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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00Je voulais vous faire goûter une réaction, celle de Jordan Bardella cet après-midi.
00:03Il était interrogé au sujet de cette vidéo de Midi Libre, 4 policiers en voiture à Carcassonne,
00:07dont un membre du service d'ordre du parti du RN, exclu depuis.
00:12Ils enchaînent, on les a tous vus ces images, les déclarations racistes, misogynes, homophobes.
00:18Écoutez ce qu'en dit le patron du RN, Jordan Bardella, aujourd'hui.
00:21Nous ne sommes pas responsables des propos absolument ignobles qui sont tenus
00:27par un policier municipal de Carcassonne qui a été embauché par la précédente municipalité
00:32et par le maire Les Républicains.
00:34Ça ne veut pas dire que ces propos sont de la responsabilité du maire Les Républicains.
00:37Mais je me permets de vous rappeler, pour être extrêmement précis,
00:41que cette vidéo a manifestement attiré l'attention de l'ancienne municipalité
00:47et de l'administration en novembre 2025 et que cette personne-là n'a pas été suspendue.
00:52Nous ne sommes pas responsables. Est-ce que c'est vraiment le cas, Tugue Dualdenis ?
00:57La question c'est de savoir si, effectivement, le RN, Jordan Bardella, Marine Le Pen
01:02sont des gens racistes, xénophobes, homophobes, comme les propos qui ont été entendus dans cette vidéo.
01:10Et honnêtement, moi on peut dire tout ce que vu du RN, je suis intimement persuadé
01:16que Marine Le Pen n'est pas une femme raciste, que Jordan Bardella n'est pas un homme raciste,
01:21que Jean-Philippe Tanguy n'est pas raciste.
01:24Donc c'est un cas isolé ?
01:26Qu'il n'y a pas de fond idéologique ?
01:28Non, franchement, je ne pense pas du tout qu'on puisse associer le dérapage totalement ahurissant
01:35d'un policier municipal, par ailleurs militant RN, de Carcassonne,
01:41à la stratégie générale, l'identité politique, les discours des responsables du RN.
01:47Maintenant, la question c'est de savoir si le RN est un parti suffisamment organisé, professionnel,
01:54pour s'éviter que les militants, que des gens comme ce monsieur soient attirés par ce parti.
02:02Ça pose effectivement la question des garde-fous, mais d'abord, j'aimerais entendre la réaction de Raquel Garrido,
02:05ça vous fait bondir, j'imagine, les propos de Tudial Denis ?
02:08Pour que des candidats aux législatives soient des brebis galeuses, etc.
02:11Et ça, si vous voulez, régulièrement, ils se retrouvent confrontés à ça.
02:15Donc le sujet, voilà, soyons clairs, le sujet, c'est pas est-ce que Marine Le Pen est raciste ?
02:18C'est complètement débile de penser que Marine Le Pen est raciste.
02:20Mais est-ce que le RN arrive à se protéger de ces gens-là ?
02:24Et apparemment, pas totalement.
02:25Quand on écoute cette vidéo, moi, ce qui m'a frappée, c'est la certitude de l'impunité.
02:32C'est-à-dire, voilà un policier dans l'exercice de ses fonctions, avec ses collègues,
02:39et il est absolument certain, on le sent dans ses propos, que cette délinquance raciste,
02:46parce que ce qu'il fait là, c'est de la délinquance, tous ces propos tenus...
02:49Il ne sait pas qu'il est filmé.
02:51Peu importe.
02:52La vidéo s'est déclenchée toute seule.
02:53Vous savez, quand vous ne respectez pas le code pénal, ça ne devient pas un délit
02:59à partir du moment où vous êtes filmé.
03:01C'est un délit que vous le faites, voilà, si vous le faites, tout simplement.
03:04Violer la loi, c'est violer la loi.
03:06C'est pas parce que, comment dire, c'est pas parce qu'il n'y a pas de policier au
03:09feu rouge,
03:10que si vous grillez le feu rouge, c'est pas un délit, d'accord ?
03:12C'est un délit.
03:14Or, ces propos misogynes, racistes, xénophobes, etc., sont de la délinquance.
03:23Or, vous avez là quelqu'un dont la fonction dans la société, c'est de lutter contre la délinquance, de
03:27l'abolir, de protéger nous, protéger nous, les citoyens de cette délinquance, et qui pourtant est un délinquant.
03:34Et qui, clairement, se sent dans l'impunité.
03:36Donc, c'est ça qui doit nous alerter.
03:37C'est cet écosystème professionnel, déjà.
03:41Mais est-ce que vous en tirez des conclusions politiques sur ce qu'est le Rassemblement National ?
03:44Oui, c'est un écosystème propre au RN.
03:45C'est un écosystème qui n'est sans doute pas propre au RN.
03:49Je pense que dans le parti d'Éric Zemmour, vous pouvez avoir ce type de propos et vous ne serez
03:54pas poursuivi ou dénoncé par vos petits camarades.
03:57Et puis, il y a aussi toute une mouvance identitaire, etc.
04:00Il n'y a pas que le RN.
04:01Oui, à l'extrême gauche, à mon avis, il doit y avoir des conversations privées qui doivent être extrêmement malaisantes.
04:06Mais est-ce qu'on peut y reconnaître au moins un Rassemblement National ?
04:08Mais là, il ne s'agit pas d'une conversation privée proprement dit.
04:11Une conversation dans votre travail, ce n'est pas une conversation privée.
04:14En tout cas, le RN a fait un communiqué immédiat.
04:15Ne balayez pas ça du revers de la main.
04:18Jordan Bardella, excusez-moi, j'ai envie de faire des gestes aujourd'hui.
04:22Jordan Bardella vient de dire que c'est ignoble.
04:25Moi, j'aimerais bien entendre parfois Jean-Luc Mélenchon, des partis de gauche,
04:28quand il y a des militants, quand il y a des élus qui font des dérapages,
04:31et honnêtement, je peux vous en faire une compilation sur les derniers mois, dernières années,
04:35ils n'ont pas la culture de l'excuse à l'extrême gauche.
04:38On peut reconnaître au moins un Rassemblement National qui sont extrêmement clairs dès qu'il y a ce genre de
04:42dérapage.
04:42Alors, pour ma part, il me semble-t-il dénoncer des propos quand il me semblait être à dénoncer,
04:49d'où qu'ils viennent, y compris dans mon parti.
04:52Donc, moi, il me semble qu'il y a une rigueur intellectuelle et une certaine probité en politique à avoir
04:57qui est de ne pas être à géométrie variable.
05:00C'est-à-dire, on ne peut pas reprocher aux autres ce qu'on fait soi-même,
05:03on ne peut pas être très, très, très strict avec les principes pour les autres et pas pour soi-même.
05:09Donc là-dessus, oui, bien entendu.
05:10Sauf que là, la personne qui est en cause, elle n'est pas de gauche.
05:13La personne qui est en cause est un militant du RN, cadre de ce service d'ordre.
05:18Un bénévole, mais immédiatement condamné.
05:20Dans les partis, il faut que les gens comprennent ce que c'est le département de protection-sécurité du RN.
05:25C'est un groupe, c'est une structure dans le parti qui est très importante.
05:30On ne devient pas cadre du DPS.
05:31Et on l'a vu aux côtés de Jordan Bardella.
05:34Et encore moins recruté et recruté à la police municipale, probablement suite à ses états de service,
05:41dans la sécurité, sur la question saine.
05:43Il était déjà embauché sous la précédente majorité.
05:46J'ai eu affaire, quand j'étais avocate d'un élu municipal d'opposition à Ayange,
05:51j'ai eu affaire à un problème d'un policier municipal qui était aussi en même temps un militant RN
05:57et qui avait eu des comportements inacceptables.
05:59Et finalement, on avait gagné en justice parce qu'effectivement,
06:02le tribunal avait considéré que la parole de ce policier,
06:06finalement, on ne pouvait pas la prendre pour argent comptant,
06:08ce qui est souvent le cas dans les tribunaux.
06:10Donc vous avez un problème plus large, qui est que quand vous avez des hommes en armes,
06:13vous avez des gens dépositaires de l'ordre public qui, eux-mêmes, sont des délinquants.
06:20Comment on fait ? Comment on fait ?
06:21Je vous franque, vous avez trouvé...
06:23Oui, le truc raccette, c'est qu'on est tous d'accord pour dire que ce monsieur a tenu des
06:25ignobles propos.
06:29Eh bien, c'est un truc.
06:29Mais c'est quand même un cas de figure qui semble se répéter.
06:34Vous évoquez la question des fameuses brebis galos.
06:37Il y en a à chaque campagne.
06:38On les a vues aux municipales, on les a vues avant ça aux législatives.
06:41Les garde-fous n'ont pas été mis en train.
06:43On a l'impression qu'on s'en rend compte qu'après.
06:44Mais non, mais c'est ça, c'est là où il y a une vraie question politique, stratégique
06:49qui se pose sur l'Assemblée nationale.
06:50Pardon Raquel, mais tout le monde est d'accord pour dire qu'évidemment,
06:53les immondes propos de ce policier sont condamnables et inaudibles.
06:58La vraie question qui se pose, c'est quand on est à 34% des sondages,
07:01qu'on est Premier Parti de France, que Marine Le Pen vise pour la troisième fois la magistrature suprême,
07:07est-ce que ce parti est équipé, outillé, organisé ?
07:12Est-ce qu'il a appris de ses erreurs passées ?
07:14Ils n'ont pas embauché des gens justement pour faire le tri ?
07:16Non, mais vous voyez bien, ils avaient un conseiller économique encore récemment
07:21dont il faisait la promotion en disant, voilà, c'est un polytechnicien,
07:24il va nous aider sur notre relation avec les patrons.
07:28François Durvie, pour ne pas le nommer, finalement, le gars part sur un claquement de porte.
07:34Bon, Jordan Bardella, apparemment, il a un peu du mal à trouver sa place.
07:37Il y a un peu deux candidats dans cette campagne.
07:40Il y a le retour du clan, vous en avez parlé sur votre antenne.
07:45On n'a pas l'impression que c'est un parti qui est une machine de guerre.
07:48Alors que pourtant, le positionnement politique, moi, si vous voulez,
07:51en tant que journaliste de droite, je n'ai pas l'impression que Marine Le Pen
07:55est complètement désalignée des préoccupations des Français
07:57quand elle parle d'immigration, quand elle parle d'insécurité,
08:00quand elle parle de déclassement.
08:01Et pourtant, on ne sent pas encore, je trouve, une espèce de machine à gagner.
08:06Et voilà, ça c'est un symptôme comme un autre, il y en aura d'autres.
08:10Moi, je pense qu'il y a un point de jonction entre la ligne politique publique du RN
08:15et ces expressions-là qui, effectivement, confinent à des délits.
08:19C'est la thèse selon laquelle l'insécurité naît de la quantité d'étrangers
08:25dans ce pays.
08:26Et ce discours-là, qui est un discours qui irrigue tout le discours de l'extrême droite
08:32et qui constitue la plus grosse erreur d'aiguillage historique
08:36en matière de sécurité publique de ce pays depuis longtemps.
08:39C'est pour ça qu'il y a autant encore de femmes et d'enfants tués par des criminels.
08:429% d'immigrés en France, 34% de délinquants chez les immigrés.
08:45Vous avez aujourd'hui, tous les deux jours, une femme qui est tuée.
08:48Vous avez l'affaire Liana parce que vous avez, dans ce pays,
08:52des gens qui continuent de penser et continuent de dire du soir au matin à la télévision
08:55que le problème de l'insécurité, c'est les étrangers.
08:58On peut tout à fait pleurer Liana et regarder avec calme et sérénité le fait qu'il y a un
09:05lien entre la migration des vacances.
09:06Il faut pleurer Liana et arrêter d'envoyer la force publique contre les femmes qui portent le voile,
09:12contre les étrangers et envoyer la force publique contre les pédophiles, contre les massacres de femmes.
09:17Et si vous avez dans la police des hommes qui sont là, non pas pour protéger les femmes et les
09:22enfants,
09:22mais en réalité pour pourchasser les étrangers, pourchasser les noirs et les arabes, pourchasser les musulmans,
09:27alors vous êtes en train de créer un écosystème d'impunité pour les délinquants et les criminels.
09:31C'est ça le problème de l'extrême droite, c'est qu'elle défend en réalité par sa politique xénophobe
09:36l'impunité des délinquants et des criminels.
09:39Une autre séquence qui fait réagir dans cette campagne.
09:42Edouard Philippe, très critiqué, après avoir soi-disant réclamé 4 mois de congé s'il est élu président en mai
09:48prochain,
09:48c'était une interview accordée à un podcast, regardez l'extrait.
09:52Moi j'adorerais un système dans lequel le président est élu en mai et il prend ses fonctions en septembre.
09:57Et entre mai et septembre, il a le temps, un, de se reposer,
10:01de décompresser après une élection présidentielle qui est hyper usante, hyper fatigante.
10:06Je ne dis pas qu'il doit prendre 3 mois de vacances, mais franchement, une semaine, ça ne fait pas
10:10de mal.
10:10Deux semaines, ça ne fait pas de mal avant de repartir.
10:13Voilà, l'extrait a été tronqué, publié sur les réseaux.
10:16Il ajoute quand même, ça serait une ou deux semaines de vacances,
10:19pour consulter les partenaires sociaux, les chefs d'État étrangers, plein de gens,
10:22et pour constituer ces équipes.
10:25Ces propos ont été repris, taclés par le Rassemblement National, et pas que.
10:30Regardez.
10:31Moi, je considère que la France, elle n'a plus une minute à perdre.
10:34Regardez depuis 2024 l'immobilisme dans lequel on est.
10:37Et pendant ce temps-là, la Chine, les États-Unis, les autres puissances,
10:41ils réforment, ils investissent, ils y vont.
10:43Il faut que ça bouge, et il faut que ça bouge tout de suite.
10:45Donc moi, dès la première minute, si les Français me font qu'en France,
10:47et que je deviens président de la République,
10:49dès la première minute, évidemment, je serai dans l'action
10:51pour prendre des mesures que j'ai commencé à évoquer sur l'économie,
10:54sur l'école, sur l'agriculture.
10:56On est ici avec des agriculteurs.
10:57Il n'y a pas une minute à perdre.
10:59Bon, il s'est engouffré dans la brèche, ça vous fait sourire ?
11:01Oui, je trouve ça un peu en dessous de la ceinture.
11:04Même pour les États-Unis, qui est un des exemples qu'il prend,
11:07le président, il ne prend pas ses fonctions le soir de l'élection.
11:11D'ailleurs, c'est une vision...
11:12Moi, ça m'a toujours frappée par rapport à...
11:14Il est élu en novembre, il prend ses fonctions en janvier.
11:15Mais en Amérique, globalement, en général,
11:18il y a une période un peu longue, sans doute trop longue à mon goût,
11:20parce qu'il y a le temps de faire des coups d'État entre-temps.
11:21Donc vous prenez la défense d'Edouard Célip à Calgary.
11:24Non, mais ce que je veux dire, c'est que...
11:25Ici, bah...
11:27Attal, Attal, Attal, me semble vraiment...
11:30Comment dire ? Lui, on aurait préféré peut-être qu'il prenne plus de vacances
11:32et qu'il accepte le résultat des urnes.
11:35Les Macronisent d'une façon générale.
11:36Il ne faut que perdre les élections depuis 2022.
11:40Et ils ont gouverné pendant quatre ans, ils sont encore là.
11:43Et ils disent, ah non, non, il faut continuer.
11:44Bon, donc non.
11:46Par contre, moi, ce qui m'intéresse, ce que dit Édouard Philippe
11:49par rapport à l'après-présidentiel,
11:51c'est qu'en fait, on n'est plus dans la période du président tout-puissant, etc.,
11:55qui va tout changer le lendemain.
11:57On sait depuis 2022, et compte tenu de ce qu'est la France aujourd'hui,
12:00qu'il y a tout de suite derrière une autre élection,
12:02qui est l'élection législative.
12:03Et on sait que, probablement,
12:05le ou la personne qui sera élue présidente
12:07n'aura pas de majorité à l'Assemblée nationale.
12:09Donc en réalité, il y a deux choses qui se font en même temps.
12:11Et il ne faut pas compter sur des vacances, ça c'est sûr.
12:14Parce que la bagarre, elle continue le lendemain,
12:17le soir même de l'élection du président,
12:20pour justement contester et obtenir une majorité.
12:23En tout cas, pour la gauche,
12:24c'est clair que les 192 députés obtenus en juin 2024 par la NUPES
12:30ont vraiment, vraiment été un moment difficile pour les macronistes.
12:35Parce qu'objectivement, c'était le plus gros groupe parlementaire.
12:38L'extrême droite ne revendiquait pas à ce moment-là.
12:40Pour en revenir aux réactions, là, c'est un peu de la mauvaise foi, non ?
12:44Mais alors, il se trouve que je connais assez bien Edouard Philippe,
12:48je lui ai consacré un livre.
12:51Je peux témoigner que c'est quelqu'un de travailleur
12:53et qui, je dirais même, a une puissance de travail.
12:56Quand on a été Premier ministre,
12:58si vous n'êtes pas bosseur, honnêtement,
13:00vous explosez en vol au bout de trois jours.
13:02C'est un poste beaucoup plus dur, même,
13:04sur le plan, justement, de l'intensité
13:06que celui de président de la République.
13:09Gouverner la France, c'est réservé aux grosses machines.
13:13Maintenant, cette séquence, honnêtement,
13:15elle n'est pas du tout à balayer d'un revers de la main
13:17comme une espèce de petit buzz de campagne.
13:19Elle est hyper intéressante.
13:20C'est une faute de la part d'Edouard Philippe, quand même ?
13:22Bien sûr, c'est une erreur de communication, à minima.
13:27Ces podcasts qui se développent,
13:29une espèce de journalisme un peu alternatif,
13:31ça permet une conversation un peu plus bienveillante,
13:34ça installe des atmosphères.
13:35Très bien, il en faut pour tous les goûts.
13:38Mais les politiques se jettent sur ces formats
13:41en se disant, au moins,
13:43je vais être un peu moins cuisiné que d'habitude.
13:45Et là, à force de se détendre,
13:46ils finissent par dire des bêtises.
13:48Il était trop détendu, là, Edouard Philippe.
13:49C'est clairement ce qui s'est passé.
13:51Petit 1.
13:52Petit 2, personne ne reproche
13:55à un président, même nouvellement élu,
13:57de prendre des vacances.
13:58Personne n'a jamais reproché à François Hollande
14:00ou à Emmanuel Macron d'aller à Brégançon
14:02ou que sais-je.
14:04Le problème, déjà, c'est de le proclamer.
14:06Et le second problème,
14:07Gabriel Attal a raison,
14:08c'est qu'il est minimum le quart pour la France.
14:10Je veux dire, quand vous avez 3 500 milliards de dettes,
14:13quand vous avez une immigration massive
14:14qui, selon moi, pose des problèmes
14:17assez conséquents pour le pays,
14:18quand vous avez une insécurité,
14:20notamment concernant les violences aux personnes,
14:22qui est endémique.
14:24Quand vous avez une baisse de la productivité,
14:26quand vous avez une fiscalité confiscatoire
14:28qui étouffe les contribuables français,
14:32vous ne pouvez pas expliquer
14:34que tout ça va se mettre en place, etc.
14:37Il y a un sentiment d'urgence, aujourd'hui,
14:39dans la société française qui est gigantesque.
14:41Il y a eu un sondage dans le Figaro
14:42qui est paru il y a 10 jours
14:44qui était transpartisan, au sens où il ne demandait pas
14:46pour qui vous allez voter, etc.
14:47Il demandait qu'est-ce que vous attendez de cette campagne.
14:49Et tous les gens,
14:50quel que soit le parti pour lequel ils votent,
14:52disaient qu'on attend un renversement de table,
14:54on attend de la radicalité.
14:55Je pense que Raquel ne pense pas,
14:57comme moi, sur à peu près tous les sujets,
14:59mais je pense qu'elle estime
15:02que la France est dans un État, aujourd'hui,
15:04qui nécessite des réformes,
15:05mais d'envergure,
15:07et des solutions jamais vues.
15:08Et donc, comme d'Edouard Philippe,
15:10de prononcer ce genre de phrases
15:12lors de ce podcast,
15:14lui qui défend plutôt une politique d'effort,
15:18travailler plus longtemps...
15:19Oui, c'est ça,
15:20le problème avec ces désinvoltures
15:22par rapport au travail
15:23et par rapport aux vacances,
15:25personne ne reprochera à personne
15:26de vouloir passer des vacances.
15:28Le problème, c'est quand on demande
15:29des hausses de salaire
15:30et que la droite et les macronistes
15:31et l'extrême droite les refusent,
15:33quand on demande des hausses d'impôts
15:34pour les milliardaires,
15:35ils répondent TVA,
15:37augmenter pour tout le monde.
15:39Quand on leur dit
15:39qu'il faudrait mettre de l'argent
15:41dans les services publics
15:41ou la lutte contre le changement climatique,
15:44ils disent
15:44« Ah non, non, on va encore vous trouver
15:46je ne sais quelle baisse d'impôts... »
15:49Enfin, pas de baisse d'impôts,
15:50de baisse d'impôts
15:50pour les très grandes entreprises
15:52ou milliardaires
15:52qui va aboutir à la baisse de vos droits
15:54pour les retraites, par exemple.
15:55Donc, en fait, oui,
15:56il y a un problème,
15:57c'est que ces gens-là
15:58ne répondent pas aux aspirations
16:00qui sont ceux de l'intergénéral,
16:01mais c'est d'abord
16:02un problème démocratique.
16:03Merci beaucoup.
16:04Merci à tous les deux.
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