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  • il y a 21 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Vous avez parlé de vos différences avec Marine Le Pen, notamment sur la retraite, mais là je vais vous parler
00:05des efforts qui sont demandés aux retraités.
00:08Il faut qu'on en parle parce que pendant tout ce temps, où nous parlons évidemment d'un décor social
00:12extrêmement rude, des violences urbaines,
00:15il y a une autre violence, je ne les compare pas, mais il y a la violence de la crise
00:19de la dette qui nous pend au nez, Robert Ménard.
00:22Et en même temps, on va discuter un budget avec au menu un gel des pensions de retraite au-dessus
00:27de 1260 euros.
00:30C'est-à-dire que celles-ci ne seront pas indexées selon l'inflation, comme c'est le cas chaque
00:34année.
00:34Donc les pensions, je le dis à notre spectateur, au-dessus de ce seuil n'augmenteront pas, mais normalement ne
00:40baisseront pas non plus.
00:41En revanche, avec l'inflation, les retraités concernés risquent bel et bien une baisse de leur pouvoir d'achat.
00:47Vous vous rendez compte ? J'écoute ce que vous dites, que je sais, mais je vous écoute le dire.
00:52Vous vous rendez compte ? 1260 euros, c'est moins que le seuil de pauvreté qui est à 1340 ou
00:59quelque chose autour de ça.
01:00Moins que le seuil de pauvreté. Et à eux, on va leur demander de faire des efforts.
01:05– Mais il y a une partie de la droite qui est sourde à ça. Je vous dis, vous voyez,
01:11Dieu sait que je tape sur la gauche.
01:13Mais une partie, comment, comment, quand tu entends ça, tu ne te dis pas, moi j'ai envie de dire
01:18au gouvernement, attendez,
01:20il y a des gens qui gagnent des millions et des millions. Et sous prétexte que, je ne sais pas
01:26quoi, au nom de quelle loi économique,
01:29on ne leur demanderait pas… – Oui, au nom du pays, l'un des pays les plus imposés, au nom
01:33de…
01:33– Attendez, mais quand même, madame… – Vous vous dites, il faut qu'ils fassent des efforts.
01:36– Mais bien sûr, vous vivez avec 1260 euros. – Mais bien sûr, mais pourquoi spontanément,
01:42ces personnes-là, dans un mouvement, ne proposent pas eux-mêmes ?
01:46– Par exemple, on peut citer, mais Mathieu Pigast, c'est un vœu pieux.
01:50Lui, il souhaite être taxé davantage. – Moi, je connais des riches qui ne seraient pas du tout scandalisés
01:56d'être taxés davantage. – Alors, pourquoi le gouvernement ne le fait pas ?
02:00– Mais parce qu'il pense que si… Il pense que… Comment vous dire ?
02:04Il pense qu'il faut… Oui, on est le pays le plus taxé au monde et qu'il ne faut
02:07pas en rajouter.
02:08Mais attendez, moi, sur le principe, je suis d'accord. Mais aujourd'hui, je vais vous dire quelque chose.
02:13Tous ceux, à droite et à gauche, qui vous expliquent qu'on n'augmentera pas les impôts,
02:19ce sont juste, je n'ai pas le mot, des menteurs. Des menteurs.
02:25Tout le monde augmentera les impôts parce qu'il n'y aura pas d'autre solution que ça.
02:29Vous l'avez vu, tout à l'heure, j'entendais ici, vous avez vu où on en est pour rembourser
02:36notre dette.
02:36– Non, mais la dette est au plus haut, les taux s'envolent, on risque de tomber vraiment.
02:40Et ce n'est pas une volonté de noircir le tabou dans un engrenage, une crise financière sévère.
02:44– Et justement, pourquoi ? Je suis content que vous disiez ça.
02:47Parce que les gens, souvent, comme c'est des sommes colossales,
02:51que ça ne vous concerne ni moi ni moi, parce que vous avez, vous, un milliard,
02:561 500 milliards, c'est un truc qui vous dirait intellectuellement et tout.
03:00Je pense que longtemps, trop longtemps, on a pensé que ces chiffres-là,
03:05ils étaient, au fond, un petit peu sans conséquence pour nous.
03:09Ils n'étaient pas en conséquence pour la France.
03:11Mais la France, c'est un truc général, pas pour toi.
03:14Et pourquoi c'est important ?
03:16Ce qu'on vient de dire, là, sur la désintextation dès 1260,
03:20c'est la conséquence de ça, madame.
03:22Ça veut dire que maintenant, on va mesurer tous les jours, tous les jours,
03:26les conséquences pratiques que ça fait.
03:29Moi, dans ma mairie, je le vois, à quel point.
03:32Nous, on a des taux, vous savez, on emprunte avec des taux fixes.
03:34Ça veut dire quoi ?
03:35Ça veut dire que pendant 10 ans, tu as le même taux.
03:37Puis on a emprunté aussi, comme plein de collectivités,
03:40avec des taux variables.
03:41C'est-à-dire que c'est en fonction de tout...
03:43Mais on va payer plus cher nos intérêts.
03:46C'est-à-dire qu'on va avoir moins d'argent.
03:47C'est-à-dire qu'on aura moins d'argent,
03:49et moi, je l'ai déjà décidé, pour donner à un certain nombre d'associations et tout.
03:53Et donc, les gens, un débat qui était un débat, vous savez,
03:56un peu théorique, en l'air, loin de notre quotidien,
03:59il arrive petit à petit aujourd'hui...
04:01Et il frappe à nos portes.
04:02À nos portes, et où ?
04:03À ton porte-monnaie.
04:04Quand tu n'as pas beaucoup d'argent dans ton porte-monnaie,
04:06c'est très douloureux.
04:09La transition est difficile,
04:11mais il sera question de votre porte-monnaie, si je puis dire,
04:14avec le procès dans lequel vous êtes impliqué, Robert Ménard.
04:18Je le rappelle, votre procès pour ne pas avoir marié une personne,
04:21un Algérien sous OQTF,
04:23c'est un procès avec une ambiance très tendue.
04:25Il y a quelques jours que nous avons couvert largement sur notre antenne.
04:29On voit ici votre arrivée au tribunal de Montpellier
04:31avec, en guise de comité d'accueil, quelques militants,
04:34souhaitent racisme, je suppose, et de la Ligue des droits de l'homme,
04:37mais aussi des soutiens.
04:40La personne, notamment, de David Lissnard,
04:43président des maires de France,
04:44maire lui-même de Bruno Rotaillot,
04:46ancien ministre de l'Intérieur,
04:47une amende a été requise à votre endroit
04:49et la décision est mise en délibéré au 1er décembre.
04:52Vous dites ne pas vouloir payer les pots cassés d'un État incapable,
04:56dites-vous de faire appliquer cette obligation
04:58de quitter le territoire français.
05:00C'est l'État qui aurait dû payer cette somme, finalement ?
05:03– Attendez, vous parliez tout à l'heure,
05:05vous avez dit deux ou trois fois,
05:06vous n'avez pas employé le mot impuissance.
05:08Vous vous souvenez, je caricature pas,
05:10caricature pas, c'est ce que vous avez dit.
05:12Attendez, l'État décide d'obligation de quitter le territoire.
05:18Moi, je suis un peu, je dois être con,
05:21honnêtement, il n'y a pas d'autre explication.
05:23Obligation de quitter le territoire,
05:25ça veut dire obligation de tirer le territoire.
05:28Ça ne veut pas dire, coco, c'est pas bien,
05:31peut-être que tu vas devoir quitter le territoire.
05:33Jeune homme, écoute, je te dis ça,
05:35mais enfin, obligation, c'est un mot qui est employé.
05:39– Est-ce que cette défense a infusé pendant l'audience,
05:41ce que vous dites là ?
05:42Le bon sens que vous défendez,
05:44une obligation de quitter le territoire,
05:45c'est une obligation, est-ce que ça a infusé pendant l'audience
05:47ou est-ce qu'on vous a renvoyé toujours à votre rôle de maire ?
05:50– Non, d'abord, le procureur, je m'attendais,
05:53il a fait des réquisitions très rudes,
05:54mais ensuite, il demande une amende.
05:56Je trouve, je l'ai un peu à travers la gorge,
05:58enfin, pas trop, parce que moi,
06:00j'avais surtout peur de me déclarer inéligible.
06:03Non, vous savez, ce qui m'a le plus blessé,
06:05ce qui m'a le plus blessé,
06:06c'est les organisations de défense des droits de l'homme
06:08qui étaient en face à la Ligue des droits de l'homme
06:10et ce reste raciste et tout.
06:11Vous vous rendez compte que pendant des années,
06:13des années, je ne sais pas, 20 ans,
06:16enfin, 30 ans, je me suis battu avec ces organisations.
06:20On était côte à côte.
06:21– Alors, qui a changé, vous ou eux ?
06:22– Non, je crois qu'ils ont,
06:24aujourd'hui, ils ne font plus de la défense des droits de l'homme,
06:27ils font de la politique.
06:28La Ligue des droits de l'homme, c'est une organisation politique,
06:31aujourd'hui, et ça m'a blessé,
06:32parce qu'en plus, les mots sont blessants,
06:34parce que vous les écoutez, vous savez, il y a deux mondes.
06:36Il y a leur monde, c'est celui de la fraternité,
06:39de la probité, de la gentillesse, de la solidarité.
06:43Et puis, vous, enfin, vous, en l'occurrence, moi,
06:46c'était le monde de l'égoïsme, le salopard,
06:49ce qui, lui, qui n'a pas de cœur et qui ne comprend pas.
06:52– Et qui en fait un procès politique, etc.
06:54– Mais vous vous rendez compte ?
06:55Vous vous rendez compte ?
06:56D'abord, parce qu'évidemment, je ne me retrouve pas dans ce portrait,
06:58et je me dis, mais attendez, c'est une histoire,
07:01ce n'est pas une histoire de politique,
07:02c'est une histoire de mon sens.
07:03Il y avait, vous disiez qu'il y avait plein de maires,
07:05il y avait des maires.
07:06Moi, je connais des maires communistes qui pensent la même chose que moi
07:09ou des maires socialistes.
07:09– Et qui vous l'ont dit.
07:10– Et qui me l'ont dit.
07:11Et qui m'ont dit, écoute, on ne vote pas de la même façon et tout,
07:14mais nous, attends, on trouve invraisemblable qu'on te condamne
07:18parce que tu as refusé de marier quelqu'un
07:21qui ne devait pas être en face de toi.
07:22Ça finit par être aussi simple que ça.
07:24Mais cette espèce de bon sens,
07:26tu as l'impression d'être un plouc, un péquenot, un provincial,
07:29parce que tu parles du mot bon sens.
07:31Et oui, ça veut dire quelque chose, le bon sens.
07:33– Et vous avez assumé cette ligne de défense.
07:35Et d'ailleurs, peut-être, Robert Ménard,
07:37que les Français ne vous entchènent pas rigueur
07:39et qu'à l'inverse, ils vous comprennent.
07:41Si on en croit, si on en croit le dernier baromètre politique
07:43du Figaro Magazine,
07:45peut-être que vous ne l'avez pas encore découvert
07:47parce qu'on va regarder les cotes d'avenir
07:50des personnalités politiques.
07:52Et vous êtes en...
07:54Regardez, vous êtes...
07:55Alors, Jordan de Bardella, Marine Le Pen,
07:56Marion Maréchal, Édouard Philippe, Bruno Rotaio,
07:58Éric Ciotti, Robert Ménard.
08:00Avant, Gabriel Attal, Sarah Knaffo
08:02et le candidat à la présidentielle,
08:05Raphaël Glucksmann et Gérald Darmanin.
08:06De là à vous demander si ça vous donne des idées,
08:09il n'y a qu'un pas.
08:10– Oui, je sais bien...
08:11– Que je ne franchirai pas.
08:13– Faut qu'elle ne franchit pas.
08:16Elle vient de me poser la question.
08:17Vous êtes formidables.
08:18– Je ne sais pas.
08:19– Qu'est-ce qu'un responsable politique,
08:22quand il lit cela, qu'est-ce qu'il se dit ?
08:24– Là, il se dit que peut-être que ce que je dis,
08:26peut-être que la façon...
08:28Peut-être que des fois, je suis caricatural,
08:31mais peut-être que les gens,
08:32ils entendent ce que je dis.
08:33Peut-être que...
08:34Moi, je parle beaucoup de bon sens.
08:36Les gens disent un truc poujadiste, le bon sens.
08:38Peut-être que le bon sens,
08:39ça parle à plein de gens.
08:41Peut-être que le maire provincial que je suis...
08:45– Ça pourrait être le candidat du bon sens.
08:47– Oui, je ne sais pas, non.
08:48– Vous pensez qu'il y a...
08:49– Je pense.
08:50– Est-ce que le bon sens est très partagé aujourd'hui dans les...
08:54– Je dis que pas beaucoup...
08:54– Et parmi les candidats à la présidente.
08:56– Non, mais d'abord, il y a des candidats formidables, je pense.
08:58– Oui, mais je parlais de vous, pas des autres.
09:00– Non, mais qu'est-ce que je voulais...
09:01Je vais vous dire quelque chose.
09:02Moi, je suis sidéré, tout à l'heure, j'ai écouté M. Villepin.
09:05Tous les gens que vous recevez, ils se voient tous...
09:07Tout à l'heure, il y en aura cinq qui se voient tous socialistes,
09:10qui se voient tous en état d'être chef de l'État.
09:13Moi, attendez, chef de l'État.
09:15Vous, attendez, je ne prends pas parti.
09:16– Vous dites, attendez, c'est intéressant.
09:17– Non, avec tous les problèmes, il faudrait être un peu fou,
09:20avec les violences, avec la faillite, malheureusement,
09:23qui nous pend, on est faillite éducative,
09:25je ne veux pas noircir le tableau,
09:26mais faillite aussi, évidemment, financière et budgétaire.
09:30– Non, et...
09:30– Qu'est-ce qu'il faut avoir en moins ou en plus
09:32pour se penser candidat à la tête de l'État ?
09:33– Il faut avoir le courage de dire aux gens,
09:36je ne vais pas régler tous vos problèmes.
09:38Il faut arrêter de dire aux gens,
09:40alors, qu'est-ce que...
09:41Allez, on va mettre 100 millions pour l'éducation
09:43parce qu'il y a des problèmes,
09:44demain, il y a des problèmes à l'hôpital,
09:45100 millions, 100 milliards,
09:47on va rajouter 70 milliards et tout ça.
09:50Mais attendez, vous prenez les gens pour des bunis.
09:53D'où on va sortir l'argent ?
09:55Moi, je suis maire, si je dépense...
09:57Alors, ce n'est pas 100 milliards.
09:59Si je dépense 3 millions pour faire quelque chose,
10:01il faut bien que je les enlève d'autre part,
10:03sinon j'augmente, sinon je fais quoi ?
10:05Et je pense qu'il y a la place, je l'espère,
10:07il y a la place pour des candidats,
10:09on va voir, ou un candidat
10:11qui aura juste un truc,
10:13le courage de dire aux gens,
10:17de leur dire,
10:17voilà, on ne pourra pas tout faire,
10:19je ne vais pas tout faire,
10:20je n'ai pas des réponses à tout,
10:21je vais essayer de régler 3 ou 4 problèmes,
10:24je ne vous prends pas pour des demeurés,
10:26je vous respecte.
10:27Il est déjà ou elle est déjà candidate ?
10:29Qui ?
10:29Cette personne qui peut faire ça, non ?
10:31Je ne sais pas, moi,
10:31j'en ai au moins deux que j'aime beaucoup dans la liste,
10:35les autres, maintenant, il faut réunir.
10:38Je salue Anne-Sora Dubois,
10:39et Arthur Berda,
10:41les deux, c'est pas...
10:42C'est pas vous, les deux candidats.
10:43C'est David Lissnard et Bruno Rotaillot ?
10:45Non, il y en a deux qui sont...
10:46David Lissnard et Bruno Rotaillot ?
10:47Et Rotaillot, je trouve des gens de talent,
10:50maintenant, il faut arriver à...
10:52il faut arriver à...
10:53à réunir une majorité de Français.
10:56On va en parler.
10:56Et pour ça, il y a le programme,
10:58et puis il y a autre chose que le programme.
11:00Justement, on va parler de cette autre chose.
11:02Je ne sais pas ce que c'est.
11:02Dans quelques instants, Anne et Arthur vont vous pousser dans vos retranchements,
11:06vous relancer, échanger avec vous, débattre.
11:09Il y a un sujet qu'on voudrait vous soumettre, justement,
11:11avec Arthur Berda et Anne-Sora Dubois.
11:13Ça s'est passé en Corse.
11:14En Corse, la colère ne retombe pas.
11:17Deux saisonniers se sont filmés.
11:18Robert Ménard en train de vandaliser une statue de la Vierge.
11:21J'en m'y ment des gestes à caractère sexuel.
11:23Les mises en cause âgées tout juste de 21 et 24 ans
11:26ont reçu l'ordre de quitter l'île.
11:27Ils seront jugés en novembre.
11:29Ils ont vandalisé la statue, comme vous le voyez, tombée à terre.
11:32Alors, pour les Corses, c'est un affront qui ne passe pas.
11:35Un hommage a été rendu au chevet de la statue,
11:37qui a été détruite.
11:38Une veillée funèbre a également été organisée devant la gendarmerie.
11:41Des Corses ont même porté des cercueils de bois
11:44devant la gendarmerie,
11:45où se trouvaient les deux suspects,
11:46qui ont ensuite été reconnus et hués à l'aéroport.
11:49Et attendez, ce n'est pas terminé.
11:50Le commandant de bord a alors refusé de les embarquer
11:52pour des raisons de sécurité.
11:54Et les deux hommes sont donc retournés à Jacques-Ciot,
11:56où ils devaient être hébergés à l'hôtel Campo del Oro.
11:59Mais, là encore, l'hôtelier a refusé de les héberger.
12:04Je ne sais pas ce que ça vous inspire, Anne et Arthur.
12:07Vive la Corse !
12:09Une semaine après la visite du pape,
12:10où tous les regards ont été tournés vers cette visite du pape,
12:13comment vous réagissez ? Vive la Corse !
12:15Vive la Corse ou vive l'écorce ?
12:16En l'occurrence, vive l'écorce.
12:18Ils ont raison, honnêtement.
12:21Deux petits salivaux.
12:23Manifestement, ils étaient en plus à...
12:24C'est votre mot ce soir.
12:26Qu'est-ce que je veux dire ?
12:27Là, c'est des crapules, des crétins.
12:30Vous n'avez pas un dictionnaire des synonymes ?
12:32Je crois que là, vous l'avez largement...
12:34Dans les rédactions, il y en a toujours,
12:35donc vous devez m'en trouver ça.
12:37Attendez, bien sûr.
12:38Moi, je comprends que l'hôtelier leur dit,
12:40tu n'as qu'à dormir dehors.
12:42Vous les faites dormir chez vous ?
12:43Elle est plus loin.
12:44Parce que les Corses, devant la gendarmerie,
12:46deux cercueils ont été amenés à l'aéroport.
12:49S'ils n'avaient pas de...
12:50Non, mais bien sûr, mais ils ont été escortés.
12:52C'est-à-dire, on ne touche pas aux traditions,
12:55aux rites, à ce qui est sacré aussi.
12:58Quand vous allez en Corse, qu'est-ce que vous aimez ?
13:00C'est ça.
13:01Moi, quand je vais en Corse, j'aime ça.
13:02J'ai une capacité à dire, on est comme ça.
13:05Sinon, tu ne vas pas en Corse.
13:06Il y a une particularité Corse ?
13:07Bien, il n'y en a pas.
13:10Non, non, mais là-dessus, au contraire.
13:12Là-dessus, une forme de...
13:13Mais pas que sur ça.
13:14Il y a...
13:15L'intransigeance vis-à-vis de ces symboles.
13:17Non, non, ce n'est même pas ça.
13:18Ils ont quelque chose de formidable, les Corses.
13:21Ils n'ont pas honte de ce qu'ils sont.
13:23Tout à l'heure, vous nous disiez...
13:25On parlait des problèmes de la France.
13:27Les problèmes de la France, c'est un problème de l'autorité, mais c'est un problème...
13:30Mais vous sous-entendez, contrairement au reste de la France ?
13:32Mais beaucoup.
13:33Attendez, mais la droite et la gauche.
13:34Mais ça fait 50 ans qu'ils ont honte de ce qu'ils sont.
13:3850 ans qu'ils n'assument pas ce pays.
13:41Moi, je ne sais pas.
13:42Et puis, personne ne vous le reproche.
13:44Écoutez, moi, l'église la plus traditionnaliste, je ne sais pas comment dire, dans ma ville,
13:49elle était jusqu'à présent dans le quartier musulman.
13:52Je vous l'ai raconté.
13:52Je n'ai jamais vu un propos désagréable des musulmans.
13:58Personne ne vous reproche de vous.
14:00Au début de la fériage chez moi, il y a un défilé avec la Vierge.
14:04Il ne vient à l'idée de personne.
14:06Et attendez, ça se saurait s'il y avait des dizaines de milliers de pratiquants chez moi comme ailleurs.
14:10Regardez les églises, vous voyez qu'il n'y en a pas.
14:12Écoutez, chaque fois, les gens applaudissent.
14:14Mais ils applaudissent même s'il y a 50 ans qu'ils n'ont pas foutu les pieds à l
14:19'église.
14:19Et encore moins devant un prêtre pour faire une profession.
14:23Donc la méthode Corse devrait être déclinée dans le reste de la France, pour vous ?
14:28Vous savez pourquoi les gens votent comme moi, autant pour moi dans ma ville ?
14:34Juste pour un mot.
14:36La fierté.
14:37La fierté d'être de leur ville.
14:39Et la fierté, elle est nourrie de tout ça.
14:41Quand je fais, quand je mets une crèche, il y a 60 000 personnes qui viennent la voir.
14:47Il y a 85 000 habitants.
14:48Quand il y a de tout, tout le monde vient la voir.
14:51Tout le monde vient la voir.
14:52Quand il y a les défilés de la Vierge à la Feria, avant d'arriver aux arènes,
14:57tout le monde applaudit, vous avez compris, personne ne se demande.
15:00Ça exclut, ça n'exclut personne.
15:03Ça n'exclut personne.
15:05Et puis merde, tu es dans un pays où l'histoire, le catholicisme, la chrétienté,
15:11elle a fait cette histoire-là.
15:13Elle a fait notre pays.
15:14Tu vois, on ne va pas, tous les matins, vous avez envie de vous auto-flageller tout le matin
15:18en disant, ah, ce n'est pas bien qu'on soit comme ça.
15:21Merde, je suis blonde.
15:22Je suis, vous avez un corps, elle est foutue d'être chrétienne.
15:25Donc, ça va être la pire des choses.
15:27Tu vois, vous n'avez pas, vous auto-flashez là.
15:28N'aggravez pas votre cas, Robert Ménard.
15:31Mais non, vous avez compris que je le dis gentiment.
15:34Vous le prenez, j'espère, gentiment.
15:36Je ne l'ai pas pris comme une insulte.
15:37Non, en revanche, elle vous en reparlera.
15:40Non, non, assumer aussi, tout va bien.
15:43Sur quoi vous le souhaitez interpeller, Robert Ménard ?
15:46Parce que, Robert, je voudrais dire, regardez, il y a les candidats à la primaire
15:50qui vont arriver ce soir pour le dernier débat, le débat décisif.
15:53On vous posera quelques questions sur ça.
15:55Ça vous intéresse ?
15:56Non, mais je ne les mets pas tous dans le même sac.
15:57Ah, mais attendez, vous nous le direz ça dans quelques instants.
16:00Arthur.
16:01Peut-être d'un mot, justement, puisqu'on a parlé de la colère lycéenne.
16:04Vous avez beaucoup parlé de la responsabilité des parents.
16:06Alors, évidemment, toutes choses égales par ailleurs, comparaison n'est pas raison et je ne compare absolument pas.
16:10Mais je vous en parle parce que vous avez écrit un livre il y a quelques semaines, quelques mois,
16:13qui s'appelait « Lettres à Clara », je crois, c'est le prénom de votre fille.
16:16Clara qui est une électrice insoumise, nous disiez-vous, à l'époque.
16:20Vous en avez parlé avec Clara de ses manifestations ?
16:22Comment est-ce qu'elle réagit face à l'attitude de LFI ?
16:24Je l'appelle par son prénom parce que vous avez donné son prénom dans le titre du livre.
16:28Elle s'appelle Clara Ménard, vous vous en doutez.
16:30Écoutez, je vais vous dire la vérité, on en a parlé à midi parce qu'on déjeunait ensemble.
16:34Ah bah tiens, je ne le savais pas.
16:35Non, non, bien sûr, vous ne risquez pas de le savoir, évidemment.
16:37Et là, quand même, ma fille qui a été touchée par ce livre, c'est quand même juste une déclaration
16:42d'amour.
16:43Bien sûr.
16:43Parce que je l'aime par-dessus tout.
16:45Absolument, c'est le plus beau.
16:47C'est pas une maman, une jeune maman, je veux dire.
16:49C'est la plus belle chose qui arrive.
16:51Une femme qui offre, à mon âge, j'avais 50 ans, une petite fille.
16:56Qu'est-ce que vous voulez que j'espère de plus ?
16:58Voilà, une belle déclaration pour votre fille.
17:00Mais enfin, je suppose.
17:01Mais est-ce que les déjeuners de famille sont mouvementés quand même ?
17:03Parce que l'un n'empêche pas l'autre.
17:05Non, non, ça s'est calmé.
17:06Et Avie dit, nous avons commencé à aborder, on a arrêté parce qu'on s'est dit,
17:11le repas de famille, il se passe bien, on était chez ma belle-mère et tout ça.
17:15Donc on ne va pas...
17:16Ça se passe bien chez la belle-mère, bravo.
17:18Ah oui, il y a 7 ans de l'année que je n'y étais pas.
17:20Bon, on la salue aussi, on ne va pas saluer toute la famille.
17:23La question que vous avez posée...
17:25Non, mais elle ne change pas d'avis en voyant l'attitude de LFI.
17:28Ça ne l'encourage pas, par exemple, à regarder ce soir le débat socialiste sur BFMTV
17:32pour trouver peut-être un autre candidat.
17:33Je ne sais pas, il faut lui demander.
17:35Mais en même temps, elle vote pour son père, je vous rassure tout de suite.
17:39Ça va être mélenchoniste.
17:41Enfin, attendez, entre Mélenchon et son père, d'après vous, qui est le choix ?
17:44Il faut lui dire, là, que quand même, ça, c'est des trucs qui n'arrivent pas, quand même.
17:49En tous les cas, puisqu'on regarde cette arrivée bientôt des différents candidats,
17:53vous avez suivi, je suppose, peut-être les premiers débats.
17:57Le premier, pour vous dire la vérité.
17:58Le premier, vous suivrez, j'espère, sans doute celui-ci.
18:01Qu'est-ce qu'il vous inspire ? Qu'est-ce qu'elle vous inspire, cette primaire ?
18:04En particulier, entre les candidats ?
18:06Non, je ne les mets pas dans le même sac, parce que ce n'est pas le même sac.
18:09Moi, je trouve...
18:10Moi, il se fait que je le connais dans une vie passée, Glucksmann,
18:16mais j'ai du respect pour lui.
18:17Enfin, je ne suis pas d'accord, vous avez compris, je ne suis pas d'accord sur plein de choses.
18:20Si vous deviez glisser un bulletin, bien sûr, vous ne le ferez pas, mais si vous deviez...
18:24Si j'avais à choisir, je ne pense pas que Glucksmann et Mélenchon, c'est la même chose.
18:29Donc, vous glissez. Donc, Ménard, vote Glucksmann.
18:31Entre ça et Mélenchon, bien entendu.
18:34Je ne sais pas si tout à l'heure, il sera ravi de la prendre, mais voilà, ça sera peut
18:37-être une question qui sera posée.
18:38Mais Getsch, je le trouve, moi, je me suis engoulé dans des débats,
18:41mais je trouve que c'est un monsieur respectable.
18:43En plus, il a bossé et tout avec Mélenchon, il a le courage de dire un certain nombre de choses,
18:48ce n'est pas rien.
18:49Enfin, attendez, on ne va pas être assez con.
18:50Moi, ma liberté, c'est de pouvoir vous répondre ça.
18:54Tu es dans un parti politique aujourd'hui, tu ne dis pas ça, tu dis Seval, tu es de droite.
18:59Moi, je suis plutôt de droite, ça ne vous a pas échappé.
19:01Tu dis, tous ces socialistes, c'est la même chose.
19:04Non, ce n'est pas la même chose.
19:05Moi, je trouve que M. Glucksmann, ça ne va pas faire plaisir à un certain nombre de mes copains,
19:09sur l'Ukraine, il est mieux que le Rassemblement National.
19:13Enfin, vous rigolez ou quoi ? Je suis capable de le voir.
19:15Et j'ai voté pour Marine Le Pen, mais je ne vois pas socialiste.
19:19Pardon ?
19:20Il propose d'augmenter massivement l'aide française à l'Ukraine.
19:22Attendez, je vous rappelle que, tout à l'heure, on parlait de Jordan Bardella.
19:26Quand au Parlement européen, il s'est agi de débloquer un certain nombre de milliards
19:30pour aider l'Ukraine, il a voté pour.
19:33Non, il s'est abstenu.
19:34C'est juste ça, les choix, à un moment donné.
19:36On les voit arriver, là, il y en a cinq, ce soir, sur notre plateau.
19:40En réalité, il y en a un qui est très très présent par son absence, c'est Jean-Luc Mélenchon.
19:44Vous voyez la gauche sortir de cette ornière ?
19:46Ah non, vous n'avez pas vu.
19:47C'est-à-dire l'heure du choix, en fait.
19:49Il y en a une partie qui dit que c'est le grand favori à gauche, il va falloir se
19:52rallier à lui.
19:53Et l'autre qui dit, pour des raisons morales, dit même Raphaël Luxman, c'est hors de question.
19:57Attendez, moi, je n'ai pas vu le deuxième débat, donc je ne vais pas en parler.
20:00J'ai vu le premier.
20:01Vous avez vu, jusqu'à ce qu'on arrive là, en gros, c'était...
20:05Tu vois, il y a des divergences.
20:07Enfin, rien de grave.
20:09Rouge bonnet et bonnet rouge.
20:10Oui, mais vous avez vu, quand on est arrivé là, comment le ton est monté.
20:13Il y a deux questions.
20:15Il y a deux questions qui les divisent profondément.
20:18C'est tout ce qui touche à la communauté juive à Israël et au qualificatif de génocide.
20:25Premier débat sur lequel, oui, il y a de vraies différences.
20:28Et moi, je ne les renvoie pas les dos à dos.
20:30Puis il y a le problème de l'alliance, qui est souvent lié, d'ailleurs, à cette première question.
20:34Oui, enfin, vous voyez voter Jean-Luc Mélenchon.
20:37Qui, ici ?
20:38Ah ben non, je ne veux pas à ça.
20:41Robert Ménarqui, ici, c'est surtout, vous voulez dire, il faut en appeler au candidat.
20:46C'est vrai que vous ne votez jamais, donc...
20:47Non, je n'ai pas dit ça.
20:48Non, non, mais je me manque de vous, là.
20:50Non, non, mais écoutez, non, non, c'est intéressant ce que vous dites.
20:52Parce qu'il y a une forme de respect qu'il faut avoir aux électeurs.
20:55Pourquoi ?
20:55Lorsque Gabriel Attal a appelé à une coalition de la gauche, dit-il, social-démocrate à la droite.
21:01C'est-à-dire, il veut, en somme, une coalition qui va des électeurs de Raphaël Glucksmann,
21:05si j'ai bien compris, à ceux de la droite, et il précise la droite républicaine.
21:09Moi, je vous pose la question, quel est le rapport entre un électeur de M. Glucksmann
21:13et un électeur de M. Retailleau ?
21:15Ah, mais il n'y en a pas beaucoup.
21:17Alors, expliquez-moi le principe d'une telle primaire.
21:19Attendez, attendez.
21:19Alors, qui se moque des électeurs ?
21:21Non, non, mais attendez.
21:22De toute façon, que ce soit notre gentil maire du Havre, M. Édouard Philippe, ou M. Attal...
21:30Pourquoi vous dites gentil ?
21:31Attends...
21:32Pourquoi vous dites gentil ?
21:33De toute façon, je ne vais pas dire, il est trop gentil, il est trop fade, plutôt que gentil.
21:39C'est ça que vous vouliez que je précise ?
21:40Non, pas du tout. Il me semblait avoir entendu quelque chose.
21:42Non, non, non, mais écoutez, je ne vais pas être désagréable en soi.
21:46Ça va, je ne sais pas...
21:47De toute façon, ils sont...
21:48Mais ce n'est pas le plus beau des compliments dans la bouche de Robert Ménard.
21:51Vous en avez appelé au courage.
21:53Non, mais ce n'est pas qu'il n'a pas été top.
21:54C'est radioactif.
21:56D'avoir été Premier ministre d'Emmanuel Macron.
21:58C'est rien. Moi, j'en ai parlé, y compris à M. Attal.
22:01C'est radioactif.
22:02Et d'avoir été ministre de l'Intérieur ?
22:05D'avoir été à ce point proche de M. Macron.
22:11Oui, mais ça ne vaut pas, effectivement, pour Bruno Retailleau.
22:13Oui, mais enfin, attendez, vous ne pouvez pas...
22:15Ce que disent ces soutiens, c'est qu'il n'était pas dans un gouvernement d'Emmanuel Macron,
22:18il était dans un gouvernement de cohabitation.
22:20Mais ce n'est pas la même chose.
22:21Arrêtez de charger Anne ce soir.
22:24Mais je n'ai rien dit à Anne ce soir.
22:26Bon, mais Anne est prête.
22:27Oh, ça, je ne doute pas.
22:29Je pense qu'elle n'a même pas besoin de vous pour se défendre.
22:31Ça, c'est sûr. Certainement pas. Mais la réciproque, c'est vrai.
22:32Ce n'est pas la même chose.
22:34Moi, je pense qu'il aurait dû...
22:35Si vous voulez que je vous dise mon certainement...
22:36Il n'aurait pas dû rentrer ?
22:37Non, pas du tout.
22:38Je pense qu'il aurait dû partir avant.
22:40Qu'il ait mal parti, Bruno Retailleau,
22:42et qu'il n'aurait pas dû avant sur l'Algérie,
22:44où à un moment donné, ce n'était plus possible.
22:46Il aurait pu partir trois mois avant.
22:47Et je lui ai dit.
22:48Donc, ce que je vous dis là, je lui ai dit.
22:50Mais je ne dis pas que c'est la même chose
22:52que quelqu'un qui a été commis.
22:54Il a été trois ans et demi Premier ministre de M. Macron.
22:59Sur tout un tas de questions.
23:00Premier Premier ministre d'Emmanuel Macron.
23:01Premier ministre de M. Macron.
23:03Enfin, tu entends aujourd'hui des propositions.
23:06Tu te dis, enfin, un truc tout bête.
23:09Tu te dis, mais pourquoi il ne l'a pas fait ?
23:12Que ne l'ont-ils pas fait ?
23:14Madame, tu es Premier ministre.
23:16Tu découvres un certain nombre de choses maintenant.
23:19Alors moi, quand j'ai discuté avec lui,
23:20il me dit.
23:20Mais je n'avais pas toutes les cartes en main.
23:22Je n'étais pas au pouvoir.
23:24Mais s'il ne sait pas au pouvoir,
23:25tu démissionnes si c'est si important que ça.
23:27Vous avez vu que la radioactivité,
23:29la proximité avec Emmanuel Macron,
23:30c'est aussi une chose qui est au cœur de ce débat
23:32des candidats de la gauche.
23:34Raphaël Glucksmann accusant Ségolène Royal,
23:36je cite, d'avoir fait la danse du ventre
23:38dans une vidéo volée auprès d'Emmanuel Macron.
23:41Et les détracteurs de Raphaël Glucksmann
23:43lui disant, vous avez une convergence idéologique.
23:45Enfin, il n'y a qu'une, selon l'expression consacrée.
23:48C'est Macron bisque.
23:48Que l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette
23:50Macron bisque entre vous et Emmanuel Macron.
23:52Ce n'est pas une chose que vous lui reprochez,
23:53Raphaël Glucksmann ?
23:54D'abord, juste sur une partie de votre question,
23:57ça me permet de répondre sur un autre point
24:00que vous avez appelé.
24:01Sur la vie privée.
24:02Est-ce que vous vous rappelez,
24:04quand il y a eu l'affaire, c'était qui ?
24:05C'était, comment il s'appelait ?
24:07Cohen ?
24:08Oui, Patrick Cohen et Thomas Legrand.
24:10Vous vous rappelez ?
24:12La gauche.
24:13Comment c'était une discussion privée ?
24:16Comment vous osez utiliser ça ?
24:19Comment ça s'appelle ?
24:20Publiquement.
24:21Je ne les ai pas entendus dire
24:22que c'était des échanges privés,
24:25pardon de le répéter.
24:27Même, je ne dédouane pas,
24:29s'il avait dit ça.
24:31C'est le principe qui...
24:32Oui, enfin, attendez.
24:33C'est la géométrie variable.
24:34Ce n'était pas des discussions privées.
24:36C'est clair que c'était privé.
24:37Il y avait d'autres choses qui étaient dites
24:39qui marquent que c'était clairement privé.
24:40Même chose.
24:41Vous avez vu,
24:42le même Glucksmann,
24:44c'est à cause de la danse vivante
24:46que je pense à ça.
24:47La danse vivante,
24:47qu'est-ce qu'il a dit ?
24:48Qu'il allait pisser sur...
24:49Oui, sur Jean-Luc Mélenchon
24:50et Marine Le Pen.
24:51C'est un tact rare et tout ça.
24:53Mais lui aussi,
24:54il t'en prend plein la gueule
24:55parce que ça,
24:55c'est un autre problème
24:56dont ils devraient tous se méfier.
24:57Madame, moi,
24:58je vais dans des bistrots
24:59où je vois que des gens
25:01sont en train de me filmer
25:02sans, évidemment,
25:03et je n'ai pas leur notoriété.
25:05Et ça, en attendant
25:07les propos que tu peux tenir.
25:09Je ferme la parenthèse
25:10et je réponds à votre question.
25:12J'allais vous relancer.
25:13Relancez-moi.
25:14Est-ce que,
25:15donc,
25:15certains des détracteurs
25:16de Raphaël Glucksmann
25:17lui rapprochent
25:18une proximité idéologique
25:19avec Emmanuel Macron ?
25:20Putain !
25:21Mais aujourd'hui,
25:22dès que tu dis...
25:22Moi, quand je dis
25:23Emmanuel Macron
25:25sur le...
25:26Par exemple,
25:26sur...
25:26Qu'est-ce que je peux prendre ?
25:27Sur l'Ukraine,
25:28pour rester un exemple facile et tout.
25:30Voilà, pour le coup,
25:30convergence.
25:31Oui, mais attendez,
25:32ça fait de lui un macroniste
25:34et de moi un macroniste.
25:35On vient de voir passer
25:36Raphaël Glucksmann d'ailleurs
25:37qui est entré dans le siège
25:38de BFM TV.
25:39Là, je devrais arrêter
25:41de dire ça pour lui
25:42parce que je pense que ça va...
25:44Après François-Xavier Bellamy,
25:45ça fait beaucoup.
25:46Est-ce qu'on peut reparler
25:46d'un mot des motorisières ?
25:48Même plus,
25:48on va en venir
25:49parce que vos propos
25:50vont beaucoup réagir.
25:51Alors, aussi dans le bon sens
25:53sur les violences urbaines
25:55et les images qu'on a vues.
25:56Arthur Berdard pour Roland.
25:57Justement, il y a une grande journée
25:58de mobilisation mardi.
25:59Est-ce que certains lycées
26:00seront fermés cette semaine,
26:02mardi, dans votre ville ?
26:03Bien sûr,
26:03ils seront fermés mardi, oui.
26:05La totalité ?
26:06Je ne sais pas.
26:07Je ne sais pas.
26:07On n'a pas discuté.
26:08Pour tout vous dire
26:09comment ça se prend,
26:10cette décision.
26:11Là, j'ai eu le commissaire de police
26:13et j'ai eu le patron
26:14de la police municipale.
26:16Demain matin, 6h30,
26:186h15 même pour être précis,
26:19on fera un point ensemble
26:21et on décidera...
26:22En fonction de l'évaluation
26:23de la menace ?
26:24Voilà, et on le fera.
26:25On a fermé vendredi
26:26un des établissements, absolument.
26:28Il y a une journée de mobilisation,
26:29donc mardi, le 6.
26:30Il y en a une autre qui est prévue
26:31et qui est beaucoup plus large,
26:32le 17 octobre.
26:34Certains voulaient relancer
26:35les gilets jaunes.
26:36Est-ce que vous craignez
26:36que d'une certaine façon,
26:38les gilets jaunes du 17
26:39et les gilets jeunes du moment
26:41se rejoignent
26:42pour former un tout,
26:43un ensemble,
26:44le 17 ?
26:44Ou est-ce que vous pensez
26:45que d'ici là,
26:45le gouvernement aura,
26:47à tort ou à raison,
26:47cédé à plusieurs revendications
26:49sur le fonds matériel,
26:50financier ou autre ?
26:51Je n'en sais rien.
26:52Je n'en sais rien.
26:53L'hypothèse qu'il cède
26:54sur un certain nombre de choses
26:55me paraît de loin
26:56la plus plausible
26:57puisque ça fait...
26:58Je suis un vieux monsieur
26:59de 73 ans,
27:01je m'intéresse à la politique
27:02depuis au moins 60 ans.
27:04Il y a 60 ans
27:05que je vois les gens
27:06céder à la première menace.
27:08C'est ça le problème
27:08de ce pays.
27:09Madame, le problème
27:10de ce pays,
27:10c'est l'autorité
27:11mais c'est aussi
27:12l'autorité de l'État.
27:13C'est la capacité de dire
27:15attendez,
27:15on veut augmenter,
27:16on veut fixer
27:17à 200 euros
27:18le droit d'inscription.
27:20Les frais d'inscription, oui.
27:20C'était pour quoi ?
27:21Pour ne pas aller...
27:22C'est le BTS ?
27:23Pour les étudiants non boursiers,
27:24pour les BTS ?
27:25Vous demandez l'ordre
27:25et le retour de l'ordre
27:27et à l'instant,
27:28on apprend.
27:29Anne,
27:29c'est le Premier ministre
27:30qui le dit à l'instant.
27:31qui adresse une lettre
27:32à ses ministres
27:33sur la question des lycéens
27:34et il leur dit notamment
27:36que les conseils
27:36de la vie lycéenne
27:37devront être réunis,
27:39consultés à temps
27:39et exercer leurs attributions
27:40sur le temps scolaire.
27:41Chaque proposition
27:42recevra une réponse
27:43du gouvernement motivée
27:44avec une échéance
27:45quand elle sera retenue
27:46et il dit effectivement
27:47avant fin octobre,
27:48demande-t-il à ses ministres,
27:49vous me présenterez
27:50les premières décisions,
27:51leurs coûts,
27:52leurs financements
27:52et leur calendrier.
27:54Ah ouais.
27:55C'est un début ?
27:56C'est un début,
27:57attendez,
27:57qu'on discute avec les gens,
27:58bien sûr qu'on...
28:00Mais ça veut dire quoi ?
28:01Ça veut dire qu'il a fallu
28:02que des gens foutent le feu...
28:04Voilà pourquoi on discute après.
28:05Mais comment vous l'expliquez ?
28:06Ça veut dire que si tu fous le feu
28:07à un certain nombre de...
28:09Parce que c'est ça
28:09les images que tu retiens.
28:11Le feu à, je ne sais pas,
28:12j'ai vu les chiffres,
28:13entre 20 et 30 lycées
28:16qui ont été réellement pillés
28:17ou incendiés.
28:19Si tu fais ça,
28:20le gouvernement cède.
28:22Mais regardez Metz.
28:23Vraiment, regardez cette image.
28:25Regardez à Metz.
28:26Regardez.
28:27C'est tout le hall
28:28et des voitures
28:29qui ont été incendiées.
28:31On a parlé de la facture.
28:33On a parlé...
28:33Vous avez vu combien ça va coûter ?
28:35On pense entre 20 et 30
28:37ou 40 millions d'euros.
28:39C'est les régions
28:40qui vont payer ça.
28:41Attendez,
28:41mais vous vous rendez compte
28:43et vous vous trouvez
28:44que c'est...
28:45Que voilà, finalement,
28:46ils...
28:46Moi, je ne voudrais pas
28:48que les casseurs gagnent.
28:49Et voilà Nantes.
28:50Regardez Nantes.
28:51Les casseurs gagnent.
28:52En plus, c'est dommage, là.
28:54Moi, je connais cette image.
28:55Est-ce que vous avez...
28:56Vous l'avez là ?
28:57Je ne sais pas.
28:57Ça vendait le coup d'un mot.
28:58L'image de...
28:59Ce bahut, il est neuf.
29:00Oui.
29:00L'image de ce lieu-là,
29:02avant.
29:03Oui, avant.
29:03On l'a vu beaucoup circuler
29:04sur les réseaux sociaux
29:05avec des barrières.
29:07C'est tout neuf.
29:08C'est tout neuf.
29:09Vous savez ce que ça coûte
29:10de construire un lycée comme ça.
29:12C'est tout neuf.
29:13C'est centaines de mille euros.
29:14Et la réponse...
29:16Et la réponse à...
29:17Les établissements
29:18ne sont pas comme ils devraient être.
29:21Il y a des profs
29:22qui ne sont pas là.
29:23Tu fous le feu.
29:25Enfin.
29:26Dieu merci, c'est pas...
29:26Non, tu fous le feu.
29:27Un certain nombre de petits crapules
29:29foutent le feu.
29:30Vous me permettrez de me faire
29:31l'avocat du diable
29:32parce que je sais
29:32que vous aimez bien ça.
29:33C'est volontairement
29:35un peu provoquant,
29:35mais est-ce que
29:37c'est le bon moment
29:38pour répondre
29:38juste après
29:39que tout est brûlé ?
29:41Est-ce qu'on n'envoie pas
29:42le message ?
29:42C'est-à-dire,
29:43il ne s'est rien passé avant.
29:44Il a fallu beaucoup de temps
29:45pour qu'il y ait un dialogue
29:46qui s'amorce
29:46entre les lycéens et le gouvernement.
29:47En donnant un peu l'impression
29:48que pour certains
29:50que s'ils ne brûlaient pas,
29:51ils ne seraient pas entendus.
29:51Et juste après...
29:53Alors, d'abord,
29:54il y a ça...
29:54Dans la stratégie de réponse.
29:56Et en plus,
29:57attendez,
29:57on est à la veille
29:59des présidentielles.
30:01Vous croyez
30:02qu'il y a quelqu'un
30:03qui va tenir
30:04ou un parti...
30:05Sincèrement,
30:06vous, en tant que maire,
30:07il n'y a pas des moments
30:07où vous vous dites
30:08pour l'instant,
30:09ils sont calmes,
30:10c'est un dossier
30:11que je mets de côté,
30:11je m'en occupe un peu plus tard.
30:12Mais attendez,
30:13mais c'est un dossier
30:13que j'ai tout le temps, madame.
30:15Il y a des quartiers compliqués
30:16chez moi.
30:19Des responsables
30:19de la police nationale
30:21et surtout d'anciens préfets,
30:23sous-préfets,
30:24me disaient le maire,
30:25monsieur le maire,
30:26écoutez,
30:26vous n'allez quand même pas
30:27envoyer votre police municipale
30:30parce qu'ils font
30:30du trafic de drogue.
30:32Tant qu'ils font du trafic
30:33de hachis,
30:34vous avez compris,
30:36on va penser à autre chose.
30:37Et moi,
30:38je suis un con
30:39qui ne veut pas penser à autre chose.
30:41Vous avez dit tout à l'heure,
30:42Robert Ménard,
30:43il y a des questions
30:43qu'on ne vous a pas encore posées.
30:44Vous avez dit
30:45de Jean-Luc Mélenchon
30:46son modèle,
30:47c'est Cuba.
30:48Quelqu'un dont vous êtes proche,
30:50Bruno Rotailleau,
30:50il a été interrogé
30:51sur le rôle incendiaire
30:53de la France insoumise.
30:53Il a dit
30:54qu'il faudrait peut-être
30:54interdire le parti.
30:56Il a tort.
30:57Totalement.
30:58Absolument.
31:00Le débat doit rester ?
31:01Et l'interdiction ?
31:03Attendez,
31:04mais moi,
31:04j'ai passé ma vie
31:05à dire
31:06qu'il ne faut pas interdire
31:07tel média ou ta
31:08parce que t'en fais,
31:09même si c'est une saloperie absolue.
31:11Écoutez,
31:11je suis allé dans des pays
31:11où je défendais des journaux
31:13de saloperie absolue.
31:14Enfin,
31:15pardon de ne pas parler
31:16de la Tunisie ici,
31:17mais vous savez
31:17ce que ça peut être
31:18écrire n'importe quoi
31:19dans la presse.
31:20Et les gens,
31:20ils voulaient l'interdire.
31:21Je dis,
31:21mais vous allez en faire des héros,
31:23vous êtes des cons butés.
31:24Je ne vais quand même pas
31:26auréoler la tête
31:27de M. Jean-Luc Mélenchon
31:29de, vous savez,
31:30une espèce de guirlande,
31:32regarder le héros.
31:33Mais non,
31:34il ne faut pas l'interdire.
31:35Mais il ne faut interdire personne.
31:36C'est toujours
31:37la mauvaise réponse.
31:38Et encore une question
31:39qui dérange.
31:40Certains,
31:40je dis bien certains
31:41dans le débat public,
31:42ont dit ces derniers temps
31:44qu'il y aurait deux Frances.
31:46En tous les cas,
31:46plusieurs Frances
31:47et même plusieurs jeunesses.
31:48Celles qui étaient recueillies
31:50auprès du pape,
31:51Léon XIV,
31:52et celles qui brûlent.
31:53C'est caricatural ?
31:54C'est honteux ?
31:55Ou alors vous y voyez
31:56une forme de pertinence ?
31:57Non,
31:58je pense que
31:59quand on voyait
32:00au Stade de France
32:01les gamins et les gamines,
32:03tu as envie de,
32:04avec le pape,
32:05là encore,
32:06que tu sois catho ou pas,
32:07tu te dis
32:08c'est exactement
32:09ce que j'aime
32:09et tout ça.
32:10Mais je pense que
32:11l'immense majorité
32:12des lycéens
32:13qui ne vont pas
32:14applaudir le pape,
32:15qui ne sont pas
32:15de confession chrétienne
32:17et tout,
32:17ils sont de la France
32:18que j'aime.
32:19On a parlé au début.
32:20J'aime la France
32:23diverse,
32:24je ne choisis pas
32:25les bonnes frances,
32:25je n'aime pas
32:26les petites crapules
32:27qui ne respectent pas
32:28la loi,
32:29quelles que soient
32:29leurs régions
32:30et leurs couleurs.
32:31On retiendra
32:32cette conclusion.
32:33On a parlé au début
32:34des années 2000
32:34des territoires
32:35perdus de la République,
32:36il y a aujourd'hui
32:36des générations
32:37perdus de la République ?
32:38Non, non, non, non.
32:39Il y a des petits cons
32:40perdus de la République,
32:41il faut construire
32:42des places de prison
32:42et les foutre en prison.
32:44Merci Robert Ménard,
32:45merci à vous,
32:46c'était Robert Ménard
32:47Face à vous
32:48avec Arthur Berda
32:49qui nous a rejoint,
32:50on salue Bruno Jeudy
32:51et Anne Sauraduber.
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