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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Bonsoir, cher Bruno, cher Arna, bonsoir, qui vous ont écouté attentivement
00:06et qui ont certainement beaucoup de choses pour prolonger le débat à vous opposer.
00:12Le problème du bloc central, est-ce que ce n'est pas l'héritage en fait ?
00:16Parce que vous dites, à la rigueur, on peut écarter David Lissnard, mais tous les autres.
00:20Quand vous entendez même Bruno Retailleau qui dit,
00:23« Je n'ai pas été Macroniste, j'ai fait partie d'un gouvernement de cohabitation »,
00:26vous pensez que les Français, ils peuvent entendre ?
00:27Je pense, je l'ai dit, je l'ai déjà dit à Bruno Retailleau,
00:33je lui ai dit qu'il sous-estimait le caractère radioactif du macronisme.
00:39Même si tu as été un an là, je ne parle pas des deux autres.
00:42Un, il a été Premier ministre pendant quoi ? Trois ans et demi, je ne me rappelle plus.
00:46Trois ans.
00:46Trois ans.
00:48Et l'autre ministre pendant un paquet de temps.
00:51D'où ma question, ils ont une chance, est-ce qu'ils ne sont pas disqualifiés d'office
00:54parce qu'ils ont le tampon ? J'ai travaillé avec Emmanuel Macron.
00:57Je crois qu'aujourd'hui, ils n'ont aucune chance d'être élus.
01:00Tous ?
01:01En excluant peut-être David Lissnard qui n'a pas travaillé avec Emmanuel Macron ?
01:04Non, Bruno, je serais plus prudent parce qu'il n'a jamais été macroniste,
01:10il a été dans un gouvernement…
01:11Il a été ministre d'Emmanuel Macron ?
01:12Oui, mais en même temps, les rapports avec Emmanuel Macron,
01:14ils ne s'embrassaient pas sur la bouche.
01:15Parmi les fois de vous le dire.
01:17Pourquoi je n'ai pas le droit de dire ça ?
01:19Non, non, si.
01:20Vous avez le droit de tout dire, on voit bien d'ailleurs.
01:23Heureusement, c'est la liberté.
01:24Oui, mais je pense.
01:25Mais en même temps, tu ne peux pas les écarter comme ça.
01:27Mais est-ce que vous ne faites pas une différence entre Édouard Philippe et Gabriel Attal,
01:30l'un ayant été Premier ministre du début du premier mandat,
01:34enfin la moitié du premier mandat,
01:36et l'autre Premier ministre en 24, juste avant la dissolution ?
01:41On sait que le deuxième mandat est quand même catastrophique depuis le début,
01:46en tous les cas maudit, les mauvaises décisions, bon bref.
01:50Le premier mandat, c'est un petit peu différent.
01:52Attendez, je suis d'accord avec vous, on ne peut pas les mettre sur le même plan.
01:56Mais enfin, ils ont un truc en commun, essentiel.
01:59C'est qu'aujourd'hui, quand ils disent il faut faire ceci ou cela,
02:02tu te dis…
02:02Les gens leur disent pourquoi vous ne l'avez pas fait avant.
02:04Vous savez, la politique, on peut être sophistiqué, on peut être politologue,
02:09vous voyez les gens qu'on invite sur des plateaux, ils connaissent tout ça.
02:12Enfin, vous connaissez, vous discutez avec tout ça avec eux.
02:14Mais enfin, vous êtes un mec à peu près qui a les pieds sur terre.
02:17Qu'est-ce qu'ils vous disent les gens ?
02:18Attends, pourquoi il ne l'a pas fait ?
02:20Tu as été trois ans Premier ministre,
02:22tu nous expliques qu'il y a un problème de l'immigration ici ?
02:26Mais enfin, qui a décidé d'être un certain nombre de choses ?
02:28Moi, comme maire, ils me gonflent tous, mais tous.
02:31Et je leur dis qu'il faut plus de pouvoir pour les polices municipales.
02:35Il faut des pouvoirs pour les polices municipales.
02:37Et pourquoi tu ne l'as pas fait ?
02:38Pourquoi vous ne l'avez pas voté ?
02:39Oui.
02:39Pourquoi vous ne l'avez pas voté ?
02:40Jusqu'à présent, à part Emmanuel Macron qui n'avait jamais,
02:44enfin, vaguement ministre, mais qui n'avait pas eu de fonction vraiment avant,
02:48la plupart de ceux qui ont accédé à la fonction suprême ou qui ont été…
02:52Ils ont déjà occupé des postes avant.
02:55Chirac avait été Premier ministre deux fois, il est devenu président.
02:58On ne peut être pas sur le niveau de radioactivité.
03:00Pardon, c'est pas tout à fait.
03:03Vous faites l'idiot, là, parce que ce n'est pas tout à fait la même chose.
03:05Il faut un peu, non ?
03:06Oui, c'est pas tout à fait la même chose.
03:08Oui, bien sûr, tu as toujours eu des responsabilités et tout.
03:10Quand même.
03:11Mais d'ailleurs, attendez, ça, c'est ce qui sert le Rassemblement National.
03:14Qu'est-ce que tu dis ?
03:14C'est la meilleure arme du Rassemblement National, on est d'accord.
03:16Moi, le Rassemblement National, je ne dirais plus rien.
03:19Je ne trouve plus rien, monsieur.
03:20En gros, d'ailleurs, il ne dit pas grand-chose, Marine Le Pen, globalement.
03:23C'est beau, son discours de Dimanche Jarnier, franchement, en termes de porte ouverte, on a été au sommet.
03:29Elle a raison, pourquoi tu veux ?
03:30Pourquoi vous voulez qu'elle dise quelque chose ?
03:33J'ai bien compris qu'elle ne prenait pas de risques et qu'elle ne prenait pas grand-chose.
03:35Tout lui donne raison.
03:36Et surtout, elle reste dans le flou.
03:37Sur les retraites, elle reste dans le flou.
03:39Elle entretient un grand flou pour qu'on n'aille pas trop regarder les choses.
03:42Elle renvoie, il paraît qu'elle va donner des chiffres plus précis.
03:49Elle a aucun intérêt, elle a un atout, une carte au poker, qui est la meilleure carte du monde.
03:56C'est que je n'ai jamais été aux affaires, donc je ne porte aucune responsabilité.
04:00Ce qui nous ramène à ce sujet.
04:01Oui, parce que vous avez raison.
04:03Même la droite, aujourd'hui, elle a déjà été aux affaires dans ce pays.
04:07Sur les 40 dernières années, il n'y a pas eu que la gauche qui a été au pouvoir.
04:12Et donc, il porte une responsabilité.
04:13Et attendez, moi, je rappelle à la droite, gentille, avec qui j'ai de bons rapports comme ça.
04:19Je leur ai dit, mais attendez, moi, quand j'ai été maire, ils ne venaient pas à Béziers.
04:23Pourquoi ?
04:24Mais parce que j'étais l'extrême droite à leurs yeux.
04:26Qui ne venait pas ?
04:27Personne.
04:27Le seul qui est venu, c'est François-Xavier Bellamy.
04:31Je le remercie, je le dis.
04:32Le seul qui...
04:33Personne, ils ne venaient pas à Béziers.
04:35Et maintenant, ils vous parlent tous ?
04:36Mais oui, parce que d'abord, le réel saute à la gorge, madame.
04:40Aujourd'hui, expliquer qu'il n'y a pas que l'insécurité, c'est un sentiment.
04:47Mais à qui tu peux dire ça ?
04:49À qui tu peux dire que l'immigration, c'est une...
04:51À part à gauche, il n'y en a plus beaucoup qui le disent.
04:53Mais plus personne.
04:54À part la gauche et encore une partie de la gauche.
04:57Mais la droite sur l'insécurité, sur l'immigration, attendez.
05:02Vous voulez qu'on prenne leur position sur les dix dernières années ?
05:05Mais vous rigolez.
05:06Par rapport à ce qu'ils disent aujourd'hui.
05:08Mais ils disent aujourd'hui, ils changent parce que ça saute aux yeux.
05:12Parce que les gens, tu ne peux pas leur dire que l'immigration...
05:15Pas les immigrés, madame.
05:16Non, non, je fais attention parce que moi, je ne parle pas...
05:19Je dis les immigrés, c'est une chose.
05:21L'immigration, l'ouverture de nos frontières telles qu'elle est,
05:25c'est un problème pour ce pays.
05:27Et y compris pour les immigrés eux-mêmes.
05:29Je voudrais vous faire réagir parce que c'est Emmanuel Macron
05:32qui a été aux responsabilités pendant dix ans.
05:34Et il y a quand même des images.
05:35On peut être, comment dire, pour certains, considérés être durs avec lui.
05:40Mais regardez cette image, cette pinata d'Emmanuel Macron.
05:44Voilà, son effigie.
05:46Et regardez ce qui est en train de se passer.
05:47Ça s'est passé à Bordeaux.
05:51Qu'est-ce que ça vous inspire, une telle image, une telle situation ?
05:55Quel petit connard.
05:56C'est clair.
05:57Le mec avec le bâton.
05:58Comment tu peux faire ça ?
05:59Et tu applaudis ça.
06:01On peut être politiquement, évidemment, totalement un opposant comme vous.
06:04Oui, mais là, ce n'est pas la même chose.
06:06Vous savez, c'est joué sur l'histoire de ce pays.
06:09Notre pays, quand même, il s'est comporté d'une violence par rapport à lui-même.
06:15Je ne parle pas.
06:15C'est des bouffées révolutionnaires de couper de tête.
06:17Non, non, mais vous voyez ce que je veux dire.
06:19Oui, bien sûr.
06:20Ça, et tu n'as pas besoin.
06:21Vous savez, je vais vous dire quelque chose de terrible.
06:24Moi, les gens qui viennent me voir, quand on fait des réunions, des gens qui me sont sympathisants,
06:30qui sont mes sympathisants et tout, je sais exactement ce qu'il faudrait que je dise
06:34pour qu'ils soient contents trop.
06:37Et je ne le dis pas.
06:38Parce qu'il ne faut pas dire des choses comme ça.
06:39Qu'est-ce qu'il y a derrière cette image, au-delà de la détestation vis-à-vis du chef
06:43de l'État ?
06:44Il y a un culte de la violence, qui est celui de la jeunesse.
06:47Alors, justement...
06:47Moi, je l'ai cru.
06:48J'ai cru à un moment donné que le bonheur...
06:50Écoutez, moi, j'étais biberonné au marxisme.
06:53Et le camarade Mélenchon, pareil que moi, c'est la même génération.
06:57Pardon.
06:57Vous savez, cette idée que la société, le bonheur, il a couché dans la violence.
07:01Et il y avait d'abord le malheur, même des choses terribles qui devaient se produire avant que demain, voire
07:10demain.
07:10Je vous ramène au sujet précédent, dans votre échange avec Sonia Mabrouk.
07:15Vous dites, il faut que Macron parte.
07:17Oui.
07:17Alors, il est oni de quasi tous.
07:21On a bien compris qu'il y avait une image très, très fixée sur lui de détestation dans le pays.
07:26Mais est-ce que c'est pas un peu...
07:27Alors, déjà, comment ça se passe ?
07:28Il démissionne, c'est Gérard Larcher qui prépare la présidentielle.
07:31Et ensuite, on fait la présidentielle.
07:32Ou alors, on fait la présidentielle tout de suite.
07:33C'est surtout la présidentielle tout de suite.
07:34Voilà.
07:3420 jours.
07:35Et la deuxième question, c'est...
07:37Est-ce que c'est pas un peu de l'ordre, outre la détestation qu'il soulève ?
07:41De l'ordre de la pensée magique.
07:42C'est-à-dire, Macron part et tout à coup, tout va bien.
07:45C'est-à-dire qu'à-t-il, il n'est pas réglé.
07:47Le problème économique, il n'est pas réglé.
07:48Le problème dans la société, il n'est pas réglé.
07:50Est-ce que c'est pas de la pensée magique ?
07:52Je suis d'accord avec vous.
07:54Je demande ça, mais je passe pas sous silence.
07:57Ça suffira pas ?
07:58Je sais pas.
08:00Oui, ça peut être la pensée magique.
08:01Et pire, moi, quand je vous dis ça,
08:03il y a un petit truc dans ma tête qui s'allume.
08:05Et je dis, mais est-ce que tu n'es pas en train, au fond,
08:08de donner raison aux violents ?
08:10Parce qu'au fond, demain, on pourra peut-être se dire,
08:13si tu fous vraiment le bordel dans la rue,
08:16tu peux précipiter une élection.
08:18Je ne suis pas complètement débile et je ne me départis pas de ça.
08:22Et on est à 170 jours de la campagne, on enlève 30, 35 jours.
08:26Mais est-ce qu'on peut tenir 5 mois et demi comme ça ?
08:29Franchement, est-ce qu'on n'a pas intérêt...
08:31Effectivement, c'est très dur, cette situation,
08:33mais est-ce qu'on n'a pas intérêt à le vivre pour mieux mesurer tout ce qui se passe
08:36?
08:36Et ça fait partie de cette campagne,
08:37parce que cette campagne va se passer dans la rue.
08:40Jean-Luc Mélenchon l'a annoncé hier,
08:42Mathilde Depanneau le confirme ce matin dans la tribune dimanche.
08:46Au passage, Frédéric Souillot,
08:47il faut, lui, dit qu'il ne veut pas de manifestation tous les samedis.
08:50On voit que les syndicats vont dire
08:53« il faut, c'est l'été, ils ne sont pas sur la ligne de la CGT. »
08:55Il y avait moins de monde, quand même, tu vois, dans les...
08:57Il y avait moins de monde hier.
08:58On verra le 5 jeudi.
09:01Il peut y avoir quand même beaucoup de monde...
09:03Attention, c'est une grève, c'est...
09:05Si tu fais la grève, tu n'es pas payé,
09:07alors que le samedi, tu manifestes, ça ne te coûte pas.
09:09Et puis, quand on discute avec des gens de la CGT,
09:11on voit que la grève reconductible,
09:14ça ne va pas marcher, globalement.
09:16Mais, franchement,
09:19la présidentielle anticipée,
09:20est-ce que c'est vraiment la solution ?
09:22Écoutez, moi, je serais d'accord avec vous.
09:24Je ne dis pas que c'est la bonne réponse absolue.
09:26Je vous le dis depuis longtemps.
09:28Vous m'avez dit, je ne change pas d'avis là-dessus.
09:30D'ailleurs, là-dessus, on n'est pas d'accord,
09:31mais c'est intéressant d'en parler.
09:33J'écoute vos arguments.
09:34Et j'écoute les arguments d'Anne.
09:37Je pense que, oui,
09:38c'est peut-être un truc dont on pensait,
09:40savoir régler les choses,
09:41et peut-être que c'est plus compliqué que ça.
09:42Moi, je serais prêt à dire ce que vous dites.
09:44Alors, moi, je vous pose une question différente.
09:46Est-ce qu'il doit faire des choses
09:48ou se taire, Emmanuel Macron ?
09:49Plus il se tait, mais on se porte, là, honnêtement.
09:52Non, non, mais je suis d'accord avec vous.
09:54Si les choses devaient perdurer comme ça,
09:57je pense qu'elles ne vont pas perdurer comme ça.
09:59Je pense que ça va aller de pire en plus.
10:02D'accord.
10:02Parce qu'on en a parlé tout à l'heure avec Sonia Mamrouk,
10:05je pense qu'il y a une partie des gens
10:07qui n'en peuvent plus.
10:09Enfin, attendez,
10:10il y a des gens qui payent leurs impôts, madame.
10:13Enfin, vous payez des impôts.
10:14Il y a des gens qui payent leurs impôts,
10:16qui respectent la loi,
10:18qui, quand tu leur mets un PV,
10:19ils payent le PV,
10:20qui ne rouspètent jamais
10:22et ils disent
10:23« Nous, nous, on est là,
10:25on obéit,
10:26on est correct,
10:28on fait les choses. »
10:29Et puis, de l'autre côté,
10:30il y a des gens
10:31qui cassent
10:32ce que nous allons payer,
10:33qui, la plupart du temps,
10:34tu peux toujours leur foutre des amendes,
10:35ça, j'en sais quelque chose,
10:36avant qu'ils te les payent,
10:37des amendes,
10:37tu peux t'accrocher.
10:39Et qui n'en peuvent plus.
10:40Et je pense qu'on est en train,
10:41vous avez compris,
10:42je ne sais pas me tromper,
10:43qu'on est en train de jouer avec le feu.
10:45Est-ce que, Robert,
10:45je pose ça sur la table,
10:48est-ce que, finalement,
10:49la gauche dans la rue,
10:50puisqu'elle est largement
10:52inspiratrice,
10:52vous l'avez dit tout à l'heure,
10:53de ces manifestations,
10:55est-ce qu'elle n'a pas intégré,
10:57intériorisé
10:57la victoire du RN
10:58et qu'elle occupe déjà la rue
11:00parce que c'est ce qui se passera après ?
11:02Je ne dirais pas toute la gauche
11:03parce que je ne veux pas...
11:04Je ne dis pas toute la gauche,
11:05une partie de la gauche,
11:05la plus radicale.
11:06Je parle de la France insoumise,
11:08je pense que oui.
11:09Il y a l'idée aussi
11:10de faire peur aux gens,
11:12de leur dire
11:12« Vous avez vu
11:13ce qu'on est capable
11:14de foutre comme bordel, là ? »
11:16Vous imaginez,
11:18demain, vous imaginez demain,
11:19si c'est le RN au pouvoir,
11:21qu'est-ce qu'on va foutre comme bordel ?
11:23Ça va être puissant sans.
11:24C'est pour ça,
11:25c'est pour ça
11:26que le chef de l'État...
11:26Tout à l'heure, je vous disais,
11:27je ne croyais pas
11:28qu'il pouvait être cynique
11:30au point d'avoir des scénarios et tout.
11:32Mais avoir choisi
11:33de mettre
11:34le lendemain du 1er mai
11:37le 2e point,
11:39c'est prendre...
11:39Il faut changer la date.
11:40Attendez, vous savez ce que c'est
11:42comprendre comment est-ce qu'on s'habiter ?
11:43Vous imaginez ce que ça va être
11:46si Marine Le Pen,
11:47elle est à 35...
11:49Quand on regarde dans le détail,
11:51c'est qu'on ne pouvait pas le faire
11:51le 9 mai, le 2e tour.
11:53Quand même,
11:53on sera dans la période de réserve.
11:54Donc ça veut dire
11:55que ce qui va se passer
11:56le 1er mai potentiellement,
11:57on ne pourra pas en parler
11:58parce qu'on sera en plein
11:59dans la période de réserve.
11:59Ah oui, vous pourrez...
12:00En plus, vous pourrez...
12:01Personne ne peut en parler.
12:01Sur l'histoire des dates,
12:02quand même, juste...
12:02Parce qu'effectivement,
12:03il a choisi le 2 mai,
12:04ce n'est pas une bonne date.
12:04Mais le 9 mai,
12:05ce n'était pas possible
12:05parce que c'est trop près du 13 mai
12:07puisque constitutionnellement,
12:08le président doit partir le 13 mai.
12:09Donc ça faisait très peu de temps.
12:10Mais il pouvait le faire avant.
12:11Alors avant,
12:12c'est les pleines vacances scolaires.
12:13Donc on lui aurait reproché aussi
12:14de faire la présidentielle
12:15pendant les vacances scolaires.
12:16Je ne sais pas de le défendre.
12:18Je dis simplement
12:18ce qu'il y avait sur la table.
12:19Je sais qu'il y avait
12:20cet argument-là.
12:21Mais aujourd'hui,
12:22aujourd'hui,
12:23on a tous le même regard quand même.
12:24Oui, oui.
12:24On se dit,
12:25si c'est comme ça,
12:26mais le 1er mai,
12:27ça va être l'insurrection.
12:29Avant d'arriver à cela,
12:30Anne.
12:31Vous dormez bien,
12:31Robert Manat ?
12:33Je suis inquiet,
12:33j'étais inquiet.
12:34Parce que Roland Lescure,
12:36lui, il dort bien.
12:37Comment ?
12:37Roland Lescure, lui, il dort bien.
12:39Je n'ai pas entendu.
12:40Roland Lescure, lui, il dort bien.
12:41Le ministre de l'Economie.
12:41Vous l'avez entendu
12:42à l'Assemblée nationale ?
12:45Tu n'es pas obligé
12:46de dire des choses comme ça.
12:47Vraiment, tu peux t'y penser.
12:48On peut rappeler le fond de l'aile.
12:50Il était interrogé
12:51sur la taxation,
12:52c'est-à-dire l'argent
12:53que prend l'État
12:54sur le montant des carburants.
12:55Et il a dit,
12:56moi, personnellement,
12:57la taxation sur les carburants,
12:58ça ne m'empêche pas de dormir.
12:58C'était à l'Assemblée nationale.
12:59Mais honnêtement,
13:00tu penses que...
13:00Je ne sais pas,
13:01je vais être grossier.
13:02Tu penses que ces gens-là,
13:03ils ont fait des études,
13:05ils sont intelligents,
13:06ils ont une belle carrière
13:06derrière eux ?
13:08Quel con, quand même.
13:09Au moment, comment...
13:09Attendez,
13:10tu ne peux pas dire ça
13:11dans le climat aujourd'hui.
13:12Enfin, vous faites attention
13:14à ce que vous dites.
13:14Je pose la question
13:15à ce qu'il craque
13:16une allumette
13:16sur un baril de descente.
13:17Non, je pense
13:18qu'il y a une arrogance.
13:20Eh oui, il y a une arrogance.
13:21Vous mettez ça
13:21dans la catégorie
13:22petite phrase
13:22du chef de l'État, quoi.
13:23C'est un peu
13:24la même température.
13:25On se les rappelle,
13:26les petites phrases
13:27de Macron
13:28qui suentaient l'arrogance.
13:30Et pour vous,
13:30c'est du même...
13:32C'est du même chose.
13:32Il y a une partie
13:34de la classe politique
13:35qui est arrogante,
13:36qui méprise en plus.
13:37Moi, je n'en parle.
13:37Je ne vais pas en rajouter
13:38une couche là-dessus.
13:39La parole du gouvernement
13:40dit que c'est une maladresse.
13:40Pour vous,
13:41ce n'est pas une maladresse.
13:41Mais non,
13:42ils sont arrogants.
13:43Moi, je l'ai vu
13:44avec des représentants,
13:46des préfets
13:46que j'ai eus chez moi.
13:47Pas les derniers,
13:52un plouc de province.
13:53Ils croient
13:54qu'il y a de bon bec
13:55qu'à Paris.
13:56Vous connaissez la citation.
13:58C'est ça.
13:59Oui, ils sont comme ça.
14:00Moi, j'ai une détestation
14:03pour ça.
14:03Moi, je n'ai pas d'arrogance
14:04par rapport aux gens.
14:06Peut-être parce que
14:06c'est mon histoire et tout.
14:08Moi, j'aime les gens.
14:09Je ne crois pas
14:10qu'ils les aiment beaucoup.
14:11Pour dire quelque chose
14:11comme ça,
14:12tu ne les aimes pas.
14:12Parce que si tu...
14:13Moi, je sais les privilèges
14:15qui sont les miens.
14:15Je sais les privilèges
14:16qui sont les trois vôtres.
14:17On les sait tous,
14:18nos privilèges.
14:19Alors, on fait un tout petit peu
14:20attention à ce qu'on dit
14:21par rapport à d'autres gens
14:23qui n'ont pas nos vies
14:25et le bonheur de nos vies.
14:26C'est intéressant
14:27ce que vous dites là.
14:28Parce qu'une telle phrase
14:30dite dans un contexte
14:31comme celui-là,
14:32dans un contexte social explosif,
14:35vous dites que ce n'est pas
14:36une sortie de route.
14:37Vous dites que c'est une forme
14:39patentée d'arrogance.
14:40Mais vous croyez que
14:41ce soit les macronistes
14:42qui ont le monopole
14:43de l'arrogance ?
14:43Je ne suis même pas sûr
14:43que ce soit patenté.
14:44Je pense qu'ils sont tellement
14:46faits de ce bois-là,
14:47de ce moule-là,
14:49que spontanément,
14:50ils disent ça.
14:51Moi, spontanément,
14:52j'ai dit les grossièretés.
14:53Vous avez remarqué,
14:54j'ai du mal à ne pas en dire.
14:56Non, je plaisante.
14:56Mais eux, je pense que
14:57spontanément,
14:59spontanément,
14:59ils parlent comme ça.
15:01Enfin, moi,
15:01je rencontre des gens...
15:02Il est sincère, quoi.
15:03Oui, il doit être sincère.
15:05Je ne lui reproche même pas.
15:06Moi, j'entends parler des gens...
15:08Vous n'avez jamais entendu parler
15:09des gens de ce milieu-là
15:12vous dire,
15:13dans ton territoire...
15:14Dans ton territoire ?
15:16Territoire, c'est quoi un territoire ?
15:17Je suis de ma province,
15:19je suis de ma province,
15:20je vis très bien,
15:20dans le Bitérois.
15:22Vous n'avez pas vu
15:22tout ce vocabulaire ?
15:23C'est ce qu'on paie aussi.
15:24Attendez, alors là,
15:25c'est important
15:26parce qu'on parle
15:27des revendications
15:27et elles sont légitimes.
15:29Mais certains,
15:29beaucoup sur ce plateau
15:30qui défile,
15:31nous parlent d'un mépris.
15:32Et le mépris,
15:33c'est quoi ?
15:33C'est quand il n'y a pas
15:34de considération,
15:35quand on ne comprend pas,
15:36non pas parce qu'on ne vit pas
15:38les mêmes difficultés,
15:40on ne les comprend pas
15:40parce qu'on ne veut pas
15:41les entendre.
15:42C'est très différent,
15:42on n'est pas obligé
15:43de vivre les mêmes difficultés
15:44pour comprendre l'autre
15:45quand on lui parle.
15:45Dieu merci !
15:46Donc, cette revendication
15:48de la considération,
15:50vous estimez que dans les cortèges aussi,
15:52on l'entend.
15:53Mais ils ont raison.
15:54Bien sûr qu'il y a un mépris.
15:56Bien sûr qu'il y a un mépris
15:57pour toute une part.
15:57Mais vous pensez
15:58que c'est un des ressorts
15:59de la contestation ?
16:00Les gens le sentent.
16:01Mais les gens,
16:01ils sentent ça.
16:02Je pense que,
16:03vous savez,
16:04je pense que
16:06plus que de l'argent,
16:08même s'il y a
16:09et tout ça,
16:10les gens.
16:10Il y a évidemment
16:11les questions de l'argent.
16:12Attendez,
16:13vous voyez,
16:13vous voulez la pauvreté
16:14de ma ville,
16:14je sais les questions d'argent.
16:16Il n'y a pas que ça.
16:17Il y a que tu sois reconnu,
16:20qu'on te parle
16:21avec respect,
16:23qu'on fasse attention à toi,
16:25qu'on ne te prenne pas de haut,
16:27prendre de haut les gens.
16:28C'est pour ça que je dis
16:29les honnêtes gens.
16:30Avant,
16:31je disais les petites gens
16:32et puis j'ai peur,
16:33vous savez le mot
16:33qui soit mal interprété et tout.
16:35Mais vous voyez
16:36ce que je veux dire ?
16:36Il y a des gens
16:37qui n'ont pas notre chance,
16:39qui vivent des vies
16:40beaucoup plus difficiles.
16:42Moi,
16:42je connais plein de gens.
16:43Alors après,
16:43ils ne sont pas tous comme ça.
16:44Est-ce que vous ne diriez pas ça ?
16:45Sébastien Le Corgnon,
16:46on ne l'a pas pris
16:47dans ce sens-là,
16:48par exemple.
16:48Non,
16:49mais attendez,
16:49je reprends ce que je dis,
16:51Sonia.
16:51Je ne crois pas
16:53que parce que tu viens
16:54d'une famille bourgeoise,
16:57automatiquement,
16:57tu sois méprisant.
16:58Je ne crois pas
16:59que parce que tu gagnes
17:00plus d'argent,
17:01tu méprises
17:01ce que tu en gagnes moins.
17:02Non,
17:03je pense qu'il y a
17:03une façon d'être.
17:04Mais je pense que
17:06Macron,
17:06il est un peu
17:07l'image de ça.
17:09Même,
17:09comment vous dire,
17:11des fois,
17:11ça ne vous arrive pas,
17:12tu sens,
17:13même,
17:14vous savez,
17:14il est très tactile,
17:15par exemple.
17:16Il peut avoir
17:17eu deux ou trois fois,
17:18il ne vous l'a jamais fait,
17:19il te touche beaucoup.
17:20Il l'a même fait au pape.
17:22Aux femmes,
17:22peut-être,
17:22il fait plus attention.
17:24Mais même le pape,
17:24vous n'avez pas vu,
17:25il l'a tout.
17:25Et à la reine ?
17:26Voilà.
17:27Toi,
17:27tu vas toucher le pape.
17:29Sarkozy l'avait fait aussi,
17:30je crois.
17:31Il est tactile.
17:32Il est tactile,
17:33c'est vrai.
17:33Et je pense...
17:35Mais pour autant,
17:36il peut toucher physiquement,
17:38mais pas toucher les cœurs.
17:39Je pense qu'il ne touche pas les gens.
17:40Qu'il y a ça.
17:41Je pense que les gens sentent,
17:43vous avez compris,
17:44que c'est un truc d'acteur.
17:46Robert Ménard,
17:47là,
17:47c'est une analyse aussi,
17:50politique.
17:51C'est-à-dire que quand on a méprisé
17:53peut-être les corps intermédiaires,
17:55comment vous voulez...
17:56À qui vous voulez parler ?
17:57C'est-à-dire que le président
17:58reçoit directement les lycéens,
18:00le ministre de l'Intérieur
18:01reçoit directement les lycéens
18:03pour parler du maintien de l'ordre.
18:04Et ces mêmes lycéens,
18:05quand ils viennent ici,
18:06ils se comportent comme eux-mêmes
18:08s'ils étaient...
18:09Comme si un pouvoir
18:10leur avait été, d'ailleurs...
18:12La gamine dont vous avez montré
18:13tout à l'heure, là,
18:15enfin, elle se prend pour qui ?
18:17Moi, je suis adulte.
18:18Je dis,
18:19mais tu te...
18:19J'aurais tutoyé,
18:20donc j'aurais mal commencé.
18:21Mais je lui aurais dit,
18:22mais tu te prends pour qui ?
18:24Tu te prends pour qui ?
18:25En plus,
18:26elle vient de te faire une leçon
18:28sur...
18:28Il y a des mots qui tuent,
18:29mais elle,
18:30elle verrait bien
18:30le RN mort,
18:31tu vois.
18:32La contradiction...
18:33Enfin, c'est un truc...
18:35Non, je ne vais pas être...
18:36Je ne vais pas être méprisant,
18:38justement.
18:38C'est de l'enfantillage.
18:40Je pense qu'elle l'a regrettée
18:41après.
18:41Elle a dû se dire
18:42qu'elle avait dit
18:42une grosse bêtise.
18:44Où sont les adultes, alors ?
18:45Où vous les voyez ?
18:46D'ailleurs, là, demain,
18:47demain, c'est la rentrée.
18:48Mais madame, le problème,
18:49c'est que les adultes,
18:51ils ne se comportent pas
18:52comme des adultes.
18:53On ne se comporte pas
18:55comme des adultes.
18:56Aujourd'hui, nulle part.
18:57Mais même moi,
18:58je m'attire à ça.
18:59Moi, mes enfants,
19:00j'aurais dû dix fois plus
19:01leur dire non
19:02à un certain nombre de choses.
19:04Mais tu as envie
19:04d'être copain
19:05avec tes enfants.
19:06Moi, je suis d'une génération.
19:07Il fallait être copain
19:08avec nos enfants.
19:09Vous savez...
19:09Non, mais je n'ai pas votre âge.
19:10Aujourd'hui, leurs copains,
19:11ils sont sur les réseaux sociaux.
19:12Comment ?
19:13Aujourd'hui,
19:13et c'est sans doute ça aussi,
19:14des éléments qui accélèrent
19:17la difficulté avec les gens.
19:18Oui, mais il y a aussi
19:19nos responsabilités d'adultes.
19:21Ah, bien sûr.
19:22Nos responsabilités d'adultes,
19:23c'est de dire
19:23pas toujours oui.
19:25T'as toujours oui.
19:26Là, aujourd'hui,
19:27il y a un film
19:27qui sort sur Jean Moulin.
19:29Ah oui, formidable.
19:30Jean Moulin,
19:30il est deux baisiers.
19:31Il est deux baisiers
19:32et son appartement et tout ça.
19:34Jean Moulin,
19:34je ne sais pas
19:35si je vous l'ai raconté,
19:36c'est un truc formidable.
19:37Je vous le raconte au lycée,
19:38c'est un truc formidable.
19:39Jean Moulin,
19:40fils à papa,
19:41il ne fait sa carrière
19:42que grâce à son père
19:43qui dégocie à cette époque
19:45les places,
19:46il devient premier
19:47sous-préfet de France
19:48pas par son talent
19:49mais grâce à papa,
19:50il devient premier préfet de France,
19:52plus jeune préfet de France
19:53grâce à papa et tout ça.
19:55Non, mais pourquoi je dis ça ?
19:57Parce que c'est la suite
19:58qui est intéressante.
19:59La suite,
19:59c'est qu'à un moment donné,
20:01ce fils à papa,
20:02nos sœurs,
20:03enfin tu vois,
20:03qui aiment les filles,
20:04enfin tout ce qui ne fait pas un héros.
20:07Un jour, il dit non
20:09et il devient le héros que l'on sait.
20:11Et moi, je leur explique
20:13au gosse à Béziers
20:13puisqu'il est de là,
20:14au lycée s'appelle Jean Moulin,
20:15je leur dis,
20:16la force de caractère,
20:19devenir adulte,
20:20c'est pour ça que je me le reproche
20:21à moi-même.
20:21On est une génération
20:22où on n'a jamais été foutu
20:25de dire non
20:26à un certain nombre de choses
20:26dans tous les domaines,
20:27dans les domaines de société.
20:29Vous voulez que je rentre ?
20:30Je vais le faire,
20:30je vais le faire l'avocat.
20:31Il y a le film,
20:31il y a aussi les mémoires
20:32qu'on peut relire,
20:33le premier combat de mémoire.
20:35Du coup,
20:35je vais me faire l'avocat.
20:36Il y a un petit texte,
20:37il n'y a même pas le prétexte
20:39de lire un très gros lit,
20:41il ne fait que 60 pages
20:42et c'est formidable.
20:43Monsieur Ménard,
20:44je vais en profiter
20:44pour être volontairement
20:45un peu provoqué
20:46et prendre la défense
20:47de cette génération
20:48qu'on voit dans la rue en ce moment.
20:49C'est une génération
20:50qui dit non.
20:51Est-ce qu'ils ne font pas
20:52ce que nous,
20:52on n'a pas fait ?
20:53Ils ne veulent pas
20:54de cette verticalité,
20:55eux, ils disent non.
20:56Attends.
20:56Tu dis non à la sélection ?
20:58Mais ce n'est pas
20:59un non crédible.
21:02Vous résumez,
21:03ils disent non
21:03à une vétusté
21:05de leur lycée,
21:07ils disent non aussi
21:07à un avenir
21:08qu'on leur promet
21:09quand même
21:10pas très reluisant.
21:11On leur dit
21:11qu'il va y avoir
21:12lié à le réchauffement climatique.
21:14On n'a rien pour vous,
21:15ça sera tout pour les retraites.
21:16Tout le budget de l'État
21:18sera absorbé dans les retraites.
21:19C'est une génération aussi,
21:20vous ne voyez pas plus loin
21:21que ce que...
21:22Ce n'est pas que le planning.
21:24Et les cours à 18 heures,
21:25il n'y a pas que ça quand même.
21:26Tu dis non
21:28quand ce n'est pas
21:28pour ta gueule.
21:30Quand ce n'est pas pour toi.
21:31C'est-à-dire ?
21:31Ça veut dire dire non
21:32en disant non,
21:33je ne voudrais pas
21:34qu'il y ait de sélection
21:35parce que ça va me gêner.
21:37Non, je suis pour qu'on ne diminue pas
21:40ma bourse.
21:41Il n'y a pas que la sélection.
21:42Plus généralement,
21:43dans leur état d'esprit,
21:45ils disent non aussi
21:45à un avenir
21:46qu'on leur dessine.
21:47Parce qu'on leur a menti, madame.
21:50Parce qu'on ne leur a pas dit
21:51que le bac,
21:52non, il n'y a pas 80%
21:54de gens qui vont l'avoir.
21:55Parce que non,
21:56quand tu vois,
21:57quand tu rentres en sixième
21:58et que tu n'es pas capable
22:00de lire à haute voix
22:01un texte de 20 lignes,
22:02tu ne dois pas rentrer en sixième.
22:03Donc dire les mots,
22:04dire la vérité.
22:05Mais pas leur dire.
22:07Juste leur pas,
22:07pas leur raconter des craques.
22:09Vous mentez, vous.
22:10Vous essayez de ne pas raconter des craques.
22:12C'est tellement facile de dire aux gens
22:13t'es le plus beau,
22:15on va t'augmenter le SMIC
22:16et on va amener tout le monde.
22:17Quoi ?
22:18On n'a qu'à dire 4...
22:18Moi, je suis pour...
22:20Puisqu'on en est là.
22:21Pas seulement 80% au bac,
22:23je suis pour 80% en licence,
22:2680% d'une génération
22:28en master.
22:29On va arrêter de dire des bêtises.
22:31On va arrêter de dire...
22:32Et moi, j'ai pris ma part là-dedans.
22:34Je ne donne pas des leçons.
22:35Parce que moi, mes enfants,
22:36ils n'auraient pas fait
22:37des études supérieures.
22:38Vous l'aurez vécu comme un drame.
22:39Vous vous rendez compte
22:40si je suis con quand même ?
22:41Et parmi toutes ces études
22:42et ce qu'on apprend à l'école,
22:43il y a l'histoire.
22:44Il y a également les personnages
22:45de l'histoire.
22:46Grand, moins grand,
22:48criminel ou pas.
22:49Lorsque Kylian Mbappé...
22:51Vous voyez avec la transition.
22:53Vous me regardiez tous...
22:55Où est la...
22:57Non, parce que tout à l'heure,
22:58pour tout dire à nos téléspectateurs,
23:00nous suivions l'émission
23:01qui nous précède
23:02avec l'excellent Marc Fauvel
23:03et Marie Chantré.
23:04Vous écoutiez avec intérêt
23:06le maire socialiste de Paris.
23:07Avec stupéfaction.
23:08Oui, stupéfaction.
23:09On ne s'en empêche pas.
23:09Emmanuel Grégoire.
23:11Et il a été interrogé
23:11sur les propos de Kylian Mbappé
23:13qui a considéré
23:14que Mao est le plus grand
23:15criminel de l'histoire.
23:16Crime de lèse-majesté
23:18en Chine,
23:18Kylian Mbappé s'explique.
23:19Surtout quand tes sponsors
23:21sont chinois.
23:22Effectivement.
23:22Et la question a été posée
23:24à Emmanuel Grégoire.
23:26Alors, Mao,
23:26qu'est-ce qu'il incarne ?
23:28Et vous avez trouvé
23:29sa réponse un peu évasive,
23:30je crois.
23:30Il dit...
23:31Filandreux, lâche,
23:32foucu, putain,
23:34comment tu ne peux pas dire
23:35que c'est un dictateur ?
23:36Il a dit mi-dictateur,
23:38mi-grand homme.
23:39Mais va te faire foutre.
23:41Non, pas moi.
23:42Non, mais pas vous,
23:43lui, lui.
23:44Je ne dis pas ça pour ça.
23:45Je dis que c'est des dizaines
23:46de millions de morts.
23:48Mais vous savez,
23:48on a par rapport,
23:49c'est très important,
23:50on a par rapport
23:51au communisme
23:53des pudeurs.
23:55Donc, Kylian Mbappé
23:56a raison.
23:57De dire ça, oui.
23:58Le problème,
23:58c'est que c'est ses sponsors.
23:59Donc, je suppose
24:00qu'on a dû lui rappeler...
24:01Des conséquences pour le Real Madrid,
24:03son équipe, etc.
24:04Oui, enfin, bien sûr
24:05qu'il a raison de dire ça.
24:06Mais enfin, attendez.
24:08Et cette gauche-là,
24:10c'est pour ça que j'ai trouvé
24:12ça sidérant.
24:13Elle continue à trouver
24:14des excuses.
24:15Et attendez,
24:16juste pour mettre un bémol
24:18qui ne me met pas
24:18dans le rôle du type
24:20plus intelligent que les autres,
24:21moi, j'ai été
24:25plus que peiné
24:27par la mort de Mao Zedong
24:28pour vous dire
24:29si j'étais con.
24:30Comme quoi, on change.
24:32Vous parlez de la gauche.
24:33C'est intéressant
24:34que vous dialoguiez
24:36en ce moment
24:36avec un maire de gauche.
24:37un maire,
24:38un maire,
24:39donc, par définition,
24:40qui est ancré,
24:41dont l'action est ancrée
24:42sur le terrain.
24:43Karim Bouin-Brain
24:44qui publie,
24:44là, dans quelques jours.
24:45C'est intéressant.
24:46Depuis tout à l'heure,
24:47vous parlez du mépris,
24:47Robert Ménard.
24:48Il publie l'espoir
24:50ou le mépris
24:51aux éditions Plon.
24:52Et on a trouvé
24:52que votre échange
24:53serait très intéressant.
24:54Je le remercie.
24:55Il va nous rejoindre.
24:56Merci à l'équipe de chaque
24:57Bruno Jeudy
24:59et Anne-Sora Dubois.