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  • il y a 19 minutes
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00J'aimerais qu'on donne la parole à notre invité, David Lysnard.
00:04Bonsoir à vous David Lysnard, maire de Cannes, président de l'Association des maires de France
00:08et candidat Nouvelle Énergie à l'élection présidentielle.
00:11Comment vous qualifiez-vous le mouvement auquel on assiste ?
00:14Peut-on toujours parler de manifestation lycéenne ou a-t-on désormais basculé dans autre chose ?
00:21Bonsoir à tous, merci de m'accueillir.
00:24Moi je peux vous dire ce que j'ai vu et ce que je vois et ce qui me remonte
00:27du terrain.
00:29Je l'ai vu dans ma commune, puisque lundi d'ailleurs cinq lycées seront fermés.
00:33Quel échec pour la société !
00:35J'ai vu des individus violents provoquer des troubles, mettre le feu à des arbres,
00:41mettre le feu à des poubelles, balancer des barrières.
00:44La police municipale, dont ce n'est pas le job, mais qui est quasiment toujours la primo-intervenante dans ma
00:49commune,
00:49a interpellé 23 individus la semaine dernière qui ont été remis au parquet, au procureur de la République.
00:55Et il est vrai que là-dedans, on n'entend pas les revendications des lycéens.
01:01Donc que des lycéens fassent valoir, comme on a pu le faire aussi dans ma génération,
01:07des problèmes d'agenda, de planning, de bâtiment, etc.
01:13Très bien, mais aujourd'hui je mets au défi quiconque de distinguer ce qui se passe aujourd'hui
01:17de ce que l'on a connu lors de la victoire du PSG ou lors des émeutes de Naël.
01:22Donc on est face à un problème très très lourd.
01:25C'est très consternant, c'est très affligeant, c'est très troublant.
01:28Moi je suis père d'un lycéen aussi.
01:30Je vous dis comment on en arrive à une telle violence chez des individus aussi jeunes.
01:36Je vous donne des faits.
01:37Lundi, au moment où s'embrasait le mouvement, dès lundi,
01:41on a interpellé sur ma commune un adulte qui venait d'une autre commune
01:45et qui est connu comme un activiste LFI.
01:48Il y a un bourrage de crâne qui est fait auprès de certains gamins.
01:52Voilà, donc tout cela, il va bien falloir en sortir.
01:55Ça renvoie au rôle de l'État évidemment.
01:58Et moi je veux bien quand même qu'on discute sur les protocoles d'intervention de la police.
02:02Je pense qu'on laisse trop pourrir les situations.
02:05Et quand on intervient, ça devient extrêmement violent par nécessité.
02:08Il faut intervenir beaucoup plus tôt, comme on essaie de le faire localement,
02:12dès qu'il y a les premiers éléments violents.
02:13Et puis je pose la question, où sont les familles ?
02:15Alors j'ai vu des vidéos de pères ou de mères qui vont chercher leurs gamins.
02:19Bravo, félicitations.
02:21Mais il faudrait qu'on se réunisse, les parents, les élus locaux,
02:25pour aller sur place, pour empêcher que tout ça continue ainsi.
02:30Parce que c'est infligeant, c'est pas possible.
02:33Qu'est-ce qu'il faudrait qu'ils fassent, les parents exactement ?
02:36Est-ce que vous êtes pour cette proposition de Gérald Darmanin,
02:39notamment, de faire payer les parents lorsque leurs enfants commettent des violences ?
02:45Alors écoutez, c'est un peu une posture, parce que ça fait des années que,
02:50notamment avec Alexandra Martin, qui est la députée chez moi,
02:53on propose quelque chose de très simple.
02:55C'est-à-dire que soit on revoit le code pénal des mineurs,
02:57parce qu'il faut toujours qu'il y ait une responsabilité individuelle.
03:01Moi, je veux assumer pour mes gamins, je veux bien,
03:03mais je ne veux pas assumer pour les gamins des autres comme contribuables,
03:06quand ils font brûler un lycée, par exemple.
03:08Donc, c'est très simple.
03:09Soit on revoit la responsabilité pénale des mineurs,
03:11et les mineurs assument une responsabilité avec, notamment,
03:16il faut protéger la société, il faut protéger les gamins,
03:18les remettre dans un cadre disciplinaire, dans des centres fermés,
03:22disciplinaires, comme je le propose.
03:23Soit on estime que leur jeune âge fait qu'ils ne sont pas responsables pénalement,
03:26et dans ce cas-là, c'est les parents qui sont responsables.
03:28Et soit les parents, là aussi, c'est très simple,
03:31il ne faut pas faire de discrimination sociale,
03:33donc soit les parents sont solvables et ils payent pour les dégâts de leurs gamins
03:37en plus des procédures pénales contre les enfants,
03:39soit ils ne sont pas solvables, et il est quand même stupide, débile,
03:43que la société continue de sponsoriser, de payer,
03:47par du logement social, par des aides sociales,
03:49des personnes qui dégradent et qui attaquent la société.
03:53Donc, s'ils ne sont pas solvables, on s'attaque aux logements sociaux, etc.
03:57– Oui, oui, moi, j'ai longtemps, je le propose,
04:00je l'ai proposé pour les dealers, mais aussi pour toute la casse.
04:02Je ne vois pas pourquoi ce sont les contribuables
04:05et les parents des autres qui doivent payer pour les dégâts des gamins.
04:07Donc, soit on est solvable, on paye,
04:09si on n'est pas solvable, eh bien, on a moins d'aide
04:12à proportion de ce que l'on doit donner.
04:14Et ça sera extrêmement juste, et je crois absolument salutaire.
04:17Mais aujourd'hui, tout ce qui arrive,
04:20c'est le fruit d'une multitude de facteurs.
04:22C'est à la fois cette perte d'autorité de l'État.
04:25Vous vous rendez compte que 40 proviseurs ont été agressés,
04:29qu'on touche à des professeurs.
04:30La figure du professeur, elle devrait être sacrée.
04:33Qu'on soit d'accord ou pas avec lui,
04:34on ne peut pas s'attaquer physiquement.
04:35Ce n'est pas possible à un professeur.
04:38Enfin, je veux dire, c'est impensable.
04:40Un professeur qui a pris de l'essence à côté de…
04:42qui a été aspergé d'essence à côté d'un incendie.
04:44Et M. Mélenchon nie ça.
04:46Et M. Mélenchon souffre sur les braises
04:48en appelant tout le monde le 6 à la révolte.
04:50Des syndicats de lycéens
04:53qui parlent déjà comme des vieux militants d'extrême-gauche.
04:56Enfin, tout ça, d'une tristesse à mourir.
04:58Donc, il y a une perte d'autorité de l'État.
05:00Ça, c'est sûr.
05:01On ne sanctionne pas vite, rapidement, de façon proportionnée.
05:04On doit être un État droit, mais immédiate,
05:05comme d'autres pays arrivent à le faire.
05:07Il y a aussi toutes les pédagogies
05:10qu'on a mises en place dès le plus jeune âge.
05:12On voit les conséquences aujourd'hui.
05:14Quand on a mis sur le même plan l'enfant et l'adulte,
05:16il faut respecter l'élévation.
05:18Élève, un élève, c'est-à-dire l'adulte.
05:20Et puis, ce manque d'espoir pour la jeunesse,
05:22ce manque de...
05:22Il faut retrouver une espérance pour la jeunesse.
05:25Si nos gamins, on n'arrête pas de leur dire
05:26que tout était mieux avant,
05:28si toute la journée, ils entendent ça,
05:29si parallèlement, les wokistes écologistes
05:33ne leur parlent pas de mal-être, de genre,
05:36leur disent que la planète s'écroule,
05:38si on ne leur donne pas une espérance scientifique,
05:40si on ne leur dit pas que si,
05:41ils ne bossent pas maintenant.
05:43Non, mais c'est très... Pardonnez-moi.
05:45Comme s'ils ne bossent pas maintenant,
05:47on doit s'aguerrir quand on est jeune,
05:49même quand c'est un peu difficile.
05:50Et on doit se lever tôt parce que les autres,
05:52les enfants des Allemands,
05:55les enfants des Italiens,
05:56les enfants des Coréens,
05:57les enfants des Chinois,
05:59ils bossent.
05:59Donc, à un moment donné,
06:01il n'y aura pas d'argent magique.
06:04Tout à l'heure, je vous ai écouté juste avant
06:05que vous me donniez l'antenne,
06:07j'ai écouté,
06:08bonjour madame, la représentante,
06:09ou l'ancienne représentante d'un syndicat lycéen,
06:12et vous disiez quelque chose de très juste.
06:13Vous disiez, on dépense de plus en plus
06:15et on voit moins de moyens.
06:16Ben oui, vous avez raison,
06:17parce qu'on dépense vraiment de plus en plus,
06:19il y a de plus en plus de dépenses publiques,
06:20y compris dans l'éducation,
06:22il y a de moins en moins de moyens sur le terrain
06:23parce qu'on a un système qui est mort,
06:24qui est hyper bureaucratisé,
06:26hyper centralisé, hyper compliqué.
06:28Il faut revoir toute l'organisation
06:30des pouvoirs publics en France
06:31et on fera moins de dépenses sociales
06:34et plus d'efficacité.
06:35Mais ce qui est sûr, là,
06:36c'est qu'il faut absolument
06:36trouver de la paix,
06:37de la paix et de la sécurité.
06:39On ne peut pas voir des gamins se faire blesser.
06:40Tout ce qu'on voit des policiers
06:42se faire attaquer,
06:42tout ça est inouï, insupportable.
06:45On ne doit pas banaliser cela, c'est sûr.
06:47Et on entend votre inquiétude
06:49vis-à-vis de cette nouvelle journée de mobilisation
06:52mardi 6 octobre prochain.
06:53Merci beaucoup, David Lysnard,
06:55d'être intervenu à notre antenne.
06:56Richard Ramos, sur ce que propose David Lysnard,
07:00notamment faire payer les parents
07:02lorsqu'ils n'ont pas solvable,
07:04on leur retire leurs logements sociaux,
07:06notamment les aides sociales
07:08auxquelles ils ont droit.
07:09Qu'est-ce que vous en pensez ?
07:11C'est des affaires très compliquées
07:12parce que responsabiliser les parents,
07:14c'est normal.
07:15Je veux dire, vous avez un enfant de 15 ans,
07:18responsabiliser les parents, c'est normal.
07:19Mais encore une fois,
07:20vous avez quelqu'un qui travaille
07:23à la caisse chez Leclerc
07:25et qui lève seul son enfant
07:27et qui termine à 22h30.
07:29Vous allez faire quoi ?
07:29Vous allez les remettre dehors à la sortie.
07:32Ça, on sait que c'est de la démagogie.
07:33Donc c'est quoi la solution, finalement ?
07:35C'est très très dur.
07:36Moi, je suis d'ailleurs pour qu'on revienne
07:38et qu'on débatte au Parlement
07:40sur l'excuse de minorité
07:41parce que là, on voit bien
07:43qu'il y a un sujet.
07:45Donc, vous, vous êtes pour la suppression
07:46de l'excuse de minorité ?
07:48C'est-à-dire, il faut juger de la même manière
07:50un adulte et un enfant ?
07:52Je n'ai pas dit de la même manière.
07:54Mais il faut qu'on débatte sur aujourd'hui.
07:56On pourrait être mineur
07:57et créer des attaques sur des proviseurs,
08:01sur des professeurs,
08:01sur des forces de l'ordre
08:02et se dire de toute façon,
08:04je ne serai pas inquiété,
08:04la loi me protège.
08:05Là, il faut qu'on apporte une réponse
08:07qui soit une réponse précise.
08:08Après, il ne faut pas être démago.
08:10Je veux dire, quand on a des familles
08:11qui sont solvables,
08:12oui, il faut aller prendre le pognon.
08:14Bien évidemment, quand on est parent,
08:15on doit assumer.
08:17Mais par contre, il ne faut pas faire croire
08:18comme là le fait un petit peu M. Lysnard,
08:21de faire croire que parce que
08:22vous n'avez pas de moyens,
08:23c'est dans un logement social,
08:25on va leur enlever le logement social
08:26et on va les mettre à la rue.
08:27Ça n'existe pas.
08:28Alors, on a une chance dans ce pays-là,
08:30c'est que la peine, elle est individualisée.
08:32Donc, on peut, dans une peine, regarder.
08:34Mais de toute façon,
08:35on ne peut pas permettre ce qui s'est passé.
08:36Vous savez, moi,
08:38en 86, j'étais leader
08:40contre le doigt de Vaquet.
08:42On avait milité,
08:44on était lycéens.
08:45Aujourd'hui, je vous dirais,
08:46je ne sais même plus pourquoi
08:47trop on allait,
08:49mais on avait cette jeunesse-là.
08:50Il y avait eu des violences,
08:51vous vous rappelez de l'affaire Malik Oussekin.
08:53Est-ce que vous étiez sage, M. Rameau ?
08:55Non, je n'étais pas sage.
08:56Non, mais je n'ai pas changé.
08:57Je n'ai pas changé.
08:57Vous ne canardiez pas les femmes de l'ordre ?
08:59Non.
08:59Par contre, c'est vrai que
09:01là, on voit bien que la société,
09:03mais c'est toute la société
09:05qui est devenue violente.
09:05Aujourd'hui, les élus que nous sommes,
09:08moi, je suis un élu rural,
09:09avant, les maires n'étaient pas inquiétés physiquement.
09:12Aujourd'hui, les maires,
09:13ils sont inquiétés.
09:14Donc, il faut trouver les solutions.
09:15Nos forces de l'ordre,
09:16pardon, je le dis aussi,
09:17les forces de l'ordre,
09:18moi, je vois à Orléans, par exemple,
09:20les forces de l'ordre,
09:21elles protègent le droit à manifester.
09:24La première chose qu'on fait,
09:25les ordres de l'ordre...
09:25C'est la première mission, d'ailleurs.
09:27Exactement.
09:28Et donc,
09:29elles ont protégé
09:30le droit
09:31à manifester.
09:32Parce que, là aussi,
09:33je déteste quand les gens
09:34disent
09:35oui, la jeunesse, etc.
09:36Non, non, non.
09:38Dans ces affaires-là,
09:39vous avez à la fois
09:41des gens qui sont extérieurs
09:42qui viennent
09:43créer des délits.
09:45Vous avez également
09:46la France insoumise.
09:47De temps en temps,
09:47quand je vois M. Mélenchon
09:49parler des policiers
09:50qui sont des sauvages,
09:51c'est pas respecter la démocratie,
09:53c'est pas respecter la République.
09:54Et derrière,
09:55vous avez des jeunes
09:55qui se font embarquer.
09:57Et avec ça,
09:58il faut trouver
09:58entre les deux...
09:59Vous avez envie de réagir.
10:01Sofiatisez-a.
10:02Respectez les jeunes
10:02et à la fois...
10:04On va marquer
10:05une très courte pause.
10:06Et vous l'avez dit quand même,
10:08vous n'êtes pas d'accord
10:08quand les jeunes
10:10sont en train
10:11de taper,
10:11tabasser
10:12comme l'a vu la policière.
10:13Je ne suis pas d'accord
10:13quand les policiers
10:14tapent déjà.
10:14Mais c'est bien ce que je dis.
10:15Et c'est pour ça...
10:17On va poursuivre le débat.
10:18Et c'est pour ça
10:18que la police des polices
10:19elle doit intervenir
10:21quand il y a des cas particuliers
10:22et quand les protocoles
10:24ne sont pas respectées.
10:255 sur combien de bavures ?

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