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00:00:11Les retraités seront donc bien mis à contribution, les modalités restent à trancher, les pensions seront-elles gelées ou l
00:00:17'abattement fiscal plafonné ?
00:00:19Le gouvernement réfléchit même à accoupler les deux alors que la présidente de la Cour des comptes dresse ce dimanche
00:00:24un bilan particulièrement inquiétant des finances publiques.
00:00:27Des pistes qui font déjà réagir, notamment Éric Ciotti sur BFM TV tout à l'heure.
00:00:31Je trouve qu'il y a d'autres moyens beaucoup plus efficaces pour faire des économies que trahir la parole
00:00:38de l'État, c'est grave.
00:00:39En l'État, naturellement, si on touche aux retraités, je ne le vote pas.
00:00:43Si jamais une motion de censure est déposée, est-ce que vous votez une motion de censure ?
00:00:46Nous verrons bien le contenu, mais je serai enclin à voter une motion de censure s'il y a ces
00:00:51dispositions contre les retraités.
00:00:53On va en parler avec nos invités. On est avec Xavier Iacovelli, sénateur démocrate et progressiste, vice-président du Sénat.
00:01:00Bonjour et bienvenue.
00:01:02Face à vous, Thomas Vacheron, secrétaire fédéral CGT.
00:01:05Bonjour et bienvenue également.
00:01:06Amandine Attalaya, Anthony Lebos, bonjour à tous les deux.
00:01:10Peut-être qu'on peut faire un point avant sur les pistes, effectivement, sur la table.
00:01:14Amandine Attalaya, potentiellement, il y aura une addition de ces deux mesures-là,
00:01:19c'est-à-dire le plafonnement de l'abattement fiscal et un gel ou une sous-indexation par rapport à
00:01:23l'inflation des pensions.
00:01:24C'est ça exactement, sachant que tout peut évoluer. On n'est encore qu'au début.
00:01:28Sur l'abattement fiscal, il pourrait y avoir un plafond à 3 000 euros.
00:01:33Jusqu'à maintenant, le plafond, il était à plus de 4 400 euros.
00:01:36Là, les retraités ne pourraient pas bénéficier de plus de 3 000 euros de cet abattement fiscal de 10 %
00:01:42pour frais professionnels.
00:01:43Et il y aurait donc une autre mesure sur une non-indexation partielle des pensions de retraite sous 1 260
00:01:52euros.
00:01:53Là, ça ne changerait pas. Les retraités qui ont des pensions inférieures à ce montant...
00:01:57Elles restent indexées sur l'inflation.
00:01:59Exactement. Voilà.
00:02:01Deuxième seuil.
00:02:02On l'a sur le tableau, là, sous vos yeux.
00:02:04Je vais lire ici. De 1 260 à 2 033 euros par mois.
00:02:07Là, les retraites seraient sous-indexées.
00:02:10C'est-à-dire qu'il y aurait une augmentation, mais inférieure au montant de l'inflation.
00:02:14Et à plus de 2 034 euros par mois, là, il y aurait un gel.
00:02:18Donc, ça concerne quand même beaucoup de retraités.
00:02:20Et Sébastien Lecornu a chiffré le montant de cet effort aujourd'hui.
00:02:24Il souhaite que ça rapporte à l'État 6 milliards d'euros.
00:02:276 milliards d'euros.
00:02:29Xavier Iacovelli, quand on regarde ces chiffres,
00:02:31on se rend compte que les retraités qui touchent plus de 1 260 euros par mois
00:02:35pourraient bien être mis à contribution.
00:02:39Je pensais que les petites pensions seraient épargnées.
00:02:42Mais quand on regarde ces chiffres, ce n'est pas tellement le cas.
00:02:44Oui. En fait, on a des prévisions d'inflation pour l'année prochaine,
00:02:48pour l'année 2027, qui sont aux alentours de 1,8% d'augmentation.
00:02:52Et donc, on savait très bien que si on gelait l'intégralité des pensions de retraite,
00:02:56et l'intégralité d'ailleurs pas seulement des pensions de retraite,
00:02:58mais aussi l'ensemble des allocations, des pensions, allocations APL,
00:03:04tout ça, ça faisait une économie de 10 à 11 milliards.
00:03:08Là, le gouvernement, en tout cas dans sa copie initiale,
00:03:11parce que je vous rappelle qu'il y a quand même un débat parlementaire
00:03:13qui va permettre de faire évoluer ou pas le texte initial.
00:03:16Toutes ces pistes seront évidemment soumises au Parlement.
00:03:19Bien sûr. Ce n'est pas le gouvernement qui décide seul.
00:03:20Ce sera le Parlement qui aura quand même son mot à dire.
00:03:23Et donc, en l'occurrence, là, il y a des propositions
00:03:25pour préserver les petites retraites à moins de 1 260 euros
00:03:28et faire en sorte qu'il y ait un effort qui soit progressif
00:03:32par rapport aux revenus et aux pensions,
00:03:34qu'elles soient en moins de 2033 ou plus de 2033.
00:03:37Une petite pension, parce qu'à partir de 1 260 euros par mois,
00:03:41on ne peut pas tout à fait dire que...
00:03:42Que c'est une grosse pension, bien sûr.
00:03:44Que c'est une grosse pension.
00:03:45Donc, à partir de 1 260 euros, il va falloir aussi mettre la main à la poche.
00:03:48Ça vous semble juste ?
00:03:49Je rappelle que d'ailleurs, quel que soit l'endroit où on est,
00:03:52quand on touche 2 000 euros de pensions de retraite en Ile-de-France
00:03:55avec le prix de la consommation, les prix des carburants en Ile-de-France
00:04:00et en province, ce n'est pas toujours la même chose non plus
00:04:03parce qu'on n'a pas le même pouvoir d'achat d'ailleurs en province
00:04:05et dans les grandes agglomérations.
00:04:07Donc, il y a aussi une problématique.
00:04:09C'est 2 000 euros en métropole, ce n'est pas 2 000 euros en ruralité.
00:04:13Donc, potentiellement, si on touche 1 260 euros par mois
00:04:16et qu'on vit à Paris, ça va être très compliqué pour les retraités concernés.
00:04:20Thomas Vacheron, je vous lis ce que dit le ministre de l'Action
00:04:22et des Comptes Publics.
00:04:23Aujourd'hui, dans la tribune dimanche, l'augmentation habituelle
00:04:26des dépenses de retraite en raison de l'indexation,
00:04:28c'est plus de 6 milliards d'euros.
00:04:30Dans le contexte actuel, ce n'est pas soutenable.
00:04:31C'est la justification que donne le gouvernement aujourd'hui.
00:04:34Qu'est-ce que vous répondez ?
00:04:36Nous, ce qu'on répond, c'est extrêmement clair.
00:04:37C'est qu'en fait, d'un côté, il y a ceux qui profitent de la crise
00:04:40et on en discutera tout à l'heure sur le prix des carburants et du pouvoir d'achat,
00:04:43à savoir qu'en 6 mois, 61 milliards d'euros de dividendes en 6 mois
00:04:48pour quelques entreprises.
00:04:49Et de l'autre côté, cela, on ne parle pas d'aisée.
00:04:53D'ailleurs, M. le sénateur, j'espère qu'on aura la discussion sur la taxe Zuckman
00:04:56puisque si on veut parler de faire un effort, chez ceux qui sont les plus fortunés,
00:04:59il faudrait commencer peut-être par là, c'est 20 milliards d'euros.
00:05:01Mais c'est très important ce qu'on vient de dire.
00:05:03Vous avez fait un lapsus et je ne vous en veux pas, moi.
00:05:05Vous avez parlé d'Ile-de-France.
00:05:07Enfin, pour parler d'Ile-de-France, vous parlez de métropole et le reste de la ruralité.
00:05:10La France, c'est la totalité de la ruralité, y compris moi, je viens de Haute-Loire.
00:05:14Et donc, je peux vous dire que le carburant est vivre difficilement.
00:05:17On sait ce que ça veut dire.
00:05:18Mais de manière très précise, puisque c'est votre question,
00:05:21finalement, on fait passer pour des gens qui sont aisés, des retraités,
00:05:25qui sont au-dessus de 1260 euros, en dessous du SMIC.
00:05:28Déjà, les gens n'arrivent pas à vivre avec le SMIC.
00:05:30Et c'est eux qu'on va faire payer plus.
00:05:32Donc, d'un côté, il y a ceux qui profitent de la crise.
00:05:34De l'autre côté, il y a la victime de la crise.
00:05:36Et devinez, je vous le pose dans le mille,
00:05:38qu'est-ce que nous propose le gouvernement et M. qui représente la majorité,
00:05:41M. le sénateur, puisqu'on est très attaché à la République.
00:05:44Donc, moi, je serai très précis dans ce qu'on va discuter
00:05:47et ceux à qui nos adversaires et nos ennemis.
00:05:50Mais par contre, de manière très précise,
00:05:51donc, d'un côté, les profiteurs de la crise,
00:05:53et de l'autre côté, les victimes.
00:05:55Et c'est aux victimes qu'on fait payer.
00:05:56C'est complètement inacceptable.
00:05:58Est-ce qu'il n'y a pas, malgré tout,
00:06:01est-ce qu'il n'y a pas un petit peu des aberrations
00:06:02quand on parle de ces frais professionnels,
00:06:06cet abattement fiscal pour frais professionnels
00:06:08qui concernerait des retraités ?
00:06:09Est-ce que ça, ce n'est pas un peu logique,
00:06:11au moins, de l'abaisser un peu, en l'occurrence,
00:06:14abaisser le plafond à 3 000 euros
00:06:15au lieu du maximum de 4 439 euros ?
00:06:18C'est un très bon exemple, en fait.
00:06:20Ce que vous prenez, c'est un très bon exemple.
00:06:21Regardez, il y a quelques semaines,
00:06:23on nous disait qu'il y aura une désindexation des pensions,
00:06:25c'est-à-dire un recul du niveau de vie,
00:06:27je le dis à tous ceux qui nous regardent.
00:06:28Il y a beaucoup d'inflation.
00:06:29Alors, si en plus, vous êtes prévisionniste sur l'inflation,
00:06:31je vous remercie, mais pour l'instant,
00:06:32vous êtes invalouable.
00:06:33Ce n'est pas moi, moi, je ne fais pas de prévision.
00:06:35Donc, l'inflation...
00:06:35Il y a des instituts qui sont payés pour ça.
00:06:37Public, d'ailleurs, et qu'on salue parce qu'ils travaillent pour le faire.
00:06:40Voilà.
00:06:40Ils sont à plus de 2 % aujourd'hui, plus de 2 %.
00:06:44Donc, 2 % sur une pension à 2 500 euros,
00:06:46c'est déjà 50 euros qu'on enlève.
00:06:47La semaine dernière, les mêmes étaient en train de nous dire
00:06:50que ce sera au-dessus de 3 000.
00:06:50Là, on est en train d'arriver à 2 000.
00:06:52Et même ceux qui sont à 1 260 euros,
00:06:54il y a des millions de personnes qui sont en dessous de 1 500 euros
00:06:57en retraite vont être impactées.
00:06:59Et maintenant, la deuxième proposition,
00:07:00qui est des formules de communication,
00:07:02où on dit qu'on va supprimer l'abattement des 10 %.
00:07:04Il faut pareil que tout le monde comprenne bien.
00:07:06Quand on est à la retraite, on vit moins bien que quand on travaille.
00:07:08Puisque c'est au mieux quand on a cotisé toute sa année
00:07:11pendant 43 années de travail.
00:07:13Ce dont on est en train de parler,
00:07:14c'est celles et ceux qui ont marné,
00:07:16qui ont travaillé pendant 43 années.
00:07:17Mais on parle de quels frais professionnels quand on est à la retraite ?
00:07:20En fait, la formule, c'est frais professionnels.
00:07:22En fait, c'est l'abattement, tout simplement.
00:07:23Et on perd 25 % de son salaire.
00:07:26Vous tous qui êtes sur le plateau
00:07:28quand vous serez en retraite,
00:07:29vous aurez 75 % si vous êtes du privé
00:07:31de vos 25 moins mauvaises années.
00:07:3475 % si vous avez travaillé pendant 43 annuités
00:07:37et que vous êtes arrivé jusqu'à 62 ans et 9 mois
00:07:39puisque la réforme des retraites en est là.
00:07:41Et donc, pourquoi je dis tous ces éléments ?
00:07:43C'est très important.
00:07:44On parle dans le vide n'importe comment.
00:07:45Aujourd'hui, les retraitées ne vivent pas bien.
00:07:47Il y a une réduction des pensions globalement.
00:07:50D'ailleurs, la cumulation des réformes des retraites
00:07:53fait que les pensions sont moins bonnes.
00:07:54Aujourd'hui, vous savez,
00:07:55on a à peine réussi à effacer le recul
00:07:58de l'âge de la retraite à 64 ans,
00:08:00toute la bataille qu'on a menée,
00:08:01qu'on est déjà en train de taxer encore nous-mêmes.
00:08:04On nous avait dit que c'était une solution.
00:08:05On sent que les choses vont être compliquées,
00:08:07d'autant qu'on a tendu le micro à Raphaël Glucksmann.
00:08:10Edgar Becket l'a interrogé sur la question,
00:08:12sur la question du budget.
00:08:13Lui, il dit déjà,
00:08:15en l'état, évidemment, on censure.
00:08:17On écoute Raphaël Glucksmann.
00:08:25Si la copie du gouvernement
00:08:26sait les lignes qui sont exposées
00:08:29dans un entretien dans le Figaro
00:08:30par le Premier ministre,
00:08:31il y aura censure.
00:08:33Simplement, qu'est-ce que je veux, moi ?
00:08:35C'est qu'on puisse entrer dans un rapport de force
00:08:37et dans une négociation
00:08:38comme le groupe socialiste l'a fait
00:08:40depuis deux ans maintenant,
00:08:42en servant l'intérêt général.
00:08:44Et donc, nous verrons.
00:08:45Nous jugerons la copie.
00:08:46Mais si elle ressemble à ce qui est dit,
00:08:48oui, il y aura un rejet
00:08:49et il y aura une structure.
00:08:50Parce que, pour une raison simple,
00:08:52tout le monde sait
00:08:53qu'il faut faire des efforts.
00:08:54Tout le monde en France
00:08:55a compris que la situation budgétaire
00:08:56héritée de dix années de macronisme
00:08:58est catastrophique.
00:09:00Mais ce qu'il faut
00:09:01pour que cet effort soit accepté par tous,
00:09:03c'est qu'il soit juste.
00:09:05On sent que ça va être compliqué.
00:09:06En gros, il est en train de dire
00:09:07le budget tel qu'il est
00:09:08et la question des retraités,
00:09:09notamment, c'est pas juste.
00:09:10C'est très dur électoralement
00:09:11de s'attaquer à quelques mois
00:09:12de la présidentielle
00:09:13Oui, parce que les retraités,
00:09:15c'est la catégorie qui vote le plus,
00:09:17qui se mobilise le plus
00:09:17lors des élections.
00:09:19Et sur ce sujet-là
00:09:20de la contribution des retraités
00:09:22à l'effort national,
00:09:23en quelque sorte,
00:09:24le gouvernement va avoir du mal
00:09:25à se départir de cette image
00:09:26d'un gouvernement
00:09:27qui va aller,
00:09:28pardonnez-moi l'expression,
00:09:29taper dans la poche
00:09:30des plus modestes.
00:09:31Parce que, dans le même temps,
00:09:33Sébastien Lecournud,
00:09:34le Premier ministre,
00:09:34a aussi annoncé la baisse
00:09:35de la contribution exceptionnelle
00:09:36aux grandes entreprises
00:09:37avec un rendement
00:09:38qui va passer de 8 à 5 milliards.
00:09:39Et on voit effectivement
00:09:41ces premières pistes
00:09:41qui commencent à poindre
00:09:42effectivement sur une
00:09:43contribution,
00:09:44une sous-indexation
00:09:45des retraites.
00:09:46Alors, Bercy,
00:09:47le ministère de l'Économie
00:09:48et des Finances,
00:09:49ne confirme rien pour l'instant
00:09:50parce que le gouvernement
00:09:51sait très bien
00:09:52que c'est politiquement
00:09:53extrêmement dangereux
00:09:54de se mettre les retraités
00:09:56en quelque sorte à dos.
00:09:57Preuve en est d'ailleurs
00:09:57avec la réaction
00:09:58d'Éric Ciotti,
00:10:00la réaction du Rassemblement
00:10:01National,
00:10:01la réaction du PS.
00:10:02Personne, finalement,
00:10:03ne veut approuver cette mesure
00:10:04parce qu'il ne faudrait pas
00:10:06se mettre cet électorat à dos
00:10:07à l'approche
00:10:07de la présidentielle.
00:10:08Et ce sera, oui,
00:10:09une équation extrêmement
00:10:10compliquée pour Sébastien Lecornu,
00:10:12encore plus dure
00:10:13que les examens budgétaires
00:10:14précédents,
00:10:15tout simplement parce que
00:10:16la campagne présidentielle
00:10:17percute l'examen budgétaire.
00:10:18Donc, Xavier Iacovelli,
00:10:19c'est mission impossible ?
00:10:21Non, je ne pense pas
00:10:21que ce soit mission impossible.
00:10:22Ce qui est sûr,
00:10:23c'est que tout le monde sait
00:10:23qu'on doit faire des efforts.
00:10:25Or, par les extrêmes
00:10:26qui, effectivement,
00:10:28pensent qu'on peut raser
00:10:28gratis et pas rembourser la dette,
00:10:30la réalité, c'est que tout le monde
00:10:31sait qu'on doit faire des efforts.
00:10:34Et donc, soit les efforts,
00:10:35effectivement,
00:10:35sont partagés à hauteur,
00:10:37à proportion de chacun
00:10:38des revenus,
00:10:39que ce soit au niveau
00:10:40des entreprises,
00:10:40que ce soit au niveau
00:10:42des particuliers,
00:10:43en préservant, effectivement,
00:10:44les plus modestes.
00:10:45Et c'est pour ça
00:10:45que je pense qu'il faut,
00:10:46effectivement, exonérer
00:10:47de cette contribution
00:10:48les plus modestes d'entre nous.
00:10:52Mais pourquoi baisser
00:10:52la contribution exceptionnelle
00:10:53sur les grandes entreprises ?
00:10:54J'allais y venir.
00:10:56Donc, moi, je suis, effectivement,
00:10:57contre le fait de baisser
00:10:58cette contribution exceptionnelle.
00:10:59Alors, c'est un équilibre.
00:11:00Il faut faire attention aussi
00:11:01parce que cette contribution exceptionnelle,
00:11:02il ne faut pas non plus
00:11:03qu'elle,
00:11:04dans une situation internationale
00:11:06compliquée
00:11:06où la production est difficile
00:11:08ou la consommation est en baisse,
00:11:10il ne faut pas non plus
00:11:11que ça pèse
00:11:11sur la productivité
00:11:12de nos entreprises
00:11:12et qu'on baisse.
00:11:14Et qu'effectivement,
00:11:14les entreprises sont un peu,
00:11:16les grandes entreprises
00:11:17sont un peu épargnées.
00:11:20Il va y avoir, effectivement,
00:11:21une baisse
00:11:21sur cette surtaxe
00:11:23de l'ordre de 5 milliards
00:11:24contre 8 l'année dernière.
00:11:26Donc, il faut voir...
00:11:28Un petit cadeau
00:11:28pour l'entreprise.
00:11:29Attendons de voir, effectivement,
00:11:31le texte réellement.
00:11:32On est à deux semaines
00:11:33du dépôt au Parlement
00:11:34du texte budgétaire
00:11:36de la part du gouvernement.
00:11:37Nous verrons dans quelles conditions,
00:11:38effectivement,
00:11:39le gouvernement présente sa copie.
00:11:41Il faudra, effectivement,
00:11:41que le travail parlementaire
00:11:42s'effectue.
00:11:44Qu'il y ait une contribution
00:11:45exceptionnelle
00:11:45sur les grandes entreprises
00:11:47et les entreprises
00:11:48qui font aujourd'hui
00:11:49beaucoup de chiffres d'affaires,
00:11:50qui reversent aussi
00:11:51des dividendes importants,
00:11:52moi, je suis tout à fait
00:11:54favorable à ça.
00:11:55Dans quelle proportion
00:11:56pour ne pas, effectivement,
00:11:57que ça touche sur l'emploi,
00:11:58que ça touche sur les entreprises
00:11:59et que ça touche, in fine,
00:12:00sur l'économie
00:12:00et donc les recettes fiscales
00:12:02aussi pour financer
00:12:02notre modèle social.
00:12:03On demande aux Français
00:12:05de faire des sacrifices,
00:12:06de faire des efforts,
00:12:07tout ça,
00:12:07alors que les prix explosent,
00:12:09les prix des carburants,
00:12:10notamment.
00:12:10Je voulais qu'on écoute
00:12:11Louis Alliot tout à l'heure.
00:12:13Lui, il dit
00:12:14le gouvernement
00:12:15sera forcément contraint
00:12:16à un moment donné
00:12:16de baisser les taxes.
00:12:18On écoute Louis Alliot.
00:12:19Il va être obligé
00:12:20de baisser les taxes,
00:12:22sinon l'économie s'arrêtera
00:12:24parce que je rappelle
00:12:24que l'essence,
00:12:25ce n'est pas un produit luxe,
00:12:27c'est un produit
00:12:28de première nécessité.
00:12:29C'est un produit
00:12:30pour aller travailler,
00:12:31c'est pour aller chercher
00:12:32les enfants à l'école
00:12:32ou les amener à l'école.
00:12:34Ça concerne
00:12:34l'ensemble des Français
00:12:36et c'est pour cela d'ailleurs
00:12:37que les aides ciblées
00:12:38ne sont pas adaptées
00:12:40à la situation
00:12:41parce que la liste
00:12:43des personnes à aider
00:12:44aujourd'hui
00:12:44est tellement importante
00:12:46que finalement,
00:12:47personne n'est content
00:12:48de ce qu'a mis en place
00:12:48le gouvernement.
00:12:49Donc il faudra baisser les taxes
00:12:51à l'identique
00:12:52de ce qu'ont fait
00:12:53certains pays européens.
00:12:55Sur un moment donné,
00:12:56le gouvernement sera contraint
00:12:57de les baisser
00:12:58et d'arrêter
00:12:58avec ces aides ciblées
00:13:00et temporaires.
00:13:00Alors moi,
00:13:01je ne sais pas
00:13:02quelle va être l'évolution
00:13:04effectivement des aides ciblées.
00:13:05Moi, ce que je vois,
00:13:06c'est qu'il y a 6 millions
00:13:06de Français
00:13:07qui ont aujourd'hui
00:13:08droit à ces aides ciblées.
00:13:10Il n'y a que 3 millions
00:13:11de Français
00:13:11qui ont fait les demandes.
00:13:12Donc déjà,
00:13:13moi, j'invite
00:13:14sur votre plateau
00:13:14les Français
00:13:15qui rentrent dans ces critères
00:13:16à déjà faire ces demandes
00:13:18pour obtenir ces aides ciblées.
00:13:19C'est un instant là-dessus
00:13:20parce qu'effectivement,
00:13:21ce chiffre,
00:13:21il est assez parlant.
00:13:22Thomas Vacheron,
00:13:223 millions de personnes
00:13:23éligibles à ces aides
00:13:24et seulement 1,5 million
00:13:26qui en ont fait la demande.
00:13:27Sur la prime grand rouleur.
00:13:28Non, sur la prime grand rouleur.
00:13:30Mais ça montre
00:13:31l'inefficacité
00:13:32d'une nouvelle mesure
00:13:33qu'il fallait prendre.
00:13:34Nous, on propose
00:13:35un truc extrêmement important,
00:13:36clair pour tout le monde,
00:13:37qui a une triple utilité.
00:13:38C'est de bloquer
00:13:39le prix du carburant.
00:13:40La première chose,
00:13:40c'est que ça met fin
00:13:41à la spéculation.
00:13:43La deuxième,
00:13:43c'est que ça coûte
00:13:440 euro en argent public.
00:13:45Et la troisième,
00:13:46c'est que ça permet
00:13:48de gagner du niveau de vie
00:13:48pour des gens
00:13:49et pour les entreprises
00:13:50puisque monsieur évoquait
00:13:51la question des entreprises.
00:13:52Et donc,
00:13:52c'est une question importante
00:13:53pour nous puisque la question
00:13:54de l'énergie et du carburant
00:13:55est extrêmement importante.
00:13:56Mais justement,
00:13:57j'en profite pour rebondir
00:13:59parce que quand même,
00:14:00on s'est tapé
00:14:00la crise inflationniste,
00:14:02notamment sur l'énergie
00:14:02en 2022
00:14:03à cause de l'invasion
00:14:04de Poutine en Ukraine.
00:14:05On s'est tapé
00:14:06l'inflation du carburant
00:14:07là en 2026
00:14:08à cause de la guerre
00:14:09déclenchée par Trump
00:14:10et Netanyahou.
00:14:11C'est pour ça que
00:14:11quand je disais la nuance,
00:14:12nous on sait
00:14:12ce que c'est
00:14:12que l'extrême droite,
00:14:13c'est le non-respect
00:14:14du droit international,
00:14:15des peuples
00:14:16et ça a des conséquences
00:14:17sur toute la population.
00:14:17Donc on le dit
00:14:18à tout le monde,
00:14:19c'est eux vos pires ennemis.
00:14:19Mais par contre,
00:14:20il faut être garant
00:14:21et en face
00:14:22de vos responsabilités
00:14:24respectives.
00:14:24On prend les nôtres,
00:14:25vous avez les vôtres.
00:14:26Aujourd'hui,
00:14:26le budget qui est proposé
00:14:28est 100% déséquilibré.
00:14:29Alors que cet été,
00:14:31les pompiers
00:14:31qui nous ont sauvés,
00:14:33qui ont sauvé des vies
00:14:34et ont perdu certaines
00:14:34des leurs,
00:14:35les soignants
00:14:36qui ont regardé
00:14:37l'état de l'hôpital,
00:14:38n'importe qui qui nous écoute
00:14:39qui a été à l'hôpital
00:14:39cet été
00:14:40ou n'importe quel moment,
00:14:41c'est dans quel état c'est.
00:14:42Et qu'est-ce qu'on fait ?
00:14:43On dit 54 milliards d'euros
00:14:44d'économies.
00:14:45C'est-à-dire qu'on est
00:14:46dans une situation
00:14:48catastrophique
00:14:48et on va demander
00:14:49aux mêmes
00:14:49que ce soit encore pire
00:14:50pour elles et eux.
00:14:52C'est inacceptable.
00:14:52On est d'ailleurs là-dessus.
00:14:53Je ne savais pas encore
00:14:54que vous voulez être
00:14:5454 milliards d'économies.
00:14:55Et d'ailleurs,
00:14:56le plus gros des économies
00:14:57seront sur les ministères
00:14:59et sur l'État en général.
00:15:00Ce n'est pas un truc
00:15:02comme ça.
00:15:02C'est facile sur les chiffres.
00:15:04Mais nous,
00:15:04il y a des gens
00:15:05et des agents.
00:15:06Non mais bien sûr.
00:15:07On vit aussi avec les gens.
00:15:08On n'est pas seulement
00:15:10déconnectés
00:15:10parce qu'on est parlementaires.
00:15:11Moi, vous savez,
00:15:12je suis précautionneux.
00:15:13Je vous ai dit,
00:15:13la République,
00:15:14elle est fragile et fragilisée.
00:15:15Vous y aurez participé
00:15:17en passant par 49,3
00:15:18systématiquement.
00:15:19Mais je mets de la nuance
00:15:21entre qui et qui.
00:15:21C'est pour ça que j'ai parlé
00:15:22de l'extrême droite précédemment.
00:15:24Mais pour revenir à vous,
00:15:24parce que vous avez
00:15:25vos responsabilités systématiquement.
00:15:27Là, 54 milliards d'économies,
00:15:29de quoi on vient de parler ?
00:15:30Des pauvres retraités.
00:15:31Je dis des pauvres au sens
00:15:32est-ce que 1 200 euros,
00:15:33c'est sérieux ?
00:15:34Mais ce n'est pas que les retraités,
00:15:35pardon.
00:15:35C'est l'ensemble de la population
00:15:37qui est mise à contribution.
00:15:38On est commencés par les retraites,
00:15:39donc je réponds sur retraite.
00:15:40Ensuite, sur les agents
00:15:40de la fonction publique.
00:15:41Parce que faire des économies
00:15:42pour les agents
00:15:43de la fonction publique,
00:15:44écoutez, je le dis
00:15:45avec beaucoup de facilité,
00:15:46je ne suis pas fonctionnaire.
00:15:47Mais je suis fier des fonctionnaires.
00:15:48Moi, je travaille dans le privé
00:15:49et je suis très fier
00:15:50d'avoir des fonctionnaires,
00:15:52des agents,
00:15:52des inspecteurs du travail,
00:15:54des infirmiers,
00:15:54des pompiers.
00:15:54Qui dit le contraire ?
00:15:56Mais il n'y a pas urgence
00:16:00à assainir les finances publiques.
00:16:02Je réponds à monsieur
00:16:02sur une chose.
00:16:03Qui dit le contraire ?
00:16:04Ils vont être par centaines
00:16:05de milliers,
00:16:06voire plus,
00:16:07en grève et en manifestation
00:16:08ce 29 septembre
00:16:10contre votre politique.
00:16:11Donc vous pouvez penser
00:16:11avoir raison tout seul.
00:16:12Vous savez, sur retraite,
00:16:13vous n'avez écouté.
00:16:14Là, vous déversez des EDL,
00:16:17des éléments de langage.
00:16:19Excusez-moi,
00:16:19mais qui aujourd'hui,
00:16:20en tout cas dans mes propos
00:16:21depuis le début de ce plateau,
00:16:22est-ce que j'ai attaqué
00:16:23les agents publics ?
00:16:24Les agents publics,
00:16:24je travaille avec eux
00:16:25tous les jours
00:16:26en tant que parlementaire
00:16:26et je peux vous dire
00:16:27qu'heureusement qu'ils sont là
00:16:28et moi je suis un élu local
00:16:29et je sais combien
00:16:31les Français doivent
00:16:31aux services publics
00:16:32et combien on doit
00:16:33aux agents publics.
00:16:34Donc ne faites pas la leçon,
00:16:35ce n'est pas parce que
00:16:36vous êtes syndicaliste
00:16:37que vous représentez mieux
00:16:38le service public.
00:16:39Je vais vous dire quelque chose,
00:16:40vous savez quoi ?
00:16:40L'austérité que vous faites,
00:16:42c'est les ceux qui nous regardent.
00:16:43Demandez-leur,
00:16:44allez dans un hôpital.
00:16:46Je vous invite à aller voir
00:16:47les autres pays aussi européens.
00:16:49Vous verrez ce que c'est
00:16:50les budgets d'austérité.
00:16:51Et je peux vous dire
00:16:52qu'on n'est pas dans un budget
00:16:52d'austérité.
00:16:53On est dans un budget très dur.
00:16:54On est dans une période très dure
00:16:55où effectivement chacun
00:16:56va être appelé à contribution.
00:16:58On va devoir tous
00:16:59se serrer la ceinture
00:17:00et ça j'en suis conscient
00:17:01et c'est politiquement
00:17:02je préférais dire
00:17:03comme effectivement les extrêmes
00:17:04on rase gratis,
00:17:05on baisse la TVA,
00:17:06on rembourse le parlementaire.
00:17:08Ça c'est la facilité.
00:17:08La présidente.
00:17:09Sauf que nous on est
00:17:10aux responsabilités
00:17:11et effectivement on doit
00:17:11être responsable
00:17:12parce que c'est l'avenir
00:17:13des Français.
00:17:13Je vais vous dire
00:17:14une seule formule
00:17:14très tranquillement.
00:17:15Très tranquillement.
00:17:17Vous êtes en colère,
00:17:18tant mieux.
00:17:18Nous aussi on est en colère.
00:17:19La population est en colère.
00:17:211000 milliards de dettes de plus.
00:17:231000 milliards de dettes de plus.
00:17:24Pourquoi faire ?
00:17:26211 milliards d'euros
00:17:27chaque année
00:17:27aux entreprises
00:17:28sans contrôle,
00:17:29sans contrepartie,
00:17:30sans effet sur l'emploi.
00:17:31Ah si, pardon.
00:17:32Parce qu'on ne va pas parler
00:17:32dans de manière vague
00:17:33et moi je vous remercie
00:17:34de prendre le temps
00:17:35d'expliquer
00:17:36ce qui est en train de se passer.
00:17:37Je finis.
00:17:38D'accord que les 1000 milliards
00:17:38c'est pas seulement
00:17:39les aides aux entreprises.
00:17:40211 milliards d'euros.
00:17:41211 milliards d'euros.
00:17:42C'est bien d'être cohérent
00:17:43et surtout d'être honnête
00:17:45avec les propos.
00:17:45Dans les 1000 milliards
00:17:46il n'y a pas du tout
00:17:47les crises,
00:17:48les aides ciblées,
00:17:49les aides pour le Covid,
00:17:50le chômage partiel,
00:17:51les BGE,
00:17:52tout ça en fait
00:17:53il n'y a aucune aide.
00:17:54Et on peut discuter
00:17:55étape par étape.
00:17:56Et vous savez
00:17:56le coût aussi
00:17:57de la censure
00:17:57et des retraites
00:17:58que vous avez bloqué
00:17:59quand vous avez bloqué
00:18:00en tant que syndicaliste
00:18:01CGT,
00:18:01le pays
00:18:02pendant des mois.
00:18:03Vous n'avez pas pensé
00:18:04que ça pouvait coûter
00:18:05aussi à l'économie française ?
00:18:06On y arrive.
00:18:07On y arrive.
00:18:07Donc 70% de la population,
00:18:0990% des salariés
00:18:11sont hostiles
00:18:13de vie à la retraite.
00:18:14Mais pour vous,
00:18:15pas de problème.
00:18:16On passe en forte
00:18:16et pire,
00:18:17vous venez d'annoncer
00:18:18que le reproche
00:18:19ce n'est pas que la CGT.
00:18:20Tous les syndicats
00:18:23étaient opposés.
00:18:24Ils étaient opposés
00:18:25et vous êtes passé en forte.
00:18:25On continue.
00:18:26Quelle est notre solution ?
00:18:27Moi j'ai dit
00:18:28que sur les 1000 milliards
00:18:29il y a une partie
00:18:30qui va aux entreprises privées.
00:18:31211 milliards d'euros par an
00:18:32c'est le plus gros budget.
00:18:34C'est 6900 euros
00:18:35par seconde
00:18:36qui sont donnés aux entreprises.
00:18:37C'est bien plus
00:18:38que le retour dans l'économie.
00:18:39Attendez !
00:18:39Le retour dans l'économie.
00:18:40Vous parlez des dépenses
00:18:41c'est-à-dire des allégements
00:18:42de charges
00:18:42pour que les entreprises
00:18:43continuent à employer,
00:18:45continuent à produire en France
00:18:48et continuent à créer
00:18:49de la richesse en France.
00:18:50Le débat est très intéressant.
00:18:51Même le patronat
00:18:52aujourd'hui
00:18:53tient beaucoup
00:18:53de nos entreprises.
00:18:55On aura l'occasion
00:18:56d'en débattre
00:18:56malheureusement
00:18:57en manque de temps.
00:18:58Je précise quand même
00:18:58qu'on est d'accord
00:18:59que les entreprises françaises
00:19:00sont parties
00:19:00des plus taxées au monde.
00:19:02C'est complètement faux.
00:19:03Non mais c'est pas
00:19:04mais si mais non.
00:19:04On les reçoit
00:19:05les patrons aussi
00:19:06sur ce plateau
00:19:06et c'est ce qu'ils nous disent.
00:19:07Les cotisations
00:19:08et aujourd'hui
00:19:09les gros problèmes
00:19:09vous savez on a un problème
00:19:11de recettes.
00:19:11Nous on propose
00:19:12de prendre chez ceux
00:19:12qui ont le plus.
00:19:13Vous vous faites l'inverse.
00:19:15Et vous venez parler de chars.
00:19:16Ça s'appelle
00:19:17les cotisations sociales.
00:19:18Merci monsieur.
00:19:19L'autre solution
00:19:19est terminée là-dessus.
00:19:20C'est pas une posture.
00:19:21Mais si c'est dans la posture.
00:19:22S'il n'y a pas de cotisation.
00:19:22Les entreprises c'est les méchants.
00:19:24Les salariés c'est les gens.
00:19:25Les débats s'annoncent.
00:19:26Sans entreprise
00:19:27on n'a pas d'emploi.
00:19:28Sans entreprise
00:19:28on n'a pas de cotisation.
00:19:29Et sans entreprise
00:19:30nous n'avons pas de modèle social
00:19:31qui aujourd'hui
00:19:32qu'il faut préserver.
00:19:33Ce projet de budget
00:19:35sera présenté
00:19:35le 1er octobre prochain
00:19:36au Conseil des ministres
00:19:37puis il ira au Parlement
00:19:38et les débats
00:19:40et cet échange
00:19:41en est d'illustration.
00:19:42Ils seront explosifs.
00:19:43Bon courage
00:19:43dit Anthony Lébos.
00:19:45On marque une très courte pause.
00:19:46On se retrouve dans un instant.
00:19:47On va revenir sur ces frappes
00:19:47massives contre Moscou
00:19:49ce matin.
00:19:49Vont-elles intensifier
00:19:50les menaces
00:19:50contre les pays alliés
00:19:52de l'Ukraine
00:19:52et contre la France ?
00:19:53Plus particulièrement
00:19:54vous entendrez Emmanuel Macron
00:19:56tout à l'heure.
00:19:57On y revient
00:19:58dans un instant.
00:19:59A tout de suite.
00:20:00Une attaque massive
00:20:01contre Moscou
00:20:02et sa région
00:20:03ce matin
00:20:031600 drones mobilisés
00:20:05parmi eux
00:20:05450
00:20:06qui se dirigeaient
00:20:08vers Moscou.
00:20:08Le bilan
00:20:09au moins
00:20:09deux personnes tuées.
00:20:10Une importante raffinerie
00:20:11endommagée
00:20:12dans un contexte particulier
00:20:14au dernier jour
00:20:15des élections législatives.
00:20:17On va tout de suite
00:20:17aller retrouver
00:20:17Igor Saïry.
00:20:19Vous êtes notre envoyé spécial
00:20:20à Kiev.
00:20:21Évidemment
00:20:21cette attaque
00:20:21a été assez vite
00:20:22revendiquée
00:20:23par Vladimir Zelensky.
00:20:24Est-ce qu'on a plus d'infos
00:20:26sur le titre d'armes
00:20:27utilisé par les Ukrainiens ?
00:20:32Écoutez
00:20:32dans un message
00:20:33publié sur les réseaux sociaux
00:20:35ce matin.
00:20:36Le président
00:20:37ukrainien
00:20:38parle effectivement
00:20:39de la réponse
00:20:40ukrainienne
00:20:41à longue portée
00:20:42et qui s'est manifestement
00:20:44vue
00:20:45puisque vous l'avez dit
00:20:46les dégâts sont importants
00:20:48auprès de cette raffinerie
00:20:50qui est l'une des plus importantes
00:20:51de la région de Moscou.
00:20:53Un site logistique
00:20:53a été touché
00:20:54ainsi que
00:20:55des zones
00:20:56de résidence civile
00:20:57avec au moins
00:20:58deux morts.
00:20:59et dans ce message
00:21:00le président
00:21:01ukrainien
00:21:02liste
00:21:03les armes
00:21:04utilisées
00:21:04les projectiles
00:21:05utilisées
00:21:05durant
00:21:06cette
00:21:07pluie de drones.
00:21:08Ce que l'on peut dire
00:21:09c'est que l'essentiel
00:21:10sont des drones
00:21:12des drones
00:21:12à longue portée
00:21:13qui ont pu donc
00:21:14atteindre Moscou
00:21:15donc au moins
00:21:16500 km
00:21:17à l'intérieur
00:21:18du territoire
00:21:19de la Russie
00:21:19ainsi que
00:21:20des missiles
00:21:22de croisière.
00:21:23Il y avait eu un doute
00:21:24sur un éventuel
00:21:25missile balistique
00:21:26fait maison
00:21:26fait en Ukraine
00:21:27ce n'est pas le cas
00:21:28il s'agit essentiellement
00:21:29de drones
00:21:30mais là aussi
00:21:30des drones
00:21:31fabriqués en Ukraine
00:21:32des missiles de croisière
00:21:33fabriqués en Ukraine
00:21:35ce qui laisse entendre
00:21:36que l'Ukraine se renforce
00:21:37en matière
00:21:38d'armes
00:21:39à longue portée
00:21:40pour continuer
00:21:42cette guerre.
00:21:43Dans le message
00:21:43de Volodymyr Zelensky
00:21:44il est aussi question
00:21:46de mesures
00:21:47de désescalade
00:21:47il précise
00:21:48qu'elles sont sur la table
00:21:49notamment en matière
00:21:50énergétique
00:21:51ou en sécurité alimentaire
00:21:53et rappelle
00:21:53qu'il s'agit avant tout
00:21:54d'une réponse
00:21:55une réponse
00:21:56aux attaques quotidiennes
00:21:57de la Russie
00:21:58contre l'Ukraine
00:21:59il cite
00:21:59rien que cette semaine
00:22:00l'envoi
00:22:02de plus de 2000 drones
00:22:03de 1700 bombes aériennes
00:22:05et de plus de 90 missiles
00:22:06en tout genre
00:22:07rappelons donc
00:22:08que c'est d'abord
00:22:09la guerre de la Russie
00:22:10contre l'Ukraine
00:22:11Merci beaucoup Igor
00:22:13avec Chloé Berthaud
00:22:14à la caméra
00:22:14pour en parler
00:22:15le général Serge Cholet
00:22:16ancien directeur
00:22:17des opérations
00:22:17du renseignement militaire
00:22:18bonjour et bienvenue
00:22:19Robin Gastaldi
00:22:21professeur à Sciences Po
00:22:23co-auteur de l'Europe
00:22:24et ses armées
00:22:25bonjour et bienvenue
00:22:26et on est avec
00:22:27Clémence Dibout
00:22:27grand reporter
00:22:28au service international
00:22:29de BFM
00:22:30un élément
00:22:31sur lequel vient de revenir
00:22:32Igor Saïry
00:22:33une précision
00:22:34il ne s'agit donc pas
00:22:34de missiles
00:22:35d'après ce qui a été dit
00:22:37par les autorités russes
00:22:38je ne sais pas ce qu'ont dit
00:22:39d'ailleurs les autorités ukrainiennes
00:22:40mais il faut savoir
00:22:41qu'effectivement
00:22:42face aux difficultés
00:22:44de livraison
00:22:45par les pays occidentaux
00:22:46de missiles
00:22:47ou d'engins
00:22:49capables de frapper
00:22:49dans la profondeur
00:22:50la Russie
00:22:51les Ukrainiens
00:22:52ont mis les bouchées doubles
00:22:53et se sont lancés
00:22:55dans leur propre production
00:22:56et il y a notamment
00:22:57une société
00:22:57qui s'appelle
00:22:58Firepoint
00:22:59FP
00:23:00qui a développé
00:23:01toute une série
00:23:01d'engins
00:23:02qui sont des missiles
00:23:04de croisière
00:23:05qui sont carrément
00:23:05des missiles de croisière
00:23:06comme le FP5
00:23:07qui est maintenant
00:23:10familièrement appelé
00:23:10Flamingo
00:23:11qui cite dans son tweet
00:23:13comme avoir été utilisé
00:23:14aujourd'hui
00:23:15voilà
00:23:15et ce missile de croisière
00:23:16a quand même
00:23:17ils annoncent
00:23:17entre 2000 et 3000 kilomètres
00:23:19de portée
00:23:19avec une charge utile
00:23:21une charge explosive
00:23:22de 1000 kilos
00:23:22alors vous imaginez
00:23:23ce type d'engin
00:23:24qui arrive
00:23:24sur une installation
00:23:27pétrolière
00:23:28ça ne peut faire
00:23:29que ça
00:23:29de gros incendies
00:23:31et de grosses fumées
00:23:32maintenant les Ukrainiens
00:23:33sont en train de développer
00:23:34aussi leur filière
00:23:34balistique
00:23:35avec le FP7
00:23:37le FP9
00:23:38alors il y a des noms
00:23:40on parle de
00:23:41je ne sais plus
00:23:42Pélican
00:23:43ou autre
00:23:43mais ce sont des
00:23:44alors on voit avec le FP7
00:23:46qui sont encore
00:23:46dans des limites de portée
00:23:48difficiles à dépasser
00:23:50ils sont de l'ordre
00:23:50de 300-400 kilomètres
00:23:51mais ils annoncent
00:23:52avec le FP9
00:23:53des portées
00:23:54de plus de 800 kilomètres
00:23:55ça veut dire que l'Ukraine
00:23:56qui est partie de zéro
00:23:57est en train de développer
00:23:58toute une filière
00:23:59de missiles de croisière
00:24:00et de missiles balistiques
00:24:02capables de frapper
00:24:03dans la profondeur
00:24:04et là où
00:24:06Firepoint
00:24:07j'allais dire
00:24:09réalise quelque chose
00:24:10d'extraordinaire
00:24:11c'est qu'ils sont capables
00:24:12de produire en quelques semaines
00:24:13là où les industries
00:24:15occidentales
00:24:16disent qu'elles produisent
00:24:17qu'en plusieurs mois
00:24:18un engin similaire
00:24:19Robin Castelli
00:24:20c'est très intéressant
00:24:21moi justement
00:24:22j'ai pu visiter
00:24:23les usines de Firepoint
00:24:24en juin dernier
00:24:25ce qui est intéressant
00:24:26c'est ce que vous disiez
00:24:27la portée
00:24:27la charge explosive
00:24:28mais surtout le coût
00:24:29c'est-à-dire qu'ils peuvent
00:24:30faire assembler en 4 jours
00:24:32ces missiles flamingos
00:24:33les tirer depuis
00:24:33un semi-remorque
00:24:34et faire énormément
00:24:36de dégâts
00:24:36alors à titre de comparaison
00:24:37c'est moins cher en Russie
00:24:38mais un missile de protection
00:24:39un missile patriote
00:24:41c'est entre 2 et 3 millions de dollars
00:24:42je répète
00:24:43là c'est des missiles
00:24:44à 500 000 dollars
00:24:45qui ne coûtent pas cher
00:24:46qui peuvent être fabriqués
00:24:46à la chaîne
00:24:47dans des sites décentralisés
00:24:48maintenant ils sont
00:24:49faciles à intercepter
00:24:50moi j'avais directement
00:24:51posé la question
00:24:52est-ce que vos missiles
00:24:53frappent toujours leur cible
00:24:54ils disent non
00:24:54mais on peut se le permettre
00:24:55c'est-à-dire qu'on peut
00:24:56gâcher 10 missiles
00:24:57si le 11ème touche
00:24:58une raffinerie
00:24:59et la fait exploser
00:24:59donc c'est aussi
00:25:00une logique ukrainienne
00:25:01qui consiste à dire
00:25:02on ne va pas faire
00:25:02le plus tech
00:25:03on ne va pas faire
00:25:04le plus cher
00:25:04par contre
00:25:04notre objectif c'est
00:25:06d'atteindre la cible
00:25:07quel que soit le prix
00:25:08et pour terminer
00:25:09sur les balistiques
00:25:10il faut bien avoir en tête
00:25:11la différence
00:25:12un missile
00:25:13là tout à l'heure
00:25:13on parlait de missile
00:25:14un missile de croisière
00:25:15ça va aller en trajectoire
00:25:16plate
00:25:17on va dire
00:25:17d'un endroit à l'autre
00:25:18et on peut l'intercepter
00:25:19les flamingos
00:25:20sont relativement
00:25:21faciles à intercepter
00:25:22ce qui est plus compliqué
00:25:23c'est les missiles
00:25:23basiques
00:25:24parce qu'ils vont sortir
00:25:24de l'atmosphère
00:25:25et ils vont redescendre
00:25:26très vite sur leur cible
00:25:27et ça c'est ce que
00:25:28les ukrainiens ont
00:25:28beaucoup de mal
00:25:29à intercepter
00:25:29ce que les russes
00:25:30vont avoir beaucoup
00:25:30de mal à intercepter
00:25:31demain
00:25:32donc aujourd'hui
00:25:33les ukrainiens
00:25:33et vraiment je veux
00:25:34terminer sur ça
00:25:34ont attaqué
00:25:35la zone la plus défendue
00:25:36d'Europe
00:25:36Moscou
00:25:36il y a une défense
00:25:44un jour en plus particulier
00:25:47un jour d'élections législatives
00:25:49dernier jour
00:25:49des élections législatives
00:25:50et le but était
00:25:51de perturber
00:25:52évidemment aussi
00:25:53ces élections
00:25:54est-ce qu'on sait
00:25:55si ça déstabilise
00:25:56on aurait pu avoir
00:25:57des images
00:25:58aujourd'hui
00:25:58l'image du jour
00:25:59ça aurait pu être
00:26:00des moscovites
00:26:01qui vont voter
00:26:02ce sont des élections
00:26:04qui sont sans enjeu
00:26:06en tout cas
00:26:07il n'y a pas vraiment
00:26:07beaucoup de latitude
00:26:08pour choisir
00:26:09donc on aurait pu
00:26:11faire un focus
00:26:12aujourd'hui
00:26:13justement
00:26:13sur ces élections
00:26:14cette image
00:26:15de raffinerie en feu
00:26:16que vous avez
00:26:16juste derrière vous
00:26:17bien sûr que c'est ça
00:26:18qui occupe les esprits
00:26:19et c'est ça
00:26:19qui marque
00:26:20avec du matériel
00:26:22100% ukrainien
00:26:23c'est bien comme ça
00:26:23qu'il faut comprendre
00:26:24le tweet de Volodymyr Zelensky
00:26:26et quand même
00:26:26peut-être précision
00:26:28notamment sur le missile
00:26:29Flamingo
00:26:29c'est le cas aussi
00:26:30pour d'autres drones
00:26:33conception ukrainienne
00:26:33100% ukrainien
00:26:35il y a quand même
00:26:35quelques systèmes étrangers
00:26:37le système de guidage
00:26:38par exemple
00:26:38de Flamingo
00:26:39c'est français par exemple
00:26:41ça a été reconnu
00:26:43donc c'est pour vous dire
00:26:44qu'ils se font aider
00:26:45aussi par les européens
00:26:46c'est important
00:26:47même si là
00:26:47le message c'était de montrer
00:26:49on peut faire une frappe
00:26:50massive
00:26:51spectaculaire
00:26:51avec nos propres moyens
00:26:53et se pose quand même
00:26:54la question
00:26:54dans ce contexte
00:26:55si on leur donne
00:26:56des renseignements
00:26:57alors certes
00:26:58on parle de drones
00:26:58100% ukrainien
00:26:59mais pour mener
00:27:01ce genre de frappe
00:27:01en profondeur
00:27:02ces frappes là
00:27:03elles sont impossibles
00:27:04sans un soutien
00:27:05en termes de renseignements
00:27:06de la part des occidentaux
00:27:08est-ce qu'on sait
00:27:08à quel point nous
00:27:09nous les avons aidés
00:27:10à frapper
00:27:10ce matin
00:27:11en profondeur
00:27:12Moscou
00:27:13alors vous entendez
00:27:14vous parlez de 100% ukrainien
00:27:16mais il y a des composants
00:27:17étrangers
00:27:18donc c'est jamais 100%
00:27:19ensuite pour des frappes
00:27:21sur une raffinerie
00:27:22une raffinerie
00:27:22c'est d'immenses installations
00:27:24il n'y a pas besoin
00:27:25d'avoir un satellite
00:27:27à soi
00:27:27pour désigner la cible
00:27:29il suffit d'aller
00:27:30sur Google Earth
00:27:31et vous pouvez trouver
00:27:32les coordonnées
00:27:33et les rentrer
00:27:33dans un missile de croisière
00:27:34ou dans un missile balistique
00:27:35là où on voit
00:27:37une différence
00:27:38ces frappes là
00:27:39qui sont sur des grandes étendues
00:27:41n'exigent pas
00:27:42j'allais dire
00:27:43un appui renseignement particulier
00:27:45les ukrainiens
00:27:45sont tout à fait capables
00:27:46de le faire
00:27:47c'est lorsque une frappe
00:27:48va chercher
00:27:48une fenêtre
00:27:49dans un bâtiment
00:27:50où là
00:27:51vous avez besoin
00:27:51d'une chaîne de renseignement
00:27:53et d'une chaîne de ciblage
00:27:54extrêmement précise
00:27:56et là
00:27:57effectivement
00:27:57Google Earth
00:27:58et puis autres informations
00:27:59disponibles
00:28:00sur les réseaux
00:28:01ne suffisent pas en soi
00:28:02moi je voudrais juste
00:28:03rajouter
00:28:04rajouter quelque chose
00:28:05l'idée de saturer
00:28:06les défenses
00:28:07russes et ukrainiens
00:28:09c'est une doctrine
00:28:10qu'ils ont maintenant
00:28:11appliqué l'un et l'autre
00:28:12c'est à dire
00:28:12qu'on n'envoie pas
00:28:14que des missiles
00:28:14comme Flamingo
00:28:15on peut aussi envoyer
00:28:16plein de petits drones
00:28:17qui vont saturer les défenses
00:28:19et les radars
00:28:20elles vont même être des fois
00:28:22ces petits drones
00:28:22qui servent de leur
00:28:24vont être interceptés
00:28:26pour laisser passer
00:28:26un ou deux
00:28:27ou trois
00:28:28véritables engins
00:28:29qui eux sont destinés
00:28:30à frapper fort
00:28:31et c'est là
00:28:32toute la problématique actuelle
00:28:34que rencontrent les ukrainiens
00:28:35dans leur défense
00:28:35c'est qu'il y a une volonté
00:28:37de saturer les défenses
00:28:38et les ukrainiens
00:28:39l'ont joué
00:28:39aujourd'hui
00:28:41alors une lecture
00:28:42en tout cas la mienne
00:28:43pourquoi ils n'ont fait
00:28:44qu'aujourd'hui
00:28:44alors que les élections
00:28:45ont commencé avant-hier
00:28:46ces trois jours d'élection
00:28:47s'ils avaient eu suffisamment
00:28:49de volume de frappe
00:28:51je pense qu'ils avaient
00:28:52tout intérêt à frapper
00:28:53les trois jours
00:28:54là ils ont tiré
00:28:55aujourd'hui
00:28:55on regardera
00:28:56avec beaucoup d'intérêt
00:28:57s'ils sont capables
00:28:58de relancer
00:28:59une attaque demain
00:29:01même si on fabrique ça
00:29:02en quelques jours
00:29:03à un moment donné
00:29:04on arrive aux limites
00:29:05de capacité
00:29:05du volume de production
00:29:06et il sera intéressant
00:29:07de savoir la suite
00:29:08qui pourra être donnée
00:29:09s'ils décident de refrapper
00:29:11demain
00:29:11on est dans un contexte
00:29:12de menaces
00:29:14extrêmes
00:29:14contre les pays alliés
00:29:16de l'Ukraine
00:29:17d'où notre titre
00:29:19la Moscou frappée
00:29:20risque de représailles
00:29:21en Europe
00:29:22est-ce que ça peut inciter
00:29:23Vladimir Poutine
00:29:25à répondre
00:29:26à se venger
00:29:27contre nous
00:29:27les alliés de l'Ukraine
00:29:30c'est bon
00:29:31oui
00:29:32vous vouliez
00:29:33je voulais
00:29:33oui bien sûr
00:29:36évidemment
00:29:36en fait
00:29:36ce qui m'a interpellée
00:29:38dans cette frappe massive
00:29:39aujourd'hui
00:29:40c'est que
00:29:40quand on a
00:29:43quelques entrées
00:29:44dans les renseignements
00:29:44militaires français
00:29:45on était plutôt
00:29:46sur une petite avancée
00:29:49de la part des Russes
00:29:50au niveau des frappes
00:29:51donc on a l'impression
00:29:52que là
00:29:52on est à un moment
00:29:53de bascule
00:29:54dans les frappes
00:29:54en profondeur
00:29:55et que l'Ukraine
00:29:56reprend le jeu
00:29:57forcément
00:29:58et que du coup
00:29:59évidemment
00:29:59bien sûr
00:30:00quand Vladimir Poutine
00:30:00dit
00:30:01quand son gouvernement
00:30:03dit que
00:30:03les pays inamico
00:30:05sont en train
00:30:06d'aider l'Ukraine
00:30:07bien évidemment
00:30:07que Vladimir Zelensky
00:30:09il remercie
00:30:10dans son tweet
00:30:10les pays européens
00:30:11qui l'aident
00:30:13votre question
00:30:14est de savoir
00:30:15est-ce que la Russie
00:30:16peut augmenter
00:30:16son attaque
00:30:17suivant l'action ukrainienne
00:30:18la réalité
00:30:19c'est que la Russie
00:30:19nous attaque
00:30:20elle nous attaque
00:30:21depuis avant la guerre
00:30:22en Ukraine de 2022
00:30:23il y a eu des sabotages
00:30:24en Europe
00:30:24sur des sites de production
00:30:25parce que la vision
00:30:26stratégique russe
00:30:27n'est pas de savoir
00:30:27ce que les Ukrainiens
00:30:28ont fait hier
00:30:28la vision stratégique russe
00:30:30c'est de reconstituer
00:30:30un empire
00:30:31ils veulent la Biélorussie
00:30:32ils veulent l'Ukraine
00:30:33et sont prêts à tout
00:30:34pour y arriver
00:30:34et aujourd'hui
00:30:37c'est très important
00:30:37c'est une aide technologique
00:30:38c'est une aide financière
00:30:39vous posiez général
00:30:41la question
00:30:41de pourquoi
00:30:42est-ce qu'ils ne font pas plus
00:30:42nous ce que nous disait
00:30:43Firepoint par exemple
00:30:44c'est une question d'argent
00:30:45ils disaient
00:30:45on pourrait augmenter
00:30:46les rythmes de production
00:30:47c'est une question de ressources
00:30:49donc aujourd'hui
00:30:50le risque d'attaque
00:30:51sur l'Europe
00:30:51il est lié
00:30:52aux dernières attaques ukrainiennes
00:30:53mais il est surtout lié
00:30:54au fait que la Russie
00:30:55veut conquérir l'Ukraine
00:30:56elle veut démonter l'Europe
00:30:57la question c'est
00:30:58est-ce que demain
00:30:59il n'y aura pas une attaque
00:31:00contre un pays européen
00:31:01pour forcer les Européens
00:31:03à cesser leur aide à l'Ukraine
00:31:04et ça c'est quelque chose
00:31:05qui était extrêmement inquiétant
00:31:06pour beaucoup de services
00:31:07et c'est ce qu'Emmanuel Macron
00:31:09a souhaité nous dire
00:31:10lors de cette réunion
00:31:11à l'Elysée
00:31:13cette semaine
00:31:13avec les chefs de parti
00:31:14avec les candidats
00:31:15il en a remis une couche
00:31:17tout à l'heure
00:31:18c'était depuis
00:31:19Saint-Pierre-et-Miquelon
00:31:20là où il est en déplacement
00:31:21on y reviendra évidemment
00:31:23on marque une courte pause
00:31:24qu'elle représaille
00:31:26contre la France
00:31:27contre les alliés
00:31:28de l'Ukraine
00:31:29quel est l'état réel
00:31:30de la menace
00:31:31et comment y faire face
00:31:32on y revient dans un instant
00:31:33à tout de suite
00:31:35des frappes massives
00:31:36contre Moscou ce matin
00:31:38et une menace
00:31:38qui s'intensifie
00:31:39contre tous les pays alliés
00:31:40de l'Ukraine
00:31:41la France est en première ligne
00:31:42il annonce un plan
00:31:44de protection
00:31:44Emmanuel Macron
00:31:45de nos infrastructures critiques
00:31:46et a décidé de mobiliser
00:31:47les préfets
00:31:48pour préparer la population
00:31:49alors que Moscou
00:31:51franchit un nouveau seuil
00:31:52dans sa guerre hybride
00:31:53il en a redit
00:31:53un mot pardon
00:31:54le président de la République
00:31:55depuis Saint-Pierre-et-Miquelon
00:31:56où il est en déplacement
00:32:00j'ai informé
00:32:01les membres
00:32:02de leur parti
00:32:02je ne vais pas
00:32:03après commenter
00:32:03j'ai dit des choses
00:32:04importantes
00:32:05j'ai surtout permis
00:32:06aux responsables
00:32:07qui étaient là
00:32:09d'exposer les choses
00:32:10et de répondre
00:32:10aux questions
00:32:11des forces politiques
00:32:12je pense que c'est nécessaire
00:32:13et je pense que c'est important
00:32:14que tout le monde
00:32:15dans notre pays
00:32:16sache quelle est
00:32:17la réalité
00:32:18à la fois de la menace
00:32:19mais aussi la complexité
00:32:20des crises géopolitiques
00:32:22qui viennent peser
00:32:23sur nos vies
00:32:23qu'il s'agisse
00:32:25de la sécurité
00:32:25ou qu'il s'agisse
00:32:27du coût de la vie
00:32:28en particulier
00:32:28du prix des carburants
00:32:30Emmanuel Macron
00:32:31qui l'affirme
00:32:31la menace russe
00:32:32s'intensifie
00:32:32contre la France
00:32:33en quoi est-ce que
00:32:34l'état de la menace
00:32:35a changé
00:32:36a évolué
00:32:36Général Cholet
00:32:38alors je voyais le titre
00:32:39de le bandeau
00:32:40sur votre écran
00:32:41cible numéro 1
00:32:42je ne suis pas sûr
00:32:43que la France
00:32:43soit la cible numéro 1
00:32:44qui serait la cible numéro 1
00:32:46en tout cas
00:32:46je pense que l'Allemagne
00:32:47et la Pologne
00:32:48en se pensent
00:32:48aux particulièrement visés
00:32:49mais c'est un avis
00:32:50tout à fait personnel
00:32:51et il ne compte pas
00:32:51la deuxième chose
00:32:53il nous intéresse quand même
00:32:54merci
00:32:55la deuxième chose
00:32:58c'est que
00:32:58effectivement
00:32:59tout ça
00:32:59ça ne cesse d'augmenter
00:33:00et si
00:33:01le président Macron
00:33:02a réuni
00:33:03ses chefs de services
00:33:04de renseignement
00:33:05intérieur
00:33:06extérieur
00:33:06renseignement militaire
00:33:08et leur a permis
00:33:09de s'exprimer
00:33:10directement
00:33:11devant les responsables
00:33:11politiques
00:33:12c'est parce qu'il avait
00:33:13des données
00:33:14et des informations
00:33:15du renseignement
00:33:16à partager avec eux
00:33:17sans le filtre politique
00:33:19donc moi
00:33:20je n'ai pas d'indication
00:33:21précise
00:33:22la seule chose
00:33:22que je constate
00:33:23c'est que
00:33:24avec Leipzig
00:33:26la menace
00:33:27s'est rapprochée
00:33:28vous parlez de l'aéroport
00:33:29allemand
00:33:30visé par ce drone
00:33:31où il y a eu un drone
00:33:31avec une charge
00:33:32explosive significative
00:33:34du Syntex
00:33:34qui aurait pu provoquer
00:33:36la destruction d'avions
00:33:37et de tuer des gens
00:33:38heureusement
00:33:39l'attentat a raté
00:33:40mais les allemands
00:33:41suite à une enquête
00:33:43judiciaire
00:33:44ont attribué
00:33:44formellement ça
00:33:45à la Russie
00:33:46moi je constate
00:33:46ça fait des années
00:33:47ça fait des années
00:33:48en France
00:33:49où on est victime
00:33:50d'attaques cyber
00:33:50on est victime
00:33:52d'attaques
00:33:52dans l'espace
00:33:53et puis
00:33:54pour essayer
00:33:55de comprendre
00:33:55ce qui peut arriver
00:33:57souvenez-vous
00:33:582021
00:33:58novembre 2021
00:34:01avant l'attaque
00:34:02de l'Ukraine
00:34:03tout le drame
00:34:06des migrants
00:34:07à la frontière polonaise
00:34:08ça c'est un mode
00:34:09d'action
00:34:10typiquement hybride
00:34:11sur un pays
00:34:12qui n'est pas en guerre
00:34:13où on va chercher
00:34:14en charter complet
00:34:15des migrants
00:34:17en Syrie
00:34:17on les amène
00:34:18en Biélorussie
00:34:19et on leur dit
00:34:20c'est cette direction
00:34:21c'est la frontière polonaise
00:34:22demain on peut très bien
00:34:23imaginer
00:34:23ce type d'action
00:34:25donc tout ça
00:34:26ça n'a pas encore eu lieu
00:34:27en revanche
00:34:27ce qui a eu lieu
00:34:28depuis des années
00:34:29dans l'espace cyber
00:34:30et dans l'espace
00:34:30exo-atmosphérique
00:34:31tous les jours
00:34:32on nous agresse
00:34:33il y a eu des attaques
00:34:34y compris en France
00:34:35des incendies criminels
00:34:37dont l'origine
00:34:38n'a pas été établie
00:34:39sur des dépôts
00:34:40de munitions
00:34:41du côté de Bourges
00:34:42et puis dans les pays
00:34:43européens
00:34:44ça s'est multiplié
00:34:45à long vie
00:34:46je voulais qu'on écoute
00:34:47un élément
00:34:48Eric Ciotti
00:34:48tout à l'heure
00:34:48sur BFMTV
00:34:49qui lui
00:34:50semble minimiser
00:34:51un petit peu
00:34:52l'état de la menace
00:34:53lui il dit non
00:34:53finalement
00:34:54cette menace
00:34:55elle a toujours été présente
00:34:56elle a toujours été là
00:34:56on écoute
00:34:58Eric Ciotti
00:34:59sur BFMTV
00:35:00la menace russe
00:35:02nous la connaissons
00:35:03il ne faut pas la négliger
00:35:04elle est là
00:35:05elle n'est pas nouvelle
00:35:06depuis la seconde guerre mondiale
00:35:08nous sommes confrontés
00:35:09à cette menace
00:35:11à cette menace russe
00:35:12il n'y a aucun élément supplémentaire
00:35:15les drones par exemple
00:35:16dans les différents pays
00:35:17ces dernières semaines
00:35:18il y a l'affaire de Leipzig
00:35:19mais j'ai vu
00:35:20un de vos confrères
00:35:21spécialistes
00:35:22des questions géopolitiques
00:35:24Georges Malbruneau
00:35:25qui a interrogé ce matin
00:35:26un spécialiste du renseignement
00:35:28qui a indiqué
00:35:29qu'il n'y avait rien de nouveau
00:35:31les drones à la frontière polonaise
00:35:32et que tout ça
00:35:33était quand même
00:35:34un peu surjoué
00:35:35ça vous exaspère ça général
00:35:37totalement
00:35:38totalement
00:35:38avoir un aveuglement
00:35:40être pétri d'idéologie
00:35:41pour ne pas voir la réalité
00:35:42moi ça m'exaspère
00:35:44et j'allais dire
00:35:45Ciotti n'est pas le seul
00:35:46il y a des gens
00:35:47qui sont aveuglés
00:35:48par leur idéologie
00:35:49et qui refusent
00:35:50de voir la réalité
00:35:51des choses
00:35:51quand on dit
00:35:52que ça existait
00:35:54depuis la seconde guerre mondiale
00:35:55avec la guerre froide
00:35:56mais c'est pas vrai du tout
00:35:58il n'y a jamais eu
00:35:58d'action
00:35:59du volume
00:36:01de l'importance
00:36:01que l'on subit
00:36:03actuellement
00:36:03de la part des Russes
00:36:05donc
00:36:06ces arguments
00:36:07il faut les balayer
00:36:08et il faut dire aux gens
00:36:08maintenant
00:36:09ouvrez les yeux
00:36:10et regardez
00:36:10regardez les faits
00:36:12mais ça veut dire quoi ?
00:36:13ça veut dire que ça va s'empirer
00:36:14en l'état
00:36:14une guerre hybride
00:36:15c'est quoi ?
00:36:16c'est l'espionnage
00:36:16vous l'avez dit
00:36:17les actions cyber
00:36:19de désinformation
00:36:19pardon
00:36:20de survol de drones
00:36:21ça peut aller jusqu'où ?
00:36:23il y aura bientôt
00:36:24potentiellement
00:36:24des attaques terroristes
00:36:26qui causeront
00:36:26des morts civiles
00:36:29en France
00:36:29c'est possible ça ?
00:36:30on y est
00:36:31on est juste à côté
00:36:32ça a failli arriver à Leipzig
00:36:33on rappelle
00:36:34c'est un aéroport civil
00:36:35avec des drones armés
00:36:36il y a des sabotages
00:36:37sur des lignes de train
00:36:38en Europe
00:36:38aux Pays-Bas
00:36:39c'est peut-être arrivé en France
00:36:40on ne le sait pas
00:36:41mais j'aimerais juste réagir
00:36:42sur ce que vous montriez
00:36:43juste avant
00:36:44avec monsieur Eric Ciotti
00:36:46en France
00:36:47on a un courant
00:36:47qui est pro-russe
00:36:48il n'est pas seulement à droite
00:36:49et le problème
00:36:50avec ce courant
00:36:51c'est que
00:36:51c'est une mentalité
00:36:52de quelqu'un
00:36:52qui se fait agresser
00:36:53se fait voler son manteau
00:36:55se fait voler son portefeuille
00:36:57et la personne se relève
00:36:58et court derrière le voleur
00:36:59pour dire
00:36:59attendez vous avez oublié la montre
00:37:00on a vraiment cette mentalité
00:37:02chez une partie des pro-russes
00:37:03de se dire
00:37:04peut-être qu'on a attaqué
00:37:05mais au fond on l'a cherché
00:37:06je suis désolé
00:37:07aujourd'hui
00:37:07on a une augmentation
00:37:08des attaques russes
00:37:09si on ne répond pas
00:37:10si on fait preuve de faiblesse
00:37:11si on laisse tomber nos alliés
00:37:12ça finira très mal
00:37:13si on veut éviter la guerre
00:37:14parce que c'est ça
00:37:15dont il s'agit
00:37:16il faut qu'on arrête
00:37:17la Russie maintenant
00:37:18si à chaque fois
00:37:19qu'il y a une agression russe
00:37:20on dit oui
00:37:20mais on ne peut pas répliquer
00:37:21parce qu'on a peur de la guerre
00:37:22si le message
00:37:23c'est de dire
00:37:24la guerre est une limite absolue
00:37:26et on est prêt à céder tout
00:37:27pour éviter ça
00:37:28alors la Russie nous attaquera
00:37:29parce qu'elle sait qu'on cédera
00:37:30la seule façon d'éviter ça
00:37:32c'est de faire preuve de force
00:37:33et aujourd'hui on n'y est pas
00:37:33et là je vous rejoins
00:37:35parce qu'on dit souvent
00:37:36les batailles sont gagnées
00:37:37par les militaires
00:37:37mais les guerres sont gagnées
00:37:38par la nation
00:37:39le peuple
00:37:40quand je vois ces dirigeants
00:37:42qui démobilisent le peuple
00:37:44alors qu'on devrait au contraire
00:37:45le mobiliser
00:37:46et l'informer
00:37:47sur la réalité de cette menace
00:37:49j'allais dire
00:37:49on n'est pas sortis
00:37:50on n'est pas sortis de l'auberge
00:37:51parce qu'encore une fois
00:37:52il faut que la France
00:37:53il faut que les nations européennes
00:37:55et occidentales
00:37:56se mobilisent
00:37:57en se disant
00:37:57il y a un véritable problème
00:37:58et quand j'entends
00:37:59que tous les spécialistes
00:38:01du renseignement occidentaux
00:38:03les chefs militaires
00:38:04annoncent qu'il y aura
00:38:05sans doute un choc
00:38:06en 2030
00:38:07maintenant ils parlent
00:38:08eux-mêmes de 2027
00:38:09ou 2028
00:38:10un choc
00:38:11comment il faut l'interpréter ?
00:38:12le choc c'est qu'il voit
00:38:14quand même des mouvements
00:38:15de troupes
00:38:15il voit des organisations
00:38:17qui se mettent en place
00:38:18et qui se préparent
00:38:19à une action
00:38:20donc lorsque le général
00:38:21Mandon dit
00:38:22il faut être prêt
00:38:23dans deux ou trois ans
00:38:24mais que ses homologues
00:38:25allemands, polonais, suédois
00:38:26le disent également
00:38:27mais j'allais dire
00:38:28mais est-ce que M. Ciotti
00:38:30a les informations
00:38:32dont disposent
00:38:32ces spécialistes
00:38:34pour dire
00:38:34mais non
00:38:35il n'y a rien de neuf
00:38:35sous le ciel
00:38:36depuis 1945
00:38:37c'est le même niveau
00:38:38de menace
00:38:38mais non
00:38:40soyons un peu objectifs
00:38:41et un peu honnêtes
00:38:43d'ailleurs le chef
00:38:44d'état-major
00:38:44de l'armée allemande
00:38:46qui jusque-là
00:38:46était plutôt
00:38:46dans une posture
00:38:47défensive
00:38:48à cause de l'histoire
00:38:48a expliqué
00:38:49qu'il fallait désormais
00:38:51que toute la nation
00:38:51allemande
00:38:52se mette en ordre de marche
00:38:53parce que potentiellement
00:38:54il pourrait y avoir
00:38:54un conflit
00:38:55il faut préparer les soldats
00:38:56mais il expliquait aussi
00:38:57qu'il faut préparer
00:38:58les hôpitaux
00:38:58la population
00:38:59la mentalité
00:38:59et ça
00:39:00cette déclaration
00:39:00c'était hier
00:39:01et on a entendu
00:39:02Emmanuel Macron dire
00:39:03parce que vous dites
00:39:03il faut être fort
00:39:04dans notre réponse
00:39:04en l'état
00:39:05on sent bien
00:39:05qu'on est un petit peu
00:39:06désemparé
00:39:07face à cette réponse
00:39:08il leur dit
00:39:08Emmanuel Macron
00:39:09tous ces actes
00:39:10ne seront pas laissés
00:39:11sans réponse
00:39:12en attendant
00:39:13que se passe-t-il
00:39:14on a l'impression
00:39:15quand on arrésonne
00:39:16des navires
00:39:16de la flotte fantôme
00:39:17quand on sanctionne
00:39:19ils ont toujours
00:39:20un moyen de contourner
00:39:21et derrière
00:39:21c'est l'escalade russe
00:39:22on n'arrive pas
00:39:23à freiner cette escalade
00:39:24il appelle en tout cas
00:39:25pardon
00:39:26il appelle en tout cas
00:39:27une meilleure coordination
00:39:28de la réponse
00:39:28surtout au niveau européen
00:39:29il l'a dit
00:39:30je me souviens
00:39:31j'avais assisté
00:39:32à un sommet informel européen
00:39:33c'était à Copenhague
00:39:34c'était l'année dernière
00:39:35il y avait eu un drone
00:39:36suspect
00:39:36qui avait survolé
00:39:37ce sommet européen
00:39:38ça avait fermé
00:39:39tous les aéroports
00:39:40ça avait interdit
00:39:41le survol de drones civils
00:39:42et l'Europe ne savait pas réagir
00:39:44parce qu'effectivement
00:39:45ils n'avaient pas forcément
00:39:46ce mur de drones
00:39:46qui était déjà prêt
00:39:47pour réagir à ce genre
00:39:48d'incursion
00:39:49deux réponses
00:39:50qui ont été formulées
00:39:50par Emmanuel Macron
00:39:51lors de sa conférence de presse
00:39:52un peu surprise
00:39:54vendredi après la réunion
00:39:55avec la chef de parti
00:39:55il veut la mise sur pied
00:39:57d'un plan
00:39:58je cite de protection
00:39:58de nos infrastructures critiques
00:40:00ainsi que des sites
00:40:01les plus sensibles
00:40:02de notre base
00:40:03industrielle
00:40:03technologique
00:40:04de défense
00:40:05contre les attaques
00:40:06de drones
00:40:06les attaques cyber
00:40:07ça veut dire centrale nucléaire
00:40:08aéroports
00:40:09les ports
00:40:09les réseaux de télécommunications
00:40:10les réseaux électriques
00:40:11il a aussi demandé
00:40:13à Laurent Nunez
00:40:13ministre de l'Intérieur
00:40:14de donner instruction
00:40:15au préfet
00:40:16de mieux se préparer
00:40:17aux crises
00:40:18avec un exercice
00:40:19dit je cite
00:40:20de résilience
00:40:21qui sera prochainement
00:40:22organisé dans l'héros
00:40:23et cet exercice
00:40:25consistera
00:40:25selon les informations
00:40:27de BFM TV
00:40:27à gérer un phénomène
00:40:28important
00:40:29de désinformation
00:40:30ou d'attaque cyber
00:40:32donc ça veut dire
00:40:32que déjà sur le terrain
00:40:33plus local
00:40:34on va dire
00:40:35on se prépare déjà
00:40:37à l'accroissement
00:40:38de ce genre de menaces
00:40:39est-ce qu'il faut avoir peur
00:40:40pardon
00:40:41c'est vrai qu'on a l'impression
00:40:41que les choses se précisent
00:40:43maintenant
00:40:43il y a effectivement
00:40:45de vrais exercices
00:40:46qui sont menés
00:40:47pour faire face
00:40:48à une menace
00:40:49importante
00:40:50les préfets
00:40:50qui sont mobilisés
00:40:531500 sites
00:40:53sensibles
00:40:54identifiés
00:40:55donc il y en a quand même
00:40:55beaucoup
00:40:56est-ce qu'il faut avoir peur
00:40:57en général ?
00:40:58Alors déjà
00:40:58la peur n'empêche pas
00:40:59le danger
00:41:00donc non
00:41:00il ne faut pas avoir peur
00:41:01il faut avoir le calme
00:41:03du vieux soldat
00:41:03déjà
00:41:04ne pas répondre
00:41:05systématiquement
00:41:05à la moindre provocation russe
00:41:07mais en revanche
00:41:09se préparer
00:41:09alors
00:41:10il faut savoir
00:41:11qu'il y a
00:41:11sous l'autorité
00:41:13du secrétariat général
00:41:14pour la défense
00:41:15et la sécurité nationale
00:41:16le SGDSN
00:41:17service du premier ministre
00:41:18il y a une liste
00:41:20d'opérateurs
00:41:21d'importance vitale
00:41:22qui ont eux-mêmes
00:41:23des points d'importance
00:41:24vitale
00:41:25et tous ces PIB
00:41:28répondent
00:41:28de 12
00:41:29catégories différentes
00:41:30qui sont
00:41:30l'énergie
00:41:31le transport
00:41:31les télécommunications
00:41:33etc
00:41:33ont des obligations
00:41:35ont des obligations
00:41:36y compris financières
00:41:37bien sûr
00:41:37de se protéger
00:41:39là
00:41:39le président
00:41:40il met l'accent
00:41:41sur deux aspects
00:41:42il met l'aspect
00:41:43la menace drone
00:41:44et effectivement
00:41:45c'est quand même
00:41:46relativement nouveau
00:41:47même si ça fait plus de 10 ans
00:41:48qu'on en parle
00:41:49et puis la menace
00:41:50informationnelle
00:41:51donc
00:41:52qu'est-ce qu'il a fait
00:41:52il a demandé
00:41:54à son ministre intérieur
00:41:54qui la veille
00:41:55de cette réunion
00:41:56avec les représentants
00:41:57des partis politiques
00:41:58avait réuni
00:41:59tous les préfets de zone
00:42:00ainsi que les gouverneurs militaires
00:42:02les généraux
00:42:04commandants de régions militaires
00:42:05et il leur a dit
00:42:06voilà
00:42:06maintenant
00:42:07la menace terroriste
00:42:08je rappelle que nous sommes
00:42:09actuellement
00:42:10sous un statut
00:42:10de vigie pirate
00:42:11le maximum
00:42:13menace attentat
00:42:14mais c'était
00:42:15dirigé
00:42:16contre la menace
00:42:17terroriste islamique
00:42:18ça veut dire
00:42:19qu'on s'attendait
00:42:20à ce que quelqu'un
00:42:20arrive avec une kalachnikov
00:42:22et tire dans une centrale
00:42:24ou dans un hôpital
00:42:25ou autre chose
00:42:25là
00:42:26à ce stade
00:42:28ultime
00:42:28de vigilance
00:42:29urgence attentat
00:42:31vigie pirate
00:42:31vient se rajouter
00:42:33la menace étatique
00:42:34que représente la Russie
00:42:35et sur ces deux champs
00:42:37particuliers
00:42:37qui sont
00:42:38celui de l'information
00:42:39de l'influence
00:42:40et celui de l'attaque
00:42:41des drones
00:42:41ce sont des éléments
00:42:42qui sont très importants
00:42:43pourquoi ?
00:42:44parce que jusqu'à présent
00:42:45un opérateur d'importance
00:42:47vitale privé
00:42:47on ne va pas les citer
00:42:49c'est une liste
00:42:50qui est secrète
00:42:50qui est secrète
00:42:52ils ne pouvaient pas
00:42:54eux-mêmes
00:42:54déployer des moyens
00:42:56de détection
00:42:57et de neutralisation
00:42:58de drones
00:42:58on est en train
00:42:59de passer
00:42:59à une échelle
00:43:00différente
00:43:01où on va laisser
00:43:02ces acteurs
00:43:03ces opérateurs
00:43:03d'importance vitale
00:43:04et bien investir
00:43:06pour leur propre protection
00:43:07mais une protection
00:43:08qui concerne
00:43:09j'allais dire
00:43:09l'ensemble de la nation
00:43:10et alors
00:43:11tout ça prend une dimension
00:43:12politique
00:43:13on a entendu
00:43:14Éric Ciotti
00:43:14tout à l'heure
00:43:16minimiser
00:43:16en quelque sorte
00:43:17l'état de la menace russe
00:43:18je voulais accueillir
00:43:19notre invité politique
00:43:20Guillaume Carayan
00:43:21qui vient de nous rejoindre
00:43:21vice-président
00:43:22du parti d'Éric Ciotti
00:43:24l'UDR
00:43:25Éric Ciotti
00:43:25qui dit également
00:43:26que peut-être
00:43:27que dans ce contexte
00:43:28avec également
00:43:29des finances publiques
00:43:31exsangues
00:43:31il va falloir
00:43:33considérer
00:43:33peut-être
00:43:34revoir
00:43:35l'aide
00:43:35le niveau de soutien
00:43:36à l'Ukraine
00:43:37on écoute
00:43:38Éric Ciotti
00:43:38à nouveau
00:43:39Il faut continuer
00:43:41à aider l'Ukraine
00:43:43mais sans doute
00:43:43de façon différente
00:43:45nous pouvons
00:43:46et nous devons
00:43:47l'aider
00:43:47nous devons
00:43:48aller vers sa capacité
00:43:50de formation
00:43:52après
00:43:53nous avons
00:43:54une équation budgétaire
00:43:55qui est de plus en plus difficile
00:43:57on va en parler
00:43:58et elle n'autorise pas tout
00:43:59Voilà
00:44:00peut-être qu'il va falloir
00:44:01aider l'Ukraine
00:44:02différemment
00:44:04c'est votre réponse
00:44:05vous
00:44:06à cette menace
00:44:07importante
00:44:07de la Russie
00:44:08contre la France
00:44:08Oui ce que dit
00:44:10Éric Ciotti
00:44:10c'est qu'il faut
00:44:10effectivement
00:44:11continuer à aider
00:44:12le peuple ukrainien
00:44:14qui est un peuple
00:44:15héroïque
00:44:15qui se bat
00:44:16avec tellement de courage
00:44:17face à l'armée russe
00:44:19mais il faut aussi
00:44:20faire avec ce qu'on a
00:44:21il y a les données budgétaires
00:44:23qui sont ce qu'elles sont
00:44:24aujourd'hui dans notre pays
00:44:25vous avez un français sur trois
00:44:26qui renonce à soigner
00:44:27faute de moyens
00:44:28donc on doit continuer
00:44:29à aider l'Ukraine
00:44:30d'un point de vue
00:44:31équipement militaire
00:44:32d'un point de vue
00:44:32formation des hommes
00:44:33sur le terrain
00:44:34en revanche
00:44:35ce ne sera peut-être pas
00:44:36avec le même niveau
00:44:36d'engagement
00:44:37que ce que la France
00:44:38a été capable de faire
00:44:39ces dernières années
00:44:40je vous rappelle
00:44:41que depuis 2012
00:44:41c'est quand même
00:44:428 milliards d'euros
00:44:42qui sont partis
00:44:44pour soutenir
00:44:44le peuple ukrainien
00:44:45qui encore une fois
00:44:46se comporte de manière
00:44:46héroïque
00:44:47Général
00:44:49Ok alors en termes
00:44:50de formation
00:44:51actuellement
00:44:51c'est les Ukrainiens
00:44:52qui peuvent nous en apprendre
00:44:53beaucoup
00:44:53donc j'allais dire
00:44:54quand j'entends
00:44:55ce type de discours
00:44:56je me dis
00:44:56mais on est très loin
00:44:57de la réalité des choses
00:44:58et le deuxième aspect
00:45:008 milliards
00:45:00c'est vrai
00:45:01la France est de loin
00:45:02n'est pas le premier
00:45:03des fournisseurs
00:45:04en revanche
00:45:05la France a pour elle
00:45:06de donner une impulsion
00:45:07puisqu'on a souvent
00:45:08effectivement donné
00:45:09une impulsion
00:45:09au niveau de l'Europe
00:45:10voire même des Etats-Unis
00:45:11pour franchir
00:45:14successivement
00:45:14des lignes rouges
00:45:15mais je me demande
00:45:16quel sera le prix
00:45:17demain
00:45:18si la Russie
00:45:19vient agresser
00:45:21un pays de l'OTAN
00:45:22ou de l'UE
00:45:22dans lequel nous aurons
00:45:23une obligation
00:45:24une obligation
00:45:25d'intervenir
00:45:26de nos alliances
00:45:27ça on est parfaitement d'accord
00:45:28moi je relisais juste avant
00:45:29d'arriver sur ce plateau
00:45:30les propos du premier ministre polonais
00:45:31Donald Tusk
00:45:32qui connaît bien la situation
00:45:33qui craint lui carrément
00:45:34une guerre ouverte
00:45:35oui qui craint en tout cas
00:45:36qu'il y ait des attaques hybrides
00:45:37de la part de Moscou
00:45:39dans les prochaines semaines
00:45:40dans les prochains mois
00:45:41sur les pays de l'OTAN
00:45:42qui ont soutenu
00:45:43de manière très claire
00:45:44l'Ukraine
00:45:44y compris la France
00:45:45bah oui mais donc vous dites
00:45:45il faut couper le robinet
00:45:46mais ça ça pourrait
00:45:48vous dites qu'il faut en tout cas
00:45:49peut-être baisser le niveau de soutien
00:45:50si je comprends ce que dit
00:45:51Eric Ciotti aujourd'hui
00:45:52sur l'UFM
00:45:52oui il faut adapter
00:45:53le niveau de soutien
00:45:54aux capacités de la France
00:45:55et des français
00:45:56donc il faut baisser
00:45:58le niveau de soutien financier
00:45:59pour parler de ce sujet-là
00:46:00pour parler juste après
00:46:00la situation sociale
00:46:02qui est explosive
00:46:02on vit dans une France
00:46:03qui est devenue une cocotte minute
00:46:04où les gens galèrent pour tout
00:46:05le niveau de carburant
00:46:07aujourd'hui vous le voyez
00:46:08je ne sais pas si vous avez une voiture
00:46:103 euros quasiment le lit
00:46:11dans les prochains jours
00:46:12dans les prochaines semaines
00:46:13mais en baissant le soutien financier
00:46:15est-ce qu'on n'augmente pas
00:46:15le risque d'une guerre ouverte
00:46:16avec la Russie justement
00:46:17on parle de quel soutien financier
00:46:19est-ce que vous savez
00:46:19ce que c'est en dehors des prêts
00:46:21on parle au total
00:46:23des 8 milliards
00:46:24en dehors des prêts
00:46:25et c'est-à-dire
00:46:26quelles sont les attentes
00:46:27je comprends que vous ne le sachiez pas
00:46:28c'est très peu connu
00:46:28le gouvernement ne communique pas dessus
00:46:30c'est entre 100 et 200 millions d'euros
00:46:31juste les ventes d'armes
00:46:32de la France à l'Ukraine
00:46:34c'est à peu près 5 milliards
00:46:35avec le contrat Rafale
00:46:36si on perd le contrat
00:46:37on perd 5 milliards
00:46:38c'est pas 200 millions d'euros
00:46:39d'aides qui vont changer grand-chose
00:46:40et c'est très peu publicisé
00:46:42mais là on ne fait que
00:46:43parler d'aide militaire
00:46:44on ne parle pas d'autre chose
00:46:46moi je fais partie d'un collectif
00:46:47que j'ai co-fondé
00:46:48qui s'appelle le collectif Sky Shield
00:46:49aujourd'hui sans dépenser des milliards
00:46:51ce qu'on peut faire
00:46:52et c'est dans notre intérêt
00:46:53c'est de protéger une partie
00:46:55du ciel ukrainien
00:46:55aujourd'hui vous avez
00:46:56une zone de protection
00:46:57qu'on peut créer
00:46:58loin de la ligne de front
00:46:59simplement pour protéger
00:47:00les civils
00:47:01pour protéger les hôpitaux
00:47:02pour protéger les EHPAD
00:47:03pour protéger
00:47:03les quelques 2200 personnes
00:47:05qui sont mortes
00:47:06depuis le début de l'année
00:47:07là on parle de 12 à 24 Rafale
00:47:09on parle d'aucun combat direct
00:47:10avec l'aviation russe
00:47:11qui est très loin
00:47:12qui ne passe pas à la ligne de front
00:47:13on parle d'abattre
00:47:13des avions de combat
00:47:15pardon on parle d'abattre
00:47:16des drones de combat
00:47:17pas des avions
00:47:18moi je serais curieux
00:47:20vu qu'on a un invité politique
00:47:21on a trois personnalités
00:47:22on a monsieur Philippe
00:47:23on a monsieur Attal
00:47:24on a monsieur Glucksmann
00:47:25qui a été le premier d'ailleurs
00:47:26à défendre cette mesure
00:47:27ça ne coûte pas cher
00:47:28ça permet de sauver des vies
00:47:31comment est-ce qu'on fait
00:47:31pour s'opposer au fait
00:47:32de protéger des civils
00:47:33sur une toute petite zone
00:47:35de la ligne
00:47:36qui est loin de la ligne de front ?
00:47:38Sur la question des Rafales
00:47:39nous on considère
00:47:40qu'on ne peut pas
00:47:41en arriver là
00:47:41que ce serait le degré de plus
00:47:44qui n'est pas aujourd'hui
00:47:45acceptable pour la France
00:47:46et les Français
00:47:47il y a encore une fois
00:47:48Abattre des drones
00:47:49parce qu'on l'a fait pour l'Iran
00:47:49est-ce que c'était acceptable
00:47:50d'abattre des drones
00:47:51par exemple face à Abu Dhabi ?
00:47:52Non c'est pas la France
00:47:52qui l'a fait
00:47:53c'est les Etats-Unis
00:47:53Non non non
00:47:54la France a intercepté
00:47:55plus de 100 drones
00:47:56au Moyen-Orient
00:47:57dans le conflit
00:47:58dans le détroit d'Hormuz
00:47:59Moi je vous dis simplement
00:48:00que
00:48:00Parce que ça
00:48:01il ne fallait pas le faire
00:48:01par exemple
00:48:03Pardon je vous dis simplement
00:48:04qu'il y a les capacités
00:48:05des Français
00:48:06il y a les capacités
00:48:07du peuple français
00:48:07on a un déficit
00:48:08On peut défendre
00:48:09Abu Dhabi
00:48:10mais on ne peut pas défendre
00:48:12Vous ne pouvez pas reprocher
00:48:13à la France
00:48:13de ne pas avoir soutenu
00:48:14l'Ukraine depuis 5 ans
00:48:15Si si on lui reproche
00:48:15de ne pas en faire assez
00:48:16mais du coup
00:48:16est-ce que vous êtes d'accord
00:48:17avec le fait que
00:48:17ce qu'on fait pour les Émirats arabes unis
00:48:19et pour l'Arabie saoudite
00:48:20on pourrait le faire pour l'Ukraine ?
00:48:21Evidemment
00:48:21Oui sur le principe
00:48:22évidemment
00:48:24On a toujours été très clair
00:48:25nous notre famille politique
00:48:26le Rassemblement national également
00:48:27sur le soutien à l'Ukraine
00:48:29le soutien au peuple ukrainien
00:48:30il n'y a pas de souci
00:48:31Je pense que le Rassemblement national
00:48:31était assez clair
00:48:32sur le soutien à l'Ukraine
00:48:32et globalement
00:48:33c'est voté contre
00:48:33le Parlement européen
00:48:34systématiquement
00:48:35Non, non, ce n'est pas le cas
00:48:36on a soutenu les textes
00:48:37qui étaient clairs
00:48:38Je parle du Rassemblement national
00:48:39mais le Rassemblement national
00:48:40a systématiquement voté
00:48:41contre le plan délai d'Ukraine
00:48:42au niveau européen
00:48:43Ils ont quand même dû faire
00:48:44un communiqué hier
00:48:45pour clarifier leur position
00:48:46au Rassemblement national hier
00:48:48on en a parlé
00:48:49où ils parlent
00:48:50et c'est peut-être d'ailleurs
00:48:51une première
00:48:52d'un état hostile
00:48:53de la Russie
00:48:54comme d'un état hostile
00:48:55mais on a senti
00:48:56une volonté
00:48:57de la part de Marine Le Pen
00:48:58et de Jordan Bardella
00:48:59de clarifier une position
00:49:00qui jusque-là
00:49:01n'était pas claire
00:49:03En tout cas
00:49:03moi je la trouve
00:49:04très claire
00:49:05cette position
00:49:05on soutient l'Ukraine
00:49:06on soutient
00:49:08le peuple ukrainien
00:49:09jusqu'au bout
00:49:09en termes d'équipement militaire
00:49:11en termes de moyens
00:49:12humains
00:49:13de formation
00:49:14simplement
00:49:14il y a des lignes rouges
00:49:15à ne pas franchir
00:49:16c'est aussi une question
00:49:17de rapport diplomatique
00:49:18Yabry Lattel parle
00:49:19d'un double discours
00:49:20vous avez dû voir
00:49:21les réponses passer
00:49:22Oui, vous pouvez répéter ça
00:49:23autant que vous voulez
00:49:24ce n'est pas le cas
00:49:24ce n'est pas notre position
00:49:25et je ne sais pas
00:49:26dans quelle langue
00:49:26il faudra le répéter
00:49:27ce n'est pas la position
00:49:27qu'on défend
00:49:28nous on dit qu'il faut
00:49:28soutenir l'Ukraine
00:49:29jusqu'au bout
00:49:29jusqu'à la victoire
00:49:30D'accord
00:49:31justement
00:49:31vous parlez de l'île rouge
00:49:33l'engagement de Rafale
00:49:35effectivement
00:49:35ce serait
00:49:37encore une fois
00:49:38une marche franchie
00:49:39supplémentaire
00:49:40mais regardez
00:49:41c'est la France
00:49:42qui avec quelques malheureuses
00:49:43AMX 10 RC
00:49:44blindées à roues
00:49:45pas très bien blindées
00:49:46d'ailleurs
00:49:46qui a amené les autres
00:49:48à livrer des blindées
00:49:49plus lourds
00:49:50c'est la France
00:49:52au début
00:49:52soufflez-vous
00:49:53on ne livrait que
00:49:53des gilets par balle
00:49:55les frags
00:49:55on livrait des uniformes
00:49:57et au fur et à mesure
00:49:58on a livré
00:49:59et puis maintenant
00:50:00on a livré des Mirage 2000
00:50:01on a livré des avions de chasse
00:50:02et donc vous voyez bien
00:50:03qu'au fur et à mesure
00:50:05l'Ukraine a besoin
00:50:06de cela
00:50:06pour résister
00:50:07à l'agresseur russe
00:50:09et qu'au fur et à mesure
00:50:11que la crise
00:50:12la crise
00:50:12s'exacerbe
00:50:13et bien il y a peut-être
00:50:14effectivement
00:50:15un pas à franchir
00:50:16supplémentaire
00:50:17en ce qui me concerne
00:50:18quelle est la ligne rouge
00:50:18dans ce cas-là
00:50:19que vous fixez
00:50:19à quel moment
00:50:20jusqu'où il faut aller
00:50:20justement
00:50:21Poutine
00:50:22Poutine essaye
00:50:23de nous imposer
00:50:23des lignes rouges
00:50:24et on a vu
00:50:25qu'à chaque fois
00:50:25qu'on montrait
00:50:26qu'on était résolu
00:50:27et bien il reculait
00:50:29j'ai eu l'occasion
00:50:30sur ce plateau
00:50:31de le dire
00:50:31à chaque fois
00:50:32qu'on a montré
00:50:33de la faiblesse
00:50:34vis-à-vis de Poutine
00:50:35et des propos
00:50:36comme les tiennent
00:50:37monsieur Ciotti
00:50:37je ne veux pas faire
00:50:38de politique
00:50:38je veux en rester
00:50:39aux actes
00:50:40et aux faits
00:50:41souvenez-vous
00:50:422008
00:50:43l'agression
00:50:44sur la Géorgie
00:50:44c'est aussitôt
00:50:45après le sommet
00:50:46de l'OTAN
00:50:47là où les pays
00:50:48de l'OTAN
00:50:48et la France
00:50:49et l'Allemagne
00:50:49en particulier
00:50:50ont dit
00:50:51Géorgie-Ukraine
00:50:52des discussions
00:50:53pour rentrer
00:50:54dans l'OTAN
00:50:54c'est peut-être
00:50:55pas très bon
00:50:55dans la foulée
00:50:56ils ont envahi
00:50:57la Géorgie
00:50:582014
00:50:59l'agression
00:51:00de la Crimée
00:51:00c'est quoi ?
00:51:01c'est quelques temps
00:51:02après qu'Obama
00:51:03ait refusé
00:51:04d'aller frapper
00:51:05la Syrie
00:51:05alors qu'il avait
00:51:06mis une ligne rouge
00:51:07sur l'utilisation
00:51:08d'armes chimiques
00:51:09dans la foulée
00:51:10il attaque la Crimée
00:51:122022
00:51:13souvenez-vous
00:51:14Biden
00:51:14mois avant
00:51:15qui dit
00:51:15s'il arrive quelque chose
00:51:16en Ukraine
00:51:17on ne mettra jamais
00:51:17de bout de San Zogrand
00:51:18qu'est-ce qui s'est passé
00:51:19il a franchi
00:51:21le Rubicon
00:51:22d'où l'importance
00:51:22de rester fort
00:51:23et de montrer
00:51:25une cohésion nationale
00:51:26merci beaucoup
00:51:27ce sera le mot de la fin
00:51:28merci général
00:51:29merci messieurs
00:51:30on va marquer
00:51:31une très courte pause
00:51:31et vous le disiez
00:51:32justement
00:51:32Guillaume Carillon
00:51:33vous allez rester avec nous
00:51:34puisqu'on va parler
00:51:34d'un autre sujet
00:51:35on va parler
00:51:36des finances publiques
00:51:37et notamment des retraités
00:51:38vont-ils devoir
00:51:39mettre la main
00:51:40à la poche
00:51:40qui sera concerné
00:51:42et comment
00:51:42plusieurs pistes
00:51:43sur la table
00:51:44on vous les révèle
00:51:44dans quelques minutes
00:51:45à tout de suite
00:51:47mise à contribution
00:51:48les modalités
00:51:49elles restent à trancher
00:51:50les pensions
00:51:51seront-elles gelées
00:51:52ou l'abattement fiscal
00:51:53plafonné
00:51:53le gouvernement réfléchit
00:51:54à coupler les deux
00:51:56alors que la présidente
00:51:57de la cour des comptes
00:51:57dresse ce dimanche
00:51:58un bilan particulièrement
00:51:59inquiétant
00:52:00des finances publiques
00:52:02ça fait déjà réagir
00:52:03on écoute Eric Ciotti
00:52:04sur notre antenne
00:52:04tout à l'heure
00:52:05je trouve qu'il y a
00:52:06d'autres moyens
00:52:08beaucoup plus efficaces
00:52:10pour faire des économies
00:52:11que trahir la parole
00:52:12de l'état
00:52:13c'est grave
00:52:13en l'état
00:52:14naturellement
00:52:15si on touche
00:52:15aux retraités
00:52:16je ne le vote pas
00:52:17si jamais une motion
00:52:18de censure est déposée
00:52:19est-ce que vous votez
00:52:19une motion de censure
00:52:20nous verrons bien
00:52:21le contenu
00:52:22mais je serai enclin
00:52:23à voter une motion
00:52:24de censure
00:52:25s'il y a cette disposition
00:52:26contre les retraités
00:52:27et je sens que ça va vous faire
00:52:29réagir aussi
00:52:30Philippe Poutou
00:52:30bonsoir
00:52:31bienvenue
00:52:32on est content de vous avoir
00:52:33porte-parole du NPA
00:52:34le nouveau parti anticapitaliste
00:52:36à vos côtés
00:52:37on est avec Prisca Tévenot
00:52:38bonsoir
00:52:39bienvenue également
00:52:39député renaissance
00:52:40des Hauts-de-Seine
00:52:41on est également
00:52:42avec Guillaume Carayon
00:52:43vice-président délégué
00:52:44de l'UDR
00:52:45le parti d'Eric Ciotti
00:52:47pardon
00:52:48allié au Rassemblement National
00:52:49Olivier Babot
00:52:50essayiste
00:52:51et président
00:52:52de l'Institut Sapiens
00:52:53est avec nous
00:52:53bonsoir
00:52:54bienvenue
00:52:54Amandine Attalaya
00:52:55également
00:52:56Amandine
00:52:57est-ce qu'on peut faire
00:52:57un point sur les pistes
00:52:58concrètes
00:52:59évoquées déjà
00:53:00par le gouvernement
00:53:01sur la question
00:53:02des retraités
00:53:02tout à fait
00:53:03sur ceux qui seraient
00:53:04mis à contribution
00:53:05déjà
00:53:06les seuls
00:53:07qui peuvent se sentir
00:53:08tranquilles
00:53:08entre guillemets
00:53:09pour le moment
00:53:10sont ceux qui ont
00:53:10des pensions inférieures
00:53:11à 1260 euros
00:53:12par mois
00:53:13puisque là
00:53:13leur retraite
00:53:15resterait indexée
00:53:16sur l'inflation
00:53:17ensuite au-dessus
00:53:18tous contribueraient
00:53:19d'une façon
00:53:19ou d'une autre
00:53:20ceux entre 1260 euros
00:53:22et 2033 euros
00:53:23de pensions par mois
00:53:24auraient des retraites
00:53:25sous-indexées
00:53:26c'est-à-dire
00:53:27qu'elles augmenteraient
00:53:28un peu
00:53:28mais ne suivraient pas
00:53:29le rythme de l'inflation
00:53:30et au-dessus
00:53:31de 2034 euros
00:53:33par mois
00:53:33là il y aurait
00:53:34un gel
00:53:35c'est-à-dire
00:53:36pas d'augmentation
00:53:37des pensions de retraite
00:53:38cette année
00:53:39si on résume
00:53:40c'est peut-être
00:53:41un peu plus bas
00:53:41que ce à quoi
00:53:42les seuils concernaient
00:53:44s'attendaient
00:53:44beaucoup de Français
00:53:45puisque tous
00:53:47seront touchés
00:53:48à partir de 1260 euros
00:53:49si le gouvernement
00:53:50confirme
00:53:51c'est un débat
00:53:52donc tout va évoluer
00:53:53ça ne fait que commencer
00:53:54voilà c'est ça
00:53:55et sur l'abattement
00:53:56des frais professionnels
00:53:57là le plafond
00:53:59pour l'instant
00:54:00était de plus de
00:54:014400 euros
00:54:02par mois
00:54:03et bien il serait
00:54:03abaissé
00:54:04à 3000 euros
00:54:05par mois
00:54:06le plafonnement
00:54:07donc
00:54:08de ces frais professionnels
00:54:09sera abaissé
00:54:10à 3000 euros
00:54:11c'est vrai que ce chiffre-là
00:54:12nous interpelle
00:54:13Prisca Thévenot
00:54:14les retraités
00:54:14qui touchent
00:54:15donc plus de 1260 euros
00:54:16par mois
00:54:16pourraient mettre la main
00:54:17à la poche
00:54:17en 2027
00:54:18je pensais
00:54:19que les petites pensions
00:54:20seraient épargnées
00:54:22je suis députée
00:54:24oui je sais bien
00:54:25est-ce que vous partagez
00:54:27cette opinion ?
00:54:27moi je vous le dis
00:54:28et je l'ai déjà dit
00:54:29c'est pas beaucoup
00:54:291260 euros
00:54:30mais bien évidemment
00:54:31bien évidemment
00:54:32que c'est pas beaucoup
00:54:33à 1250 euros
00:54:34et puis pardon
00:54:35mais les retraités
00:54:36ont énormément
00:54:37contribué à l'effort collectif
00:54:39du fait du travail
00:54:39qu'ils ont pu effectuer
00:54:40du fait aussi
00:54:42du rôle peut-être
00:54:43intergénérationnel
00:54:44qu'ils ont
00:54:44vis-à-vis de leurs
00:54:45petits-enfants
00:54:45et de leurs enfants
00:54:46moi je l'ai déjà dit
00:54:47à de nombreuses reprises
00:54:48sur votre plateau
00:54:48et sur d'autres plateaux
00:54:49je suis très mal à l'aise
00:54:51avec le débat actuel
00:54:52dans le cadre du budget
00:54:52mais encore une fois
00:54:53attendons de voir
00:54:54quelle sera la copie finale
00:54:55présentée par le budget
00:54:56parce que ça fait quand même
00:54:57un mois qu'on est sur des pistes
00:54:58des suppositions
00:54:59certaines sont contredites
00:55:00sont finalement désavouées
00:55:02mais l'enjeu que nous avons
00:55:04c'est pas encore
00:55:05d'aller chercher
00:55:06des économies de ci de là
00:55:07sur des personnes
00:55:08qui en réalité
00:55:09ont très peu
00:55:10de marge de manœuvre
00:55:11l'enjeu que nous devons avoir
00:55:12c'est plutôt d'assumer
00:55:14une démarche de réforme
00:55:15une démarche de réforme
00:55:16pleine et entière
00:55:17sur le modèle de financement
00:55:18de notre modèle social
00:55:19on a commencé à le faire
00:55:20l'année dernière
00:55:21avec des dépôts d'amendements
00:55:22sur le budget
00:55:22notamment avec mon collègue
00:55:23Paul Midy
00:55:24sur une part de capitalisation
00:55:26parce que ce qu'on est en train
00:55:27de se dire là
00:55:28va se reproduire l'année prochaine
00:55:29et enlassablement
00:55:30les années après
00:55:31donc qu'est-ce qu'on fait ?
00:55:32soit on a le courage
00:55:33de se dire aujourd'hui
00:55:34oui il y a une responsabilité
00:55:35politique à l'Assemblée nationale
00:55:36même si elle est éclatée
00:55:37en 11 groupes parlementaires différents
00:55:39cette responsabilité
00:55:40c'est pas de menacer
00:55:41ou d'appeler à la censure
00:55:42avant même que le débat ait commencé
00:55:43mais bien de se dire
00:55:44qu'est-ce qu'on fait collectivement
00:55:46pour sauver
00:55:47notre modèle social
00:55:48pardon
00:55:48qui est quand même un trésor
00:55:49donc qu'on a hérité
00:55:50et qu'on souhaiterait
00:55:51à notre tour
00:55:52pouvoir transmettre
00:55:53donc là c'est des ballons d'essai
00:55:54et on attend de voir les réactions
00:55:55Olivier Babot
00:55:56il y a urgence
00:55:57est-ce qu'il faut s'en prendre au retraité
00:55:58est-ce que c'est la bonne cible ?
00:56:00Malheureusement on n'a pas le choix
00:56:01on a extrêmement peu
00:56:03de marge de manœuvre budgétaire
00:56:04le gouvernement vise 54 milliards
00:56:05d'efforts budgétaires
00:56:06tout compris cette année
00:56:07et c'est en fait le minimum
00:56:09pour garder une trajectoire
00:56:10disons de crédibilité
00:56:12vis-à-vis de
00:56:13de ceux qui nous prêtent
00:56:14et je rappelle que 60%
00:56:15de notre dette
00:56:16est achetée par des étrangers
00:56:17donc c'est très important
00:56:18alors sur ces 54 milliards
00:56:20l'effort des retraités
00:56:20c'est seulement 6 milliards
00:56:22alors c'est peut-être assez important
00:56:23on pourrait dire
00:56:24le gel du point d'indice
00:56:25ça sera à peu près 2 milliards
00:56:26le ministère du Travail
00:56:27on entend 2 milliards 5
00:56:28mais c'est qu'en face
00:56:29on a aussi des charges
00:56:29qui augmentent de façon extrêmement importante
00:56:31on a la charge de la dette
00:56:32qui augmente de 10 milliards
00:56:33on a 3 milliards 5 à trouver
00:56:35pour la défense
00:56:35alors oui
00:56:36les retraités doivent faire un effort
00:56:37c'est plutôt la matière douce
00:56:38parce qu'on parle pas d'une baisse
00:56:40on parle d'une érosion
00:56:41c'est-à-dire en fait
00:56:41on parle d'une baisse
00:56:42en termes courants
00:56:43mais non pas
00:56:45en termes constants
00:56:45pardon
00:56:46mais pas en termes courants
00:56:47alors j'ai calculé
00:56:48pour 1260 euros
00:56:49ça veut dire que
00:56:50vous perdez en pouvoir d'achat
00:56:51alors c'est vrai que c'est quelque chose
00:56:52mais pour 2,4% attendu
00:56:55d'inflation
00:56:5530 euros par mois
00:56:57l'équivalent
00:56:58l'équivalent de 30 euros par mois
00:56:59même si vous ne le voyez pas
00:57:00parce que vous ne touchez pas moins
00:57:01c'est quelque chose
00:57:03mais c'est encore la moignard douce
00:57:04il faut reconnaître
00:57:05il faut le redire
00:57:06les retraites
00:57:07c'est un quart de la dépense publique
00:57:09et c'est la moitié
00:57:10de la dette supplémentaire
00:57:12depuis 10 ans
00:57:13et depuis 10 ans
00:57:14on a 1500 milliards de dettes
00:57:15donc il faut absolument
00:57:16faire quelque chose
00:57:17et on fait quelque chose
00:57:17où on peut le faire
00:57:19et où ça a un effet
00:57:20je vois que votre discours
00:57:22exaspère Philippe Poutou
00:57:23il n'y a pas d'urgence
00:57:24ça se voit
00:57:25c'est assez flagrant
00:57:26je vous lis ce que dit
00:57:27le ministre de l'Action
00:57:27et des Comptes Publics
00:57:28l'augmentation habituelle
00:57:29des dépenses de retraite
00:57:30en raison de l'indexation
00:57:31c'est plus de 6 milliards d'euros
00:57:32dans le contexte actuel
00:57:33pardon
00:57:34ce n'est juste pas soutenable
00:57:35qu'est-ce que vous répondez ?
00:57:37en fait c'est toujours
00:57:38le même discours
00:57:39qu'on entend depuis
00:57:40très très longtemps
00:57:40le dernier gouvernement
00:57:42mais les gouvernements
00:57:42aussi précédents
00:57:43c'est toujours pareil
00:57:45alors il n'y a pas le choix
00:57:46j'ai entendu la formule
00:57:48il n'y a jamais le choix
00:57:49il faut toujours faire comme ça
00:57:50mais le problème
00:57:51qu'on peut poser
00:57:53c'est qu'à partir du moment
00:57:54il y a la même politique
00:57:55qui est menée depuis des années
00:57:56et que ça ne fonctionne pas
00:57:57pourquoi on ne dit pas
00:57:58finalement ces politiques-là
00:58:00sont nulles
00:58:01et ne fonctionnent pas
00:58:03il n'y a jamais de bilan
00:58:04en fait
00:58:04on s'enfonce
00:58:05vous parlez de la dette
00:58:06vous parlez du déficit
00:58:07enfin tout le monde
00:58:08que ce soit les gouvernements
00:58:09en place
00:58:09ou les soutiens au gouvernement
00:58:10ou les anciens gouvernements
00:58:11et on ne remet jamais en cause
00:58:12les choix politiques
00:58:13qui ont été fixés
00:58:14donc en fait il n'y a jamais
00:58:15il n'y a jamais
00:58:3080 milliards d'euros
00:58:32utilisés pour rembourser
00:58:33l'emprunt
00:58:34c'est un détail ça ?
00:58:36on nous bourre le mou
00:58:36avec le même discours
00:58:37depuis très longtemps
00:58:38c'est ce que je suis en train de dire
00:58:39alors on nous parle de la dette
00:58:40alors d'où vient la dette
00:58:41qui profite de la dette
00:58:43à quoi ça sert la dette
00:58:44d'abord la dette
00:58:45ça a toujours été
00:58:46dans le système économique
00:58:47ça a toujours permis
00:58:48justement de détourner
00:58:48de l'argent public
00:58:49et d'enrichir toujours les mêmes
00:58:50et d'appauvrir toujours les mêmes
00:58:52la dette
00:58:52c'est une fonction
00:58:54dans l'économie
00:58:55c'est pas un accident
00:58:56la dette
00:58:56ça fait partie des choses
00:58:57normales de la vie économique
00:58:59et c'est vraiment
00:59:00un outil de détournement
00:59:01des richesses
00:59:01donc après le problème
00:59:02c'est comment on remet en cause
00:59:03ce discours-là
00:59:04parce qu'en fait la dette
00:59:05ou le déficit
00:59:06ça sert à chaque fois
00:59:07à s'attaquer aux populations
00:59:09donc il faut rien faire
00:59:11il faut laisser la dette filer
00:59:12parce qu'on va
00:59:12c'est le discours à la con
00:59:14c'est le discours à la con
00:59:15qu'on attend
00:59:16c'est-à-dire en fait voilà
00:59:17on entend toujours ça
00:59:17il n'y a pas le choix
00:59:18mais c'est faux
00:59:19c'est des mensonges
00:59:20il y a évidemment des choix
00:59:21et le choix aujourd'hui
00:59:22quand on discute d'un budget
00:59:23un budget normalement
00:59:24c'est la question
00:59:25de comment on répartit
00:59:26les richesses de la société
00:59:27comment
00:59:29ils sont où les besoins sociaux
00:59:30et c'est où
00:59:31qu'on peut prendre l'argent
00:59:32tout le monde sait très bien
00:59:33que l'argent il est quelque part
00:59:34dans la poche des ultra-riches
00:59:36à minima
00:59:36on le voit bien
00:59:37même une richesse indécente
00:59:38une richesse qui donne
00:59:40du pouvoir à des gens
00:59:41et du surpouvoir
00:59:42qui leur permet d'accumuler
00:59:43encore plus de richesses
00:59:43donc la solution pour vous
00:59:44c'est les riches
00:59:45et cette richesse-là
00:59:46comme par hasard
00:59:47ça se traduit par un appauvrissement
00:59:49de l'autre côté
00:59:49et ça on continue
00:59:50on continue avec des tas d'arguments
00:59:52alors il y en a qui disent
00:59:53oui il faut du courage
00:59:53machin que dalle
00:59:54c'est toujours les mêmes politiques
00:59:55et c'est toujours la même
00:59:56la même volonté finalement
00:59:58de défendre l'ordre
00:59:59tel qu'il est aujourd'hui
01:00:00c'est-à-dire de faire en sorte
01:00:01que les riches
01:00:01soient encore plus riches
01:00:02et là on a un gouvernement
01:00:03hyper zélé
01:00:04qui défend les riches
01:00:05et puis de justifier
01:00:08presque l'alarme
01:00:08les entreprises
01:00:09ne sont pas suffisamment taxées
01:00:13les entreprises
01:00:13ne sont pas suffisamment taxées
01:00:15les entreprises
01:00:15et les riches
01:00:16et les riches
01:00:16ne sont pas suffisamment taxées
01:00:18loin de là
01:00:18mais c'est pas juste
01:00:19la question de la taxe
01:00:19après c'est la question
01:00:21du pouvoir aussi
01:00:21nous on parle pas juste
01:00:22de taxes
01:00:23on parle aussi
01:00:23comment on peut socialiser
01:00:25comment on peut exproprier
01:00:26et comment on peut enlever
01:00:27les moyens de nuire
01:00:28aux ultra-riches
01:00:28et aux riches
01:00:29à la classe des possédants
01:00:30donc ça c'est une remise
01:00:31en question du système économique
01:00:32et ça c'est des choses
01:00:33qu'on pourrait débattre
01:00:34c'est présenté comme utopique
01:00:35mais on pourrait en discuter
01:00:36plutôt que de faire semblant
01:00:37justement on va débattre
01:00:38et on va donner une micro
01:00:40à plus qu'à Tévenon
01:00:40moi j'entends
01:00:41j'entends là
01:00:41ces deux modèles de société
01:00:42c'est presque deux philosophies
01:00:43et deux visions séparées
01:00:44et loin de moi
01:00:45de faire de la morale
01:00:46on est dans un des pays
01:00:47les plus taxés au monde
01:00:49où nos entreprises
01:00:49sont extrêmement taxées
01:00:51alors j'entends que vous voulez
01:00:52en finir d'ailleurs
01:00:53avec le capitalisme
01:00:53donc j'ai envie de vous dire
01:00:54dès que vous en finissez
01:00:55avec le capitalisme
01:00:56vous êtes content
01:00:56il n'y a plus d'entreprises
01:00:57à taxer
01:00:57il n'y a plus de richesses
01:00:58à créer
01:00:58ni à redistribuer
01:00:59donc j'ai envie de vous dire
01:01:00après se discute
01:01:01de comment on fait pour vivre
01:01:02ça c'est une ignorance économique
01:01:03assez fabuleuse
01:01:04c'est pas une ignorance
01:01:04c'est juste une question
01:01:05vous voulez qu'on débattre
01:01:06vous écoutez
01:01:06et je pense qu'on peut débattre
01:01:08en s'écoutant
01:01:08en se respectant
01:01:09sans ironiser
01:01:10et ensuite
01:01:10un deuxième sujet
01:01:12c'est que vous parlez
01:01:13de continuer à taxer
01:01:14mais depuis 2024
01:01:15c'est ce qui s'est passé
01:01:162024
01:01:17avec l'arrivée
01:01:18après la dissolution
01:01:19l'arrivée à de différents gouvernements
01:01:20il y a eu des taxes exceptionnelles
01:01:22qui ont été mises en place
01:01:23des surtaxes
01:01:24qui ont été mises en place
01:01:24sur les hauts revenus
01:01:26mais aussi sur les entreprises
01:01:27ces taxes exceptionnelles
01:01:28ont été reconduites
01:01:29l'année dernière
01:01:30et a priori
01:01:30elles vont être reconduites
01:01:31cette année
01:01:32et vous voyez
01:01:33qu'on parle encore
01:01:33de comment on va réduire
01:01:34la dette
01:01:35donc ce n'est finalement
01:01:36pas une solution
01:01:36et c'est ça que je veux vous entendre
01:01:38le débat budgétaire
01:01:39va arriver bientôt
01:01:40on peut s'envoyer des anathèmes
01:01:41c'est pas mon objet
01:01:42moi je veux plutôt
01:01:42qu'on se dise
01:01:43alors qu'est-ce que vous voulez
01:01:44proposer dans le cadre
01:01:45de subbudget
01:01:45quel amendement
01:01:46quelle solution
01:01:46quelle disposition
01:01:48c'est ça qui est important là
01:01:49on rentre dans le débat budgétaire
01:01:50dans trois semaines
01:01:51Philippe Poutou
01:01:52qu'est-ce que vous proposez alors
01:01:53il va falloir faire des économies
01:01:54quelque part
01:01:54la preuve que ça c'est pipo
01:01:56ce qu'on vient d'entendre
01:01:57c'est du travail parlementaire
01:01:57parce que
01:01:58si c'était vrai
01:01:59que les richesses
01:02:01ou les entreprises
01:02:01étaient les plus taxées
01:02:02comment on explique alors
01:02:03que les fortunes augmentent
01:02:04que les profits augmentent
01:02:05dans des manières
01:02:06dans des
01:02:07ce sont des records
01:02:08donc en fait
01:02:09il y a bien
01:02:09quelque part
01:02:10une entourloupe
01:02:12à partir du moment
01:02:13où les richesses s'accumulent
01:02:14et les profits s'accumulent
01:02:15et les distributions de dividendes
01:02:17que ce soit le CAC 40 ou ailleurs
01:02:19s'accumulent
01:02:19c'est qu'il y a quelque chose
01:02:20qui ne va pas
01:02:21il y a quelque chose
01:02:21qui n'est pas fait en réalité
01:02:22donc nous ce qu'on discute
01:02:23effectivement
01:02:24c'est une philosophie différente
01:02:25ou même c'est des perspectives
01:02:26politiques différentes
01:02:26quand nous on discute
01:02:28d'enlever les moyens de nuire
01:02:29aux capitalistes
01:02:29ou à la bourgeoisie
01:02:30c'est évident
01:02:31qu'on est sur une autre discussion
01:02:33mais en fait
01:02:34le problème
01:02:34c'est la question du pouvoir
01:02:35parce que là
01:02:36on a un gouvernement
01:02:36de riches et d'ultra riches
01:02:37en fait en règle générale
01:02:38le monde politique
01:02:39c'est des milieux sociaux
01:02:40plutôt favorisés
01:02:41et donc il n'y a pas de surprise
01:02:42à ce que les politiques
01:02:43qui soient menées
01:02:43ce soient des politiques
01:02:44au service de ces gens-là
01:02:45au service des gens les plus riches
01:02:46la question quand même
01:02:47de la justice
01:02:48c'est la question de la lutte des classes
01:02:50qu'on peut aussi discuter
01:02:51de ne pas faire semblant
01:02:52de ne pas faire comme si
01:02:52on avait tous le même intérêt
01:02:53on n'a pas tous le même intérêt
01:02:55on n'a pas tous les mêmes perspectives
01:02:57attendez je suis désolé
01:02:58quand je vous entends
01:02:59c'est trop facile de dire ça
01:03:00moi je veux bien entendre
01:03:01le truc des ultra riches
01:03:02c'est toujours une classe
01:03:03etc.
01:03:03pardon je ne me permets pas
01:03:05ça existe
01:03:05oui mais j'entends
01:03:06mais ne généralisez pas ça
01:03:08parce qu'en plus
01:03:08ça ne permet pas d'avoir
01:03:09un vrai débat
01:03:10sur une crise
01:03:10qu'on est en train de vivre
01:03:11et sur des solutions
01:03:12qu'on doit apporter ensemble
01:03:13et vous êtes un responsable politique
01:03:14moi je le dis assez simplement
01:03:16je ne viens pas du monde politique
01:03:17je suis une fille d'ouvrier
01:03:18qui a été un travailleur
01:03:19jusqu'à ce qu'il ne puisse plus travailler
01:03:20parce qu'il a eu un cancer
01:03:21et tout au long de sa vie
01:03:23il était d'ailleurs à la CGT
01:03:24tout au long de sa vie
01:03:25il ne m'a pas expliqué
01:03:26comment on ferait
01:03:27pour que le voisin d'à côté
01:03:28n'ait plus d'argent
01:03:28ou il en ait moins
01:03:29mais comment moi je fais
01:03:30sur la base de mon effort
01:03:32et de mon travail
01:03:32pour pouvoir être indépendante
01:03:34personnellement
01:03:35et c'est ça l'enjeu
01:03:35que nous devons avoir aujourd'hui
01:03:37le travailleur lui
01:03:38ce qu'il veut
01:03:38c'est pas regarder son petit copain
01:03:39et se dire avec grande jalousie
01:03:41comment il va faire
01:03:41pour lui piquer les poches
01:03:42c'est plutôt comment lui
01:03:43il s'élève
01:03:44et comment ensuite
01:03:44avec sa élévation
01:03:46il peut transmettre à son tour
01:03:47Olivier Babaud
01:03:47on sent effectivement
01:03:48cette question des ultra-riches
01:03:50des riches
01:03:51c'est le point de clivage
01:03:52dans ces questions
01:03:52sur le budget
01:03:53oui parce qu'il y a
01:03:54cette espèce de fake news incroyable
01:03:56qui a été diffusée
01:03:57avec des statistiques
01:03:59qui ont été manipulées
01:04:00en réalité
01:04:00pour nous faire croire
01:04:01que les riches
01:04:01ne payaient pas leur part
01:04:02la réalité des chiffres
01:04:04je suis désolé
01:04:04vous pouvez rigoler
01:04:05c'est qu'en fait
01:04:06on a un système
01:04:07c'est les faits
01:04:08mais après on peut rester
01:04:08dans son délire
01:04:09et passer sa vie
01:04:10dans une réalité parallèle
01:04:12mais la réalité des chiffres
01:04:13c'est qu'on a un système fiscal
01:04:15extrêmement progressif
01:04:17jusqu'au 0,006
01:04:19les 0,006
01:04:20la question se pose
01:04:21parce qu'ils ne touchent pas
01:04:23toujours l'argent
01:04:24qui est gagné
01:04:24par leurs entreprises
01:04:25c'est-à-dire qu'ils ne touchent pas
01:04:26l'argent
01:04:26donc ils ne payent pas
01:04:27d'impôts directement
01:04:28sauf l'impôt sur les sociétés
01:04:30et par différentes manipulations
01:04:32et en oubliant beaucoup de choses
01:04:33on a pu faire croire
01:04:33que ces gens-là
01:04:34payaient moins que les français
01:04:35ce qui est un mensonge
01:04:36qui a été débunké
01:04:37par tous les économistes sérieux
01:04:39la réalité c'est que
01:04:40en effet
01:04:41récemment
01:04:42on a augmenté
01:04:42depuis deux ans
01:04:45la pression a augmenté
01:04:46sur les plus hauts salaires
01:04:47et sur les grandes entreprises
01:04:48le fameux CAC 40
01:04:50pourquoi ils gagnent
01:04:50de l'argent encore ?
01:04:51et bien monsieur
01:04:51parce qu'ils sont sur
01:04:52les marchés étrangers
01:04:53parce qu'ils ne sont pas en France
01:04:54dans un pays
01:04:55qui malheureusement s'appauvrit
01:04:56et ils payent déjà
01:04:58plus que leur éco
01:04:59mais il est vrai
01:05:00que dans le budget
01:05:01qui est présenté
01:05:02dans le budget
01:05:03qui est présenté
01:05:04on a l'impression
01:05:05que tout le monde
01:05:05doit mettre la main à la poche
01:05:06en revanche
01:05:06les grandes entreprises
01:05:07sont entre guillemets
01:05:08épargnées
01:05:09puisqu'il y a une baisse
01:05:10de la surtaxe exceptionnelle
01:05:12ça fait deux ans
01:05:14qu'il y a une surtaxe exceptionnelle
01:05:16il ne faut pas laisser dire ça
01:05:16on peut continuer
01:05:18à le regarder
01:05:18et les deux derniers budgets
01:05:19l'ont dit
01:05:20mais on parle
01:05:21d'une surtaxe exceptionnelle
01:05:23qui aurait dû être exceptionnelle
01:05:24qui vient au-dessus
01:05:25de toutes les autres taxes
01:05:26et cotisations
01:05:27dans un pays où pardon
01:05:28on le dit toute la journée
01:05:29l'enjeu c'est aujourd'hui
01:05:30d'avoir une attractivité
01:05:31une souveraineté
01:05:32une indépendance
01:05:33alors pourquoi en permanence
01:05:34considérer qu'il faudrait taper
01:05:35sur les nuisibles
01:05:37sur les autres riches
01:05:37sur les entreprises
01:05:39sur les retraités le lendemain
01:05:40sur les appels
01:05:41l'enjeu que nous avons aujourd'hui
01:05:42c'est de mener des réformes
01:05:44et on ne peut pas mener des réformes
01:05:45si tous les cinq matins
01:05:46on a des oppositions
01:05:47quelles qu'elles soient
01:05:48à l'Assemblée nationale
01:05:48qui nous expliquent
01:05:49que la bonne raison
01:05:51pour censurer le gouvernement
01:05:52et provoquer l'instabilité du pays
01:05:53c'est simplement parce qu'ils ont mal à la tête
01:05:55ou parce qu'ils sont jaloux
01:05:55d'un tel ou un tel
01:05:56la responsabilité
01:05:57elle est là aujourd'hui
01:05:58on va rentrer dans un moment
01:05:59extrêmement important
01:06:00pour notre pays
01:06:01est-ce qu'on pourrait aborder
01:06:03ces débats budgétaires
01:06:04sur la base de ce qui est nécessaire
01:06:05pour les français
01:06:06et donc peut-être
01:06:07éventuellement
01:06:07s'entendre sur quelques réformes
01:06:09qui soulageraient
01:06:10le financement de notre modèle
01:06:11Alors que faire donc
01:06:11sur la question des retraités
01:06:13on a entendu votre patron
01:06:14tout à l'heure dire
01:06:14si on touche aux retraités
01:06:15je sens sûr
01:06:17est-ce que c'est constructif
01:06:18de réagir de la sorte ?
01:06:20Non, déjà nous
01:06:21on préfère toujours
01:06:22un budget imparfait
01:06:23à pas de budget du tout
01:06:25parce que si on arrive
01:06:26aux responsabilités
01:06:27en avril prochain
01:06:27il faudra partir
01:06:29d'une copie initiale
01:06:30prévoir un projet
01:06:31de loi rectificative
01:06:32de finances rectificatives
01:06:33Oui, ça c'est mal parti
01:06:33quand on écoute Eric Ciotti là
01:06:35lui il dit déjà
01:06:35je sens sûr
01:06:36Non, en tout cas
01:06:37si le projet
01:06:37c'est de s'attaquer
01:06:38aux gens qui travaillent
01:06:39ou aux gens qui ont travaillé
01:06:40dans la vie
01:06:40qui ont cotisé longtemps
01:06:41ça ne peut pas être possible
01:06:42Moi je suis en désaccord total
01:06:44avec le postulat
01:06:45tout à l'heure
01:06:46de Philippe Poutou
01:06:47quand vous dites
01:06:48la dette
01:06:48elle peut être positive
01:06:49la dette elle a une fonction
01:06:51Non, pas en l'espèce
01:06:53là pour le coup
01:06:54on a une dette
01:06:54qui a 3500 milliards d'euros
01:06:56qui a augmenté
01:06:56de plus de 1200 milliards
01:06:58depuis qu'Emmanuel Macron
01:06:59est arrivé au pouvoir
01:06:59et du fait de la remontée
01:07:01des taux d'intérêt
01:07:02la dette
01:07:02elle coûte très cher
01:07:03aux Français
01:07:04la dette
01:07:05avec la remontée
01:07:05des taux d'intérêt
01:07:06c'est 65 milliards
01:07:07de charges de la dette
01:07:08c'est-à-dire
01:07:08ce qu'on rembourse
01:07:09du fait de la mauvaise gestion
01:07:10de nos dirigeants
01:07:11qui ont accumulé
01:07:12cette dette depuis des années
01:07:12le déficit public
01:07:14à 5,5
01:07:14ça a des conséquences
01:07:15sur votre portefeuille
01:07:16sur votre pouvoir d'achat
01:07:17on ne peut plus aujourd'hui
01:07:18se permettre
01:07:19de toujours avoir
01:07:21les mêmes recettes
01:07:21et moi je crois au contraire
01:07:22que depuis 40 ans
01:07:23les mêmes recettes
01:07:23c'est toujours plus de dépenses
01:07:24toujours plus de dettes
01:07:25toujours plus d'impôts
01:07:26les Français en ont marre
01:07:27il y a 45% de prévue
01:07:28obligatoires par rapport au PIB
01:07:30les dépenses publiques
01:07:31n'ont fait qu'exploser
01:07:32maintenant il faut prévoir
01:07:32des économies structurelles
01:07:33alors nous on a plein de pistes
01:07:35on présentera un contre-budget
01:07:36dans les prochains jours
01:07:37C'est pas ce que vous avez fait
01:07:38à l'Assemblée nationale
01:07:38avec Éric Ciotti
01:07:39le budget qu'on a présenté
01:07:41les dernières
01:07:41c'est 50 milliards d'économies
01:07:42entre ce que vous avez présenté
01:07:47ce qu'on a voté
01:07:47et ce qu'on a proposé
01:07:48non non pardon
01:07:49vraiment là je vous invite
01:07:50à regarder les votes
01:07:51et pas les dire
01:07:51regardez le projet
01:07:52je pense qu'il ne faut pas
01:07:54avoir la mémoire trop coûte
01:07:55et j'entends que vous rejoignez
01:07:56le camp aujourd'hui d'Éric Ciotti
01:07:57et qu'Éric Ciotti
01:07:58rejoint Marine Le Pen
01:07:59mais je le dis assez simplement
01:08:00Éric Ciotti a fait partie
01:08:01des Républicains
01:08:02les Républicains ont passé leur temps
01:08:03pas à chaque budget
01:08:04à demander plus d'économies
01:08:06mais plus de dépenses
01:08:07mais surtout les sujets
01:08:09et ensuite
01:08:10quand on a proposé des réformes
01:08:11pour essayer d'assainir
01:08:13un peu le sujet
01:08:14du financement
01:08:14de notre modèle social
01:08:15ils n'ont non seulement
01:08:16pas été là
01:08:16la plupart étaient à la piscine
01:08:18et sinon
01:08:18ils ont menacé de censure
01:08:19le gouvernement d'Elizabeth Borne
01:08:20et ensuite vous allez me dire
01:08:21oui mais vous avez raison
01:08:22Madame Thévenot
01:08:24aujourd'hui
01:08:24Monsieur Ciotti
01:08:25avec Marine Le Pen
01:08:26et dernière
01:08:26c'est des milliards
01:08:27et des milliards d'impôts supplémentaires
01:08:28pour tout le monde
01:08:29qu'ils ont voulu voter
01:08:30donc à un moment
01:08:31je veux bien
01:08:32le camp des patriotes
01:08:33etc.
01:08:33mais le patriotisme
01:08:34en réalité
01:08:35c'est franchement
01:08:36pas pour les Français
01:08:37c'est à mon avis
01:08:37pour d'autres intérêts
01:08:39et qui ne sont pas ceux des Français
01:08:40Philippe Poutou
01:08:40vous souhaitez intervenir
01:08:41oui deux choses
01:08:44la dette
01:08:45la dette
01:08:45oui
01:08:46la population la paye
01:08:47mais la dette
01:08:47elle rapporte bien à des gens
01:08:48c'est ça qu'on discute
01:08:50oui mais elle finance pas l'investissement
01:08:51la dette
01:08:51elle est positive
01:08:52c'est un mécanisme
01:08:53parce que l'argent
01:08:54on s'endette auprès de qui ?
01:08:55auprès des banques
01:08:56auprès donc
01:08:56d'un secteur privé
01:08:58qui s'enrichit
01:08:58lui
01:08:59grâce à la dette
01:09:00c'est pour ça
01:09:02qu'il faudrait discuter
01:09:03de qui est responsable
01:09:04de l'augmentation de la dette
01:09:05effectivement
01:09:06tous les gouvernements
01:09:06ont fait ce choix-là
01:09:07ce sont même des lois
01:09:08qui datent des années
01:09:101972-73
01:09:10à l'époque de Giscard
01:09:11qui avaient fait en sorte
01:09:12que les États
01:09:13et les collectivités
01:09:14ne pouvaient s'endetter
01:09:14qu'auprès des banques privées
01:09:15et plus auprès des banques centrales
01:09:17d'État
01:09:17donc il y a un mécanisme
01:09:20le mécanisme de la dette
01:09:21c'est vraiment un mécanisme
01:09:22qui sert à enrichir
01:09:23ceux qui dirigent l'économie
01:09:25ceux qui possèdent
01:09:26voilà
01:09:26et c'est vrai que c'est la population
01:09:27qui paye
01:09:28c'est trop facile
01:09:29de se plaindre de la dette
01:09:31sans discuter
01:09:32à quel point ce mécanisme
01:09:33il est volontaire
01:09:34il est conscient
01:09:35c'est pas un accident
01:09:36dans l'économie
01:09:37c'est pas un truc
01:09:37oh merde on a la dette
01:09:38la dette elle est volontaire
01:09:39et comme par hasard
01:09:40c'est toujours les mêmes
01:09:41qui la payent
01:09:41et c'est toujours aux mêmes personnes
01:09:43qu'on demande de la payer
01:09:44et puis c'est vrai
01:09:45que c'est pour ça
01:09:45qu'à chaque fois
01:09:46qu'il y a une discussion
01:09:46sur le budget
01:09:47mais c'est vrai au gouvernement
01:09:48mais moi j'étais à la métropole
01:09:49il n'y a pas si longtemps que ça
01:09:50à la municipalité de Bordeaux
01:09:52à chaque fois c'était ça
01:09:53dès qu'on présentait le budget
01:09:54la grosse introduction
01:09:55c'était le déficit
01:09:56la dette
01:09:57l'auto-dépargne
01:09:57et tout ça
01:09:58et derrière ça permettait
01:09:59de justifier
01:09:59regardez on ne peut pas financer
01:10:01toutes les activités sociales
01:10:02on ne peut plus embaucher
01:10:03on ne peut plus augmenter
01:10:04les salaires du personnel
01:10:05et donc ça sert à ça en fait
01:10:07cette dette là
01:10:08elle sert à justifier
01:10:09les reculques sociaux
01:10:10donc il y a cet aspect là
01:10:11ça paraît une théorie du complot
01:10:12extrêmement péril
01:10:13oui c'est une théorie du complot
01:10:14une théorie du complot
01:10:15c'est-à-dire qu'on organise
01:10:17la dette et l'endettement
01:10:18pour faire que
01:10:20demander des sacrifices aux français
01:10:21chaque année
01:10:23cette année
01:10:23on va aller sur les marchés
01:10:24pour réemprunter 320 milliards
01:10:26est-ce que vraiment
01:10:27ça nous fait plaisir
01:10:27est-ce qu'on pourrait éviter
01:10:28on aurait pu l'éviter
01:10:30il y a des pays
01:10:30qui sont bien moins endettés
01:10:31ça fait plaisir aux banquiers
01:10:31ça fait plaisir à des ultra-riches
01:10:33bien sûr
01:10:33les banquiers par exemple
01:10:34il y a des fonds de pension monsieur
01:10:35parce qu'il y a des fonds de pension
01:10:36qui achètent notre dette
01:10:37il y a des boucs à lire là-dessus
01:10:39il y a des boucs à lire
01:10:40comme Graver
01:10:40qui explique l'histoire de la dette
01:10:42attendez Olivier Vabon
01:10:43attend je peux vous parler
01:10:44c'est le dentiste de Floride
01:10:45qui a travaillé toute sa vie
01:10:45il a mis de l'argent de côté
01:10:46dans la capitalisation
01:10:47il a mis ça dans un fonds de pension
01:10:48et le fonds de pension
01:10:48il va acheter beaucoup de choses
01:10:49et puis de temps en temps
01:10:50il va acheter un peu de dette française
01:10:51parce qu'il trouve que
01:10:51c'est pas encore trop nul
01:10:52il va exiger de plus en plus
01:10:54un taux de plus important
01:10:54parce que ça commence quand même
01:10:55à sentir l'euro aussi
01:10:56mais il va acheter ça
01:10:57est-ce que c'est vraiment
01:10:59de la spéculation
01:10:59ce monsieur
01:11:00est-ce qu'il ne devrait pas exister
01:11:01on ne devrait pas prendre son argent
01:11:02donc ça veut dire
01:11:03qu'il va falloir fonctionner
01:11:04d'une autre façon
01:11:05est-ce qu'on ne peut pas concevoir
01:11:07et c'est là le drame de ce budget
01:11:08c'est qu'on n'arrive pas
01:11:09à partir d'un diagnostic partagé
01:11:10on est dans une crise démographique importante
01:11:13on est une crise de production
01:11:14la France n'est plus puissante
01:11:16elle n'est plus jeune
01:11:16elle n'est plus conquérante
01:11:17et elle a un système
01:11:18qui était fait pour tout ça
01:11:19est-ce qu'on ne peut pas être d'accord
01:11:21sur le fait
01:11:21qu'il va essayer de revoir
01:11:23enfin voir un petit peu
01:11:25le système qui est
01:11:26le plus généreux du monde
01:11:27en termes de redistribution
01:11:29et qui de toute évidence
01:11:30n'est déjà depuis très longtemps
01:11:31plus finançable
01:11:32c'est peut-être ça
01:11:33le vrai problème
01:11:34c'est qu'on n'arrive pas
01:11:34à se mettre d'accord
01:11:35sur cette idée-là
01:11:36donc tant qu'il y en aura
01:11:37qui diront
01:11:37c'est parce qu'on n'a pas encore
01:11:39assez prélevé
01:11:39c'est parce qu'on n'est pas encore
01:11:40allé chercher l'argent
01:11:41là où il faut
01:11:41il est très probable
01:11:42que ce dialogue budgétaire
01:11:43n'arrive absolument pas
01:11:44Parmi les pistes
01:11:45Amandine Nathalia
01:11:46d'économie du gouvernement
01:11:47il y a aussi celle
01:11:48d'un délai de carence
01:11:49pour le versement
01:11:50des allocations dites
01:11:56ça a été une proposition
01:11:57qui a été portée
01:11:58par la droite très longtemps
01:12:00ça rapporte pas énormément
01:12:02mais c'est un geste
01:12:03vis-à-vis de ceux
01:12:04dont il a besoin aujourd'hui
01:12:05parce que c'est la première fois
01:12:07quand même
01:12:07il faut bien le dire
01:12:08que Marine Le Pen
01:12:09laisse une ouverture
01:12:10sur le fait
01:12:11qu'elle pourrait
01:12:11ne pas censurer ce budget
01:12:13au titre
01:12:14comme vous avez dit
01:12:15qu'elle préfère
01:12:15si elle est
01:12:16c'est pas la première fois
01:12:17non mais c'est la première fois
01:12:18aussi fort
01:12:18elle avait fait avec
01:12:19je me permets
01:12:20elle avait fait
01:12:20avec Michel Barnier
01:12:22pour quel résultat
01:12:22vous sentez bien
01:12:24que c'était pas
01:12:24avec la même ouverture
01:12:26parce qu'elle pouvait pas
01:12:27analyser un budget socialiste
01:12:29elle avait pas accepté
01:12:30un budget socialiste
01:12:30Marine Le Pen
01:12:31va à nouveau
01:12:32faire des négociations
01:12:33va à nouveau
01:12:34tordre le bras
01:12:35il n'empêche que
01:12:35pour l'instant
01:12:36la négociation
01:12:37est davantage ouverte
01:12:39on verra ce que ça donne
01:12:39et si on est complètement cynique
01:12:41on peut aussi se dire
01:12:42qu'après tout
01:12:42Marine Le Pen
01:12:43aurait une forme d'intérêt
01:12:44à ce que le sale boulot
01:12:45entre guillemets
01:12:46soit fait avant qu'elle arrive
01:12:47et à ce que des économies
01:12:49conséquentes
01:12:50soient organisées
01:12:51dans un budget
01:12:51qu'elle appelle imparfait
01:12:52plutôt que d'arriver
01:12:53en ayant tout à faire
01:12:54c'est horrible
01:12:55ce qu'on est en train de se dire
01:12:56déjà d'une
01:12:57on l'a déjà vécu
01:12:58avec Michel Barnier
01:12:59qui en a payé les frais
01:13:01avec une instabilité politique
01:13:02derrière qui s'est renforcée
01:13:03deux mois et demi
01:13:04de gouvernement
01:13:05parce qu'ils avaient cédé
01:13:07à toutes les demandes
01:13:08de Marine Le Pen
01:13:09d'ailleurs avec papier
01:13:10en tête
01:13:11Matignon
01:13:11souvenez-vous
01:13:12ça avait fait grand bruit
01:13:14Marine Le Pen
01:13:14n'a pas envie
01:13:15de faire des cadeaux
01:13:16à qui que ce soit
01:13:17et d'ailleurs
01:13:18si elle voudrait en faire
01:13:18je pense qu'elle comprendrait
01:13:19même pas
01:13:19qu'elle est en train
01:13:20d'avancer
01:13:21et ensuite
01:13:22je le dis aussi
01:13:22très simplement
01:13:24sur le sujet
01:13:25qu'on aborde
01:13:26vous l'avez dit vous-même
01:13:27ça rapporte pas grand chose
01:13:28et c'est ultra symbolique
01:13:29voire cynique
01:13:31enfin
01:13:31on est en train de se dire
01:13:32aujourd'hui
01:13:33qu'on est dans un pays
01:13:34extrêmement fracturé
01:13:35pour toutes les raisons
01:13:36qu'on connaît aujourd'hui
01:13:37la difficulté du pouvoir d'achat
01:13:39la crise des carburants
01:13:41des personnalités politiques
01:13:42qui se présentent
01:13:43à droite comme à gauche
01:13:44en pointant
01:13:44des françaises
01:13:45et des français
01:13:46dans le camp
01:13:47des coupables
01:13:48et d'autres des innocents
01:13:49en montant les uns
01:13:50contre les autres
01:13:50et là on va se dire
01:13:51que ce budget
01:13:52plutôt que d'essayer
01:13:52d'avoir une vision rassemblée
01:13:54responsable
01:13:55assez dure
01:13:55sur ce qu'on doit être
01:13:57nous en tant que France
01:13:57dans le monde actuel
01:13:59on va encore s'en servir
01:14:00pour pointer les uns
01:14:01et les autres du doigt
01:14:02on parle de gens
01:14:02qui sont installés
01:14:03dans notre pays
01:14:05régulièrement
01:14:05qui ont un travail
01:14:06qui s'occupent souvent
01:14:07de nos aînés
01:14:07qui conduisent nos bus
01:14:08qui peut-être
01:14:09nettoient nos rues
01:14:10et simplement
01:14:11parce qu'ils ne sont
01:14:12pas français
01:14:13mais travailleurs
01:14:15légaux
01:14:16et réguliers
01:14:16dans notre pays
01:14:17alors on devrait
01:14:18faire plaisir
01:14:18à Marine Le Pen
01:14:19mais on va finir
01:14:20par se demander
01:14:20ce que vous soutenez
01:14:21dans ce budget
01:14:22au passage
01:14:22mais moi je soutiens
01:14:23déjà le Québec
01:14:24parce que vous êtes
01:14:24quand même un soutien
01:14:25du gouvernement
01:14:25j'ai le droit
01:14:26d'être un soutien
01:14:26du gouvernement
01:14:27et j'ai le droit
01:14:28aussi de dire
01:14:28ce que je pense
01:14:29et quels sont mes concrets
01:14:31et être un soutien
01:14:32du gouvernement
01:14:32non
01:14:34attention
01:14:34le sujet des retraites
01:14:35je l'ai déjà dit
01:14:36on n'est pas opposé
01:14:37pour être opposé
01:14:38je ne vous parle pas
01:14:39monsieur
01:14:39on n'est pas opposé
01:14:40pour être opposé
01:14:41je ne vous réponds pas
01:14:42monsieur
01:14:42on n'est pas opposé
01:14:43pour être opposé
01:14:43madame Atalaya
01:14:44on a fait une contre-proposition
01:14:47et on l'a faite
01:14:47dès l'année dernière
01:14:48on n'est pas
01:14:49comme les oppositions
01:14:50de monsieur Carayon
01:14:52avec monsieur Ciotti
01:14:52ou Marine Le Pen
01:14:53ou les députés
01:14:54de Jean-Luc Mélenchon
01:14:54on ne s'oppose pas
01:14:55pour s'opposer
01:14:56dès qu'on n'est pas
01:14:56d'accord avec une proposition
01:14:58on fait une contre-proposition
01:15:00qu'on explique
01:15:00comment on finance d'ailleurs
01:15:01et donc c'est ça
01:15:02la vraie différence
01:15:03et donc oui
01:15:04le parlement
01:15:04qu'on voit là aussi
01:15:05il n'est pas simplement là
01:15:06pour appuyer sur
01:15:07oui, non ou censure
01:15:08il est là pour proposer
01:15:09pour débattre
01:15:10contre-argumenter
01:15:11et je crois qu'on l'a
01:15:12un peu oublié
01:15:13Guillaume Carayon
01:15:14là c'est une sorte
01:15:15de manœuvre
01:15:15puisqu'effectivement
01:15:16ça ne rapportera pas
01:15:17grand-chose
01:15:17mais pour éviter la censure
01:15:19ils font un pas vers vous là
01:15:21c'est une victoire politique
01:15:22pour nous
01:15:22parce que nous
01:15:22quand on proposait ça
01:15:23pendant des années
01:15:24on nous disait
01:15:25ça c'est un truc de facho
01:15:25c'est un truc de xénophobe
01:15:26on ne le fera jamais
01:15:27c'est une ligne rouge
01:15:28je parle bien de conditionner
01:15:29les aides sociales
01:15:31non contributives
01:15:32pas celles qui sont contributives
01:15:33je parle des allocs familiales
01:15:34et des allocs logements
01:15:36à 5 années de résidence
01:15:37sur le territoire national
01:15:38c'est une mesure de bon sens
01:15:39qui est approuvée
01:15:40par 75% des français
01:15:42il y a 3 dernières enquêtes
01:15:43d'opinion qui l'ont montré
01:15:43donc aller vers l'intérêt
01:15:46du peuple
01:15:46de ce que les gens demandent
01:15:47nous on trouve
01:15:48que c'est du bon sens
01:15:48et en plus ça permet
01:15:49de faire des économies
01:15:50et on ne va pas s'en priver
01:15:51si on peut aller récupérer
01:15:52parce que 5 années de résidence
01:15:53sur le territoire national
01:15:54les conditionnés à 5 années de résidence
01:15:55c'est peut-être
01:15:568-9 milliards d'économies
01:15:578-9 milliards
01:15:58au moins il n'y a pas besoin
01:15:59d'aller taxer les retraités
01:16:01qui ont 1260 euros par mois
01:16:03qui ne sont pas riches
01:16:03et qui n'ont peut-être pas les moyens
01:16:08alors il faudrait que je vérifie
01:16:08ça m'étonne
01:16:09moi je pensais a priori
01:16:10que c'était un peu plus modeste
01:16:11mais il faut voir en année pleine
01:16:12éventuellement
01:16:13j'ai plutôt l'impression
01:16:13là qu'on est plutôt
01:16:14dans la mécanique politique
01:16:15et dans des mesures
01:16:17qui sont de nature
01:16:18à faciliter ou pas
01:16:19le concernant du budget
01:16:20ça c'est notre grande mesure
01:16:21là c'est pas du complotisme
01:16:25mais ça fait un moment
01:16:26que Macron et ses gouvernements
01:16:27ont franchi la ligne bleu marine
01:16:29on va dire
01:16:29pas la ligne rouge
01:16:30la ligne bleu marine
01:16:31ça fait un moment
01:16:32qu'on est sur des politiques
01:16:33avec des relanques xénophobes
01:16:34racistes anti-immigrés
01:16:36et donc là
01:16:37ben oui il y a un geste
01:16:38c'est clair
01:16:38mais c'est l'ambiance
01:16:39qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
01:16:41c'est l'ambiance
01:16:42s'en prendre à des étrangers
01:16:43et grappiller comme ça
01:16:45voilà c'est ça
01:16:46mais c'est parce que c'est un contexte
01:16:47c'est pas que ça
01:16:48on le voit d'ailleurs aussi
01:16:49au niveau de la répression
01:16:50il y avait une grosse manif
01:16:51aujourd'hui
01:16:52contre les violences policières
01:16:53et contre les lois
01:16:54qui sont de plus en plus répressives
01:16:56et qui s'en prennent
01:16:56notamment aux jeunesses
01:16:58dans ces quartiers-là
01:16:59dans les quartiers populaires
01:17:00donc on voit bien
01:17:02la logique politique
01:17:02et pas qu'en France
01:17:03c'est un peu malheureusement
01:17:05l'ambiance
01:17:05c'est la victoire de l'extrême droite
01:17:06en Allemagne
01:17:07les Trumps
01:17:08les Poutines
01:17:08le génocide en Israël
01:17:11tous ces pouvoirs
01:17:12d'extrême droite
01:17:12aujourd'hui
01:17:14et donc
01:17:16non mais en plus
01:17:16le macronisme
01:17:17est quand même
01:17:18à une proximité idéologique
01:17:20avec les idées réactionnaires
01:17:21et les idées d'extrême droite
01:17:23donc voilà
01:17:24donc ça c'est une ambiance
01:17:25sur la dette vite fait
01:17:26sur la dette
01:17:27en fait c'est un
01:17:28la dette c'est un
01:17:29c'est pas des petits gens
01:17:31qui se démerdent
01:17:32comme ils peuvent
01:17:32et tout ça
01:17:32c'est un choix politique
01:17:34c'est un choix politique
01:17:34de permettre
01:17:37parce que les banques
01:17:37s'enrichissent
01:17:38et nous ce qu'on défend
01:17:39mais on n'est pas les seuls
01:17:40il y a des collectifs
01:17:40il y a le comité d'annulation
01:17:41de la dette
01:17:42tout ça
01:17:42c'est en fait
01:17:43il faut annuler la dette
01:17:44les banques se sont assez
01:17:45enrichies là-dessus
01:17:45et encore une fois
01:17:46à partir du moment où la dette
01:17:47elle sert à des reculs sociaux
01:17:49à justifier des reculs sociaux
01:17:50sur la ligne de Jean-Luc Mélenchon
01:17:52oui et puis même plus loin
01:17:53que les camarades de la FI
01:17:55sur la remise en cause
01:17:56du capitalisme
01:17:57dans le sens
01:17:58qu'il faut socialiser les banques
01:17:59sauf que la BCE vous répond
01:18:00tout ça c'est dangereux
01:18:01c'est illégal
01:18:03d'annuler la dette
01:18:04les banques jouent un rôle
01:18:05de pillage dans l'économie
01:18:06et d'enrichissement personnel
01:18:07c'est tout l'égoïsme
01:18:08de ce système économique
01:18:09donc c'est pour ça
01:18:10qu'il y aurait besoin
01:18:12de discuter
01:18:12et ça c'est pas du complotisme
01:18:13on revient à cette idée
01:18:16de l'annulation de la dette
01:18:17oui alors chez Jean-Luc Mélenchon
01:18:18c'est attention
01:18:19c'est uniquement la partie
01:18:19qui est détenue par la banque
01:18:20les 18% détenues par la BCE
01:18:23mais alors si on annule
01:18:24toute la dette
01:18:24vous avez un petit problème
01:18:25c'est que
01:18:25ok très bien on peut le faire
01:18:26mais il y a déjà un gros problème
01:18:27on ne paiera plus
01:18:27le problème le lendemain
01:18:29c'est qu'il va falloir
01:18:30retendre la sébille
01:18:31au marché financier
01:18:31parce qu'en permanence
01:18:33vous savez
01:18:33l'état français
01:18:34ne peut pas payer ses fonctionnaires
01:18:35s'il ne va pas
01:18:36sur les marchés
01:18:37pour réemprunter
01:18:39on annule le marché
01:18:40on annule le marché
01:18:41puis on voit si ça peut fonctionner
01:18:42c'est là qu'est-ce qu'on fait
01:18:43on annule
01:18:44enfin bon bref
01:18:45l'économie peut peut-être pas fonctionner
01:18:47sans
01:18:48faire un maratoire sur la dette
01:18:51il y en a qui ont essayé
01:18:51comme l'Argentine
01:18:52à l'époque ils ont eu des problèmes
01:18:53voilà
01:18:54est-ce qu'on peut
01:18:55parce que je suis désolé
01:18:56je veux bien qu'on annule la dette
01:18:57pas la dette
01:18:58on annule les fonctionnaires
01:18:58enfin pardon
01:18:59on veut juste reparler
01:19:00non mais
01:19:01je ne veux pas annuler les fonctionnaires
01:19:02vous avez raison
01:19:03au contraire
01:19:03je veux qu'on les remercie
01:19:04pour le travail qui fait
01:19:05c'est vous qui êtes en train de supprimer
01:19:06les postes de fonctionnaires
01:19:07et ensuite non parce que justement
01:19:07on est en train de faire en sorte
01:19:08de parler d'un modèle
01:19:10qui permet de garder
01:19:11non c'est pas du culot
01:19:12mais si c'est vous qui supprimez
01:19:14des postes de fonctionnaires
01:19:14tous les ans
01:19:15allez je laisse parler
01:19:18c'est vous qui supprimez
01:19:19qui menait des attaques
01:19:20qui démentait
01:19:21les services publics
01:19:22le système hospitalier
01:19:23l'éducation nationale
01:19:24et vous êtes en train de dire
01:19:25que c'est nous
01:19:25qui serions contre les fonctionnaires
01:19:27donc là c'est un peu
01:19:28un abus de
01:19:29il n'y a pas eu de baisse d'effectifs
01:19:31ben oui
01:19:32il n'y a pas de démantèlement
01:19:33des services publics
01:19:34non c'est vrai
01:19:35alors c'est bien un plateau télé
01:19:36parce qu'il y a un déni
01:19:37alors le déni c'est à la mode
01:19:38on fait un déni
01:19:39il n'y a pas de génocide
01:19:39en Israël
01:19:40en Palestine
01:19:41et puis là
01:19:42il n'y a pas de pauvreté
01:19:43qui s'augmente
01:19:44puisqu'en fait
01:19:45les riches sont vraiment
01:19:45bien taxés
01:19:46et qu'il y a redistribution
01:19:47des richesses
01:19:48comme il faudrait
01:19:49et puis le déni aussi
01:19:50c'est finalement
01:19:50il n'y a pas de problème
01:19:51dans la société
01:19:51par contre le problème
01:19:52ce serait si jamais
01:19:53on osait s'en prendre
01:19:54au capitalisme
01:19:55là oui ça créerait
01:19:56des problèmes
01:19:56bon là il y a vraiment
01:19:57un déni de la réalité
01:19:58vous vous rendez peut-être
01:19:59pas compte qu'il y a plus
01:20:00de 10 millions de pauvres
01:20:01en France
01:20:01qui vivent sous le seuil
01:20:02de pauvreté
01:20:02vous vous rendez peut-être
01:20:03par contre
01:20:04qu'il y a un cynisme
01:20:05de l'ultra-rétien
01:20:06ça vous ne le voyez pas
01:20:07vous êtes dans vos fauteuils
01:20:09dans votre bureau
01:20:10et puis vous ne voyez rien
01:20:11sur ce sujet là
01:20:12tout est bien finalement
01:20:13et celui qui n'est pas bien
01:20:14c'est le gauchiste
01:20:15c'est un débat
01:20:17c'est un débat
01:20:17ça devient du complotisme
01:20:19c'est gringolo quand même
01:20:20c'est un débat
01:20:21ça devient du sketch
01:20:22ça devient du sketch
01:20:24et je voulais donner la parole
01:20:25à Prisca Teve
01:20:26alors je vais essayer
01:20:27de finir une phrase
01:20:28entièrement monsieur Poutou
01:20:29si vous voulez bien
01:20:30parlons justement
01:20:31des travailleurs
01:20:31des travailleurs précaires
01:20:32et qui font beaucoup
01:20:34pour notre pays
01:20:34notamment pour
01:20:35les personnes âgées
01:20:36dans les maisons seniors
01:20:37etc
01:20:39je veux un exemple
01:20:39très concret pour monsieur Carillon
01:20:40sur le sujet
01:20:41avant qu'on parle de la dette
01:20:42de l'annulation etc
01:20:45vous disiez tout à l'heure
01:20:46que les travailleurs
01:20:47en situation régulière
01:20:48j'insiste sur ça
01:20:49sur notre territoire
01:20:50n'auraient pas les mêmes droits
01:20:52notamment en termes de logement
01:20:53que les autres travailleurs
01:20:55dans notre pays
01:20:56et là je veux savoir
01:20:57concrètement
01:20:58comment vous expliquer
01:20:59par exemple moi
01:21:00ça m'arrive sur ma circonscription
01:21:01dans des maisons seniors
01:21:03j'ai des femmes
01:21:03des hommes qui travaillent
01:21:04dans ces maisons seniors
01:21:05qui habitent souvent très très loin
01:21:06qui font des heures et des heures
01:21:07le matin et le soir
01:21:09et qui au bout d'un moment
01:21:09ne peuvent plus
01:21:10ne tiennent plus
01:21:11parce que aussi
01:21:11c'est de la fatigue
01:21:12c'est du stress
01:21:14pour savoir si on arrive à l'heure
01:21:15pour le soir les enfants
01:21:16du stress pour savoir
01:21:17si on arrive à l'heure
01:21:17le matin au travail
01:21:19et donc on ne trouve plus personne
01:21:20parce que ces personnes
01:21:21en fait finalement
01:21:21elles finissent par partir
01:21:22parce qu'elles n'arrivent pas
01:21:23à se loger proche
01:21:24et donc l'enjeu
01:21:25et pas mal de mères demandent
01:21:27à ce qu'on ait
01:21:27une partie du logement social
01:21:29pas au détriment des français
01:21:30mais qui permettent justement
01:21:32de loger ces travailleurs
01:21:33qui ne sont pas des travailleurs
01:21:34très riches
01:21:35et qui vraiment se saignent
01:21:37très fort pour s'occuper
01:21:38de nos seniors
01:21:38habitent à proximité
01:21:40dans du logement social
01:21:41et là vous me dites
01:21:41vous
01:21:42non il ne faudrait pas
01:21:43à la raison
01:21:45qu'ils ne seraient pas français
01:21:46comme vous l'entendez
01:21:48mais des travailleurs réguliers
01:21:49dans ces fonctions là
01:21:51et après vous viendrez nous dire
01:21:52sur les mêmes plateaux
01:21:53il n'y a pas assez de personnes
01:21:54pour s'occuper de nos seniors
01:21:56ou de nos aînés
01:21:57ou de nos jeunes
01:21:57j'ai envie de vous dire
01:21:58un moment
01:21:59là c'est concret
01:22:00c'est très concret
01:22:01est-ce que vous pensez
01:22:03que les personnes
01:22:03aujourd'hui étrangères
01:22:04en situation régulière
01:22:05peuvent toucher le RSA en France
01:22:07mais là je vous pose la question
01:22:08non non mais répondez
01:22:09oui ou non
01:22:09mais vous savez que le sujet
01:22:10de la RSA
01:22:11attendez sur le sujet du RSA
01:22:12la réponse c'est qu'il faut attendre
01:22:13pendant 5 années
01:22:13donc nous on dit simplement
01:22:14que faire comme pour le RSA
01:22:17pour les allocs logements
01:22:17les allocs familiales
01:22:18et on distingue
01:22:19les recherches contribuibles
01:22:20je vais vous répondre sur le RSA
01:22:21vous m'avez posé une question
01:22:22sur le RSA
01:22:23nous on voulait d'ailleurs
01:22:24je vais vous le donner
01:22:24très concrètement
01:22:25on voulait conditionner
01:22:26le sujet du RSA
01:22:30et vous et vos alliés
01:22:33vous pouvez parler sur moi
01:22:36parce que la réponse
01:22:37va pas vous plaire
01:22:37mais je vais vous la dire
01:22:38vous avez dit non
01:22:40ensuite moi je parle pas
01:22:40des gens qui sont au RSA
01:22:41je parle des gens qui travaillent
01:22:43vous me dites qu'on a refusé
01:22:44le fait de conditionner
01:22:45le RSA à 5 années de résidence
01:22:46sur le territoire national
01:22:47et vous rigolez ?
01:22:49malheureusement on a regardé
01:22:50mon visage
01:22:50et ensuite je vous le dis aussi
01:22:52et là du coup
01:22:52vous pensez qu'on est contre
01:22:53la proposition de M. Le Corneau
01:22:54j'ai répondu à votre question
01:22:55j'ai répondu à votre question
01:22:57et donc on serait pour
01:22:57l'immigration de masse
01:22:58enfin en fait on inverse
01:22:59un peu les choses
01:23:00l'immigration de masse du RSA
01:23:01qu'est-ce que vous racontez ?
01:23:02mais non moi je vous dis simplement
01:23:02que pour freiner l'immigration de masse
01:23:04on dit qu'il faut
01:23:05conditionner les aides sociales
01:23:07à vous faites
01:23:08de résider sur le territoire national
01:23:10pendant plusieurs années
01:23:10j'ai répondu à votre question
01:23:11pouvez-vous du coup
01:23:12répondre à la mienne ?
01:23:13je vous dis simplement
01:23:14effectivement qu'il faut faire
01:23:15une distinction entre
01:23:16les prestations qui sont contributives
01:23:18des prestations qui sont non contributives
01:23:20donc cette personne n'aura pas le droit
01:23:20une personne qui contribue
01:23:22qui travaille
01:23:22qui cotise
01:23:23elle a le droit
01:23:24effectivement
01:23:25elle a le droit
01:23:25aux allocs chômage
01:23:27et à la retraite
01:23:27quand elle partira à la retraite
01:23:28après avoir travaillé
01:23:29parce qu'elle a cotisé
01:23:30pour les gens
01:23:31non mais moi je vous parle
01:23:32d'autre chose
01:23:32je vous parle d'une prestation
01:23:33non contributive
01:23:34vous êtes pas à l'aise
01:23:35mais si je vous parle
01:23:35d'une prestation non contributive
01:23:37quand vous cotisez
01:23:38une priorité nationale
01:23:39c'est un principe de bon sens
01:23:40donc on est
01:23:41qu'elle puisse y avoir
01:23:43le support
01:23:44la priorité nationale
01:23:45oui sur les logements sociaux
01:23:46évidemment
01:23:47c'est bon ?
01:23:47c'est bon ?
01:23:47c'est bon ?
01:23:47c'est bon ?
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