
00:37:26à ces statues
00:37:27qu'on devrait déboulonner
00:37:28parce qu'on suspecte
00:37:29que ce soit Colbert
00:37:30ou que ce soit Napoléon
00:37:31ou que ce soit Victor Hugo
00:37:32d'avoir tenu des propos
00:37:33sur les noirs
00:37:34sur la négritude
00:37:35sur l'esclavage
00:37:36qui sont pas clairs
00:37:37et donc on considère
00:37:38que ce passé
00:37:38est sale
00:37:39et qu'il faut l'effacer
00:37:40et le drame
00:37:40le drame de la révolution
00:37:41de 89
00:37:42et en 93
00:37:43c'était qu'on a commencé
00:37:44à casser le passé
00:37:45de la France
00:37:46on a brûlé les archives
00:37:46on a cassé les statues
00:37:47on a cassé des monuments
00:37:49et c'est tout un pan
00:37:50du patrimoine culturel
00:37:51historique de la France
00:37:52et de l'Europe
00:37:52qui a été brûlé
00:37:54sur l'autel
00:37:54de la bêtise
00:37:55et de la folie
00:37:56et de l'intégrisme
00:37:57alors que c'était
00:37:58un patrimoine
00:37:58dont nous avions besoin
00:37:59pour continuer à vivre
00:38:00voilà
00:38:01donc là aussi
00:38:01faisons le bon grain
00:38:03le tri
00:38:04le bon tri
00:38:05dans le bon grain
00:38:05entre l'ivraie
00:38:06et le mauvais grain
00:38:08et gardons les valeurs essentielles
00:38:10épurons
00:38:11nettoyons
00:38:12bien sûr
00:38:12ajustons
00:38:13mais voilà
00:38:14quand on jette l'anathème
00:38:16sur une valeur ancienne
00:38:17sous prétexte
00:38:17qu'elle représente
00:38:18un passé
00:38:18dont on ne veut plus
00:38:19souvent on jette avec elle
00:38:20ce qu'on appelle
00:38:21on jette le bébé
00:38:22avec l'eau du bain
00:38:23nous avons Julien
00:38:24qui nous appelle
00:38:25de Viry Châtillon
00:38:26Julien bonjour
00:38:27merci d'être sur Sud Radio
00:38:28merci bonjour à vous
00:38:30que vous inspirez
00:38:32l'éditorial
00:38:33d'André Bercoff
00:38:33alors
00:38:35comme toujours
00:38:36je suis assez d'accord
00:38:37avec André Bercoff
00:38:37puisque je suis
00:38:38alors assez paradoxalement
00:38:40mais pourtant
00:38:40c'est d'une telle logique
00:38:42en fait
00:38:42quand on y réfléchit
00:38:43je suis patriote
00:38:44premier point
00:38:45je suis souverainiste
00:38:47deuxième point
00:38:47et je suis de gauche
00:38:48accessoirement
00:38:49donc évidemment
00:38:49aujourd'hui
00:38:50la gauche
00:38:50pas la gauche d'aujourd'hui
00:38:51mais je parle
00:38:52d'une gauche historique
00:38:53d'une gauche
00:38:53qu'on a pu connaître
00:38:54avant les années 70
00:38:55et tout ça
00:38:59ne me fait pas oublier
00:39:00la position
00:39:01dans laquelle on est
00:39:02et le discours
00:39:03de Marco Rubio
00:39:03je vois un petit peu
00:39:04comme quelqu'un
00:39:05que l'on caresse
00:39:06dans le sens du poil
00:39:07mais la caresse
00:39:08dans le sens du poil
00:39:09c'est un peu
00:39:09la caresse du maître
00:39:11à son chien
00:39:11c'est un peu ça
00:39:12en fait
00:39:13il ne faut jamais oublier
00:39:14que si on en est
00:39:14dans la situation
00:39:15où on en est aujourd'hui
00:39:16c'est à cause
00:39:17des américains
00:39:18il n'y a pas d'autre façon
00:39:19ça a été leur business
00:39:20modèle économique
00:39:21depuis toujours
00:39:22le pétrodollar
00:39:23engager des guerres
00:39:24de partout
00:39:24alors qu'il n'y avait pas
00:39:25nécessité de faire des guerres
00:39:26engager des pressions
00:39:28des guerres froides
00:39:29des guerres inutiles
00:39:30des guerres asservissantes
00:39:31on s'est lié aux américains
00:39:33avec 8000 kilomètres
00:39:35d'océan
00:39:36entre eux et nous
00:39:36alors que les russes
00:39:37qui sont à portée
00:39:39de voie de chemin de fer
00:39:39on en a fait nos ennemis
00:39:41c'est une aberration
00:39:42totale et absolue
00:39:43c'est un non-sens absolu
00:39:45moi je pense
00:39:46que depuis le début
00:39:46avec à cause des américains
00:39:48on a été mené
00:39:49dans une politique
00:39:52désastreuse
00:39:52de sacrifice
00:39:53et on l'a vu encore
00:39:54avec l'histoire de North Stream
00:39:55là récemment
00:39:57où clairement
00:39:57on se retrouve
00:39:58à acheter
00:39:58du gaz
00:39:59importé
00:40:00des Etats-Unis
00:40:01enfin du gaz
00:40:01et du pétrole
00:40:02importé des Etats-Unis
00:40:02alors qu'il est produit
00:40:03dans des conditions
00:40:04qu'on n'accepterait jamais
00:40:05de produire chez nous
00:40:07et pourtant
00:40:07on l'accepte
00:40:08quand il vient
00:40:08des Etats-Unis
00:40:09et il y a
00:40:10moult exemples
00:40:11comme ça
00:40:11que je peux citer
00:40:12où les américains
00:40:13nous ont plus mis
00:40:14dans la mouise
00:40:15qu'autre chose
00:40:15et après
00:40:16ils nous ont entendu
00:40:16l'amende
00:40:16on vous a aidé
00:40:18en 3945
00:40:18je pense que
00:40:19l'aide de 3945
00:40:20c'était juste
00:40:21un pansement
00:40:22ça a été juste
00:40:23on est passé
00:40:24d'une domination allemande
00:40:25à une domination américaine
00:40:26mais dans tous les cas
00:40:28la souveraineté française
00:40:29a été perdue
00:40:30en 3945
00:40:31je pense qu'on en est là
00:40:32aujourd'hui
00:40:32Julien vous mettez le doigt
00:40:33sur un des paradoxes
00:40:34les plus douloureux
00:40:35d'actualité
00:40:36effectivement
00:40:36car vous savez
00:40:37qu'il y a en France
00:40:38et vous venez de les dénoncer
00:40:39avec des mots
00:40:39d'une pertinence inouïe
00:40:41il y a un camp atlantiste
00:40:43soumission totale
00:40:43aux Etats-Unis
00:40:44il y a eu un clan en France
00:40:45c'était Jean Monnet
00:40:46c'était souvent
00:40:46les démocrates chrétiens
00:40:47il y a des partis politiques
00:40:49qui sont au pouvoir en Europe
00:40:49qui sont totalement soumis
00:40:51à Wall Street
00:40:51Madame von der Leyen
00:40:52c'est carrément
00:40:52un agent de l'américanisme
00:40:54en Europe
00:40:55sauf que la donne a changé
00:40:56parce que Trump
00:40:58Trump et sa clique
00:40:59disent maintenant
00:40:59on s'en fiche de l'Europe
00:41:00l'OTAN
00:41:01on n'a pas envie
00:41:01que ça nous coûte de l'argent
00:41:03débrouillez-vous
00:41:03on n'est plus votre parapluie
00:41:04par contre
00:41:05ils acceptent quand même
00:41:06qu'on leur envoie de l'argent
00:41:07et vous avez raison Julien
00:41:08quand on voit
00:41:09qu'on va donner de l'argent
00:41:10qu'on va donner de l'argent
00:41:11à des milliards d'euros
00:41:13à l'Ukraine
00:41:15pour qu'elle achète
00:41:16du matériel militaire américain
00:41:18alors que nous avons en Europe
00:41:19de la production industrielle militaire
00:41:21qui pourrait répondre
00:41:22à cette demande
00:41:22c'est extraordinaire
00:41:24cette façon de se soumettre
00:41:25et personne
00:41:25si il y a eu quelques balbutiements
00:41:27mais les Allemands
00:41:28sont tout à fait d'accord
00:41:28donc on va donner
00:41:2990 milliards
00:41:30à l'Ukraine
00:41:31qui va acheter des patriotes américains
00:41:32alors que nous avons
00:41:33un missile Italo
00:41:35italien
00:41:35qu'on aurait pu
00:41:36qu'on aurait pu voir
00:41:37et qu'on va demander
00:41:38qu'on aurait pu voir le jour
00:41:39et surtout le SCAF
00:41:40l'avion franco-allemand
00:41:41les Allemands laissent tomber
00:41:42en disant
00:41:43on n'a pas besoin
00:41:44mais c'est pas grave
00:41:44puisqu'on va acheter
00:41:45des avions américains
00:41:46et là je pense que
00:41:47vous avez raison de dire
00:41:48qu'il faut être très clair
00:41:49et qu'effectivement
00:41:50l'Amérique est très bien
00:41:51dans son rôle
00:41:52de gendarme du monde
00:41:53elle ne veut plus l'assumer
00:41:54à nous maintenant
00:41:55de nous émanciper
00:41:56sans renoncer
00:41:58sans renoncer
00:41:59à nos valeurs
00:42:00je pense que c'est dans ce sens-là
00:42:01que vous vouliez nous alerter
00:42:03exactement tout à fait
00:42:04merci Julien
00:42:05pour votre témoignage
00:42:06et à bientôt sur Sud Radio
00:42:08qui sont ceux
00:42:09qui corrompent la France
00:42:11qui achètent les complicités
00:42:13qui ferment les yeux
00:42:13et où finit l'argent sale
00:42:15nous allons en parler
00:42:15d'un quelques instants
00:42:16avec Nathalie Goulet
00:42:18sénatrice de l'or
00:42:19n'auteur de la gangrène
00:42:20comment l'argent sale
00:42:21pourrit le monde
00:42:22publié aux éditions
00:42:23Robert Laffont
00:42:24c'est à suivre
00:42:25sur Sud Radio
00:42:2913h03
00:42:29vous êtes bien
00:42:30sur Sud Radio
00:42:31en ce jeudi 8 octobre
00:42:322026
00:42:33on va se poser
00:42:34une question
00:42:34absolument tragique
00:42:36qui sont ceux
00:42:37qui corrompent la France
00:42:38ou qui veulent la corrompre
00:42:39comment l'argent sale
00:42:40pourrit le monde
00:42:42et pour en parler
00:42:43nous avons une égérie
00:42:44d'avis politique française
00:42:46la sénatrice de l'or
00:42:47là dans le don fronté
00:42:49au coeur du bocage
00:42:50qui est un terroir apaisé
00:42:53Nathalie Goulet
00:42:54qui n'est pas à sa première
00:42:55on se souvient
00:42:55de l'argent du terrorisme
00:42:57vous êtes venu hier matin
00:42:59en parler chez Jacques Cardoz
00:43:00voilà
00:43:00et là vous éditez
00:43:02la gangrène
00:43:03comment l'argent sale
00:43:04pourrit le monde
00:43:04chez Robert Laffont
00:43:06un document historique
00:43:08d'une profondeur
00:43:09d'une précision
00:43:10et quelque part
00:43:11dans son information
00:43:12d'une violence
00:43:13voilà
00:43:13on ne va pas tout pouvoir décrypter
00:43:15mais vous allez nous donner
00:43:16les grandes lignes
00:43:16où est-ce qu'on en est
00:43:17je rappelle que Nathalie Goulet
00:43:18est une sénatrice multicarte
00:43:20et que Nathalie Goulet
00:43:21et moi
00:43:22avons pris position
00:43:23pour la défense
00:43:23du camembert au lait cru
00:43:24et que nous avons gagné
00:43:26face à des grands groupes industriels
00:43:28voilà
00:43:28comme quoi un parlementaire
00:43:29une parlementaire
00:43:30une sénatrice
00:43:31et un journaliste
00:43:32avec d'autres
00:43:33on avait des gens formidables
00:43:34de Patrick Mercier
00:43:35et tout
00:43:35voilà
00:43:35mais on a fini
00:43:36le pot de terre
00:43:37pour une fois
00:43:37peut gagner
00:43:38contre le pot de fer
00:43:39là on est sur
00:43:41l'argent sale
00:43:42qui pourrit le monde
00:43:43tout d'abord Nathalie Goulet
00:43:44merci
00:43:44merci d'être avec nous
00:43:46vous lancez un cri d'alarme
00:43:47qui traque
00:43:48voilà
00:43:49qui traque l'argent du crime organisé
00:43:51votre livre
00:43:52il est très simple
00:43:54il raconte
00:43:54il raconte
00:43:55comment l'argent criminel
00:43:58est une industrie
00:43:58est devenue une industrie
00:44:01il montre que derrière
00:44:02les trafics visibles
00:44:03existe une immense économie
00:44:04du blanchiment
00:44:05soutenue par des réseaux
00:44:06qui savent utiliser
00:44:07les failles
00:44:08du système légal
00:44:09trafiquants
00:44:10prétenants
00:44:11professionnels
00:44:11entreprises
00:44:12et parfois personnalités
00:44:13respectables
00:44:13peuvent se retrouver
00:44:14à différents niveaux
00:44:15de cette chaîne
00:44:16donc quand vous dites
00:44:17la gangrène
00:44:18c'est vraiment le titre exact
00:44:20qu'il fallait pour dénoncer
00:44:21ce phénomène
00:44:22et cette gangrène
00:44:22elle est mondiale
00:44:23mais elle a aussi
00:44:24de jolies ramifications
00:44:25en France
00:44:25ça avait commencé
00:44:27par les petits métiers
00:44:28de la criminalité organisée
00:44:31et la structure du livre
00:44:33est due à Thierry Billard
00:44:35chez Robert Laffont
00:44:36qui m'a dit
00:44:37parce que je voulais refaire
00:44:38un dictionnaire
00:44:38comme je l'avais fait avant
00:44:39en disant
00:44:39la criminalité organisée
00:44:40je sors d'une commission d'enquête
00:44:42il y a vraiment des tas de choses
00:44:43à dire
00:44:43il n'y a pas que le narco
00:44:44il faut absolument en parler
00:44:45il y a un côté inventaire
00:44:46là vous voulez passer tout en vue
00:44:48oui mais pas de la même façon
00:44:49et alors il m'a dit
00:44:50vous n'avez quand même pas
00:44:50passé votre vie
00:44:51à faire des dictionnaires
00:44:53faire un roman
00:44:53un roman
00:44:54blouf
00:44:55je n'étais pas sûre
00:44:56donc on a commencé
00:44:57par les petits métiers
00:44:58et puis on est arrivé
00:44:59si vous voulez
00:45:00à cette définition
00:45:02par des personnages
00:45:05écrits à la première personne
00:45:06donc je suis un trafiquant de drogue
00:45:07je suis un trafiquant de migrants
00:45:09je suis un chef de la contrefaçon
00:45:11je suis une femme de paille
00:45:12qui cite n'importe quoi
00:45:13par amour
00:45:14j'ai fait comme ça
00:45:16alors élément
00:45:17élément essentiel
00:45:18qui est le fil rouge
00:45:19de votre livre
00:45:20entre autres
00:45:21il faut que ce soit bien clair
00:45:23la criminalité organisée
00:45:25ne se résume plus
00:45:26aux trafiquants de drogue
00:45:27ou aux réseaux mafieux
00:45:28visibles
00:45:29ils existent
00:45:30ils sont là
00:45:30il y a une ramification
00:45:31beaucoup plus sournoise
00:45:32beaucoup plus subtile
00:45:34j'allais dire
00:45:34qui gangrène le pays
00:45:35et contre laquelle
00:45:37on a du mal
00:45:37à mettre en place
00:45:38des gardes-fous
00:45:39on a les moyens
00:45:40on a la technique
00:45:41on manque quelquefois
00:45:42de courage politique
00:45:43ou d'initiative
00:45:44je ne sais pas
00:45:45je pense que le fait
00:45:46de focaliser
00:45:47sur le narcotrafic
00:45:48qui est un sujet
00:45:49très très important
00:45:51aubert un peu
00:45:52de la vision
00:45:54globalité
00:45:54vous voyez par exemple
00:45:55dans la loi narcotrafic
00:45:56qu'on a fini par voter
00:45:57il y a deux ans
00:45:58avec une commission d'enquête
00:45:59du Sénat
00:45:59et du temps
00:46:00c'est important
00:46:01dont vous faisiez partie
00:46:02du temps
00:46:02pas de la commission d'enquête
00:46:03mais du reste
00:46:04du temps législatif
00:46:05c'est à dire que
00:46:06la commission d'enquête
00:46:07a évidemment conduit
00:46:08à des préconisations
00:46:09et puis on a pris
00:46:10le temps législatif
00:46:12de voter les dispositifs
00:46:13qui étaient les plus urgents
00:46:14et qui manquaient
00:46:15ce qui nous manque maintenant
00:46:16c'est du temps législatif
00:46:18pour la criminalité organisée
00:46:19on a créé
00:46:20au moment de la loi
00:46:21d'arcotrafic
00:46:21un parquet spécifique
00:46:23qui devait être
00:46:23un parquet narco
00:46:24et finalement
00:46:25c'est un parquet
00:46:25criminalité organisée
00:46:26donc ce qu'il faut démontrer
00:46:28c'est cette pluridisciplinarité
00:46:30des salopards
00:46:31c'est à dire
00:46:32trafiquant de drogue
00:46:33trafiquant de migrants
00:46:34trafiquant d'oeuvres d'art
00:46:35spécialistes de la contrefaçon
00:46:36société savante blanchiment
00:46:38maintenant femme de paille
00:46:39comptant professionnel
00:46:40de la conformité
00:46:41influenceur et personnalité
00:46:42politique
00:46:42acteur économique
00:46:43parfaitement intégré
00:46:44dans la société
00:46:45ils ont beaucoup de facettes
00:46:46ils en ont partout
00:46:48et ça intègre
00:46:50l'économie réelle
00:46:51et vous vous êtes arrivé
00:46:51à les pointer
00:46:52alors non seulement
00:46:53dans cette commission
00:46:55qui est une commission
00:46:56d'enquête au sénat
00:46:57consacrée à la délinquance
00:46:58financière
00:46:58ça vous êtes une spécialiste
00:47:00quand le sénat
00:47:01prend de telles initiatives
00:47:02l'assemblée nationale
00:47:03suit en général
00:47:04ou pas
00:47:04là pour l'instant
00:47:05malheureusement
00:47:06on n'a pas eu
00:47:06le temps législatif
00:47:07qui a suivi la commission
00:47:08d'enquête
00:47:08on a voté un texte
00:47:09pour précisément
00:47:11protéger un peu
00:47:12les entreprises
00:47:13et le système économique
00:47:14mais il n'est pas arrivé
00:47:14à l'assemblée nationale
00:47:15on n'a pas eu la chance
00:47:17d'avoir le temps législatif
00:47:18du narco
00:47:18ça ne viendra pas
00:47:19mais un jour ou l'autre
00:47:21il faudra que ça vienne
00:47:22alors vous distinguez bien
00:47:23les deux processus
00:47:24il y a la création
00:47:25d'argent sale
00:47:26la production
00:47:26et ensuite
00:47:27il y a son blanchiment
00:47:28et c'est là
00:47:29où le bas blesse
00:47:30la création d'argent sale
00:47:30il a toujours existé
00:47:31voilà
00:47:32mais son blanchiment
00:47:33aujourd'hui
00:47:33utilise tous les artifices
00:47:35tous les outils possibles
00:47:37mis à disposition
00:47:38par un état de droit
00:47:39justement
00:47:40il s'amuse avec l'état de droit
00:47:41pour le contourner
00:47:43et faire de la richesse
00:47:44est-ce que là
00:47:45on n'a quand même pas
00:47:45des garde-fous aujourd'hui
00:47:46en tout cas en France
00:47:47on a quand même
00:47:48on a le pôle financier
00:47:49on a des enquêteurs
00:47:50on a des gendarmes
00:47:51vous-même les parlementaires
00:47:53vous êtes très mobilisés
00:47:54on a
00:47:54en lisant votre livre
00:47:56je suis désolé
00:47:56on sort un peu pessimiste
00:47:57on se dit qu'on est au pied
00:47:58de la montagne
00:47:59que l'épreuve va être difficile
00:48:01à surmonter
00:48:02il y a énormément d'argent
00:48:03il y a énormément d'argent en jeu
00:48:05c'est des sommes absolument sidérales
00:48:07oui
00:48:07et surtout
00:48:08c'est international
00:48:10et puis il y a des nouveautés
00:48:11c'est-à-dire que
00:48:13blanchir de l'argent
00:48:14est un métier
00:48:15c'est devenu un métier
00:48:17à part entière
00:48:17et ça
00:48:18c'est quand même
00:48:18une nouveauté
00:48:19parce que jusque-là
00:48:20il y avait du blanchiment
00:48:21qui était un peu
00:48:21l'accessoire
00:48:22de la criminalité
00:48:23et maintenant
00:48:24le blanchiment
00:48:24devient un vrai métier
00:48:25et il y a des réseaux
00:48:26entiers de blanchiment
00:48:27sur lesquels
00:48:28on n'arrive pas
00:48:28à agir malheureusement
00:48:29nous-mêmes
00:48:30consommateurs moyens
00:48:31nous sommes souvent
00:48:32confrontés à du blanchiment
00:48:33sans savoir que nous donnons
00:48:34de l'argent
00:48:34à du blanchiment
00:48:35je pense à certains barbiers
00:48:36oui ça c'est les barbiers
00:48:39les restaurants
00:48:39oui mais il y a du blanchiment
00:48:42qui est beaucoup plus
00:48:46visible
00:48:46en fait qui est connu
00:48:47mais qui malheureusement
00:48:49n'est pas assez
00:48:52de mon point de vue
00:48:53condamné
00:48:54et en tous les cas suivi
00:48:55c'est par exemple
00:48:56les entreprises de BTP
00:48:57qui vont payer
00:48:58une partie de leur salaire
00:48:59en espèces
00:49:02évidemment
00:49:02leur tarif
00:49:04pour leurs clients
00:49:04sera moins cher
00:49:05ça crée du dumping
00:49:07économique sur le territoire
00:49:08parce que ces entreprises-là
00:49:09qui ne payent pas vraiment
00:49:10leurs salariés
00:49:10qui ne vont donc pas vraiment
00:49:11payer leurs charges
00:49:12des salariés non déclarés
00:49:13en partie non déclarés
00:49:15en partie déclarés
00:49:16en partie non déclarés
00:49:17enfin de toute façon
00:49:17et certains
00:49:18n'ont pas déclarés du tout
00:49:19donc vous allez avoir
00:49:21des entreprises de bâtiments
00:49:22qui vont construire
00:49:23des choses
00:49:24beaucoup moins bien
00:49:25parce que le matériel
00:49:26sera moins cher
00:49:27parce que les assurances
00:49:28sont comme ci
00:49:28comme ça
00:49:28et puis au bout de la chaîne
00:49:30donc une partie des salaires
00:49:31sera payée en espèces
00:49:32mais au bout de la chaîne
00:49:32c'est 8 milliards de fraude
00:49:33à l'URSSAF
00:49:35ce que vous expliquez
00:49:36Nathalie Gouli
00:49:36justement
00:49:37c'est que cette criminalité
00:49:38elle est polycompétente
00:49:40toutefois il y avait des corporations
00:49:41avec des spécialités
00:49:42maintenant ils peuvent passer
00:49:43d'une filière à l'autre
00:49:44comme ça
00:49:44ils touchent un petit peu à tout
00:49:46absolument
00:49:47porosité complète
00:49:47et c'est là où c'est difficile
00:49:48de les suivre
00:49:49c'est difficile de les suivre
00:49:50c'est pour ça qu'il faut suivre l'argent
00:49:52c'est le plus simple
00:49:54le meilleur moyen de réprimer
00:49:55on en convenait
00:49:56avec Benjamin Cyr
00:49:57ce qui lui a fait un bouquin
00:49:58sur le narcotrafic
00:49:58c'est quand même au portefeuille
00:49:59qu'il faut les taper
00:50:00c'est là où ils sont
00:50:02les plus exposés
00:50:02ben oui
00:50:03mais il faudrait qu'ils lisent
00:50:04aussi mon livre
00:50:04moi je vais lire le sien
00:50:06bien sûr
00:50:07tous les deux
00:50:08vous êtes un bulldozer
00:50:09c'est la classe politique
00:50:11qui veut faire la synthèse
00:50:12de son travail
00:50:13de votre enquête
00:50:14c'est deux travaux magistraux
00:50:15ce sont vraiment
00:50:16des enquêtes de documents
00:50:17je pense que
00:50:18la classe politique
00:50:19les pouvoirs publics
00:50:20l'administration
00:50:21peuvent avancer
00:50:21parce que vous avez
00:50:22quand même compilé
00:50:23vous avez mis le doigt
00:50:23sur toutes les plaies douloureuses
00:50:26je crois
00:50:27et sur frapper au portefeuille
00:50:28c'est toujours l'expression
00:50:29Retailleau l'a dit
00:50:30Darmanin l'a dit
00:50:31etc
00:50:31mais le résultat
00:50:32il se passe quoi
00:50:33on a créé par exemple
00:50:34en Europe désormais
00:50:36une agence européenne
00:50:37de lutte contre le blanchiment
00:50:39elle va faire quoi
00:50:39l'agence européenne
00:50:40en dehors de nourrir
00:50:41des fonctionnaires européens
00:50:42etc
00:50:44elle va taper
00:50:45ceux qu'on connait
00:50:46c'est à dire les banques
00:50:47les assurances
00:50:47vous n'allez plus pouvoir
00:50:48retirer d'argent
00:50:49si vous voulez acheter
00:50:50trois portes jartelles
00:50:51sans être suivi
00:50:52par votre banquier
00:50:54vous n'allez plus pouvoir
00:50:55envoyer de l'argent
00:50:56à votre petit-fils
00:50:57qui est aux Etats-Unis
00:50:58etc
00:50:58donc ça va taper
00:51:00toujours les mêmes
00:51:00et compris
00:51:03et ça ne tapera pas
00:51:04les autres
00:51:05donc il y a une solution
00:51:07une des solutions
00:51:08c'est de pouvoir
00:51:12instaurer en France
00:51:13le système
00:51:14qui a été instauré
00:51:15en Italie
00:51:16contre la mafia
00:51:17qui est le maximum
00:51:18de confiscations
00:51:21alors on n'arrive pas
00:51:22en France
00:51:22à voter des confiscations
00:51:25au motif
00:51:26qu'il faut respecter
00:51:27les droits de l'homme
00:51:28etc
00:51:28les droits de la défense
00:51:29et compagnie
00:51:30mais on est dans une guerre
00:51:31complètement asymétrique
00:51:32vous l'avez bien dit
00:51:33et je pense que c'est
00:51:34suffisamment décrit
00:51:34dans le livre
00:51:35et donc il faut quoi ?
00:51:36il faut pouvoir aller
00:51:37vous avez une présomption
00:51:38de blanchiment
00:51:39dans un magasin
00:51:40dans une entreprise
00:51:42etc
00:51:42vous saisissez tout
00:51:43vous pensez bien
00:51:44que si les gens
00:51:45ne sont pas en règle
00:51:45ils ne vont pas aller
00:51:46réclamer
00:51:48c'est ce qui se passe
00:51:48en Italie
00:51:49c'est des confiscations
00:51:50administratives
00:51:51c'est extrêmement important
00:51:52et très efficace
00:51:53vous assistez sur un point
00:51:54très inquiétant
00:51:55qui est la frontière floue
00:51:58entre le légal et l'illégal
00:51:59vous dites qu'il y a des personnes
00:52:00qui ne sont pas nécessairement
00:52:01des criminels professionnels
00:52:03qui font un peu l'un
00:52:04un peu l'autre
00:52:04et donc là
00:52:05on a un flou
00:52:06sur effectivement
00:52:06cette frontière
00:52:08comme...
00:52:09oui mais oui
00:52:09bien sûr
00:52:10bien sûr
00:52:11parce que vous avez quand même
00:52:13énormément d'argent
00:52:14qui circule
00:52:15je vous donne un exemple
00:52:16qui n'est pas le flou
00:52:17si vous avez des gamins
00:52:19qui gagnent 3000 euros
00:52:21par semaine
00:52:22dans un point de deal
00:52:22vous n'allez pas les mettre
00:52:23en apprentissage
00:52:24c'est clair
00:52:25vous n'arriveriez pas
00:52:26à les récupérer
00:52:27c'est là on ne les récupérera pas
00:52:28oui mais ça se multiplie
00:52:29qu'est-ce que vous voulez
00:52:29c'est quand même tentant
00:52:31et comme notre société
00:52:31est quand même pas
00:52:33elle donne pas
00:52:34moi je vois Mme Adnaud
00:52:35qui redescend
00:52:36je ne sais pas pourquoi
00:52:37elle descend
00:52:37elle ferait mieux
00:52:38de rester là-haut
00:52:39c'est une idée
00:52:40qu'on a eu hier
00:52:40est-ce qu'elle a bien fait
00:52:41de redescendre ?
00:52:42je crois qu'on se dit
00:52:44tous la même chose
00:52:45là-haut
00:52:47elle est bien
00:52:48là ici
00:52:49on est quand même
00:52:50confronté
00:52:50à des sujets
00:52:51un ancien premier ministre
00:52:52me disait
00:52:53il y a quelque temps
00:52:53quand on écoute les médias
00:52:55on se demande
00:52:55si ce n'est pas
00:52:56des agences de voyage
00:52:56parce qu'à la fin
00:52:57l'information
00:52:58on a qu'une envie
00:52:58c'est de prendre
00:52:59un billet d'avion
00:52:59et de s'enfuir
00:53:00oui mais
00:53:02en faisant le constat
00:53:03à la commission d'enquête
00:53:04je me suis dit
00:53:04il faut absolument
00:53:05en faire quelque chose
00:53:06parce que finalement
00:53:07cette information-là
00:53:08ne circule pas beaucoup
00:53:11alors la question
00:53:12on va y venir
00:53:13il nous reste encore
00:53:1445 minutes
00:53:15d'échange
00:53:15Nathalie Goulet
00:53:16est-ce qu'il y a de la Corée
00:53:17est-ce que cet argent sale
00:53:18il est aussi en France
00:53:19est-ce qu'il a gangrené le pays
00:53:20est-ce qu'il a gangrené la République
00:53:21est-ce qu'il y a de la corruption
00:53:23issue de cet argent sale
00:53:24en République française
00:53:25il y en a
00:53:25il y en a
00:53:27peut-être pas comme au Mexique
00:53:28ou voilà
00:53:30quand Retailleau parle
00:53:31de mexicanisation
00:53:32de la France
00:53:32on est quand même
00:53:33quelquefois
00:53:34un des malbutiements
00:53:35sur certains aspects
00:53:35de la criminalité
00:53:37oui bien sûr
00:53:37mais je crois que le vocabulaire
00:53:38le vocabulaire c'est une chose
00:53:39mais la réalité c'est quoi
00:53:41c'est des agents
00:53:43dans les aéroports
00:53:44pour laisser passer
00:53:46des marchandises
00:53:47des agents dans les ports
00:53:48pour éviter de contrôler
00:53:50des conteneurs
00:53:53des intermédiaires
00:53:56des intermédiaires
00:53:56de conformité
00:53:57ou des gens dans les banques
00:53:58ou même dans des administrations
00:54:00pour pouvoir
00:54:01donner une clé d'accès
00:54:02à des fichiers
00:54:04et pouvoir pirater
00:54:05des données
00:54:07et puis si les gens
00:54:08ne veulent pas
00:54:08se laisser acheter
00:54:10alors c'est malfaisant
00:54:11utilise la menace
00:54:12ah oui d'accord
00:54:12donc si vous voulez
00:54:13il n'y a pas seulement
00:54:14l'appel du gain
00:54:15il y a aussi
00:54:16l'information
00:54:16que vous donnez vous-même
00:54:18sur vos réseaux
00:54:18sur votre femme
00:54:19vos enfants
00:54:20où vous habitez
00:54:21où vous allez en vacances
00:54:21etc
00:54:22et des gens qui ont besoin
00:54:23de vous comme rouage
00:54:24d'un élément de la criminalité
00:54:25vont venir vous menacer
00:54:27en vous disant
00:54:27écoutez c'est très simple
00:54:28ou vous nous donnez
00:54:29la clé de chiffrage
00:54:30de votre truc
00:54:30ou vous nous laissez passer
00:54:32dans le port du Havre
00:54:33ou ailleurs
00:54:34pour qu'on puisse
00:54:35ça passer
00:54:35sur le conteneur clone
00:54:37vous restez avec nous
00:54:38vous êtes sur
00:54:39Sud Radio
00:54:39Alissa ça continue
00:54:40évidemment que ça continue
00:54:41on va donner des noms
00:54:43ou même si éventuellement
00:54:44on essaiera de donner
00:54:45des noms
00:54:46qui sont ceux
00:54:46qui corrompent la France
00:54:48comment l'argent
00:54:48des trafics
00:54:49entre-t-il dans l'économie
00:54:51Nathalie Goulet
00:54:52qui avec nous
00:54:52vient de déclarer
00:54:53le blanchiment d'argent
00:54:54est devenu un métier
00:54:56nous allons évidemment
00:54:56approfondir le sujet
00:54:59nous aurons également
00:55:00Fabrice Rizzoli
00:55:01docteur en sciences politiques
00:55:03et expert en criminalité
00:55:04organisée
00:55:05qui nous rejoindra
00:55:05pour un échange
00:55:06c'est à suivre
00:55:07sur Sud Radio
00:55:08Sud Radio
00:55:10parlons vrai
00:55:11bon
00:55:13midi 14h
00:55:14Sud Radio
00:55:15la France dans tous ses états
00:55:17Péricault Légas
00:55:19vous êtes bien sûr
00:55:20Sud Radio
00:55:20il est 13h19
00:55:21je reçois
00:55:22la sénatrice de l'or
00:55:23Nathalie Goulet
00:55:24auteur de
00:55:25la cancraine
00:55:26la gangraine
00:55:26comment l'argent pourrit
00:55:28le monde
00:55:28qui sont ceux
00:55:29qui veulent nous corrompre
00:55:30en France
00:55:30et nous avons
00:55:31en un point
00:55:32au téléphone
00:55:33Fabrice Rizzoli
00:55:34docteur en sciences politiques
00:55:36expert en criminalité organisée
00:55:38merci Fabrice Rizzoli
00:55:40d'être en direct
00:55:40avec nous
00:55:41sur Sud Radio
00:55:42vous connaissez
00:55:42le dossier
00:55:43et le combat
00:55:45et l'engagement
00:55:45de Nathalie Goulet
00:55:46pour ce combat
00:55:47contre la corruption
00:55:49et l'argent sale
00:55:50vous-même
00:55:51vous considérez
00:55:52qu'aujourd'hui
00:55:52c'est un sujet
00:55:53qui constitue
00:55:55un fléau majeur
00:55:56pour notre société
00:55:57pour notre sécurité
00:55:58pour notre économie
00:56:00ah oui c'est sûr
00:56:01et d'ailleurs
00:56:02alors qu'avant
00:56:03on en parlait peu
00:56:04reconnaissons quand même
00:56:05qu'un accent
00:56:07a été mis
00:56:07à la fois médiatique
00:56:09parfois sur des rapports
00:56:11l'IGPN etc
00:56:11par exemple
00:56:12quand je parle de la
00:56:12je pense à la corruption
00:56:13oui
00:56:14donc basse intensité
00:56:15haute intensité
00:56:17le problème
00:56:18c'est que
00:56:19basse intensité
00:56:20quand un gardien de prison
00:56:21fait rentrer
00:56:21un téléphone portable
00:56:22pour trois francis loups
00:56:24et oui
00:56:24il renforce
00:56:25une organisation criminelle
00:56:26donc l'infraction
00:56:28ne paraît pas énorme
00:56:29comme ça
00:56:29mais c'est énorme
00:56:31sur l'impact
00:56:32ensuite que peut avoir
00:56:33cette organisation criminelle
00:56:34sur le territoire
00:56:35des gens
00:56:36donc ça c'est pour la corruption
00:56:38bien sûr
00:56:38basse intensité
00:56:39et évidemment
00:56:41pour le blanchiment
00:56:42qui est issu
00:56:43de l'argent sale
00:56:44on a quand même
00:56:45aujourd'hui
00:56:45un peu de données
00:56:47qui montrent
00:56:48qu'il y a énormément
00:56:48d'argent sale
00:56:49qu'on a du mal
00:56:50à récupérer
00:56:50est-ce qu'il faut quand même
00:56:51du courage politique
00:56:52beaucoup de probité
00:56:53de la panoplas politique
00:56:54il y aura toujours
00:56:56dans toutes les classes politiques
00:56:57du monde
00:56:57des gens plus ou moins fiables
00:56:59il y en a pour autant
00:57:00qui sont intraitables
00:57:01et on a des incorruptibles
00:57:02est-ce qu'aujourd'hui
00:57:03l'arsenal législatif
00:57:04de la république
00:57:05permet de faire face
00:57:06à ce fléau
00:57:07où il faudrait un petit peu
00:57:08l'enrichir
00:57:09ou l'améliorer ?
00:57:13Oui
00:57:13les termes du débat
00:57:15c'est pas forcément
00:57:16brebis galeuses
00:57:17et personnes vertueuses
00:57:18c'est que le pouvoir corrompt
00:57:20c'est comme ça
00:57:21partout
00:57:21quand on en a
00:57:22donc moi je suis un amoureux
00:57:24des contre-pouvoirs
00:57:26donc l'arsenal
00:57:28législatif
00:57:29je voudrais commencer
00:57:30par une chose
00:57:30finalement
00:57:31qui adresse peu de français
00:57:32mais le simple fait
00:57:34que les procureurs en France
00:57:35se soient nommés
00:57:36par les ministres de la justice
00:57:37ou les procureurs généraux
00:57:39au conseil des ministres
00:57:40nous sommes condamnés
00:57:41par la Cour européenne
00:57:42des droits de l'homme
00:57:42régulièrement
00:57:43pour le manque
00:57:43d'indépendance de nos partenaires
00:57:45ne me faites pas dire
00:57:46ce que j'ai pas dit
00:57:46non non mais
00:57:47c'est un vrai sujet
00:57:48je n'ai pas dit que tout
00:57:48le procureur a été conventu
00:57:49mais comment vous voulez
00:57:51aller vers les citoyens
00:57:52ou on leur demande
00:57:53de peigner chaque sou
00:57:55en matière d'impôt
00:57:56d'être nickel
00:57:58quand ils gèrent
00:57:59telle structure
00:58:00et que là
00:58:01le principe même
00:58:02du conflit d'intérêt
00:58:03est en fait
00:58:05institutionnalisé
00:58:05et comparaison
00:58:07n'est pas raison
00:58:07mais l'Italie
00:58:08qu'on pense très corrompue
00:58:09et il y a beaucoup
00:58:10de corruption en Italie
00:58:11mais oui
00:58:11mais ils ont des procureurs
00:58:12indépendants
00:58:14ils sont obligés
00:58:15de poursuivre
00:58:15quand ils ont un signalement
00:58:16comment ils garantissent
00:58:17cette indépendance
00:58:17en Italie
00:58:18comment ils garantissent
00:58:19cette indépendance
00:58:19aux Etats-Unis
00:58:20ils sont élus
00:58:20là c'est carrément
00:58:21un autre protocole
00:58:23oui
00:58:23et on peut faire
00:58:25d'autres critiques
00:58:25sur l'élection
00:58:26aux Etats-Unis
00:58:27les procureurs
00:58:28du coup
00:58:28vont s'occuper
00:58:29d'affaires
00:58:30que
00:58:31si ça va
00:58:32assurer leur réélection
00:58:34voilà
00:58:34à contrario
00:58:36en Italie
00:58:36ils sont nommés
00:58:37par le conseil supérieur
00:58:38de la magistrature
00:58:39qui fait office
00:58:40de panier de crabe
00:58:41qui lui-même
00:58:41est indépendant
00:58:42par rapport au pouvoir
00:58:43voilà
00:58:43il faut que l'instance fondatrice
00:58:45soit elle-même indépendante
00:58:45par rapport au pouvoir
00:58:46évidemment
00:58:47oui mais elle l'est
00:58:49parce qu'on parle
00:58:50de magistrats
00:58:51qui sont donc
00:58:52au conseil supérieur
00:58:53de la magistrature
00:58:53ils sont indépendants
00:58:55de l'Etat
00:58:56à part les salaires
00:58:57on ne va pas commencer
00:58:58à coûts contestés
00:58:59heureusement
00:58:59que c'est la fonction publique
00:59:01ils sont obligés
00:59:02de poursuivre
00:59:03regardez la différence
00:59:05vous avez un élu
00:59:06qui a un signalement
00:59:07pour une corruption
00:59:08vous parliez de ça
00:59:08le procureur italien
00:59:10est obligé
00:59:11de faire des actes
00:59:12il fait des actes
00:59:14et puis il peut dire
00:59:15il n'y a pas matière A
00:59:16ce qu'on m'a donné
00:59:17c'est pourri
00:59:18on n'entend rien
00:59:19je ne vois rien
00:59:20sur son compte bancaire
00:59:22très bien
00:59:22il décide de classer l'affaire
00:59:24de ne pas faire un procès
00:59:26c'est un autre magistrat
00:59:27un autre magistrat
00:59:29qui décide de la procédure
00:59:30à contraire
00:59:31on se rend
00:59:32pour le volume
00:59:32vous avez un procureur
00:59:33qui peut classer sans suite
00:59:34et d'ailleurs
00:59:36le seul progrès
00:59:37qu'on ait fait
00:59:37c'est qu'on a donné
00:59:38à des associations
00:59:39un agrément
00:59:40pour se constituer
00:59:41partie civile
00:59:41pour lutter
00:59:42contre ce problème
00:59:43systémique en France
00:59:43seulement ces associations
00:59:45anticorps notamment
00:59:46elles commencent à être
00:59:47poignées par un agrément
00:59:49qui lui-même
00:59:49est donné par l'exécutif
00:59:51alors que l'anticorps
00:59:52poursuit des politiciens
00:59:53bien sûr
00:59:55de corruption
00:59:56qui appartiennent
00:59:57à l'exécutif
00:59:58vous voyez
00:59:58simplement ça
01:00:00il faudrait
01:00:01expliquer aux français
01:00:02qu'il faut être
01:00:04comment dire
01:00:06exemplaire
01:00:07dans notre système
01:00:08de parler de système
01:00:09je ne parle même pas
01:00:09de
01:00:10de galeuses
01:00:11versus
01:00:12politicien honorable
01:00:13on se souvient
01:00:14du juge
01:00:15d'instruction
01:00:16de Giovanni Falcone
01:00:17en Italie
01:00:17qui a démanté
01:00:18la mafia
01:00:18il est allé jusqu'au bout
01:00:20de sa mission
01:00:21et comme il était
01:00:22en train de mettre
01:00:22le doigt sur l'implication
01:00:23entre la mafia
01:00:24et la classe politique
01:00:25et bien on n'a pas pu
01:00:26l'arrêter
01:00:26il a fallu le tuer
01:00:28il a été assassiné
01:00:28dans un attentat
01:00:30spectaculaire
01:00:30mais on a bien vu
01:00:31qu'à ce moment-là
01:00:31la mafia ne pouvait pas
01:00:32arrêter la procédure
01:00:33de ce magistrat
01:00:35que la justice italienne
01:00:36était en marche
01:00:36qu'elle était absolument
01:00:37inviolable
01:00:38incorruptible
01:00:39et la folie
01:00:40le supprimer
01:00:41physiquement
01:00:41voilà
01:00:41et c'est donc bien la preuve
01:00:43qu'en France
01:00:43on n'a pas besoin
01:00:44d'assassiner les magistrats
01:00:45il y a des procédures
01:00:46qui s'arrêtent comme ça
01:00:47ou qui partent
01:00:48on se demande pourquoi
01:00:49Fabrice Rizoli
01:00:50vous pensez quand même
01:00:51que
01:00:51c'est ce que disent les Italiens
01:00:52vous avez raison
01:00:53c'est ce que disent les Italiens
01:00:54vous avez raison
01:00:54oui oui oui
01:00:55ça ne veut pas dire
01:00:56qu'il n'y a pas des magistrats
01:00:56corrompus en Seine Italie
01:00:57c'est pas ce que je veux dire
01:00:58mais enfin en tout cas
01:00:59l'exemple du sol code
01:01:00et son successeur
01:01:01et son successeur
01:01:02mitraillé également
01:01:03voilà
01:01:04vous pensez qu'en France
01:01:06il y aura vraiment
01:01:07une prise de conscience
01:01:08on a des parlementaires
01:01:09la sénatrice Nathalie Goulet
01:01:11en étude
01:01:11on a eu d'autres exemples
01:01:13on a eu de mobilisation
01:01:13vous pensez en France
01:01:15que la classe politique
01:01:16les institutions de l'état
01:01:17sont suffisamment
01:01:18mobilisées
01:01:19conscientisées
01:01:20pour prendre ce taureau
01:01:22par les cornes
01:01:24alors ça
01:01:25c'est un peu
01:01:26par sursaut
01:01:27et oui
01:01:28on a eu une prise de conscience
01:01:30grâce à la
01:01:30commission sénatoriale
01:01:32sur le narcotrafic
01:01:33et d'autres
01:01:36commissions sénatoriales
01:01:37et évidemment
01:01:39la sénatrice
01:01:39Nathalie Goulet
01:01:40je me rends totalement
01:01:41disponible pour cette interview
01:01:42parce qu'elle se bat
01:01:44elle s'est battue
01:01:45elle continue de se battre
01:01:45elle est courrangeuse
01:01:46elle est courrangeuse
01:01:47c'est défaut systémique
01:01:48de la fraude
01:01:48absolument
01:01:49absolument
01:01:50mais
01:01:51elle va se battre
01:01:52sur quelque chose
01:01:53où elle va dénoncer
01:01:54des choses beaucoup plus grandes
01:01:55l'ensemble de la fraude
01:01:57de tous les types de fraude
01:01:59et là
01:02:00c'est évidemment difficile
01:02:01d'avoir un pouvoir politique
01:02:03ou un état
01:02:04qui va faire
01:02:05une action
01:02:07conjointe
01:02:08durant temps de fraude
01:02:09d'un coup
01:02:09alors on a eu
01:02:10une belle commission
01:02:11sur le narcotrafic
01:02:12on a obtenu
01:02:13quelques réformes
01:02:14il en faudrait d'autres
01:02:15je vous en donne
01:02:16une tout de suite
01:02:17sur la confiscation
01:02:19on obtient
01:02:19une confiscation
01:02:20obligatoire
01:02:21ce qui est le minimum
01:02:23si la personne est condamnée
01:02:24pour trafic de drogue
01:02:25les enquêteurs
01:02:26ont démontré
01:02:27qu'il avait acheté
01:02:27la villa
01:02:28avec de l'argent
01:02:29on confisque la villa
01:02:30mais cette confiscation
01:02:31n'était pas obligatoire
01:02:32c'est nous
01:02:33la société civile
01:02:34qui l'avons rendue
01:02:34obligatoire
01:02:35dans le cadre
01:02:35de la loi
01:02:36d'un repotrape
01:02:36mais il faut quand même
01:02:37bien se rendre compte
01:02:38que c'est venu
01:02:39d'un amendement
01:02:39d'associations
01:02:40climatiques
01:02:41et du collectif
01:02:41antimafia
01:02:42Maxime Fouzine
01:02:43donc c'est bien
01:02:43quand on demande
01:02:46une confiscation
01:02:47bien plus efficace
01:02:49qui permettrait
01:02:50de confisquer
01:02:50davantage de biens
01:02:51qui est une confiscation
01:02:53basée sur
01:02:53l'exemple italien
01:02:54d'ailleurs
01:02:55confiscation qui sera
01:02:56discutée encore
01:02:57à la Cour européenne
01:02:57des droits de l'homme
01:02:58très récemment
01:02:59dans laquelle nous avons
01:03:00dû écrire
01:03:00parce qu'elle est contestée
01:03:01régulièrement
01:03:02je m'explique
01:03:03on doit pouvoir
01:03:04confisquer les biens
01:03:06y compris des personnes
01:03:07qui ne sont pas
01:03:07condamnées pénalement
01:03:08je sais que c'est
01:03:09dur à entendre comme ça
01:03:10je sais que les avocats
01:03:12montraient sur leur grand chaud
01:03:13moi aussi j'adore
01:03:15les libertés fondamentales
01:03:16les libertés publiques
01:03:16j'adore ça
01:03:17mais c'est précisément
01:03:18ce qui se passe
01:03:19en matière fiscale
01:03:20en réalité
01:03:21chacun d'entre nous
01:03:21doit démontrer
01:03:22qu'il paye correctement
01:03:23ses impôts
01:03:23et si on ne le fait pas
01:03:25on a au moins
01:03:26une amende
01:03:26au moins
01:03:27Fabrice Rizoli
01:03:28c'est ce qu'on appelle
01:03:29l'adaptation de l'état
01:03:30de droit à la réalité
01:03:31voilà
01:03:31et ça restera légal
01:03:33et ça restera légal
01:03:34c'est juste une volonté
01:03:36un peu de courage politique
01:03:38Fabrice
01:03:38je dis juste
01:03:39que c'est ultra légal
01:03:41rappelez bien
01:03:42qu'en France
01:03:43seuls
01:03:4330% des biens saisis
01:03:45provisoirement
01:03:4630%
01:03:47sont confisqués définitivement
01:03:49en Italie
01:03:50plus de 60%
01:03:51des biens
01:03:52sont confisqués
01:03:53définitivement
01:03:53parce que les propriétaires
01:03:54n'ont pas réussi
01:03:55à démontrer
01:03:56comment ils avaient
01:03:57acheté leur villa
01:03:58je me souviens
01:03:59de la villa
01:03:59de Jacques Médecin
01:04:00à Nice
01:04:00il s'est battu jusqu'au bout
01:04:02pour la garder
01:04:03et voilà
01:04:04et monsieur Charas
01:04:05l'avait quand même
01:04:06clac quick
01:04:06confisqué
01:04:07Fabrice Rizoli
01:04:08merci d'avoir été en direct
01:04:09d'avoir pris
01:04:09sur votre précieux temps
01:04:10pour soutenir
01:04:11Nathalie Goulet
01:04:12dans ce combat
01:04:13je rappelle que vous allez publier
01:04:14bientôt
01:04:15quand les mafias pillent la planète
01:04:16aux éditions d'Arsaï
01:04:18vous accepteriez de venir nous voir
01:04:19pour nous en parler ?
01:04:21avec plaisir
01:04:22et moi je serai au téléphone
01:04:23voilà
01:04:23et c'est Nathalie Goulet
01:04:26qui fera la poire
01:04:28bon on compte sur vous
01:04:29vous nous faites signe
01:04:29merci beaucoup
01:04:30dès que vous êtes prêts
01:04:30parce que évidemment
01:04:31c'est un sujet qui nous intéresse
01:04:32et les auditeurs de Sud Radio
01:04:34sont tout à fait passionnés
01:04:35par ces enjeux
01:04:36merci Fabrice Rizoli
01:04:38à votre avis
01:04:39s'attaquons vraiment
01:04:40aux réseaux
01:04:40qui font circuler
01:04:41l'argent sale
01:04:42dites nous ce que vous en pensez
01:04:43appelez nous au 0826 300 300
01:04:50bien sûr Sud Radio
01:04:51vous êtes bien sûr Sud Radio
01:04:53il est 13h32
01:04:53je reçois Nathalie Goulet
01:04:55sénatrice de l'Orne
01:04:56j'allais dire parlementaire
01:04:58très engagée dans le combat
01:04:59contre la corruption
01:05:01elle est l'auteur de
01:05:02La gangrène
01:05:03comment l'argent sale
01:05:04pourri le monde
01:05:04un cri d'alarme
01:05:06qui traque l'argent
01:05:07du crime organisé
01:05:08aux éditions Robert Laffont
01:05:09voilà
01:05:09nous sommes ensemble
01:05:10Nathalie Goulet
01:05:12depuis 13h
01:05:13et on ne pourra pas passer
01:05:14en revue
01:05:15la totalité
01:05:16de ce document exceptionnel
01:05:18d'une précision
01:05:19et d'une exigence inouïe
01:05:21un fruit du travail
01:05:22de vous et votre équipe
01:05:23mais c'est un document de police
01:05:24c'est un document judiciaire
01:05:25c'est une thèse en plus
01:05:27parce que ça explique
01:05:28les mécanismes
01:05:30le problème
01:05:31la France est en retard
01:05:32sur le phénomène
01:05:33et vous dites bien
01:05:35le problème
01:05:36n'est pas l'absence
01:05:37de moyens de policiers
01:05:38de magistrats
01:05:39de services compétents
01:05:39le problème
01:05:40c'est plutôt l'absence
01:05:42d'une stratégie suffisamment
01:05:43coordonnée et globale
01:05:44contre l'argent sale
01:05:45oui je pense que c'est vrai
01:05:46je pense que c'est vrai
01:05:47à ce moment précis
01:05:48je voudrais rendre hommage
01:05:49aux policiers
01:05:49aux gendarmes
01:05:50aux douaniers
01:05:50aux services du renseignement
01:05:51financier
01:05:52qui ne travaillent pas toujours
01:05:53dans des conditions formidables
01:05:54mais vous comprenez bien
01:05:55que les douaniers
01:05:56qui chassent
01:05:57les trafiquants de drogue
01:05:59ne peuvent pas
01:05:59en même temps
01:06:00traquer
01:06:01les trafiquants
01:06:03de migrants
01:06:03ne peuvent pas
01:06:04en même temps
01:06:05chasser
01:06:06les gens
01:06:06qui font de la contrefaçon
01:06:07ils ne peuvent pas
01:06:08tout faire en même temps
01:06:09donc il y a quand même
01:06:10un petit problème
01:06:11de moyens
01:06:11on est dans une guerre
01:06:13asymétrique
01:06:14mais en même temps
01:06:17le fait de focaliser
01:06:18comme je l'ai dit
01:06:19tout à l'heure
01:06:19sur le narcotrafic
01:06:20aubert un peu
01:06:21du reste
01:06:22des maillons
01:06:22de cette criminalité
01:06:25la contrefaçon
01:06:26par exemple
01:06:26ce n'est pas le seul exemple
01:06:27mais c'est très important
01:06:28parce que
01:06:29la contrefaçon
01:06:30elle apparaît
01:06:30comme étant
01:06:31une criminalité
01:06:32sans victime
01:06:33et ça fait des victimes
01:06:35en Afrique
01:06:35il y a du trafic
01:06:36de faux médicaments
01:06:37il y a des milliers
01:06:38de morts
01:06:39vous pouvez acheter
01:06:40des fausses Ray-Ban
01:06:41qui vont vous brûler les yeux
01:06:42du faux parfum
01:06:44cancérigène
01:06:44des crèmes pour la peau
01:06:45qu'ils sont tout autant
01:06:46des pièces détachées
01:06:46d'avions
01:06:47des pièces détachées
01:06:47d'automobiles
01:06:48vous achetez des trucs
01:06:49sur internet
01:06:49vous ne savez pas
01:06:50ce qu'il y a dedans
01:06:50vous ne savez pas
01:06:51ce que c'est
01:06:51vous ne savez pas
01:06:52d'où ça vient
01:06:53je ne parle pas
01:06:53de la contrebande
01:06:54de tabac
01:06:54et de la contrefaçon
01:06:55de tabac
01:06:56qui est une dangerosité
01:06:57extrême
01:06:57des milliards
01:06:58c'est des milliards
01:06:59tous les jours
01:07:00c'est vraiment
01:07:01un sujet
01:07:02je suis désolée
01:07:03ça va vous couper
01:07:04un peu l'appétit
01:07:04de vos auditeurs
01:07:06mais je pense
01:07:06qu'il faut le savoir
01:07:08et les personnages
01:07:09de ce livre
01:07:10sont des gens
01:07:11assez ordinaires
01:07:12en fait
01:07:12qui finissent
01:07:13il y a des trafiquants
01:07:15patentés
01:07:15mais il y a aussi
01:07:16des gens assez ordinaires
01:07:17qui finissent
01:07:18par être une partie
01:07:19de cette chaîne
01:07:19de criminalité
01:07:20on va en parler
01:07:21de quelques-uns
01:07:21Anissa
01:07:22est-ce que la France
01:07:22est une bonne
01:07:23ou une mauvaise élève
01:07:24dans le classement
01:07:24des pays corrompus ?
01:07:25j'ai en une phrase
01:07:26la France perd des points
01:07:28la France est-elle
01:07:29bonne ou mauvaise élève
01:07:30en matière de corruption
01:07:31à l'échelle mondiale
01:07:32elle reste plutôt bien placée
01:07:33on ne va pas non plus
01:07:35porter trop lourd
01:07:36notre sacerdoce
01:07:37mais son bulletin
01:07:37se dégrade
01:07:38dans le dernier classement
01:07:39de Transparency International
01:07:41celui de 2025
01:07:42qui est publié
01:07:43en février 2026
01:07:44la France arrive
01:07:4527ème
01:07:46sur 182 pays
01:07:48et territoire
01:07:48avec 66 points
01:07:50sur 100
01:07:51plus la note est élevée
01:07:52plus le secteur public
01:07:53est considéré
01:07:54comme intègre
01:07:55la moyenne mondiale
01:07:56est de 42 points
01:07:57donc nous sommes nettement
01:07:58au-dessus
01:07:58jusqu'ici tout va bien
01:07:59mais regardons nos voisins
01:08:0189 points
01:08:02pour le Danemark
01:08:0380 pour la Suède
01:08:0470 pour le Royaume-Uni
01:08:05la France reste donc
01:08:07un peu loin
01:08:07des premiers de la classe
01:08:09et surtout
01:08:09elle recule
01:08:10puisque nous avions
01:08:1172 points
01:08:12en 2022
01:08:12contre 66 en 2025
01:08:14dis donc on en a perdu
01:08:15en 5 ans quand même
01:08:15cette 27ème place
01:08:17et même selon
01:08:18Transparency International
01:08:20France
01:08:21son plus mauvais rang
01:08:22depuis la création
01:08:23de l'indice
01:08:24l'association pointe
01:08:25un manque de volonté politique
01:08:27des moyens suffisants
01:08:28pour prévenir
01:08:28et poursuivre la corruption
01:08:29et l'affaiblissement
01:08:30de certains gardes fous
01:08:31d'ailleurs Nathalie
01:08:32c'est ce que vous expliquez
01:08:33dans votre livre
01:08:34et ici même
01:08:34sur ce plateau
01:08:36précisons ce qu'on mesure
01:08:37la perception
01:08:38de la corruption
01:08:38dans le secteur public
01:08:40il faut quand même
01:08:40rendre à César
01:08:41ce qui appartient à César
01:08:42évalué par des experts
01:08:43et des acteurs économiques
01:08:44ce chiffre ne représente
01:08:45donc pas un pourcentage
01:08:47de responsables
01:08:48corrompus
01:08:49en France
01:08:50enfin ce classement
01:08:51laisse une partie
01:08:52de l'argent sale
01:08:53dans l'ombre
01:08:53puisque Transparency International
01:08:55rappelle également
01:08:56que même des pays
01:08:57bien notés
01:08:57peuvent faciliter
01:08:58le blanchiment
01:08:59de fonds issus
01:09:00de la corruption
01:09:00à l'étranger
01:09:01alors j'ai pointé
01:09:03merci Anissa
01:09:04pour ce tableau
01:09:05une précision
01:09:07inquiétante
01:09:07effectivement
01:09:08j'ai pointé
01:09:09Nathalie Goulet
01:09:10quelques ans
01:09:10dans le livre
01:09:10il y a 36 chapitres
01:09:13et une multitude
01:09:14d'informations
01:09:15mais quand je dis chapitres
01:09:16c'est chapitres
01:09:17et sous-chapitres
01:09:18c'est quand même
01:09:19il y a un côté dictionnaire
01:09:19vous disiez tout à l'heure
01:09:20c'est quand même
01:09:21un inventaire
01:09:21voilà
01:09:23mais voilà
01:09:23et ça se lit
01:09:24comme un roman
01:09:25parce que vous citez
01:09:26les anecdotes
01:09:26des cas
01:09:27alors je voudrais
01:09:27qu'on en parle
01:09:27quelques-uns
01:09:28on va rester
01:09:29dans franco-français
01:09:29on va aller à Normandie
01:09:30qui nous est chère
01:09:31c'est quoi
01:09:32le conteneur clone
01:09:33du Havre
01:09:34page 264
01:09:35ah oui
01:09:36c'est une opération
01:09:37qui a existé
01:09:39bien sûr
01:09:40qui fait que
01:09:41en réalité
01:09:42les douaniers
01:09:43vont aller
01:09:44chercher
01:09:44dans un
01:09:46dans un
01:09:48conteneur
01:09:48mais qu'en réalité
01:09:49il y aura son clone
01:09:50qui sera à côté
01:09:51qui contiendra
01:09:53la drogue
01:09:54et les produits
01:09:54en fait
01:09:54ils font semblant
01:09:55de chercher quelque chose
01:09:57non ils cherchent quelque chose
01:09:57mais pas au bon endroit
01:09:58on les a induit en erreur
01:10:00on les a induit en erreur
01:10:01alors ça c'est évidemment
01:10:02je voudrais juste
01:10:03pour revenir
01:10:05sur ce qui vient d'être dit
01:10:06sur la corruption
01:10:07la corruption
01:10:08ça recouvre beaucoup de choses
01:10:10moi je suis sensible
01:10:11au conflit d'intérêt
01:10:13parce que le conflit d'intérêt
01:10:14c'est quand même un sujet
01:10:16un phénomène majeur
01:10:17c'est un phénomène majeur
01:10:18vous voyez
01:10:19c'est pas le terme corruption
01:10:20il est très dégradant
01:10:21et c'est logique
01:10:22mais le conflit d'intérêt
01:10:24c'est beaucoup plus insidieux
01:10:26quand vous avez
01:10:27tous les jours
01:10:27en ce moment
01:10:28au bulletin quotidien
01:10:29le BQ
01:10:30qu'on reçoit tous
01:10:32la mutation
01:10:35du radeau de la méduse
01:10:36des conseillers parlementaires
01:10:38qui rentrent dans des ministères
01:10:39du pantouflage
01:10:40et du rétro-pantouflage
01:10:42de gens qui ont travaillé
01:10:42dans des ministères
01:10:43puis qui vont dans les entreprises
01:10:44le domaine très français
01:10:45quand vous avez
01:10:46quand même
01:10:48un ancien ministre
01:10:49qui devient président
01:10:50d'une chambre importante
01:10:52où elle va devoir
01:10:53juger
01:10:54plus ou moins
01:10:54la politique
01:10:55qu'elle a elle-même menée
01:10:56tout ça n'est pas très sain
01:10:58et Rizoli
01:10:58l'a très bien dit tout à l'heure
01:10:59l'histoire de la nomination
01:11:01des magistrales
01:11:01n'est pas non plus
01:11:03et ça
01:11:04si vous voulez
01:11:04c'est beaucoup plus insidieux
01:11:05que la corruption
01:11:07qui est quand même
01:11:07un mot très fort
01:11:08mais le conflit d'intérêt
01:11:09c'est tout aussi violent
01:11:10quand M. Castaner
01:11:11devient un peu
01:11:12porte-parole de Chine
01:11:13en France
01:11:14là aussi
01:11:14il n'est pas le premier
01:11:16il n'est pas le premier
01:11:16avant également
01:11:18Jean-Pierre Raffarin
01:11:19nous avons
01:11:20nous avons Jean-Pierre
01:11:21qui nous appelle de Marseille
01:11:22bonjour Jean-Pierre
01:11:23bonjour Péricault
01:11:24bon à Marseille
01:11:25à Marseille
01:11:26mais à Marseille
01:11:26il n'y a pas de corruption
01:11:27n'est-ce pas Jean-Pierre
01:11:28aucune
01:11:30sacré procureur
01:11:31sacré procureur
01:11:33et en fait non
01:11:34la corruption
01:11:36moi je la vois
01:11:37sous deux angles
01:11:38il y a
01:11:39celle qui est
01:11:40usuellement acceptée
01:11:41c'est-à-dire que
01:11:42de tout temps
01:11:43lorsque des états
01:11:44ont voulu avoir
01:11:45des contrats
01:11:45d'armement
01:11:46etc
01:11:47il fallait payer
01:11:48un certain nombre
01:11:48d'intermédiaires
01:11:49bon
01:11:50ces intermédiaires
01:11:51parfois avec pignon
01:11:52sur rue
01:11:53je pense à
01:11:53dans les années 70
01:11:5580
01:11:56certains M. Cachogui
01:11:57même s'il a mal fini
01:11:59mais c'est souvent
01:12:00le destin de ce genre
01:12:01de personnage
01:12:02mais
01:12:03c'était son oncle
01:12:04je crois que c'était
01:12:05l'oncle du journaliste
01:12:07qui s'est fait
01:12:08marseille
01:12:08oui mais c'est la même famille
01:12:09oui oui
01:12:09c'est la même famille
01:12:12donc en fait
01:12:13on sait que ça existe
01:12:14et finalement
01:12:15ça permet d'avoir
01:12:16des contrats
01:12:17et puis il faut passer
01:12:18par ces gens-là
01:12:19ils ont des introductions
01:12:20après tout
01:12:20ils monnaient leurs talents
01:12:22comme des courtiers
01:12:23bon pourquoi pas
01:12:24en revanche
01:12:25ce qui je trouvais
01:12:26beaucoup plus gênant
01:12:26aujourd'hui
01:12:27c'est lorsque
01:12:27comme dans les années 80
01:12:30on aidait
01:12:31l'Amérique
01:12:32à faire la guerre
01:12:33en Jugoslavie
01:12:34et qu'il y a
01:12:35un nombre d'armes
01:12:36qui sont revenus
01:12:36dans nos banlieues
01:12:37et aujourd'hui
01:12:38il se dit que
01:12:39avec l'Ukraine
01:12:40qui est quand même
01:12:41disons-le
01:12:43un état
01:12:44extrêmement corrompu
01:12:45peut-être
01:12:46aux dernières statistiques
01:12:47le plus corrompu
01:12:48d'Europe
01:12:48c'est exactement
01:12:50ce qui se passe
01:12:50donc quand
01:12:52personnellement
01:12:52j'entends
01:12:53une fois encore
01:12:55monsieur Macron
01:12:55dire on va donner
01:12:5720 milliards de plus
01:12:58moi ça me gêne
01:12:59beaucoup
01:13:00et après la corruption
01:13:01du quotidien
01:13:02je suis d'accord
01:13:03avec vous
01:13:04et les conflits
01:13:04d'intérêts
01:13:05n'ont jamais été
01:13:06aussi importants
01:13:07dans les nominations
01:13:08ça choque de plus
01:13:09en plus
01:13:10on va dire
01:13:11le peuple
01:13:12ça ne fait pas
01:13:13discuter
01:13:14avec le café
01:13:14de toute façon
01:13:15ça s'est discuté
01:13:15aujourd'hui
01:13:16sur les réseaux
01:13:16et très honnêtement
01:13:17c'est extrêmement choquant
01:13:19et je serais curieux
01:13:20aussi d'avoir
01:13:21les conflits
01:13:22d'intérêts
01:13:23ou les participations
01:13:24d'intérêts
01:13:24de la part de gens
01:13:25qui se présentent
01:13:26comme étant neutres
01:13:27qui donnent leur témoignage
01:13:28à la télé
01:13:29sur telle ou telle
01:13:29position internationale
01:13:31qui ont été anciens
01:13:31premiers ministres
01:13:32et qui ont
01:13:33dans leurs clients
01:13:33certains des gens
01:13:34qu'ils défendent
01:13:35certains des états
01:13:36qu'ils défendent
01:13:36et qu'ils soutiennent
01:13:37donc ça franchement
01:13:39je ne cite pas de nom
01:13:40mais tout le monde a compris
01:13:41donc avoir des grands airs
01:13:44c'est très sympathique
01:13:47mais il faudrait quand même
01:13:47arriver à ce que
01:13:49les journalistes
01:13:50disent et posent
01:13:52la question
01:13:53monsieur
01:13:53d'où vous parlez
01:13:54en citant exactement
01:13:56quelles sont
01:13:56les parts d'intérêts
01:13:58entre ce qu'il vit
01:13:59et ce qu'il soutient
01:14:00et son portefeuille
01:14:01oui
01:14:02Jean-Pierre
01:14:02vous mettez effectivement
01:14:03l'accent sur un aspect
01:14:05douloureux du problème
01:14:06on n'est pas encore
01:14:06une opération manipulée
01:14:08en France
01:14:09mais
01:14:10si on ne fait rien
01:14:11on se trouvera peut-être
01:14:12Nathalie Goulet
01:14:13en situation d'avoir
01:14:14un noyau dur
01:14:15alors l'affaire
01:14:16Cahuzac
01:14:18que le monde entier
01:14:19nous a enviée
01:14:21a quand même conduit
01:14:22à une loi
01:14:22sur la transparence
01:14:23de la vie publique
01:14:24la création
01:14:25d'une haute autorité
01:14:26de la transparence
01:14:27de la vie publique
01:14:28où on déclare
01:14:29évidemment
01:14:29en dehors du patrimoine
01:14:31et de son évolution
01:14:34les intérêts
01:14:35qu'on peut avoir
01:14:36ici ou là
01:14:36et donc
01:14:37tout ça
01:14:37c'est public
01:14:38maintenant
01:14:38donc
01:14:40le progrès
01:14:40et puis on est suivi
01:14:41à la trace
01:14:42je vous assure
01:14:42que la haute autorité
01:14:43de la transparence
01:14:44de la vie publique
01:14:45les parlementaires
01:14:46en ont quand même peur
01:14:47enfin je veux dire
01:14:48on a fini
01:14:49et de loin
01:14:50le temps
01:14:51de certains
01:14:53députés maires
01:14:53de la région parisienne
01:14:55je veux dire
01:14:56on est quand même
01:14:56très très surveillés
01:14:59pour les déclarations
01:15:00qu'on fait
01:15:01moi je pense que
01:15:01c'est une bonne chose
01:15:02vous citez l'affaire Balkany
01:15:03en page 43
01:15:04plus d'un quart de siècle
01:15:05d'impunité
01:15:06il était copain
01:15:07du président de la république
01:15:08quand même
01:15:08mais
01:15:10les procédures
01:15:11la jurisprudence
01:15:13et les procédures
01:15:14qui sont maintenant
01:15:15et les lois
01:15:15qui ont été votées
01:15:17rendraient
01:15:17ces procédures
01:15:19beaucoup plus difficiles
01:15:19si elles devaient
01:15:20être appliquées maintenant
01:15:21donc malgré tout
01:15:22on s'est quand même armé
01:15:23on a quand même
01:15:24bien progressé
01:15:24oui oui
01:15:25on a quand même
01:15:26bien progressé
01:15:26ensuite il y a
01:15:27un problème de moyens
01:15:27comme vous dites
01:15:28et de coordination
01:15:31c'est quoi le marché public
01:15:34du puce d'hydrogène
01:15:35à cette
01:15:35vous êtes sûr
01:15:39c'est
01:15:40c'est une affaire
01:15:43qui n'est pas
01:15:44qui n'est pas du tout
01:15:45connue
01:15:46mais
01:15:46c'est une affaire
01:15:49pas du tout connue
01:15:50de
01:15:50de carambouille
01:15:52absolument extraordinaire
01:15:54sur
01:15:54sur l'hydrojet
01:15:55ça ressemble
01:15:56ça ressemble un peu
01:15:56à l'affaire
01:15:57des quotas carbone
01:15:57et tout ça
01:15:58on a un système
01:16:00absolument extraordinaire
01:16:01on crée
01:16:02un certain nombre
01:16:03de dispositifs
01:16:04on fait de la promotion
01:16:06d'aides
01:16:07de subventions
01:16:08etc
01:16:09qui sont
01:16:10sur le système
01:16:12déclaratif
01:16:12et donc chacun
01:16:13fait ce qu'il veut
01:16:14et on contrôle
01:16:14seulement après
01:16:15mais il faut bien savoir
01:16:16que toutes ces cohortes
01:16:17de trafiquants
01:16:20l'or
01:16:21ils sont à la moindre
01:16:22faille des dispositifs
01:16:23et c'est comme ça
01:16:23qu'on a eu l'affaire
01:16:24des quotas carbone
01:16:25c'est comme ça
01:16:25qu'on a l'hydrogène
01:16:26c'est comme ça
01:16:26qu'on a
01:16:30les affaires
01:16:30de développement durable
01:16:32et de prime à prime rénov
01:16:33c'est comme ça
01:16:34qu'on a eu des carambouilles
01:16:36extraordinaires
01:16:36sur le Covid
01:16:39Jean-Pierre
01:16:40est-ce qu'il y en a
01:16:40des carambouilles
01:16:41à Marseille ?
01:16:41Gaston de Ferre
01:16:42on est plus bien de Marseille
01:16:43on a connu
01:16:44les banques de fer
01:16:46on a tout eu
01:16:47Gaston de Ferre
01:16:47la résistance
01:16:49du premier jour
01:16:49il n'est pas devenu
01:16:51résistant en 1942
01:16:53mais il a été résistant
01:16:54avec la plupart
01:16:56des mafieux
01:16:59c'est comme ça
01:16:59qu'il les a connus
01:17:00c'était des compagnons
01:17:01d'armes
01:17:01tout simplement
01:17:02parce qu'à l'époque
01:17:02c'était les seuls
01:17:03à en avoir
01:17:05donc ce que je veux dire
01:17:06par là
01:17:06c'est que
01:17:08Marseille
01:17:08dans les années
01:17:1060-70
01:17:11donc sous Caston de Ferre
01:17:12a eu très peu
01:17:13de soutien de l'Etat
01:17:15pour différentes raisons
01:17:16politiques
01:17:19jusqu'à l'arrivée
01:17:20de Jean-Claude Gaudin
01:17:21d'ailleurs quasiment
01:17:22et donc
01:17:23Marseille a financé
01:17:24de sa propre poche
01:17:25le métro
01:17:26des grands travaux
01:17:28il a fallu trouver
01:17:29l'argent
01:17:29là où il était
01:17:29à un moment donné
01:17:31il a fallu trouver
01:17:31de l'argent
01:17:32ce qui est beaucoup
01:17:32plus permissifiant
01:17:33aujourd'hui
01:17:33si vous voulez
01:17:34dans les marchés publics
01:17:35si on parle de ça
01:17:37c'est le fait
01:17:38que des entreprises
01:17:39qui puissent être liées
01:17:40à des intérêts
01:17:41on va dire
01:17:42très très particuliers
01:17:44empêchent
01:17:44les autres entreprises
01:17:46de postuler
01:17:47ou alors
01:17:47celui-là a un prix
01:17:48défiant
01:17:49ou de concurrence
01:17:49puisqu'on juge
01:17:50essentiellement le prix
01:17:52et puis
01:17:53et puis ensuite
01:17:54elles vont aller
01:17:55mettre la pression
01:17:56sur celui
01:17:57qui contrôle
01:17:57les travaux
01:17:58sur l'expert
01:17:59qui rend la conformité
01:18:00en lui expliquant
01:18:02où vit sa fille
01:18:04où sont scolarisés
01:18:05ses petits-enfants
01:18:06et dans quel
01:18:07institut de beauté
01:18:08sa femme se rend
01:18:08voilà
01:18:09petite pression
01:18:10sympathique
01:18:10c'est comme
01:18:11s'il se passe
01:18:12en Italie
01:18:13à partir de ce moment-là
01:18:14vous avez des marchés
01:18:14publics qui tombent
01:18:15entre les mains
01:18:16et qui permettent
01:18:17d'entretenir
01:18:18des mafias
01:18:19oui
01:18:19on voit bien
01:18:20que les pratiques
01:18:21sont encore
01:18:22vives
01:18:22et encore d'actualité
01:18:23mais merci
01:18:24merci Jean-Pierre
01:18:25pour votre témoignage
01:18:26Nathalie Goulet
01:18:27on reprend
01:18:28dans quelques instants
01:18:29Alissa
01:18:30évidemment
01:18:31à votre avis
01:18:32s'attaquons vraiment
01:18:33aux réseaux
01:18:34qui font circuler
01:18:35l'argent sale
01:18:35dites-nous ce que
01:18:36vous en pensez
01:18:36au 0826 300 300
01:18:38nous sommes en plateau
01:18:39avec Nathalie
01:18:40Goulet
01:18:41auteur de
01:18:42La Gangrenne
01:18:43comment l'argent sale
01:18:44pourrit le monde
01:18:44aux éditions
01:18:45Robert Laffont
01:18:46à suivre
01:18:47sur Sud Radio
01:18:48Sud Radio
01:18:50la France dans tous ses états
01:18:52Péricolégas
01:18:53vous êtes bien sûr
01:18:54sur Sud Radio
01:18:55il est 13h50
01:18:55je reçois
01:18:56Nathalie Goulet
01:18:57auteur de
01:18:58La Gangrenne
01:18:59comment l'argent sale
01:18:59pourrit le monde
01:19:00aux éditions
01:19:00Robert Laffont
01:19:01un travail
01:19:03de recherche exemplaire
01:19:04une enquête
01:19:05et une compilation
01:19:06d'éléments
01:19:07qui nous prouvent
01:19:08qu'effectivement
01:19:09aujourd'hui
01:19:09c'est un phénomène
01:19:10non seulement planétaire
01:19:11qui en France
01:19:12est présent
01:19:14mais malgré tout
01:19:15combattu
01:19:15il faudrait quand même
01:19:16une meilleure coordination
01:19:18des moyens
01:19:18un peu plus
01:19:19de volonté politique
01:19:20mais nous avons
01:19:20des parlementaires courageux
01:19:22on dit toujours
01:19:22à quoi sert le Sénat
01:19:23rien que Nathalie Goulet
01:19:25elle justifie
01:19:26on a eu la commission
01:19:27d'enquête
01:19:28de Marco
01:19:29il y a eu du travail
01:19:30le monde parlementaire
01:19:31la classe parlementaire française
01:19:32est quand même
01:19:33il y a peut-être quelques fois
01:19:34des gens un petit peu
01:19:34moins impliqués
01:19:35un peu incontestables
01:19:36mais on a quand même
01:19:37quelques pointures
01:19:38dans votre genre
01:19:38qui sont là
01:19:39et vous prenez des risques
01:19:40et vous êtes courageuse
01:19:41et je suis sûr
01:19:42que vous dérangez quand même
01:19:43malgré tout
01:19:43on ne vous le dit pas
01:19:44mais il y a des gens
01:19:44que vous devez déranger
01:19:45on va voir ça la semaine prochaine
01:19:46je pense que j'aurai
01:19:47les premiers retours du livre
01:19:49la semaine prochaine
01:19:50il sort quand ?
01:19:50il est sorti le 1er octobre
01:19:52c'est bien ce qu'il me semble
01:19:52on est tout à fait au début
01:19:52vous me faites peur
01:19:53qu'il est sorti
01:19:54mais le temps qu'il y a
01:19:55une petite diffusion
01:19:56vous l'avez dédicacé
01:19:57à tous les sénateurs
01:19:58non non
01:20:00j'attends qu'ils l'achètent
01:20:01vous l'avez envoyé
01:20:01à quelques personnalités
01:20:02quand même
01:20:02qui sont concernées
01:20:03j'ai attendu un peu
01:20:05j'ai envoyé
01:20:06un de nos représentants
01:20:07chez Europol
01:20:09qui a trouvé ça très bien
01:20:10bien sûr
01:20:11mais j'étais très inquiète
01:20:12parce qu'il est tellement exigeant
01:20:15j'ai envoyé à la directrice
01:20:17de la police judiciaire
01:20:18à deux trois procureurs
01:20:20enfin je l'ai envoyé
01:20:21donc il y a quand même
01:20:22une coordination
01:20:22à l'intérieur de la France
01:20:23déjà les services communiques
01:20:25les douanes
01:20:25gendarmerie justice
01:20:26bien sûr
01:20:27et au niveau européen
01:20:28vous disiez
01:20:29il y a cette agence
01:20:29qui est à Francfort
01:20:30contre le blanchiment
01:20:31et Europol
01:20:32qui est quand même vigilante
01:20:33ah non Europol
01:20:33Interpol
01:20:34ça travaille
01:20:34parce que si vous voulez
01:20:35en dehors du côté franco-français
01:20:37aucune des opérations
01:20:39de blanchiment
01:20:39aucun des blanchisseurs
01:20:41aucun de ces criminels
01:20:42n'est franco-français
01:20:43les services sont internationaux
01:20:46tout ce réseau
01:20:47est international
01:20:49et évidemment
01:20:50on en a
01:20:50il y a un pays quand même
01:20:51qui se distingue
01:20:52avec une des plaques tournantes
01:20:53un peu plus nombreuses qu'ailleurs
01:20:54c'est peut-être les Etats-Unis
01:20:55tout simplement
01:20:56ou la Chine
01:20:57ou pas vraiment
01:20:58écoutez je ne sais pas
01:21:00ce que je sais
01:21:00c'est que la France
01:21:01est déjà pas mal placée
01:21:02moi je me suis occupée de ça
01:21:03bon évidemment
01:21:04on a des pays
01:21:05à fiscalité faible
01:21:06parce qu'il faut quand même rappeler
01:21:07que ces réseaux
01:21:09de criminalité
01:21:11utilisent les mêmes réseaux
01:21:12que la délinquance financière
01:21:13et la fraude fiscale
01:21:14c'est-à-dire les paradis fiscaux
01:21:16ils n'aiment pas payer les impôts
01:21:17non plus
01:21:18non mais c'est la même tuyauterie
01:21:19même tuyauterie
01:21:20bon les Émirats
01:21:21ont fait beaucoup d'efforts
01:21:22mais enfin
01:21:22il reste beaucoup à faire
01:21:24notamment sur le trafic d'or
01:21:27vous avez
01:21:28et l'immobilier
01:21:29dont
01:21:30dans un des rapports
01:21:31de la commission d'enquête
01:21:33on a rencontré
01:21:33un agent de change
01:21:34non
01:21:35un agent immobilier
01:21:36à Dubaï
01:21:37on disait
01:21:38est-ce que maintenant
01:21:39l'immobilier à Dubaï
01:21:40est mieux contrôlé
01:21:41il a dit vous savez
01:21:42on a des clients français
01:21:43je dis oui on sait bien
01:21:44ils payent en crypto actifs
01:21:45je dis oui ça on sait
01:21:47oui mais enfin
01:21:48il y en a un qui achète
01:21:49toutes les semaines
01:21:49depuis sa cellule au Beaumet
01:21:50ah oui
01:21:52c'est à Marseille
01:21:54mais c'est pas de la faute
01:21:55du type de Dubaï
01:21:56si celui qui est en prison
01:21:57à Marseille
01:21:57il a un téléphone
01:21:58c'est ce qu'on a dit
01:21:59tout à l'heure
01:22:00voilà
01:22:01donc si vous voulez
01:22:01il y a ces pays
01:22:03à fiscalité faible
01:22:04il y a les ports francs
01:22:05qui sont des zones
01:22:05de non droit
01:22:06il y en a au Luxembourg
01:22:07il y en a en Suisse
01:22:09malgré l'amélioration
01:22:10de la diminution
01:22:11du secret bancaire
01:22:12et de la transparence
01:22:13des systèmes suisses
01:22:14on a quand même
01:22:15des zones
01:22:15de non droit absolu
01:22:17donc une vraie tuyauterie
01:22:18une vraie tuyauterie
01:22:19et c'est pour ça
01:22:19qu'il faut être un peu plombier
01:22:20je comprends bien
01:22:21Nathalie Goulet
01:22:21d'un robinet
01:22:23d'un tuyau à l'autre
01:22:24ça passe
01:22:25et les abrications sont faciles
01:22:26on a Loïc
01:22:27qui nous appelle
01:22:27de Toulouse
01:22:28Loïc
01:22:29ne me dit pas
01:22:29qu'à Toulouse
01:22:30il y a de la corruption
01:22:30quand même
01:22:34vous vous êtes interpellé
01:22:36par ce phénomène
01:22:37c'est quelque chose
01:22:37que vous côtoyez
01:22:38ou que vous pressentez
01:22:39non
01:22:40pas du tout
01:22:42je suis relativement
01:22:43très très loin de ça
01:22:44mais c'est vrai
01:22:45que ça interroge
01:22:45quand même pas mal
01:22:48sur le rôle de l'Etat
01:22:50le rôle de nos politiques
01:22:51et puis surtout
01:22:52les moyens
01:22:53qu'on met sur la table
01:22:54pour s'attaquer
01:22:55à ces systèmes là
01:22:59enfin je veux dire
01:23:00en France
01:23:00on a le Parti National Financier
01:23:02il est ce qu'il est
01:23:05je ne veux pas faire
01:23:06de politique
01:23:06avec les 10 ans
01:23:09passés sur l'affaire
01:23:09Big Malion
01:23:10mais la question
01:23:11qu'on peut se poser
01:23:11c'est est-ce qu'il a
01:23:12suffisamment de moyens
01:23:13pour pouvoir instruire
01:23:15plusieurs grosses affaires
01:23:16majeures
01:23:17en parallèle
01:23:18et en même temps
01:23:18les moyens
01:23:19et la possibilité
01:23:20d'aller jusqu'au bout
01:23:21c'est ça
01:23:23et sans être de gauche
01:23:24ou de droite
01:23:25la question peut réellement
01:23:26se poser
01:23:26c'est vrai qu'ils se sont
01:23:27focalisés sur le dossier
01:23:28Big Malion
01:23:29pas de problème
01:23:30il y a d'autres affaires
01:23:31qui attendent
01:23:32mais parce qu'ils ont
01:23:33peut-être tout simplement
01:23:34un problème de moyens
01:23:35et d'effectifs
01:23:36oui mais
01:23:37comme l'a dit Nathalie Gouli
01:23:38tout à l'heure
01:23:38les magistrats du parquet
01:23:39et sa retirerie
01:23:40à leur propriété
01:23:41sont quand même nommés
01:23:42par le pouvoir exécutif
01:23:46vous avez tellement raison
01:23:48sur les moyens
01:23:50vous savez que la justice
01:23:51est à l'os
01:23:52c'est ça
01:23:53les greffiers
01:23:54n'ont pas les moyens
01:23:56il n'y a pas assez de magistrats
01:23:58la justice est très lente
01:23:59ça fait partie
01:24:00des gros gros sujets
01:24:01d'inquiétude
01:24:03et de lassitude
01:24:04des français
01:24:05qui attendent
01:24:05un jugement
01:24:07au prud'homme
01:24:07ou dans un tribunal
01:24:08et qui attendent
01:24:09des années
01:24:10et des années
01:24:10et des années
01:24:14on a le PNF
01:24:15le parquet financier
01:24:16qui fonctionne extrêmement bien
01:24:18mais là aussi
01:24:18puis on a créé
01:24:19le parquet criminalité organisée
01:24:21avec la loi narco-trafic
01:24:22et donc maintenant
01:24:23il va falloir faire
01:24:24encore Péricault
01:24:25il va falloir encore faire
01:24:26de la tuyauterie
01:24:26entre les deux
01:24:28et puis il va falloir
01:24:29former des magistrats
01:24:30parce que
01:24:30vous comprenez bien
01:24:31que les criminels
01:24:32ils arrivent
01:24:33avec des hordes d'avocats
01:24:35archi-formés
01:24:36ils ont les moyens
01:24:37ils ont les moyens
01:24:38et d'ailleurs
01:24:38on peut toujours se demander
01:24:39comment sont payés
01:24:40ces avocats au passage
01:24:41ces avocats savent
01:24:41qu'ils défendent
01:24:42oui
01:24:42ils le savent
01:24:43ah oui sinon
01:24:43c'est quand même
01:24:44leur client
01:24:44c'est à eux de le savoir
01:24:45et donc
01:24:46ils vont arriver
01:24:47contre
01:24:48oui évidemment
01:24:49en opposition
01:24:49avec des magistrats
01:24:50qui les poursuivent
01:24:51et avec des instructions
01:24:54où il y aura
01:24:54évidemment
01:24:56une différence
01:24:57de moyens
01:24:58puisque la justice
01:24:59comme je vous l'ai dit
01:25:00est quand même à l'os
01:25:01malgré les efforts
01:25:02qui ont été faits
01:25:03lors de ces derniers budgets
01:25:04donc vous avez
01:25:05absolument raison
01:25:06et puis on a
01:25:07les forces de police
01:25:07et de gendarmerie
01:25:08qui travaillent très bien
01:25:09le renseignement financier aussi
01:25:11mais là aussi
01:25:13il faut
01:25:13il faut réorganiser
01:25:15l'état
01:25:15si vous voulez
01:25:16il faut mettre
01:25:17il faut mettre
01:25:17des fonctionnaires
01:25:18là où on en a besoin
01:25:19la justice
01:25:20la police
01:25:21la santé
01:25:23et pas dans les ministères
01:25:25mais sur le terrain
01:25:26Nathalie Goulet
01:25:27merci d'avoir été avec nous
01:25:28on n'a pas pu passer
01:25:28tout en revue
01:25:29je voulais qu'on parle
01:25:30des PMU
01:25:31par la mafia chinoise
01:25:33donc quand vous allez
01:25:33gratter un petit
01:25:35bulletin de l'auto
01:25:36si on vous demande
01:25:37de vous le racheter
01:25:38pour un peu plus cher
01:25:39soyez méfiant
01:25:39c'est peut-être
01:25:40pour blanchir
01:25:41de l'argent sale
01:25:41c'est sûrement pour blanchir
01:25:43parce que c'est sûrement
01:25:43pas pour vous faire plaisir
01:25:44Nathalie Goulet
01:25:45sénatrice de l'Orne
01:25:46auteur de la gangrène
01:25:48comment l'argent sale
01:25:49pourrit le monde
01:25:50un cri d'alarme
01:25:52d'une parlementaire
01:25:52qui traque l'argent
01:25:53du crime organisé
01:25:54aux éditions
01:25:55Robert Laffont
01:25:55c'est sorti le 1er octobre
01:25:56à lire absolument
01:25:58c'est un document
01:25:59historique, politique
01:26:00social, économique
01:26:01c'est facile à lire aussi ça
01:26:03à mettre dans toutes les mains
01:26:04ça se lit comme un roman
01:26:05et il y a des situations
01:26:06truculentes
01:26:07d'autres qui sont moins drôles
01:26:09et on sort moins bête
01:26:10quand on l'a fini
01:26:10que quand on a commencé
01:26:12trop gentil
01:26:13merci d'avoir été avec
01:26:14vous repartez dans l'ordre
01:26:14là madame la sénatrice
01:26:15je repars dans l'ordre
01:26:17je voudrais manger un peu
01:26:18de camembert avec vous
01:26:19mais absolument
01:26:19parce que c'est la belle saison
01:26:20en octobre
01:26:20c'est quand il y a eu du regard
01:26:22Avissa on se quitte
01:26:23on se retrouve lundi
01:26:25on va également remercier
01:26:26Loïc Gobé
01:26:27qui était avec nous
01:26:27plus tôt
01:26:28dans l'émission
01:26:30et on va remercier
01:26:31évidemment
01:26:31Fabrice Rizzoli
01:26:33à suivre tout de suite
01:26:34Brigitte Laé
01:26:35qui parlera
01:26:36des enfants maltraités
01:26:38Sud Radio
01:26:40Parlons français