- il y a 3 heures
Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00... pour la plupart extrêmement véhément, les forces de l'ordre.
00:04On a pu les voir jeter énormément de projectiles de toutes sortes,
00:09des pierres, des roues de vélo, des chaises, des bouteilles, des pots de fleurs.
00:14Ce qu'on peut vous dire, c'est qu'ici la situation reste extrêmement tendue.
00:18Les forces de l'ordre ont dû faire usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogène
00:23pour essayer de faire disperser cette foule.
00:27La Bravem était également présente, place de la nation, pour épauler les CRS,
00:33procéder également à des arrestations.
00:35Ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il n'y a plus vraiment encore de panneaux
00:40avec des contestations lycéennes.
00:42La plupart maintenant sont au sol, une situation qui est extrêmement tendue,
00:47extrêmement compliquée ici.
00:49Par contre, ce qu'on peut vous dire, c'est qu'il y a eu plusieurs interpellations,
00:52dont une interpellation extrêmement musclée.
00:55Un jeune homme est parti avec la tête en sang, en criant « Liberté » sous les flashes
01:01de nombreux photographes, les caméras de nombreux journalistes qui étaient présents ici.
01:08L'objectif, en tout cas pour les forces de l'ordre qui sont réunies en nombre ici,
01:12place de la Bastille, c'est de faire évacuer cette place.
01:16On a pu voir aussi de la circulation qui a repris un petit peu de l'autre côté de cette
01:22place.
01:23Mais la situation ici, elle est extrêmement tendue.
01:26On a pu également assister à des scènes extrêmement violentes,
01:29puisque beaucoup de jeunes ont fait face directement aux forces de l'ordre.
01:33Ils sont venus au corps à corps, parfois protégés de planches en bois.
01:38Ils sont venus directement au contact des forces de l'ordre,
01:40parce que l'objectif, c'est aussi de faire de nombreux blessés côté forces de l'ordre.
01:46Concernant les slogans, vous avez énormément de slogans anti-police,
01:51des slogans politiques, des slogans internationaux.
01:55Mais les slogans, en tout cas pour les revendications lycéennes, n'existent plus pour l'heure.
02:00Tout à l'heure, sur de nombreuses pancartes, avant que la situation ici ne dégénère,
02:05on a pu entendre « On veut le bac, pas la bac. »
02:09« Bosser dans une bonne condition ne devrait pas être une expédition. »
02:12On a pu également voir des gilets jaunes qui étaient présents en début de manifestation,
02:17avec sur leur gilet écrit « Ensemble, on peut tout changer ».
02:21Parmi les nombreux manifestants qui étaient présents au début de ces rassemblements,
02:27avant que cela devienne tendu, il y avait également beaucoup de retraités
02:31où il y avait des panneaux dans leurs mains écrits « Jeunesse en colère, retraite en colère ».
02:37Ici, en tout cas, pour l'instant, c'est un face-à-face qui continue avec les forces de l
02:41'ordre.
02:53Bonsoir à tous. Nous sommes avec l'équipe de Face à l'Info.
02:57Nous restons en direct avec ce qui se passe sur le terrain à Bastille.
03:01Au sommaire, ce soir, va-t-on vers un début de convergence des colères ?
03:04Vous le voyez, il y a encore des médias manifestés à Bastille aujourd'hui.
03:08Lycéens, étudiants, syndicats, dans une nouvelle manifestation est prévue le 13 octobre.
03:14Le gouvernement n'a rien compris à l'urgence d'agir, a déclaré Bali Bakayoko,
03:20qui appelle à emmener Jean-Luc Mélenchon au pouvoir.
03:24Même si 96% des lycéens sont ouverts, la tension reste vive.
03:29Certains Français redoutent de graves débordements et même l'application de l'article 16,
03:35ces pouvoirs exceptionnels réservés aux présidents en cas de crise grave.
03:39L'édito de Mathieu Bobcouté ce soir.
03:4250 000 revendications ont été déposées sur la plateforme,
03:45selon le ministre de l'Éducation nationale, qui annoncera des mesures ce soir à 20h.
03:50Parmi les doléances, les lycéens déplorent un chauffage absent l'hiver,
03:54des classes trop chaudes l'été, des bâtiments vétustes non adaptés aux canicules,
03:59des cours interrompus dès les premières chaleurs.
04:02Ce soir, on reçoit Pierre Brossolet, cet ingénieur qui propose la chaleur l'hiver, le froid l'été,
04:07à partir de notre sous-sol, la géothermie, pour rendre ces lycées tenables sans alourdir la facture énergétique.
04:14Pierre Brossolet est l'auteur de La solution et sous nos pieds, il est notre invité dans un instant.
04:18Le Parlement européen vient d'adopter une résolution contre l'antrisme islamiste et les réseaux des frères musulmans.
04:26C'est historique.
04:27Après des années de naïveté, Strasbourg nomme enfin la menace.
04:31Le double discours, l'argent public qui finance ses réseaux, l'infiltration des institutions.
04:36Une résolution ne suffit pas.
04:40Il faut maintenant couper les subventions et fermer la porte.
04:43Qu'est-ce que cela va changer concrètement ? L'analyse de Michel Fayad.
04:47En pleine mobilisation lycéenne, Louise, la lycéenne et les syndiqués de l'UNI a dénoncé hier soir les magistrats du
04:57syndicat de la magistrature.
04:58Ils ont créé un guide pour, je cite, « échapper à la police », déclare-t-elle.
05:03Le syndicat de la magistrature informe sur les droits, donne des conseils lors d'interpellations, encore de garde à vue,
05:10mais revendique aussi, je cite, « l'accompagnement des luttes ».
05:13En quoi est-ce le rôle des magistrats soumis à des devoirs de dépendance, d'impartialité que d'accompagner les
05:21luttes ? »
05:22Le décryptage de Charlotte Dornelas.
05:24Et puis, l'Institut catholique de Paris a été bloqué aujourd'hui.
05:27C'est historique.
05:28Pour la première fois depuis sa fondation en 1875, une trentaine de bloqueurs, la plupart venus d'autres établissements,
05:34en ont barré l'accès aux étudiants de l'ACATO.
05:36Le symbole est fort.
05:38La mobilisation franchit ainsi les portes d'un établissement privé, catholique,
05:42connu pour son calme, connu pour être peu politisé.
05:45En quoi est-ce un nouveau signe de l'ampleur de la colère étudiante ?
05:48Le regard de Marc Monon.
05:50Voilà pour l'essentiel.
05:51C'est parti pour le 18h30.
06:07On va rester bien sûr connecté avec ce qui se passe à la place de la Bastille en ce moment
06:13même.
06:13On garde les images.
06:14On aura d'un instant à l'autre notre journaliste sur place.
06:18Mais d'abord, avec vous Michel Fayad, on va s'arrêter à cet événement historique.
06:24Le Parlement européen vient d'adopter une résolution contre l'antrisme islamiste et les réseaux des frères musulmans.
06:31Est-ce que c'est réellement historique et en quoi ?
06:34Historique, je ne sais pas, mais en tout cas tardif, c'est sûr.
06:37Ce midi à Strasbourg...
06:39Ça, c'est un éditeur.
06:43Ça commence bien.
06:44Ce midi à Strasbourg, 381 députés européens ont voté pour, 167 contre et 15 se sont abstenus.
06:52Pendant des années à Bruxelles, ce sujet, on en parlait à voix basse, comme d'un oncle gênant au repas
06:57de famille.
06:58Alors l'antrisme, qu'est-ce que c'est ?
07:00On n'enfonce pas la porte, on se fait inviter.
07:02On entre dans les associations, les universités, les colloques sur la diversité, les dossiers de subvention et on y installe
07:09ces idées sans bruit.
07:11Les champions du monde de la méthode, ce sont les frères musulmans.
07:13Une confrérie née en Égypte en 1928, fondée par un instituteur, Hassan El-Banna, avec un programme très simple, la
07:21loi d'Allah d'abord, celle des hommes ensuite.
07:23Et ce n'est pas une trahison de l'islam, c'est une lecture au pied de la lettre, une
07:27lecture que des millions de musulmans refusent dans leur vie, heureusement.
07:31Le Hamas, les auteurs du massacre du 7 octobre en Israël, est né de leur branche palestinienne.
07:36Le texte est porté par Céline Imar, une eurodéputée LR.
07:41Elle a eu cette formule,
07:42« L'entrisme islamiste ne commence pas toujours par le bruit des armes ».
07:45Moi, je dirais, il commence rarement par là, il commence par un dossier de subvention bien rempli.
07:50Et l'homme qui a négocié ce texte pour les conservateurs et réformistes européens,
07:56le groupe où siège Marion Maréchal, c'est Nicolas Bé, député européen français.
08:00C'est lui qui avait organisé avec elle, en avril, la grande conférence d'où tout est parti.
08:06Et d'ailleurs, à ce moment-là, Céline Imar et le général Christophe Gomart, tous les deux, y étaient présents
08:10comme orateurs.
08:12Que demande le texte ?
08:13Eh bien, que la Commission européenne, c'est-à-dire l'exécutif de Bruxelles,
08:17dise combien d'argent public est allé à ces réseaux, euros par euros.
08:21Qu'on ne reçoive plus le FEMISO, c'est-à-dire la Fédération européenne de jeunes musulmans,
08:25que le ministère de l'Intérieur rattache aux frères musulmans, ce qu'elle dément.
08:29Et que les gouvernements étudient l'inscription d'organisations fréristes sur la liste terroriste européenne.
08:36Mais le vrai événement, c'est la majorité.
08:38La droite classique, les conservateurs et réformistes européens, comme je l'ai dit,
08:42les patriotes, le groupe du Rassemblement national, toutes les droites ensemble,
08:46et une partie des centristes macronistes a suivi.
08:50La gauche, elle, a refusé de négocier et a voté contre.
08:54Les Verts étaient absents, LFI absents.
08:56Les socialistes, sauf les socialistes français, certains socialistes français étaient absents.
09:01Et il y a même Nathalie Loiseau qui a refusé de négocier avec le groupe de Marion Maréchal-Le Pen
09:05sous le prétexte qu'elle soutenait sa tante Marine Le Pen.
09:09Eh bien, elle a mis en péril la possibilité peut-être d'obtenir la majorité,
09:13qui heureusement a été finalement obtenue.
09:15À Bruxelles, en tout cas, c'est une petite révolution de palais.
09:18– Mais la gauche crie à l'islamophobie.
09:21Une euro-députée écologiste parle d'une tribune pour la xénophobie.
09:26Est-ce qu'ils ont un argument ?
09:27– Ils ont un mot, Christine, pas un argument.
09:30Protéger les musulmans contre les discriminations, c'est un devoir, la résolution le dit.
09:34Mais la liberté de religion n'est pas un droit à la subvention.
09:38Et pendant qu'à Strasbourg, on débat, en France, on a les travaux pratiques.
09:42Les blocages de lycées ont tourné à l'émeute.
09:446 629 interpellations, 761 policiers et gendarmes blessés,
09:48a annoncé hier le ministre de l'Intérieur.
09:50Au départ, les lycéens réclamaient des profs et des radiateurs.
09:54Qu'a récupéré leur colère ?
09:56Eh bien, Nora Bussini, dans le point, est connue pour avoir enquêté de l'Intérieur
10:01dans les milieux militants d'ultra-gauche.
10:02a publié hier une nouvelle enquête qui s'intitule
10:05« Comment Al Jazeera et des réseaux islamistes ont cherché à amplifier la contestation ? »
10:10Elle y trouve les étudiants musulmans de France, dont on a parlé,
10:13qui est une association que le ministère de l'Intérieur présente
10:16comme la branche jeunesse des frères musulmans en France.
10:19À Belfort, il défilait déjà avec les lycéens dès le 1er octobre.
10:23Et regardez comment ça glisse.
10:25Leur appel à manifester commence par des conditions d'études décentes
10:28et finit contre les entreprises génocidaires.
10:31Une lycéenne filmée parle des locaux vétustes,
10:35puis d'un coup, de l'abaya, cette longue robe interdite à l'école depuis 2023.
10:39Un collectif de mères résume « L'État déteste nos enfants.
10:43On est entrés par les profs, on ressort avec la religion à l'école. »
10:47Le haut-parleur, c'est AgiPlus, la version réseau sociaux de la chaîne Qatari Al Jazeera.
10:53Des millions de vues, les violences policières en boucle, les voitures brûlées,
10:56et presque pas un mot.
10:59Ce n'est pas un hasard.
11:00Les frères musulmans ont toujours visé d'abord l'école et l'université,
11:03parce que c'est là qu'on gagne une génération.
11:05Et ça marche.
11:06Selon l'IFOP l'an dernier, près d'un musulman de moins de 25 ans sur 3
11:10dit avoir de la sympathie pour les frères musulmans.
11:13La réponse des intéressés ?
11:14Théorie islamophobe.
11:16Le successeur du CCIF, ce collectif d'issous après l'assassinat de Samuel Paty,
11:21et qui s'est réincarné et reconstitué en Belgique sous l'appellation CCIB,
11:25ose même comparer ses accusations aux caricatures antisémites.
11:29Voilà la méthode.
11:30On se glisse dans une cause juste, on change le slogan,
11:33et quand on vous démasque, vous criez au racisme.
11:37Très intéressant Michel Fayad.
11:39Mais concrètement, qu'est-ce que cela change ?
11:41Une résolution, ce n'est pas une loi ?
11:43Pas grand-chose demain matin.
11:45Et c'est là qu'il faut être sévère avec le Parlement européen.
11:48Une résolution, c'est un vœu.
11:49Et l'Europe adore les vœux.
11:51Ça ne coûte rien et ça fait de belles photos.
11:52Cette Europe, c'est la même dont l'argent a nourri pendant 15 ans,
11:56ce qu'elle fait mine de découvrir.
11:58Plus de 200 000 euros versés directement au Femiso.
12:01Une organisation que le ministère de l'Intérieur décrit
12:04comme une école de cadre à haut potentiel de la mouvance des frères musulmans.
12:08Une école de cadre payée avec nos impôts, avec vos impôts.
12:12Depuis, on a fermé la grande porte et laissé la porte de service ouverte.
12:16Le Figaro l'a révélé le 23 septembre.
12:18Bruxelles continue de le financer indirectement à travers des appels à projets.
12:22Et le 21 septembre, des députés de la gauche radicale et des verts l'ont fait entrer au Parlement,
12:28deux mois après que la direction du Parlement l'avait mis dehors.
12:33On sort le loup par la porte.
12:35Des élus lui rouvrent la fenêtre.
12:37C'est là que Nicolas B a marqué des points.
12:39Ses trois amendements sont passés ce midi.
12:41Le Parlement déplore désormais noir sur blanc l'invitation du 21 septembre.
12:46Il demande que toutes les organisations liées au Conseil des musulmans européens,
12:50que le ministère de l'Intérieur appelle la clé de voûte, je cite, des frères musulmans en Europe,
12:55soient interdites d'accès aux institutions et rayées du registre officiel des lobbies.
13:00Et il soutient les pays qui interdisent le niqab et la burqa,
13:03ces voiles qui cachent tout le visage dans l'espace public.
13:06Ce ne sont encore que des demandes, mais c'est enfin une ligne politique.
13:10Mais pour inscrire une organisation sur la liste terroriste, il faut l'accord des 27 gouvernements.
13:15Un seul qui traîne les pieds et tout s'arrête.
13:18Le Qatar qui investit des milliards en Europe ne manque pas d'amis malheureusement.
13:22Alors il faut trois choses.
13:23Plus une seule invitation pour ces réseaux, l'argent suivi jusqu'au dernier euro,
13:28et Paris qui défend à Bruxelles ce que l'Assemblée nationale a voté en janvier.
13:32Les frères musulmans ont un plan sur 50 ans.
13:35L'Europe vient d'écrire la première page du sien.
13:37Reste à ne pas en faire un marque-page.
13:40Merci beaucoup Michel Fayad pour cet édito à propos de cette résolution historique,
13:46à propos de l'entrisme musulman.
13:49On ira dans un instant à la place de la Bastille,
13:51où nos correspondants nous expliquent qu'il y a des inscriptions,
13:55notamment « Marine, rejoins ton père ».
13:58Et on se pose beaucoup de questions sur les revendications des lycéens.
14:01Mais il y a des revendications concrètes et on va en parler.
14:04On va recueillir notre ingénieur Pierre Brossolette, qui est fondateur d'Arvernes.
14:08Vous avez écrit le livre « La solution est sous nos pieds » aux éditions du Rocher.
14:13Vous proposez de chauffer ou refroidir les lycées sans clim, notamment, vous avez déjà reçu,
14:18avec la chaleur du sous-sol par la géothermie au lieu d'importer du gaz.
14:24Les lycéens dénoncent des fenêtres qui ne ferment pas.
14:27On les a entendues.
14:28Des chauffages absents l'hiver, des salles intenables en juin, des bâtiments non adaptés aux canicules.
14:35Les lycéens dénoncent l'état de certains établissements.
14:37Est-ce que leur colère est justifiée, selon vous ?
14:41Oui.
14:42Bonsoir.
14:43Oui, elle est justifiée.
14:45Alors évidemment, je ne vais pas juger de la forme.
14:50Je ne vais pas rentrer dans la politique, évidemment, de ce qui se passe aujourd'hui.
14:53Mais sur le fond, c'est une des revendications des lycéens et des étudiants
14:57et qu'ils étudient quelquefois dans des logements insalubres.
15:00Évidemment, on ne peut que finalement le déplorer.
15:05Alors le Premier ministre, il a déclaré hier soir vouloir améliorer les conditions matérielles
15:09dans les établissements, notamment face aux fortes chaleurs.
15:11Le Premier ministre a cité le chauffage, l'isolation, l'adaptation aux fortes chaleurs
15:15dans une lettre au ministre.
15:18Quelle solution vous proposez, vous concrètement ?
15:19C'est pour ça qu'on vous a invité, parce que vous proposez des solutions aux étudiants, notamment.
15:23Et donc, encore une fois, la revendication, elle est claire et on peut la comprendre
15:28puisque j'ai des enfants qui sont dans des lycées et quelquefois, ils sont insalubres,
15:31délabrés, voire insalubres.
15:32Et donc, une école digne, d'ailleurs comme d'autres types d'établissements,
15:35parce qu'on peut dire la même chose pour des hôpitaux, pour des EHPAD, etc.
15:38C'est de pouvoir étudier dans un établissement qui a du chaud, évidemment, mais aussi du froid.
15:44L'hiver, l'été, pardon, on a tous vécu cette calicule.
15:47Et donc, la géothermie, le sous-sol, la géothermie de surface permet à la fois de chauffer des bâtiments l
15:52'hiver.
15:52Donc ça, on le sait, mais aussi de rafraîchir les bâtiments naturellement, gratuitement,
15:57par ce qu'on appelle un rafraîchissement naturel, le géocouling,
16:00qui est lié à la stabilité de température du sous-sol à 200 mètres.
16:02Et ça, c'est une solution technique très simple.
16:05On n'invente rien.
16:07Les Romains, les Chinois le faisaient déjà, la géothermie,
16:09mais c'est une solution révolutionnaire et qu'on ne connaissait pas,
16:12qu'on avait laissé tomber pendant des générations pour des raisons simples.
16:16Le gaz est facile, le gaz n'est pas cher jusqu'à un certain temps.
16:18Mais là, on a une solution souveraine, on a une solution qu'on peut déployer partout.
16:21Et on peut étendre ce raisonnement non seulement au lycée,
16:24mais encore une fois aux établissements publics, aux EHPAD, aux hôpitaux,
16:28tous ceux qui ont besoin de se chauffer l'hiver, mais aussi de se rafraîchir l'été.
16:33Alors, ça demande quelques ajustements, quelques plans que j'appelle de mes voeux,
16:38notamment un plan national sur la géothermie.
16:40Mais il faut commencer par quelque part.
16:42Et cette manifestation des lycéens, je trouve, est une occasion parfaite
16:45pour ouvrir les yeux sur les solutions qu'on a, qui sont des solutions très locales.
16:49Alors, votre solution de géothermie, qui existe déjà,
16:53qui est déjà expérimentée dans plusieurs endroits,
16:55l'EHPAD de Saint-Vie dans le Doubs, l'EHPAD de Notre-EHPAD dans le Doubs,
17:00à Clermont-Ferrand, où à chaque fois vous mettez des sondes
17:03qui vont jusqu'à 200 mètres de profondeur
17:05et qui permettent, comme vous le dites, de ne pas importer du gaz,
17:08mais qui permettent de réchauffer l'hiver et de refroidir l'été.
17:13Le Premier ministre a cité hier les bâtiments, équipements, cantines
17:17et internats des lycées publics qui relèvent des régions, pas de l'État.
17:21Alors, est-ce que, selon vous, vous allez proposer ça aux collectivités, aux régions ?
17:26Est-ce que ce n'est pas trop cher par rapport à ce qu'on a,
17:29aux outils qu'on a, par exemple, l'importation de gaz ?
17:31Oui, tout dépend comment on regarde, encore une fois, le sujet.
17:33Et si on est prêt à continuer pendant des années à importer du gaz
17:36et donc à dépenser 60 à 70 milliards de gaz importés d'Algérie ou du Qatar,
17:40ou d'ailleurs, continuons de cette façon,
17:43c'est de l'argent jeté par les fenêtres et surtout qui ne répond pas à la problématique
17:46pour laquelle, aujourd'hui, les étudiants défilent,
17:48c'est-à-dire, ou en tout cas une partie de l'équation,
17:50c'est-à-dire le rafraîchissement, donc quand il fait trop chaud.
17:55Il y a quelque chose qui m'a beaucoup marqué,
17:56c'était un article dans un journal qui disait que des élèves étaient allés passer leur bac dans une cave.
18:00Et bien, c'est exactement ça, la géothermie, c'est le rafraîchissement naturel de certains bâtiments
18:03par cette stabilité thermique du sous-sol et qui est infinie.
18:07Donc, ce n'est pas, encore une fois, moi, je crois que je n'ai pas à proposer,
18:10je pense que tout le monde réalise ce que j'appelle, moi, le froid social.
18:12Il faudrait un grand plan froid social,
18:14parce qu'aujourd'hui, on a une époque où on peut estimer que, encore une fois,
18:19les élèves, mais pas que, les personnes âgées, les hôpitaux, etc.,
18:23doivent trouver des solutions, et des solutions qui sont la moins coûteuse possible
18:27et qui permettent de faire des choses tout de suite, sans vendre notre souveraineté à d'autres.
18:31Donc, le gaz, c'est vendre notre souveraineté,
18:32on le sait qu'on est totalement dépendant de certains pays qui ne sont pas des pays amis,
18:36et on peut le faire.
18:38Ce n'est pas une utopie, on peut vraiment le faire dès maintenant.
18:40Pierre Brosselet, on vous a déjà reçu, on peut le faire,
18:43au lieu d'importer du gaz, ça serait des économies,
18:46ça aiderait les lycéens qui sont sur le terrain.
18:49Pourquoi ça n'est pas fait ?
18:51Qu'est-ce qui vous manque pour que ça puisse avancer ?
18:53Et puis, peut-être, quelles décisions vous demandez concrètement ce soir ?
18:56Alors, d'abord, certains le font.
18:57La Suisse, les pays nordiques, etc., même la Chine, les États-Unis le font.
19:01La France a l'expertise, mais manque de vision et de courage politique,
19:05aujourd'hui, pour le faire, parce que ça demande, encore une fois,
19:07une vision à très long terme, ça demande des plans,
19:09ça demande de valoriser des savoir-faire qui, aujourd'hui,
19:12ont plus ou moins disparu avec la loi Hulot
19:15et l'interdiction, quelque part, de travailler le sous-sol,
19:17la mine a mauvaise réputation, etc.
19:19Donc, il faut travailler en filière,
19:20il faut remettre au goût du jour cette filière du sous-sol,
19:22et là, on verra qu'elle présente beaucoup de solutions, dont la géothermie.
19:25Donc, aujourd'hui, l'idée, ce n'est pas de souhaiter
19:29qu'il y ait d'autres canicules ou d'autres événements de ce type-là,
19:31mais c'est réellement d'ouvrir les yeux sur le fait que des pays le font déjà,
19:34se sont géothermisés,
19:36c'est une énergie qui coûte beaucoup moins cher,
19:38une fois qu'on l'a mise en place,
19:39et c'est une solution pour laquelle on peut penser infrastructure.
19:42Il ne faut pas penser un lycée et un hôpital,
19:44il faut le faire ensemble,
19:45et créer une infrastructure qui permette à la fois
19:47de chauffer et de rafraîchir 1, 2, 3, 10 établissements
19:51dans des éco-quartiers.
19:53Donc, on pense infrastructure,
19:54donc il faut dépenser un petit peu d'argent,
19:55mais c'est, encore une fois, de l'investissement.
19:56Et ensuite, nous n'avons pas de gaz, pas d'intrants,
19:59pas de coûts opérationnels,
20:00il y a juste à puiser cette chaleur infinie
20:02ou ce froid, en fonction des saisons,
20:04de façon à, voilà,
20:06à d'abord protéger les plus vulnérables, dont les lycéens,
20:09et ensuite aller vers
20:10les habitations de tout un chacun,
20:14le parc immobilier,
20:15de l'armée,
20:16l'État doit donner l'exemple sur ce qu'elle peut faire,
20:18les régions doivent s'approprier le sujet,
20:20les individuels, les personnes doivent savoir que ça existe,
20:23on a tous aussi, nous, on est tous confrontés
20:24à ce genre de problématiques,
20:26et donc, c'est une solution
20:27qui se fait de façon très locale,
20:30mais qui mériterait, effectivement,
20:32une vision nationale,
20:33donc, un plan,
20:34et il va falloir faire des plans énergétiques,
20:36qui ne soient pas que des PPE à 5 ans.
20:38En tout cas, on espère que le Premier ministre
20:40et le gouvernement vous entendra dans ces solutions,
20:43inscrivez-vous sur la plateforme des lycéens,
20:45ou bien faites vos enfants qui sont au lycée,
20:47inscrire cette proposition sur la plateforme,
20:49merci infiniment d'avoir été notre invité ce soir,
20:52et en 2027, je précise que votre entreprise
20:54passera du bâtiment isolé au premier réseau
20:56qui vend de la chaleur à une ville,
20:57merci infiniment.
20:59On va retourner sur le terrain,
21:00puisque ça charge, a priori, à Bastille.
21:03Est-ce qu'on a, c'est aussi calme,
21:05ou bien ça charge à Bastille ?
21:07On aimerait bien savoir
21:08qu'est-ce qui se passe concrètement.
21:13Eh bien, écoutez, moi, pour l'instant,
21:15eh bien, la situation s'est de nouveau apaisée.
21:19Ce qu'il y avait, il y a déjà quelques minutes,
21:21c'est qu'il y a eu énormément d'affrontements directs
21:23avec les CRS et les manifestants ici sur place.
21:27Pour l'instant, eh bien, vous pouvez voir,
21:29ces jeunes se sont assis par terre.
21:32Ils refusent de quitter cette place de la Bastille.
21:35Et face à eux, eh bien, ce cordon de CRS,
21:38mais également, eh bien, ce canon à eau
21:40qui est positionné ici.
21:42Ce qu'il faut savoir, c'est que depuis le début
21:44de cette manifestation, au début,
21:45ça s'est passé dans le calme,
21:46puis ça s'est très vite tendu ici.
21:49Les forces de l'ordre ont reçu énormément
21:51de projectiles sur eux, des bouteilles,
21:53des chaises, des plantes, des roues de vélo.
21:56Il y a eu énormément de violences
21:59et les forces de l'ordre qui ont dû répliquer
22:01à l'aide de gaz lacrymogènes.
22:03Mais pour l'instant, ici, la situation,
22:05eh bien, elle est statique.
22:06Sur place de la Bastille.
22:08La situation statique, place de la Bastille.
22:11On reviendra sur le terrain.
22:13On reste, évidemment, sur ces images
22:15pendant qu'on continue notre émission.
22:18Ce soir, nous recevons, maintenant,
22:20avant d'écouter Mathieu Bocoté,
22:22Charlotte Nardellas, Gabriel Cluzel,
22:25Laurent Gounel, vous êtes l'un des romanciers
22:27français les plus lus au monde.
22:29Merci infiniment d'être avec nous ce soir.
22:31Comment trouver sa voie
22:32quand l'école semble vous imposer un moule ?
22:35Alors, Laurent Gounel, vous êtes, je le disais,
22:37l'un des romanciers les plus lus au monde.
22:38Des millions de lecteurs, des traductions
22:40dans près de 40 langues.
22:41Vous publiez chez Mazarine.
22:43La vie est une grande aventure,
22:45une invitation à oser être soi-même.
22:47Alors, dans ce livre, vous racontez
22:48comment une enseignante bouscule un pensionnat anglais
22:50en 1916, si je ne me trompe pas,
22:53un roman sur le courage d'être soi
22:55qui interroge en pleine colère lycéenne
22:57la place laissée aux aspirations aux jeunes.
23:00Que dirait votre héroïne,
23:02l'héroïne de votre livre,
23:04Marie Campbell,
23:05aux lycéens qui manifestent aujourd'hui
23:08parce qu'elle tient un rôle très particulier ?
23:10Alors, cette héroïne,
23:11c'est en effet un personnage un peu particulier
23:13puisqu'elle débarque comme ça en 1916
23:15dans un lycée de garçons,
23:17un pensionnat de garçons,
23:18très rigoristes en Angleterre,
23:19qui a un personnel 100% masculin
23:22et puis sont contraints de recruter une femme.
23:24Pourquoi ?
23:24Parce qu'il y a un certain nombre de professeurs
23:25qui sont partis au front.
23:27Et donc, elle arrive
23:28et elle se met assez vite
23:29la plupart de ses collègues à dos
23:30parce qu'elle a des méthodes assez différentes
23:32de celles qui sont couramment employées,
23:34des méthodes peu orthodoxes.
23:35Mais au-delà de ça,
23:37ce qui lui tient à cœur
23:37puisqu'on est dans un contexte de guerre,
23:39c'est de délivrer des messages,
23:41des messages sur la vie,
23:42sur comment vivre
23:43puisqu'elle sait que ces jeunes hommes
23:44vont être très prochainement appelés
23:46et donc confrontés à la mort.
23:49Et donc, quel message
23:51elle délivrerait aujourd'hui
23:52à ses collègues
23:52sur comment trouver sa voix ?
23:54C'est ça ?
23:54À ces lycéens que l'on voit
23:56sur ces images.
23:57D'abord, je pense qu'elle
24:00leur tiendrait un discours
24:01sur la liberté
24:02parce que quand on est jeune,
24:04lycéen,
24:04on aspire à devenir adulte,
24:06à devenir grand.
24:07Et donc, souvent,
24:08on croit que c'est en se rebellant
24:11contre l'autorité
24:12qu'on ne va devenir grand.
24:13Donc, je pense qu'elle leur expliquerait
24:14qu'en fait, qu'on se soumette
24:16à l'autorité
24:16ou qu'on se rebelle,
24:18quelque part,
24:18on reconnaît l'autorité,
24:19donc on reste
24:20dans une position d'infériorité.
24:22Et finalement,
24:22devenir adulte,
24:23ce n'est pas ça,
24:23ce n'est pas se rebeller.
24:24Devenir adulte,
24:25c'est prendre conscience
24:26de ses critères,
24:26de ses valeurs
24:27et d'apprendre
24:28à s'affirmer soi-même.
24:29Et s'affirmer soi-même,
24:30ça ne veut pas dire
24:31aller tout casser
24:32ou se rebeller
24:33contre l'autorité,
24:34en l'occurrence.
24:34Donc, c'est plutôt,
24:35je crois,
24:35qu'elle leur enseignerait
24:36à être à l'écoute,
24:36à l'écoute d'eux-mêmes.
24:37Être soi-même,
24:38être à l'écoute
24:39de soi-même,
24:40est-ce que la colère
24:41des lycéens
24:42peut être une façon
24:42d'affirmer
24:43qui ils sont ?
24:45C'est sans doute
24:45leur sentiment,
24:46en tout cas.
24:46Mais vous savez,
24:47par rapport à cette colère,
24:48moi, mon propre sentiment
24:50est qu'en fait,
24:51ils ne manifestent pas
24:52vraiment contre
24:54les locaux
24:55ou les horaires.
24:56Parce que de tout temps,
24:57il y a eu des horaires
24:57à parfaits.
24:58Moi, je me souviens,
24:58quand j'étais au lycée,
24:59ce n'était pas mieux.
24:59J'avais aussi des trous
25:00dans mon emploi du temps.
25:02Je pense que c'est
25:02un faux problème
25:03dont ils n'ont pas
25:04forcément conscience.
25:05Je ne nie pas le fait
25:05qu'il y a peut-être
25:06des problèmes spécifiques
25:07à certains établissements,
25:08des locaux vétus,
25:09etc.
25:09Mais je pense qu'en fait,
25:10le problème est ailleurs.
25:11Je pense que les jeunes
25:12ressentent confusément
25:14une difficulté
25:15par rapport à leur avenir.
25:17Pour les gens
25:17de ma génération,
25:18quand on était jeunes,
25:19l'avenir était plein d'espoir,
25:21notamment sur le plan technologique.
25:22On était persuadé
25:22que la technologie,
25:23elle ait facilité nos vies,
25:24etc.
25:25Et aujourd'hui,
25:25il y a une crainte
25:26un peu contraire.
25:27Depuis 3-4 ans,
25:29il y a l'IA qui apparaît.
25:30Et en fait,
25:31même si on en parle très peu,
25:31je trouve,
25:32dans les médias,
25:33les jeunes sentent
25:34que l'IA va remplacer
25:35les gens au travail.
25:37Et donc,
25:37ils s'interrogent
25:38sur leur avenir.
25:39Ils se demandent même
25:39s'ils vont avoir
25:40un avenir dans ce contexte.
25:41Je pense qu'il y a
25:42une vraie préoccupation,
25:43une vraie peur aussi.
25:44Et puis aussi,
25:45ils entendent parler,
25:45bien sûr,
25:46du contexte économique
25:47qui est quand même
25:47un peu réjouissant.
25:48La France qui est au bord
25:49de la faillite,
25:50ce n'est pas peu de le dire.
25:52Donc, je pense qu'en fait,
25:52ils ont ces peurs-là.
25:54Et leur colère,
25:55en fait,
25:55est un symptôme
25:56de ces peurs
25:57qu'ils ont en eux.
25:58Et je pense que
25:59ce serait intéressant
26:00de s'intéresser à cette peur
26:02plutôt que de juste
26:03résoudre les problèmes
26:04qu'ils dénoncent.
26:04La vie est une grande aventure.
26:06Vous publiez chez Mazarin.
26:08Dernière question.
26:09Est-ce qu'on peut appeler
26:09les jeunes à changer
26:10leur regard
26:10sans changer
26:11leur condition d'étude,
26:13selon vous ?
26:14Oui, bien sûr.
26:15C'est très stoïcien.
26:16Les philosophes stoïciens
26:17nous disaient
26:19qu'on te nuira
26:19à partir du moment
26:20où tu considères
26:21que l'on te nuit.
26:22Donc je pense
26:23en effet
26:24que c'est intéressant
26:24pour un lycéen
26:26de comprendre déjà
26:26que, oui,
26:27l'école n'est pas parfaite
26:28en effet,
26:29mais le monde
26:30n'est pas parfait.
26:31Et puis eux-mêmes
26:32et nous-mêmes
26:32nous ne sommes pas parfaits.
26:33Et donc ce qui est intéressant
26:35pour un jeune,
26:35je trouve,
26:36c'est de comprendre
26:36comment il peut s'adapter
26:37dans le monde d'aujourd'hui
26:39et dans ce roman
26:41qui n'est pas d'ailleurs
26:41un roman sur l'éducation.
26:42Ça se passe dans un lycée
26:43mais je m'adresse
26:44à des adultes
26:44avec des interrogations
26:46sur le sens de la vie.
26:47C'est essentiellement
26:48les messages de ce roman.
26:50Mais les jeunes
26:51peuvent en effet
26:52prendre un petit peu
26:52de recul
26:53et comprendre que
26:54la vie c'est de l'adaptation
26:55finalement.
26:56Le monde est imparfait
26:57et la question c'est
26:58comment dans ce monde
26:59imparfait
26:59ils peuvent écouter
27:00ce qu'ils ont en eux
27:01et non pas essayer
27:03de correspondre
27:04à ce qu'attend
27:06l'extérieur
27:07ni même
27:08à correspondre
27:11à ce que veulent
27:11les autres.
27:13Ils sont beaucoup
27:13dans la comparaison
27:14les jeunes
27:15avec les réseaux sociaux
27:15ils appartiennent
27:16à un clan
27:16ils sont un peu tous pareils
27:17ils s'habillent
27:18de la même manière
27:18et en fait
27:19il faut qu'ils comprennent
27:20qu'ils doivent être
27:21à l'écoute
27:21de leur singularité
27:22et finalement
27:23ils trouveront leur voie
27:24et ils s'épanouiront
27:25pour moi dans la vie
27:25quand ils comprendront
27:27quelle est cette singularité
27:28qu'est-ce qui fait
27:29leur spécificité
27:29qu'est-ce qui fait
27:30de chacun d'eux
27:31un être unique.
27:32Trouver un sens.
27:33Oui c'est ça
27:33et on trouve un sens
27:34On en parle souvent
27:35effectivement dans cette émission
27:36et on trouve un sens
27:37juste pour terminer l'idée
27:39on trouve un sens
27:39quand on apporte au monde
27:40finalement ce qui fait
27:41notre singularité.
27:42Merci infiniment
27:43Laurent Gounel
27:44des romanciers français
27:45les plus lus au monde
27:46pour ce livre
27:46La vie est une grande aventure
27:49évadez-vous
27:50lisez
27:51ça fera du bien
27:51on marque une pause
27:52on revient tout de suite
27:53pour le 19h de face à l'info
27:54à tout de suite.