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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de Hammet Week-end sur BFMTV

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00:00:00Sur le discours d'Edouard Philippe avec Gérald Darmanin à Tourcoing, y aura-t-il une Marseillaise ? Non.
00:00:10Première fois qu'ils s'affichent ensemble depuis le ralliement du ministre de la Justice à Edouard Philippe.
00:00:14L'enjeu, se présenter comme le candidat le plus rassembleur alors que la bataille fait rage dans le camp du
00:00:19centre.
00:00:20On en parle avec Amandine Atalaya et Maurice Safran. Bonjour à tous les deux.
00:00:24Amandine Atalaya d'abord. Est-ce qu'il a réussi ou est-ce qu'il arrive de plus en plus
00:00:30à marquer sa domination sur la droite et le centre ?
00:00:32Il n'a pas vraiment cherché à le faire aujourd'hui.
00:00:34À vrai dire, il a eu un discours qui était rassembleur classique, mais il se présente comme celui qui a
00:00:38la sérénité d'un candidat qui avance et qui se voit aller jusqu'au bout.
00:00:44C'est un discours très classique qu'a fait là Edouard Philippe, avalanche de compliments mutuels entre celui qui a
00:00:50été son ancien ministre,
00:00:51ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, qui aujourd'hui le soutient, et Edouard Philippe.
00:00:56Aucun affichage de divergence entre les deux parce qu'on le sait par exemple.
00:01:01Pourquoi il y en a ?
00:01:01Voilà que Gérald Darmanin a cette droite plus sociale accrochée au cœur parfois.
00:01:08Il aimerait une réforme des retraites moins brutale que celle que nous propose à ses yeux Edouard Philippe.
00:01:12Il aimerait en revanche qu'il aille plus loin sur l'immigration.
00:01:14Edouard Philippe a laissé la porte ouverte sur la réforme des retraites, toujours aussi floue au passage,
00:01:19sur cet âge qu'il ne veut pas donner. Est-ce que ce sera 65, 66, 67 ans ?
00:01:24Il essaie de se débarrasser à tout prix de cette étiquette de monsieur 67 ans qui date d'il y
00:01:28a quelques années,
00:01:29de 2021 pour être plus précise.
00:01:31Là il a simplement dit il faudra travailler plus et je vais proposer une réforme responsable et juste.
00:01:36Mais il ne s'engage pas sur un âge ?
00:01:38Il ne s'engage pas, il estime certainement que c'est encore trop tôt.
00:01:40Il a beaucoup insisté aussi sur le fait qu'il entendait qu'il y avait des métiers difficiles.
00:01:45Est-ce que donc il prendra en compte ce que lui dit Gérald Darmanin plus tard ?
00:01:49C'est à voir là où il a fermé la porte mais il ne l'a pas redit aujourd'hui.
00:01:52C'est sur cette proposition que faisait Gérald Darmanin qui voulait une suspension de l'immigration légale en France pendant
00:01:58trois ans.
00:01:59Hors de question, a dit Edouard Philippe.
00:02:01Il l'a redit aujourd'hui parce qu'il souhaite faire venir à la fois des étudiants étrangers en France
00:02:06et des travailleurs.
00:02:08Mais il veut une immigration choisie, si l'on résume.
00:02:10Il précise qu'il souhaite une politique migratoire plus ferme et a évoqué notamment la question des aides sociales.
00:02:18Peut-être revoir les aides sociales sur le modèle du Danemark.
00:02:22C'est la réponse d'Edouard Philippe à Gérald Darmanin.
00:02:24Sur ce point-là aussi, Amandine le disait très justement, il y a des divergences avec Gérald Darmanin
00:02:29qui sur le social est beaucoup plus prudent et conservateur de cette façon qu'Edouard Philippe
00:02:35qui est prêt à une vraie réforme de nos systèmes sociaux.
00:02:38Mais il y a eu deux annonces politiques qui vont compter à droite.
00:02:44Il a dit d'une part, il a prononcé pour la première fois le mois de novembre
00:02:49comme éventualité pour choisir le candidat et pas attendre jusqu'à l'année prochaine.
00:02:53Il a dit ça peut aller jusqu'en janvier, février, mais ça sera tard.
00:02:55Et il a prononcé le mot novembre, ce qui est nouveau.
00:02:58Et puis, secondo, il demande la reconstitution d'une espèce d'UMP, de grande fédération qui réunit la droite et
00:03:07le centre.
00:03:08Sinon, dit-il, sans cette fédération, aucune chance de gagner les élections initiatives.
00:03:12Et puis, une différence en réalité entre les deux intervenants aujourd'hui,
00:03:17Gérald Darmanin a rendu hommage au président de la République et à la politique qu'on dit pendant dix ans
00:03:22de façon assez insistante.
00:03:24Bien entendu, Édouard Philippe n'en a pas dit un mot.
00:03:27Et ça, il a tout pris de s'en distancier.
00:03:29Écoutez Gérald Darmanin sur la capacité d'Édouard Philippe à rassembler au Parlement.
00:03:36Aujourd'hui, la seule personne qui peut être au second tour de l'élection présidentielle,
00:03:41la seule personne qui peut gagner l'élection présidentielle,
00:03:44et je le dis parce que personne ne le dit jamais, mais ça va venir dans le débat public,
00:03:47la seule personne qui peut avoir une majorité parlementaire à l'Assemblée nationale,
00:03:52c'est Édouard Philippe.
00:03:54Et je suis très heureux de s'éteindre.
00:03:58Voilà, Édouard Philippe, à ses yeux, le seul capable d'avoir une majorité parlementaire.
00:04:03Il faut rappeler qu'il y a quand même une guéguerre au sein du bloc centriste, entre droit,
00:04:10particulièrement avec Gabriel Attal, avec le risque qu'il se neutralise.
00:04:14Oui, c'est ce qu'on appelle cette primaire sauvage.
00:04:17Du bloc central, c'est-à-dire que pour l'instant, ils regardent chaque jour les sondages,
00:04:21Gabriel Attal, Édouard Philippe, et en fonction, ils essaient de déterminer leur dynamique.
00:04:27Ils lâchent des coups les uns sur les autres.
00:04:29Alors plus Gabriel Attal à destination d'Édouard Philippe que l'inverse, certainement.
00:04:34Gabriel Attal qui se réjouissait ouvertement auprès de ses proches
00:04:36d'une forme de baisse de dynamique d'Édouard Philippe il y a quelques jours.
00:04:40Gabriel Attal qui répète à l'envie qu'il n'est pas une copie, une photocopie d'Édouard Philippe.
00:04:45Sur le fond, il y a très peu de différences entre eux.
00:04:48Sur l'immigration, c'est la même volonté d'une immigration de travail,
00:04:52la volonté d'une réforme des retraites qui soit importante,
00:04:56mais qui ne soit pas non plus un renversement absolu de la table.
00:05:00Enfin, ils se ressemblent beaucoup.
00:05:02Ils se font déjà du mal en s'attaquant comme ça.
00:05:06Et il est vrai que si ça se décante à partir du mois de novembre,
00:05:09bon, ça ira bien, on verra d'ailleurs de quelle façon.
00:05:12Si ça devait traîner jusqu'en janvier ou février,
00:05:15et ça n'est pas exclu parce qu'on n'a pas de moyens,
00:05:17pour l'instant il n'y a pas de primaire au centre.
00:05:19Donc on ne sait pas très bien comment tout ça va se déterminer.
00:05:22Édouard Philippe n'en veut pas.
00:05:23Gabriel Attal laisse une porte ouverte, parce que ça l'arrangerait bien.
00:05:26Cet après-midi pour la première fois.
00:05:28Voilà, c'est ça.
00:05:29Mais pour l'instant, rien n'est acté,
00:05:31alors qu'ils sont nombreux à pousser, François Bayrou et d'autres,
00:05:33en disant qu'il faut absolument une primaire.
00:05:34Mais juste un point, ce n'est pas une guéguerre, c'est carrément la guerre.
00:05:39Et Attal, cet après-midi, sans citer le nom d'Édouard Philippe,
00:05:42a eu plusieurs pics extrêmement durs.
00:05:45Et la campagne s'annonce donc musclée.
00:05:48Merci beaucoup à tous les deux.
00:05:49Remarque une très courte pause.
00:05:50Le temps pour moi de vous annoncer deux rendez-vous très importants.
00:05:53Ce soir, à 18h, votre nouveau rendez-vous,
00:05:56le Grand Oral, présenté par Marc Pauvel et Marie Chantret.
00:05:59Leur invité sera Jean-Philippe Tanguy,
00:06:01député Rassemblement National de la Somme.
00:06:03Et puis à 21h, Guillaume Daré recevra Édouard Philippe.
00:06:07Nous, on se retrouve dans un très court instant.
00:06:09On reviendra sur le naufrage de ce ferry
00:06:11tout près des côtes de la partie nord de Chypre, à 6 kilomètres.
00:06:15Le bilan est pour l'instant de 7 morts, au moins 7 morts.
00:06:19Et 23 personnes sont encore portées disparues.
00:06:21On fera le point dans un instant.
00:06:22A tout de suite.
00:06:25Un ferry a fait naufrage ce dimanche tout près des côtes de la partie nord de Chypre,
00:06:29à environ 6 kilomètres des côtes plus précisément.
00:06:31Il a désormais complètement coulé.
00:06:34Ce sont les dernières informations dont on dispose.
00:06:37Près de 270 personnes à bord.
00:06:39Et selon un premier bilan donné par le premier ministre de la République turque de Chypre du Nord,
00:06:44puisque la partie nord de l'île est contrôlée par la Turquie,
00:06:47et le suivant, au moins 7 morts et 23 personnes portées disparues,
00:06:52regardez ce témoignage d'une personne à l'eau.
00:06:58La femme est morte, elle est morte, morte.
00:07:01Personne n'est venu l'aider.
00:07:03Regardez cette femme, regardez.
00:07:04Nous sommes couverts de coupures, mais regardez cette femme.
00:07:16La femme est morte, la femme.
00:07:18Elle est morte, là, tout de suite.
00:07:19Qui est mort ?
00:07:21Des gens se noient.
00:07:27Regardez, regardez, regardez.
00:07:28Nous sommes sur le bateau, mais c'était inévitable.
00:07:31Pourquoi ont-ils entrepris ce voyage ?
00:07:33Nous sommes en train de nous noyer.
00:07:38La panique et le désarroi après ce naufrage tout près des côtes de Chypre.
00:07:44On va retrouver Mathilde Varda.
00:07:46Vous êtes à Istanbul.
00:07:47On le disait, on le rappelle, Chypre est découpée en deux morceaux, si je puis dire.
00:07:51Le nord est contrôlé par la Turquie.
00:07:54Et ce sont donc les autorités turques qui communiquent.
00:07:56Avez-vous le même bilan ?
00:07:58Donc, 7 personnes mortes, 23 personnes disparues.
00:08:01Ce bilan-là, il est susceptible d'évoluer, évidemment.
00:08:04Oui, en fait, la République Chypre du Nord est une république auto-proclamée.
00:08:11Et donc, les autorités à la fois de Chypre du Nord et de la Turquie communiquent actuellement.
00:08:16Juste pour une petite précision.
00:08:18Comme vous le disiez, les opérations sont toujours en cours.
00:08:21Les opérations de sauvetage.
00:08:22Il y avait 267 personnes à bord, y compris l'équipage.
00:08:26Et comme vous l'avez dit, le bilan actuel est de 7 morts.
00:08:29Il reste 23 personnes qui n'ont pas été encore retrouvées.
00:08:33Donc, les opérations sont toujours en cours.
00:08:35Ce qu'on sait à l'heure actuellement, c'est que le bateau est parti du Chypre du Nord,
00:08:39donc du port de Ziznay, pour aller au port de Tasudzu, à Mefsim, qui est au sud-est de la
00:08:47Turquie.
00:08:48En fait, le bateau, il devait partir à l'origine hier.
00:08:51Mais pour des raisons météorologiques, il n'est pas parti hier.
00:08:53Il est parti aujourd'hui, aux alentours de midi.
00:08:56Peu de temps après son départ, il a commencé à prendre l'eau.
00:09:00Pour l'instant, on n'a pas d'informations sur la raison de ce naufrage.
00:09:04On a pu voir dans les médiatures qu'un témoignage d'un passager qui a été secouru,
00:09:09qui disait que la vente du bateau a éclaté, ainsi que les vitres avaient éclaté.
00:09:13Mais pour l'instant, on n'a pas beaucoup plus d'informations.
00:09:17Des tables d'entreprise ont été installées à la fois à Chypre du Nord, mais aussi en Turquie.
00:09:23Évidemment, des enquêtes seront faites pour définir la cause de cet accident.
00:09:28Et puis, les réactions se multiplient en Turquie, notamment par des politiques.
00:09:34Et le ministère de l'Intérieur turc confirme que les opérations de soutien sont aussi menées par la Chypre.
00:09:40Ils sont aussi en soutien aux autorités de Chypre du Nord.
00:09:46Merci beaucoup, Mathilde Varna.
00:09:48Revenez vers nous si vous avez plus d'informations, évidemment.
00:09:52Laurie Crivière, c'est un point intéressant, le point de la météo,
00:09:55puisque pour l'instant, les causes de ce naufrage ne sont pas connues.
00:09:59Des témoins parlent d'une explosion qui aurait fait plonger l'avant du bateau.
00:10:04Mais la météo semble être l'un des éléments qui est scruté après ce drame.
00:10:10Oui, c'est ce que dit notamment le Premier ministre chypriote turc.
00:10:13En réalité, le départ était prévu hier samedi.
00:10:17Il a été reporté à aujourd'hui en raison d'une alerte météorologique, de la météo chypriote,
00:10:23avec des orages et un fort coup de vent aux alentours des 60-70 km heure.
00:10:28Ça, c'était la météo pour hier.
00:10:29Aujourd'hui, on l'a vu sur ces images, le temps semblait beaucoup plus clément.
00:10:34Le système, effectivement, s'était éloigné.
00:10:36Mais la mer est restée formée.
00:10:39On le voit aussi sur les images d'une mer qui restait agitée.
00:10:42En réalité, après le coup de vent, après le passage des orages,
00:10:46on peut avoir ces perturbations pendant plusieurs heures, voire même pendant plusieurs jours.
00:10:50À l'échelle régionale, ce dimanche, la météo égyptienne, quant à elle,
00:10:54prévoyait encore des vents à 8 beaux forts, donc aux alentours des 70 km heure.
00:10:57Là aussi, avec des vagues de 2 à 4 mètres.
00:11:00Les causes précises sont toujours inconnues jusqu'ici.
00:11:02Elles sont inconnues.
00:11:03Que sait-on de ce bateau, général Jérôme Pellistron ?
00:11:06Alors, il s'agit d'un bateau très particulier, parce qu'en fait, c'est un catamaran rapide,
00:11:10le Philojet, qui a été construit en 2000.
00:11:14Donc, ce n'est pas un bateau où il a 26 ans, ce n'est pas très ancien.
00:11:17C'est un bateau qui fait 40 mètres de long, qui fait 339 tonnes.
00:11:21Donc, en fait, c'est un bateau qui fait des...
00:11:22Vous le voyez ici.
00:11:24Alors, donc, catamaran avec une particularité, vous voyez, sur ces deux coques,
00:11:28c'est qu'effectivement, il est sensible, entre guillemets, à l'état de la mer.
00:11:33C'est-à-dire que, par rapport à un ferry classique, monocoque,
00:11:38lui, il ne peut pas traverser que s'il y a des vagues trop importantes.
00:11:41Alors, a priori, ce que l'on sait, c'est qu'en fait, il a chaviré assez rapidement.
00:11:46Donc, il avait 259 personnes à bord, donc 200...
00:11:52267, dit les autorités sur.
00:11:54Donc, 259 passagers et 8 marins.
00:11:57Donc, et visiblement, le bateau, en fait, il a chaviré.
00:12:02Et ça, ça veut dire que, vraisemblablement, un des flotteurs,
00:12:05vous voyez, c'est une des deux coques,
00:12:06a dû être extrêmement fragilisé pour que le bateau se...
00:12:10Fragilisé par une mer houleuse ?
00:12:13Ou... Alors, une mer houleuse,
00:12:16c'est-à-dire qu'il y avait une défaillance dans la structure d'une des coques.
00:12:20Il a peut-être heurté quelque chose.
00:12:21Il va falloir, effectivement, savoir...
00:12:24Et ça, c'est le rôle de l'enquête,
00:12:26parce qu'effectivement, il a chaviré assez rapidement.
00:12:30Le seul... Ce que l'on sait, néanmoins,
00:12:31c'est que, comme il était à ce qu'on appelle 4 nautiques,
00:12:33c'est-à-dire environ 6 kilomètres,
00:12:35ça a permis l'arrivée très rapide des différents bateaux,
00:12:39que ce soit des bateaux de pêche, bateaux de plaisance...
00:12:43Et on les voit sur ces images, toutes ces embarcations
00:12:45qui sont encore sur zone pour tenter de secourir...
00:12:49Dernier point pour préciser,
00:12:51la température de la Méditerranée à cet endroit-là
00:12:54est l'ordre de 27 degrés.
00:12:56Donc, il n'y a pas de risque d'hypothermie.
00:12:59On peut rester plusieurs heures...
00:13:01Voilà. Sauf si, effectivement, on est très habillé.
00:13:03Et avec le risque, si vous n'avez pas de gilet,
00:13:05qu'avec le poids de vos habits, vous pouvez vous enfoncer.
00:13:08Mais c'est ce qui interpelle quand même
00:13:09cette proximité aux côtes.
00:13:11On est à 6,5 kilomètres à peine.
00:13:15C'est rare, ça ?
00:13:17Alors, il y a, dans les naufrages récents,
00:13:24il y a trois exemples dramatiques qui restent.
00:13:26En avril 1991, en fait, c'est un ferry italien
00:13:29qui a une collision avec un pétrolier.
00:13:33Et en fait, la problématique, c'est que l'équipage du ferry
00:13:37était en train de regarder un match de foot.
00:13:38Il était environ 22 heures, 140 morts, insurvivants.
00:13:42On a aussi en mémoire, bien sûr, en 1994,
00:13:45le naufrage du ferry Estonia en mer Baltique.
00:13:48La porte avant du ferry n'avait pas été fermée.
00:13:50L'eau s'était engouffrée.
00:13:52Et là, un bilan dramatique.
00:13:53852 morts sur 989 passagers.
00:13:56Et puis, bien sûr, vous savez, le fameux paquebot,
00:13:59le Costa Concordia, qui avait donc heurté
00:14:03des rochers au large de la Sicile,
00:14:05où là, sur 4 229 personnes à bord,
00:14:07il n'y avait eu que 32 morts.
00:14:11Ce sont ces trois grandes catastrophes de ferry récentes.
00:14:14Oui, que 32 morts.
00:14:15Que 32 morts, oui.
00:14:16Je vois ce que vous voulez dire.
00:14:17Ça reste évidemment absolument dramatique.
00:14:21Thierry Velu, fondateur d'une ONG de pompiers humanitaires,
00:14:23est avec nous, pompier professionnel et expert en secours.
00:14:25Peut-être qu'on peut regarder des images ensemble,
00:14:29les images qui nous viennent.
00:14:34En ce moment, beaucoup d'embarcations.
00:14:36Il y a six bateaux militaires qui ont été déployés.
00:14:39Comment on vient en secours à toutes ces personnes
00:14:45concernées par ce naufrage ?
00:14:47Comment on vient en secours ?
00:14:49Différentes manières.
00:14:50Tout simplement, en premier, moyens nautiques.
00:14:53Je pense après, moyens aériens.
00:14:56Je pense que la Turquie a déployé des moyens aériens.
00:14:58Et après, moyens terrestres pour pouvoir accueillir les personnes
00:15:02et effectuer les comptages pour savoir le nombre de personnes
00:15:06qui ont été sauvées et qui sont arrivées en terre ferme, on va dire.
00:15:12Donc actuellement, je pense que c'est plus les moyens nautiques
00:15:14et moyens aériens qui sont mobilisés.
00:15:16Et les moyens aériens sont totalement indispensables
00:15:19dans ce type de catastrophe,
00:15:21étant donné que vous pouvez avoir des personnes
00:15:24qui sont emportées par la mer et qui peuvent dériver.
00:15:30Catherine Bertrand, vous êtes présidente de la Société française
00:15:33de médecine de catastrophe,
00:15:35ancienne présidente de l'Association nationale
00:15:37des centres d'enseignement de soins d'urgence.
00:15:39Quelle est la priorité à ce moment-là ?
00:15:42Alors, pas de risque d'hypothermie,
00:15:45puisqu'il fait... l'eau est à 27 degrés, ce que vous disiez.
00:15:49Quels sont les risques principaux ?
00:15:50Comment on intervient dans ces situations d'urgence ?
00:15:53Alors, c'est prévu, tout à fait.
00:15:56Chaque État est responsable d'une zone maritime,
00:15:59qu'on appelle SAR, c'est-à-dire Search and Rescue.
00:16:02Et il y a un centre de coordination
00:16:03qui va être alerté aussitôt
00:16:06et qui va faire venir sur la zone, justement,
00:16:09tous les navires, pêcheurs, etc.,
00:16:11qui peuvent déjà apporter des premiers secours.
00:16:14Et ce centre de coordination a des moyens aériens,
00:16:19maritimes, terrestres.
00:16:20En général, d'ailleurs, il y a une coordination de mer
00:16:24qui va ensuite être suivie d'une coordination au niveau de la terre.
00:16:28Et donc, c'est tout à fait bien organisé.
00:16:30Sur le bateau, c'est le commandant du bateau
00:16:33qui coordonne et qui décide,
00:16:36en fonction de l'état de son bateau,
00:16:40de l'évacuation.
00:16:41Et normalement, tous les passagers
00:16:44ont une possibilité, donc, d'être évacués
00:16:47par des canaux ou des radeaux.
00:16:49Normalement, il y a même des kits de survie
00:16:51dans les bateaux, de telle manière
00:16:53que l'évacuation puisse se faire
00:16:55de la meilleure façon.
00:16:57Sauf qu'on a tous pris des séries,
00:16:58alors pas celui-là, en l'occurrence,
00:17:00mais des séries en vacances.
00:17:02On ne connaît pas les règles de sécurité.
00:17:04En l'occurrence, c'est des séries,
00:17:05c'est ça qui font, Olivier Ravanello,
00:17:07ces deux heures de traversée
00:17:08pour rejoindre...
00:17:09C'est la destination qui est Mercine,
00:17:11en effet, qui est un peu moins de trois heures.
00:17:16Et c'est une liaison,
00:17:17c'est presque un cordon ombilical
00:17:19avec la Turquie,
00:17:20puisqu'il y a des gens
00:17:22qui viennent travailler,
00:17:22il y a des gens qui viennent en famille,
00:17:24il y a des gens qui viennent voir des proches.
00:17:26Donc, il y a des allers-retours
00:17:27très, très, très réguliers.
00:17:28C'est une navette.
00:17:30Donc, c'est une liaison
00:17:31qui est extrêmement rodée.
00:17:32Ce qu'on voit sur les images aussi,
00:17:34et on en voit à nouveau,
00:17:35c'est un déploiement
00:17:36de moyens militaires extrêmement importants.
00:17:38ce qui est compréhensible,
00:17:40parce que vous êtes à cet endroit-là,
00:17:42à une frontière, en fait,
00:17:44de la Turquie,
00:17:45une frontière conflictuelle,
00:17:46puisque l'autre bout de Chypre,
00:17:48qui appartient à l'Union européenne,
00:17:50est une rivale
00:17:52avec laquelle, officiellement,
00:17:54la Turquie est dans un état de non-paix,
00:17:56pas de guerre, mais de non-paix.
00:17:58Donc, il y a une présence militaire
00:17:59extrêmement importante
00:18:00sur la zone nord de Chypre.
00:18:01Il y a 30 000 à 40 000 militaires.
00:18:03Et c'est pour ça que, très vite,
00:18:04des moyens aussi de sauvetage
00:18:07ont pu être déployés.
00:18:08Il y a six bâtiments militaires
00:18:10qui ont été envoyés
00:18:10très, très vite en mer
00:18:12pour pouvoir secourir
00:18:14toutes ces personnes qui sont là.
00:18:16Et vous le soulignez,
00:18:17c'est important de le dire,
00:18:18on est tout près des côtes.
00:18:20Pour ceux qui connaissent,
00:18:21en gros, vous êtes juste derrière
00:18:22l'île du Frioul quand vous êtes à Marseille.
00:18:24C'est-à-dire à quelques
00:18:27dizaines de minutes
00:18:28de navigation.
00:18:29Donc, l'explication
00:18:31de pourquoi si vite
00:18:33est-ce qu'il y a eu
00:18:34une avarie
00:18:34qui a fait couler ce bateau,
00:18:36ça, ce sera évidemment
00:18:37l'enquête qui va le déterminer.
00:18:38Avec ce bilan
00:18:38qui est terrible,
00:18:39et je reviens
00:18:42avec vous,
00:18:43au moins 7 morts,
00:18:4523 disparus,
00:18:47comment expliquer
00:18:47que le bilan soit aussi lourd ?
00:18:48Qu'est-ce qui se passe,
00:18:49pardon pour ma question naïve,
00:18:50mais quand on sent
00:18:52que les choses se passent mal
00:18:53sur un bateau,
00:18:54le meilleur réflexe à avoir,
00:18:56c'est quoi ?
00:18:56C'est sauter ?
00:18:57C'est enfiler un gilet de sauvetage
00:18:58et sauter ?
00:18:58Non, non, pas du tout.
00:18:59C'est d'obéir
00:19:00aux consignes qui sont données.
00:19:02Encore une fois,
00:19:02c'est le commandant du bateau.
00:19:04Normalement,
00:19:04il y a des exercices.
00:19:05Et quand même,
00:19:06ce genre d'accident,
00:19:07tous ces accidents
00:19:08sont prévus
00:19:09et font l'objet
00:19:10d'exercices
00:19:11et de consignes
00:19:12d'évacuation
00:19:13et de moyens d'évacuation.
00:19:14Donc, il faut suivre
00:19:15les consignes
00:19:16qui sont données.
00:19:17En l'occurrence,
00:19:18je vous fais part
00:19:19d'un témoignage
00:19:20qui nous est parvenu.
00:19:21C'est nos confrères
00:19:22de l'AFP
00:19:23qui l'ont reçu.
00:19:24Un témoignage
00:19:25d'un homme
00:19:25qui a été secouru
00:19:26qui explique
00:19:27qu'il a vu
00:19:28le capitaine du bateau
00:19:29sauter à l'eau
00:19:30sans donner
00:19:31aucune consigne
00:19:31d'organisation.
00:19:32Voilà,
00:19:33je fais part
00:19:34de ce témoignage.
00:19:35On pourrait penser
00:19:36que c'est à l'origine
00:19:38d'un certain mouvement
00:19:39de panique
00:19:40et de désorganisation
00:19:41dans ces cas-là.
00:19:42Mais,
00:19:44normalement,
00:19:44tout est véritablement
00:19:45bien organisé.
00:19:46Vous parliez
00:19:46de moyens militaires.
00:19:48Tous les centres
00:19:49de coordination,
00:19:50en France,
00:19:50ont fait la même chose
00:19:51avec nos crosses.
00:19:52On a des moyens
00:19:52civils et militaires
00:19:53qui sont mis en œuvre.
00:19:55avec des équipes médicales,
00:19:58le ministère de la Santé
00:19:59donne aussi
00:20:00une possibilité
00:20:01d'équipe
00:20:03au préfet maritime.
00:20:05Donc,
00:20:05tout s'est organisé
00:20:06à peu près
00:20:07de la même manière
00:20:07dans ces zones-là
00:20:10et notamment
00:20:11à Chypre.
00:20:12Il y a
00:20:12un
00:20:13Joint
00:20:15Rescue
00:20:17Coordination Center
00:20:18qui coordonne
00:20:19tout cet ensemble
00:20:20qui,
00:20:20en principe,
00:20:21quand tout fonctionne
00:20:22normalement,
00:20:23est alerté tout de suite
00:20:24et opère
00:20:25cette coordination.
00:20:26On imagine
00:20:28aussi,
00:20:29on reste,
00:20:29c'est la fin de l'été,
00:20:30il y a encore
00:20:31beaucoup de touristes
00:20:32sur zone.
00:20:33Donc,
00:20:34potentiellement,
00:20:34on n'a pas encore
00:20:35d'informations
00:20:35sur les nationalités
00:20:37de tous ces naufragés,
00:20:38mais c'est une réelle
00:20:40possibilité.
00:20:40Oui,
00:20:41alors,
00:20:42j'ai posé
00:20:43tout à l'heure
00:20:43la question
00:20:44qu'est d'Orsay,
00:20:44a priori,
00:20:45il n'y aurait pas
00:20:46de français,
00:20:47mais effectivement,
00:20:48sur ce type de bateau,
00:20:49on peut trouver
00:20:50beaucoup de touristes.
00:20:51Alors,
00:20:52point particulier,
00:20:53c'est le bateau
00:20:53qui fait la liaison
00:20:54avec cette partie
00:20:55très spécifique
00:20:56de Chypre,
00:20:57qui est sous contrôle,
00:20:58sous contrôle turc.
00:20:59Mais une chose est sûre,
00:21:00c'est que
00:21:00c'est toute la difficulté.
00:21:02Alors,
00:21:02on peut se poser,
00:21:03on peut s'interroger
00:21:04sur,
00:21:05compte tenu de la longueur
00:21:06de la traversée,
00:21:07au moins trois heures,
00:21:08fait que huit marins
00:21:10pour 259 passagers,
00:21:12ce n'est pas beaucoup,
00:21:13et c'est ça
00:21:14toute la difficulté,
00:21:15en fait,
00:21:16sur les bateaux.
00:21:17C'est-à-dire que
00:21:17vous avez les passagers
00:21:18qui,
00:21:18il faut partir du principe,
00:21:20ne connaissent rien.
00:21:21C'est-à-dire,
00:21:22voilà,
00:21:23ils ne sont pas
00:21:23des marins.
00:21:25Et puis,
00:21:25vous avez les marins,
00:21:26alors,
00:21:26généralement,
00:21:27vous avez ceux
00:21:28qui participent
00:21:29à la conduite du bateau,
00:21:31du capitaine
00:21:32au chef mécanicien,
00:21:33au matelot.
00:21:34Vous pouvez aussi avoir
00:21:35ce qu'on appelle
00:21:35du personnel navigant commercial,
00:21:37c'est comme dans les avions,
00:21:38les hôtesses de l'air,
00:21:40qui participent
00:21:41à l'encadrement
00:21:42de là,
00:21:43et normalement,
00:21:43ce sont des gens
00:21:44qui sont formés
00:21:45pour,
00:21:46en cas de problème,
00:21:47tout de suite,
00:21:48prendre les mesures
00:21:49de sécurité.
00:21:51La difficulté,
00:21:52c'est que si,
00:21:53a priori,
00:21:54effectivement,
00:21:54le bateau
00:21:55a chaviré
00:21:56et a coulé rapidement,
00:21:57vous avez la panique.
00:21:58Et la difficulté aussi,
00:22:00c'est que,
00:22:00vous avez,
00:22:01on le voit sur le bateau,
00:22:03les gens sont essentiellement
00:22:05à l'intérieur.
00:22:05On n'est pas sur
00:22:06un bateau
00:22:07d'excursion
00:22:10où on est
00:22:11plutôt
00:22:11à l'extérieur.
00:22:13Et donc,
00:22:13vous imaginez
00:22:14la panique
00:22:15qu'il peut y avoir.
00:22:16Et c'est ça,
00:22:17l'une des difficultés.
00:22:18Parce que 8 marins
00:22:19pour encadrer
00:22:21259 passagers
00:22:22en cas de problème,
00:22:23ça somme le peu.
00:22:24Et ça renvoie
00:22:25aussi à des témoignages
00:22:26qui ont été recueillis
00:22:27par nos confrères
00:22:28de l'AFP,
00:22:29dont un qui fait part
00:22:30en effet d'un mouvement
00:22:31dans lequel le bateau
00:22:33chavire,
00:22:34bascule sur le côté
00:22:35et très vite,
00:22:35les vitres explosent
00:22:36et donc ouvrent
00:22:37une voie d'eau
00:22:38à l'intérieur du bateau.
00:22:39Donc,
00:22:39ce qui semble
00:22:40et ce qui explique aussi
00:22:41que le bateau
00:22:42est sombré aussi vite,
00:22:43c'est que très très vite,
00:22:45de l'eau est rentrée
00:22:45à l'intérieur de ce bateau
00:22:47qui,
00:22:48comme vous le soulignez,
00:22:48est fermé.
00:22:49On peut imaginer
00:22:50que des personnes
00:22:50se soient simplement
00:22:51retrouvées coincées
00:22:52et n'aient pas pu
00:22:53être évacuées.
00:22:54C'est peut-être
00:22:56effectivement le sort
00:22:57qu'ont vécu
00:22:58ces personnes
00:22:58qui restent portées
00:23:01disparues.
00:23:01Oui,
00:23:02c'est ce qui va être
00:23:03le plus difficile
00:23:04dans les secours,
00:23:05c'est d'essayer
00:23:07de trouver justement
00:23:07ces gens disparus
00:23:08qui peuvent être,
00:23:11même s'il n'y a que
00:23:126 kilomètres de la côte,
00:23:14ça peut être
00:23:14effectivement très difficile
00:23:16pour les secours
00:23:16de retrouver des disparus.
00:23:18Merci beaucoup,
00:23:19merci à tous les quatre.
00:23:20On y reviendra évidemment
00:23:21un petit peu plus tard
00:23:22dans cette émission,
00:23:23on suit l'évolution
00:23:23de la situation
00:23:25donc au nord de Cypre.
00:23:27On va parler politique
00:23:28à présent.
00:23:29Notre prochain invité,
00:23:30c'est Henri Guénaud,
00:23:30ancien conseiller spécial
00:23:31de Nicolas Sarkozy
00:23:32à l'Elysée,
00:23:33ancien député LR.
00:23:34Il a une vision
00:23:35très pessimiste
00:23:36de cette rentrée politique
00:23:37qui trouve grâce
00:23:38à ses yeux.
00:23:40Que pense-t-il,
00:23:40tiens,
00:23:41de la rentrée
00:23:42d'Edouard Philippe ?
00:23:43Peut-il rassembler
00:23:44à droite,
00:23:45au centre ?
00:23:45On lui posera la question.
00:23:46A tout de suite.
00:23:49La rentrée politique,
00:23:50on en parle avec
00:23:50notre invité
00:23:51cet après-midi,
00:23:53Henri Guénaud,
00:23:53ancien conseiller spécial
00:23:54de Nicolas Sarkozy
00:23:55à l'Elysée,
00:23:56ancien député LR.
00:23:57Bonjour,
00:23:58on est ravis
00:23:58de vous accueillir.
00:23:59Face à vous,
00:23:59Serge Raffi,
00:24:01éditorialiste au point
00:24:02et écrivain.
00:24:03Vous signez
00:24:05l'édito
00:24:06que l'on va voir
00:24:06à l'antenne,
00:24:07primaire PS,
00:24:08passe public,
00:24:08François Hollande
00:24:09en embuscade.
00:24:10On aura peut-être
00:24:11l'occasion
00:24:11d'en dire un mot.
00:24:11et puis Amandine Attalaya,
00:24:14éditorialiste politique
00:24:14pour BFM TV.
00:24:16Merci,
00:24:16Henri Guénaud,
00:24:17d'avoir accepté
00:24:18notre invitation.
00:24:19Vous êtes décidément
00:24:20très pessimiste
00:24:22en cette rentrée.
00:24:23Je vous cite,
00:24:24c'était sur notre
00:24:25antenne cette semaine,
00:24:26rien n'est à la hauteur
00:24:27et là,
00:24:28je ne vais pas trahir
00:24:29de secret,
00:24:29on en discutait
00:24:30pendant la pub,
00:24:31vous me disiez
00:24:31c'est de pire en pire
00:24:32et je développe
00:24:33une sorte de rage.
00:24:34Ça va si loin que ça ?
00:24:35Oui,
00:24:36ça va si loin.
00:24:37Moi,
00:24:37j'ai énormément donné
00:24:39à tout ça,
00:24:40à la vie publique,
00:24:41sans que ça soit
00:24:42vraiment mon métier
00:24:44et ça m'a coûté
00:24:46beaucoup d'énergie,
00:24:46ça m'a coûté cher aussi,
00:24:47ce sont des sacrifices
00:24:50importants
00:24:50et en termes de carrière,
00:24:52en termes matériel,
00:24:53etc.,
00:24:53puis psychologique parfois
00:24:55et je me retourne
00:24:56derrière,
00:24:57je me retourne
00:24:57sur ma vie,
00:24:58je me dis
00:24:59tout ça pour ça,
00:25:00tout ça pour ça.
00:25:01Je crois que je l'ai dit
00:25:02effectivement
00:25:03sur votre antenne,
00:25:04c'est la pire campagne
00:25:07présidentielle
00:25:07de la Ve République.
00:25:08Mais qu'est-ce qui vous
00:25:09veut dire ça ?
00:25:09après,
00:25:10mais tout.
00:25:11rien n'est à la hauteur,
00:25:14ni les projets,
00:25:15ni, pardon,
00:25:16sans vouloir juger
00:25:18les uns les autres,
00:25:19tous d'éminente qualité,
00:25:20mais rien n'est à la hauteur
00:25:21des enjeux.
00:25:23Mais ça ne fait que commencer ?
00:25:24On n'est même pas en septembre.
00:25:26Oui,
00:25:26ça commence mal.
00:25:30Franchement,
00:25:30regardez le débat,
00:25:31le débat,
00:25:32ça c'est quand même
00:25:33quelque chose d'extraordinaire,
00:25:34le débat au MEDEF.
00:25:35On n'a jamais vu ça,
00:25:36jamais on n'a organisé
00:25:38un tel débat.
00:25:38Le débat du MEDEF
00:25:39donc jeudi dernier.
00:25:40voilà.
00:25:41Donc moi,
00:25:42je fermais les yeux,
00:25:43je me disais,
00:25:43est-ce que je peux imaginer
00:25:45sur cette scène,
00:25:46Georges Pompidou,
00:25:48Jacques Chabandelle-Masse,
00:25:50François Mitterrand,
00:25:52Jacques Chirac,
00:25:53en train de participer
00:25:55à un débat
00:25:55de ce genre ?
00:25:58D'exposer leur point de vue économique
00:26:00devant les patrons ?
00:26:01C'est plutôt positif, non ?
00:26:02On peut imaginer Nicolas Sarkozy.
00:26:03Parce que d'abord,
00:26:04quand vous êtes président de la République,
00:26:05vous pouvez aller rencontrer
00:26:07les patrons,
00:26:07mais quand vous voulez l'être,
00:26:09vous êtes candidat,
00:26:10mais le faire devant
00:26:11une assemblée aussi spécifique,
00:26:15vous ne parlez pas au français,
00:26:16vous parlez à une particulière...
00:26:18Mais non,
00:26:18c'est contraire à l'idée
00:26:21qu'on peut se faire
00:26:22d'un président de la République.
00:26:23Vous avez eu l'impression
00:26:24que quand Marine Le Pen
00:26:25parlait du retour à la retraite
00:26:27à 62 ans,
00:26:28elle essayait de convaincre
00:26:28les patrons devant elle ?
00:26:30Mais ce n'est même pas le problème,
00:26:32c'est que ça pèse.
00:26:33Ça donnait par exemple
00:26:34cette scène extravagante,
00:26:37terrifiante.
00:26:38Heureusement,
00:26:38la plupart des Français
00:26:39ne regardaient pas ce débat.
00:26:42Mais quand Jean-Luc Mélenchon
00:26:44parle d'augmenter le SMIC,
00:26:45on peut être contre
00:26:46pour un tas de raisons.
00:26:48On peut dire
00:26:48les conséquences sont mauvaises,
00:26:50Mais rire
00:26:51dans une assemblée de patrons.
00:26:53Vous vous rendez compte
00:26:54des dégâts que cela fait
00:26:56sur l'essentiel
00:27:00sur l'esprit public.
00:27:01Beaucoup de gens l'ont vue,
00:27:02cette séquence,
00:27:03ils l'ont commentée.
00:27:04Il ne faut pas se mettre
00:27:05dans ces situations-là.
00:27:06Or, on s'y met.
00:27:08Sauf votre respect,
00:27:09M. Guénaud,
00:27:10je n'ai pas du tout
00:27:11la même sensation que vous.
00:27:13Moi, ce débat,
00:27:14je l'ai vécu
00:27:15comme un moment formidable.
00:27:16Parce que d'abord,
00:27:16c'est un formidable moment
00:27:18de démocratie.
00:27:19Première chose,
00:27:20c'est qu'en plus,
00:27:21à Roland-Garros,
00:27:21il y a un côté un peu symbolique,
00:27:22c'est un match.
00:27:23Et donc,
00:27:24il y a sept candidats
00:27:25qui ont le courage
00:27:25d'aller quand même
00:27:26devant les patrons.
00:27:27C'est vrai qu'ils ont été
00:27:28plutôt sages,
00:27:29plutôt tranquilles,
00:27:30parce qu'ils ne veulent pas
00:27:30non plus complètement
00:27:31se les mettre à dos
00:27:32les uns et les autres,
00:27:33à part Mélenchon un peu.
00:27:34Mais en même temps,
00:27:35il a été plutôt tranquille,
00:27:37Mélenchon, ce jour-là.
00:27:38Donc, pour moi,
00:27:39c'est formidable
00:27:40que dans un pays
00:27:41comme la France,
00:27:42on puisse organiser
00:27:43aujourd'hui des débats
00:27:44de ce niveau-là,
00:27:46qui a des faiblesses,
00:27:48bien évidemment,
00:27:48mais en même temps,
00:27:49qui existent.
00:27:50Et je trouve que ça fait
00:27:51vivre la démocratie.
00:27:52Or, le grand danger
00:27:53qu'on a depuis quelque temps,
00:27:55c'est de transformer
00:27:56l'arène politique française
00:27:57dans un espèce de ring
00:27:59d'invectives,
00:28:00d'insultes,
00:28:01d'injures,
00:28:01etc.
00:28:02Les réseaux sociaux
00:28:04favorisant beaucoup
00:28:05tout ça.
00:28:05Je pense que ça,
00:28:06c'est un changement radical.
00:28:07Donc, une vision optimiste
00:28:08et plutôt plus pessimiste
00:28:10de ce début de campagne.
00:28:11Mais juste,
00:28:11je voulais vous faire écouter
00:28:12un élément.
00:28:13Juste une remarque.
00:28:15Oui, ils ne se sont pas insultés,
00:28:16tant mieux.
00:28:17Oui, c'était normal
00:28:17qu'ils y aillent
00:28:18parce qu'ils ne pouvaient pas
00:28:19ne pas y aller.
00:28:20Ce n'est pas eux
00:28:20que j'incrimine.
00:28:21C'est comment fait-on
00:28:22pour organiser,
00:28:24comment pensent-on
00:28:24organiser une chose pareille ?
00:28:26C'est-à-dire que,
00:28:27oui, la campagne présidentielle,
00:28:29c'est un homme ou une femme
00:28:30qui va à la rencontre du peuple.
00:28:31Et des débats à 7,
00:28:33à 8, à 10,
00:28:34mais c'est insensé
00:28:35quand on y sonde.
00:28:36Donc, il ne sait rien pas.
00:28:37En fait, sur le fond,
00:28:38on n'a rien appris.
00:28:39Il n'y a pas eu de débat
00:28:40sur le fond.
00:28:41Il y a eu des punchlines,
00:28:43il y a eu des répartis.
00:28:43Mais alors, justement,
00:28:45est-ce qu'il y a quelqu'un,
00:28:47malgré tout,
00:28:48qui trouve plus grâce
00:28:49à vos yeux ?
00:28:50Je voulais vous faire écouter
00:28:51un son de Jordan Bardella,
00:28:52interviewé par Marie Chantret
00:28:53sur notre antenne.
00:28:55Lui, il est très sévère,
00:28:56particulièrement envers
00:28:57Bruno Retailleau,
00:28:58le candidat à l'est républicain.
00:28:59Écoutez ce qu'il dit.
00:29:01Moi, j'ai toujours assumé
00:29:02qu'il y avait,
00:29:03au sein du peuple de droite,
00:29:05tout un électorat
00:29:06qui était aujourd'hui orphelin
00:29:08d'un leader d'un projet
00:29:09et d'une incarnation
00:29:10et qui ne se retrouve pas
00:29:11dans la personne
00:29:12de M. Retailleau
00:29:13dont on sait
00:29:13qu'il n'est pas un candidat
00:29:15sérieux à cette élection présidentielle.
00:29:17Il n'est pas un candidat sérieux.
00:29:18Pourquoi ?
00:29:19Parce qu'il ne passera pas Noël.
00:29:20Et que,
00:29:21je vous le signe ce soir,
00:29:23Bruno Retailleau
00:29:24se retirera
00:29:24pour soutenir Edouard Philippe.
00:29:26Bruno Retailleau
00:29:27n'est pas un candidat sérieux,
00:29:28il ne passera pas Noël.
00:29:29Vous partagez cette année ?
00:29:31M. Bardella
00:29:33n'est pas candidat
00:29:33à l'élection présidentielle.
00:29:35Un candidat
00:29:35à l'élection présidentielle,
00:29:36ça ne fait pas ça.
00:29:38Ça ne fait pas ça.
00:29:39Pourquoi ?
00:29:39Vous ne pouvez pas passer
00:29:40tout votre premier tour
00:29:41à taper sur les autres.
00:29:44Surtout quand il y a
00:29:44au moins 10 candidats sérieux.
00:29:46Donc,
00:29:46vous passez votre temps
00:29:47à taper sur les autres.
00:29:48Un candidat au premier tour,
00:29:50ça parle de lui,
00:29:52de son projet,
00:29:53ça parle aux gens,
00:29:54mais ça ne parle pas des autres.
00:29:55Ça parle de l'autre
00:29:56au second tour
00:29:57parce que c'est un duel.
00:29:59Donc,
00:29:59vous parlez de l'autre.
00:30:00C'est normal.
00:30:00Mais vous ne voyez pas,
00:30:02ils sont tous,
00:30:02ils passent tous leur temps
00:30:03à parler des autres.
00:30:06Alors,
00:30:06vous parliez des invectives,
00:30:07alors il y a des invectives polies,
00:30:08mais enfin,
00:30:09tout ça n'est quand même
00:30:10pas très gentil.
00:30:10Et de quoi on parle ?
00:30:11On parle d'électorat,
00:30:12de clientèle,
00:30:14de voix qu'on va regrouper,
00:30:16pas regrouper,
00:30:16qui sont perdus.
00:30:18Je parle de Bruno Retailleau
00:30:19parce que, pardon,
00:30:20j'aurais pensé
00:30:20que vous le soutiendriez peut-être.
00:30:22Non,
00:30:23mais là,
00:30:24lui,
00:30:25il parle de Bruno Retailleau.
00:30:26Est-ce que Bruno Retailleau,
00:30:27lui,
00:30:27a un projet ?
00:30:28Est-ce qu'il trouve,
00:30:29grâce à vos yeux,
00:30:30vous qui êtes aussi pessimiste
00:30:31dans ce week-end de rentrée politique ?
00:30:34Alors,
00:30:35si vous me parlez du plan personnel,
00:30:37oui,
00:30:37moi j'aime bien Bruno Retailleau.
00:30:38Si vous me parlez du candidat
00:30:39à la présidence de la République...
00:30:40Je parle du candidat
00:30:41à la présidence de la République.
00:30:41Non,
00:30:42je ne suis d'accord avec rien,
00:30:43voilà,
00:30:43ce n'est pas compliqué.
00:30:44Qu'est-ce qui coince ?
00:30:45Rien,
00:30:46mais tout,
00:30:46par exemple,
00:30:47un candidat propose,
00:30:49on va en citer deux.
00:30:50Moi,
00:30:51je suis obsédé par cette volonté
00:30:54de dépolitiser la société et l'économie.
00:30:57Alors,
00:30:57dépolitiser,
00:30:58ça veut dire,
00:30:58par exemple,
00:30:59ne se faire gouverner,
00:31:00n'être plus gouverné
00:31:01que par des règles.
00:31:02C'est pratique la règle.
00:31:03Plus de responsabilité,
00:31:04plus de dilemme tragique,
00:31:05plus rien.
00:31:06On n'a pas l'angoisse du choix.
00:31:08Alors,
00:31:08c'est soit la règle d'or,
00:31:10maintenant,
00:31:10Mme Le Pen s'est découvert
00:31:11un amour inodéré
00:31:12pour la règle d'or.
00:31:13Personne n'en parle d'ailleurs.
00:31:14C'est extraordinaire.
00:31:16On en a parlé sur ce plateau.
00:31:17Tous les jours,
00:31:19on dénonce les décisions
00:31:20du Conseil constitutionnel
00:31:22qui ne sont pas démocratiques,
00:31:23etc.
00:31:24Et puis,
00:31:24que fait-on dans la présidentielle ?
00:31:26Ce n'est pas la seule,
00:31:27mais SES,
00:31:27c'était inattendu.
00:31:29On me dit,
00:31:30on va donner le pouvoir budgétaire
00:31:32constitutionnellement
00:31:34au Conseil constitutionnel.
00:31:36Et là,
00:31:36on vous en tombe.
00:31:37Alors,
00:31:37vous parlez de Bruno Rotaillot,
00:31:39discuter,
00:31:40pour l'instant,
00:31:41on n'a pas son programme complet,
00:31:42mais quand il dit,
00:31:43maintenant,
00:31:44il faut que l'âge de la retraite
00:31:45soit indexé
00:31:47automatiquement sur l'espérance de vie.
00:31:52C'est pareil.
00:31:53Alors,
00:31:53on dira,
00:31:53non,
00:31:54moi,
00:31:54je suis pour rien.
00:31:54C'est l'espérance de vie,
00:31:55c'est la règle.
00:31:56Et donc,
00:31:57on aura plusieurs...
00:31:57Ça veut dire qu'on élimine
00:31:59toute forme de choix,
00:32:03toute forme de prise de responsabilité
00:32:05devant le peuple,
00:32:06des mesures qu'on lui propose.
00:32:08Moi,
00:32:09je n'en peux plus
00:32:10de cette façon
00:32:11de concevoir la politique
00:32:12qui est en fait
00:32:13une négation de la politique.
00:32:14Amandine Atalaïa.
00:32:15Oui,
00:32:16j'étais en train de réfléchir,
00:32:17je me rappelais de la campagne
00:32:18de 2007,
00:32:19par exemple,
00:32:19puisque vous avez travaillé
00:32:21avec Nicolas Sarkozy,
00:32:22vous la connaissez mieux que moi.
00:32:23Mais en fait,
00:32:23je ne vois pas complètement
00:32:24en quoi tout est devenu plus nul
00:32:26par rapport à 2007,
00:32:27par exemple.
00:32:27Il y avait
00:32:28Ségolène Royal
00:32:29qui était candidate du PS,
00:32:31qui passait son temps
00:32:31à parler de Nicolas Sarkozy.
00:32:33Il y avait Ségolène Royal
00:32:34qui se faisait pilonner
00:32:35par tous les éléphants
00:32:36du PS,
00:32:37qui ne voulait pas d'elle
00:32:37comme candidate
00:32:38et qui ne la respectait pas.
00:32:39Je veux dire,
00:32:40ça ne voulait pas forcément
00:32:41toujours très haut
00:32:41avec des propositions
00:32:42incroyables, non ?
00:32:43D'abord,
00:32:43j'ai la prétention
00:32:44de croire que les discours
00:32:46de Nicolas Sarkozy
00:32:47volaient plus haut
00:32:48que ceux qu'on entend aujourd'hui,
00:32:49mais ça n'engage que moi.
00:32:51L'ancien conseiller spécial
00:32:52de Nicolas Sarkozy.
00:32:53Comme j'ai beaucoup contribué,
00:32:55je...
00:32:56Vous jetez des peurs.
00:32:57Il n'y a pas un discours
00:32:59où on a parlé
00:32:59au premier tour
00:33:01de Madame Royal.
00:33:04Pas un grand discours
00:33:04de Nicolas Sarkozy
00:33:05où on parlait
00:33:06de Madame Royal.
00:33:06Madame Royal,
00:33:08ceux qui en parlaient le plus,
00:33:09c'étaient ses amis.
00:33:10Vous l'avez parfaitement indiqué.
00:33:12C'est-à-dire,
00:33:13voilà,
00:33:13il faut voir ce qu'ils lui ont fait.
00:33:14Bon,
00:33:15mais on ne passait pas son temps
00:33:16à parler de Beyrouth,
00:33:18de Madame Royal
00:33:19et des autres.
00:33:20Le premier tour,
00:33:21ça a été,
00:33:22voilà ce que je veux.
00:33:24Et oui, pardon,
00:33:24le niveau était supérieur.
00:33:26Je suis désolé,
00:33:26c'est le niveau de la campagne.
00:33:27Je ne parle pas des gens,
00:33:29de la valeur intrinsèque
00:33:30des personnes,
00:33:31mais il y avait une intelligence
00:33:32et une énergie
00:33:33chez Nicolas Sarkozy
00:33:34qui a d'ailleurs porté ses fruits
00:33:35puisque...
00:33:36Et heureusement
00:33:36qu'il ne s'est pas enfermé
00:33:37ni dans la critique
00:33:40de ses adversaires
00:33:42du premier tour,
00:33:43ni dans une approche
00:33:45en termes de clientèle
00:33:45puisqu'il a pris énormément
00:33:48au Front National de l'époque
00:33:50et il a même pris à gauche
00:33:51parce qu'il parlait...
00:33:53Le but d'une présidentielle
00:33:54c'est de parler
00:33:55à tous les Français,
00:33:57pas à une clientèle,
00:33:59pas à des morceaux de clientèle.
00:34:00Qui est le plus à même
00:34:01de rassembler
00:34:02dans ce camp-là ?
00:34:03Le camp du centre,
00:34:05du centre droit.
00:34:06Vous avez dû suivre
00:34:07le discours de Gérald Darmanin,
00:34:09d'Edouard Philippe
00:34:09aujourd'hui à Tourcoing.
00:34:11J'imagine Gérald Darmanin
00:34:12est venu apporter son soutien
00:34:13à Edouard Philippe.
00:34:15Écoutez ce qu'il dit
00:34:16sur la capacité
00:34:18du maire du Havre
00:34:19à rassembler.
00:34:22Aujourd'hui,
00:34:23la seule personne
00:34:24qui peut être au second tour
00:34:25de l'élection présidentielle,
00:34:27la seule personne
00:34:28qui peut gagner
00:34:28l'élection présidentielle
00:34:29et je le dis
00:34:30parce que personne
00:34:31ne le dit jamais
00:34:31mais ça va venir
00:34:32dans le débat public.
00:34:33La seule personne
00:34:34qui peut avoir
00:34:34une majorité parlementaire
00:34:36à l'Assemblée nationale
00:34:38c'est Edouard Philippe
00:34:39et je suis très heureux
00:34:40de ce qu'il dit.
00:34:44Est-ce qu'Edouard Philippe
00:34:46est à même
00:34:47de rassembler,
00:34:48de pouvoir rassembler
00:34:49comme le pense
00:34:49Gérald Darmanin ?
00:34:50Moi, je ne pense pas
00:34:52mais imaginez
00:34:54qu'il arrive
00:34:55au second tour
00:34:56je ne lui ai pas gagné
00:34:58et qu'au second tour
00:34:59il gagne.
00:35:01Bon,
00:35:02le plafond de verre
00:35:03finalement
00:35:03sera encore un peu là
00:35:04très bien.
00:35:05Mais il va gagner
00:35:06par défaut.
00:35:08Il va gagner
00:35:08avec des voix
00:35:09qui ne seront pas là
00:35:10au moment des législatives
00:35:11parce que les gens
00:35:12une fois de plus
00:35:13se seront sentis piégés
00:35:14par le vote par défaut.
00:35:16Et donc,
00:35:16à mes yeux,
00:35:16il n'a aucune chance
00:35:18d'avoir une vote.
00:35:18Ça, il a compris
00:35:20Edouard Philippe
00:35:20qu'il ne fallait pas
00:35:21qu'il soit le candidat
00:35:22par défaut.
00:35:23Oui, mais c'est toute
00:35:24cette campagne.
00:35:25Pourquoi elle me met en rage ?
00:35:26D'abord parce que tout le monde
00:35:27parie sur le défaut.
00:35:28Par défaut.
00:35:29Je serai élu par défaut
00:35:30contre Mélenchon.
00:35:31Je serai élu par défaut
00:35:32contre Mme Le Pen.
00:35:34Voilà, c'est une campagne.
00:35:36Ça fait la troisième.
00:35:37Là où vous avez raison,
00:35:39c'est que pour le moment,
00:35:39Edouard Philippe,
00:35:40il n'est pas dans le cas de figure
00:35:41d'un candidat
00:35:42à la présidence de la République
00:35:43qui transcende
00:35:45et qui n'est pas encore
00:35:47dans un discours
00:35:47d'un homme politique
00:35:48entre guillemets,
00:35:49je me méfie beaucoup
00:35:50de ce mot,
00:35:50providentiel,
00:35:51qui va parler au peuple.
00:35:52Pour le moment,
00:35:54il ne parle pas au peuple.
00:35:55Donc, le problème
00:35:56qu'il va avoir,
00:35:56ça va être de sortir
00:35:57de cette posture technocratique
00:35:59qui est la sienne.
00:36:00Et là, il va falloir
00:36:01qu'il se réinvente.
00:36:02Je voudrais juste réagir
00:36:03sur le fait que moi,
00:36:04je trouve,
00:36:04pour reprendre ce qu'a dit Amandine,
00:36:07c'est que cette campagne,
00:36:08moi, je la trouve très intéressante
00:36:09parce que je ne la trouve pas
00:36:10si ébouriffante que ça
00:36:13parce qu'on retrouve
00:36:13exactement les mêmes clivages
00:36:15de la droite et de la gauche.
00:36:16Tout doucement,
00:36:17c'est en train de décanter.
00:36:19C'est-à-dire qu'on a eu
00:36:19une période un peu
00:36:20à cause de cette majorité,
00:36:21de cette situation politique folle
00:36:23dans laquelle on a été.
00:36:25C'est qu'aujourd'hui,
00:36:26ça se décanter
00:36:27et on retrouve
00:36:28les vieux clivages droite-gauche
00:36:29sauf avec un personnage
00:36:32qui pour le moment
00:36:32est un espèce de candidat masqué
00:36:34qui est François Hollande
00:36:35qui est en train de faire lui
00:36:36un rapprochement
00:36:37vers le centre.
00:36:38Tout doucement,
00:36:38il l'a fait dans le point.
00:36:40Dans mon magazine,
00:36:41il a fait ça.
00:36:41Ça vous fait sourire
00:36:42le comeback potentiel
00:36:44de François Hollande ?
00:36:45C'est en fait la vision
00:36:51de remonter du clivage traditionnel
00:36:53de la droite et de la gauche.
00:36:54Cette campagne,
00:36:55d'abord,
00:36:55ce n'est pas la droite et la gauche.
00:36:56Cette campagne,
00:36:57c'est le socle commun
00:37:00contre ce qu'on appelle
00:37:01les extrêmes.
00:37:01Encore une fois,
00:37:02c'est un mot
00:37:02que je n'aime pas trop.
00:37:04C'est-à-dire ceux qui ne sont pas
00:37:05dans le socle commun.
00:37:07Et qui sont d'ailleurs
00:37:08les deux forces dynamiques électorales.
00:37:11Pourquoi ?
00:37:11Parce que les Français
00:37:12ne veulent plus du socle commun.
00:37:13Le socle commun dans lequel
00:37:15il y a à la fois de la droite,
00:37:16de la gauche et du centre,
00:37:18mais qui résonne de la même façon.
00:37:20Le socle commun,
00:37:21en gros,
00:37:21c'était le bloc maastrichien.
00:37:25Voilà.
00:37:25Le bloc maastrichien.
00:37:26Vous lisez ce que disaient
00:37:27les maastrichiens de droite
00:37:28et de gauche à l'époque
00:37:29ou du centre.
00:37:30C'est exactement ce qui réunit
00:37:32ce socle commun.
00:37:33Alors,
00:37:33ils ne feront pas
00:37:33un gouvernement ensemble.
00:37:35Ils ne sont pas d'accord.
00:37:36Les uns vont augmenter les impôts.
00:37:37Les autres baisser les dépenses.
00:37:38Mais ils résonnent
00:37:40de la même façon.
00:37:40C'est ce qu'on a appelé
00:37:41le cercle de la raison
00:37:42à une époque.
00:37:43Et on en est là.
00:37:44Le grand clivage
00:37:45de cette campagne,
00:37:45c'est celui-là.
00:37:46Et dans celui-là,
00:37:47il y a des sous-clivages
00:37:48qui apparaissent.
00:37:49Un peu de droite,
00:37:50un peu de gauche.
00:37:51Mais au fond,
00:37:52bon, au fond,
00:37:52ils sont...
00:37:53Enfin, pardon,
00:37:54mais si on compare
00:37:55les mesures du PS
00:37:56avec les mesures
00:37:56d'Edouard Philippe,
00:37:57par exemple,
00:37:58sur le départ à la retraite,
00:38:00ils n'ont rien à voir.
00:38:01On parle de 63 ans
00:38:02pour François Hollande,
00:38:03Edouard Philippe,
00:38:04potentiellement 67.
00:38:05On ne peut pas parler
00:38:06d'un bloc
00:38:06qui parle d'une même voix.
00:38:07Mais si,
00:38:08parce qu'il parle
00:38:08exactement de la même chose.
00:38:13Il faut abandonner
00:38:14la mesure d'âge.
00:38:15Il ne faut garder
00:38:16que les annuités.
00:38:19Et d'autre part,
00:38:20la solution au problème
00:38:20des retraites
00:38:21n'est pas là.
00:38:22Elle n'est pas dans
00:38:22l'âge de la retraite.
00:38:23Elle n'est même pas...
00:38:24Ça peut aider,
00:38:25mais elle n'est même pas
00:38:26dans l'allongement indéfini
00:38:27de la durée.
00:38:29Elle est dans notre capacité
00:38:31à créer des richesses,
00:38:32à créer suffisamment
00:38:33de richesses.
00:38:33Donc, elle est macroéconomique.
00:38:35Il ne s'agit pas
00:38:35de sauver le système
00:38:36des retraites.
00:38:37Tous ceux qui veulent
00:38:37sauver le système
00:38:38des retraites
00:38:38sont dans le socle commun.
00:38:40Voilà.
00:38:41Après,
00:38:41certains veulent 67,
00:38:42d'autres 70,
00:38:44d'autres désindexés,
00:38:46d'autres pas désindexés.
00:38:46Mais en fait,
00:38:47la vraie question,
00:38:49c'est est-ce que nous sommes
00:38:51capables de créer
00:38:52les richesses nécessaires
00:38:54pour nous payer
00:38:54la santé et les retraites
00:38:56au moins voulant ?
00:38:57C'est ça,
00:38:58la seule vraie question.
00:38:59Mais quand vous ne le posez
00:39:00pas comme ça,
00:39:01en fait,
00:39:01c'est exactement
00:39:02le socle commun.
00:39:03Ils ne le posent pas comme ça,
00:39:04même s'ils ont des solutions
00:39:06qui sont un peu différentes.
00:39:08Il n'y en a pas un.
00:39:09Alors,
00:39:10les socialistes l'ont fait
00:39:11temporairement,
00:39:12mais qui est prêt
00:39:13à renoncer complètement
00:39:14à la réforme
00:39:17de 2024,
00:39:192023-2024,
00:39:21alors qu'il faut commencer
00:39:22par ça,
00:39:23accepter l'idée que,
00:39:25regardez,
00:39:26d'abord,
00:39:26elle divise tout le monde.
00:39:28Accepter l'idée que
00:39:29cette réforme,
00:39:30elle n'était pas bonne
00:39:30parce que
00:39:31les réformes d'âge
00:39:32sont des réformes injustes.
00:39:33Premièrement,
00:39:34voilà.
00:39:34Donc,
00:39:35déjà enlever l'âge
00:39:36et puis ensuite,
00:39:37se poser la vraie question.
00:39:38La vraie question,
00:39:39mais c'est comment
00:39:40on crée de la richesse.
00:39:41Vous savez,
00:39:41quelle est la différence
00:39:42finalement entre
00:39:45ce socle commun
00:39:46et le reste ?
00:39:47Hélas,
00:39:48c'est que
00:39:48le socle commun
00:39:49aujourd'hui,
00:39:50et notamment la droite
00:39:51et le centre droit
00:39:52du socle commun,
00:39:53sa politique,
00:39:53c'est la politique
00:39:54de déflation
00:39:55dans l'entre-deux-guerres.
00:39:56Voilà.
00:39:56C'est pas compliqué.
00:39:57Je ne suis pas sûr
00:39:59que le candidat
00:40:00qui peut avoir une chance
00:40:01de devenir président
00:40:03de la République,
00:40:04s'assoie sur ces questions-là.
00:40:05Peut-être que je me trompe,
00:40:06je me trompe souvent,
00:40:07donc je suis assez prudent.
00:40:09S'il y a une raison.
00:40:10Alors,
00:40:10il y en a une,
00:40:11c'est qu'il néglige
00:40:12le fait que la question sociale
00:40:15est explosive.
00:40:16Moi, je pense qu'il y a aussi
00:40:18une question centrale,
00:40:19c'est que la France,
00:40:19aujourd'hui,
00:40:2070% des Français
00:40:22votent à droite,
00:40:22sont à droite.
00:40:23Et puis,
00:40:24le score incroyable
00:40:26et la stabilité
00:40:27du socle
00:40:28de Marine Le Pen
00:40:29est absolument inouïe.
00:40:31Inouïe,
00:40:31je finis là-dessus.
00:40:32Et parce que
00:40:33ce que Edouard Philippe
00:40:34a compris,
00:40:35je pense,
00:40:36j'ai l'impression,
00:40:36peut-être que je me trompe,
00:40:37mais il a compris
00:40:38qu'il ne pourra pas faire
00:40:39le Alain Juppé de 2016.
00:40:42Rappelez-vous,
00:40:43Alain Juppé,
00:40:43il était le représentant
00:40:44de cette droite modérée
00:40:45qui se méfiait,
00:40:47qui était très prudente
00:40:48sur l'immigration,
00:40:49sur la sécurité,
00:40:50qu'il ne voulait pas.
00:40:51Là, visiblement,
00:40:52Edouard Philippe,
00:40:53elle a compris que
00:40:53s'il veut continuer
00:40:55à monter,
00:40:56très peu d'ailleurs,
00:40:57mais qu'il garde au moins
00:40:58ses 16 à 17 %,
00:40:59il faut absolument
00:41:01que sur ces questions-là,
00:41:02il soit impitoyable,
00:41:03qu'il soit implacable.
00:41:05Est-ce qu'il va le faire ?
00:41:05Je sais que Gérald Lermanin
00:41:07le pousse un peu,
00:41:08et pardon,
00:41:08juste par rapport à vous,
00:41:09mais en 2007,
00:41:11ce qu'il y a d'extraordinaire,
00:41:12c'est que Nicolas Sarkozy
00:41:13avait justement gagné
00:41:15sur ses valeurs.
00:41:16Rappelez-vous,
00:41:17la France,
00:41:18tu l'aimes
00:41:18ou tu la quittes,
00:41:19etc.
00:41:19Il y avait des positions
00:41:20très dures sur la sécurité.
00:41:22Il a inventé ce slogan.
00:41:23Non, mais il a quand même
00:41:23beaucoup utilisé,
00:41:24si je peux me permettre.
00:41:25Et donc, quelque part,
00:41:26le Sarkozy de 2007,
00:41:29peut-être qu'Edouard Philippe,
00:41:30il devrait le réécouter.
00:41:31Oui, mais là,
00:41:32ce serait pour lui
00:41:34changer sa nature,
00:41:35contraindre sa nature.
00:41:36Franchement,
00:41:37il n'y a rien de commun,
00:41:39parce qu'il y a toute
00:41:40une personnalité
00:41:41derrière la campagne de 2007,
00:41:44comme il y a toute
00:41:44une personnalité
00:41:45dans la campagne de 95,
00:41:46comme il y a toute
00:41:47une personnalité
00:41:47dans la campagne de 81.
00:41:49Je veux dire,
00:41:50vous ne pouvez pas
00:41:51à ce point...
00:41:53Vous savez,
00:41:53c'est la fin
00:41:53de la campagne de 95.
00:41:54Mitterrand, pardonnez-moi,
00:41:55en 80,
00:41:56il était considéré
00:41:56comme un ringard,
00:41:57comme un asbine,
00:41:58il avait encore
00:41:59des dents pourries,
00:41:59etc.
00:42:00Et les Français,
00:42:01Mitterrand, en 80,
00:42:03c'était un vieil politique.
00:42:05Ça veut dire
00:42:05qu'on peut naître
00:42:07dans une campagne électorale.
00:42:08On peut se réveiller,
00:42:10si je peux dire,
00:42:11se ressusciter même.
00:42:12Oui, lui,
00:42:13il a ressuscité.
00:42:13Il ne croyait pas trop.
00:42:14Mitterrand,
00:42:14il a souvent ressuscité.
00:42:15Il avait ce talent.
00:42:16Il avait ce talent.
00:42:18Mais je ne crois pas...
00:42:20Vous savez,
00:42:20ça me fait penser
00:42:21à Baladur
00:42:21en fin de campagne de 95.
00:42:22C'est toujours comme ça.
00:42:24Sauf que là,
00:42:25c'est au début
00:42:26qu'on se comporte
00:42:28de cette façon.
00:42:29On n'a plus rien à perdre.
00:42:30Alors,
00:42:30qu'est-ce que fait
00:42:31Baladur contre sa nature ?
00:42:32Il monte sur les tables.
00:42:34Bon,
00:42:35on est le résultat.
00:42:36Mais là,
00:42:36c'est un peu pareil.
00:42:37Ils veulent tous renverser la table.
00:42:39Il y a une question
00:42:39sur quelqu'un,
00:42:39justement,
00:42:40qui potentiellement,
00:42:41lui aussi,
00:42:42compte peser
00:42:43à sa manière
00:42:44sur la campagne.
00:42:45Quelqu'un que vous connaissez bien,
00:42:46François Fillon.
00:42:47Vous avez dû lire
00:42:48les différents extraits
00:42:49de l'interview
00:42:50qu'il a accordé
00:42:50au podcast Légende.
00:42:54On parle là
00:42:54d'une autre campagne,
00:42:55celle de 2017,
00:42:56marquée par l'affaire
00:42:57des costumes.
00:42:59Il dit,
00:42:59alors,
00:42:59je vais revenir
00:42:59sur la campagne actuelle,
00:43:01mais déjà,
00:43:02il fait une sorte
00:43:03de mea culpa.
00:43:03Il émet des regrets.
00:43:04J'ai manqué de jugement
00:43:05sur les costumes.
00:43:06Il admet qu'il a sous-estimé
00:43:07l'ampleur
00:43:07de ce qu'allait devenir
00:43:08l'affaire Pénélope.
00:43:09Vous êtes sensible
00:43:10à ce mea culpa ?
00:43:10Qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:43:12Oui,
00:43:13alors,
00:43:13j'aime beaucoup François Fillon,
00:43:15mais je n'ai pas soutenu
00:43:16l'organe 2017.
00:43:17Mais pas à cause de ça,
00:43:19à cause de son programme.
00:43:21Mais,
00:43:22je pense que
00:43:23ce qu'on lui a fait,
00:43:24d'ailleurs,
00:43:24en matière judiciaire,
00:43:26c'est assez scandaleux
00:43:27parce qu'au fond,
00:43:29c'était quand même
00:43:29une histoire banale
00:43:32qui ne méritait pas.
00:43:34Banale ?
00:43:34Oui,
00:43:35mais c'est banal.
00:43:35Je veux dire,
00:43:36on dirait
00:43:37dans un langage populaire,
00:43:39c'est une histoire
00:43:39de corne-cul.
00:43:40Les costumes,
00:43:41franchement,
00:43:43après...
00:43:43Deux costumes
00:43:43de 13 000 euros,
00:43:45on le rappelle,
00:43:46donnés par Robert Bourgie.
00:43:48On va revenir là-dessus.
00:43:49Les couturiers,
00:43:49pendant très longtemps,
00:43:50je pense qu'ils le font
00:43:51peut-être encore,
00:43:52pour se faire de la publicité,
00:43:54offrir des costumes
00:43:56aux messieurs
00:43:57et des robes aux dames.
00:43:59Voilà,
00:43:59c'était...
00:44:00Bon,
00:44:00ça n'a rien de...
00:44:01C'est pas ça,
00:44:02le problème.
00:44:02Là,
00:44:02le problème,
00:44:03ça a été peut-être
00:44:03la façon dont il l'a géré,
00:44:05c'est-à-dire
00:44:06dire,
00:44:07bon,
00:44:08être dans le déni,
00:44:09puis après,
00:44:09dire,
00:44:10je les rends.
00:44:11Il y avait ça
00:44:12et puis il y avait
00:44:12les emplois fixifs
00:44:13concernant Pénélope.
00:44:15Il n'a pas perdu là-dessus.
00:44:18Il n'a pas perdu là-dessus.
00:44:19Il a commencé à baisser
00:44:21dans les sondages
00:44:22sur son programme.
00:44:23Rappelez-vous,
00:44:23les petits risques
00:44:24et les gros risques
00:44:24de l'assurance maladie
00:44:25que Juppé avait souligné
00:44:26au second tour de la primaire.
00:44:28voilà,
00:44:30mais...
00:44:30Moi,
00:44:30je...
00:44:31Il veut peser
00:44:31sur la campagne,
00:44:32là,
00:44:32vous pensez ?
00:44:33Parce qu'il est très critique,
00:44:34la classe politique est lâche,
00:44:35dit-il.
00:44:36Oui,
00:44:36il ne voit pas de macronisme
00:44:37au pouvoir.
00:44:38Tout compte,
00:44:39mais en même temps,
00:44:40à la fin des fins,
00:44:41les gens,
00:44:41ils votent pour quelqu'un.
00:44:42Donc,
00:44:43ils ne vont pas avoir à voter
00:44:43pour François Fillon.
00:44:44Je pense que si François Fillon...
00:44:45Il veut se présenter,
00:44:46vous croyez ?
00:44:47Non,
00:44:47non.
00:44:48Je dis,
00:44:48ils ne vont pas avoir à voter
00:44:49pour François Fillon.
00:44:50Je pense simplement
00:44:51s'il n'avait pas...
00:44:52Enfin,
00:44:52s'il n'avait pas eu tout ça,
00:44:53aujourd'hui,
00:44:53François Fillon serait un candidat
00:44:55qui aurait une surface
00:44:56quand même beaucoup plus importante
00:44:58que les candidats
00:44:59qui se présentent.
00:45:00Bon,
00:45:01mais,
00:45:02voilà,
00:45:02ce qui va peser,
00:45:03je n'en sais rien.
00:45:04En tout cas,
00:45:05il apportera son soutien,
00:45:06sans doute,
00:45:07à Bruno Retailleau
00:45:08de façon très active.
00:45:09C'est une question de fidélité.
00:45:11Évidemment.
00:45:12La suite des épisodes.
00:45:14On va parler politique.
00:45:16On se retrouve dans un instant
00:45:16pour parler
00:45:17de cette proposition
00:45:19de Jordan Bardella,
00:45:20le référendum
00:45:21pour l'immigration.
00:45:24C'est ce qu'il souhaite.
00:45:25Je vous fais part
00:45:26de ce des rendez-vous.
00:45:27Jean-Philippe Tanguy
00:45:28qui sera l'invité
00:45:28de cette nouvelle émission.
00:45:30Le Grand Oral
00:45:31présenté par Marc Fauvel
00:45:32et Marie Chantret.
00:45:33Et puis à 21h,
00:45:35si j'ai...
00:45:36Edouard Philippe,
00:45:37pardonnez-moi,
00:45:37qui sera l'invité
00:45:38de Guillaume Daray.
00:45:40On se retrouve
00:45:41dans un très court instant.
00:45:42On fera un point également
00:45:43sur la situation à Chypre
00:45:44après le naufrage
00:45:46de Sphérie
00:45:46à quelques kilomètres
00:45:47des côtes de Chypre Nord.
00:45:49On en parle dans un instant.
00:45:50A tout de suite.
00:45:51Et on revient ce soir,
00:45:53évidemment,
00:45:53sur le naufrage
00:45:54de Sphérie
00:45:55ce dimanche
00:45:56tout près des côtes
00:45:56de la partie nord
00:45:57de Chypre,
00:45:58la partie contrôlée
00:45:58par la Turquie.
00:46:00C'est à environ
00:46:016 kilomètres des côtes
00:46:03que ça s'est passé.
00:46:04Le navire a désormais
00:46:06complètement coulé.
00:46:08On va regarder
00:46:10ce témoignage
00:46:12alors que le bilan humain
00:46:13est particulièrement lourd.
00:46:15Au moins 7 morts
00:46:16et 23 personnes
00:46:17disparues.
00:46:18C'est le bilan donné
00:46:18par les autorités turques.
00:46:20Témoignage
00:46:21d'une personne
00:46:22qui était présente
00:46:24d'un des naufragés.
00:46:28La femme est morte.
00:46:29Elle est morte.
00:46:31Morte.
00:46:31Personne n'est venu l'aider.
00:46:33Regardez cette femme.
00:46:34Regardez.
00:46:35Nous sommes couverts
00:46:36de coupures.
00:46:37Mais regardez cette femme.
00:46:46La femme est morte.
00:46:48La femme est morte.
00:46:49Elle est morte.
00:46:49Là, tout de suite.
00:46:50Qui est mort ?
00:46:52Des gens se noient.
00:46:57Regardez, regardez, regardez.
00:46:59Nous sommes sur le bateau
00:47:00mais c'était inévitable.
00:47:02Pourquoi ont-ils entrepris
00:47:03ce voyage ?
00:47:04Nous sommes en train
00:47:04de nous noyer.
00:47:08Voilà, les témoignages
00:47:09étaient terribles
00:47:10et on comprend
00:47:10toute la panique
00:47:12qui a eu lieu
00:47:13évidemment
00:47:14autour de ce naufrage.
00:47:15Les causes du naufrage
00:47:16ne sont pas encore connues
00:47:17à l'heure où l'on parle général.
00:47:20Certains témoins
00:47:20font état d'une explosion
00:47:22qui a fait plonger
00:47:23l'avant du bateau.
00:47:25Qu'est-ce qu'on sait
00:47:26sur les circonstances du drame ?
00:47:28Il faut rester très prudent.
00:47:30Ce que l'on sait
00:47:30c'est que c'était
00:47:31assez rapide.
00:47:31Le bateau
00:47:32devait partir hier
00:47:33mais la mer
00:47:34n'était pas bonne.
00:47:35Donc il est parti
00:47:36aujourd'hui
00:47:36à 11h58
00:47:37heure locale
00:47:38et à 4 nautiques
00:47:42donc environ 6 km
00:47:43au nord
00:47:45du port
00:47:46de Kirinos
00:47:47qui est
00:47:48dans la république
00:47:50turque
00:47:51de Chypre
00:47:53nord.
00:47:54Donc le bâtiment
00:47:55s'est achaviré
00:47:57donc il s'est retourné.
00:47:58En plus c'est un bâtiment
00:47:59qui est très particulier.
00:48:00C'est un catamaran
00:48:02rapide.
00:48:02Il faut préciser
00:48:03c'est pas un bateau
00:48:05de croisière
00:48:05c'est donc un catamaran
00:48:06un ferry
00:48:07qui fait le lien
00:48:08entre deux points
00:48:09situés à 2-3 heures
00:48:10de distance.
00:48:11Entre Chypre
00:48:12nord sous contrôle turc
00:48:13et un port turc
00:48:14donc dans la région.
00:48:16Effectivement
00:48:17la navigation
00:48:18est de l'ordre
00:48:18de 3 heures
00:48:19donc en fait
00:48:20les gens
00:48:20ils embarquent
00:48:21donc l'équipage
00:48:23est réduit
00:48:23c'est 8 marins
00:48:24pour 259 passagers
00:48:27les gens faisant la traversée
00:48:28on ne dort pas à bord
00:48:29il n'y a pas de cabine
00:48:30donc voyez ce bateau
00:48:32et donc visiblement
00:48:34il est assez haut
00:48:36sur l'eau
00:48:36ce qui veut dire aussi
00:48:37qu'il ne peut pas
00:48:38naviguer
00:48:39par toute forme de mer
00:48:40c'est-à-dire que
00:48:41si il y a une tempête
00:48:42ce bateau-là
00:48:43justement
00:48:43ne va pas sortir
00:48:44et visiblement
00:48:45il a heurté
00:48:46ou il y a eu une explosion
00:48:47en tout cas
00:48:48il a chaviré
00:48:49donc il s'est retourné
00:48:50très vite
00:48:51et donc à ce moment-là
00:48:52les gens se retrouvent
00:48:53en panique
00:48:54et il faut sortir
00:48:55du bateau
00:48:55le plus vite possible
00:48:56le seul point
00:48:58positif
00:48:59dans ce drame
00:49:00c'est qu'étant proche
00:49:01de la côte
00:49:02les secours
00:49:03sont arrivés
00:49:03très rapidement
00:49:04que ce soit
00:49:05des petits bateaux
00:49:06de pêche
00:49:06de plaisance
00:49:07ou les gardes-côtes
00:49:08donc de la république
00:49:10turque de Chypre-Nord
00:49:12Olivier Ravanello
00:49:12les autorités turques
00:49:13parlent notamment
00:49:14puisqu'on a vu
00:49:15beaucoup d'embarcations
00:49:16autour du bateau
00:49:17de 6 bâtiments militaires
00:49:196 bâtiments militaires
00:49:20des hélicoptères militaires
00:49:21pour une raison simple
00:49:22c'est que vous êtes
00:49:24à cet endroit
00:49:24de la Turquie
00:49:26puisque cette partie
00:49:27de l'île de Chypre
00:49:28est turque
00:49:29à une zone de frontière
00:49:30à une zone de contact
00:49:31avec l'autre partie
00:49:33de l'île
00:49:34avec lequel
00:49:35pendant longtemps
00:49:35la guerre
00:49:36était quasiment ouverte
00:49:38donc c'est une frontière
00:49:39ce qui explique
00:49:40la grande présence militaire
00:49:42de forces turques
00:49:43sur place
00:49:44vous êtes à cet endroit-là
00:49:46dans un bout
00:49:47de Turquie
00:49:48la monnaie est turque
00:49:49les autorités
00:49:50sont contrôlées
00:49:51sont liées à la Turquie
00:49:52les budgets
00:49:53viennent de la Turquie
00:49:55et l'armée est turque
00:49:56il y a environ 30 000 hommes
00:49:57qui sont sur place
00:49:58avec le matériel
00:49:59ce qui a donc permis
00:49:59en effet
00:50:00d'avoir des bateaux
00:50:01qui ont été déployés
00:50:02assez vite
00:50:03en plus des hélicoptères
00:50:05pour porter secours
00:50:06à ces personnes
00:50:07qui étaient dans la mer
00:50:07ce que semblent rapporter
00:50:09aussi de nouveaux témoignages
00:50:10venant des autorités
00:50:12c'est que le bateau
00:50:13aurait fait demi-tour
00:50:14et que donc
00:50:15l'avarie a été signalée
00:50:16en effet
00:50:17à peu près
00:50:184 km des côtes
00:50:19mais que le bateau
00:50:20a commencé à sombrer
00:50:21à seulement 2 km des côtes
00:50:22donc il aurait commencé
00:50:23à faire demi-tour
00:50:24à avancer
00:50:25et ensuite
00:50:26aurait sombré
00:50:26et à l'heure où l'on parle
00:50:28il a sombré
00:50:29il serait à 500 mètres de fond
00:50:30Loïc Rivière
00:50:32c'est donc potentiellement
00:50:33on a quelques indices
00:50:35le bateau qui devait partir hier
00:50:36qui est parti finalement aujourd'hui
00:50:37à cause d'une météo
00:50:39qui était un peu mauvaise
00:50:41c'est l'une des pistes
00:50:42qui est étudiée en tout cas
00:50:43ce ne sont que des hypothèses
00:50:44mais on peut croiser
00:50:45les deux hypothèses
00:50:46vous parliez de ce
00:50:47rescapé non identifié
00:50:48qui a évoqué
00:50:49une explosion
00:50:50qui a fait plonger
00:50:51l'avant du bateau
00:50:52Olivier Rabanello
00:50:53quant à lui
00:50:53nous a parlé
00:50:55de ces conditions
00:50:56effectivement délicates
00:50:57ces conditions de mer
00:50:58et d'un demi-tour
00:50:59également évoqué
00:51:00par le rescapé
00:51:01alors c'est là que la météo
00:51:02joue un rôle important
00:51:03effectivement
00:51:03le premier ministre
00:51:05chypriote turc
00:51:06l'a confirmé
00:51:08le départ prévu
00:51:09hier samedi
00:51:10a été reporté à aujourd'hui
00:51:11pourquoi ?
00:51:11parce qu'il y avait
00:51:12une alerte
00:51:12de la météo
00:51:13chypriote justement
00:51:15une alerte
00:51:16pour des orages
00:51:16un fort coup de vent
00:51:18alors aux alentours
00:51:19des 60-70 km heure
00:51:20on a vu pire
00:51:21comme condition
00:51:22météorologique
00:51:23bien évidemment
00:51:23et surtout
00:51:24ce matin
00:51:25le ciel était nettement
00:51:26mieux dégagé
00:51:27l'AFP parle
00:51:28d'un navire
00:51:29balotté par une mer
00:51:30agitée
00:51:31mais sous un beau temps
00:51:32apparent
00:51:32seulement
00:51:33la houle résiduelle
00:51:34peut persister
00:51:36plusieurs jours
00:51:37voire même
00:51:37plusieurs heures
00:51:38voire même
00:51:38une journée entière
00:51:39après le vent
00:51:40qu'il a provoqué
00:51:41ce qui a pu compliquer
00:51:43évidemment
00:51:43le retour au port
00:51:44au moment où
00:51:45le navire a tenté
00:51:46de faire demi-tour
00:51:47ce bilan il est dramatique
00:51:48je le redis
00:51:48le bilan donné
00:51:50par les autorités turques
00:51:51au moins 7 morts
00:51:5223 disparus
00:51:53Catherine Bertrand
00:51:54vous êtes présidente
00:51:55de la société française
00:51:55de médecine de catastrophe
00:51:57pourquoi un bilan
00:51:58aussi lourd
00:51:5923 personnes
00:52:00portées disparues
00:52:01à l'heure où l'on parle
00:52:02alors d'après les informations
00:52:03et les hypothèses
00:52:04que l'on peut faire
00:52:05on comprend
00:52:05premièrement
00:52:06que le catamaran
00:52:07a sombré
00:52:08assez rapidement
00:52:09donc le facteur temps
00:52:11est un facteur
00:52:12péjoratif
00:52:13dans ces cas là
00:52:13le ratio quand même
00:52:15équipage par rapport
00:52:16au nombre de passagers
00:52:17ne facilite pas non plus
00:52:20le fait de donner
00:52:21des consignes
00:52:22de pouvoir avertir
00:52:23tout le monde
00:52:23et si j'ai bien compris
00:52:25c'est aussi un ferry
00:52:26c'est-à-dire
00:52:26c'est un temps
00:52:28de passage
00:52:293 heures
00:52:306 heures
00:52:31donc ce ne sont pas
00:52:32les mêmes informations
00:52:33qu'on donne aux passagers
00:52:35par rapport
00:52:36par exemple
00:52:36à un bateau
00:52:37de croisière
00:52:39et puis il y a
00:52:39l'effet panique
00:52:40bien naturel
00:52:41dans des catastrophes
00:52:42comme ça
00:52:42surtout s'il y a
00:52:43des facteurs météo
00:52:44je crois que
00:52:46l'effet panique
00:52:47est absolument
00:52:52évident
00:52:52et c'est un navire
00:52:53fermé
00:52:55dans lequel
00:52:55il y a eu
00:52:56une voie d'eau
00:52:56donc c'est
00:52:58un endroit clos
00:52:59qui s'est rempli
00:53:00très très vite d'eau
00:53:01donc pour évacuer
00:53:02les personnes
00:53:03évidemment c'est
00:53:03d'autant plus compliqué
00:53:04ce qui est étonnant
00:53:05c'est qu'on a 23 disparus
00:53:07et là c'est toujours
00:53:08le même bilan
00:53:09que l'on a
00:53:09pour l'instant
00:53:10il doit y avoir
00:53:11énormément
00:53:11énormément
00:53:11de bateaux
00:53:13énormément
00:53:13de secours
00:53:14sur place
00:53:15pour essayer
00:53:16donc de les retrouver
00:53:17mais c'est toujours
00:53:18très difficile
00:53:18de retrouver
00:53:19il faut juste dire
00:53:20que la température
00:53:21de la méditerranée
00:53:22dans cette partie
00:53:23donc entre Chypre
00:53:25et la Turquie
00:53:26est de l'ordre
00:53:27de 26 degrés
00:53:28donc il n'y a pas
00:53:28de risque
00:53:29d'hypothermie
00:53:30comme on peut l'avoir
00:53:31dans d'autres
00:53:32dans d'autres mers
00:53:33certains témoignages
00:53:34qui nous sont
00:53:35parvenus
00:53:36font état
00:53:37d'un comportement
00:53:39étrange
00:53:39de la part du capitaine
00:53:40qui se serait
00:53:42jeté à l'eau
00:53:43très vite
00:53:44sans donner
00:53:44d'ordre
00:53:46pour diriger
00:53:48les opérations
00:53:49au moment
00:53:50où le navire
00:53:51était en train
00:53:51de couler
00:53:52comment ça se passe
00:53:53généralement ?
00:53:54Qu'est-ce qu'il faut faire
00:53:56lorsqu'une situation
00:53:58pareille se produit ?
00:53:59Alors vous avez cité
00:54:00le mot étrange
00:54:01oui
00:54:02normalement
00:54:03le commandant
00:54:04du bateau
00:54:05est le coordinateur
00:54:07et c'est lui
00:54:08qui alerte
00:54:08les centres de coordination
00:54:10qui sont à terre
00:54:10pour envoyer
00:54:11tous les éléments
00:54:12c'est lui qui donne
00:54:13aussi tous les renseignements
00:54:14sur sa position
00:54:15de telle manière
00:54:15que tous les bateaux
00:54:17qui sont alentours
00:54:18puissent converger
00:54:19vers son catamaran
00:54:21en l'occurrence
00:54:23donc effectivement
00:54:24c'est assez étonnant
00:54:25mais ceci peut aussi
00:54:26expliquer
00:54:27le caractère
00:54:28assez
00:54:30rapide
00:54:31en fait
00:54:32du naufrage
00:54:33et peut-être
00:54:34comme vous l'expliquiez
00:54:35une voie d'eau
00:54:35le catamaran
00:54:37qui se renverse
00:54:37etc
00:54:38donc c'est peut-être
00:54:39ces explications-là
00:54:40qu'il faut trouver
00:54:41mais théoriquement
00:54:42le commandant
00:54:43reste à bord
00:54:44au dernier moment
00:54:44et c'est lui
00:54:45le coordinateur
00:54:45c'est lui
00:54:46qui prend toutes les décisions
00:54:50voilà ce qu'on pouvait dire
00:54:51sur ce naufrage
00:54:52précisément
00:54:54dans la partie nord
00:54:55de Chypre
00:54:55à 6 kilomètres
00:54:56de Seco
00:54:56je rappelle ce bilan
00:54:57au moins 7 morts
00:54:58et 23 personnes
00:55:00toujours portées
00:55:01disparues
00:55:01les secours
00:55:02vous les voyez
00:55:03des secours
00:55:04en nombre
00:55:05sont déployés
00:55:07je voulais qu'on parle
00:55:08également
00:55:09d'un autre naufrage
00:55:11qui a eu lieu
00:55:12en France
00:55:13cette fois
00:55:13du côté de la Manche
00:55:14général Jérôme Pellistrandi
00:55:15un chalutier français
00:55:17qui a fait naufrage
00:55:19il y a deux marins
00:55:20portés disparus
00:55:21à l'heure où on en parle
00:55:21oui donc c'est
00:55:22le chalutier Maranello
00:55:24qui était matriculé
00:55:24à Saint-Brieuc
00:55:25dans les côtes d'Armor
00:55:26c'est un bâtiment
00:55:26qui fait 21,5 mètres
00:55:28donc qui était à environ
00:55:3126 nautiques
00:55:32au sud de Plymouth
00:55:33en Angleterre
00:55:34donc environ 40 kilomètres
00:55:35et visiblement
00:55:37il a connu
00:55:37un problème grave
00:55:40il a envoyé
00:55:41un message de détresse
00:55:41un autre chalutier
00:55:42du même armement
00:55:43le Stradal
00:55:44qui était à côté
00:55:44s'est porté
00:55:45à son secours
00:55:46donc il y a
00:55:47sur les cinq marins
00:55:49il y a trois marins
00:55:50qui ont pu être sauvés
00:55:51il y a deux disparus
00:55:52il y a un très gros dispositif
00:55:54franco-britannique
00:55:55qui a été mis sur place
00:55:56des navires britanniques
00:55:58un avion britannique
00:56:01et la France
00:56:02a également envoyé
00:56:03un Falcon 50
00:56:04de l'aéronaval
00:56:04voilà
00:56:05donc un drame de la mer
00:56:06qui touche énormément
00:56:09la communauté
00:56:09des marins pêcheurs
00:56:10notamment
00:56:11à Saint-Brieuc
00:56:13et donc en Bretagne
00:56:14avec ces deux marins
00:56:16qui jusqu'à présent
00:56:17deux marins portés disparus
00:56:19et on ne sait pas
00:56:19précisément
00:56:20à priori
00:56:22il semblerait
00:56:22qu'il y ait eu un problème
00:56:23le filet aurait été pris
00:56:25dans l'hélice
00:56:27ce sont des bateaux
00:56:28de travail
00:56:28les marins là-bas
00:56:29ils sont au travail
00:56:30et là
00:56:32c'était un vent
00:56:32de force 7
00:56:33donc un vent costaud
00:56:35une mer de force 5
00:56:37la température de l'eau
00:56:3818 degrés
00:56:39mais les marins pêcheurs
00:56:41ils sont en combinaison
00:56:42enfin voilà
00:56:44donc un drame de la mer
00:56:45qui éprouve
00:56:46la communauté
00:56:47des marins pêcheurs
00:56:48bretonnes
00:56:48et françaises bien sûr
00:56:49deux marins
00:56:50qui sont donc
00:56:51toujours portés
00:56:52disparus
00:56:53merci beaucoup
00:56:53à tous les quatre
00:56:54on marque une très courte pause
00:56:56on se retrouve dans un instant
00:56:57on va parler politique
00:56:58et plus précisément
00:56:59d'immigration
00:57:00Jordan Bardella
00:57:01l'a dit sur notre antenne
00:57:02hier
00:57:02il souhaite un référendum
00:57:03au sujet de l'immigration
00:57:04Edouard Philippe
00:57:05en a remis une couche
00:57:06tout à l'heure également
00:57:07il veut durcir
00:57:08la politique migratoire
00:57:09dit-il
00:57:10voilà le sujet
00:57:11de notre débat dans quelques minutes
00:57:13à tout de suite
00:57:15en ce week-end politique
00:57:16une proposition
00:57:17qui fait parler
00:57:18la proposition de Jordan Bardella
00:57:20organisée très rapidement
00:57:21un référendum sur l'immigration
00:57:22si Marine Le Pen est élue
00:57:23écoutez
00:57:24c'était hier soir
00:57:25le patron du RN
00:57:26et potentiel futur premier ministre
00:57:28interrogé par notre journaliste
00:57:30Marie Chantray
00:57:31nous allons soumettre aux français
00:57:33un texte
00:57:34un projet de loi
00:57:35qui leur conviendra
00:57:37d'approuver par référendum
00:57:39nous leur proposerons
00:57:40la suppression
00:57:41du droit du sol
00:57:42nous leur proposerons
00:57:43surtout le territoire national
00:57:45et pas uniquement
00:57:46à Mayotte par exemple
00:57:47non non
00:57:47la suppression
00:57:48le droit du sol
00:57:49est une exception en or
00:57:50vous avez beaucoup de pays
00:57:51comme l'Italie par exemple
00:57:52qui n'ont pas le droit du sol
00:57:53et ce sont des grandes démocraties
00:57:55qui se portent très bien
00:57:55la suppression pure et totale
00:57:57pas uniquement liée
00:57:58à une condition de durée
00:57:59sur le territoire français
00:58:00la suppression du droit du sol
00:58:02l'expulsion systématique
00:58:03des délinquants
00:58:04et des criminels étrangers
00:58:05la priorité nationale
00:58:07donnée aux français
00:58:08dans les aides sociales
00:58:09nos invités pourront parler
00:58:11Gaëtan Dussaucet
00:58:12député RN des Vosges
00:58:14bonsoir et bienvenue
00:58:15Thomas Porte
00:58:16face à vous
00:58:16député de la France Insoumise
00:58:18de la Seine-Saint-Denis
00:58:19bonsoir
00:58:19bienvenue également
00:58:20Serge Raffi
00:58:21est toujours à nos côtés
00:58:22éditorialiste au point
00:58:23et écrivain
00:58:24Benjamin Morel
00:58:26constitutionnaliste
00:58:26bonsoir à tous les quatre
00:58:28d'abord un mot sur la forme
00:58:30pourquoi un référendum
00:58:31pourquoi ne pas passer
00:58:33par le Parlement
00:58:34alors c'en est fait
00:58:35une proposition
00:58:36que l'on soutient
00:58:36avec Marine Le Pen
00:58:37et qu'on a défendu
00:58:38et présenté devant les français
00:58:39depuis septembre 2021
00:58:40sauf erreur de ma part
00:58:41avec un objectif essentiel
00:58:43c'est celui de faire
00:58:44ce qui n'a jamais été fait
00:58:45dans toute la Ve République
00:58:46à savoir rendre le pouvoir
00:58:47aux français
00:58:48de décider de leur politique
00:58:49migratoire
00:58:49je pense que dans
00:58:50toute démocratie
00:58:52mature et grande démocratie
00:58:53comme la France
00:58:54avoir la possibilité
00:58:55au peuple souverain
00:58:56qui devrait être le seul
00:58:57à pouvoir prendre des décisions
00:58:59dans notre pays
00:58:59de pouvoir décider
00:59:00de la politique d'immigration
00:59:01qu'il veut mener
00:59:02de savoir qui rentre
00:59:03qui se maintient
00:59:04et qui sort de notre territoire
00:59:05est tout simplement
00:59:06une démocratie
00:59:07qui serait en très bonne santé
00:59:08donc on se réjouit
00:59:09évidemment de pouvoir
00:59:09renouveler cette proposition
00:59:11à l'égard de cette nouvelle
00:59:11campagne présidentielle
00:59:12je sais que...
00:59:14Je parle de la forme
00:59:14et strictement de la forme
00:59:15consulter Thomas Porte
00:59:16les français sur une question
00:59:18la question de l'immigration
00:59:19vous en pensez quoi ?
00:59:21Me faire croire
00:59:21qu'on n'a pas de consultation
00:59:23et de débat
00:59:23sur la question migratoire
00:59:25dans ce pays
00:59:25c'est faux
00:59:26depuis 1945
00:59:27il y a eu 117 textes
00:59:29législatifs décrits
00:59:30qui sont passés
00:59:30sur la question migratoire
00:59:32mais je crois qu'au-delà
00:59:32de la question du référendum
00:59:34on ira sur le fond
00:59:34mais de remettre en cause
00:59:35le droit du sol
00:59:36c'est un fondement
00:59:37de ce qu'est la République française
00:59:39c'est-à-dire de faire le choix
00:59:40d'avoir une nation politique
00:59:41et pas une nation ethnique
00:59:43la communauté nationale
00:59:43c'est pas l'appartenance
00:59:44à une origine
00:59:45c'est l'appartenance
00:59:45à des valeurs
00:59:46ce qu'on a sur les frontons
00:59:47Némerie
00:59:48liberté, égalité, fraternité
00:59:49et c'est une meuture
00:59:50qui est xénophobe
00:59:51parce que d'ailleurs
00:59:51vous avez aussi parlé
00:59:52de conditionner les aides sociales
00:59:54et de les interdire
00:59:54notamment c'est-à-dire
00:59:55le programme de Marine Le Pen
00:59:56sur les personnes
00:59:57qui ont moins de 5 ans
00:59:57de résidence
00:59:58sur le territoire national
00:59:59si j'ai bien compris
01:00:00donc c'est-à-dire
01:00:00une distinction
01:00:01entre des citoyens français
01:00:02et des citoyens étrangers
01:00:03qui sont là
01:00:04et qui travaillent
01:00:04donc c'est une mesure
01:00:05qui est profondément xénophobe
01:00:06mais qui dit
01:00:06l'identité du Rassemblement national
01:00:08et je donne un élément
01:00:09puisque la première mesure
01:00:10du gouvernement de Vichy
01:00:11c'était la dénationalisation
01:00:12de 150 000 citoyens français
01:00:14donc c'est les origines
01:00:15de l'extrême droite
01:00:15d'avoir des propositions
01:00:17qui sont xénophobes
01:00:17et qui visent à diviser le peuple
01:00:19Pardon, la question
01:00:20ce serait quoi ?
01:00:21Parce qu'effectivement
01:00:22le point qu'on retient
01:00:23particulièrement
01:00:24c'est la suppression
01:00:25totale du droit du sol
01:00:27ce serait quoi ?
01:00:28Pour ou contre
01:00:30le droit du sol
01:00:31en France ?
01:00:32Le processus
01:00:33est très simple
01:00:33nous présentons
01:00:34un projet de loi
01:00:36constitutionnel
01:00:36et nous le soumettons
01:00:37au référendum
01:00:37dans son intégralité
01:00:38et c'est les français
01:00:39qui disent oui ou non
01:00:40à l'intégralité
01:00:40du projet de loi
01:00:41moi j'aimerais juste revenir
01:00:42sur ce que vient de dire
01:00:43à l'instant mon collègue
01:00:44de l'Assemblée nationale
01:00:44sur la question du droit du sol
01:00:46il y a aujourd'hui
01:00:47combien de pays
01:00:47dans l'Union Européenne
01:00:48qui n'ont pas le droit du sol ?
01:00:5018
01:00:50il y a 18 pays membres
01:00:52de l'Union Européenne
01:00:52qui n'ont pas le droit du sol
01:00:53On peut être une exception
01:00:53à avoir le meilleur système
01:00:54Il y a lesquelles ?
01:00:55Il y a l'Italie ?
01:00:55Je vous dis juste
01:00:56à partir du moment
01:00:56où vous considérez
01:00:57que ce qui est la norme
01:00:59dans une majorité
01:00:59de pays membres
01:01:00de l'Union Européenne
01:01:01c'est finalement
01:01:02un processus xénophobe
01:01:03de retour
01:01:04finalement au passé
01:01:05Vichy
01:01:06ou j'en sais rien
01:01:06désolé
01:01:07mais ça c'est un fantasme
01:01:07qui n'existe que
01:01:08dans la sac de M. Jean-Luc Mélenchon
01:01:10Pour bien comprendre
01:01:12qu'est-ce qui change
01:01:13concrètement
01:01:13pour un enfant né en France
01:01:14de parents étrangers ?
01:01:16Il n'y aura plus
01:01:17de délivrance automatique
01:01:19de la nationalité française
01:01:20comme c'est le cas aujourd'hui
01:01:21à partir de 18 ans
01:01:22Quels sont les critères
01:01:23dans ce cas-là
01:01:24pour obtenir
01:01:24la nationalité française ?
01:01:27Il faut faire une demande
01:01:28Combien M. Thomas ?
01:01:28Il faut je crois
01:01:295 ans de résidence
01:01:30par exemple
01:01:30et donc c'est pas automatique
01:01:32donc votre propagande
01:01:33de dire le droit du sol
01:01:33est automatique en France
01:01:34ce n'est déjà pas vrai
01:01:35Vous allez faire quoi ?
01:01:36Vous allez dénaturaliser
01:01:37les gens qui ont obtenu
01:01:38la nationalité française
01:01:38mal droit du sol ?
01:01:39Vous allez les renvoyer à la mer ?
01:01:40Les jeter par-dessus bord ?
01:01:41Non mais ne soyez pas caricaturale
01:01:43Qu'est-ce que vous allez faire ?
01:01:43On a un débat technique
01:01:44sur le fond
01:01:45et aller sur des caricatures
01:01:46Qu'est-ce que vous allez faire
01:01:46des gens qui sont
01:01:47sur le territoire national
01:01:47aujourd'hui ?
01:01:49Assumez que c'est une M. Xenophobe
01:01:50et s'en télacompe-tête
01:01:51dans le débat
01:01:52M. Porte
01:01:53Aujourd'hui
01:01:53une personne qui naît
01:01:54sur le sol français
01:01:56à partir du moment
01:02:03à 18 ans
01:02:03bénéficie automatiquement
01:02:05de la nationalité française
01:02:06Ce dispositif dont vous parlez
01:02:08c'est le dispositif
01:02:09qui existe en Italie
01:02:10et justement
01:02:10nous préférions
01:02:11que cette exception
01:02:12qui fait qu'on donne
01:02:13une autorisation
01:02:14qu'il doit y avoir
01:02:15une demande
01:02:15et bien on puisse l'avoir
01:02:16également dans notre pays
01:02:17encore une fois
01:02:18c'est la norme
01:02:18dans l'intégralité
01:02:19des pays du monde quasiment
01:02:20c'est la norme
01:02:21dans une majorité
01:02:22de pays membres
01:02:22de l'Union Européenne
01:02:23il est tout à fait normal
01:02:24que les français
01:02:25qui ne peuvent plus supporter
01:02:26cette pression migratoire
01:02:27et la submersion migratoire
01:02:28telle qu'on la vit
01:02:29depuis des dizaines d'années
01:02:30puissent retrouver justement
01:02:33Est-ce que c'est constitutionnel ?
01:02:34C'est l'une des questions
01:02:35qui se posent
01:02:36Est-ce que réellement
01:02:38ce projet
01:02:39que le Rassemblement National
01:02:40veut mettre en place
01:02:41peut passer ?
01:02:42Alors il y a deux volets
01:02:43Il y a je dirais
01:02:44la forme, le véhicule
01:02:45le référendum
01:02:46et puis ensuite le fond
01:02:47Est-ce que le fond
01:02:47est constitutionnel ?
01:02:48Actuellement
01:02:49dans la jurisprudence
01:02:50du Conseil constitutionnel
01:02:51il n'y a rien
01:02:52qui interdirait
01:02:55de supprimer
01:02:56le droit du sol
01:02:56Il y a une question
01:02:57qui a été posée
01:02:58au Conseil consuel
01:02:58au début des années 90
01:02:59il a dit
01:03:00il n'y a pas de garantie
01:03:01consuelle en la matière
01:03:01souvent on en parle
01:03:02pour Mayotte
01:03:03Si on ne peut pas
01:03:04le faire à Mayotte
01:03:04c'est pour des questions
01:03:05d'indivisibilité
01:03:06de la République
01:03:07Mais en revanche
01:03:07si vous le faites
01:03:08sur l'ensemble
01:03:08du territoire
01:03:10paradoxalement
01:03:10c'est plus facile
01:03:11Donc le fond
01:03:13la suppression du droit du sol
01:03:14ça c'est constitutionnel ?
01:03:15Il pourrait y avoir
01:03:15un revirement juridique
01:03:16du Conseil constitutionnel
01:03:18c'est pas complètement exclu
01:03:19évidemment
01:03:19mais en l'état
01:03:20du droit constitutionnel
01:03:21actuel
01:03:21ce serait possible
01:03:22Ensuite
01:03:23il y a le véhicule
01:03:23le référendum
01:03:24et ça c'est beaucoup
01:03:25moins évident
01:03:26parce qu'il faut bien
01:03:26comprendre que
01:03:27vous évoquez
01:03:27un référendum constitutionnel
01:03:29là ça passe théoriquement
01:03:30par l'article 89
01:03:31c'est technique
01:03:31mais l'article 89
01:03:32ça implique d'avoir
01:03:33l'aval de l'Assemblée
01:03:34et du Sénat
01:03:35et ça pour l'instant
01:03:36le RN n'a pas de groupe
01:03:37il en aura peut-être
01:03:38dans quelques semaines
01:03:39mais il n'aura probablement
01:03:40pas de majorité au Sénat
01:03:41c'est même très certain
01:03:42donc ce serait compliqué
01:03:43et si vous passez
01:03:44par l'article 11
01:03:45un référendum direct
01:03:46comme l'a fait De Gaulle
01:03:47en 1962
01:03:48et ensuite en 1969
01:03:49depuis la jurisprudence
01:03:51a évolué
01:03:52c'est quoi un référendum
01:03:53juridiquement ?
01:03:54Un référendum juridiquement
01:03:55c'est un décret de convocation
01:03:56du président de la République
01:03:57et du gouvernement
01:03:58on va faire une élection maintenant
01:04:00ce décret de convocation
01:04:01le Conseil constitutionnel
01:04:03depuis deux décisions
01:04:04de 2000 et de 2005
01:04:05et bien le Conseil constitutionnel
01:04:06peut en connaître
01:04:07en amont même
01:04:08le référendum
01:04:09et si le Conseil constitutionnel
01:04:10considère que le référendum proposé
01:04:12n'est pas conforme
01:04:13à la Constitution
01:04:14qu'il touche des champs
01:04:15qui ne sont pas
01:04:15ceux du référendum
01:04:16c'est le cas pour le droit du sol
01:04:17et bien à ce moment-là
01:04:19il pourrait interdire
01:04:20la réalisation de ce référendum
01:04:22et donc le référendum
01:04:23ne pourrait pas avoir lieu
01:04:24donc le fond du texte
01:04:25peut être constitutionnel
01:04:26sa forme, son véhicule
01:04:28à ce stade ne l'est pas
01:04:29donc déjà
01:04:30ça peut potentiellement
01:04:32être un problème
01:04:33je parle sous le contrôle
01:04:34évidemment de l'expertise
01:04:35de Benjamin Morel
01:04:36qui s'y connaît
01:04:37mieux que moi
01:04:38en la matière
01:04:39c'est un sujet
01:04:40qui pour le coup
01:04:41fait encore débat
01:04:41y compris chez un certain nombre
01:04:43de constitutionnalistes
01:04:44et de juristes
01:04:45moi ce que je note
01:04:46toutefois
01:04:47c'est que
01:04:47s'il était véritablement
01:04:49impossible
01:04:49d'organiser ce référendum
01:04:51à valeur constitutionnelle
01:04:52sur l'immigration
01:04:53alors dans ce cas
01:04:55pourquoi en avril
01:04:552025
01:04:56un sénateur socialiste
01:04:58a déposé au Sénat
01:05:00un projet de loi
01:05:01à valeur constitutionnelle
01:05:02pour modifier
01:05:03en partie
01:05:04l'article 11
01:05:05de la constitution
01:05:06pour justement
01:05:06empêcher coûte que coûte
01:05:08l'organisation de ce référendum
01:05:09donc on voit qu'il existe
01:05:10aujourd'hui un flou
01:05:11qui laisse donc
01:05:12une fenêtre de tir
01:05:14pour organiser ce référendum
01:05:15et encore une fois
01:05:16j'aimerais qu'on remette
01:05:16quand même les choses
01:05:17à l'endroit
01:05:17dans quelle démocratie mature
01:05:19dans quelle démocratie
01:05:20naturelle et saine
01:05:21on priverait le peuple français
01:05:23qui est le seul souverain
01:05:23je le rappelle
01:05:24en république
01:05:24on le priverait
01:05:25de la possibilité
01:05:26de pouvoir décider lui-même
01:05:28de la politique
01:05:28en matière d'immigration
01:05:29qu'il souhaite mener
01:05:30d'autant plus
01:05:31que les français
01:05:31sont à une très large majorité
01:05:33sont d'Ajodoxa
01:05:33de janvier 2026
01:05:35à 68%
01:05:36favorables
01:05:36à l'organisation
01:05:37les français
01:05:38sont surtout
01:05:40c'est pas leur préoccupation
01:05:42majeure
01:05:43la préoccupation
01:05:43c'est le pouvoir d'achat
01:05:44notamment
01:05:45c'est pas un pari
01:05:46d'ailleurs un petit peu risqué
01:05:46Serge Raffi
01:05:47à mon avis
01:05:49il me semble
01:05:50qu'il y a un peu
01:05:51un effet d'annonce
01:05:52Benjamin Morel
01:05:53a bien expliqué
01:05:54le rôle du conseil constitutionnel
01:05:55son avis
01:05:56etc
01:05:57et donc c'est vrai
01:05:58que Marine Le Pen
01:05:58son problème
01:05:59c'est si elle gagne
01:06:00imaginons qu'elle gagne
01:06:01le problème
01:06:01c'est comment elle va faire
01:06:03pour gouverner
01:06:03pour justement
01:06:04engager une réforme
01:06:05constitutionnelle
01:06:06sur l'immigration
01:06:07sur d'autres questions
01:06:08etc
01:06:08si le conseil constitutionnel
01:06:10sa composition
01:06:12ne lui est pas favorable
01:06:13si la cour des comptes
01:06:14sur d'autres sujets
01:06:16etc
01:06:16ne lui est pas favorable
01:06:18comme c'est le cas
01:06:19aujourd'hui
01:06:20elle va avoir du mal
01:06:21à gouverner
01:06:22donc aujourd'hui
01:06:22lancer cette idée
01:06:24de la référendum
01:06:25ce qui est vrai
01:06:25ça fait longtemps
01:06:26qu'elle a lancé
01:06:26cette idée
01:06:27d'un référendum
01:06:29c'est pas très nouveau
01:06:30c'est quelque chose
01:06:30qu'elle a depuis toujours
01:06:31c'est aussi un marqueur
01:06:33aujourd'hui politique
01:06:34très clair
01:06:35puisqu'aujourd'hui
01:06:36on sait
01:06:37que la campagne
01:06:38pour certains
01:06:39au moins le bloc central
01:06:40la droite
01:06:41même les sociodémocrates
01:06:42ils sont convaincus
01:06:43qu'effectivement
01:06:44il y a le pouvoir d'achat
01:06:45mais que la question
01:06:46de l'immigration
01:06:47et de la sécurité
01:06:48va jouer un rôle
01:06:50primordial
01:06:50pour une raison très simple
01:06:51c'est que Marine Le Pen
01:06:52s'il y a l'air
01:06:5335 voire 38%
01:06:54des intentions de vote
01:06:56ce n'est pas par hasard
01:06:57c'est parce qu'il y a en France
01:06:59un nombre de gens
01:07:00très importants
01:07:00qui ont peur
01:07:01de ces questions-là
01:07:02donc effectivement
01:07:03l'enjeu est énorme
01:07:04c'est pour ça
01:07:04c'est pour ça d'ailleurs
01:07:05dernière phrase
01:07:05qu'Edouard Philippe
01:07:06sur ses conscients-là
01:07:07il est en train de
01:07:08je dirais
01:07:08tous mes savais
01:07:09sur la question
01:07:10Serge Raffi
01:07:11Edouard Philippe
01:07:11qui était à Tourcoing
01:07:12à côté de Gérald Darmanin
01:07:13Edouard Philippe
01:07:14candidat
01:07:14qui lui dit vouloir
01:07:16affermir sa position
01:07:17sa politique migratoire
01:07:18on l'écoute
01:07:22La politique migratoire
01:07:24de la France
01:07:24doit être beaucoup plus ferme
01:07:26nous devons réduire
01:07:27fortement l'immigration
01:07:28mieux protéger
01:07:29nos frontières
01:07:30lutter beaucoup plus durement
01:07:31contre l'immigration illégale
01:07:32et faire réellement partir
01:07:34ceux qui n'ont pas le droit
01:07:34de rester
01:07:35cela n'interdit pas
01:07:36à la France
01:07:37de choisir d'accueillir
01:07:38les étudiants
01:07:38et les compétences
01:07:39dont elle a besoin
01:07:41si nous attendons
01:07:42d'être d'accord
01:07:43sur chaque virgule
01:07:44pour nous rassembler
01:07:45nous laisserons le pays
01:07:46à ceux avec qui
01:07:47nous sommes en désaccord
01:07:48sur l'essentiel
01:07:49Il faut une politique migratoire
01:07:51plus ferme
01:07:52dit Edouard Philippe
01:07:52et notamment revoir
01:07:54les aides sociales
01:07:55comme au Danemark
01:07:58est-ce que ça
01:07:59c'est quelque chose
01:08:00un point
01:08:02qui peut trouver
01:08:02grâce à vos yeux
01:08:03Thomas Porte ?
01:08:04Absolument pas
01:08:05et je partage
01:08:06ce qui a été dit
01:08:06la préoccupation
01:08:07des Françaises
01:08:07des Français
01:08:08évidemment il y a
01:08:08les questions migratoires
01:08:09mais on peut avoir
01:08:09un débat sur les questions
01:08:10migratoires
01:08:10il faut aussi parler
01:08:11des causes migratoires
01:08:12on peut parler
01:08:12du réchauffement climatique
01:08:13on aura des migrations
01:08:14Mais justement
01:08:14quelles sont vos mesures
01:08:15à vous ?
01:08:15Est-ce que vous pensez
01:08:16qu'il faut réguler
01:08:17l'immigration ?
01:08:18Je ne pense pas
01:08:18qu'il y a une crise migratoire
01:08:19il y a une crise de l'accueil
01:08:20et je vais donner un élément
01:08:21dans le débat
01:08:22ce n'est pas parce qu'on va
01:08:23s'attaquer aux droits des autres
01:08:24que vos conditions de vie
01:08:25vont s'améliorer
01:08:26est-ce qu'on pense
01:08:26que parce qu'on va
01:08:27interdire l'immigration
01:08:28demain les salaires vont augmenter
01:08:29il y aura plus de logements
01:08:30alors qu'il y a des gens
01:08:31qui n'arrivent pas
01:08:31à accéder à des logements
01:08:32est-ce que les conditions
01:08:33dans le monde du travail
01:08:34vont s'améliorer
01:08:34parce qu'on va avoir
01:08:35une politique migratoire
01:08:36extrêmement dure
01:08:36c'est absolument faux
01:08:38en fait les politiques migratoires
01:08:39c'est souvent des laboratoires
01:08:40où on teste des idées
01:08:41où on est extrêmement dur
01:08:42et on les étend
01:08:43à l'ensemble de la société
01:08:44Donc il ne faut pas
01:08:45réguler l'immigration ?
01:08:46Non il ne faut pas
01:08:47réguler l'immigration
01:08:48aujourd'hui nous
01:08:48on est pour une régularisation
01:08:49totale des travailleurs
01:08:50qui sont aujourd'hui
01:08:51sans papier par exemple
01:08:51sur le territoire national
01:08:52mais je donne un exemple
01:08:53vous parlez de Mayotte
01:08:54et de ce qui arrive
01:08:55aujourd'hui à Mayotte
01:08:55et des questions migratoires
01:08:57par exemple il y a des gens
01:08:58qui arrivent à Mayotte
01:08:58qui viennent d'un territoire
01:08:59qui s'appelle
01:09:00la République démocratique du Congo
01:09:01un territoire
01:09:02qui est aujourd'hui en guerre
01:09:03depuis des années
01:09:04notamment entre le Rwanda
01:09:05pour récupérer des ressources
01:09:06qui sont dans le sol
01:09:07donc si vous ne réglez pas
01:09:08les conflits dans le monde
01:09:09les gens
01:09:10vous n'allez jamais empêcher
01:09:11qu'ils partent
01:09:12quand vous fuyez la misère
01:09:13la guerre
01:09:14vous pouvez mettre
01:09:14tous les barbelés du monde
01:09:15vous êtes prêts à venir
01:09:16et personne quand il part du Congo
01:09:18regarde ce qu'il va avoir
01:09:19comme prestations sociales en France
01:09:20ils partent parce qu'ils veulent survivre
01:09:21et notre responsabilité politique
01:09:23quand on est démocrate et républicain
01:09:24c'est de les accueillir
01:09:25Il n'y a pas de crise migratoire
01:09:26dit la France Insoumise
01:09:27il y a un problème d'accueil
01:09:28votre réponse Gaëtan Dussault
01:09:30C'est justement parce qu'il existe en France
01:09:32toute une panoplie
01:09:33de pompe aspirante à l'immigration
01:09:34on a absolument perdu le contrôle
01:09:36de savoir et de pouvoir décider
01:09:37de qui rentre et se maintient
01:09:38sur notre sol
01:09:39qu'aujourd'hui
01:09:40on est face à une immigration massive
01:09:42depuis l'élection d'Emmanuel Macron
01:09:43ce sont 2,2 millions
01:09:45de premiers titres de séjour
01:09:47qui ont été accordés
01:09:48et encore une fois
01:09:49parce que nous n'avons pas organisé
01:09:50ce référendum sur l'immigration
01:09:51à aucun moment
01:09:52500 000 étrangers
01:09:53qui arrivent en France
01:09:54environ chaque année
01:09:55sauf que quand vous donnez ce chiffre
01:09:57vous ne parlez pas des étudiants
01:09:58qui en font partie
01:09:59vous oubliez aussi
01:10:01d'expliquer
01:10:02qu'il y en a aussi beaucoup
01:10:03qui repartent
01:10:04ils arrivent pour un temps donné
01:10:06puis ils repartent
01:10:07donc ce chiffre-là
01:10:08il faut l'expliquer aussi
01:10:09il faut le détailler
01:10:10c'est pas aussi simple
01:10:10Non alors
01:10:11plusieurs choses
01:10:12d'abord sur ce fameux mythe
01:10:14de l'immigration choisie
01:10:15parce que j'entends très souvent
01:10:16de la part d'Éloire Philippe
01:10:17mais aussi d'un certain nombre
01:10:17de cadres de Bruno Retailleau
01:10:19et de chez les Républicains
01:10:21il faut quand même rappeler
01:10:22que sur ce contingent
01:10:23de 500 000 entrées nouvelles
01:10:24chaque année
01:10:24492 000 pour être à peu près précis
01:10:27vous avez uniquement
01:10:2910% de personnes
01:10:30qui rentrent
01:10:30avec un contrat de travail
01:10:31et ça peut être même uniquement
01:10:32pour un stage
01:10:33ou un emploi saisonnier
01:10:33et vous n'en avez que 23%
01:10:35qui rentrent
01:10:36pour faire des études
01:10:37donc il y a un moment donné
01:10:38dire on va améliorer
01:10:39d'un côté l'immigration
01:10:40de travail
01:10:41comme le propose Édouard Philippe
01:10:42parce que pour Édouard Philippe
01:10:43l'immigration n'est pas un problème
01:10:44c'est un projet
01:10:44il le revendique
01:10:45il dit qu'on a besoin
01:10:46de cette immigration de travail
01:10:47dire qu'on va augmenter
01:10:48l'immigration de travail
01:10:50absolument pas
01:10:51vous savez
01:10:52pardonnez-moi
01:10:53je vais vous donner quelques chiffres
01:10:54les étrangers occupent
01:10:5513% des métiers essentiels
01:10:57en France
01:10:57le personnel soignant
01:10:59les éboueurs
01:11:00l'entretien
01:11:01les services aux particuliers
01:11:02ils sont extrêmement nombreux
01:11:03on a besoin d'eux non ?
01:11:05mais c'est là où nous avons
01:11:06un désaccord politique
01:11:06et philosophique profond
01:11:08parce qu'à côté
01:11:09nous avons quoi ?
01:11:09nous avons la France
01:11:10qui arrive sur la troisième marche
01:11:11du podium
01:11:12des pays européens
01:11:13avec le plus fort taux de chômage
01:11:15parce que nous avons
01:11:161,2 million de français
01:11:17qui sont en situation
01:11:18de sous-emploi
01:11:19c'est-à-dire qu'ils travaillent moins
01:11:20que ce qu'ils ne pourraient
01:11:20parce qu'ils ont des problèmes
01:11:21de santé
01:11:22parce qu'ils ont des problèmes
01:11:23d'accès au logement
01:11:24à proximité de leur travail
01:11:25parce qu'ils ont des problèmes
01:11:26de mobilité
01:11:26parce qu'ils ont des problèmes
01:11:27de garde d'enfants
01:11:28c'est là-dessus
01:11:29que devrait se concentrer
01:11:30l'intégralité de l'action publique
01:11:32il faut qu'on arrive
01:11:33à faire l'appariement
01:11:34qu'on arrive à remettre
01:11:35en adéquation
01:11:36en complémentarité
01:11:37à la fois les formations
01:11:38les compétences
01:11:39et les besoins de réel
01:11:40et il faut relancer aussi
01:11:41l'économie
01:11:41pour créer
01:11:42non seulement de la croissance
01:11:43de la productivité
01:11:49plutôt que de se dire
01:11:50on ne fait pas notre boulot
01:11:51là-dessus
01:11:51l'État ne fait pas son travail
01:11:52là-dessus
01:11:53on ne crée pas d'emploi
01:11:54dans notre pays
01:11:54et on prend la facilité
01:11:56de l'immigration
01:11:56ce qui est compliqué
01:11:57c'est qu'on est dans
01:11:58un espèce de cercle vicieux
01:11:59vous le savez aussi bien que moi
01:12:00c'est que de nombreux
01:12:01patrons français
01:12:02ils utilisent de la main d'oeuvre
01:12:04immigrée
01:12:05alors soit légale
01:12:06soit illégale
01:12:07parce qu'elle coûte
01:12:08beaucoup moins cher
01:12:09bien sûr
01:12:10elle coûte beaucoup moins cher
01:12:11donc ça veut dire
01:12:11que pour leur économie
01:12:13à eux
01:12:13pour la logique
01:12:14de leur économie
01:12:15de leur entreprise
01:12:15c'est beaucoup plus rentable
01:12:17donc la question
01:12:18ça va être justement
01:12:18comment revaloriser le travail
01:12:20partout ça va être
01:12:21une des grandes questions
01:12:22et d'ailleurs c'est pour ça
01:12:22qu'on parle du pouvoir d'achat
01:12:23on est au cœur
01:12:24de la question française
01:12:26si vous voulez
01:12:26c'est qu'il va falloir
01:12:28à un moment donné
01:12:28que les hommes politiques
01:12:29quels qu'ils soient
01:12:31envisagent l'augmentation
01:12:33du SMIC
01:12:34d'une manière très sérieuse
01:12:35tant qu'on n'aura pas
01:12:36touché à ça
01:12:37ça va continuer
01:12:38les patrons
01:12:38les petits patrons
01:12:39les moyens patrons
01:12:40même certains grands patrons
01:12:42continueront à utiliser
01:12:43de la main d'oeuvre
01:12:45je ne dirais pas gratuit
01:12:46ça fait tellement peu cher
01:12:47Est-ce que les patrons vous disent aussi
01:12:48que ça coûte cher
01:12:49d'augmenter le SMIC ?
01:12:51Bien sûr
01:12:51c'est bien pour ça d'ailleurs
01:12:52que le MEDEF défend
01:12:53l'immigration
01:12:54défend une partie
01:12:55par l'immigration choisie
01:12:57eux aussi
01:12:57mais ils la défendent
01:12:59donc vous pensez
01:13:00qu'on peut tout bloquer
01:13:02qu'il va y avoir
01:13:03une espèce d'immigration zéro
01:13:04d'une manière totale
01:13:06globale
01:13:07je pense que c'est
01:13:08comment dirais-je
01:13:09un peu utopique
01:13:10et peut-être dangereux
01:13:11parce que ça
01:13:11ça peut provoquer
01:13:12des chocs
01:13:13dans notre pays
01:13:14et peut-être aussi
01:13:15des chocs économiques
01:13:16qu'on ne mesure pas encore
01:13:17Mais merci de rappeler
01:13:18par votre intervention
01:13:19que l'immigration
01:13:19est bien un outil
01:13:20une arme économique
01:13:21qui est notamment utilisée
01:13:22par une certaine forme
01:13:23de grand patronat
01:13:24pour ne pas améliorer
01:13:25les conditions de travail
01:13:25pour ne pas améliorer
01:13:26les rémunérations
01:13:27et que l'immigration
01:13:28lorsqu'elle est massive
01:13:29et bien pèse évidemment
01:13:30à la baisse des salaires
01:13:31et à la baisse des conditions
01:13:32C'est d'ailleurs tout ce qui avait été fait
01:13:34notamment chez les éboueurs
01:13:35et dans les métiers pénibles
01:13:37des égoutiers notamment
01:13:38où pendant un temps
01:13:39il y avait une surreprésentation
01:13:40de l'immigration de travail
01:13:42dans ces métiers-là
01:13:43et justement le fait
01:13:44d'avoir serré la vis
01:13:45et d'avoir amélioré
01:13:46les conditions de travail
01:13:47ont fait que les nationaux
01:13:48sont rentrés
01:13:49beaucoup plus massivement
01:13:49dans ces métiers pénibles
01:13:50parce qu'on a su justement
01:13:51améliorer les rémunérations
01:13:52et la reconnaissance des pénibilités
01:13:54même s'il reste encore
01:13:54évidemment beaucoup à faire
01:13:55L'immigration
01:13:56c'est aussi une arme diplomatique
01:13:58incroyable
01:13:58on l'a vécu assez hauteur
01:13:59on l'a vécu en Biélorussie
01:14:01on le vit en ce moment
01:14:04à Mayotte
01:14:05le gouvernement des Comores
01:14:07utilise l'immigration
01:14:08comme une arme politique
01:14:09une arme diplomatique
01:14:10et là
01:14:11quels sont les moyens
01:14:12que vous donnerez un jour
01:14:13si par hasard
01:14:13vous arrivez au pouvoir
01:14:15pour lutter contre cette immigration
01:14:17je veux dire
01:14:18arme diplomatique
01:14:19Mais c'est là où il faut
01:14:20être capable de retrouver
01:14:21la maîtrise pleine et entière
01:14:22de nos frontières
01:14:23et encore une fois
01:14:23d'être capable
01:14:24de ne pas se soumettre
01:14:25au chantage
01:14:26qui est fait
01:14:27tantôt par Erdogan
01:14:28tantôt par les Comores
01:14:30et d'avoir un discours
01:14:31qui soit ferme
01:14:31mais le problème
01:14:32c'est que si aujourd'hui
01:14:33la France subit
01:14:34justement cette pression migratoire
01:14:36qui est faite
01:14:36comme arme diplomatique
01:14:37par des puissances étrangères
01:14:38c'est tout simplement
01:14:39parce que l'immigration
01:14:40n'est pas un projet
01:14:41n'est pas pardon
01:14:42un problème
01:14:43que l'immigration
01:14:43ne retrouve pas
01:14:45une opposition
01:14:45de la part
01:14:46de ceux qui dirigent
01:14:47ce pays
01:14:47Un dernier mot de Thomas Porte
01:14:49peut-être
01:14:49sur l'argument
01:14:50que vous avez donné
01:14:51comme quoi l'immigration
01:14:52serait utilisée
01:14:53comme justification
01:14:54pour ne pas améliorer
01:14:55les conditions de travail
01:14:56des Français
01:14:57Il y a un certain nombre
01:14:58de patrons
01:14:58et je le vérifie
01:14:59dans mon département
01:15:00en scène syndique
01:15:00qui utilisent des gens
01:15:01qui sont dans une situation
01:15:01extrêmement difficile
01:15:03souvent sans papier
01:15:04pour les embaucher
01:15:05dans des conditions
01:15:06qui sont absolument délétères
01:15:07vous pensez très sincèrement
01:15:08que ces patrons-là
01:15:09si demain
01:15:10on ferme les frontières
01:15:11ils vont retrouver
01:15:12le sens des responsabilités
01:15:13et mettre des salaires
01:15:13à 2500 euros
01:15:14on est dans un pays
01:15:15aujourd'hui
01:15:15sur Pôle emploi
01:15:16il y a 6 millions
01:15:16à peu près d'inscrits
01:15:18pour 400 000 offres
01:15:19c'est-à-dire une offre
01:15:20pour 14 demandeurs
01:15:22donc l'urgence
01:15:23c'est pas de fermer
01:15:24les frontières
01:15:24et de faire croire
01:15:25que demain
01:15:25ça va changer
01:15:25le quotidien des travailleurs
01:15:26c'est d'augmenter
01:15:27les salaires
01:15:28c'est de créer des emplois
01:15:29de créer des conditions
01:15:29de travail dignes
01:15:30mais vous savez
01:15:31au Rassemblement National
01:15:32la question migratoire
01:15:33c'est la réponse
01:15:33à tous les mots
01:15:34et ça me fait sourire
01:15:35puisque pendant la loi
01:15:36Asile et Migration
01:15:37un député du Rassemblement National
01:15:39avait déposé un amendement
01:15:40pour exonérer
01:15:41les petits patrons
01:15:42c'est-à-dire de moins
01:15:42de 10 salariés
01:15:43pour ne pas être responsable
01:15:44s'ils les embauchaient
01:15:44des travailleurs sans papier
01:15:45sur l'exploitation
01:15:46c'était monsieur Hervé de Lepinot
01:15:47Merci
01:15:48merci beaucoup
01:15:49on aura l'occasion
01:15:50évidemment d'en débattre longuement
01:15:51à d'autres occasions

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