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00:00– Le maire de Béziers s'installe, il fera face tout à l'heure à nos éditorialistes Bruno Jeudy et
00:08Anne-Saura Dubois qui nous rejoindront.
00:10Bonsoir à vous. – Bonsoir.
00:11– Merci d'être là Robert Ménard.
00:14Un litre de sans plomb ou de gazole, c'est 2,20 euros, 2,30 euros, parfois même davantage dans
00:20certaines régions.
00:22Au moment des Gilets jaunes, c'était environ 1,50 euros.
00:25Est-ce que ça veut dire, si les choses étaient directement corrélées, qu'on risque d'avoir, qu'il pourrait
00:30y avoir un mouvement plus puissant, plus fragmenté, plus dur, plus rude ?
00:35– J'en sais rien parce que ça fait des mois que l'essence bat tous les records et on
00:41annonce toutes les semaines le retour des Gilets jaunes et ils ne sont pas là.
00:46En même temps, moi je me souviens à quel point j'avais été surpris chez moi, il y en avait,
00:52tous les ronds-points, il y avait des Gilets jaunes avec des gens que j'avais jamais vus.
00:55Vous ne savez pas les militants que tu croises, de droite, de gauche, les gens qui sont engagés, rien du
01:00tout, des gens que je ne connaissais pas.
01:03Évidemment, comme maire, j'allais voir avec eux et ils étaient réellement désespérés.
01:08Mais ils pensaient qu'ils allaient arriver à quelque chose.
01:11Or, honnêtement, ça n'a pas changé grand-chose, je veux dire, le mouvement des Gilets jaunes, ça a changé
01:16quoi ?
01:16Oui, on a beaucoup parlé, vous vous rappelez, on a tous organisé des cahiers de doléances.
01:21Ceci dit, en passant, je me demande où ils sont passés, les cahiers, là, et puis ce serait peut-être
01:24bien d'étudier…
01:25– De les reprendre ? – Oui, regarder…
01:26– On retrouverait les mêmes doléances, les mêmes revendications ?
01:28– Voilà, tout ce qu'il avait été dit, mais il y avait de vraies…
01:30Moi, je me rappelle, on avait réuni des centaines de gens qui avaient du mal à s'exprimer parce qu
01:34'ils ne le faisaient jamais, qui disaient des choses.
01:36Aujourd'hui, oui, vous avez raison, tu vois le prix au moment des Gilets jaunes, et on le voit aujourd
01:40'hui.
01:41J'ai regardé chez moi, à un endroit, 2,80 le diesel.
01:45– On décompte presque 3 euros.
01:47– Et en plus, tu ne peux pas t'en passer parce que, pardon, vous habitez, vous, ici à Paris
01:52ou autour de Paris,
01:53il y a le métro, le RER, il y a les bus et tout.
01:57Tu es chez moi et dans toute une partie de cette France, mais cette France, ce n'est pas résiduel,
02:01ce n'est pas rien.
02:02La France rurale ou des villes moyennes, il n'y a pas d'autre moyen que ta voiture.
02:06– Je décide que c'était la France de la bagnole. On l'a oubliée, cette France-là ?
02:09– Bien sûr.
02:09– Des invisibles, on n'a pas voulu la voir.
02:11– On la méprise. Moi, je me rappelle de débats, Dieu merci, ce n'était pas ici avec vous,
02:15où déjà, ils n'ont qu'à prendre le vélo, coco, oui, ça, c'est intelligent, tu vois.
02:19Le type, il va prendre le vélo, le matin, il habite à 20 bornes de Béziers,
02:23il prend le vélo pour aller travailler. Enfin, c'est une vision folle des choses.
02:28Et je pense qu'aujourd'hui, j'écoutais Marine Le Pen, elle a raison de revenir sur des choses concrètes,
02:34parce qu'elle a parlé du logement, mais aussi du pouvoir d'achat.
02:37Les gens, ils ont un mal fou à défendre, à vivre, à vivre normalement.
02:43Alors, il y en a qui ne font pas le travail pour s'en sortir,
02:46et puis il y a tout un tas de gens qui ne s'en sortent pas parce que c'est
02:49compliqué,
02:50parce que tu ne sais pas, parce que les salaires…
02:52Moi, je connais les salaires de la fonction publique, je sais, moi, il y a 2800 personnes qui travaillent en
02:57loi,
02:58directement, indirectement, pour moi, en l'occurrence, pour moi, je suis l'élu.
03:01Attendez, je connais leur salaire, vous savez que je n'ai pas du mal à regarder.
03:04Attends, un paquet, ils ne roulent pas sur l'or, quand même, je veux dire.
03:09Tu sais, il n'y a pas… Et tu te dis, mais comment…
03:11Et en même temps, j'entends toutes les promesses insupportables.
03:16Là, tout à l'heure, j'entendais encore Marine Le Pen qui disait
03:20« Les mairies doivent ceci, cela », mais avec quel argent ?
03:23On va en parler, quel argent ?
03:24Mais parce qu'il n'y a plus d'argent magique nulle part,
03:26mais y compris de la part du gouvernement, il y a une forme d'impuissance.
03:29On le voit bien, Maude Bréjon était l'invité il y a quelques instants,
03:33quand on lui demande « Mais ça peut aller jusqu'à 3 euros, madame ? 3 euros le lit ?
03:37»
03:37Elle dit « Mais c'est lié à la situation internationale ».
03:39Est-ce que nous sommes tenus, points et pieds, liés, Robert Ménard,
03:43par tout simplement notre situation budgétaire catastrophique ?
03:46Écoutez, c'est un peu bêtasson de dire ça,
03:49mais ça fait 50 ans qu'on présente des budgets déficitaires.
03:54Vous, à la maison, essayez de vous amuser pendant 50 ans,
03:58pas 50 ans, mais 20 ans, de perdre de l'argent chaque année.
04:01Mais votre banquier, il vous dit quoi au bout d'un moment ?
04:03Il dit « Tu ne vis plus sur ce rythme-là ».
04:06Alors, les gens me disent « Tu dis des choses parce que t'es maire,
04:10mais le gouvernement, ça va être plus compliqué ».
04:12Peut-être, mais pardon, les lois elles-mêmes,
04:15tu dépenses plus que tu n'as, tu finis par avoir des problèmes.
04:18En plus, on emprunte à des sommes colossales, vous avez vu.
04:22Vous vous rendez compte ?
04:23Moi, il y a des chiffres, je n'aime pas, je ne vais pas,
04:26les chiffres, il ne faut pas trop les utiliser.
04:28On va, aujourd'hui, là, le remboursement,
04:33pas, pas des 3 500 milliards.
04:36Le paiement des intérêts, c'est plus que l'éducation nationale.
04:40Mais vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ?
04:42C'est-à-dire, c'est de l'argent qui ne sert à rien.
04:44On rembourse les gens, on ne construit pas une école, une route, rien du tout.
04:47Et en même temps, une fois que tu as dit ça,
04:49évidemment, il ne faut pas s'arrêter là,
04:51parce que sinon, on désespère les gens.
04:53Non, si tu dis qu'il n'y a rien à faire,
04:56je l'ai entendu, Maude Bréjean, il n'y a plus méchant qu'elle dans la vie.
05:01Oui, elle a raison de dire que c'est que...
05:04Vous ne croyez pas...
05:06Vous avez vu ce que ça coûte de baisser d'un centime,
05:10un centime, le prix de l'essence au gouvernement ?
05:13Tu peux le faire si tu as, en même temps, en même temps,
05:18le courage de dire où tu vas faire les économies.
05:21Est-ce que vous entendez, est-ce que vous avez entendu
05:23là, tout à l'heure, par exemple, Marine Le Pen,
05:25elle a raison sur un certain nombre de choses.
05:28Mais il n'y a pas le début d'une piste d'économie pour vous.
05:30Mais sur quoi ? Tu vas dire quoi ?
05:32Tu vas faire les... Je ne sais pas.
05:34Ils vous disent, on va faire des économies sur ceci, sur cela.
05:37Alors maintenant, on a tous en bouche, vous savez,
05:39les agences parapubliques.
05:41Enfin, c'est pas... Oui, bien sûr, il faut le faire.
05:43Mais ça ne répond pas sérieusement aux économies qu'il faut faire.
05:47Alors moi, je ne crois plus personne.
05:48Je dis, se fout de notre gueule.
05:49Mais alors, voyons la situation.
05:51Essayons de l'avoir avec lucidité Robert Ménard.
05:53Vous vous souvenez, c'était il n'y a pas si longtemps,
05:55en juillet 2018, quand Édouard Philippe,
05:57son gouvernement, met en place les fameux 80...
06:00Les limitations de vitesse à 80 km heure.
06:03Quelques temps plus tard, taxe carbone.
06:05Deux déclencheurs. Deux déclencheurs.
06:07Est-ce qu'aujourd'hui, vous voyez des déclencheurs ?
06:09Une nébuleuse d'éléments qui pourrait conduire à une colère
06:12qui ne s'exprimerait pas seulement dans les urnes,
06:14mais dans l'oreille.
06:15Ou alors, au contraire, l'élection, c'est l'exutoire.
06:19Alors, peut-être, d'abord, vous avez raison, c'est la fin.
06:21Peut-être parce qu'il y a l'élection,
06:23personne ne va descendre dans la rue.
06:25Je crois que c'est ça le scénario le plus probable.
06:28Mais en même temps, là, on fait les malins,
06:30pas tous les deux,
06:31parce qu'on est capable aujourd'hui de dire
06:33ce qui a déclenché les gilets jaunes.
06:36Moi, je vais vous dire ça,
06:37quitte à paraître pour un bonnet,
06:40moi, les 80 km à l'heure,
06:42à la fois, je voyais chez moi l'exaspération,
06:46parce que c'est les types qui prennent leur bagnole.
06:47Putain, sur une départementale,
06:49tu ne vas pas nous faire chier,
06:49on peut rouler à 90 et pas seulement à 80.
06:52Et en même temps, je ne trouvais pas stupide,
06:54parce que j'essaye juste de ne pas être caricatural.
06:57Je trouvais qu'on sait en même temps
06:59que quand on réduit la vitesse,
07:01il y a moins de morts.
07:02Vous savez, moi, je vous rappelle,
07:03attendez, moi, j'ai l'âge, madame,
07:05j'ai l'âge de me souvenir des polémiques
07:07sur les ceintures de sécurité.
07:10Mais vous vous rappelez les débilités
07:11sur les ceintures de sécurité.
07:12Il se disait à l'époque.
07:13C'est plus dangereux, la ceinture de sécurité,
07:16que de ne pas l'avoir et tout.
07:18Aujourd'hui, plus personne ne pourrait dire ça.
07:19Mais Robert Ménard,
07:20la limitation pour les 80 km à l'heure,
07:22certains, ils ont vu une attaque directe
07:23de ces Français.
07:24Pourquoi je dis la France de la bagnole ?
07:26Parce qu'à tort, parfois,
07:27on dit que c'était la France
07:28qui fume des clopes
07:29et qui roule au diesel.
07:30Vous vous souvenez de cette phrase ?
07:31C'était un ancien ministre éphémère.
07:33D'un mépris.
07:34Oui.
07:34C'est ceux qui ne comprennent pas
07:36les mobilités douces
07:37ou les mobilités urbaines.
07:38Mais vous l'avez dit,
07:39c'est ceux qui n'ont pas le choix.
07:40Quand ils doivent emmener
07:41leurs enfants à l'école,
07:42quand la grand-mère est malade,
07:43ils ne vont pas y aller à vélo.
07:44Mais attendez,
07:45chez moi,
07:46tu ne peux pas te passer de la voiture.
07:49C'est un handicap.
07:50C'est tellement vrai
07:51qu'on a un CCAS,
07:52un comité social de la ville.
07:55On aide des gens,
07:57des jeunes à passer un permis.
07:58Parce que chez moi,
07:59tu ne trouves pas de boulot
08:00si tu n'as pas un permis.
08:02En échange du permis,
08:03ils doivent travailler
08:03pour la ville
08:04ou une association.
08:05Je le dis entre parenthèses.
08:06Mais ça ne m'étonne pas.
08:07Là, je vous reconnais bien.
08:08Attendez,
08:08je me suis fait défoncer
08:10par la gauche
08:10comment j'allais
08:12leur demander de travailler.
08:14Enfin,
08:14on te donne 1 000 euros.
08:16Enfin,
08:17vous,
08:17quand vous étiez jeune,
08:18on vous donnait 1 000 euros
08:19comme ça,
08:19en échange de rien.
08:20Ça n'existe pas.
08:21Et en plus,
08:21comme ça,
08:22tu ne tends pas la main.
08:23Juste,
08:23tu fais un boulot,
08:24en échange.
08:24Je finis là-dessus.
08:25Bien sûr que je comprends.
08:27Ça a été perçu
08:29les 80 km à l'heure
08:30comme le mépris.
08:32Mais vous savez,
08:32le mépris,
08:33il est tous les jours.
08:35Moi,
08:35tous les jours...
08:36Pardonnez-moi,
08:36il est inconscient
08:37parce que la question
08:38est de savoir,
08:39dans une telle situation
08:39inflammable,
08:41on peut comprendre
08:42que les visionnaires
08:43ne voient pas
08:43et qu'ils se trompent
08:44et qu'ils n'aient pas vu.
08:45Et beaucoup,
08:45nous sommes beaucoup
08:46à ne pas avoir vu.
08:47Il faut le reconnaître,
08:47la crise des gilets jaunes.
08:48Mais aujourd'hui,
08:49nous avons tous les éléments,
08:50tous les indicateurs
08:51sur le tableau de bord
08:52qui s'allument.
08:52ne pas le voir.
08:54C'est du mépris,
08:54de l'inconscience ?
08:55C'est du mépris
08:56par rapport à cette France-là.
08:58Mais écoutez,
08:58moi,
08:58je me bats tous les...
08:59Dès que je vois
09:00quelqu'un
09:01d'une administration centrale,
09:03je le subodore,
09:04je subodore
09:05qu'il vient chez moi
09:06pour m'annoncer
09:07la fermeture
09:08de tel ou tel service.
09:09Moi,
09:09j'ai...
09:10Mais attendez,
09:10c'est ce que vivent
09:12les maires
09:13dans les villes
09:13et les habitants.
09:14Moi,
09:15j'ai vu des gens
09:16m'expliquer
09:16« Ah, monsieur le maire,
09:18on ferme la Banque de France. »
09:19Vous savez,
09:19on a une annexe
09:22de travail.
09:23« On va vous mettre
09:24une permanence
09:25à la sous-préfecture. »
09:26Mais tu te fous
09:27de ma gueule ?
09:28Et tout est comme ça.
09:30Il y a un mépris.
09:31Un mépris,
09:32pas seulement
09:33Paris-Province,
09:34il y a Paris,
09:36les 15 capitales régionales
09:38qui se prennent
09:39pour des petits paris.
09:40Moi,
09:41j'ai entendu
09:42un préfet m'expliquer
09:43« Monsieur le maire,
09:45moi,
09:45je descends en ville. »
09:46Alors,
09:46je dis « Pardon ?
09:48En ville,
09:49c'est à Montpellier. »
09:50Il me dit « Oui,
09:51et Béziers,
09:53on est plouc de service,
09:55vous n'y venez pas. »
09:56Et voilà,
09:56c'est ça.
09:56Bien sûr,
09:57ce qui a expliqué,
09:59me semble-t-il,
09:59le gilet jaune,
10:00c'est des raisons objectives,
10:02vous le dites,
10:02les 80 km à l'heure,
10:05évidemment,
10:06le prix de l'essence,
10:08mais beaucoup plus que ça.
10:10Je pense qu'à Paris,
10:13je ne veux pas faire du poujadis,
10:14parce que ce n'est pas tout le monde,
10:16mais une grosse partie
10:17de notre classe politique,
10:18pas toutes,
10:19une grosse partie de notre classe politique,
10:20une grosse partie,
10:21y compris les journalistes,
10:23ne comprennent rien à cette France-là.
10:26Moi,
10:26je vois des journalistes arriver,
10:27pardon,
10:27vous êtes une journaliste ?
10:28Je parle des journalistes.
10:30Moi,
10:30je vois des journalistes arriver
10:31chez moi,
10:33ils me disent « Ah,
10:35vous habitez au centre-ville,
10:37vous,
10:37et pas en banlieue. »
10:41c'est raté,
10:42parce que la partie la plus pauvre,
10:44pas qu'à Béziers,
10:45est au centre-ville.
10:46C'est évidemment le centre-ville.
10:47Mais le type,
10:48il arrive,
10:48ou la fille,
10:49ils arrivent avec des idées
10:50toutes faites sur tout.
10:51Venez vous frotter aux choses,
10:53venez voir comment vit ce pays.
10:55Ceux qui se frottent aux choses,
10:56Robert Menard,
10:56c'est le renseignement territorial.
10:59Il ne cesse d'alerter,
11:00là encore,
11:01alors attention,
11:01il ne s'agit pas d'alerter
11:03sur le même phénomène
11:04des Gilets jaunes,
11:05mais il dit aux politiques
11:05« Regardez ce qui se passe.
11:07Attention,
11:08comment vous expliquez quand même
11:10que parfois les politiques
11:11ne veulent pas voir le réel ? »
11:13Quelles que soient les convictions des uns ?
11:15Je vais être moins sévère que vous,
11:18parce que je pense qu'il y a beaucoup
11:21de sentiments,
11:22pas de sentiments,
11:22non,
11:23pas de sentiments,
11:23d'impuissance.
11:25Moi,
11:25je me retrouve,
11:26Madame,
11:27face à plein de gens.
11:28Comment vous voulez
11:30que je réponde
11:32à ceux qui vivent ?
11:33Quel discours vous tenez ?
11:34Je vais vous faire écouter
11:35un autre responsable politique,
11:37c'est un autre bord que le vôtre,
11:38Fabien Roussel.
11:39Lui,
11:40il dit non,
11:40il ne faut pas,
11:41il ne faut faire plus
11:42qu'accompagner cette colère,
11:44il faut la susciter,
11:45il faut même aller vers
11:46les lieux de pouvoir.
11:47Écoutez-le,
11:47puis vous réagissez juste après.
11:50Il y a besoin d'un mouvement populaire
11:52qui fasse pression
11:53sur le gouvernement,
11:55sur M. Lecornu,
11:56sur le président de la République,
11:58sur M. Pouyanné.
12:00Moi, candidat à l'élection présidentielle,
12:02je serai toujours du côté du peuple,
12:05toujours du côté de ceux qui se battent
12:06pour défendre leur outil de travail,
12:08leur salaire.
12:09Je serai toujours du côté de ceux
12:11qui défendent leur dignité,
12:13de pouvoir nourrir leurs enfants,
12:15de pouvoir payer leurs factures dignement.
12:18La question est peut-être caricaturale,
12:20mais vous,
12:20de quel côté êtes-vous,
12:21alors, Robert Ménard ?
12:22Comme lui,
12:22mais c'est de la démagogie
12:24à ce niveau-là.
12:25Vous parliez des gilets jaunes.
12:27Les communistes,
12:28ils étaient au début des gilets jaunes.
12:29Évidemment pas.
12:30Tu disais que t'étais communiste
12:31et les gens te jetaient.
12:32Mais rappelez-vous,
12:34c'était les fachos de service,
12:35les gilets jaunes.
12:36Et là,
12:37on entend des propos
12:38où ils jettent de l'huile sur le feu.
12:40Moi,
12:40je ne jette pas de l'huile sur le feu.
12:42J'essaye de trouver des solutions.
12:44Et je dis que...
12:45Je dis quoi ?
12:46Je vous dis,
12:47c'est compliqué de trouver des solutions,
12:50mais tu ne peux pas dire...
12:51Tu ne peux pas te servir de cet argument.
12:54C'est compliqué pour ne rien faire.
12:56Mais aujourd'hui,
12:57la première...
13:00Je ne croirais un homme politique
13:01et je le prendrais au sérieux
13:03quand,
13:03avant de dire
13:04ce que je vais faire,
13:06je vais dépenser ceci,
13:07je commence par dire
13:08voilà les économies que je vais faire.
13:10Alors parlons-en.
13:10Et je vais dire où je l'ai fait.
13:12Mais pas il faut que l'État
13:14se serre la ceinture
13:15à ce degré de généralité.
13:17Tout le monde est d'accord.
13:19Concrètement.
13:20Concrètement.
13:20Rentrons dans le dur,
13:21si je puis dire,
13:22puisqu'elle a fait sa rentrée
13:23tout à l'heure.
13:24Marine Le Pen,
13:24vous en avez parlé.
13:26Elle était restée discrète
13:27durant tout l'été.
13:28Robert Ménard,
13:28malgré une apparition
13:30à la rentrée du MEDEF,
13:32elle a lancé sa campagne.
13:34On voit avec ses images,
13:35à Hénin Bonbon dans le Pas-de-Calais,
13:36c'est son fief.
13:37C'est aussi son moment.
13:38Et il faut reconnaître
13:39que sur le pouvoir d'achat,
13:40tout comme d'ailleurs
13:41Jean-Luc Mélenchon,
13:42elle a préempté
13:43depuis un certain temps
13:44ce sujet.
13:45Mais là encore,
13:46on va interroger
13:46la crédibilité
13:47de chacune de ces mesures.
13:49Écoutons-la sur ce pouvoir d'achat.
13:52Nous la défendons bec et ongle
13:54depuis 5 ans.
13:55C'est la baisse de 20 à 5,5
13:56de la TVA
13:57et la suspension
13:58des hausses d'impôts
13:59d'Emmanuel Macron
14:00et d'Edouard Philippe
14:02sur l'énergie,
14:03électricité,
14:04gaz,
14:05fuel
14:06et bien sûr
14:08carburant
14:08dont les prix
14:09ne cessent de monter
14:10et étouffent
14:12les Français.
14:13Cohérent sur cette proposition,
14:15elle le fait
14:15depuis un certain temps.
14:17Qui peut dire le contraire ?
14:18Vous n'êtes pas pour
14:19qu'on baisse la TVA
14:20de 20% à 5,5 ?
14:23Je suis même moi pour
14:24que pour les produits
14:26de première nécessité,
14:27je suppose qu'il y a
14:28quelqu'un qui a dû dire,
14:29on a quand même enlevé
14:30la TVA et tout.
14:31Mais tout cet argent-là,
14:33où on le trouve ?
14:35Or, vous ne pouvez pas
14:36dire ça
14:36et en même temps
14:37expliquer qu'il faut
14:39donner plus d'argent
14:40aux profs
14:40et je suis d'accord pour nous
14:41et moi je suis toujours
14:42d'accord pour ça.
14:43Augmenter le SMIC,
14:45faire la retraite
14:46à 60 ou 62 ans,
14:48développer les hôpitaux.
14:50Mais je le vois
14:50comme maire
14:51qui a ces problèmes-là.
14:52Où on les fait
14:53les économies ?
14:54Comment on fait
14:54les économies ?
14:55Où on prend ?
14:56Aujourd'hui,
14:57je prends l'éducation nationale.
14:59C'est difficile de dire
15:01comment je prends
15:02l'éducation nationale ?
15:02La semaine,
15:03nous avons découvert
15:04ou en tous les cas
15:05est sorti ce classement
15:06toujours plus grave
15:07et plus sombre,
15:07malheureusement.
15:08La réponse,
15:09c'est on va augmenter
15:11les incites
15:12ou les enseignants,
15:13on va faire des classes
15:15encore moins nombreuses,
15:16on va les diviser par deux,
15:17on le fait pour un certain
15:18nombre de classes élémentaires.
15:20Attendez,
15:21on va payer ça avec quoi ?
15:23Sauf si on a le courage
15:25de dire
15:25oui,
15:26il y a une réponse
15:27mais ça commence.
15:28vous savez combien
15:29il y a
15:30à l'éducation nationale
15:31de personnes
15:32qui ne sont pas enseignants,
15:34c'est-à-dire
15:34qui ne voient pas
15:35une fois
15:35un gosse,
15:36un tiers en gros,
15:38entre 300,
15:3950 et 400 000.
15:40C'est là
15:41qu'il faut changer
15:42les choses.
15:42À l'hôpital,
15:43moi je préside
15:44un conseil de surveillance
15:45comme plein de maire
15:46de mon hôpital.
15:47Il faut voir
15:48si sur la partie
15:49administrative,
15:50on ne diminue pas.
15:51Mais il faut le dire,
15:53il faut oser dire
15:54aux gens
15:55qui travaillent là.
15:56Moi,
15:56je suis devenu maire.
15:58Comment vous croyez
15:58que j'ai fait
15:58les économies ?
15:59La moitié des gens
16:00qui sont partis
16:01à la retraite,
16:01je ne les ai pas remplacés.
16:03Qu'est-ce que tu veux faire ?
16:03Puisque de toute façon,
16:04tu ne peux pas
16:04leur demander de partir.
16:06Ils sont fonctionnaires.
16:06Il faut oser dire ça.
16:08Mais moi,
16:09j'attends.
16:09Je trouve que Marine Le Pen
16:10a été plutôt bonne
16:11sur tout un tas de choses.
16:13Elle a raison.
16:14On va parler des sujets
16:15comme le logement.
16:16Le logement et tout ça.
16:17Mais en même temps,
16:17il faut tenir
16:19un langage de vérité.
16:20Sinon,
16:21tu ne le feras pas.
16:22Sinon,
16:23on ne le fera pas.
16:24Ça va être
16:251981,
16:26le Parti socialiste.
16:27Et un an après,
16:28tu dis
16:303 dévaluations.
16:31Non,
16:31pas en 2 ans.
16:32Donc,
16:33on arrête
16:33et on serre la ceinture.
16:35Pour reprendre l'expression
16:36de tout à l'heure.
16:37Il faut...
16:39Si tu es responsable...
16:40Donc,
16:41la crédibilité pour vous,
16:42c'est évidemment
16:42comment une mesure
16:44d'économie est financée.
16:46Quelle est la traçabilité
16:47budgétaire et financière ?
16:48Regardez la mauvaise foi
16:49quand les députés
16:51font des propositions
16:53de dépenses.
16:55Tous,
16:56alors c'est un truc qui dit,
16:57on augmentera
16:58les taxes
16:58sur le tabac.
17:00Heureusement
17:01qu'on n'a pas voté
17:02tous les taxes
17:03sur le tabac
17:03qu'ils avaient proposé.
17:05C'est des mensonges
17:06et hontés.
17:07C'est des mensonges
17:08par omission
17:09mais ça reste des mensonges.
17:10Alors moi,
17:11j'attends
17:11de Marine Le Pen
17:13comme dans les autres
17:14et puis elle a du courage,
17:15elle peut dire des choses
17:16franchement
17:17et puis elle n'a pas été
17:17au pouvoir.
17:18C'est quand même pas tout à fait.
17:19Elle n'a aucune responsabilité
17:21dans les 50 dernières années.
17:22Au moins,
17:22tu ne peux pas lui reprocher ça.
17:23Qu'elle nous dise
17:24si je fais ça,
17:26comment je fais ?
17:27Et qu'elle ne me dise pas
17:28simplement
17:28on va supprimer
17:30l'aide médicale d'État,
17:31l'aide médicale d'État,
17:325 milliards et demi,
17:33il faut la réduire
17:34mais ce n'est pas ça
17:34qui va régler les problèmes
17:35de la France.
17:35Alors un exemple
17:36sur le logement,
17:37alors ô combien
17:38c'est une dépense
17:39qui est très lourde
17:40dans le portefeuille
17:40des Français.
17:41Marine Le Pen a annoncé
17:42qu'elle abrogerait
17:43la fameuse loi
17:44SRE qui oblige,
17:45on le sait,
17:45les communes
17:46et aussi les promoteurs
17:47à avoir 25%
17:49de logements sociaux
17:50sous peine d'amende
17:51ou de sanctions financières
17:52et elle a cette proposition
17:54et là j'interroge
17:55le maire de Béziers,
17:56proposition que vous connaissez
17:58mais nous on interroge
17:59ici avec vous
18:00Robert Ménard
18:01l'application
18:01l'efficacité concrète
18:03sur le terrain
18:04où elle dit
18:04qu'elle va expulser
18:06tout simplement
18:06toutes les familles
18:07des délinquants
18:07des HLM.
18:08Écoutons-la.
18:10Aujourd'hui,
18:1170% des Français
18:13sont éligibles
18:14au parc social
18:15et seulement 11%
18:17en bénéficient.
18:19Les Français,
18:21les élus locaux,
18:22le bon sens
18:22doivent reprendre
18:23la main
18:24sur le logement social.
18:25Nous devons donner
18:26la priorité d'accès
18:28au logement social
18:29aux Français
18:31et nous devons
18:32leur réserver
18:34le bénéfice
18:35des APL,
18:36les aides personnelles
18:37au logement.
18:39Sur l'expulsion
18:40des familles
18:41des délinquants
18:41des HLM,
18:42je suppose que le maire
18:43s'est déjà confronté
18:45à ça.
18:45Ce sont des décisions
18:46de justice.
18:47Attendez.
18:48Comment vous faites ?
18:48Mais c'est d'un compliqué.
18:50Elle a la raison.
18:52On me dit,
18:54moi,
18:54comme maire,
18:55le type
18:55dont lui
18:57ou la famille
18:57est mêlé
19:01à du trafic
19:02de drogue,
19:02vous n'avez qu'à
19:02les virer.
19:03Mais une fois
19:04qu'on m'a dit ça,
19:06madame,
19:06pour le mettre
19:07en œuvre,
19:08mais attendez,
19:09le délinquant
19:11en question,
19:11il a
19:12mille raisons
19:13et son avocat
19:15mille moyens
19:15de s'opposer
19:16à ma mesure.
19:17De temps en temps,
19:17je suis épuisé
19:19tellement ça prend du temps
19:21et de l'énergie
19:22là-dessus.
19:23Elle a absolument raison.
19:24Elle a exactement
19:25aussi raison
19:27qu'elle dit.
19:27Moi,
19:28ça ne me choque pas,
19:29honnêtement,
19:30que les Français,
19:31ils ont une priorité
19:33sur les gens
19:34qui le sont.
19:34Beaucoup disent
19:34et le retour
19:35aux fondamentaux,
19:36aux Français d'abord.
19:37Elle,
19:37elle précise,
19:38quelle que soit
19:38la couleur de peau
19:39et la religion,
19:39bon,
19:40c'est...
19:40Ça ne vous sent pas...
19:41Attendez,
19:42tu es étranger,
19:42tu ne votes pas en France.
19:44Vous voulez qu'on...
19:44Oui, remarquez,
19:45la gauche,
19:45elle peut lui donner
19:46le droit de vote.
19:46La proposition a été
19:47dans le débat public
19:48et politique
19:48pendant des années.
19:49Là,
19:50ils sont peut-être
19:50un peu moins bargeaux.
19:51Là,
19:51ils nous en parlent
19:52un peu moins peut-être
19:52que ça va venir.
19:53Donc,
19:54sur ça,
19:54je suis d'accord avec.
19:55Sur le SRU,
19:56en gros,
19:57vous l'avez expliqué,
19:58c'est une loi
19:59qui m'oblige
20:00comme maire
20:01et comme présidente
20:02d'un office HLM
20:03à avoir
20:05entre 20 et 25 %
20:06de logements sociaux.
20:09À la fois,
20:10c'est une loi,
20:11comme elle s'applique
20:12partout,
20:13de la même façon,
20:14elle n'a pas
20:15beaucoup de sens
20:15et moi,
20:16j'ai écrit,
20:17je ne vais pas rentrer
20:17en détail,
20:18à un dernier ministre
20:19du logement
20:20en lui disant
20:20qu'il faut l'adapter
20:21aux lieux,
20:22aux différents lieux.
20:23Mais en même temps,
20:25si vous la supprimez,
20:27il y a des communes
20:29qui ne créeront plus
20:30un logement social.
20:32Parce que vous savez,
20:33les logements sociaux,
20:34c'est comme les prisons.
20:35Tout le monde est
20:36pour le logement social,
20:37surtout quand tu es à gauche.
20:38Mais pas dans sa ville.
20:39Et surtout pas
20:40à côté de chez toi.
20:41Alors,
20:41est-ce qu'elle est vraiment faisable
20:42une telle abrogation ?
20:43Très honnêtement,
20:44même pour les élus
20:45et maires HLM ?
20:46Je ne crois pas
20:46que ce soit souhaitable.
20:47Je pense qu'il faut
20:48l'amender.
20:49Je vous signale qu'en 2024,
20:50donc ce n'était pas très
20:51il y a longtemps,
20:51il y a deux ans,
20:52ils proposaient de l'amender.
20:53Donc, on l'amende.
20:54Mais aujourd'hui,
20:55comme on est en période électorale,
20:57tu vois,
20:58on va faire ça.
20:59Tout le monde,
20:59il n'y a pas un maire
21:00qui ne sait pas
21:01à quel point ça le protège.
21:02Moi, je connais des communes
21:04autour de chez moi
21:04qui préfèrent payer,
21:06vous savez,
21:07vous payez des amendes
21:08quand vous ne créez pas
21:09les logements sociaux.
21:10Mais moi,
21:11je ne veux pas être
21:11le seul maire
21:12qui accueille,
21:13pour paraphraser un socialiste,
21:15toute la pauvreté
21:16de mon coin de département
21:17en m'appliquant une règle,
21:19c'est-à-dire en construisant
21:19les logements sociaux.
21:21On ne peut pas dire ça.
21:22Ce n'est pas aussi simple que ça.
21:24Oui, il faut modifier la loi,
21:26la rendre plus souple,
21:27mais dire aujourd'hui,
21:28mais attendez,
21:29pas un béni
21:30pour un certain homme de maire
21:31qui ne créeront pas
21:32un logement social.
21:34Quand on signe,
21:35et là,
21:35c'est le maire également
21:36que j'interroge,
21:37Robert Menard,
21:37quand on signe un bail
21:38pour un logement social,
21:40il faut y habiter ?
21:40Est-ce que c'est écrit
21:41noir sur blanc
21:42qu'il faut y habiter
21:42de façon paisible ?
21:44Est-ce qu'il y a des éléments
21:45qui sont compris,
21:46qui sont constitutifs
21:47d'un logement ?
21:48Mais vous croyez
21:48qu'on essaie
21:49de l'utiliser contre les gens ?
21:51Bien sûr que...
21:52Ça ne fonctionne pas.
21:52Mais attendez, mais...
21:53Ce n'est pas...
21:54Attendez, mais ça prend
21:55un temps et ça...
21:56On arrive...
21:57Je ne sais pas...
21:58Je ne vais pas essayer de dire...
21:59J'allais dire un sur dix.
22:00Ce n'est pas vrai.
22:01Un sur cinq.
22:02Une fois sur cinquante,
22:03on obtient satisfaction.
22:04Parce qu'en plus,
22:06ça passe par la justice.
22:07Vous le disiez
22:07à un moment donné.
22:08La justice, d'après vous,
22:10vous avez vu,
22:11ils n'arrivent même pas
22:11à traiter les cas
22:12des violences faites aux gosses.
22:14Alors, quand tu viens
22:14lui demander de virer
22:16un locataire d'un office
22:17parce qu'il se comporte mal
22:20ou il donne
22:21dans le trafic de drogue,
22:22honnêtement,
22:23ce n'est pas sa priorité.
22:24C'est ça la réelle.
22:24C'est ça la réelle.
22:25On insiste sur ce sujet
22:26ce soir, Robert Ménard,
22:27parce que ni vous,
22:29ni moi n'habitons
22:30dans ces logements
22:31et que ce sont généralement
22:32toutes ces classes moyennes,
22:35populaires,
22:35voire inférieures
22:36qui souffrent de ces situations.
22:38C'est pour ça que les élus,
22:39quels que soient leurs bords,
22:40la question n'est pas,
22:41évidemment,
22:41de viser certaines familles.
22:43La question est de savoir
22:43comment on peut
22:44diffuser cette tranquillité,
22:46cette manière paisible de vivre.
22:48C'est les mêmes gens,
22:49souvent,
22:50pas tous,
22:51il ne faut pas même,
22:51beaucoup de gens
22:53ont les boulots les plus rudes
22:54quand ils ont du boulot.
22:56Les problèmes familiaux
22:57les plus compliqués,
22:58c'est là où on trouve,
22:59moi je le sais,
22:59je ne vais pas vous abreuver
23:00de chiffres,
23:01les femmes seules
23:02pour dire les choses
23:03complètement,
23:04les mecs,
23:04ils ont fait des gosses
23:05mais tu ne les as pas vues,
23:06tu ne les vois plus,
23:07les types.
23:08Ça,
23:08dans des quartiers difficiles
23:10où il y a les crapules,
23:13les petits cons
23:13qui font du bruit
23:15toute la nuit,
23:16tu as tout ça ensemble,
23:18tout ça ensemble.
23:19C'est ça qu'il faut régler.
23:20Il ne faut pas se dire,
23:22je veux dire,
23:22et ça,
23:23pardon,
23:24pour une bonne partie
23:25des choses,
23:25on n'a pas besoin
23:26ni d'un libère constitutionnel,
23:28ni d'un référendum.
23:30Et là,
23:31elle le disait tout à l'heure,
23:31elle avait raison,
23:32on a juste besoin
23:33d'un petit peu de courage
23:34et surtout
23:35de simplification.
23:37Il y a trop de lois,
23:38madame,
23:39il y a trop de lois.
23:39Il faudrait que le Parlement
23:40arrête de voter des lois,
23:42il faudrait qu'on fasse
23:43du bilan sur les lois ici.
23:44On est un pays
23:45où on met en place une loi,
23:46on s'engueule tous
23:47sur la loi
23:47et puis un an après,
23:48il n'y a personne qui dit
23:49ça a marché ou pas.
23:51Vous travaillez ici vous.
23:53Si ça ne marche pas
23:54au bout de 5 ans
23:55à la télé,
23:56le mec se dit
23:56il va y avoir un problème.
23:57Nous on fait des lois
23:58et on ne fait jamais
23:59le poids sur les lois.
24:00Il n'y a que ce pays fou
24:02comme ça.
24:03Faire le bilan
24:04de la loi SRU,
24:05en tout cas,
24:05ce sera l'occasion
24:06lors de la présidentielle.
24:08De manière un peu plus politique,
24:10l'image du jour,
24:10c'était également
24:11Marine Le Pen
24:11et Jordan Bardella.
24:13Il faisait la gueule.
24:15Vous avez trouvé ?
24:17Vous faites de la psychologie maintenant.
24:18Vous êtes un peu faux cul.
24:19Je suppose que vous l'avez regardé
24:21comme moi,
24:22il avait l'air
24:22au mieux absent,
24:24au pire,
24:25je m'emmerde
24:26à 100 souleurs quand même.
24:27En même temps,
24:27je le comprends.
24:29Il doit y avoir à quoi
24:30il a dû rêver
24:31d'être à sa place quand même.
24:32C'est ça ?
24:33Il y a quelque temps,
24:34il s'imaginait déjà
24:35en haut de l'affiche.
24:36Tout le monde serait comme ça.
24:37Moi, je ne lui jette pas la pierre.
24:39Mais là,
24:39je trouvais qu'il faisait la gueule.
24:41Elle a fait le minimum sonical.
24:43Elle l'a fait applaudir
24:44pour son anniversaire.
24:45Mais vous estimez
24:46qu'elle a cassé
24:47un peu cette idée
24:48du ticket entre les deux ?
24:51Je ne suis pas sûr
24:52qu'il sera son Premier ministre.
24:54Même pas.
24:54Je ne suis même pas sûr de ça.
24:56Je ne suis pas sûr
24:56qu'elle en soit persuadée.
24:58Mais il faut lui demander.
24:59Aujourd'hui,
25:00elle va vous dire
25:00« Oui, bien sûr ! »
25:01Je n'y crois pas un instant.
25:03Parlons du rassemblement.
25:04On va poursuivre
25:05notre analyse
25:05de l'actualité du jour
25:08et de la semaine.
25:09Robert Ménard,
25:09dans quelques instants,
25:10c'est Bruno Jeudy
25:11et Anne-Sora Dubois
25:12qui seront face à vous
25:12pour vous interroger.
25:14Poussez dans vos retranchements
25:15s'ils estiment
25:16que vous n'avez pas été clairs
25:18sur certains sujets.
25:19Qu'est-ce qui est en train
25:20de se passer
25:20à droite et au centre ?
25:22Bruno Rotaillot
25:22qui a aussi fait sa rentrée
25:24et distancé dans les sondages.
25:26Il dit qu'il y aura
25:27jusqu'au bout.
25:27Il porte sa réforme constitutionnelle.
25:29Mais pourra-t-il tenir longtemps
25:31? Écoutons-le hier
25:32lors de son meeting de rentrée
25:34où il s'est posé,
25:35Robert Ménard,
25:36dans le camp des reconstructeurs
25:37reléguant Édouard Philippe
25:38dans celui des rafistoleurs
25:40et Marine Le Pen
25:41dans celui des bonimenteurs.
25:44Dans ce combat,
25:46il n'y a que nous
25:47qui pouvons reconstruire.
25:48Ça ne peut pas être
25:49ni les rafistoleurs
25:51ni non plus, évidemment,
25:53les bonimenteurs.
25:54D'abord, les rafistoleurs,
25:56c'est ceux, vous voyez,
25:58qui vous promettent
25:59de réparer demain
26:01ce que, hier,
26:03ils ont déconstruit.
26:05Les bonimenteurs
26:06sont ceux
26:07qui prétendent parler
26:09au nom du peuple français
26:12mais qui, en réalité,
26:14se moquent du peuple français.
26:16Pourquoi la mayonnaise
26:17ne prend pas, selon vous,
26:18du moins dans les sondages
26:19et les enquêtes ?
26:20D'abord, parce que je pense
26:22que dans la tête
26:22d'un certain nombre de gens,
26:25ce n'est pas que la gauche
26:27le sente,
26:28mais c'est la droite
26:28qui, dans les 50 dernières années,
26:30a été au pouvoir.
26:31Tous, ils portent
26:32leur part de responsabilité.
26:34Aucun peut dire
26:35que les partis,
26:36y compris de droite,
26:37sont étrangers
26:38à la situation
26:39qu'on connaît.
26:39D'abord, on a eu
26:40des chefs d'État de droite,
26:41je vous rappelle,
26:42quand même,
26:42qui n'ont pas fait...
26:44Moi, je veux bien...
26:44Il y a plus d'une dizaine
26:45d'années,
26:46vous, vous estimez
26:48que le bilan est encore...
26:48Le bilan, il y a 50 ans
26:50qu'on vote des budgets
26:52fous, furieux
26:52et on les a toujours votés.
26:54La droite,
26:55elle n'a pas fait exception.
26:56D'abord, il y a ça.
26:57Ensuite,
26:58il y a peut-être
26:58la personnalité.
26:59Il est peut-être
27:00trop sévère.
27:01Moi, je lui ai dit,
27:02je le vois,
27:02je l'aime bien,
27:03Bruno Taillot et tout ça.
27:04Il faut être...
27:05Je ne sais pas...
27:06Je ne sais pas comment dire...
27:08Il faut être plus enveloppant.
27:08Plus rond, plus chaleureux,
27:09plus convivial.
27:10Plus enveloppant et tout ça.
27:10Même quand on annonce
27:11des situations difficiles
27:13et qu'on ne vend pas du rêve.
27:13C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
27:14Si tu annonces
27:15une situation difficile,
27:16que tu es sinistre
27:17et que tu tues l'espoir des gens.
27:19Je ne dis pas qu'il est sinistre
27:20et que tu es sinistre
27:21et tout ça.
27:22Mais les gens,
27:22ils vont se suicider.
27:23Maintenant,
27:23on ne va pas pousser
27:24les gens au suicide.
27:25Et en plus,
27:26il faut arrêter
27:26qu'ils se divisent comme ça.
27:27C'est juste pas possible.
27:29Vous avez vu
27:29qu'Edouard Philippe
27:30a proposé,
27:31a tendu sa main.
27:32Même sans lui.
27:33Quelle différence,
27:34aujourd'hui,
27:35sérieusement,
27:36il y a entre Bruno Rotaillot
27:38et David Lysnard ?
27:39Quelle différence ?
27:47C'est le bal des égaux ?
27:51Il faut qu'ils s'entendent.
27:54S'ils ne sont pas capables
27:55de s'entendre,
27:56il faut se mettre en concurrence
27:57et choisir
27:57et donner l'occasion
27:58aux gens de choisir.
27:59Sinon ?
27:59Sinon,
28:00ils vont perdre.
28:02Sinon,
28:02ils vont perdre.
28:03Mais attendez,
28:03pas seulement eux deux.
28:05Vous croyez que M. Attal
28:07ou M. Philippe,
28:09ils vont gagner ?
28:11Mais ils vont tous perdre.
28:12M. Philippe
28:13a son idée du rassemblement,
28:15tous derrière lui.
28:16Tout le monde,
28:17si vous demandez
28:18à Bruno Rotaillot
28:19est-ce que les autres
28:20peuvent venir y avoir ?
28:22C'est plus facile
28:23quand on a un petit avantage
28:24fut-il temporaire
28:25dans les sondages.
28:26Ils disent tous
28:28qu'il faut attendre
28:29que ça se décampe.
28:30Vous vous rappelez,
28:30ça devait être en septembre,
28:31en octobre, novembre,
28:33je ne sais pas.
28:34C'est pas possible
28:35de ne pas avoir
28:36une alternative.
28:37Donc vous êtes toujours
28:38pour cette primaire
28:38de la droite et du centre,
28:39même si l'idée
28:40semble mornée
28:41depuis des semaines.
28:42D'abord,
28:42il me semble
28:43qu'il y a plus de gens
28:44qui sont quand même.
28:44Regardez,
28:45Atal,
28:45il a dit plutôt oui.
28:48David Lissnard,
28:49plutôt oui.
28:50Rotaillot,
28:51il ne dit pas non.
28:52Oui,
28:53Édouard Philippe,
28:54lui,
28:54il dit non.
28:55Oui,
28:55mais en même temps,
28:56il faut qu'ils s'entendent.
28:57Et Dieu sait,
28:59et Dieu sait
29:00que moi,
29:00mettons,
29:01sur la part
29:02de responsabilité
29:03d'Édouard Philippe
29:05dans ce qui se passe
29:06aujourd'hui,
29:06elle est importante.
29:07Robert Ménard,
29:08vous imaginez
29:08si c'est Édouard Philippe
29:10qui l'emporte,
29:10David Lissnard
29:11se ranger derrière
29:12Édouard Philippe ?
29:13Non,
29:13je lui ai posé la question.
29:14Ah,
29:14que vous a-t-il répondu ?
29:15Je lui ai dit,
29:16mais toi,
29:16il m'a dit,
29:17je ne ferai pas
29:18campagne pour lui,
29:19mais je ne ferai plus
29:19campagne du tout
29:20et je ne dirai plus rien.
29:21Voilà,
29:21c'est gentleman,
29:22et c'est sérieux
29:23comme réponse,
29:24ce n'est pas vrai.
29:24Non,
29:25je ne le vois pas
29:25demain faire la campagne
29:26d'Édouard Philippe.
29:27Mais dire,
29:28voilà,
29:28j'ai été battu,
29:37qui me plairait,
29:38c'est qu'apparaissent
29:39quelqu'un
29:39ou un de ceux
29:41qui existent maintenant
29:42et qui emportent,
29:43vous savez,
29:43qui vous passionnent,
29:45qui prennent un drapeau
29:46que vous avez envie
29:47de suivre,
29:48qu'on vous dit,
29:49tiens,
29:49il me bouleverse,
29:50il me prend au trip,
29:51il me parle,
29:52il me fait,
29:53le poil se hérisse,
29:55j'ai envie de ça.
29:56Vous le voyez vous venir ?
29:58Moi, non.
29:59Je ne sais pas
30:00si vous avez le poil
30:01qui se hérisse
30:02et tout ce que vous dites.
30:03Quand vous voyez
30:03certaines opérations
30:04de communication,
30:05pardon de passer ainsi,
30:06la transition est un peu
30:08brutale,
30:09mais l'ancien Premier ministre,
30:10je trouve intéressant
30:11d'avoir votre ressenti
30:12sur ces opérations.
30:13On a parlé,
30:14il y a quelques jours,
30:15de l'opération
30:151000 bistrots
30:16de Gabriel Attal,
30:17il y a aussi
30:17Édouard Philippe,
30:18après les frites
30:19et la flamencuche.
30:21Je le dis bien,
30:22vous le dites avec
30:23peut-être un meilleur accent,
30:25on va voir,
30:25voyons d'ailleurs
30:26l'extrait,
30:27regardez,
30:27en long.
30:28– Sous-tit ?
30:29– Ne dites pas
30:30qu'on ne peut pas
30:30le faire comme ça,
30:32comme vous voulez,
30:33un peu,
30:33un peu,
30:33un peu,
30:34un peu,
30:34un peu,
30:35– Sous-titrage Société Radio-Canada
31:02– Est-ce que ça part
31:03un peu de rondeur,
31:04de convivialité,
31:05de chaleur
31:06dont vous parliez
31:06tout à l'heure
31:07en candidat ?
31:07– C'est de la ménagogie
31:08à l'état pur,
31:09la rondeur,
31:10l'attention aux autres,
31:11c'est pas prendre
31:12les gens pour des cons,
31:13enfin,
31:14enfin,
31:15vous croyez
31:15que je m'amuserais
31:16à faire ce genre de truc ?
31:18Je suis dans une région
31:20viticolore,
31:21voilà,
31:21je ne bois pas de vin,
31:22je n'en ai jamais bu,
31:23vous ne croyez pas
31:24que je fais semblant
31:25de boire du vin ?
31:26Non,
31:26mais enfin,
31:27je ne prends pas
31:27les gens pour des crétins.
31:28– Je pense que ça lui arrive
31:29quand même de manger
31:30quelques quiches lorènes.
31:31– Oui, d'accord,
31:31mais enfin,
31:32vous le feriez,
31:33vous vous sentiriez
31:33pour faire peuple.
31:34– Vous trouvez
31:35qu'aujourd'hui…
31:35– Mais bien sûr
31:36qu'on n'attend pas ça
31:37de lui,
31:38on attend qu'il écoute
31:39les gens,
31:40qu'il parle aux gens,
31:41qu'il trouve les mots,
31:42qu'il trouve les mesures,
31:43mais on n'attend pas
31:44des singeries comme ça,
31:45je veux dire,
31:46tout ça,
31:47c'est rien,
31:49je pense,
31:49vous savez ce que ça fait ?
31:50Je pense que ça discrédite
31:52la politique,
31:53je pense que les gens,
31:54ils n'ont pas besoin de ça,
31:55déjà,
31:58les hommes politiques,
31:59alors là, bravo.
32:00– Pas besoin de faire cuistot
32:01pour être populaux,
32:03au contraire.
32:03– J'avais pas vu ça, tiens.
32:06– Bon appétit
32:07si ceux qui nous regardent
32:08sont à table.
32:08– En plus, c'est bon,
32:09c'est pas le problème.
32:10– C'est bon,
32:10parlons des bonnes choses,
32:11justement,
32:12parce que souvent,
32:12on parle, Robert Ménard,
32:13de la situation qui est difficile,
32:15évidemment,
32:15il y a aussi des bonnes choses,
32:16des belles choses
32:17qui sonnent bien à l'oreille,
32:19c'est un retour attendu,
32:20pas n'importe lequel,
32:21je voulais vous soumettre
32:22cette actualité
32:24pour voir peut-être
32:24que vous êtes un fan
32:25de Céline Dion
32:28avec La France.
32:29Je vous propose un extrait ?
32:30– Ah, volontiers.
32:31– Si vous êtes fan ?
32:31– Absolument.
32:33– On ne change pas
32:36On attend peu des airs
32:38et des peaux
32:39de combat
32:43On ne change pas
32:47On se donne le chant
32:48Je crois que
32:49On fait des choix
32:54Mais si tu crates là
32:57Tout est bien apparent
32:59Ce tremble de bouteille
33:01qui nous ressemble
33:02On sait bien qu'elle est là
33:04On l'entend pas
33:06Les fans ont été conquis
33:08évidemment par son immense talent,
33:09par sa voix
33:10qui est bien là,
33:12présente, puissante
33:13et sa générosité également.
33:15– C'est pas que ça.
33:16Je crois que c'est plus que ça.
33:18J'adore.
33:19Donc je suis de parti pris
33:20total.
33:21Donc je n'ai aucune crédibilité
33:24dans ce que je dis
33:25Non mais je préfère le dire
33:26– Bruno, je dis bien
33:28ça aura du bon
33:28Nous on rejoint
33:29– Non, je pense que
33:31c'est plus que ça.
33:32Je pense qu'elle arrive
33:33d'une famille
33:34où elle est la 14ème
33:36Je veux dire
33:36où tu te dis
33:38comment tu t'en sors
33:39quand il y a 14 gosses ?
33:41Elle vient
33:41son mari est mort
33:43elle a un gros problème
33:44de santé
33:45on ne l'entend plus
33:46pendant des années
33:47elle est tout ce qu'on aime
33:49c'est-à-dire
33:49et puis elle vient
33:50le Québec
33:51le Québec
33:52c'est la province
33:53de la France
33:54c'est les provinciaux
33:56que nous sommes
33:57moins par rapport
33:58aux parisiens
33:59et ça produit ça
34:00ça produit quelqu'un
34:02qui est capable
34:02de parler au monde entier
34:03avec des chansons
34:04qu'on a tous en tête
34:06moi ça me bouleverse
34:07et puis j'ai
34:09malheureusement
34:10j'étais pas là
34:10– Ça vous hérisse le poil
34:11contrairement au politique
34:12– Non
34:13– Attention il y a prêt
34:14à redonner
34:15– Est-ce que c'est encore
34:16possible qu'un politique
34:17hérisse le poil
34:18de Robert Ménard
34:19– Là non mais
34:21quand je l'ai entendu
34:23le texte qu'elle dit
34:24enfin je l'ai lu en réalité
34:25le texte
34:26je me suis dit
34:27comment tu peux
34:28ne pas être bouleversé
34:29pour ça
34:29pour les larmes
34:30sur ses joues et tout
34:32et je pense que
34:33oui ça nous réconforte
34:34parce qu'elle est
34:35à la fois
34:36c'est une immense star
34:37et t'es proche d'elle
34:39c'est ça
34:39ce qui est merveilleux
34:40ça arrive de temps en temps
34:41– C'est un cadeau
34:42pour Paris
34:43pour la France
34:43– Oui mais c'est plus que ça
34:45c'est quelqu'un
34:47dans lequel alors qu'elle
34:49est une star mondiale
34:50tu peux t'identifier
34:51vous avez vu les paroles
34:52des gens
34:52je trouve que c'est merveilleux
34:54vous avez raison
34:54il y a des moments comme ça
34:56où voilà pendant deux ans
34:57– Ça c'est du bien
34:57de vous voir comme ça
34:58– Ce qui est intéressant
34:59c'est qu'il y a quelques années
34:59elle était plutôt considérée
35:01peut-être comme une
35:01enfin pour certains
35:02comme une chanteuse un peu ringarde
35:04elle était un peu
35:04et là maintenant
35:06ça dépassait
35:07elle a rassemblé tout le monde
35:07– Vous permettez que je vous salue
35:09Bruno Jeudy
35:09– Bonsoir
35:10Yann Soura Dubois
35:11vous avez écouté Robert Ménard
35:13on a évoqué évidemment
35:15le spectre des Gilets jaunes
35:16en tous les cas
35:17une vraie colère sociale
35:19la rentrée de Marine Le Pen
35:20ce qui se passe à droite
35:21et au centre
35:22et d'ailleurs à l'instant
35:23beaucoup de réactions
35:24à ce que vous dites
35:25David Lissnard qui dit
35:26mais je fais l'apologie
35:28de la primaire
35:29depuis des semaines
35:30depuis des mois
35:30– Je viens de le dire
35:31– Et bien voilà
35:32donc vous vous retrouvez
35:33sur ce sujet et d'autres
35:34– Sonia est-ce que je peux dire un mot ?
35:37– Je n'ai pas l'habitude
35:38de vous interrompre
35:39– Je vous en prie
35:39– J'ai été le patron
35:41de Reporters Frontières
35:42pendant plus de 20 ans
35:45pendant plus de 20 ans
35:46je me suis battu
35:46pour un truc
35:47qui s'appelait
35:48la défense du pluralisme
35:50c'est-à-dire le fait
35:51que la démocratie
35:52ça voulait dire
35:53qu'on n'a pas les mêmes idées
35:55ici sûrement pas
35:57mais on arrive à se parler
36:00et aucun n'a comme idée
36:01saugrenue de dire
36:03je ne veux pas de ce journaliste
36:05je ne parlerai pas
36:06avec Sodia Babrouk
36:07et je pense que si je suis là
36:08c'est que vous pensez
36:09la même chose de moi
36:10et là
36:11je tiens votre attention
36:12parce que j'ai trois journalistes
36:13en face de moi
36:14trois journalistes
36:15il y a
36:17un mauvais truc
36:19qui est en train de se passer
36:20je croyais que c'était
36:22réservé
36:23– Monsieur Ménard
36:23– Attendez
36:24je vais juste finir
36:25que c'était réservé
36:26au service public
36:28avec cette folie
36:30pour Charles Sapin
36:31vous avez vu
36:31300 intellectuels écrivains
36:33qui disent
36:34qui parlent de
36:35limite au pluralisme
36:36qu'est-ce que ça veut dire
36:37il y a des limites au pluralisme
36:39c'est eux qui disent
36:39toi t'es dans le pluralisme
36:41bon ou t'es pas
36:42je vais juste finir
36:42non là je vais juste finir
36:44et je pensais que c'était
36:45réservé au service public
36:47je rappelle qu'on les paye
36:48et tout
36:48je voudrais vous dire
36:49et je le dis
36:50parce que je suis en liberté ici
36:51je le dis parce que je suis en liberté ici
36:55madame Mavouk
36:56je suis sidéré
36:59des réactions
37:01des syndicats
37:02de cette maison
37:03– Je ne peux pas être jugée partie
37:04ce soir sur ce plat
37:04– Non mais je ne vous demande pas
37:05– Monsieur Ménard
37:06je ne peux pas
37:06je vous demande juste
37:07de me laisser finir sur ça
37:09parce que
37:09– Vous avez votre liberté
37:10parce que sinon
37:11– Mais je ne peux pas être jugée partie
37:12ce soir
37:13je vous donne
37:14je regarde ces deux-là
37:15– S'il vous plaît
37:17on est là pour ça
37:18il n'y a pas de problème
37:18– Non non
37:19je le dis avec force
37:21on ne peut pas
37:22ça me fait
37:22ça me
37:24je suis consterné
37:25que des gens
37:26qui font ce métier
37:28– Vous vous dites
37:28je vais finir
37:28mais vous ne finissez pas
37:29s'il vous plaît
37:29– Attendez
37:30laissez-nous vous répondre
37:31je vais finir
37:32vous pourrez dire tout ce que vous voulez
37:34je suis consterné
37:35qu'aujourd'hui
37:37je sois obligé
37:38de dire ça
37:39dans mon pays
37:40que je sois obligé
37:41de dire
37:42qu'on ne porte pas
37:44de jugement
37:45sur tel ou tel
37:47on lui donne
37:48le droit
37:48de s'exprimer
37:49moi je rêve
37:50je rêve
37:51si demain
37:51France Inter
37:52avait embauché
37:54pour une chronique
37:55un journaliste
37:56de l'humanité
37:57et que quelqu'un
37:58avait hurlé
38:00mais j'aurais défendu
38:01l'humanité
38:01je les ai défendus
38:0210 fois dans ma vie
38:04– On a plein de questions
38:04à vous poser sur l'actualité
38:05juste moi je vous dis
38:06d'un mot
38:06moi ça fait 12 ans
38:08que je travaille
38:08pour BFM TV
38:09on est à l'aube
38:10d'un événement
38:10capital pour le pays
38:12qui s'appelle
38:12l'élection présidentielle
38:13elle est encore plus incertaine
38:15que plein d'autres avant
38:16il est parfaitement normal
38:18et fréquent
38:19qu'au sein des rédactions
38:19que ce soit le service public
38:20ou d'autres
38:21il y ait des réflexions
38:22en interne
38:23il y ait des débats
38:23parfois ça brasse un peu
38:24mais c'est sain pour la démocratie
38:26c'est sain pour eux
38:26voilà
38:26chacun se défend
38:28chacun apporte ses arguments
38:30chacun apporte ses arguments
38:31laissez-moi finir
38:32je vous ai laissé finir
38:33s'il vous plaît
38:33France Inter
38:34est en grève
38:34parce qu'ils ne veulent pas
38:36d'un type
38:36ils ont tort
38:38mais pour autant
38:39on ne peut pas contester
38:40le fait qu'ils aient décidé
38:41de faire la grève
38:41moi je me suis exprimé
38:43sur cette question
38:43donc il n'y a pas de problème
38:44non mais Robert
38:46je me suis exprimé là-dessus
38:48je pense que Charles Sapin
38:49a le droit de faire son
38:51Dieu merci
38:53puisque la direction
38:54lui a demandé
38:55maintenant je ne vais pas
38:57me substituer
38:58à cette rédaction
38:59qui a décidé
38:59de faire grève
39:00moi je pense qu'ils ont tort
39:01mais c'est leur choix
39:02par rapport à ici
39:04c'est jamais grave
39:05de laver son linge sale
39:06en public
39:07ça c'est sûr
39:07et tout le monde le regrette
39:08d'un mot Robert
39:09et vous vous débattez
39:10au conseil municipal de Béziers
39:11vous débattez
39:12il y a eu un moment
39:13où vous avez été unanime
39:14c'est une photo
39:15que j'ai ressortie
39:16c'était le 26 novembre 2018
39:18parce que je vous ai entendu
39:19sur les gilets jaunes
39:20tout à l'heure
39:20et vous avez l'air
39:21un peu défaitiste
39:22vous disiez
39:22qu'est-ce que ça a changé
39:23le mouvement des gilets jaunes
39:24je ne veux pas déprimer les gens
39:25mais voilà
39:26on n'a plus d'argent
39:26etc
39:27regardez cette photo
39:28vous aviez
39:29comme tout le service
39:31comme tout le
39:32le conseil municipal de Béziers
39:34des gilets jaunes
39:36qu'est-ce qui a changé
39:37entre cette photo
39:38en 2018
39:38et maintenant
39:39on vous sent presque
39:40un peu désabusé
39:41ou vous dites
39:41parce qu'on a cru tous
39:43on a cru tous
39:45qu'après
39:45les gilets jaunes
39:47les assemblées générales
39:49l'émotion
39:49moi j'étais sur les ronds-points
39:50tout le temps
39:51qu'on allait
39:52que ça allait vraiment changer
39:54les gens ils pensaient
39:55qu'on allait changer leur vie
39:56et là vous dites
39:56ça ne va pas changer
39:57je ne dis pas maintenant
39:58je dis à ce moment-là
39:59ça n'a pas changé
40:00vous savez pourquoi
40:01ça s'est cassé la gueule
40:01les gilets jaunes
40:02parce que ça s'est politisé
40:04vous vous rappelez
40:05comment c'est
40:05c'est né sur des gens
40:07qui étaient plutôt
40:08enfin
40:09je n'étais pas
40:09la France insoumise
40:10ça c'est sûr
40:11mais qui étaient des gens
40:12plutôt pas politiques
40:13pas politiques
40:14et après
40:16ça s'est cassé la gueule
40:17parce qu'après
40:18tu voyais arriver
40:19tous les partis politiques
40:21sur eux
40:21c'est ça
40:22et il y a une déception
40:24moi j'en connais encore
40:25des gilets jaunes
40:25que je vois dans ma ville
40:27ils n'ont pas disparu
40:28et tout ça
40:28ce que je pense
40:29c'est qu'aujourd'hui
40:30les gens ont gardé ça
40:31dans leur tête
40:31et je ne suis pas sûr
40:33qu'ils soient prêts
40:34comme ça
40:34il y a eu la violence Robert
40:35il y a eu la violence
40:37chaque samedi
40:38de plus en plus violent
40:39et ils ont fini par perdre
40:41aussi
40:41j'allais dire
40:42le soutien d'une partie
40:44de l'opinion
40:44qui au départ
40:46n'était pas dans les gilets jaunes
40:47je n'ai pas su formuler
40:48des propositions
40:50parce que c'est compliqué
40:51parce que ce n'est pas
40:51mais c'est difficile
40:52c'est extrêmement difficile
40:53de rentrer dans un milieu
40:54dont vous êtes exclu
40:56la vie politique
40:57et même journalistique
40:58parfois
40:58c'est très difficile
40:59de faire des propositions
41:00on en parlait tout à l'heure
41:01quelles propositions crédibles
41:03sont faites aujourd'hui
41:05avec le financement
41:06qui va avec
41:06vous en connaissez
41:07les référendums
41:08plus de référendums
41:09plus de participation
41:10c'est ça
41:11les référendums
41:11c'est le référendum
41:14moi si demain
41:15je veux enterrer
41:16une décision
41:17je mets en place
41:17une commission
41:18le RIC pour vous
41:19c'est le référendum
41:19d'initiative citoyenne
41:20non mais non
41:21on s'en fout
41:21aujourd'hui
41:22il y a plein de choses
41:22qu'on peut faire
41:23tout à l'heure
41:24on parlait de l'immigration
41:26c'est une demande historique
41:27Marine Le Pen
41:28a beaucoup parlé
41:28d'immigration
41:29pardon
41:29pour ne plus accueillir
41:31elle veut faire un référendum
41:32sur l'immigration
41:32mais oui
41:33aujourd'hui
41:35pour ne plus accueillir
41:36entre 400 et 500 000 personnes
41:38par an
41:38on n'a pas besoin
41:39de référendum
41:40on n'a qu'à décider
41:41de ne pas le faire
41:42mais alors vous dites
41:43est-ce que sur ces grands sujets
41:44pouvoir d'achat
41:45immigration
41:46école et d'autres
41:47on sait déjà
41:47on sait ce qu'il faut faire
41:49simplement chacun gère
41:51son pactole électoral
41:53quand t'es à gauche
41:54tu ne veux pas dire
41:55tu ne vas pas dire
41:56du mal de l'éducation nationale
41:57tu ne vas pas dire
41:58que l'éducation nationale
41:59peut-être
42:00pour reprendre l'expression
42:01c'est un mammouth
42:02vous savez qu'il faudrait
42:03enlever un certain nombre de couches
42:05oui bien sûr
42:06mais chacun
42:07moi je vois
42:08je suis maire
42:09je vous le disais tout à l'heure
42:10il y a 2800 personnes
42:11qui travaillent pour moi
42:12comme maire
42:13ou comme président d'agglo
42:14bien sûr que tu as toujours
42:16je ne vais pas donner leçon
42:17au reste du monde
42:17c'est trop facile
42:18bien sûr
42:19tu n'oublies pas
42:20que les 2800
42:21ils sont aussi tes électeurs
42:22et donc tu fais attention
42:24à ce que tu dis
42:25je dis ça pour vous montrer
42:26je ne suis pas le courage
42:28incarné
42:28mieux que tout le monde
42:29mais quand même
42:29Robert
42:30juste quand même
42:31sur l'histoire du référendum
42:32c'est intéressant
42:32parce que c'est vrai
42:33que ce pays
42:33n'a pas eu de référendum
42:35depuis 2005
42:35et on a l'impression
42:36que les présidents successifs
42:37un peu traumatisés
42:38ne veulent plus faire de référendum
42:41est-ce que quand même
42:42sur des grands sujets
42:43est-ce qu'il ne faut pas
42:44de temps en temps
42:44délibérer par référendum
42:45parce que c'est vrai
42:46que pour débloquer des situations
42:48peut-être qu'on y arriverait mieux
42:49mais vous savez
42:49pourquoi pas
42:51je ne suis pas
42:51ça ne suffit pas
42:52d'abord le référendum
42:54il se transforme
42:55en espèce de plébiscite
42:56ou pour ou contre
42:58celui qui le fait
42:59pas trop les dernières fois
43:00les dernières fois
43:01sur la décision
43:03c'était sur quoi
43:04la constitution européenne
43:05le plébiscite
43:06c'est devenu un carton rouge
43:08pour le récord
43:08ça veut dire que
43:08ça s'est transformé
43:10Mastricht est passé comme ça
43:11ça s'est transformé en ça
43:12et puis
43:13je ne suis pas con
43:14ce n'est pas le problème
43:15d'abord
43:15il y a un certain nombre
43:16de référendums
43:16il faudrait changer
43:17la constitution
43:18et donc faire un référendum
43:20pour pouvoir faire
43:20les autres référendums
43:21et surtout
43:22je pense que
43:23ce n'est pas la question
43:24aujourd'hui
43:24alors c'est quoi la question
43:26peut-être que le 17 octobre
43:27il y a une date
43:29qui semble
43:29les gilets jaunes
43:30reviennent à Béziers
43:31qu'est-ce que vous leur dites
43:32mais j'irai les voir
43:33j'irai discuter avec eux
43:34je n'irai pas leur mentir
43:36vous leur direz
43:37on ne peut pas faire grand chose
43:38non
43:39je leur dis
43:39voilà ce que ça coûte
43:41de diminuer
43:42si on diminue
43:43le prix de l'essence
43:43si on diminue
43:44le prix de l'essence
43:45ou on fait les économies
43:46est-ce que c'est vraiment inaudible
43:47pardonnez-moi
43:47parce que depuis tout à l'heure
43:48j'écoute vos premiers échanges
43:50et Robert Ménard
43:51a démarré cet entretien
43:53en disant
43:54en fait il y a un manque
43:55de considération
43:56il y a un manque de respect
43:58ce n'est pas rien
43:58ça ne se monétise
44:00peut-être pas
44:00mais est-ce que vous pensez
44:02par exemple
44:02qu'un Jacques Chirac
44:03je prends
44:03ou un autre président
44:05serait directement allé
44:06sur les ronds-points
44:07à l'époque des gilets jaunes
44:09par rapport peut-être
44:10à Emmanuel Macron
44:11lui peut-être plus
44:12ce que je pense
44:13je ne pense pas
44:14peut-être je me trompe
44:15je ne sais pas
44:15je ne crois pas
44:17elle a tort
44:18Marine Le Pen
44:18penser que c'est sur le pouvoir d'achat
44:20que va se faire une élection
44:22je ne crois pas
44:22mais pourquoi vous dites ça ?
44:23ce matin
44:24je ne veux pas du tout
44:25faire de la publicité
44:26mais dans l'attrème dimanche
44:28on a publié
44:28le baromètre mensuel
44:29et c'est le pouvoir d'achat
44:31qui est vraiment
44:31le premier sujet
44:32je sais
44:33je lis votre journal
44:35et je fais attention
44:36je regarde ça
44:36je pense que
44:38ce n'est pas là-dessus
44:38qu'on se détermineront
44:40in fine
44:41ils se détermineront
44:42sur le souffle
44:43sur la perspective
44:44sur la personnalité des gens
44:46sur plus que ça
44:48parce qu'in fine
44:49tout le monde
44:50sur le pouvoir d'achat
44:51dira qu'il faut développer
44:52le pouvoir d'achat
44:53ce sera alors
44:541600
44:551650
44:56ou 1700 euros
44:57net le spik
44:58je pense que ce n'est pas la suite
44:59ça se jouera sur un truc
45:01plus mystérieux
45:02elle sait toujours
45:03Macron
45:04il gagne
45:05sur le fait
45:06qu'on en a marre des partis
45:08qui a lu révolution
45:09enfin qui a lu
45:11le bouquin de Macron
45:12enfin vous
45:12non mais ça va
45:13Bruno Jeudy
45:14oui
45:15un spécimen
45:16sur ce plateau
45:16c'est pas vrai
45:17il ne l'a même pas rendu
45:18il l'a envoyé
45:19à Bruno Jeudy
45:20à écouter du cas
45:21voilà
45:22on rigole
45:23mais je ne pense pas
45:24je pense par exemple
45:26dans ma bouche
45:27je ne prenais pas
45:28pour du...
45:28je ne crois pas
45:29que le débat
45:30au MEDEF
45:31je crois qu'on ne comprend même pas
45:33alors inversons les questions
45:34Robert Ménard
45:35qui aujourd'hui sent le mieux
45:36la société française ?
45:38qui perçoit ses grondements ?
45:40qui perçoit ses attentes ?
45:41qui perçoit sa désespérance ?
45:43ses espoirs ?
45:44qui ?
45:45qui est le mieux placé
45:46ou la mieux placée ?
45:48aujourd'hui...
45:49Alain Bauer
45:50qui sera avec nous
45:50à 20h30
45:51estime que c'est Jean-Luc Mélenchon
45:52parce qu'il dit
45:53quoi qu'on pense
45:54de ses propositions
45:55c'est le plus intelligent
45:56le plus cultivé
45:57c'est celui qui a un flair
45:58presque instinctif
45:59charnel
46:00de ce qui se passe dans le pays ?
46:01c'est une plaisanterie
46:02c'est dommage
46:02je ne sois pas avec Alain Bauer
46:03vous pouvez rester
46:04si vous le souhaitez
46:05non, non, non
46:05je ne vais pas rester
46:06avec lui
46:07c'est une plaisanterie
46:08c'est un démagogue
46:09à l'état pur
46:10un démagogue à l'état pur
46:12je peux faire une parenthèse
46:13ça va vous énerver
46:14l'annulation de la dette
46:14je vais la faire quand même
46:16il est allé défendre
46:18le fait d'exclure Sapin
46:19à la fête de l'humanité
46:23pour...
46:23je finis
46:24l'humanité
46:25en 1940
46:26en 1940
46:28l'humanité demande
46:30à reparaître
46:31la France est juste
46:32occupée
46:33par les Allemands
46:34voilà
46:34c'est tout
46:35je ferme la parenthèse
46:36et ce qu'il dit
46:37c'est de la démagogie
46:39à l'état pur
46:39il le dit avec talent
46:40il le dit avec conviction
46:42il convainc
46:43attendez
46:43il convainc
46:44moi mais j'ai des enfants
46:45qui votent pour lui
46:46des enfants
46:47ils votent pour lui
46:49parce qu'il a du souffle
46:52le problème
46:52c'est qu'il n'y a pas
46:53une contradiction
46:54entre réclamer
46:56du souffle
46:59une énergie
47:00ce que vous étiez
47:01en train d'expliquer
47:02tout à l'heure
47:02et puis un candidat
47:04qui va être
47:05pas démagogue
47:06qui va dire
47:06qu'on est endetté
47:07qu'on ne va pas
47:08faire des dépenses
47:09qu'il va faire un programme
47:10sans promettre n'importe quoi
47:11aujourd'hui
47:12on est déjà parti
47:13dans cette voie-là
47:14on est parti dans la voie
47:15des promesses
47:16Marine Le Pen
47:17elle a fait un bon discours
47:18cet après-midi
47:19mais qu'a-t-elle dit
47:19en termes d'économie ?
47:21j'en ai pas entendu beaucoup
47:21c'est ce que j'ai dit tout à l'heure
47:22rien
47:23je suis d'accord
47:24rien
47:25je pense qu'il n'y a pas
47:26de contradiction
47:27entre le fait
47:28de toucher les gens
47:30de leur parler
47:31de les accompagner
47:33et de ne pas leur mentir
47:34je pense que les gens
47:35je pense que vous sous-estimez
47:39la détestation
47:39de la classe politique
47:41pour tout le monde
47:42vous l'avez lu
47:44attendez
47:45sondage
47:45je sais pas si c'est chez vous
47:47aujourd'hui
47:48vous parliez de la droite
47:49les français
47:50sont mécontents
47:52d'Edouard
47:53de Brue
47:54d'Atal
47:56plus 12%
47:57en quelques mois
47:58de Retailleau
47:59plus 6%
48:01de Marine Le Pen
48:01plus 5%
48:02d'Edouard Fils
48:03de tous
48:03tous
48:04c'est-à-dire
48:04toute l'image
48:06je prends les gens de droite
48:07puisque vous me posez la question
48:08s'est détériorée
48:09ces dernières semaines
48:10les gens leur font
48:11encore moins confiance
48:13pourquoi ?
48:13et pourtant
48:14Dieu sait que les uns
48:15et les autres
48:15font des promesses
48:16parce que je pense
48:17que les gens
48:18attendent autre chose
48:19alors qui pourra concilier
48:20la fin du mois
48:21et la fin du monde ?
48:22je sais pas
48:22qui pourra dire aux français
48:24les yeux dans les yeux
48:25à cette France
48:26qui ne peut pas se passer
48:26de la voiture
48:27et qui est reléguée
48:29et à cette autre France
48:30qui pour certains
48:31pense d'abord
48:32à la fin du monde
48:32qu'à la fin du mois
48:33parce qu'elle n'a pas
48:34ce problème là
48:35qui pourra les rassembler
48:36parce que je pense
48:36que c'est l'objectif
48:37de tout le monde
48:37qui est une unité
48:38dans notre pays
48:38absolument
48:39mais je vous l'ai dit
48:40je vais pas vous cacher
48:41moi j'ai des sympathies
48:42c'est pas pour M. Mélenchon
48:43je pense que tout le monde
48:44l'a compris
48:45est-ce que vous lui reconnaissez
48:45pas quand même
48:46juste un talent
48:47sur les diagnostics
48:48non pas sur
48:49effectivement ce qu'il propose
48:50ça on a bien compris
48:51que vous étiez pas d'accord
48:51mais sur la transition écologique
48:54sur le pouvoir d'achat
48:55est-ce que vous ne lui reconnaissez
48:56pas quand même
48:57un certain avant-gardisme
48:59sur certains diagnostics
49:00en disant ça
49:00on sent que ça va mal se passer
49:02il faut faire quelque chose
49:03sans être d'accord
49:04avec les solutions
49:04non non mais attendez
49:05moi j'ai d'autres souvenirs
49:06de Mélenchon
49:08je veux dire
49:08c'est le copain
49:09des cubains
49:10du parti communiste cubain
49:11pardon je suis allé
49:13je me suis fait foutre
49:14dehors de ces pays là
49:15parce que je défendais
49:16vos confrères
49:17à un moment donné
49:18il y avait plusieurs dizaines
49:19de journalistes en prison
49:20et lui il allait embrasser
49:23il allait embrasser
49:24il a défendu
49:25Chavez et Maduro
49:26jusqu'au bout
49:26les plus salauds du monde
49:28quand même
49:28sur les diagnostics
49:31mais enfin
49:31je me fous des diagnostics
49:33d'un type qui choisit
49:34chaque fois le camp
49:35des salopards
49:36les islamistes
49:38ensuite
49:39toutes les dictatures
49:40et non
49:40mais Robert Ménard
49:41est-ce que ça peut paraître
49:42de l'homme providentiel
49:44que vous trouverez jamais
49:44ou de la femme
49:46peut-être
49:46peut-être qu'ils y sont
49:48en ce moment
49:48peut-être qu'il y a quelqu'un
49:49peut-être
49:49on est au début de la campagne
49:51peut-être que quelqu'un
49:52va se révéler
49:54avec la dimension
49:55dont on a besoin
49:56et demander aux français
49:57s'il rêve de quelqu'un
49:58et que cet homme
49:58ou cette femme
49:59dira les choses essentielles
50:00comme vous l'avez dit
50:01pour la presse
50:02je ne le rêve pas pour moi
50:04je ne le rêve pas pour mon pays
50:05pour la presse
50:06on est tous attachés
50:07à ce pays
50:08pour la presse
50:09ou pour la liberté
50:09liberté et pluralisme
50:11c'est le sel de notre démocratie
50:12et nous sommes tous tendus
50:13pour les défendre
50:14merci Robert Ménard
50:15merci Anne-Saura Dubois
50:17et Bruno Jeudy
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